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Abdelali Darif Alaoui

Abdelali Darif Alaoui est diplômé de l’Institut français de presse (IFP) de Paris et de l’Institut supérieur de journalisme de Rabat. Après avoir entamé sa carrière dans l’audiovisuel (SNRT), il a changé son fusil d’épaule pour travailler dans la presse écrite hebdomadaire. Tout au long de son parcours, ce journaliste polyvalent a travaillé dans plusieurs rédactions dont celles de Maroc Hebdo International, Challenge Hebdo et Le Reporter.

Portrait Posthume de Karim Lamrani 1919-2018. Parcours hors du commun d’un homme de caractère

Le 1er mai 2019, Mohamed Karim Lamrani, grand icône du capital marocain et grand homme politique, éteint le 19 septembre 2018 à l’âge de 99 ans, aurait eu 100 ans. Une occasion de rendre un hommage posthume à cette figure emblématique du règne du défunt Hassan II, à son parcours, à son caractère et à sa grande discrétion.

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Etats-Unis/Iran : De nouvelles sanctions qui cherchent à servir des desseins inavoués

Après avoir fiché le 9 avril dernier, les Gardiens de la Révolution iranienne comme organisation terroriste, Donald Trump revient à la charge en décrétant le 22 avril dernier la fin à parti du 1er mai des dérogations accordées à huit pays pour importer le pétrole iranien (Chine, Inde, Turquie, Japon, Corée du Sud, Taïwan, Italie et Grèce). Cet embargo total n’a pas été du goût de plusieurs pays, dont la Chine et la Russie. Trump a d’autres calculs en tête que l’Iran, puisqu’il est encore question de gros sous.

Donald Trump veut rendre la vie difficile aux Mollahs iraniens. Sa décision de ne plus accorder aucune dérogation pour l’importation du pétrole iranien risque de priver l’Iran de ressources dont il a besoin pour relancer son économe en crise. Cette décision intervient après le rétablissement des sanctions sur le secteur de l’énergie en novembre dernier et presque un an après la première série de mesures d’embargo.

Les Gardiens de la révolution menacent de fermer le Détroit d’Ormuz

Cette décision américaine n’a pas été du goût de l’Iran qui a dénoncé des sanctions « illégales » et a affiché sa volonté de continuer de «discuter en permanence» avec ses partenaires, notamment européens. L’Amiral commandant la marine des Gardiens de la Révolution a même menacé de fermer le détroit d’Ormuz si l’Iran ne l’utilisait plus pour exporter son pétrole. La France, par la voix de Agnès Von Der Mühll, porte-parole du ministère français des Affaires étrangères, a affirmé qu’avec « ses partenaires européens, la France entend poursuivre ses efforts pour que l’Iran tire les bénéfices économiques aussi longtemps qu’il respectera l’ensemble de ses obligations nucléaires ».

La Chine menace implicitement les Etats-Unis de représailles

La Russie, alliée de l’Iran, a estime qu’une « telle ligne de conduite n’ajoutera aucun prestige international aux Américains. Le reste du monde comprend parfaitement que la politique de Washington devient de plus en plus agressive et imprudente», a indiqué le ministère russe des Affaires étrangères dans un communiqué, estimant que cela fait « ouvertement résonner le cliquetis des armes ». L’Inde qui sera fortement pénalisée par cette décision a préféré garder un profil bas pour le moment, ce qui n’est pas le cas de la Chine, gros importateur du pétrole iranien. Geng Shuang, porte-parole de la diplomatie chinoise à déclaré à la presse que « la Chine fait part de sa ferme opposition à la mise en œuvre de sanctions unilatérales par les Etats-Unis».

Donald Trump veut faire d’une pierre trois coups

Pour l’Empire du milieu, la décision américaine va «intensifier les troubles au Moyen-Orient ainsi que sur le marché énergétique international». A en croire les chiffres de l’agence spécialisée S&P Global Platts, la Chine a importé en mars 628.000 barils par jour sur des exportations iraniennes totales de 1,7 million de barils par jour en mars dernier. Dans une menace à peine voilée à destination des Américains, Geng Shuang a appelé « les Etats-Unis à respecter ses intérêts et préoccupations», allusion à peine voilée à la suspension des négociations commerciales avec eux. La Turquie et la Corée du Sud, quant à elles, ont déploré la fin des dérogations. Israël, par la voix de Benjamin Netanyahu a estimé que l’accentuation des pressions sur l’Iran est « la façon dont il faut agir pour faire face à l’agression de l’Iran et la bloquer

Les Saoudiens et Émiratis pressés de prendre la part de marché en jeu

La même satisfaction a été affichée par l’Arabie Saoudite. Ibrahim Al-Assaf, chef de la diplomatie saoudienne a qualifié la mesure de « nécessaire pour amener le régime iranien à cesser ses politiques de déstabilisation et de soutien au terrorisme à travers le monde». L’Arabie Saoudite et les Emirats arabes se sont empressés d’afficher leur volonté de stabiliser le marché du pétrole si les exportations iraniennes étaient réduites à néant. Cela n’a pas empêché les cours de pétrole d’atteindre 75 dollars le baril, leur plus haut niveau depuis cinq mois. Certains spécialistes estiment que la décision de Trump de durcir les sanctions vise à renchérir le prix du pétrole pour rendre l’or noir américain compétitif et engranger des milliards de dollars.

Une décision qui aura certainement une portée limitée

Par ailleurs, selon certains analystes, la portée de cette décision sera limitée car Téhéran a développé des réseaux informels d’exportation en utilisant des tankers sans transpondeurs qui livrent le pétrole iranien. Certains pays lésés par la décision américaine pourraient contourner également l’interdiction d’acheter le pétrole iranien contre des dollars, en utilisant une autre monnaie. L’Iran est confronté actuellement à une récession de -3,9 % de sa croissance d’après le FMI. Le plan américain vise à étrangler la population afin de la pousser à se révolter contre ses dirigeants. Or, selon une étude réalisée en 2018 par l’université du Maryland, cela ne faut que renforcer l’impopularité des Etats-Unis en Iran.

Au-delà du factuel, la hâte de l’Arabie Saoudite et des Emirats Arabes unis de prendre la part de marché iranienne montre que le coup a été bien manigancé contre l’Iran. Cependant, les retombées sont incertaines. En faisant plaisir à l’Arabie Saoudite et à Israël, ennemis jurés de l’Iran, les Etats-Unis portent préjudice à la Chine, qui pourrait durcir le ton dans ses négociations commerciales avec eux. En voulant faire d’une pierre trois coups, Donald Trump risque de voir ses électeurs se retourner contre lui si la hausse des prix du pétrole persiste.

Dans une sortie d’une rare violence, Ahmet Davutoğlu fustige les alliances imposées par Erdogan

Les élections municipales du 31 mars dernier en Turquie n’ont pas été en faveur de l’alliance formée par l’AKP, parti du Président Reçep Tayeb Erdogan et le MHP, un parti nationaliste. Un revers cinglant qui a irrité Ahmet Davutoğlu, ancien Premier ministre. D’où une sortie virulente sur Twitter qui risque de faire des vagues dans les cercles du pouvoir en Turquie.

Dans une sortie sur Twitter, l’ex-Premier ministre turc, Ahmet Davutoğlu a ouvertement critiqué ce lundi son parti, après la publication des résultats définitifs du scrutin municipal. « Les politiques d’alliance ont porté préjudice à notre parti aussi bien en ce qui concerne les niveaux des électeurs que de notre identité partisane ». Dans une série de tweets adressés à son parti, Davutoğlu a appelé « tous les leaders d’opinion, les penseurs, les citoyens et les courants politiques à se tenir debout, épaule contre épaule, pour bâtir un avenir commun sur la base de la volonté commune, de l’esprit commun et de la conscience unique».

Les alliances ont porté préjudice au parti d’Erdogan

L’ancien premier ministre a appelé les responsables de son parti à évaluer tous les dossiers et à élaborer une vision d’avenir de «manière consciente et calme», sans décourager la base du parti AKP et sans consacrer le désespoir, mais en la poussant à la persévérance et à la préparation à l’avenir. Ahmet Davutoğlu n’est pas allé de main morte concernant la situation économique en Turquie. « La hausse des dépenses publiques inutiles et la tentative de sauver le déficit une seule fois, amenuise la confiance», insistant sur la réalisation de la transparence et de la reddition des comptes dans les dépenses publiques par tous les moyens.

Crise économique et liberté d’expression

Selon Davutoğlu, le préalable pour la réussite économique est d’assurer l’Etat de droit, sans laisser aucun doute à cet égard, ajoutant que la crise économique est à la base une crise de gestion et que le citoyen attend du gouvernement de gérer l’économie. Sur le plan des libertés individuelles, Ahmet Davutoğlu a demandé à abroger toutes les lois qui limitent la liberté d’expression et à accorder à la presse la liberté de pensée et de critiquer car elle est « l’organe immunitaire de la démocratie turque ». L’ancien Chef de gouvernement a demandé de ne pas limiter la liberté des journalistes, académiciens, leaders d’opinion et politiciens.

« Personne ne doit perdre son emploi ou être menacé en raison de ses opinions et il faut protéger la liberté de critique et d’expression jusqu’au bout », a clamé l’ancien premier ministre. Ce dernier a reconnu avoir faut part de ces idées au Président turc, mais certaines parties ont donné à ses paroles une autre signification, ce qui l’a poussé à les partager avec l’opinion publique. Selon lui, les résultats des dernières élections ont rendu nécessaire la création d’un mécanisme de reddition des comptes au sein du parti au pouvoir.
« Les élections du 31 mars ont porté beaucoup de messages du peuple à nous, et si nous ne les assimilons pas, de graves conséquences attendent le parti de la Justice et du développement et notre peuple. Nous devons voir en face le faible attrait de notre peuple pour notre parti, qui est devenu clair après la perte des municipalités d’Ankara et d’Istanbul », a estimé Ahmet Davutoğlu, qui désire que le sort de son parti ne soit pas laissé entre les mains d’un groupe d’opportunistes ou d’un seul organe.

La voix de Davutoğlu sera-t-elle entendue par Erdogan ?

Toujours est-il que sa sortie vient sanctionner la défaite cuisante du parti du Président turc, Reçep Tayyip Erdogan aux municipales. Ce vote sanction reflète la désaffection des Turcs après la récession économique qui a touché le pays. Entre une livre turque dépréciée de 30%, la chute de la croissance, la hausse du chômage (13,5 % en février 2018) et un taux d’inflation de 19 % en mars dernier, la population ne voit pas l’avenir en rose. Les sondages avaient vu juste en présidant la défaite de l’AKP dans plusieurs grandes agglomérations turques. Reste à savoir maintenant si le Président turc prendra en compte les conseils de son ancien premier ministre  ou préfèrera-t-il en faire abstraction ? Une chose est sûre, sa sortie ne passera pas inaperçue et fera jazzer bien du monde dans les salons cousus d’Ankara et d’Istanbul. D’ailleurs, certaines rumeurs courent en Turquie sur le désir d’Ahmet Davutoğlu de créer un nouveau parti.

Tournée royale dans le Golfe : Vers un réchauffement des relations avec l’Arabie Saoudite

Si la situation dans le monde arabe sera certainement au centre de la tournée qu’effectuera le roi Mohammed VI dans le Golfe, la qualité des relations bilatérales sera aussi à l’ordre du jour, surtout avec l’Arabie Saoudite, leader des monarchies pétrolières. Si les signes d’un réchauffement sont là, il restera à la diplomatie marocaine de définir les limites sur lesquelles le Royaume sera intraitable.

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Un nouveau souffle pour les instances représentatives des communautés juives du Maroc

Le roi Mohammed VI, commandeur des croyants, vient d’insuffler une nouvelle dynamique qui devrait donner un nouveau souffle aux instances représentatives des communautés israélites au Maroc. Après la nomination, le 13 avril dernier, de Yoshiyahu Pinto en tant que chef du Tribunal religieux, le souverain a ordonné l’organisation des élections des Instances représentatives des communautés juives, non-tenues depuis 1969, ainsi que le respect de la périodicité du renouvellement de ces instances.

Contrairement à ce qu’ont rapporté certains médias, Yoshiyahu Pinto a été nommé le 13 avril dernier, non pas Grand rabbin du Maroc, mais Av Beth Din, c’est-à-dire dirigeant du Tribunal religieux. Le Conseil des Communautés Israélites du Maroc (CCIM) a indiqué le 17 avril dernier que «Yoshiyahu Pinto ne sera pas grand rabbin, mais Av Beth Din, c’est-à-dire dirigeant du Tribunal religieux». Le Grand rabbin devrait être désigné prochainement a indiqué le CCIM. Le dernier Grand rabbin du Maroc, Aharon Monsonégo s’est éteint en août 2018 à l’âge de 90 ans. Ce dernier a motivé la création d’un Beth-Din maroc par la volonté de « différencier les responsabilités des chambres rabbiniques des tribunaux marocains, avec les autres tâches du rabbinat dont la cacherout (NDLR : alimentation prescrite pour les enfants juives selon la Bible hébraïque).

La nomination de Yoshiyahu Pinto a suscité plusieurs remarques en raison des controverses le concernant. En 2017, le nouveau Av Beth Din a purgé une peine de 1O mois dans les prisons israéliennes pour avoir offert un pot-de-vin de 200 000 dollars à un haut sécuritaire afin d’obtenir des informations sur une enquête le concernant, rapporte le site Yeshiva World. A la tête de plusieurs organisations caritatives et religieuses en Israël, il a également suscité l’intérêt du FBI américain qui a enquête sur lui en 2011.

Lancement du musée de la culture juive à Fès

Quelques jours après cette nomination, le Souverain, a donné Hautes instructions à Abdelouafi Laftit, ministre de l’Intérieur pour organiser les élections des Instances représentatives des communautés israélites marocaines, non-tenues depuis 1969, rapporte un communiqué du ministère de l’Intérieur. Le Souverain a également demandé au ministre de respecter dorénavant la « périodicité du renouvellement de ces instances conformément aux dispositions du Dahir du 7 mai 1945 relatif à la réorganisation des comités de communautés israélites ».

Le Roi Mohammed VI a lancé, lundi 15 avril 2019, les travaux de construction d’un musée de la culture juive.

Un cas d’école de la coexistence et de la tolérance

Cette initiative intervient peu de temps après le lancement par le Roi, le 15 avril dernier, du chantier de construction d’un musée de la culture juive au Maroc. Selon Serge Berdugo, Secrétaire général du Conseil des Communautés Israélites du Maroc (CCIM), cette initiative est d’une portée symbolique « absolument extraordinaire ». Et d’ajouter que la création de « ce lieu de mémoire, dans une ville berceau de la civilisation marocaine, où l’empreinte du judaïsme marocain a été des plus marquantes, montre le dessein du Souverain de voir que tous les courants qui ont irrigué la civilisation marocaine soient présents ». A travers ce musée, le Maroc montrera la coexistence pacifique entre juifs et musulmans, la vie de la communauté israélite durant des siècles et montrera la voie pour une « véritable tolérance sans aucune ambiguïté », comme l’a souligné le Souverain, pour les générations futures.

Soudan : Blanc bonnet et bonnet blanc

L’armée soudanaise au lieu de se ranger du côté du peuple, a préféré s’approprier la révolution pour servir ses propres intérêts. Même si le Conseil militaire de transition montre des signes de tergiversation, la présence de la garde rapprochée du Président déchu dans le premier cercle de pouvoir révolte les Soudanais, qui veulent un changement de régime, et non pas une opération esthétique de ce dernier.

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Crise libyenne : Liaisons dangereuses

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Jeu hypocrite ou jeu de dupes. La communauté internationale semble victime d’un dédoublement de personnalité. Plusieurs pays adoptent un double jeu dans le dossier libyen en dénonçant du bout des lèvres et en apportant leur appui en douce. Une division qui joue en faveur des forces du Maréchal Haftar qui compte prendre le pouvoir par les armes, appuyé en cela par plusieurs pays.

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Massacre de Peuls au Mali : S’achemine-t-on vers une guerre ethnique ?

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En ce samedi 23 mars au petit matin, l’horreur se dégage de chaque centimètre carré du village d’Ogossagou au Mali. Corps décapités, amas de chaires carbonisées avec de l’essence, enfants et femmes tuées à coups de mitrailleuses, d’autres jetés dans des puits… Les chasseurs dogons auteurs de ce massacre n’ont pas fait dans la dentelle. Entre Peuls, Bambaras et Dogons, la tension est à fleur de peau, faisant courir à ce pays, qui vient de retrouver une certaine stabilité, le risque d’un conflit ethnique.

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L’année 2018, une année de croissance pour le Groupe OCP

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L’année 2018 aura été un bon cru pour le Groupe OCP. A lire les résultats annuels publiés par l’office aujourd’hui, force est de constater que la quasi-totalité des indicateurs sont au vert et enregistrent une nette croissance.

Portées par une croissance de la demande, les ventes de l’office ont progressé de 15% en passant de 48,5 milliards de DH en 2017 à 55,9 milliards de DH en 2018. Une tendance qui s’est reflétée sur l’EBITDA qui a grimpé de 12,7 milliards de DH en 2017 à 17,07 milliards de DH en 2018, soit une croissance de 34%.

Croissance de 34% de l’EBITDA

La marge d’EBITDA dégagée progresse ainsi de 31% en glissement annuel contre 26% en 2017. L’OCP a poursuivi sa politique d’investissement durant l’exercice 2018 puisque les dépenses consentis dans ce sens ont totalisé 10,8 milliards de DH. Pour le management du Groupe OCP, « les résultats d’OCP ont connu une forte croissance en 2018 avec une amélioration significative des principaux indicateurs financiers, et ce en ligne avec la performance positive affichée tout au long de l’année. Grâce à notre programme d’investissements, lequel a contribué à la transformation d’OCP au cours des dix dernières années, nous continuons d’accroître notre productivité et notre excellence opérationnelle durable, tout en nous assurant une position de leader dans le secteur ».

Une conjoncture favorable qui a neutralisé la hausse des intrants

Au cours de l’année écoulée, la conjoncture a été favorable au Groupe avec « la hausse des prix des engrais phosphatés, combinées à un mix produits favorable et à une maîtrise de nos coûts ont contribué à améliorer notre profitabilité en 2018, et ce en dépit de la hausse des prix du soufre », indique la même source. Grâce à son agilité commerciale et à la diversification géographique des exportations, l’office a pu développer ses ventes. Cette performance a été servie par la croissance des segments de l’acide phosphorique et des engrais, se traduisant par une hausse des volumes et des prix sur ces produits, tandis que dans le segment de la roche, les indicateurs sont restés stables. Dans un communiqué, l’office chérifien a indiqué que « ces résultats positifs assoient la position du Groupe en tant que premier exportateur mondial d’engrais phosphatés, particulièrement en consolidant la position de leader d’OCP sur le marché de l’acide phosphorique et de la roche ». Analysées par segments, les ventes ont progressé de 20% pour les engrais (55% du chiffre d’affaires total) avec une croissance des exportations vers l’Amérique du Nord (24%), l’Amérique Latine (23%), l’Afrique (22%), l’Asie (16%) et l’Europe (15%). Les segments de la roche et de l’acide phosphorique (+39%) ont chacun représenté 18% du chiffre d’affaires total. Malgré la hausse des prix des matières premières, et grâce à son efficacité opérationnelle, le Groupe a réalisé une progression de sa marge brute de 18% à près de 37,18 milliards de DH contre 31,6 milliards de DH une année auparavant.

Un groupe flexible, agile et efficace à l’avenir prometteur

« Notre stratégie continue de porter ses résultats et nous évoluons progressivement vers une demande d’engrais de plus en plus adaptés aux besoins des sols et des cultures avec un focus sur l’innovation et une approche orientée vers le fermier », a mis en relief Mostafa Terrab, Président-Directeur Général.

Concernant l’évolution des agrégats au cours du dernier trimestre de l’année 2018, le Groupe indique que le chiffre d’affaires a atteint 14,8 milliards de DH contre 12,5 milliards de DH à la même période de l’exercice précédent, grâce à la croissance des ventes. La marge brute a atteint 9,3 milliards de DH contre 8 milliards de DH au quatrième trimestre 2017. L’EBITDA a été de 4,24 milliards de DH contre 2,62 milliards de DH une année auparavant, ce qui représente une évolution de +62%. La marge EBITDA a avoisiné les 29% contre 21% pour le quatrième trimestre 2017.

Fort de ces résultats, le Groupe OCP appréhende l’avenir avec sérénité, tout en gardant un œil sur ses concurrents, notamment chinois. Grâce à sa flexibilité industrielle, le Groupe a consolidé sa position de leader sur toute la chaîne de valeur. L’année 210 s’annonce placée sous le signe de la croissance continue de la demande et de la consommation, en raison d’une bonne saison agricole en Amérique du Nord et des bonnes conditions météorologiques en Europe, de la forte demande en Afrique et à la reprise des importations au Brésil. Concernant les intrants, l’augmentation de la capacité de production de l’ammoniac, la disponibilité du soufre sur les marchés, devraient se traduire par une baisse des cours en 2019. Pour ce qui est des engrais, l’équilibre entre l’offre et la demande devrait se maintenir en 2019, mais l’OCP devra avoir à l’œil l’évolution des exportations chinoises. A long terme, et fort de ses importantes réserves, de sa grande capacité de production, de sa flexibilité et de son leadership, le Groupe entend maintenir sa stratégie reposant sur des fondamentaux positifs.