Marocains du monde : Le CCME lance une formation sur le plaidoyer au sujet du Sahara

Le Conseil de la communauté marocaine à l’étranger (CCME) lancera, lundi prochain, un projet de formation visant à qualifier les Marocains du monde sur le plaidoyer au sujet de la question du Sahara marocain.

MAP

Motivé par la nécessité d’intensifier les efforts, de mettre en réseau les expertises et de valoriser les ressources scientifiques, humaines et matérielles, ce projet est destiné aux étudiants et professeurs marocains à l’étranger, aux cadres des associations, ainsi qu’aux militants de la société civile et ceux actifs sur les réseaux sociaux, pour le développement de leurs capacités de plaidoyer, précise le Conseil dans un communiqué.

Des programmes de formation ont été élaborés en quatre langues, dans une première phase, à savoir l’arabe, le français, l’espagnol et l’anglais, ajoute le communiqué, notant qu’une équipe scientifique travaille sur d’autres langues.

Dans le cadre de ce programme de formation, élaboré en partenariat avec plusieurs universités marocaines, un accord de coopération et de partenariat sera signé entre le Conseil et la Faculté des sciences juridiques, économiques et sociales de Rabat-Agdal, selon la même source.

L’accord vise à valoriser les efforts de recherche scientifique liée aux problématiques des Marocains du monde, à permettre à cette catégorie de citoyens d’accéder aux services scientifiques et de formation fournis par la Faculté de droit de Rabat-Agdal, en plus de faire bénéficier les étudiants et professeurs de la Faculté de l’expérience et des ressources du Conseil pour développer la recherche et l’enseignement en ce qui concerne les questions de la communauté marocaine à l’étranger.

Il vise également, poursuit le communiqué, à ouvrir des filières qui s’intéressent aux Marocains du monde, spécialement au niveau des cycles du Master et de Doctorat dans les domaines juridique, économique et social et à développer et à mettre en réseau les relations scientifiques unissant le Conseil avec plusieurs universités internationales en Europe, en Amérique et dans le monde arabe.

Il s’agit aussi de permettre aux étudiants de la Faculté des sciences juridiques, économiques et sociales Rabat-Agdal de bénéficier de ces accords et aux étudiants marocains des différentes universités du monde de bénéficier de bourses et de relations scientifiques avec les étudiants de la Faculté de droit Rabat-Agdal.

Espagne: Sanchez contraint de multiplier les alliances même controversées

A la tête d’un gouvernement minoritaire, le socialiste espagnol Pedro Sanchez est contraint à un véritable numéro d’équilibriste aux côtés d’une gauche radicale qui n’en fait qu’à sa tête et avec le soutien embarrassant des héritiers de l’ancienne branche politique de l’ETA.

Avec AFP

Arrivé au pouvoir en 2018 et reconduit en janvier, Pedro Sanchez est en passe de réussir son pari: faire adopter par le parlement d’ici à janvier le budget 2021, le premier en Espagne depuis celui du conservateur Mariano Rajoy datant de 2018 et sans cesse prorogé depuis.

Dans l’état actuel des choses, la coalition entre le Parti Socialiste de M. Sanchez et la gauche radicale de Podemos dispose des voix nécessaires.

Et ce, grâce au soutien, négocié par Podemos, des nationalistes basques du PNV, des indépendantistes catalans d’ERC et de Bildu, héritière politique de Batasuna, parti interdit en 2003 car considéré comme la branche politique de l’organisation séparatiste basque ETA, responsable d’au moins 850 assassinats.

«Ce budget sera historique et l’alliance encore plus», s’est félicité Pablo Iglesias, chef de Podemos et vice-président du gouvernement.

Cette majorité hétéroclite, alors baptisée «Frankenstein» par la droite, avait déjà soutenu l’arrivée au pouvoir de M. Sanchez en 2018.

Le fait que Bildu puisse voter le budget répugne à la droite, mais aussi aux libéraux de Ciudadanos, qui s’étaient rapprochés de M. Sanchez ces derniers mois.

«Pouvez-vous imaginer (le président américain élu Joe) Biden faire un pacte avec les terroristes du 11 septembre ou (le président français Emmanuel) Macron avec ceux du Bataclan?», s’est indigné la semaine dernière Pablo Casado, le chef du Parti Populaire (droite), premier parti d’opposition.

Bildu et ses cinq députés «représentent l’Espagne légitimement élue par les Espagnols», a rétorqué M. Sanchez quelques jours plus tard.

Compter sur tout le monde

Pour Cristina Monge, politologue à l’Université de Saragosse, les alliances nouées par M. Sanchez sont risquées, mais nécessaires, dans une chambre des députés aussi divisée, «car sinon, il se retrouve sans soutien» pour faire adopter ses politiques.

Elle estime aussi que le Premier ministre socialiste veut pouvoir compter sur le plus grand nombre possible de partenaires, afin d’avoir des «alternatives» et de ne pas payer «un prix excessif» en terme de concessions à chacun d’entre eux.

«Il veut maximiser sa possibilité de compter sur tout le monde (…) afin que personne ne demande plus que ce qu’il peut donner», abonde Jorge del Palacio, professeur d’histoire de la pensée politique à l’Université Rey Juan Carlos de Madrid.

Une stratégie qui pourrait payer, car, le budget désormais presque en poche, M. Sanchez peut voir venir, selon Cristina Monge, pour qui la législature, qui doit normalement s’achever en 2023, «va durer».

Frictions avec Podemos

Les difficiles négociations autour du budget ont, par ailleurs, souligné les dissensions entre les socialistes et Podemos.

Ce parti, héritier du mouvement des Indignés, a présenté la semaine dernière avec ERC et Bildu, sans prévenir, un amendement au budget visant à prolonger jusqu’à fin 2022 un moratoire sur les expulsions locatives. Les socialistes l’ont rejeté, mais ont dû promettre d’adopter la mesure plus tard.

En pleine crise migratoire dans l’archipel des Canaries, Podemos critique aussi la politique de ses partenaires socialistes en la matière et, en particulier, la décision de ne pas transférer vers l’Espagne continentale les milliers de migrants africains arrivés ces dernières semaines.

Pablo Iglesias a également irrité les socialistes en soutenant la tenue d’un référendum d’autodétermination au Sahara.

Une demande pour le moins embarrassante au moment où Madrid demande à Rabat d’empêcher les départs de migrants de ses côtes vers les Canaries.

Poids lourd du gouvernement, la ministre de la Défense, Margarita Robles, a averti Podemos qu’il ne pouvait pas «être au gouvernement et dans l’opposition en même temps».

En réponse, Ione Belarra, secrétaire d’État et dirigeante de Podemos, l’a accusée d’être «la ministre favorite des pouvoirs en place qui veulent que le PP gouverne avec (le parti d’extrême droite) Vox».

Tarragone, Copenhague, Ashdod, les Marocains du monde mobilisés pour dénoncer les actes criminels du polisario

Des centaines de Marocains établis à Tarragone (Catalogne), à Copenhague (Danemark) et Ashdod (Israël), ont pris part, mardi soir, à d’imposantes manifestations pour exprimer leur soutien inconditionnel à l’intervention marocaine légitime afin de rétablir l’ordre et la sécurité dans la zone tampon d’El Guergarat.

Avec MAP

Tarragone – Catalogne

Des militants des droits de l’homme, des hommes politiques et des représentants de plus de 20 associations marocaines s’activant dans la région, en plus de nombreux membres de la communauté marocaine, se sont réunis à la place Imperial Tarraco dans la ville de Tarragone pour exprimer leur soutien total et inconditionnel à la démarche prise par le Maroc afin de lever le blocus imposé sur le passage d’El Guerguarat, de restaurer le flux des mouvements commerciaux et d’assurer la circulation normale des biens et des personnes, tout en saluant cette intervention légitime, professionnelle et pacifique.

Les participants à cette manifestation, qui a pris le départ de la place La Rambla en direction de celle de Imperial Tarraco, ont brandi des banderoles dénonçant l’attaque criminelle ayant visé le consulat général du Royaume du Maroc à Valence par des éléments du polisario, en violation des accords internationaux sur l’immunité et l’inviolabilité des représentations diplomatiques.

Brandissant fièrement le drapeau du Royaume et scandant à l’unisson l’hymne national, ils ont souligné la nécessité de traduire en justice les auteurs de cet acte criminel portant atteinte à l’intégrité du siège consulaire.

Copenhague – Danemark

Réunis le temps d’une manifestation devant le siège du ministère danois des Affaires étrangères à Copenhague, des hommes et des femmes, jeunes et moins jeunes, dont certains drapés dans leurs habits traditionnels sahraouis, ont bravé le froid d’une soirée glaciale pour dire haut et fort leur attachement à l’intégrité territoriale du Royaume et leur soutien à l’intervention des Forces armées royales pour nettoyer le passage d’El Guergarat des milices du «polisario».

Cette manifestation, initiée par l’Association Al Bayt Al Maghribi Assahrawi et le Conseil consultatif maroco-danois, a été l’occasion de mettre à nu une nouvelle fois les thèses fallacieuses des séparatistes et de leurs mentors qui, échaudés par le fiasco il y a une semaine de leur manifestation devant l’ambassade du Maroc à Copenhague, s’agitent fébrilement pour apporter de l’eau au moulin d’une «affaire perdue».

Ashdod – Israël

Mardi à 18h30, une dizaine d’enfants du Maroc établis en Israël se sont rassemblés dans la ville d’Ashdod, au parc Ben-Gurion, face à la pelouse du poste de police.

Les ressortissants marocains ont brandi les drapeaux du Maroc et les portraits du Roi Hassan II, en scandant l’hymne de la marche verte, en soutien au Sahara Marocain.

Vacance de pouvoir en Algérie

L’Algérie vit une paralysie totale depuis l’hospitalisation de l’homme fort du pays le général Chengriha, soigné lui aussi à l’étranger et plus précisément en Suisse. Ce mardi, alors que des rumeurs affirment que le président Tebboune serait entre la vie et la mort dans un hôpital allemand, où il se soigne du Coronavirus, la situation chez le voisin algérien semble être encore plus grave que durant la période Bouteflika.

C’est du déjà-vu pour le peuple algérien. Un chef de l’Etat, hospitalisé à l’étranger, des «messages» du président lus au JT et des rumeurs alarmantes sur le pronostic vital de l’homme de «l’Algérie nouvelle» pullulent sur les réseaux sociaux.

Mais la situation est encore plus compliquée que du temps de Bouteflika. Certes les rues ne sont pas occupées par les manifestants, mais la crise sanitaire est passée par là, l’économie est au point mort, la réforme constitutionnelle prend de la poussière et l’homme fort qui a succédé à Gaid Salah, le chef d’Etat major, le général major Said Chengriha, se fait soigné lui aussi à l’étranger, apportant son lot de questionnement sur le fonctionnement des institutions de l’Etat.

«Le président du Sénat, Salah Goujil, qui est supposé assumer la période transitoire en cas de vacance du pouvoir, a déja du mal à occuper sa fonction à plein temps compte tenu de sa santé vacillante et de son grand äge. L’horloge biologique des hauts responsables algériens les met à nu face à la pression populaire du Hirak.», ironise Mondafrique dans un article qui décrit avec précision la vacance du pouvoir chez le voisin algérien.

Les Turcs font chanter les militaires algériens

Selon Mondafrique, les services truques se seraient emparés des archives de l’adjudant-chef Guermit Bounouira, l’homme à tout faire du Général Gaïd Salah mort en décembre 2019. Des documents sensibles par lesquels, l’armée turque ferait chanter une partie du personnel militaire algérien.

D’ailleurs, nous informe la même source que les services algériens auraient tourné le dos à Paris pour Ankara. Les Turcs moins intrusifs que les Européens, sont perçus par la toute nouvelle DSS, comme une opportunité à saisir.

«Le rapport de confiance entre Alger et Ankara s’est renforcé par des négociations sur l’obtention par l’Algérie des drones Turcs Bayrektar TB2 qui ont fait leurs preuves dans les conflits syrien, Libyenne, et tout récemment encore dans le Haut Karabakh.» croit savoir Mondafrique.

Le Sahara marocain et la dégradation des relations avec Abou Dhabi, mettent un pression insoutenable sur ce qui reste du régime algérien

La vacance du pouvoir en Algérie a ouvert la porte à une course entre des clans au sein de l’armée pour combler le vide. Elle a également mis le front du Polisario, appendice de cette même armée, dans un désarroi et une panique extrêmes.

La gestion parfaite du Royaume du Maroc de le crise du passage frontalier de Guerguerat, en impliquant la communauté internationale et les Nations Unis tout en montrant une fermeté et une retenue exemplaires a mis à nu les manouvres l’armée et les services de renseignement algériens, accentuant la crise interne qui gangrène le pays.

A cela s’ajoute, les avertissements à répétition des Emirats Arabes Unis, très remontés suite au rapprochement militaire et sécuritaire entre Tebboune et Erdogan. L’ouverture d’un consulat émirati à Laâyoune au Sahara marocain a fini par plonger les responsables algériens dans un marasme et une fébrilité chroniques.

Après la paralysie, l’effondrement ?

Toute la presse spécialisée qui a écrit abondamment sur le régime algérien ces dernières semaines, évoque la gravité de la situation dans un pays qui n’a pas réussi à se reconstruire après la chute de Bouteflika, le démantèlement de la DRS et la série des purges qui ont déstabilisé l’armée.

La sortie médiatique peu innocente de Macron sur Jeune Afrique concernant la situation politique en Algérie, en dit long sur la fragilité du régime de Tebboune.

« Je ferai tout ce qui est en mon possible pour aider le président Tebboune dans cette période de transition. Il est courageux (…) On ne change pas un pays, des institutions et des structures de pouvoir en quelques mois. » a déclaré le président français.

Avant d’ajouter : « Il y a eu un mouvement révolutionnaire, qui est toujours là, sous une forme différente. Il y a aussi une volonté de stabilité, en particulier dans la part la plus rurale de l’Algérie. Il faut tout faire pour que cette transition réussisse. Mais il y a un facteur temps important. »

Des déclarations qui ont été considérées en Algérie comme une ingérence néocolonialiste.

« La France post-coloniale est une partie de notre problème » scande une partie de l’opposition algérienne. Ces nouveaux éléments de langage ne passent pas.

« (Emmanuel Macron) s’autorise à délivrer une attestation de confiance au chef de l’État. Il affirme être prêt à l’aider dans cette période qu’il qualifie de transition. Ceci n’est pas une simple ingérence mais la révélation que la France est aux manettes d’une feuille de route pour notre pays », a déclaré entre autres Mohcine Belabbas, président du Rassemblement pour la culture et la démocratie.

Mohand Tamgout de Mondafrique résume bien ce climat de fin de règne qui étouffe l’Algérie :

«L’instabilité politique est d’autant plus grande qu’aucun compromis n’a été conclu avec la société civile issue de la pression populaire du Hirak. Outre la mauvaise volonté du pouvoir, l’absence de leadership au sein des mobilisations populaires rend l’exercice plus difficile encore. L’incapacité des oppositions au régime à se structurer s’explique par la crainte de révéler des fractures souterraines (régionalisme, islamisme…) qui menaceraient l’unité du peuple. Il existe en Algérie une peur diffuse d’un effondrement de cette Nation qui a vécu les drames du colonialisme, la violence d’une guerre d’indépendance et les 150000 morts des années noires de 1992 à 1998.»

Une manifestation en Israël pour soutenir le Sahara marocain ?

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Une manifestation pour le soutien du Sahara marocain aura-t-elle lieu ce mardi 24 novembre à Ashdod en Israël?

Si on croit une publication qui fait le tour des réseaux sociaux, les enfants du Maroc en Israël se réuniront ce soir à Ashdod, la cinquième plus grande ville et le premier port d’Israël.

L’affiche annonce un rassemblement au parc Ben-Gurion, face à la pelouse du poste de police à partir de 18 h 30. La manifestation serait diffusée par la télévision marocaine.

L’affiche est accompagnée par l’appel suivant : « Enfants du Maroc, soyez avec nous aujourd’hui, et toujours, pour protéger notre Maroc, pour aimer notre Maroc, vive notre roi Mohamed VI et vive notre Maroc.»

L’appel a été relayé par le sulfureux influenceurs israélien, Edy Cohen et le juif marocain Simon Haim Skira, secrétaire général de la Fédération française du judaïsme marocain.

Edy Cohen a écrit sur Twitter ce mardi 24 novembre : « Urgent: Manifestations de soutien au Sahara marocain dans la ville d’Ashdod en Israël aujourd’hui à 18h30.
Merci de faire circuler et d’envoyer le tweet via WhatsApp afin de joindre nos frères marocains.
Le Sahara est marocain et plus

https://twitter.com/EdyCohen/status/1331183820540948482

Simon Haim Skira a partagé l’affiche sur son compte Facebook avec le commentaire suivant : « Bravo à nos amis marocains en Israel. La paix en route ».

Texte intégral du Discours du Roi Mohammed VI à l’occasion du 45-ème anniversaire de la Marche verte

Le Roi Mohammed VI a adressé samedi un discours à l’occasion du 45-ème anniversaire de la Marche Verte. Ci-après le texte intégral.

Louange à Dieu, Prière et salut sur le Prophète, Sa famille et Ses compagnons.

Cher peuple,

Nous commémorons aujourd’hui le quarante-cinquième anniversaire de la Marche Verte qui fut un modèle unique de mobilisation collective, d’engagement, de discipline, d’attachement au bon droit.

En effet, c’est en patriotes sincères que les Marocains répondirent en toute spontanéité à l’appel de l’artisan de la Marche Verte, Notre Vénéré Père, feu Sa Majesté le Roi Hassan II, que Dieu ait son âme.

Le monde entier découvrit combien le peuple marocain savait relever les défis. Et ainsi, par cette marche pacifique qui trouva une issue heureuse dans la récupération de nos Provinces du Sud, nous entrions magistralement dans les annales de l’Histoire.

En cela, la Marche Verte ne représente pas seulement un événement national majeur et une étape saillante dans le processus de parachèvement de notre intégrité territoriale. Elle incarne également une dynamique dont l’esprit se perpétue et se renouvelle à travers l’action menée pour consolider la Marocanité du Sahara sur la scène internationale et pour ériger le Sahara en force motrice du développement régional et continental.

A cet égard, les dernières années ont connu des développements tangibles, et ce, à plusieurs niveaux :

Au niveau des Nations Unies : les approches et les thèses dépassées et irréalistes ont été définitivement anéanties, lors de l’adoption des dernières résolutions du Conseil de sécurité.

Ces récentes résolutions ont également confirmé la participation effective des vraies parties concernées par ce conflit régional et elles ont consacré l’irréversibilité de la solution politique, réaliste et consensuelle.

Cette orientation s’accorde avec l’esprit de l’Initiative d’autonomie marocaine, soutenue par le Conseil de sécurité et les grandes puissances comme l’unique option logique pour régler ce conflit.

Au niveau de l’Union Africaine : Grâce au retour du Maroc au sein de sa famille africaine, l’Organisation a clos, avec succès, le chapitre des manœuvres incessantes dont elle fut victime des années durant.

Depuis lors, l’Union Africaine a adopté une approche constructive s’articulant autour d’un soutien plein et entier aux efforts déployés, en vertu d’un mandat exclusif par les Nations Unies, par son Secrétaire général et le Conseil de sécurité.

Sur le plan juridique et diplomatique : Plusieurs pays frères ont ouvert des consulats généraux dans les villes de Laâyoune et de Dakhla, reconnaissant ainsi, de façon claire et nette, la Marocanité du Sahara et affirmant être pleinement confiants quant à la sécurité et à la prospérité qui règnent dans nos Provinces du Sud.

Dans le même temps, les membres de la communauté internationale refusent, dans leur grande majorité, de s’aligner sur les thèses des autres parties. De fait, 163 pays, représentant 85% des États membres des Nations Unies, ne reconnaissent pas l’entité factice.

Cette orientation a été confortée par les grandes puissances qui, en la matière, ont adopté des positions constructives, notamment la conclusion de partenariats stratégiques et économiques incluant, sans exception ni réserve, les Provinces Sud du Royaume comme partie intégrante du territoire marocain.

Partant de ces acquis, le Maroc réaffirme son engagement sincère à collaborer avec Son Excellence le Secrétaire général des Nations Unies, dans le cadre du respect des Résolutions du Conseil de sécurité, en vue de parvenir à une solution définitive, sur la base de l’Initiative d’autonomie.

De plus, le Maroc restera ferme sur ses positions et ne se laissera nullement fléchir par les provocations stériles et les manœuvres désespérées des autres parties. D’ailleurs, force est de constater que le déclin consommé de leurs thèses surannées les a précipitées dans le scénario typique d’une fuite en avant.

À cet égard, Nous réitérons notre rejet catégorique des agissements inacceptables par lesquels on cherche à entraver la fluidité du trafic entre le Maroc et la Mauritanie, à altérer le statut juridique et historique qui prévaut à l’est du mur de sécurité ou encore à se livrer à une exploitation illégitime des ressources de la région.

Le Maroc, fidèle à lui-même, ne se départira pas du bon sens et de la sagesse dont il a coutume. En revanche, c’est avec la dernière vigueur et la plus grande fermeté qu’il s’opposera aux abus cherchant à porter atteinte à la sécurité et à la stabilité de ses Provinces du Sud.

D’un autre côté, Nous sommes persuadé que les Nations Unies et la Minurso continueront à remplir leur devoir en veillant à préserver le cessez-le feu dans la zone.

Cher peuple,

Notre engagement à consolider la Marocanité du Sahara au niveau international n’a d’égal que Notre action soutenue pour que nos provinces sahraouies deviennent un moteur du développement régional et continental.

Aussi, afin de parachever les grands projets en cours de réalisation dans Nos provinces du Sud, le moment est venu de mettre en valeur les nombreuses potentialités que recèle leur domaine maritime.

A cet égard, au cours de cette année, et en totale conformité avec les principes du droit international, le Maroc a mené à terme la délimitation de ses espaces maritimes, en les incorporant dans l’arsenal juridique marocain.

En outre, le Maroc poursuivra, avec constance, le dialogue engagé avec notre voisin, l’Espagne, au sujet des zones de chevauchement des eaux territoriales des deux pays amis.

Ce dialogue s’inscrira dans le cadre du droit de la mer et respectera le partenariat qui les unit, loin de toute volonté unilatérale d’imposer le fait accompli.

De fait, en définissant clairement le cadre et les frontières des espaces maritimes placés sous la souveraineté du Royaume, le plan mis en œuvre pour impulser l’essor socio-économique de la région sera indubitablement consolidé.

Partant de cette vision, la façade atlantique Sud du Royaume, située face au Sahara marocain, constituera une interface maritime d’intégration économique et un foyer de rayonnement continental et international.

De fait, d’ores et déjà Tanger-Med est reconnu comme le premier port en Afrique ; le port Dakhla Atlantique contribuera à consacrer cette tendance.

Par ailleurs, Nous continuerons à œuvrer pour le développement d’une véritable économie maritime dans ces territoires que Nous chérissons tant. Cette zone qui abonde en ressources et en potentialités, sur terre comme en mer, servira ainsi de passerelle et de trait d’union entre le Maroc et sa profondeur africaine.

A cet égard, il importe d’investir dans les espaces maritimes, tant pour le dessalement de l’eau de mer que pour l’exploitation des énergies renouvelables d’origine éolienne ou hydrolienne.

En parallèle, il faut continuer à promouvoir le secteur de la pêche maritime, compte tenu de son rôle dans le développement de l’économie de la région.

Par ailleurs, pour que le plan Azur devienne un levier stratégique au service de la relance du secteur touristique dans la région et pour que celle-ci s’affirme comme une véritable destination du tourisme balnéaire, il importe de lui insuffler une nouvelle dynamique.

Cher peuple,

La fidélité sans faille à l’esprit et au serment éternel de la Marche Verte exige que tous les Marocains restent mobilisés et vigilants et qu’ils s’attachent à relever les défis internes et externes avec sérieux et responsabilité.

Nous serons ainsi à même de mener à bien les projets de développements sociaux et économiques de notre pays ; nous continuerons à défendre nos intérêts et nos Causes justes et à renforcer la place du Maroc dans son environnement régional et international.

C’est aussi l’occasion pour Nous, de rendre hommage à la mémoire immaculée des valeureux martyrs de la Patrie et d’adresser l’expression de Notre considération à Nos Forces Armées Royales et aux forces de sécurité, toutes catégories confondues, pour leur mobilisation constante à défendre, sous Notre commandement, l’intégrité territoriale du pays et à préserver sa sécurité et sa stabilité.

Wassalamou alaikoum warahmatoullahi wabarakatouh.

Sahara marocain : Le roi Mohammed VI assure que le Maroc ne se laissera nullement fléchir par les provocations stériles et les manœuvres désespérées des autres parties

Le roi Mohammed VI a adressé samedi un discours à l’occasion du 45-ème anniversaire de la Marche Verte, axé principalement sur le dossier du Sahara Marocains.

Le souverain a affirmé dans son discours que le Maroc ne se laissera nullement fléchir par les provocations stériles et les manœuvres désespérées des autres parties.

«Le Maroc restera ferme sur ses positions et ne se laissera nullement fléchir par les provocations stériles et les manœuvres désespérées des autres parties», a-t-il souligné.

Le roi Mohammed VI a relevé que le déclin consommé des thèses surannées de ces parties les a précipitées dans le scénario typique d’une fuite en avant.

Le roi a, dans ce contexte, réitéré le rejet catégorique des agissements inacceptables «par lesquels on cherche à entraver la fluidité du trafic entre le Maroc et la Mauritanie, à altérer le statut juridique et historique qui prévaut à l’est du mur de sécurité ou encore à se livrer à une exploitation illégitime des ressources de la région».

Le Souverain a noté que le Maroc, fidèle à lui-même, «ne se départira pas du bon sens et de la sagesse dont il a coutume».

«C’est avec la plus grande fermeté que le Maroc s’opposera aux abus cherchant à porter atteinte à la sécurité et à la stabilité de ses provinces du Sud», a ajouté le roi, se disant persuadé que les Nations Unies et la Minurso continueront à remplir leur devoir en veillant à préserver le cessez-le-feu dans la zone.

Par ailleurs, Mohammed VI a indiqué que le monde entier découvrit, à l’occasion de la Marche Verte, «combien le peuple marocain savait relever les défis. Et ainsi, par cette marche pacifique qui trouva une issue heureuse dans la récupération de nos Provinces du Sud, nous entrions magistralement dans les annales de l’Histoire».

En cela, a poursuivi le Souverain, «la Marche Verte ne représente pas seulement un événement national majeur et une étape saillante dans le processus de parachèvement de notre intégrité territoriale. Elle incarne également une dynamique dont l’esprit se perpétue et se renouvelle à travers l’action menée pour consolider la Marocanité du Sahara sur la scène internationale et pour ériger le Sahara en force motrice du développement régional et continental».

Avec MAP

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