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Remaniement : le coach El Otmani n’a plus droit à l’erreur

Le suspense a pris fin. Le roi Mohammed VI a reçu, ce mercredi, le nouveau gouvernement de Saad Dine El Otmani. Un gouvernement très ramassé, composé de 24 ministres au lieu de 39. La fausse surprise fût le maintien de Aziz Akhannouch et Moulay Hafid Elalamy et la bonne fût la nomination de Nadia Fettah Alaoui. L’autre surprise inclassable est le nouveau ministre du Travail et de l’Insertion professionnelle, le secrétaire général de la jeunesse du PJD, Mohamed Amkraz.

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Louanges à Dieu de nous avoir béni par la démocratie en Israël

Entre la B-Team, Bibi, Ben Zayed et Ben Salmane, d’une part et la Cowboy-Team, Trump, Putin, Soulaimani et Sissi d’autre part, nous pauvres peuples arabo-musulmans, nous avons perdu tout espoir d’un lendemain meilleur. Mais dans Sa Divine Bonté et Sa Sagesse Éternelle, Dieu a répondu à nos prières, non pas en avançant le jour du jugement dernier mais en perpétuant la pratique de la démocratie en Israël. Bibi perd son pari électoral et entraine avec lui le château de carte. La perspective du changement nous regagne et nous réchauffe le coeur et nous commençons de nouveau à envisager l’avenir. Louanges à Dieu.

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Crise du Golfe : Trump casse le blocus du Qatar, Mohammed VI grand gagnant

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Deux ans se sont écoulés depuis l’éclatement de la crise du Golfe. Un conflit inutile qui a brisé ce qui subsistait encore comme liens historiques entre les pays de l’axe sunnite. Il a fallu attendre l’arbitrage du président américain, au lendemain de la visite officielle de l’émir du Qatar à la Maison Blanche pour mettre fin au blocus. Tamim Ben Hamd Al-Thani qui a fait preuve d’une formidable résilience, a profité de ce déplacement pour abattre ses cartes gagnantes qui ont fait basculer la situation en sa faveur. MBZ, furieux, n’a pas eu le choix que de baisser la tension envers le Qatar, mais il semble être déterminé à se rattraper sur d’autres sujets. MBS est fragilisé comme jamais. Son premier réflexe a été de déployer des marines américains sur le sol saoudien pour sécuriser son imminente intronisation.
Dans ce bourbier, le roi Mohammed VI a été l’un des rares leaders aux côtés du Sultan Qabus à s’attacher aux principes d’indépendance et de neutralité. Et ce, malgré l’usage systématique par les protagonistes de différentes formes de pression, campagnes médiatiques, chantage budgétaire et ingérence dans la politique interne du pays. Une ténacité et une détermination qui ont eu raison des rêves hégémoniques et destructeurs des frères ennemies du Golfe.

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Ahmed Charai : Pas de retour du printemps arabe ni en Algérie ni au Maroc

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« Le printemps arabe est de retour ». Une affirmation qu’on entend de plus en plus ces dernières semaines. Les destitutions spectaculaires et hypermédiatisées d’Omar el-Béchir au Soudan et de Abdelaziz Bouteflika en Algérie, la recrudescence des mouvements sociaux au Maroc et en Jordanie, l’instabilité politique en Tunisie et la fébrilité des régimes des pétromonarchies, autant d’événements qui dénotent d’une forte agitation des sociétés arabes sous l’effet d’une crise sociale chronique et d’une libération de la parole et de l’action collective héritée des évènements de 2011. Cependant les huit années qui nous séparent de la mort de Bouazizi, ont donné lieu à un monde nouveau, plus instable et plus dangereux. Les populations ne sont plus dupes, les révolutions à l’eau de jasmin cachent souvent des enjeux géopolitiques planétaires. Les guerres civiles qui déchirent encore la Syrie, le Yémen et la Libye, le retour au pouvoir de l’appareil militaire, encore plus brutal, en Egypte et la révélation au grand jour du mauvais rôle de l’Arabie Saoudite et des Emirats arabes unis dans l’escalade des tensions dans la région, sont autant de facteurs qui mettent en doute ce qualificatif du « printemps arabe 2.0».

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Pour l’amour de Dieu, Ssi Nasser, éclairez-nous. Sommes-nous fâchés, ou pas avec les EAU ?

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Les spéculations sur la dégradation des relations entre Rabat et Abu Dhabi vont bon train. Il y a eu d’abord toute une polémique sur la prise de contrôle par des officiels émiratis de l’un des plus anciens sites web d’information marocains, Hespress. Maghreb Intelligence lancera dans un deuxième temps, le pavé dans la mare, en dévoilant au grand jour des projets médiatiques qui seraient financés par le couple MBS-MBZ de nature à amplifier « la gravité des mouvements sociaux » au royaume. Puis il y a eu ce silence strident de notre diplomatie suite à l’exclusion de l’étape Émirats Arabes unis de la tournée de Nasser Bourita dans le Golfe et à l’hypothétique rappel de l’ambassadeur émirati, Ali Salem Al Kaâbi. Une succession d’évènements qui font les choux gras de la presse nationale et internationale et installent un climat de doute, d’inquiétude et d’appréhensions à la veille d’une visite royale imminente et très attendue à Riyadh et à Amman.

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Othman Benjelloun livre son dernier combat

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A 87 ans, le gentleman de la finance marocaine, Sir Othman Benjelloun, mène son dernier combat pour assurer la pérennité de son groupe. Un plan stratégique 2019-2021 financé par une augmentation de capital de 6 milliards de dirhams, et un nouveau naming sont les principales mesures annoncées par le deuxième homme le plus riche du royaume, à l’occasion d’une conférence de presse des résultats annuels du groupe BMCE of Africa. Avec ce plan stratégique, Othman Benjelloun tente de sauver son groupe qui a de plus en plus de mal à se projeter dans l’avenir et ce à cause des séquelles laissées par la succession des crises financière et immobilière, la transformation des métiers de la banque, l’échec du projet de la Cité Tanger-Tech, l’avortement du rapprochement avec Moulay Hafid Elalamy et la tyrannie de l’âge qui pèse de jour en jour sur le Président.

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