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Décideurs

Leila Benali, Younes Sekkouri, deux belles surprises des 100 premiers jours du gouvernement Akhannouch

Pour la première fois depuis 4 ans, la presse a été unanime pour critiquer l’action de Aziz Akhannouch. Du disruptif Barlamane au très officiel LeMatin passant par le très équilibré Médias24, le constat est sans appel : les 100 premiers jours du gouvernement Akhannouch ont été plus que décevants, ils sont inquiétants. Ces faiseurs d’opinion n’ont fait qu’exprimer une frustration générale face à un exécutif tétanisé, sensé nous faire oublier les sombres jours du PJD. Les signaux négatifs envoyés par le gouvernement ont au contraire réveillé la tentation de reconsidérer le jugement porté «aux barbus». Pourtant, dans ce climat de scepticisme, aggravé par cette pandémie qui n’en finit pas, de belles surprises ont émergé de ce désert de désespoir. Une goutte d’eau qui n’étanche aucune soif mais nourri notre instinct et désir de survie.

Ils se présentent très bien, dosent leur communication, déploient leur feuille de route et de surcroît arborent les plus beaux sourires du gouvernement. Leila Benali, Younes Sekkouri deux talents prometteurs qui ont honoré la confiance qu’on leur a accordé.

Leila Benali, un talent en or

Leila Benali notre Ministre de la Transition Énergétique et du Développement Durable a confirmé ligne par la ligne son impressionnant CV qu’on rappellera ci-après, rien que pour le plaisir de faire pâlir de jalousie la vielle garde.

Mme Benali est une experte internationale en énergie, planification stratégique, investissements, finance et diplomatie énergétique. Elle possède une vaste expérience de la gestion des plans directeurs énergétiques, de la stratégie d’entreprise et des acquisitions. Consultée notamment dans des circonstances sensibles, elle a contribué à l’élaboration de la loi irakienne sur les hydrocarbures, à la création d’une compagnie gazière, à la stratégie économique nationale de la Libye, à la réponse du G20 à la crise de 2008, ainsi qu’à de multiples transactions commerciales et grands projets.

Elle a rejoint APICORP en provenance de la plus grande compagnie pétrolière au monde, Saudi Aramco, où elle était en charge de la politique énergétique et de la stratégie gazière. Elle a été directrice pour le Moyen-Orient et l’Afrique à IHS Cambridge Energy Research Associates, une société américaine qui fournit des analyses sur les marchés de l’énergie, la géopolitique, les tendances industrielles et la stratégie.

Leila Benali trouvait le temps pour assurer des cours à Sciences Po!

Elle est titulaire d’une maîtrise en génie industriel de Centrale Paris, d’une maîtrise en sciences politiques et d’un doctorat «Summa Cum Laude » ( avec la plus haute louange ) en économie de Sciences Po. Elle préside l’Arab Energy Club et a été distinguée comme «future leader 2016» par le Petroleum Economist, en tant que personne la plus susceptible de façonner l’avenir de l’industrie dans les années à venir.

Il est peu probable que le commun des mortels sache le sacrifice financier et de qualité de vie auquel un talent comme celui de Leila Benali a dû consentir pour accepter une mission en tant que ministre.

Une mission complexe où il ne faut pas juste déployer une stratégie nationale de l’énergie mais surfer entre les goutes radioactives de la politique, des jeux d’intérêts et des égos.

Leila Benali évolue dans un contexte de tensions et d’incertitudes où les réponses doivent être immédiates: la fin du contrat du gazoduc Maghreb-Europe qui transportait le gaz algérien, augmentation des prix de l’énergie et perturbation de la logistique mondiale, retard dans la structuration et règlementation du secteur aval du gaz naturel, ralentissement des actions de Masen après la disgrâce de Mustapha Bakkoury et last but not least imbroglio politique autour de l’entente sur les prix des hydrocarbures.

Younes Sekkouri, l’enchanteur

Son regard froid et ferme et sa posture distante, symptomatique d’un processus mental en constante mobilisation, se dissolvent comme par enchantement au contact de ses interlocuteurs, laissant place à un large sourire charmeur et un discours enchanteur.

Younes Sekkouri aime la politique et c’est ce qui le différencie d’un grand nombre de parachutés du gouvernement Akhannouch. De plus, il a de l’expérience dans les politiques publiques et maitrise les enjeux Macro-économiques et sociétaux du pays. Il a été formé à bonne école.

Si sa vision des politiques publiques a été forgée au ministère de l’intérieur où il a été durant quatre années chargé de mission sur des politiques sectorielles de l’Emploi, l’industrie, la décentralisation et la digitalisation des services publics et que sa formation politique a été faite au sein du MTD et du PAM, son école de communication a été Feu le Roi Hassan II.

Son amour pour les discours du défunt roi sont, à ce propos, légendaires dans le microcosme de la jeunesses des partis politiques.

Sa volonté d’apprentissage et de partage l’ont emmené après neuf années d’engagement politique de rejoindre l’École des Ponts Business School ParisTech où il a enseigné des cours de « corporate strategy » ayant le titre de Professeur adjoint mais aussi de doyen de cette entité au niveau de l’Afrique.

Un mois de sa nomination en tant que ministre de l’Inclusion économique, de la petite entreprise, de l’emploi et des compétences, Sekkouri lance un programme d’emploi de 125.000 jeunes pour un budget de 2,5 milliards dhs, en concertation avec les douze régions du Royaume.

Aux côtés de Mehdi Bensaid et Fatima-Zahra Mansouri, Younes Sekkouri est un cas d’école pour les partis politiques de la coalition gouvernementale. Le PAM démontre qu’il est possible d’attirer les jeunes talents, de les former, de les responsabiliser et fidéliser les plus émérites.

Chakib Benmoussa et Fouzi Lekjaâ, les piliers

Chakib Benmoussa n’est pas né de la dernière pluie. Quand on lui donne une mission, il trace et n’attends pas de consignes. Un état d’esprit qui dénote avec la dilettante du Chef du Gouvernement.

La malheureuse polémique sur l’âge des enseignants n’aurait pas eu lieu si le gouvernement allait de concert et avançait à la même vitesse.

Bourreau de travail, Chakib Benmoussa est sur tous les sujets, y compris dans le sport malgré le retard pris dans la nomination d’un secrétaire d’état en charge de ce département. D’ailleurs, il est toujours désigné comme le porteur du nouveau modèle de développement.

Dans une équipe gouvernementale fragile, il est rassurant d’avoir un calibre comme celui de M. Benmoussa pour la préserver de tout risque de décrochage.

Un autre ministre qui endosse plusieurs responsabilités sans faire beaucoup de vague est Fouzi Lekjaâ.

Pour ceux qui ne le savent pas peut-être encore, le patron du foot marocain est, selon la description très juste de Maroc Hebdo, le véritable argentier du Royaume et le principal gestionnaire des ressources de l’État.

En effet, début novembre dernier à la lecture du dernier BO édité par la SGG, on a découvert non sans surprise, que Nadia Fettah avait délégué ses principales prérogatives à Fouzi Lekjaâ, à savoir la gestion de la Direction générale des impôts et l’Administration des douanes et impôts indirects.

«C’est un remaniement qui ne dis pas son nom», commente un observateur averti.

Fouzi Lekjaâ connu par ses saillies médiatiques quand il prend sa casquette de président de la FRMF, a des qualités insoupçonnées quand il s’agit de trouver la bonne procédure administrative pour débloquer les budgets. Il est malin, rapide et retombe toujours sur ses pieds.

Sans le fardeau du foot, sa carrière dans les finances aurait été tout autre.

Nadia Fettah, Mohcine Jazouli, des énergies comprimées

Voilà deux profils très prometteurs sur le papier mais qui en deux mandats nous ont laissé sur notre faim. Pourtant, ils viennent tous deux du privé où ils ont fait preuve de leadership, évolué et réussi dans des contextes de pression et de complexité et reconnu pour leurs qualités humaines et leur grande capacité de travail.

Nadia Fettah est une femme brillante. Elle est passée par l’école Moulay Hafid Elalamy réputé pour être un rouleau compresseur. «On ne survit pas après une opération fusion menée par MHE», dit la légende urbaine. Mme Fettah a survécu à deux grosses opérations, CNIA et Es Saada et l’acquisition de Saham Finances par le sud-africain Sanlam, en 2018.

Alors qu’elle a dû sacrifier une rémunération à huit chiffres et le titre de la CEO de l’année à l’Africa CEO Forum, son tracking record au tourisme puis à l’Economie et les Finances et en-dessous des attentes et de son réel potentiel.

Idem pour Mohcine Jazouli. Le fondateur de Valyans a travaillé sur presque toutes le stratégies publiques, de l’industrie et du commerce jusqu’au sport passant par la coopération économique en Afrique. Si avec l’amiral Nasser Bourita il a été réduit à faire de la figuration, sauf sur le dossier des Abraham Accords où il était «un chouia visible», on pensait qu’avec Aziz Akhannouch, avec qui il entretient des relations de confiance et pas que, il serait la tour de contrôle, la matière grise de la Chefferie du gouvernement.

Mohcine Jazouli est notre Ministre délégué auprès du Chef du gouvernement chargé de l’Investissement, de la Convergence et de l’évaluation des Politiques publiques. Une mission transversale, sensée harmoniser et prioriser les politiques publiques. Sauf que, avec sa posture de consultant dont il n’arrive pas à s’en défaire, la réserve et la retenue trop appuyée qu’il partage avec Nadia Fettah, des ministres très visibles comme Ryad Mezzour, Younes Sekkouri et Fouzi Lekjaâ et l’inexpérience de la plus jeune secrétaire général de la Chefferie du gouvernement de l’histoire du Maroc, Mohcine Jazouli risque de porter le passif de son patron et d’endosser la stérilité de son action.

Ryad Mezzour : ce qu’il faut retenir de la première sortie médiatique du nouveau Ministre de l’Industrie et du Commerce

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Le nouveau Ministre de l’Industrie et du Commerce a effectué sa première sortie médiatique depuis sa prise de fonctions le 8 octobre dernier. Il s’est exprimé ce vendredi au siège de l’Institut des métiers de l’aéronautique (IMA), à Nouaceur, devant les membres du Groupement des Industries Marocaines Aéronautiques et Spatiales (GIMAS).

L’évènement

Ryad Mezzour, le successeur de Moulay Hafid Elalamy à la tête du Ministère de l’Industrie et du Commerce a entamé son mandat en se réunissant avec les opérateurs industriels de l’un des secteurs qui a le vent en poupe, l’aéronautique.

Le nouveau ministre a choisi le siège de l’Institut des métiers de l’aéronautique pour organiser une rencontre à huit clos avec le Groupement des Industries Marocaines Aéronautiques et Spatiales (GIMAS) consacrée à la feuille de route du développement du secteur aéronautique au Maroc.

La réunion a vu la participation de Karim Cheikh et Hamid Benbrahim El Andaloussi, respectivement président et président d’honneur du GIMAS.

Ce qu’il faut retenir

  1. Secteur aéronautique, une attention royale très particulière

Ryad Mezzour a déclaré aux médias que le secteur aéronautique jouit d’une attention «très particulière» du roi Mohammed VI. A ce titre, le ministre a souligné que l’agilité du secteur de l’aéronautique, on la doit aux avancées enregistrées grâce à la vision clairvoyante du souverain, ayant permis au Maroc de se doter d’une plateforme aéronautique de classe mondiale, d’acteurs de référence, de métiers nouveaux et de chaines de valeur qui se sont fortement enrichies et consolidées.

  1. Le secteur aéronautique va doubler sa capacité de création d’emploi et d’exportation durant les deux prochaines années

Le ministre a salué la résilience et la réactivité dont ont fait preuve pendant . Chiffres à l’appui, M. Mezzour affirme que le Maroc n’a enregistré aucune fermeture de site de production en activité et a même connu le lancement d’importants investissements malgré la morosité du secteur au niveau mondial, en raison de la pandémie du Covid-19.

Le ministre a argumenté la résilience et réactivité des les opérateurs du secteur aéronautique en rappelant l’opération de rachat, en plein crise sanitaire, de Bombardier par Spirit Aerosystems et la confirmation de l’extension de l’usine, en octobre 2020, l’inauguration du nouveau site de production LPF (pièces de réacteurs) ou encore l’accord conclu entre SABCA et PILATUS, pour la réalisation des aérostructures de l’aéronef PC-12.

  1. Positionner le Maroc dans la propulsion verte à l’horizon 2035-2040

«La première grande mutation attendue dans le secteur concerne le moteur aéronautique et les évolutions environnementales. Notre ambition est de positionner le Maroc comme un acteur important dans la propulsion verte, et nous ne ménagerons aucun effort pour y parvenir » a déclaré M. Mezzour.

Hamid Benbrahim El Andaloussi, président d’honneur du GIMAS a évoqué une deuxième phase de construction aéronautique au Maroc caractérisée par des «ruptures technologiques nouvelles» dont l’avion à zéro émission qui utilise l’hydrogène comme carburéacteur à horizon 2035-2040.

  1. Renforcer l’intégration des écosystèmes existants

Le nouveau ministre ambitionne de renforcer l’intégration des écosystèmes existants et de développer pleinement l’écosystème d’ores et déjà connecté à la locomotive historique Safran et, tout récemment, aux motoristes Rolls Royce.

  1. Un carnet de commande bien fourni

Interrogé par nos confrères de Médias24, M. Mezzour affirme avoir dans le pipe plusieurs entreprises qui souhaitent s’installer au Maroc.

«Des signatures très importantes ont eu lieu ou sont en cours. Il y a des choses qu’on ne peut pas annoncer tout de suite, mais ce que je peux affirmer, c’est qu’il y a de belles perspectives de développement pour le secteur de l’aéronautique. Et un beau carnet de commandes aussi» a-t-il révélé.

  1. 11.000 emplois créés dont 40% de femmes

Le secteur a créé, depuis 2014, dans le cadre du Plan d’accélération industrielle (PAI), plus de 11.000 emplois très qualifiés, s’est félicité le ministre.

Cette industrie poursuit-il, compte plus de 40% de femmes et participe donc à l’autonomisation de la femme. C’est un marqueur important du Maroc moderne. Nous sommes en droite ligne avec le Nouveau Modèle de Développement voulu par le souverain.

The big picture

En entamant son mandat ministériel par un focus médiatique consacré à l’industrie aéronautique, Ryad Mezzour s’inscrit dans la continuité de son prédécesseur. En effet, Moulay Hafid Elalamy avait effectué durant le temps mort de l’ancien exécutif un roadshow aux Etats-unis, dans l’objectif de densifier l’écosystème Boeing dans le Royaume.

Si Elalamy a balisé le terrain pour une offre industrielle aéronautique marocaine attractive et mature, Ryad Mezzour a la lourde tâche d’accompagner le redémarrage mondiale du secteur malmené par la pandémie et de mettre en oeuvre les nouvelles ambitions du Royaume dans la construction aéronautique.

Inclusion socio-économique des jeunes : Mohamed Amine Zariat affiche ses ambitions africaines

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Mohamed Amine Zariat acteur de référence dans l’insertion professionnelle, l’entreprenariat social et l’empowerment par le sport, change de dimension et pense désormais continent africain. L’annonce a été faite ce samedi à l’occasion du lancement de la nouvelle saison 2021-2022 de son ONG TIBU.

Mohamed Amine Zariat, Président de Tibu Maroc, est l’un des rares acteurs sociaux issus de la région Mena à avoir été coopté par la prestigieuse ONG internationale Ashoka pour son engagement durant une décennie dans la promotion du développement social des jeunes et de lutte contre l’exclusion à travers la pratique sportive.

Ce jeune trentenaire a en effet réussi à bâtir grâce à son énergie, sa motivation et sa determination et un noyau dur de partenaires institutionnels et économiques une machine à espoir et à réussite. Son succès et tel qu’il est identifié désormais premier partenaire du Ministère de l’Education Nationale pour l’école de la deuxième chance.

Tibu Maroc couvre l’ensemble du territoire marocain avec une présence sur les 12 régions du Royaume, touchant pas moins de 250.000 jeunes et femmes. Une envergure qui a naturellement poussé l’ONG à s’intéresser au phénomème migratoire en déployant le programme SAME destiné à l’intégration socioéconomique par le sport des personnes issues de la diaspora subsaharienne.

Ce contact quotidien avec les migrants subsahariens semble avoir donné des idées à notre serial entrepreneur social. A l’occasion d’une conférence de presse tenue ce samedi à Casablanca à l’occasion du lancement de saison 2021-2022, Mohamed Amine Zariat a surpris l’assistance en évoquant l’engagement de son organisation dans à la contribution et à la réalisation des fameux ODD 2030 onusiens et l’Agenda 2063 relatif à l’Afrique.

«Notre organisation est engagée plus que jamais à la contribution et à la réalisation des 17 Objectifs de Développement Durable à l’horizon 2030, et à l’Agenda 2063 relatif à l’Afrique. La construction d’un continent fort par sa jeunesse requiert l’affleurement des modèles d’intervention innovants, réalistes et à fort impact. Au sein de TIBU, nous croyons très fort à la force du sport comme outil qui apporte des solutions à des enjeux sociaux importants dans le continent» a-t-il déclaré.

Dans le communiqué de presse distribué à l’issue de cette rencontre, TIBU explique sa vision et son plan d’action pour sa démarche Onusienne et Africaine.

L’ambition de Mohamed Amine Zariat est claire et sans équivoque : «Devenir la locomotive du sport pour le développement en Afrique est la vision 2030 de l’organisation TIBU». Pour cela il aspire à faire émerger une génération épanouie, brillante et capable d’évoluer face à la complexité des défis du 21ème siècle. Sa cible est également bien identifiée. Elle est composée des jeunes filles, des migrants, des réfugiés, des personnes à mobilité réduite, des jeunes sans emploi et des femmes.

Pour mettre en oeuvre sa vision africaine, TIBU annonce le lancement d’un plan d’actions 2022 – 2025 englobant une série de programmes, incluant plusieurs pays africains. D’ailleurs, durant cet été, l’ONG aurait entamé les premières démaches pour son installation en Côte d’Ivoire.

Une saison très riche pour TIBU Maroc

Si l’ambition africaine de Mohamed Amine Zariat a constitué le point culminant de sa conférence de presse, le détail des programmes planifiés pour la saison 2021-2022 démontre de sa volonté de faire passer son ONG à un niveau encore plus important. Ci-après les points saillants de son programme annuel:

  • Global Sports Entrepreneurship Week : Inspiré du Global Entrepreneurship Week (GSEW) pour célébrer le monde des entreprises et les entrepreneurs, TIBU organise au Maroc du 11 au 14 novembre 2021, le Global Sports Entrepreneurship Week avec la participation de plusieurs délégations de jeunes entrepreneurs sociaux venant de la Tunisie, la Jordanie, le Danemark, les États-Unis, la Libye et le Maroc. Le Global Sports Entrepreneurship Week vise à fédérer les différents acteurs du domaine entrepreneurial et social par le sport au Maroc, en Afrique et dans le monde autour d’un programme riche en conférences, Master Classes, ateliers de réflexion et de plaidoyer, des Hackathons et pleines d’autres initiatives.
  • Écoles de la 2ème chance – Nouvelle Génération – Orientée métiers du sport : Après le lancement du projet pilote en partenariat avec le Ministère de l’éducation nationale, TIBU lancera en coordination avec les académies régionales de l’éducation et de la formation de nouvelles écoles de la 2ème chance axées sur des métiers inclusifs et innovants dans le sport.
  • Déploiement des centres d’éducation par le sport : Depuis 2015, TIBU a lancé en partenariat avec le secteur privé, avec l’Ambassade des États-Unis au Maroc ainsi qu’avec l’appui du Ministère de l’éducation nationale 24 centres d’éducation par le sport situés dans 18 villes dans le royaume.
  • Inauguration de nouveaux centres : El Jadida, Oujda, Jerrada, Zghanghen, Derb Sultan (Casablanca), Midelt et Sidi Ifni. 
  • Élargissement de sa présence au niveau des provinces du Sud en créant de nouveaux centres axés sur le développement des compétences motrices, cognitives et socioaffectives des enfants et des filles adolescentes. 
  • Lancement des initiatives axées sur les filles et les femmes dans sport : Mama Fit, Strong Girls – Strong World, les centres d’émancipation des jeunes filles adolescentes dans les zones rurales par le football et autres programmes seront déployés dans l’ensemble du territoire national à partir du 11 octobre prochain à l’occasion de la journée mondiale de la fille adolescente.
  • Lancement d’un incubateur axé sur l’accompagnement des associations locales, nationales et africaines qui s’intéressent au développement de la pratique sportive. L’intervention de TIBU consiste à accompagner les associations sélectionnées à développer un modèle économique fort et pérenne et les encourager à favoriser l’atteinte des 17 Objectifs de Développement Durable en utilisant la force du sport. 

Contrairement à Lydec plus parisienne que jamais, Veolia se choisit un nouveau patron marocain

Pour relever l’ensemble des défis relatifs à une amélioration durable des services aux agglomérations de Rabat-Salé et de Tanger-Tétouan, pour lesquelles elle gère en concession la distribution de l’eau et de l’électricité, Veolia choisit un haut cadre marocain à la tête de ses activités dans le Royaume. En effet, Antoine Frérot, Président-Directeur général du Groupe, a annoncé cette semaine la nomination de Chouhaid Nasr au poste de «Directeur Pays Maroc» en remplacement de François De Rochambeau. Veolia rompt ainsi avec une pratique de certaines sociétés françaises opérant au Maroc, notamment l’autre gestionnaire délégué, Lydec, dont le Directeur général s’emploie exclusivement à défendre les intérêts de l’Hexagone au Maroc, en sa qualité de président de la Chambre Française de Commerce et d’Industrie.

La nomination de Chouhaid Nasr, premier marocain à prendre la haute main sur la destinée de la gestion déléguée des services essentiels au Maroc, ne peut passer inaperçue tant elle est significative par les messages qu’elle émet.

Présent au Maroc depuis 2002, Veolia, leader mondial des services collectifs, a observé les changements dans la société ainsi que les nouvelles politiques en matière d’aménagement, d’environnement, de régionalisation. L’usager marocain est devenu plus exigent, il compare et revendique une amélioration constante des services.

Face à ces évolutions, Veolia s’investit désormais dans une stratégie d’enracinement local et s’appuie pour sa mise œuvre sur un management marocain, une émulsion de talents nationaux ayant accumulés une expertise unique dans les gestion de problématiques complexes liant prouesse technique, responsabilité sociale et continuité de service.

Cette équipe dirigeante de Choc de Veolia Maroc est composée entre autres de Chouhaid Nasr, nommé Directeur Pays, intégrant ainsi le Comité Exécutif de la zone Afrique et Moyen-Orient du groupe français et de Othmane Hamouda, nommé Directeur Général Adjoint de REDAL.

En plus des acticités classiques du gestionnaire délégué, l’équipe marocaine pilotée par Chouhaid Nasr a eu également pour mandat de porter haut et fort l’ambition du groupe Veolia d’être le champion mondial de la transformation écologique. M. Nasr s’appuiera sur les avancées remarquables et l’expertise éprouvée du Maroc dans le développement durable qui font du Royaume un modèle structurant pour une relance africaine verte plus durable et plus résiliente.

Cette configuration vertueuse de Veolia, qui confirme la «marocanisation» de son leadership au Maroc, contraste avec l’orientation affichée par l’autre gestionnaire délégué français présent sur le sol national, Lydec. En effet, Suez prend le chemin opposé en rendant sa filiale marocaine encore plus parisienne avec Jean Pascal Darriet qui est à la fois patron de Lydec et Président de la Chambre Française de Commerce et d’Industrie du Maroc.

Qui est Chouhaid Nasr nouveau patron de Veolia au Maroc

Âgé de 52 ans, marié et père de 3 enfants, Chouhaid Nasr a eu un Bachelor en Sciences Physiques à l’Université Mohammed V de Rabat en 1990, un master en sciences physiques à l’université du Québec au Canada en 1993, un Ph.D en Biophysique à l’université du Québec au Canada et à l’université de Notre Dame aux USA en 1998.

Le nouveau patron de Veolia au Maroc a entamée sa riche carrière longue de 22 années dans l’industrie de pointe, notamment en tant que manager des opérations et de la fabrication à la société STMicroelectronics à Casablanca entre 1999 et 2004, directeur de l’usine LEONI (Multinationale Allemande) et Membre du Comité Exécutif à Bouznika entre 2004 et 2008, directeur de l’usine Sumitomo Electronic Wiring System (Multinationale Japonaise) et Leader du comité exécutif à Aïn Aouda et Kénitra entre 2008 et 2010.

Il rejoint le groupe Veolia en juin 2010 en tant que Directeur Technique et Membre du directoire de Veolia Transport Maroc. Il passera ensuite 8 années chez Veolia Environnement Maroc, Amendis, dont 4 en tant que Directeur Général.

Il a été à ce titre directeur Général d’Amanor et Directeur Exécutif Adjoint d’Amendis Tétouan, de 2011 à 2014, directeur Exécutif d’Amendis Tétouan en 2014, directeur Exécutif d’Amendis Tanger en 2015, directeur Général d’Amendis de 2015 à 2019 et directeur général de Redal de 2019 à 2021.

A Tanger-Tétouan comme à Rabat-Salé, Chouhaid Nasr a obtenu des résultats significatifs, démontrant que le modèle de gestion déléguée des services essentiels est plus que jamais facteur de progrès dans l’eau et l’électricité face à l’expansion des territoires urbains, la croissance démographique et le développement économique au Maroc.

Onde de choc mondial : Le couple Bill et Melinda Gates se sépare

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La séparation du couple est susceptible d’envoyer des ondes de choc dans les mondes de la philanthropie, de la santé publique et des affaires. Bill et Melinda Gates, deux des philanthropes les plus influents au monde, ont déclaré lundi qu’ils divorçaient.

Le couple est devenu un acteur de premier plan dans la lutte mondiale contre Covid-19, et leur séparation est susceptible d’envoyer des ondes de choc dans les mondes de la philanthropie, de la santé publique et des affaires.

Le divorce créera de nouvelles questions sur le sort de la fortune de Gates, dont une grande partie n’a pas encore été donnée à la Fondation Bill et Melinda Gates.  Le cofondateur de Microsoft, est à la tête d’une fortune estimée à 124 milliards de dollars, ce qui fait de lui l’une des personnes les plus riches du monde.

 «Après beaucoup de réflexion et beaucoup de travail sur notre relation, nous avons pris la décision de mettre fin à notre mariage», a déclaré le couple dans un communiqué publié sur le compte Twitter de Bill Gates.

Le couple s’est rencontré à Microsoft

Les deux se sont rencontrés à la fin des années 1980 lorsque Melinda a rejoint la société Microsoft de Bill. Ils ont trois enfants.

Ils dirigent conjointement la Fondation Bill & Melinda Gates.

L’organisation a dépensé des milliards pour lutter contre des causes telles que les maladies infectieuses et encourager la vaccination chez les enfants.

Les Gates – avec l’investisseur Warren Buffett – sont à l’origine du Giving Pledge, qui appelle les milliardaires à s’engager à céder la majorité de leur richesse à de bonnes causes.

Glen Invest de Hassan Bennis et la Fondation «FRDISI» d’André Azoulay s’engagent pour l’inclusion économique des jeunes

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Hassan Bennis, Président de la société d’investissement Glen Invest et André Azoulay, Président de la Fondation de Recherche, de Développement et d’Innovation en Sciences et Ingénierie (FRDISI), ont ratifié la semaine dernière un partenariat pour l’inclusion économique des jeunes à travers la promotion de l’innovation à l’échelle nationale et internationale. Cet accord s’inscrit dans le cadre de la dynamique insufflée par le Roi Mohammed VI lors du lancement de la phase III de l’INDH en 2018 et qui s’articule autour de quatre principaux programmes, dont notamment l’inclusion économique des jeunes et l’impulsion du capital humain des générations montantes. La cérémonie de signature s’est déroulée en présence de Moulay Hafid Elalamy, Ministre de l’Industrie, du Commerce et de l’Économie Verte et Numérique, Mohammed Fikrat, Président Directeur Général de COSUMAR et de Abderrahim El Hafidi, Directeur Général de l’Office National de l’Electricité et de l’Eau Potable (ONEE).

Le ralentissement économique dû à la crise sanitaire du Covid-19 remet à l’ordre du jour la situation précaire des jeunes de par le monde. En effet, après moins de 12 mois de pandémie, plusieurs organisations mondiales ont tiré la sonnette d’alarme, constatant l’aggravation de l’impact socioéconomique du virus sur les jeunes :

  • difficultés de formation et d’orientation,
  • arrêt des stages et des projets professionnels,
  • chômage,
  • précarité des familles,
  • perte de revenus,
  • détresse psychologique.

«Les personnes âgées ont payé les plus lourdes conséquences du coronavirus en matière de santé, les jeunes vont subir l’essentiel de ses retombées économiques», avait alerté le directeur de l’Observatoire des inégalités français en novembre dernier.

André Azoulay, très réactif

Au Maroc, la question de l’inclusion économique des jeunes a longtemps été au cœur des préoccupations du Roi Mohammed VI et il en avait fait l’essentiel de ses discours. Le souverain avait en effet : exigé des gouvernements qui se sont succédés à prioriser la jeunesse dans leurs stratégies; appelé le secteur privé et bancaire à soutenir la formation professionnelle et l’entreprenariat; tenu à inclure la problématique de l’inclusion financière des jeunes au centre de la phase III de l’Initiative nationale, hautement stratégique, pour le développement humain (INDH).

La Fondation de Recherche, de Développement et d’Innovation en Sciences et Ingénierie (FRDISI), présidée par André Azoulay, a été l’une des premières ONG à s’inscrire dans cette dynamique insufflée par le roi Mohammed VI.

En s’appuyant sur des partenariats publics privés, le Conseiller royal multiplie depuis, les conditions favorables à la jonction entre monde universitaire, les secteur privé et le secteur public.

Face à la pandémie et les alertes sur la précarité des jeunes, M. Azoulay a été particulièrement réactif en lançant une série d’initiatives visant à participer à l’effort national de relance économique sous l’angle de l’inclusion économique de la jeunesse marocaine.

C’est à ce titre que durant ce mois de janvier, M. Azoulay a signé pas moins de trois conventions avec des partenaires publics et privés et a lancé une plateforme pour l’insertion économique des jeunes à Sidi Bennour.

Glen Invest, innovation industrielle et engagement social

Glen Invest, société d‘investissement spécialisée dans la création, l’accélération et le développement d’entreprises industrielles, qui entame un tournant stratégique dans son développement, fait partie de ces acteurs privés qui accompagnent la prestigieuse Fondation «FRDISI», d’André Azoulay dans son engagement pour l’innovation au profit des jeunes.

En effet, le 15 janvier dernier, Hassan Bennis, Président de Glen Invest et M. Azoulay ont paraphé un accord qui vise à mettre en œuvre un plan d’action pour une meilleure inclusion économique et sociale des jeunes marocains à travers la promotion de l’innovation à l’échelle nationale et internationale. Glen Invest mettra à disposition, son conseil, ses ressources humaines et ses diverses études et recherches. Une démarche sociétale qui s’appuiera sur une approche intégrée visant à améliorer l’employabilité des jeunes, à créer de la valeur ajoutée locale, et à assurer la pérennité des projets industriels.

Cette cérémonie s’est déroulée en présence de Moulay Hafid Elalamy, Ministre de l’Industrie, du Commerce et de l’Économie Verte et Numérique, de Mohammed Fikrat, Président Directeur Général de COSUMAR et de Abderrahim El Hafidi, Directeur Général de l’ONEE ainsi que d’autres personnalités et invités.

« Nous sommes heureux de ce partenariat important avec la Fondation FRDISI qui nous permettra de porter notre contribution aux efforts et à l’engagement de M. André Azoulay pour l’inclusion économique des jeunes surtout en cette période complexe de crise sanitaire. Nous allons œuvrer avec les équipes de la Fondation pour apporter des solutions permettant de surmonter les barrières à l’inclusion des Jeunes à travers la promotion de l’innovation, la sensibilisation, l’accompagnement, la formation, l’entreprenariat et la création des start-ups », s’est félicité le PDG de Glen Invest à l’issue de cet événement.

Hassan Bennis, un serial entrepreneur, est tout d’abord un industriel. Il a été à la tête durant plus de 30 ans d’un fleuron de l’industrie du Royaume, les laboratoires pharmaceutiques Laprophan.

Avec ce partenariat avec la Fondation « FRDISI », Hassan Bennis affirme son engagement social et donne un avant goût de son plan développement dans lequel il prend le pari gagnant d’investir dans l’industrie nationale et dans la jeunesse marocaine.

D’après nos informations, Hassan Bennis s’active depuis des mois, en toute discrétion, à déployer une nouvelle stratégie de développement de sa société d’investissement, Glen Invest. Son objectif serait de lancer et d’accélérer des projets industriels marocains inédits créateurs de valeur ajoutée locale.

MAMDA-MCMA : Abed Yacoubi Soussane prend du recul et passe le témoin à Hicham Belmrah nouveau PDG «plénipotentiaire»

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S’il prend du recul, Abed Yacoubi Soussane, patron emblématique de la très discrète mais puissante Assurance de l’Agriculteur MAMDA-MCMA, il n’en reste pas moins l’Administrateur et Président Fondateur Honoraire, et il continuera à apporter ses conseils et son expérience, longue de 53 ans, au nouveau Président Directeur Général, Hicham Belmrah dont la compétence n’est plus à prouver.

Réuni le 27 Janvier 2021 à Rabat, le Conseil de Surveillance de la MAMDA-MCMA, a décidé, sur proposition de son président Abed Yacoubi Soussane, de faire évoluer la gouvernance des deux principales et des plus anciennes mutuelles du Maroc d’une gestion duale, à Conseil de Surveillance et Directoire, à celle de société à Conseil d’Administration.

«Cette décision qui sera entérinée après les validations règlementaires requises, vise à adopter un mode de gouvernance aligné avec les meilleures pratiques de la place et le retour d’expérience» précise le communiqué publié à l’issue de ce Conseil.

Ce changement de mode gouvernance a été accompagné par la nomination de celui qui a passé 53 ans à la tête de l’organisme d’assurance, Abed Yacoubi Soussane, en tant qu’Administrateur et Président Fondateur Honoraire de la MAMDA-MCMA ainsi que celle de Hicham Blemrah en tant que Président Directeur Général.

« Le Conseil de Surveillance a rendu un vibrant hommage à Monsieur Yacoubi Soussane et a souhaité qu’il reste actif dans la gouvernance de la MAMDA-MCMA, du fait de son rôle historique pour l’institution, de ses liens très forts avec les sociétaires et de sa connaissance aigüe de la mutualité de manière générale. Le Conseil de Surveillance a ainsi proposé sa nomination en tant qu’Administrateur et Président Fondateur Honoraire de la MAMDA-MCMA » annonce le communiqué.

Toujours debout, toujours vivant

La longévité, l’influence et la discrétion du fondateur et président honoraire de la MAMDA-MCMA, Abed Yacoubi Soussane, font de l’homme, du haut des ses 80 ans, une énigme, une légende et un cas unique dans l’histoire de l’économie nationale.

Pieux, n’hésitant pas à interrompre les conseils d’administration et ses réunions pour faire ses prières tout en s’imposant un jeûne intermittent, les lundis et les jeudis, Abed Yacoubi Soussane est un éternel et farouche battant, comme le décrit si bien l’un de ses rares portraits publié par le mensuel Economie & Enterprise en févier 2010, après l’annonce de la nomination du jeune associé du cabinet Ernest & Young, Hicham Belmrah, président du directoire de la MAMDA.

L’article décrivait Yacoubi Soussane en homme «courtois et doté d’une grande culture et qui cherchait toujours le consensus, arrivant à s’adapter à toutes les situations».

Aujourd’hui, Yacoubi Soussane, lâche du leste après onze années de co-pilotage en passant le témoin à un brillant dirigeant et fin connaisseur de système financier marocain, Hicham Belmrah, avec qui il partage au moins deux qualités, la discrétion et la fidélité.