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La station de dessalement de Laâyoune prête fin 2021

Le directeur général de l’Office national de l’électricité et de l’eau potable (ONEE), Abderrahim El Hafidi, s’est enquis lundi de l’état d’avancement du projet de renforcement de la production d’eau potable de la ville de Laâyoune à travers la réalisation d’une nouvelle station de dessalement d’eau de mer.

MAP

Au cours de cette visite de terrain, M. El Hafidi s’est informé de l’état d’avancement des préparatifs relatifs aux essais de mise en service de la première tranche, qui consiste en la réalisation d’une nouvelle station de dessalement d’une capacité de production de 26.000 m3/j à partir des forages côtiers.

La mise en service de la station, dont le coût est de 370 millions de dirhams (MDH), est prévue avant fin 2021, a déclaré à la MAP le directeur général de l’ONEE, ajoutant qu’il s’agit d’un “projet structurant et stratégique” pour les provinces du Sud du Royaume et qui aura des impacts “très positifs” sur la dynamique économique et de développement que connaît actuellement la région.

M. El Hafidi a précisé que ce chantier phare permettra de rehausser la capacité de production de l’eau potable à 60.000m3/j et de satisfaire ainsi les besoins en eau potable des habitants de Laâyoune et El Marsa ainsi que les centres Foum El Oued et Tarouma au-delà de l’horizon 2035.

L’ONEE a programmé également la réalisation de la deuxième tranche dudit projet qui consiste en une prise directe d’eau de mer sur un linéaire de 2 Km et une adaptation du système de prétraitement pour renforcer l’alimentation en eau brute de la station de dessalement.

D’un coût global de 300 MDH, la réalisation des travaux relatifs à cette tranche est prévue avant fin 2023.

Sound Energy relance ses négociations avec le gouvernement marocain sur la vente de gaz de Tendrara

La compagnie gazière britannique Sound Energy, a annoncé ce jeudi dans un communiqué posté sur son site, la poursuite des discussions positives avec l’Office national de l’électricité et de l’eau au Maroc (ONEE) et le ministre marocain de l’Énergie concernant un accord de vente de gaz ( “AVG” ), en vertu duquel le ministre de l’Énergie a confirmé son intention que l’AVG couvre la totalité du gaz devant être produit à partir de la concession récemment attribuée à Tendrara Production, au Maroc.

Ledit accord est une prochaine étape cruciale dont Sound Energy et ses partenaires ont besoin avant de prendre une décision d’investissement finale sur le développement, souligne le communiqué en précisant que le développement de Tendrara pourrait offrir au Maroc une nouvelle source d’approvisionnement en gaz domestique stratégique, réduisant ainsi sa dépendance aux importations algériennes, ainsi qu’une nouvelle infrastructure de transport de gaz importante dans l’est du Maroc, raccordée au gazoduc Maghreb Europe.

Mix énergétique : Le Maroc a-t-il visé trop haut?

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Le Maroc a choisi d’investir dans plusieurs projets gaziers de taille comme le Gazoduc Maghreb-Europe et le projet du gazoduc Maroc-Nigéria reliant 12 pays de l’Afrique de l’Ouest et l’Europe. Et le gaz naturel est amené à «jouer un rôle crucial dans l’amélioration de la sécurité énergétique mondiale et la flexibilité de l’approvisionnement couplé à des mesures d’intégration et de politique d’urgence». Cela dit, le Maroc réussira-t-il à réaliser 52% de son mix énergétique à partir des énergies renouvelables ? L’échéance 2030 approche à grand pas. Est-ce à dire que le défi sera relevé ?

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Centrale à charbon de Safi, Daewoo en détresse

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Daewoo Engineering and Construction devrait faire face à des pertes importantes dépassant les 400 millions de dollars suite à l’accident survenu dans la centrale électrique que construit le géant sud-coréen au Maroc. Les installations de chauffage de l’usine se sont subitement brisées lors d’opérations d’essais et de maintenance du projet estimé à 1,8 milliard de dollars situé à 15 kilomètres au sud de la ville de Safi.


La presse nationale a relayé à la fin du mois de janvier une information faisant état de déversement de grandes quantités de fuel causé par un dysfonctionnement de la centrale électrique de Safi durant une opération d’essais. Pourtant une étude d’impact environnemental et social a été présentée avant le lancement des travaux par Safiec (Safi Energy Company SA), propriété d’un consortium composé de la société Nareva, International Power, GDF Suez, Mitsui & Co., Ltd. Des explications ont été données sur l’utilisation des technologies du charbon et les nombreuses mesures environnementales d’atténuation, au niveau des rejets atmosphériques, des rejets liquides, du brut et de la gestion des cendres.

En plus de l’impact écologique, les répercussions économiques sur le constructeur coréen s’avèrent considérables. Selon les révélations de la presse coréenne, l’accident survenu à la centrale de Safi a engendré des pertes directes des installations s’élevant à 1 million de dollars qu’il faudrait plus de 10 mois pour les reconstruire. Cela signifie que Daewoo n’est plus dans la capacité de respecter la date limite de livraison de la centrale électrique fixée au mois de mars 2018, générant de facto des dommages-intérêts qui pourraient atteindre jusqu’à 20% des coûts du projet. D’autres dépenses supplémentaires seront également engagées, parmi lesquelles la mobilisation de dizaines d’ingénieurs pour réparer ce qui est réparable. Daewoo estime la facture totale de l’opération à plus de 400 millions de dollars.

Le groupe coréen semble mal accuser le coup, surtout que les experts diligentés en urgence à Safi n’arrivent toujours pas à définir les causes exactes qui ont provoqué cet accident majeur. Daewoo reconnait d’ailleurs, que l’accident est en train de grever sérieusement le résultat net du groupe malgré tous les efforts déployés pour limiter les dégâts et malgré la provision de 300 millions de dollars comptabilisée au quatrième trimestre 2017 pour risques liés au projet de la centrale électrique de Safi.

Cession de Daewoo compromise

Le mois dernier, la banque d’État sud-coréenne, Korea Development Bank, avait choisi le géant sud-coréen du BTP, Hoban Construction, comme soumissionnaire privilégiée pour l’acquisition de Daewoo. Toutefois, les pertes enregistrées par cette dernière au quatrième trimestre de l’année écoulée et l’accident de l’usine de Safi ont poussé Hoban Construction à changer d’avis et à retirer son offre d’une valeur de 1,45 milliard de dollars qui allait lui donner le contrôle de 50,75% de Daewoo.

Déjà, au troisième trimestre 2017, Daewoo Engineering & Construction avait enregistré une perte de 130 millions de dollars sur ses projets au Qatar et 20 millions de dollars au Maroc.

L’accumulation de ces mauvaises nouvelles a altéré davantage la confiance du marché dans le groupe, censé rembourser 540 millions de dollars à ses créanciers en 2018 correspondant aux échéances d’une ligne de crédit.

Un chantier mouvementé par les accidents

L’incident survenu fin janvier n’est pas le premier de son genre. En novembre 2015, la presse a fait échos d’un accident mortel qui s’était produit sur le chantier de construction de la centrale thermique. Le bilan a fait état de quatre morts, dont 3 Marocains et un Indonésien. Les experts du domaine expliquent ces difficultés par le caractère ambitieux du projet qui était certainement supérieur aux réelles capacités de Daewoo.

Pour rappel, c’est au mois d’août 2013 que Daewoo avait signé un accord avec Safi Energy Company pour la construction et l’exploitation d’une centrale à charbon d’une capacité de 2×693 MW équivalent à deux unités de production et donc d’une puissance totale de 1386 MW, salué à l’époque comme le plus grand projet à l’étranger du géant sud-coréen. La station est censée couvrir à terme 25% des besoins du Maroc en énergie électrique.

Manarat Al Moutaouassit : Les points à retenir du rapport de la Cour des comptes

La cour des comptes vient de rendre public son rapport d’examen du programme de développement de la province d’Al Hoceima “Manarat Al Moutaouassit” sur la base du rapport d’enquête élaboré conjointement par l’Inspection Générale de l’Administration Territoriale (IGAT) et l’Inspection Générale des Finances (IGF).

Les points-clés à retenir :

  • Absence de malversations ou de détournements ;
  • Constatation de dysfonctionnements, à la fois dans la phase préparatoire du programme “Manarat Al Moutaouassit”, dans l’élaboration de la Convention-cadre qui le régit et dans sa mise en œuvre ; Le processus de choix des projets à réaliser dans le cadre de ce programme ne répondait pas à une vision stratégique intégrée et partagée par tous les partenaires ;
  • La consistance du programme telle qu’elle figure dans la Convention-cadre a été arrêtée de manière approximative ;
  • Absence de précision dans l’échéancier quant aux contributions financières des 20 parties prenantes ;
  • Manque de rigueur du ministère de l’Intérieur et de la Wilaya de la Région quant à l’appui de la Convention-cadre, qui a été signée devant Sa Majesté le Roi, le 17 octobre 2015 à Tétouan, par des documents essentiels tels que la liste exhaustive des projets à réaliser, leur consistance, les estimations actualisées des coûts et les supports budgétaires ;
  • Le pilotage de la phase de démarrage devait se faire au niveau du gouvernement et de la Commission ministérielle de suivi à l’initiative du Ministre de l’Intérieur et non au niveau du gouverneur ;
  • Absence d’initiatives pour démarrer l’exécution effective des projets par la plupart des intervenants aussi bien au niveau central que local. Seuls 5 projets (146,8 MDH) sur 644 ont été achevé en 2016 ;
  • Réception tardive de la Convention-cadre ;
  • Non programmation des crédits budgétaires ;
  • Difficultés à mobiliser le foncier ;
  • La Cour des comptes estime que la décision de confier à l’Agence du Nord la réalisation d’un nombre important de projets, pour un montant total de près de 3 MMDH représentant plus de 46% du budget global du programme, comporte des risques en termes de suivi, de coûts et de délais ;
  • Incapacité de l’Agence du Nord, en raison de ses moyens humains limités, à réaliser, en plus de ses projets propres engagés dans d’autres provinces du nord, l’équivalent de 46% du budget total du programme Manarat Al Moutaouassit (3 MMDH) ;
  • Les départements ministériels de l’éducation nationale, la santé, la jeunesse et sports, la culture et l’environnement se sont empressés à se défaire de leurs engagements aux dépens de l’Agence, alors qu’ils ont les capacités et l’expertise requises pour réaliser par eux-mêmes des projets similaires ;
  • Les départements ministériels de l’éducation nationale, la santé, la jeunesse et sports, la culture et l’environnement ont fait preuve de lenteur quant à l’élaboration des études préalables nécessaires, à l’acquisition et à l’assainissement du foncier, au déblocage régulier de leurs contributions financières à l’Agence ;
  • Les départements ministériels de l’éducation nationale, la santé, la jeunesse et sports, la culture et l’environnement n’ont pas renforcé leurs équipes au niveau local pour suivre de près l’exécution de leurs projets ;
  • Le ministère de l’habitat et de la politique de la ville, a fait preuve de peu de mobilisation auprès de l’agence du nord en ne visant la convention-cadre que 10 mois après sa signature et ne débloquant que 50 MDH sur 220 MDH prévus pour la période 2016- 2017 ;
  • Retard constaté dans le lancement du programme touristique, entravant l’activité économique de la région ;
  • Retard accusé par l’ONEE dans la réalisation de la station de dessalement ainsi que du projet d’adduction d’eau depuis le barrage de Bouhouda ;
  • Retard de lancement par l’OFPPT des appels d’offres concernant la réalisation des deux centres de formation professionnelle à Bni Bouayach et Issaguen et qui n’ont été adjugés qu’en octobre 2017 ;
  • Les départements de l’équipement, de l’eau, de l’agriculture et les eaux et forêts, ont pu accélérer la cadence de leur réalisation, ce qui les met dans une position favorable pour réaliser leurs projets dans les délais ;
  • Le ministère de l’agriculture, à fin septembre 2017, a déployé un engagement financier de 233 MDH couvrant ainsi 182% du programme initial des pistes et 102% de celui de l’arboriculture ;
  • En l’absence de projets précis, le conseil provincial et le conseil de la région n’ont pas pu recevoir les budgets alloués par la Convention-cadre (1,2 MMDH du ministère de l’Intérieur et 600 MDH du ministère des Finances ), dont une grande partie a été redéployée vers l’Agence du Nord ;
  • La Cour des comptes recommande que la commission centrale de suivi soit présidée par le ministre de l’Intérieur avec une fréquence de réunion trimestrielle ;
  • La Cour des comptes attire l’attention sur les risques encourus par l’Agence du Nord eu égard au volume important des projets dont elle a désormais la charge.

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Quand le Soft Power marocain exaspère l’Algérie

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En s’attaquant frontalement au Maroc dans une sortie hasardeuse en faisant feu de tout bois, Abdelkader Messahel a choisi le très mauvais adversaire dans sa fuite en avant, lui l’apparatchik sans loyauté qui cherche à plaire à des milieux du pouvoir algérois en organisant de piètres mises en scènes dont le seul objectif est de dissimuler la grave crise économique et institutionnelle que traverse l’Algérie.  Les relations entre Rabat et Alger ne sont pas au beau fixe, certes, mais s’en prendre ainsi aux intérêts supérieurs du Maroc par de viles méthodes démontre que l’establishment algérien est au bord du précipice, broyé par les luttes intestines entre différents clans, civils et militaires, qui n’attendent que la mort de Bouteflika pour aspirer à la magistrature suprême du pays. Entre-temps, le Maroc trace son chemin. Au lieu de la politique du pétrodollar chère à la nomenklatura algéroise, Rabat a choisi celle du Soft Power.

Figure 1 : Le Soft Power marocain, économique, culturel et diplomatique en Afrique boosté a coup de tournées historiques dans le continent du Roi Mohammed VI

En s’en prenant aux fleurons de l’économie marocaine, Abdelkader Messahel n’a fait qu’exprimer la haine enfouie des responsables algériens vis-à-vis du Maroc et a remis à l’ordre du jour l’éternel complexe d’infériorité de la classe politique algérienne concernant nos choix économiques et politiques.

Sans Sonatrach, que vaudrait la politique extérieure de l’Algérie ? Sans le pétrole et le gaz, qui de l’Occident ou de l’Orient donnerait crédit à un système obsolète et en déliquescence, naguère fier d’être le pays de un million et demi de martyrs ?

En revanche, le Maroc, et historiquement parlant, n’a eu besoin que de son rayonnement civilisationnel, religieux, spirituel, culturel pour s’enraciner dans son environnement géographique continental, régional et mondial.

Et si le royaume ne dispose pas de richesses naturelles comparables à celles de nos voisins, il jouit en revanche d’un système économique moderne et flexible qui lui permet de s’adapter rapidement aux environnements dans lesquels il tente –et réussit généralement- une immersion.

Il est certain que beaucoup de chemin reste à faire et que le royaume aspire, légitimement, à intégrer un jour le G20 à l’instar du Nigéria, de la Turquie et de l’Afrique du Sud. Pour cela, nous avons besoin d’une série de réformes fiscales, judiciaires, financières et comptables en vue d’une réelle compétitivité à l’international et d’assurer la solidité du tissu économique national afin d’attirer davantage de capitaux et d’investisseurs.

Figure 2 : Exportations, importations et balance commerciale du Maroc avec l’Afrique subsaharienne (Source OCP Policy)

Figure 3: Répartition des flux des IDE marocains en Afrique subsaharienne en 2015 par pays en pourcentage ( source : OCP Policy )

Mais aujourd’hui, la capacité des sociétés marocaines à influencer à l’international ainsi que leur diversité, allant de l’informatique, au paiement électronique, aux énergies renouvelables, en passant par les banques, les infrastructures, les assurances, le conseil et l’immobilier, est notoire et a permis à l’écosystème économique marocain de développer tout un savoir-faire matériel et immatériel, des services de haut niveau qui mettent la compétence marocaine à un niveau d’aptitude rarement atteint par un pays au potentiel de développement humain analogue.

Et comme le dit si bien le théoricien américain Joseph Nye, et sommité mondiale en relations internationales, «aujourd’hui, le plus important ce n’est pas notre armée, mais le fait qu’un million et demi d’étrangers viennent chez nous suivre des études, que des millions d’autres souhaitent voir des films américains et adopter l’american way of life. Ceux sur qui nous exerçons une fascination ne nous feront jamais la guerre, au contraire ceux sur qui nous n’exerçons aucun pouvoir attractif peuvent constituer une menace.»

Figure 4 : Échantillon représentatif de la présence des entreprises privées et publiques marocaines sur le continent africain

Et c’est exactement ce concept, qui ne s’appuie nullement sur la violence ou sur la force de l’argent, qui permet au Maroc d’avoir une place prépondérante parmi ses pairs en Afrique. Les banques et assurances marocaines, la Royal air maroc, l’OCP, Maroc Telecom, l’ONEE, Managem, HPS, Capital Consulting entre autres champions économiques nationaux représentent justement cette force de frappe typiquement marocaine basée sur le Soft Power plutôt que le Hard Power cher à nos amis algériens.

Les beaux projets marocains et belles success stories en Afrique, qui ne sont pas sans risque ni sans de grands sacrifices, témoignent de cette capacité marocaine à pouvoir s’imposer par le savoir, l’intelligence, la connaissance et, surtout, beaucoup d’humilité et de partage.

Abdellah El Hattach

Gas To Power : Macron lobbyerait-il en faveur du groupe Total auprès de Rabat ?

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A la veille de la visite officielle qu’effectuera le président français Emmanuel Macron au Maroc en milieu de semaine prochaine, le président de la branche gaz chez Total, Laurent Vivier, a annoncé jeudi l’intention du groupe pétrolier français d’investir dans des projets d’infrastructures énergétiques et gazières au Maroc et en Afrique du Sud dans le but d’explorer et d’exploiter de nouveaux marchés.

Le groupe Total, qui compte doubler son portefeuille de gaz naturel liquéfié (GNL) à horizon 2020 pour le porter à 15 millions de tonnes par an, étudie les offres qui lui permettront de se lancer dans de nouveaux marchés et recruter de nouveaux acheteurs de gaz. En 2015, en cédant Total Coal South Africa, qui exploitait des sites de production de charbon en Afrique du Sud, Total avait annoncé sa décision de sortir du business du charbon (production et commercialisation) au profit du gaz.

Selon Laurent Vivier, le groupe Total serait très intéressé par le projet marocain «Gas To Power». Ce méga-projet énergétique d’une valeur allant jusqu’à 4,6 milliards de dollars, comprend l’importation de plus de 7 milliards de mètres cubes de gaz d’ici 2025 et l’installation d’infrastructures gazières et électriques de pointe : 1. Une jetée maritime ainsi qu’un terminal du Gaz naturel liquéfié (GNL) incluant les bacs de stockage à Jorf Lasfar ; 2. Des centrales à cycles combinés fonctionnant au gaz naturel approvisionné à partir du terminal GNL (d’une puissance totale d’environ 2.400 MW) ; 3. Des bretelles de raccordement des centrales à cycles combinés et éventuellement les cavités souterraines de stockage du gaz ; 4. Un gazoduc de transport reliant le terminal GNL au Gazoduc Maghreb-Europe existant.

Le gazoduc reliera le futur terminal GNL (Jorf Lasfar) au GME en passant par Mohammedia, Kénitra et Dhar Doum

Le Maroc souhaite avoir affaire à une seule entreprise qui soit impliquée dans tout ce processus

Pour l’accompagner dans le déploiement du du projet «Gas to power», l’ONEE a désigné, en décembre 2016, le cabinet Ashurst et la banque HSBC pour un accompagneront dans le processus de déploiement.

L’assistance et le conseil juridique ont été confiés à la filiale française d’Ashurst LLP, cabinet d’avocats basé à Londres contre une rémunération de 1,9 millions d’euros. Quant au conseil financier, c’est HSBC Bank Middle East Limited, filiale émiratie de la banque britannique HSBC, qui pilotera ce volet en empochant au passage 7,2 millions de dollars.

En visite à Copenhague, Laurent Vivier, dans une déclaration à Reuters, a assuré que le Maroc «souhait[ait] avoir affaire à une seule entreprise qui soit impliquée dans tout ce processus (…) en vue de lancer un terminal GNL terrestre accompagné d’une infrastructure majeure.»

L’Afrique du Sud, l’autre cible africaine de Total

Le patron gaz de Total a par ailleurs affirmé que son groupe était également intéressé par un projet similaire au projet marocain en Afrique du Sud, où le gouvernement prévoit un investissement de 3,9 milliards de dollars qui nécessitera l’importation de 1,6 million de tonnes de gaz par an.

Total table sur des participations minoritaires dans de tels projets, sachant que la construction d’une centrale électrique à cycle combiné de 400 mégawatts coûte environ 300 millions de dollars.

«Tant qu’il s’agit d’un projet intégré dans lequel nous pouvons placer notre propre production de gaz, nous sommes intéressés de regarder cela de près», a conclu Laurent Vivier.

Notons que huit pays exportent à eux seuls 83,5% du GNL dans le monde : il s’agit du Qatar avec 31,8%, de l’Australie, 12%, de la Malaisie, 10,2%, du Nigéria, 8,3%, de l’Indonésie, 6,6%, de Trinité-et-Tobago, 5,1%, de l’Algérie, 5% et de la Russie avec la Russie avec 4,5%.

 

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