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Couperet royal : El Hafidi & Laklalech débarqués, Bakkoury enterré.

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Le Roi Mohammed VI vient d’impulser une dynamique nouvelle dans deux secteurs cruciaux pour le Royaume : le transport maritime et aérien, ainsi que l’énergie et l’eau. Ce samedi 1er juin béni, au cours d’un Conseil ministériel, le souverain a rectifié l’erreur «Habiba Laklalech» en désignant à sa place l’éminent directeur de l’ONMT, le «smart & successful» Adel El Fakir.

Notre cher Roi a également décidé de mettre de l’ordre dans la maison des EnRs, tournant définitivement l’ère Bakkoury et écartant «Monsieur conférences» El Hafidi. Deux experts opérationnels du secteur, deux Tarik, MM. Moufaddal et Hammane, ont été nommés pour prendre la relève, respectivement à MASEN et à ONEE.

Il a bataillé dur pour la faire décrdébiliser et priait pour son départ, elle, la ministre de la Transition Énergétique et du Développement Durable, Mme Leila Benali. Ironiquement, le destin et la clairvoyance royale ont jugé autrement. C’est lui, Abderrahim El Hafidi DG, de l’ONEE, qui ui a été remplacé en premier.

El Hafidi était abonné à toutes les conférences. Client favoris des sociétés d’événementiel. Pourtant son activité et son département font face à des défis majeurs et des bouleversements brutaux. Il donnait l’air de parler plus de bosser. «Il faut alerter Sa Majesté sur la gravité du stress hydrique» répétait-il à qui voulait entendre dans les salons, laissant la patate chaude au ministère de l’intérieur.

Cette rivalité improductive entre le ministère et l’Office, exacerbée par l’absence de Mustapha Bakkoury, a poussé le Roi Mohammed VI à intervenir. Choisissant le moment opportun pour mettre de l’ordre dans un projet qui lui tient à cœur : faire du Maroc un des leaders mondiaux des énergies vertes.

L’Engagement Royal pour les Énergies Renouvelables

Le Roi Mohammed VI a toujours accordé une importance capitale aux énergies renouvelables, un des projets important de son règne. En 2015, à la veille de la COP26 de Marrakech, il avait confié la gestion des EnRs à Mustapha Bakkoury, soutenant sa vision globale et intégrée pour le secteur énergétique national. Le Roi souhaitait faire des énergies vertes -solaire, éolienne, Hydrogène décarbonisé..etc – l’épine dorsale du secteur énergétique, en alignant tous les départements pour atteindre les objectifs ambitieux qu’il voulait pour son Royaume.

Lors de réunions de travail, même durant la pandémie, le souverain avait relevé un certain nombre de retards pris dans l’exécution de ce vaste projet. Il a insisté à l’occasion sur la rigueur nécessaire pour respecter les délais et conditions optimales d’exécution de ce projet stratégique.

Ce fut, la dernière réunion à laquelle Bakkoury a assisté, marquant ainsi son départ, sa disgrâce, sous la lourde responsabilité de l’échec de sa mission.

Nouveaux dirigeants pour un nouveau départ

Hammane «Ould Dar», Moufaddal, un pari sur le savoir-faire TotaleEnergie

Ce samedi 1er juin, le Roi Mohammed VI a décidé de remplacer les responsables du programme national de développement des énergies renouvelables.

Tarik Hammane, un «Ould Dar» qui a été choisi pour diriger ce lourd paquebot qu’est l’ONEE. Il y ait passé plus de 10 ans de 2007 à 2017, en tant que responsable de la branche de production d’électricité.

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Disposant d’une vision 360 de l’écosystème énergétique, grâce à ses responsabilités à la Lydec, l’ONEE, MASEN et TotalEnergies, M. Hammane est un choix judicieux pour diriger l’Office.

À la Lydec, il a été en charge de la répartition de l’électricité, de l’eau et des eaux usées pour Casablanca avant de rejoindre l’ONEE et plus tard MASEN. Après un court passage chez TotalEnergies (9 mois), il est rappelé à la maison, en avril 2023, comme PDG par intérim de MASEN.

En revanche, le choix de Tarik Moufaddal pour MASEN peut surprendre. Moufaddal a passé toute sa carrière de sa carrière chez TotalEnergies, une entreprise parmi les plus polluantes au monde selon Greenpeace. Cependant, son expertise en stockage et distribution d’énergie dans le monde et en Afrique est précieuse pour les défis des énergies renouvelables au Maroc.

Le pari Moufaddal est un pari sur un transfert de savoir-faire et des Best Practices de la multinationale vers le programme national, un défi exceptionnel pour Moufaddal et une prise de risque pour l’écosystème EnR marocain.

S’adapter au contexte marocain et délivrer les objectifs qui lui ont été assignés, c’est ce qui est demandé à M. Moufaddal.

Exit, la fille gâtée de Benhima. Confiance renforcée en Adel El Fakir

Adel El Fakir, reconnu comme l’un des meilleurs DG de l’Office National Marocain du Tourisme «ever», a été nommé à la tête de l’Office National des Aéroports (ONDA). Au point de faire de l’ombre à sa ministre de tutelle l’ancienne responsable marketing d’Akwa Group.

Sa nomination à la tête de l’ONDA est une véritable surprise, mais elle prend tout son sens au regard des engagements pris par le Maroc sur la scène international. Étant donné que l’un des points noirs persistants du tourisme marocain réside dans nos aéroports, marqué par des crises récurrentes de gestion, l’ouverture du marché marocain à la concurrence internationale, à l’image de Ryanair, exige une expertise et un sens aigu de préservation de la «Brand Nation».

De plus, le président de la RAM, Abdelhamid Addou, ne trouverait pas meilleure partenaire que Adel El Fakir. Une compatibilité de génération et de «mindset» qui ne pourrait qu’être bénéfique pour le pays.

Il est à noter que M. El Fakir remplace une dame qui a beaucoup, beaucoup déçue. Il s’agit de Habiba Laklalech, l’ancienne numéro deux de Royal Air Maroc.

Pourtant, cette protégée de Driss Benhima dispose d’un CV qui fat rêver : X-Télécom Paris et un DEA en opto-électronique. Son parcours professionnel se résume à P&G en 1995, Meditel en 2002 avant de rejoindre la RAM de 2006 pour en devenir la numéro 2.

Dès sa nomination le 11 février 2021 à la tête de l’ONDA, l’alchimie ne s’est pas opérée. Parait-il, elle n’aurait pas digérer son éviction de la RAM.

«En presque trois ans de mandat, Habiba Laklalech n’a pas réussi à s’attaquer aux défis majeurs de la modernisation de l’aéroport Mohammed V de Casablanca», révélait en septembre 2023, Maghreb Intelligence. La mort tragique par électrocution d’un agent de l’office, à la fin du mois d’août de la me^me année, suite à l’explosion d’un transformateur électrique appartenant à l’ONDA, n’est qu’un épisode dans la longue série de défaillances de l’ex-directrice générale adjointe de la RAM.

Quelques heures de pluie ont suffi pour inonder les nouvelles infrastructures de l’aéroport Oujda-Angad. L’absence de système de drainage et l’inefficacité de l’intervention ont montré à quel point la directrice générale de l’ONDA, cloîtrée dans son chic bureau de Nouaceur, était éloignée des réalités des infrastructures qu’elle est censée gérer.

Son désintérêt pour sa fonction s’est scandaleusement manifesté lors du séisme d’Al Haouz, lorsqu’elle a décidé de maintenir ses vacances aux États-Unis alors que les opérations de secours battaient leur plein et que les Marocains, toutes classes confondues, organisaient des caravanes de solidarité vers la région sinistrée.

Elle a dans la foulée accepté un poste d’administrateur indépendant à CFG Bank. C’est déplorable !

Dans l’attente du remaniement gouvernemental

Les attentes sont grandes à l’aube de ce remaniement gouvernemental tant attendu. Ces nominations surprises décidées, ce 1 juin, par le Roi Mohammed VI confirment une volonté royale claire d’opérer des changements profonds et significatifs dans la structure gouvernementale et de gouvernance. Cette initiative s’inscrit dans un contexte global où l’évolution rapide du monde post-Covid impose une adaptation constante et une réactivité accrue face aux défis émergents.

C’est tout un pays qui espère et aspire à un changement positif, à une nouvelle dynamique capable de répondre aux aspirations légitimes de la population et de positionner le Maroc comme un acteur majeur sur la scène internationale. Tout en renforçant la résilience du pays et garantir la protection des intérêts de la nation face à un environnement international instable et imprévisible.

Intelligence analyst. Reputation and influence Strategist
20 années d’expérience professionnelle au Maroc / Spécialisé dans l’accompagnement des organisations dans la mise en place de stratégies de communication d’influence.

1 Comment

  1. Vivement un remaniement ministériel à la hauteur des aspirations du peuple, les réalisations de non nombre de ministres sont insuffisantes, par euphémisme, nous méritons mieux, et voudrions que les nouveaux membres du gouvernement soient compétents, intègres, méritants, afin de répondre aux doléances, oh combien nombreuses de nos concitoyens.

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