La Rédaction

Le Conseil des Fatwa des EAU confirme la criminalisation de l’organisation des Frères musulmans et la considère comme une organisation terroriste

Le Conseil des Fatwa des Emirats Arabes Unis réuni ce lundi 23 novembre a soutenu la décision du Comité des grands Oulémas saoudien considérant les Frères musulmans une organisation «terroriste».

Avec WAM

Le Conseil des Fatwa des EAU a annoncé lors da sa réunion régulière qui s’est tenue aujourd’hui par vidéoconférence, son soutien total à la déclaration du Comité des grands Oulémas saoudien, qui fait écho aux précédentes positions des gouvernements des EAU et d’Arabie Saoudite qui considèrent les Frères musulmans comme une organisation terroriste, en raison de leur soutien aux groupes extrémistes violents, de leurs différends avec les dirigeants et de leur désobéissance.

La réunion qui était dirigée par le président du Conseil des Fatwa des EAU, Cheikh Abdallah ben Bayyah a passé en revue la déclaration du Comité des grands Oulémas saoudien, qui affirme que la Charia promeut l’unité et met en garde contre la division et les groupes de voyous.

Le Conseil émirati a également exhorté tous les musulmans à dénoncer les divisions et à éviter de soutenir, de sympathiser et de rejoindre des organisations qui visent à provoquer des divisions, à déclencher des conflits et à verser du sang.

Citant des versets du saint Coran et les paroles et pratiques (Sunna) du prophète Mohamed , le Conseil a affirmé qu’il n’est pas permis de prêter allégeance à une personne autre que le dirigeant, ni à un «émir» .

Biden dévoile son équipe de sécurité nationale et de politique étrangère

Joe Biden a dévoilé lundi les premiers grands noms aux postes de la sécurité nationale et de la diplomatie. Le président élu a opté pour des personnalités expérimentées et reconnues plutôt que pour l’effet de surprise. Le conseiller de longue date de Biden, Antony Blinken, est nommé secrétaire d’État, et Jake Sullivan, ancien assistant principal d’Hillary Clinton, est choisi comme conseiller à la Sécurité Nationale.
Biden nommera Alejandro Mayorkas, premier immigrant et premier Latino à diriger le département de la sécurité intérieure, et Avril Haines, première femme directrice du renseignement national.

En plus de son intention précédemment annoncée de nommer Antony Blinken au poste de secrétaire d’État et Jake Sullivan au poste de conseiller à la sécurité nationale, Biden a déclaré ce lundi qu’il nommerait Alejandro Mayorkas à la tête du département de la sécurité intérieure et Avril Haines au poste de directeur de renseignement national.

Linda Thomas-Greenfield, une diplomate afro-américaine chevronnée de 68 ans, qui fut secrétaire d’Etat adjointe pour l’Afrique, sera nommée ambassadrice des Nations Unies, un poste qui sera élevé au statut de ministre dans l’administration Biden.

Le nouveau président a également annoncé qu’il nommerait l’ancien secrétaire d’État John Kerry comme envoyé présidentiel spécial pour le climat et placerait le poste en tant que membre du Conseil de sécurité nationale. Il s’agit là d’une grande nouveauté car c’est pour la première fois qu’un envoyé de haut niveau pour le climat ferait officiellement partie du NSC.

Blinken et Sullivan le duo clé des 100 premiers jours de Biden

Ayant travaillé comme conseiller de Biden pendant des décennies, Antony Blinken est bien connu dans les cercles de la sécurité nationale, où il s’est forgé une réputation de réaliste pragmatique et de solide partisan des institutions multilatérales.

Jake Sullivan quand à lui est un ancien haut collaborateur d’Hillary Clinton qui a également été conseiller à la sécurité nationale de Biden sous l’administration Obama. Il a précédemment déclaré qu’une politique étrangère américaine efficace était enracinée dans de solides institutions démocratiques au pays.

Blinken et Sullivan devraient prendre la tête de plusieurs des principales priorités de Biden au cours de ses 100 premiers jours au pouvoir: Rejoindre et renforcer l’Accord de Paris sur le climat, rejoindre et relancer l’accord nucléaire du Plan d’action global conjoint de 2015 avec l’Iran et rejoindre l’Organisation mondiale de Santé (OMS).

Sullivan a également déclaré que Biden avait l’intention d’organiser un sommet des démocraties mondiales au début de son premier mandat, dans le cadre d’une tentative plus large de construire un front uni entre les principales démocraties pour repousser l’autocratie rampante dans des pays tels que la Russie et la Chine.

Première femme et premier immigrant pour diriger les renseignements

Le choix de Biden pour le poste de directeur du renseignement national, l’ancienne directrice adjointe de la CIA et ancienne conseillère adjointe à la sécurité nationale dans l’administration Obama, Avril Haines, fera d’elle la première femme à diriger la communauté du renseignement.

Tandis que le candidat de Biden à la tête de la sécurité intérieure, Mayorkas, brisera également les barrières historiques s’il est confirmé. Né il y a 60 ans à la Havane, il sera le premier Hispanique à diriger le ministère de la Sécurité intérieure, qui supervise notamment les questions d’immigration. Ce fils de réfugiés anticastristes, ancien procureur fédéral, connaît bien cette administration, dont il fut ministre adjoint de 2013 à 2016.

Dans son nouveau rôle, Mayorkas sera chargé de réformer et de reconstruire un système de contrôle de l’immigration qui est devenu profondément politisé et militarisé sous le président Donald Trump.

Sous Trump, le DHS a supervisé de profondes réductions de l’immigration légale et de l’admission des réfugiés aux États-Unis, et il a mis en œuvre des politiques frontalières draconiennes destinées à décourager les immigrants sans papiers de tenter de traverser la frontière sud.

Missions non encore définies pour John Kerry

Le rôle de John Kerry dans la future administration Biden est pour le moment inconnu, étant donné que son poste est nouvellement créé et surtout élevé au rand de membre du Conseil de sécurité nationale.

L’un des héritages du mandat de Kerry en tant que secrétaire d’État, a été l’émergence de l’Amérique en tant que chef de file mondial et organisateur sur les grandes questions climatiques, allant des accords de Paris aux océans en passant par la biodiversité.

«L’Amérique aura bientôt un gouvernement qui traitera la crise climatique comme la menace urgente pour la sécurité nationale», a tweeté Kerry après l’annonce. «Je suis fier de m’associer au président élu, à nos alliés et aux jeunes dirigeants du mouvement pour le climat pour affronter cette crise en tant qu’envoyé du président pour le climat

L’équipe législative de la Maison Blanche prend forme

Ce lundi, Biden a également annoncé deux autres recrutements de haut niveau à la Maison Blanche: Reema Dodin et Shuwanza Goff, qui seront tous deux directeurs adjoints au Bureau des affaires législatives de la Maison Blanche.

Goff et Dodin relèveront tous deux de l’ancienne élève de l’administration Obama, Louisa Terrell, qui a été nommée la semaine dernière pour occuper le poste de directrice des affaires législatives de la Maison Blanche.

Terrell, Goff et Dodin seront chargés de transformer les promesses de campagne de Biden en une législation réelle. Une tache pas particulièrement ardue en raison de la composition très divisée du congres. En tête de leur ordre du jour se trouve un plan de gestion de la pandémie du coronavirus qui, selon les républicains et les démocrates, devra être adopté peu de temps après la prise de fonction de Biden fin janvier.

Joe Biden et sa vice-présidente élue Kamala Harris, feront un discours pour annoncer formellement ces nominations mardi à Wilmington, le fief du président élu, dans le Delaware.

Botola Pro : Exit Maroc Telecom, Marhba inwi

Le nouveau président d’inwi, Azzedine El Mountassir Billah, marque le début d’une nouvelle ère de l’opérateur télécom en investissant un domaine que le leader du marché, Maroc Telecom, a historiquement dominé : le football. inwi, qui se définit comme étant un «Operateur Telecom global», annonce son partenariat avec la Fédération Royale Marocaine de Football (FRMF), en tant que Partenaire Officiel du Football National. Désormais, le championnat national professionnel portera, à partir de la saison prochaine, le nom de : « Botola Pro inwi»

Pur les non initiés, il s’agit d’une grande surprise que d’évincer Maroc Telecom du sponsoring et du naming du Championnat National professionnel de football. Partenaire historique du sport, Maroc Télécom a longtemps été une source permanente de financement des sports dits de haut niveau, notamment l’athlétisme.

Aujourd’hui, Maroc Telecom cède la place après dix années en tant que sponsor officiel du championnat professionnel du foot, 2011-2014 et 2015-2019, au plus jeune opérateur télécom national, inwi.

«Partenaire Officiel du Championnat National professionnel de football, l’opérateur apporte ainsi son soutien aux équipes nationales, en vue de prendre part au développement du football national et de hisser les couleurs du Maroc dans les grandes compétitions nationales et internationales.» a annoncé la filiale du groupe Al Mada dans un communiqué publié ce lundi 23 novembre.

inwi qui n’a pas dévoilé ni le montant du contrat de sponsoring ni sa durée, précise que son intérêt est porté par la popularité et les valeurs de la discipline sportive mais également par sa cible de prédilection, les jeunes.

«Le football, discipline sportive la plus populaire au sein du Royaume, est un vecteur de valeurs nobles favorisant l’esprit d’équipe, l’enthousiasme, le partage et le dépassement de soi-même ; autant de valeurs que l’opérateur partage au quotidien avec tous les Marocains.» souligne le communiqué d’inwi.

« Ce partenariat est également à l’unisson de l’intérêt que porte l’opérateur à la jeunesse marocaine, notamment en accompagnant les différents programmes qui encouragent l’éclosion de nouveaux talents » précise la même source.

L’opérateur dirigé par Azzedine El Mountassir Billah explique par ailleurs que ce partenariat avec le championnat professionnel de foot, s’inscrit également dans le cadre de l’élan de solidarité nationale induit par le contexte exceptionnel lié au Covid-19 et participe de l’engagement d’inwi à soutenir le football national à un moment où il est durement impacté par la crise sanitaire.

Football, 5G, Afrique, mobile money, transformation numérique… inwi est finalement décidée à en découdre avec la concurrence et jouer dans la cour des grands.

Cinq ans après sa libération, l’espion juif qui a aidé Israël à bombarder le QG de l’OLP à Tunis et d’assassiner Khalil al-Wazir, le numéro 2 d’Arafat, est désormais libre de quitter les Etats-Unis

Le Premier ministre israélien Benjamin Netanyahu a salué samedi la fin de l’interdiction de voyager de Jonathan Pollard, un juif américain emprisonné aux Etats-Unis en 1985 pour espionnage au profit de l’Etat hébreu. Le Pentagone et la CIA n’ont jamais pardonné à l’espion juif, la masse d’informations classées secret-défense qu’il a livré contre de l’argent. Il a passé trente années en prison et cinq années avec bracelet électronique.

Avec AFP

Vendredi, le département américain de la Justice avait indiqué avoir levé les conditions imposées au moment de la libération de Jonathan Pollard, un ancien analyste de la marine américaine âgé aujourd’hui de 66 ans.

«Le Premier ministre salue la levée des restrictions sur Jonathan Pollard» et espère qu’il arrivera «en Israël bientôt», selon un communiqué de son cabinet.

Pollard, qui avait plaidé coupable, avait été condamné en 1987 à la rétention à perpétuité pour avoir communiqué des documents américains secrets.

Après 30 ans en prison, il avait été libéré sur parole en novembre 2015 avec obligation de porter un bracelet électronique, de respecter un couvre-feu et interdiction de quitter le territoire américain pendant cinq ans supplémentaires, malgré les pressions israéliennes.

Netanyahu a travaillé sans relâche pour ramener l’espion en Israël

A l’issue de cette période, la Commission des probations, une agence du ministère de la Justice, a expliqué avoir examiné son dossier et «jugé que rien n’indiquait qu’il risquait de violer la loi».

Elle a alors «ordonné de lever les conditions imposées à sa libération».

Selon le communiqué israélien, Netanyahu s’était «engagé à obtenir la libération (de Jonathan Pollard) depuis plusieurs années» et a travaillé «sans relâche» pour le ramener en Israël.

Au milieu des années 1980, M. Pollard avait pris contact avec un colonel israélien à New-York et commencé à partager des secrets américains à l’Etat hébreu, en échange de dizaines de milliers de dollars.

Au total, Jonathan Pollard, a communiqué des milliers de documents américains. Son dossier a longtemps constitué une épine dans les relations entre Washington et Israël, allié stratégique en pleine guerre froide.

L’affaire s’était résorbée après la promesse d’Israël de mettre un terme à toutes ses activités d’espionnage sur le sol américain.

De hauts responsables du Pentagone ou de la CIA n’ont jamais pardonné à l’espion la masse d’informations classées secret-défense livrées contre de l’argent, et en pleine guerre froide, à l’allié stratégique israélien des Etats-Unis.

Selon des documents de la CIA déclassifiés, Pollard aurait aidé Israël à bombarder en 1985 le quartier général de l’Organisation de libération de la Palestine (OLP), alors exilée en Tunisie, et à assassiner le numéro deux de l’OLP, Abou Jihad, à Tunis en 1988.

«Nous sommes ravis que notre client soit enfin libéré de toute restriction, et nous espérons le voir bientôt en Israël», ont indiqué dans un communiqué ses avocats, Eliot Lauer et Jacques Semmelman.

Ils n’ont pas confirmé s’il comptait quitter prochainement New York où il vit depuis 2015. Il est, selon eux, d’abord «heureux d’être enfin capable d’aider son épouse», souffrant d’une «forme agressive de cancer».

Jonathan Pollard n’a pas de passeport pour pouvoir voyager en Israël

Jonathan Pollard a régulièrement exprimé son souhait d’aller s’installer en Israël, dont il a obtenu la nationalité en 1995 et où il est vu comme un héros national par une partie de la population.

Selon la radio publique israélienne, Pollard pourrait toutefois ne pas être en mesure de voyager dans l’immédiat car il ne possède pas de passeport.

Par ailleurs, il attendrait pour partir que sa femme Esther ait terminé sa chimiothérapie en cours.

«Jonathan et Esther prévoient de rentrer chez eux en Israël aussitôt que cela sera possible d’un point de vue médical», a indiqué Eliot Lauer.

«Toutes ces années, nous avons partagé la souffrance de Jonathan Pollard et ressenti une responsabilité et un engagement pour le faire libérer», a déclaré le président israélien Reuven Rivlin dans un communiqué en anglais.

Il sera accueilli après «de nombreuses années difficiles d’emprisonnement et de restrictions, pour une nouvelle vie en paix», a-t-il ajouté.

Kaspi, une fintech kazakhe de tous les records, conjure la pandémie

Les Kazakhs utilisent les services de Kaspi pour payer leurs factures, rendre la monnaie mais aussi recevoir les aides du gouvernement contre la pandémie, qui a encore accéléré le succès de cette fintech, succès d’un genre nouveau pour le Kazakhstan.

AFP

Kaspi.kz, leader des systèmes de paiement numériques et du e-commerce au Kazakhstan, est devenu le groupe à la plus importante capitalisation du pays après avoir été valorisé à 6,5 milliards de dollars lors de son entrée à la Bourse de Londres en octobre.

Kaspi a ainsi réussi – après un premier échec en 2019 – la deuxième plus importante entrée en Bourse au Royaume-Uni depuis le début de l’année.

Parmi ses investisseurs, il y a Goldman Sachs et Baring Vostok, fonds occidental spécialisé dans l’espace post-soviétique et un des artisans de l’entrée en Bourse record de Yandex en 2011 sur le Nasdaq.

La pandémie de coronavirus, qui a fait exploser le e-commerce dans le monde, a profité au groupe, accélérant sa croissance.

«Nous pensons avoir beaucoup de marge pour croître encore à l’avenir», affirme à l’AFP Mikheil Lomtadze, le patron de Kaspi. Au siège du groupe, ce diplômé de la Business School de l’université d’Harvard, originaire de Géorgie, accueille en jeans et col de chemise ouvert.

«Nous sommes des pionniers de la numérisation du pays», affirme l’entrepreneur de 45 ans, indiquant qu’au-délà de la Chine, où les systèmes de paiement numériques Alipay et WeChat sont omniprésents, peu de pays ont vu ce type de système révolutionner les habitudes des utilisateurs autant que le Kazakhstan.

Boostés par la pandémie

La crise sanitaire a mis à dure épreuve du Kazakhstan, première économie d’Asie centrale, dont le PIB annuel devrait baisser cette année pour la première fois en plus de deux décennies.

Kaspi, au contraire, a vu les utilisateurs actifs de son application augmenter de 70% au premier semestre 2020, sur un an, atteignant près de 8 millions dans un pays aux 19 millions d’habitants.

Le groupe a commencé en tant que banque dans cette ex-république soviétique avant de s’étendre aux paiements entre particuliers et au commerce en ligne.

Malgré les mesures de confinement réduisant les déplacements en mars et avril, une armée de livreurs Kaspi a continué de sillonner le pays, apportant un soutien vital aux commerces fermés, qui pouvaient vendre leurs produits sur la plateforme.

Mais l’application a également été le vecteur de plus de 60% des sommes versées par le gouvernement en soutien aux citoyens éligibles. «Pendant cette période difficile nous sommes devenus encore plus importants», affirme avec fierté M. Lomtadze.

Tous accro

Dans le centre d’Almaty, même les musiciens de rue affichent leur numéro Kaspi comme alternative aux espèces, et les conducteurs de taxi utilisent l’application pour rendre la monnaie aux clients.

Jibek, étudiante de 21 ans, affirme à l’AFP que même une matinée sans l’application – qu’elle utilise depuis un an – s’avère difficile. “C’est très pratique”, affirme-t-elle, citant le paiement de factures en exemple, “tout le Kazakhstan est accro”.

Une panne de quelques heures, survenue deux semaines après l’arrivée fracassante du groupe à la Bourse londonienne, a provoqué une déferlante de réactions sur les réseaux sociaux, les internautes évoquant avec humour un retour à la préhistoire.

En 2014, la situation semblait cependant peu favorable: une soudaine chute de la devise nationale, le tenge, avait laissé craindre que des banques ne mettent la clé sous la porte.

Pour rassurer les clients, Mikheil Lomtadze et Vyatcheslav Kim, camarade de classe à Harvard et président de Kaspi, se sont rendus dans les filiales de la banque, raconte l’analyste financier Tulegen Askarov.

«Quand les propriétaires d’une banque parlent aux clients qui déposent leur argent, il y a des chances qu’ils se fassent une meilleure idée de ce à quoi leur business devrait ressembler», indique l’analyste.

Le voisin chinois, où les hommes d’affaires kazakhs ont découvert Alipay et WeChat, a accéléré le tournant de Kaspi vers la fintech, ajoute M. Askarov.

Le groupe se projette désormais au-delà des frontières kazakhes. Kaspi s’est déjà lancé en Azerbaïdjan, où il détient une plateforme de vente. Prochain dans le viseur: l’Ouzbékistan, pays le plus peuplé d’Asie centrale avec 34 millions d’habitants.

#AbrahamAccords : MBS, Netanyahu et Pompeo réunis à Neom en Arabie Saoudite

Bombe diplomatique lundi au Moyen-Orient avec la première visite révélée d’un chef de gouvernement israélien en Arabie saoudite, en l’occurrence Benjamin Netanyahu qui y a rencontré en secret ce weekend le prince héritier Mohammed ben Salmane (MBS), selon des sources concordantes. Selon le Wall Street Journal qui cite un haut responsable saoudien, Netanyahu et Ben Salman ont discuté de la normalisation et de l’Iran.

Avec Agences

Benjamin Netanyahu s’est envolé dimanche soir dans un jet privé avec Yossi Cohen, le chef du Mossad, les services de renseignements extérieurs israéliens, pour se rendre à NEOM, le projet de ville futuriste voulue par MBS située dans le nord-ouest de l’Arabie saoudite, près d’Israël, a révélé la presse israélienne, une information confirmée à l’AFP par une source gouvernementale.

Auparavant, un vol inhabituel avait été signalé au départ d’Israël hier pour la ville saoudienne de Neom. Un avion d’affaires privé, parfois utilisé par le Premier ministre Benjamin Netanyahu.

Il s’agit d’un jet privé appartenant à l’homme d’affaires israélien Udi Angel que le Premier ministre utilise souvent lors de précédents voyages à l’étranger.

Selon les données de FlightRadar24.com, un jet Gulfstream IV a décollé de l’aéroport international Ben Gourion de Tel Aviv dimanche après-midi et a volé vers le sud le long de la côte est de la péninsule égyptienne du Sinaï avant de se diriger vers la côte nord-ouest de la mer Rouge de l’Arabie saoudite.

L’avion a atterri à Neom juste après 18h30 GMT et y est resté jusqu’à 21h50, selon les données. Il est ensuite retourné à Tel Aviv par le même itinéraire.

alors que le bureau de Netanyahu n’a émis aucun commentaire dans l’immédiat sur ce qui pourrait être la première visite d’un Premier ministre israélien en Arabie saoudite, chef de file des monarchies pétrolières arabes du Golfe et poids lourd de la région, le ministre Zeev Elkin a déclaré à la radio de l’armée qu’il «n’étais pas dans l’avion pour l’Arabie saoudite.»

Le conseiller des médias sociaux de Netanyahu, Topaz Luk, a également semblé suggérer que la réunion avait eu lieu lorsqu’il a tweeté: «Gantz fait de la politique pendant que le Premier ministre fait la paix».

Le responsable israélien semblait faire référence à une décision du ministre de la Défense Benny Gantz, le rival de Netanyahu, de créer une commission d’enquête sur un accord sous-marin de 2 milliards de dollars avec l’Allemagne qui a été décrit par certains comme le plus grand scandale de corruption de l’histoire en Israël.

Par ailleurs, d’après la presse israélienne, Netanyahu n’aurait pas informé son ministre de Défense ni son ministre des Affaires Etrangères pour garder le secret de cette réunion.

Les médias d’État saoudiens ont rapporté que le prince Mohammed avait rencontré Mike Pompeo dimanche, mais ils n’ont fait aucune mention d’une visite de Netanyahu.

Une information confirmée par le secrétaire d’État américain qui a écrit sur son compte Twitter avoir eu des entretiens «constructifs» avec Mohammed ben Salmane, dirigeant de facto du royaume saoudien.

Toutefois, selon le Wall Street Journal, un haut conseiller saoudien a déclaré que le Premier ministre Benjamin Netanyahu a discuté lors de sa rencontre avec le «régent» Mohammed ben Salman de la question de la normalisation entre les pays et de la question de la menace iranienne. Selon la même source aucun accord de fond n’avait été conclu lors de la réunion.

Normalisation

Israël a annoncé ces derniers mois des accords de normalisation de ses relations avec les Emirats arabes unis, Bahreïn, mais aussi le Soudan, sous le parrainage des Etats-Unis du président Donald Trump, un allié clé de Netanyahu qui doit quitter ses fonctions, comme M. Pompeo, en janvier.

Mike Pompeo qui a participé à la réunion entre MBS et Bibi et qui a fait ces derniers jours une tournée au Moyen-Orient au cours de laquelle il a d’ailleurs visité Israël, a réitéré dans un entretien aux médias saoudiens qu’il y a d’autres pays arabes qui vont rejoindre des accords de paix avec Israël et que Washington poursuivra ses efforts pour instaurer la paix au Moyen-Orient.

«Notre partenariat sécuritaire et économique est fort et nous allons continuer à le développer afin de contrer l’influence nocive de l’Iran dans la région», a ajouté Pompeo,

Il y a environ un mois, le chef du Mossad a exprimé l’espoir que d’autres pays de la région maintiendraient des relations officielles avec Israël. «Nous sommes en contact avec un grand nombre de pays de la région et au-delà, au Moyen-Orient et en Afrique bien sûr. J’espère vraiment que ces efforts, comme ceux qui ont mûri jusqu’à présent, mûriront également» avait-il déclaré à la Société de radiodiffusion publique israélienne, KAN.

Le Crédit Agricole du Maroc déploie un dispositif novateur et très ambitieux pour accompagner les entrepreneurs agricoles à réussir la campagne 2020-2021

Soutien sur-mesure « filière-région », appui à l’éclosion de la classe moyenne rurale, digitalisation, politique de proximité et Inclusion financière, sont les quatre axes autour desquels s’articule le nouveau dispositif d’accompagnement, déployé par le Crédit Agricole du Maroc au profit des entrepreneurs agricoles. Lequel dispositif s’ajoute à l’enveloppe de 8 milliards de Dhs mobilisée par la banque pour accompagner la campagne agricole 2020-2021.

Le Crédit Agricole du Maroc lance un dispositif innovant à 360° qui s’appuie sur l’expertise et le savoir-faire de la Banque en tant que leader du financement du monde agricole et agro-alimentaire, annonce la banque dirigée par Tariq Sijilmassi dans un communiqué.

Ce dispositif ambitieux marque l’engagement du Crédit Agricole du Maroc et sa mobilisation pour l’accompagnement des entrepreneurs agricoles tout au long des chaînes de valeur grâce à la mise en place d’outils financiers inclusifs et de programmes spécifiques permettant aux agriculteurs et aux ruraux de générer de la croissance et d’améliorer et de stabiliser leur niveau de vie, précise la même source.

Visant à soutenir la résilience du secteur agricole et aligné avec les orientations du nouveau plan stratégique « Génération Green 2020-2030 », le dispositif prévu par le Groupe Crédit Agricole, outre l’axe financier qui assure le doublement de l’enveloppe de financement de 4 à 8 milliards de dirhams, se décline en quatre autres axes :

Axe 1 : Un soutien sur-mesure «filière-région» qui permet d’adresser spécifiquement les difficultés et les challenges auxquels sont confrontés les opérateurs

Conscient que la situation de chaque filière est différente selon ses spécificités et selon les régions, le CAM adopte une approche différenciée en fonction des contraintes de chacune basée sur une vision matricielle filière/région qui prend notamment en compte l’impact de la situation climatique de chaque région sur chaque filière et son écosystème. En effet, certaines filières souffrent de stress hydrique et de sécheresse dans certaines régions, quand, dans d’autres, au contraire, elles enregistrent une bonne campagne.

Pour les adresser, le CAM a mis en place une approche territoriale portant une attention particulière à la situation du secteur agricole, région par région, notamment en cas d’aléa climatique impactant et déploiera, dès que nécessaire, un dispositif spécifique pour apporter son appui à l’ensemble des agriculteurs, leur permettant ainsi de dépasser les conjonctures difficiles en les accompagnant dans la continuité et le développement de leurs activités.

La Banque organisera également des tournées régionales pour être à l’écoute des acteurs et apporter les solutions adéquates et adaptées aux opérateurs de chaque filière en fonction de leur situation : rééchelonnement, traitement de l’endettement, refinancements…

Axe 2 : Un appui à l’éclosion de la classe moyenne rurale

Dans le cadre du déploiement du Programme intégré d’appui et de financement des entreprises « INTELAKA», initié par le Roi Mohammed VI, le monde rural et agricole a bénéficié d’un dispositif spécifique, Al Moustatmir Al Qaraoui, porté par le Crédit Agricole du Maroc qui s’engage à fournir un accompagnement aussi bien financier que non financier adapté au cycle de vie et au niveau de maturité de l’entreprise alliant financement et mise à disposition de conseil et de l’expertise de la Banque et de son écosystème.

Le CAM prévoit de poursuivre la mise en œuvre du programme Al Moustatmir Al Qaraoui et lance en coordination avec le Ministère de l’Agriculture, de la Pêche Maritime, du Développement Rural et des Eaux et Forêts, de nouvelles offres produits dédiées combinant incitations de l’Etat et crédit bancaire et ce afin d’accompagner la Stratégie Agricole «Génération Green 2020-2030» visant la promotion de l’élément Humain en milieu rural et la pérennité du développement agricole.

Le Crédit Agricole du Maroc, partenaire historique du secteur agricole compte multiplier ses efforts pour le secteur et met ainsi en place un premier pack spécifique dénommé « Pack CAM – Génération Green Jeunes», destiné aux jeunes agriculteurs ainsi qu’à la jeune entreprise rurale de services à l’agriculture.

La Banque lancera également, dans ce cadre, un pack dédié à l’accompagnement des ayants-droit dans le cadre du projet de Melkisation des terres collectives afin de financer leurs besoins à titre individuel (personnes physiques) ou en groupement.

Axe 3 : Digitalisation

Dans le cadre de ses efforts constants pour répondre aux problématiques du monde rural et faciliter l’accès aux services bancaires à l’ensemble des citoyens notamment les populations résidant dans les zones enclavées, le Crédit Agricole du Maroc a fait du digital un levier stratégique de croissance et de différenciation en lançant une large panoplie de produits digitaux et d’applications innovantes qui participent grandement aux efforts nationaux d’inclusion financière.

Le Groupe ambitionne de contribuer fortement à la création d’un écosystème digital incluant les filières agricoles en offrant ses plateformes digitales comme socle de base pour la mise en place de parcours spécifiques aux diverses filières.

Ci-après quelques une des initiatives liées à la digitalisation :

Imtiazat-e : Première application bancaire gratuite dédiée aux Agriculteurs au Maroc, «Imtiazat-e» offre aux agriculteurs des fonctionnalités diverses dont la consultation de compte, l’initiation des demandes de financement court terme, le suivi des dossiers FDA, le suivi des engagements auprès du CAM ainsi le règlement des fournisseurs partenairees.

Hssab-e : Application mobile qui permet d’ouvrir un compte en ligne sans se déplacer en Agence dans le respect total de la règlementation en vigueur en matière de devoir de vigilance en profitant de la robustesse des technologies développés par notre Digital Factory.

Beztam-e : Une des premières solutions mobiles interopérables sur le Marché, « Beztam-E » permet de réaliser des opérations de transfert d’argent, de paiement et de règlement des factures de façon simple et innovante 24h/24 et 7j/7. « Beztam-e » peut être adossé à un compte bancaire ou à une carte prépayée celui lui confère une souplesse notamment pour les commerçants.

AL FILAHI CASH (AFC): Un établissement de paiement du Groupe Crédit Agricole du Maroc qui offre une panoplie de services spécifiques aux établissements de paiement via l’application Alfilahi Pay, ses agences en propre ou son réseau d’Agent via le Groupe Crédit Agricole du Maroc. AFC dispose aussi d’agreement pour offrir des services d’intermédiation bancaire de base.

Axe 4 : Politique de proximité et Inclusion financière

L’inclusion financière représente une priorité de taille pour le Crédit Agricole du Maroc. Afin de renforcer ses efforts de bancarisation des populations les plus enclavées, le CAM déploie des actions fortement impactantes, confirmant ainsi sa vocation de banque solidaire et citoyenne.

Au titre de sa politique de proximité et afin de contribuer au désenclavement des populations rurales excentrées, le Crédit Agricole du Maroc a augmenté de façon considérable son parc d’agences mobiles qui est passé de 50 à 100 agences. Véritable force de frappe, le Réseau Rural Mobile sillonnent le Royaume en vue de soutenir les populations rurales enclavées et intensifier le rôle de la Banque pour l’inclusion financière et le financement de l’agriculture solidaire et des activités économiques en milieu rural.

Par ailleurs, le CAM prévoit de poursuivre son important programme d’éducation financière de base de la population rurale et qui a bénéficié jusque-là à près de 15.000 petits producteurs agricoles et ménages ruraux dont en particulier des femmes et des jeunes.

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