Décideurs

Contrairement à Lydec plus parisienne que jamais, Veolia se choisit un nouveau patron marocain

Pour relever l’ensemble des défis relatifs à une amélioration durable des services aux agglomérations de Rabat-Salé et de Tanger-Tétouan, pour lesquelles elle gère en concession la distribution de l’eau et de l’électricité, Veolia choisit un haut cadre marocain à la tête de ses activités dans le Royaume. En effet, Antoine Frérot, Président-Directeur général du Groupe, a annoncé cette semaine la nomination de Chouhaid Nasr au poste de «Directeur Pays Maroc» en remplacement de François De Rochambeau. Veolia rompt ainsi avec une pratique de certaines sociétés françaises opérant au Maroc, notamment l’autre gestionnaire délégué, Lydec, dont le Directeur général s’emploie exclusivement à défendre les intérêts de l’Hexagone au Maroc, en sa qualité de président de la Chambre Française de Commerce et d’Industrie.

La nomination de Chouhaid Nasr, premier marocain à prendre la haute main sur la destinée de la gestion déléguée des services essentiels au Maroc, ne peut passer inaperçue tant elle est significative par les messages qu’elle émet.

Présent au Maroc depuis 2002, Veolia, leader mondial des services collectifs, a observé les changements dans la société ainsi que les nouvelles politiques en matière d’aménagement, d’environnement, de régionalisation. L’usager marocain est devenu plus exigent, il compare et revendique une amélioration constante des services.

Face à ces évolutions, Veolia s’investit désormais dans une stratégie d’enracinement local et s’appuie pour sa mise œuvre sur un management marocain, une émulsion de talents nationaux ayant accumulés une expertise unique dans les gestion de problématiques complexes liant prouesse technique, responsabilité sociale et continuité de service.

Cette équipe dirigeante de Choc de Veolia Maroc est composée entre autres de Chouhaid Nasr, nommé Directeur Pays, intégrant ainsi le Comité Exécutif de la zone Afrique et Moyen-Orient du groupe français et de Othmane Hamouda, nommé Directeur Général Adjoint de REDAL.

En plus des acticités classiques du gestionnaire délégué, l’équipe marocaine pilotée par Chouhaid Nasr a eu également pour mandat de porter haut et fort l’ambition du groupe Veolia d’être le champion mondial de la transformation écologique. M. Nasr s’appuiera sur les avancées remarquables et l’expertise éprouvée du Maroc dans le développement durable qui font du Royaume un modèle structurant pour une relance africaine verte plus durable et plus résiliente.

Cette configuration vertueuse de Veolia, qui confirme la «marocanisation» de son leadership au Maroc, contraste avec l’orientation affichée par l’autre gestionnaire délégué français présent sur le sol national, Lydec. En effet, Suez prend le chemin opposé en rendant sa filiale marocaine encore plus parisienne avec Jean Pascal Darriet qui est à la fois patron de Lydec et Président de la Chambre Française de Commerce et d’Industrie du Maroc.

Qui est Chouhaid Nasr nouveau patron de Veolia au Maroc

Âgé de 52 ans, marié et père de 3 enfants, Chouhaid Nasr a eu un Bachelor en Sciences Physiques à l’Université Mohammed V de Rabat en 1990, un master en sciences physiques à l’université du Québec au Canada en 1993, un Ph.D en Biophysique à l’université du Québec au Canada et à l’université de Notre Dame aux USA en 1998.

Le nouveau patron de Veolia au Maroc a entamée sa riche carrière longue de 22 années dans l’industrie de pointe, notamment en tant que manager des opérations et de la fabrication à la société STMicroelectronics à Casablanca entre 1999 et 2004, directeur de l’usine LEONI (Multinationale Allemande) et Membre du Comité Exécutif à Bouznika entre 2004 et 2008, directeur de l’usine Sumitomo Electronic Wiring System (Multinationale Japonaise) et Leader du comité exécutif à Aïn Aouda et Kénitra entre 2008 et 2010.

Il rejoint le groupe Veolia en juin 2010 en tant que Directeur Technique et Membre du directoire de Veolia Transport Maroc. Il passera ensuite 8 années chez Veolia Environnement Maroc, Amendis, dont 4 en tant que Directeur Général.

Il a été à ce titre directeur Général d’Amanor et Directeur Exécutif Adjoint d’Amendis Tétouan, de 2011 à 2014, directeur Exécutif d’Amendis Tétouan en 2014, directeur Exécutif d’Amendis Tanger en 2015, directeur Général d’Amendis de 2015 à 2019 et directeur général de Redal de 2019 à 2021.

A Tanger-Tétouan comme à Rabat-Salé, Chouhaid Nasr a obtenu des résultats significatifs, démontrant que le modèle de gestion déléguée des services essentiels est plus que jamais facteur de progrès dans l’eau et l’électricité face à l’expansion des territoires urbains, la croissance démographique et le développement économique au Maroc.

Onde de choc mondial : Le couple Bill et Melinda Gates se sépare

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La séparation du couple est susceptible d’envoyer des ondes de choc dans les mondes de la philanthropie, de la santé publique et des affaires. Bill et Melinda Gates, deux des philanthropes les plus influents au monde, ont déclaré lundi qu’ils divorçaient.

Le couple est devenu un acteur de premier plan dans la lutte mondiale contre Covid-19, et leur séparation est susceptible d’envoyer des ondes de choc dans les mondes de la philanthropie, de la santé publique et des affaires.

Le divorce créera de nouvelles questions sur le sort de la fortune de Gates, dont une grande partie n’a pas encore été donnée à la Fondation Bill et Melinda Gates.  Le cofondateur de Microsoft, est à la tête d’une fortune estimée à 124 milliards de dollars, ce qui fait de lui l’une des personnes les plus riches du monde.

 «Après beaucoup de réflexion et beaucoup de travail sur notre relation, nous avons pris la décision de mettre fin à notre mariage», a déclaré le couple dans un communiqué publié sur le compte Twitter de Bill Gates.

Le couple s’est rencontré à Microsoft

Les deux se sont rencontrés à la fin des années 1980 lorsque Melinda a rejoint la société Microsoft de Bill. Ils ont trois enfants.

Ils dirigent conjointement la Fondation Bill & Melinda Gates.

L’organisation a dépensé des milliards pour lutter contre des causes telles que les maladies infectieuses et encourager la vaccination chez les enfants.

Les Gates – avec l’investisseur Warren Buffett – sont à l’origine du Giving Pledge, qui appelle les milliardaires à s’engager à céder la majorité de leur richesse à de bonnes causes.

Glen Invest de Hassan Bennis et la Fondation «FRDISI» d’André Azoulay s’engagent pour l’inclusion économique des jeunes

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Hassan Bennis, Président de la société d’investissement Glen Invest et André Azoulay, Président de la Fondation de Recherche, de Développement et d’Innovation en Sciences et Ingénierie (FRDISI), ont ratifié la semaine dernière un partenariat pour l’inclusion économique des jeunes à travers la promotion de l’innovation à l’échelle nationale et internationale. Cet accord s’inscrit dans le cadre de la dynamique insufflée par le Roi Mohammed VI lors du lancement de la phase III de l’INDH en 2018 et qui s’articule autour de quatre principaux programmes, dont notamment l’inclusion économique des jeunes et l’impulsion du capital humain des générations montantes. La cérémonie de signature s’est déroulée en présence de Moulay Hafid Elalamy, Ministre de l’Industrie, du Commerce et de l’Économie Verte et Numérique, Mohammed Fikrat, Président Directeur Général de COSUMAR et de Abderrahim El Hafidi, Directeur Général de l’Office National de l’Electricité et de l’Eau Potable (ONEE).

Le ralentissement économique dû à la crise sanitaire du Covid-19 remet à l’ordre du jour la situation précaire des jeunes de par le monde. En effet, après moins de 12 mois de pandémie, plusieurs organisations mondiales ont tiré la sonnette d’alarme, constatant l’aggravation de l’impact socioéconomique du virus sur les jeunes :

  • difficultés de formation et d’orientation,
  • arrêt des stages et des projets professionnels,
  • chômage,
  • précarité des familles,
  • perte de revenus,
  • détresse psychologique.

«Les personnes âgées ont payé les plus lourdes conséquences du coronavirus en matière de santé, les jeunes vont subir l’essentiel de ses retombées économiques», avait alerté le directeur de l’Observatoire des inégalités français en novembre dernier.

André Azoulay, très réactif

Au Maroc, la question de l’inclusion économique des jeunes a longtemps été au cœur des préoccupations du Roi Mohammed VI et il en avait fait l’essentiel de ses discours. Le souverain avait en effet : exigé des gouvernements qui se sont succédés à prioriser la jeunesse dans leurs stratégies; appelé le secteur privé et bancaire à soutenir la formation professionnelle et l’entreprenariat; tenu à inclure la problématique de l’inclusion financière des jeunes au centre de la phase III de l’Initiative nationale, hautement stratégique, pour le développement humain (INDH).

La Fondation de Recherche, de Développement et d’Innovation en Sciences et Ingénierie (FRDISI), présidée par André Azoulay, a été l’une des premières ONG à s’inscrire dans cette dynamique insufflée par le roi Mohammed VI.

En s’appuyant sur des partenariats publics privés, le Conseiller royal multiplie depuis, les conditions favorables à la jonction entre monde universitaire, les secteur privé et le secteur public.

Face à la pandémie et les alertes sur la précarité des jeunes, M. Azoulay a été particulièrement réactif en lançant une série d’initiatives visant à participer à l’effort national de relance économique sous l’angle de l’inclusion économique de la jeunesse marocaine.

C’est à ce titre que durant ce mois de janvier, M. Azoulay a signé pas moins de trois conventions avec des partenaires publics et privés et a lancé une plateforme pour l’insertion économique des jeunes à Sidi Bennour.

Glen Invest, innovation industrielle et engagement social

Glen Invest, société d‘investissement spécialisée dans la création, l’accélération et le développement d’entreprises industrielles, qui entame un tournant stratégique dans son développement, fait partie de ces acteurs privés qui accompagnent la prestigieuse Fondation «FRDISI», d’André Azoulay dans son engagement pour l’innovation au profit des jeunes.

En effet, le 15 janvier dernier, Hassan Bennis, Président de Glen Invest et M. Azoulay ont paraphé un accord qui vise à mettre en œuvre un plan d’action pour une meilleure inclusion économique et sociale des jeunes marocains à travers la promotion de l’innovation à l’échelle nationale et internationale. Glen Invest mettra à disposition, son conseil, ses ressources humaines et ses diverses études et recherches. Une démarche sociétale qui s’appuiera sur une approche intégrée visant à améliorer l’employabilité des jeunes, à créer de la valeur ajoutée locale, et à assurer la pérennité des projets industriels.

Cette cérémonie s’est déroulée en présence de Moulay Hafid Elalamy, Ministre de l’Industrie, du Commerce et de l’Économie Verte et Numérique, de Mohammed Fikrat, Président Directeur Général de COSUMAR et de Abderrahim El Hafidi, Directeur Général de l’ONEE ainsi que d’autres personnalités et invités.

« Nous sommes heureux de ce partenariat important avec la Fondation FRDISI qui nous permettra de porter notre contribution aux efforts et à l’engagement de M. André Azoulay pour l’inclusion économique des jeunes surtout en cette période complexe de crise sanitaire. Nous allons œuvrer avec les équipes de la Fondation pour apporter des solutions permettant de surmonter les barrières à l’inclusion des Jeunes à travers la promotion de l’innovation, la sensibilisation, l’accompagnement, la formation, l’entreprenariat et la création des start-ups », s’est félicité le PDG de Glen Invest à l’issue de cet événement.

Hassan Bennis, un serial entrepreneur, est tout d’abord un industriel. Il a été à la tête durant plus de 30 ans d’un fleuron de l’industrie du Royaume, les laboratoires pharmaceutiques Laprophan.

Avec ce partenariat avec la Fondation « FRDISI », Hassan Bennis affirme son engagement social et donne un avant goût de son plan développement dans lequel il prend le pari gagnant d’investir dans l’industrie nationale et dans la jeunesse marocaine.

D’après nos informations, Hassan Bennis s’active depuis des mois, en toute discrétion, à déployer une nouvelle stratégie de développement de sa société d’investissement, Glen Invest. Son objectif serait de lancer et d’accélérer des projets industriels marocains inédits créateurs de valeur ajoutée locale.

MAMDA-MCMA : Abed Yacoubi Soussane prend du recul et passe le témoin à Hicham Belmrah nouveau PDG «plénipotentiaire»

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S’il prend du recul, Abed Yacoubi Soussane, patron emblématique de la très discrète mais puissante Assurance de l’Agriculteur MAMDA-MCMA, il n’en reste pas moins l’Administrateur et Président Fondateur Honoraire, et il continuera à apporter ses conseils et son expérience, longue de 53 ans, au nouveau Président Directeur Général, Hicham Belmrah dont la compétence n’est plus à prouver.

Réuni le 27 Janvier 2021 à Rabat, le Conseil de Surveillance de la MAMDA-MCMA, a décidé, sur proposition de son président Abed Yacoubi Soussane, de faire évoluer la gouvernance des deux principales et des plus anciennes mutuelles du Maroc d’une gestion duale, à Conseil de Surveillance et Directoire, à celle de société à Conseil d’Administration.

«Cette décision qui sera entérinée après les validations règlementaires requises, vise à adopter un mode de gouvernance aligné avec les meilleures pratiques de la place et le retour d’expérience» précise le communiqué publié à l’issue de ce Conseil.

Ce changement de mode gouvernance a été accompagné par la nomination de celui qui a passé 53 ans à la tête de l’organisme d’assurance, Abed Yacoubi Soussane, en tant qu’Administrateur et Président Fondateur Honoraire de la MAMDA-MCMA ainsi que celle de Hicham Blemrah en tant que Président Directeur Général.

« Le Conseil de Surveillance a rendu un vibrant hommage à Monsieur Yacoubi Soussane et a souhaité qu’il reste actif dans la gouvernance de la MAMDA-MCMA, du fait de son rôle historique pour l’institution, de ses liens très forts avec les sociétaires et de sa connaissance aigüe de la mutualité de manière générale. Le Conseil de Surveillance a ainsi proposé sa nomination en tant qu’Administrateur et Président Fondateur Honoraire de la MAMDA-MCMA » annonce le communiqué.

Toujours debout, toujours vivant

La longévité, l’influence et la discrétion du fondateur et président honoraire de la MAMDA-MCMA, Abed Yacoubi Soussane, font de l’homme, du haut des ses 80 ans, une énigme, une légende et un cas unique dans l’histoire de l’économie nationale.

Pieux, n’hésitant pas à interrompre les conseils d’administration et ses réunions pour faire ses prières tout en s’imposant un jeûne intermittent, les lundis et les jeudis, Abed Yacoubi Soussane est un éternel et farouche battant, comme le décrit si bien l’un de ses rares portraits publié par le mensuel Economie & Enterprise en févier 2010, après l’annonce de la nomination du jeune associé du cabinet Ernest & Young, Hicham Belmrah, président du directoire de la MAMDA.

L’article décrivait Yacoubi Soussane en homme «courtois et doté d’une grande culture et qui cherchait toujours le consensus, arrivant à s’adapter à toutes les situations».

Aujourd’hui, Yacoubi Soussane, lâche du leste après onze années de co-pilotage en passant le témoin à un brillant dirigeant et fin connaisseur de système financier marocain, Hicham Belmrah, avec qui il partage au moins deux qualités, la discrétion et la fidélité.