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Bras de fer entre MBS et Biden : MBS gagne et arrache l’immunité américaine dans l’affaire Khashoggi

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Revirement surprise de Joe Biden dans sa politique envers celui qu’il traitait de paria, le Prince héritier saoudien Mohammed Ben Salmane. En effet, tard dans la soirée du jeudi au vendredi, le département d’État américain a déclaré que le nouveau statut de Premier ministre de MBS, lui conférait l’immunité contre les poursuites judiciaires pour son rôle présumé dans l’assassinat du journaliste Jamal Khashoggi. « En accordant l’immunité diplomatique au prince héritier saoudien Mohammed ben Salman, Joe Biden a trahi sa propre rhétorique» a réagi la fiancée de nationalité turque de Khashoggi, Hatice Cengiz.

L’administration Biden a déclaré que le prince héritier Mohammed ben Salman d’Arabie saoudite devrait bénéficier de l’immunité dans le cadre d’une procédure judiciaire américaine concernant son rôle dans le meurtre du dissident saoudien Jamal Khashoggi, bloquant ainsi une tentative de tenir le dirigeant de facto du royaume pétrolier responsable de ce crime.

Khashoggi était un journaliste saoudien bien connu qui a fui l’Arabie saoudite pour les États-Unis et a publié des chroniques sur les colonnes du Washington Post critiquant les politiques du nouveau prince héritier MBS. En octobre 2018, il a été tué et démembré par une équipe d’agents saoudiens à l’intérieur du consulat du royaume à Istanbul, où il s’était rendu pour obtenir les papiers dont il avait besoin pour épouser sa fiancée turque. Les services de renseignement américains ont conclu que le prince Mohammed ben Salmane aurait ordonné l’opération.

Le département d’État américain a qualifié jeudi cette décision de protéger le prince héritier saoudien des tribunaux américains de «purement juridique». Toutefois, malgré sa recommandation à la cour, le département d’État a déclaré «ne pas prendre position sur le bien-fondé du présent procès et réitère sa condamnation sans équivoque du meurtre odieux de Jamal Khashoggi».

L’explication officielle de cet octroi d’immunité à un homme que la CIA soupçonne d’être complice du meurtre de Khashoggi est que le statut du prince héritier saoudien a officiellement changé en septembre lorsqu’il a été nommé premier ministre. Une explication qui convainc peu.

En effet, en Arabie saoudite, le pouvoir appartient au roi, au prince héritier et aux membres de la famille royale liés par le sang. MBS est le véritable dirigeant du pays dès sa nomination en tant que prince héritier en 2017.

D’aucuns ne pouvait imaginer un jour que les États-Unis, en tant que partenaire stratégique et fournisseur d’armes de l’Arabie saoudite, faciliteraient l’arrestation de MBS.

Par ailleurs, en lui accordant ainsi l’immunité, c’est toute la cour royale saoudienne en place qui est soulagée. En contrepartie, il faudrait s’attendre à une tempête de protestations de la part des groupes de défense des droits de l’homme ainsi que de la fiancée de Khashoggi.

A ce titre, la secrétaire générale d’Amnesty International, Agnès Callamard, a réagi violemment sur Twitter en déclarant : «C’est une profonde trahison. Une autre. D’abord méprisé par le Président Trump. Puis le coup de poignard du président Biden. Il y a eu des accords tout au long. Aujourd’hui c’est l’immunité. Tout cela s’ajoute à l’impunité. A tout moment, ils avaient d’autres choix».

La fiancée de Khashoggi, Hatice Cengiz, a pour sa part multiplié les publications sur les réseaux sociaux et les déclarations aux médias contre la décision américaine.

«Biden a sauvé le meurtrier en lui accordant l’immunité. Il a sauvé le criminel et s’est impliqué dans le crime lui-même. Voyons voir qui vous sauvera dans l’au-delà ?» a-t-elle écrit sur Twitter s’adressant à Biden.

«Le département d’État américain a accordé l’immunité à #MBS. Ce n’était pas une décision que tout le monde attendait. Nous pensions qu’il y aurait peut-être une lueur d’espoir pour la justice des États-Unis, mais encore une fois, l’argent est passé en premier. C’est un monde que Jamal ne connaît pas et moi… !» a-t-elle martelé.

«Jamal est encore mort aujourd’hui #injustice #JamalKhashoggi», s’est désolée la fiancé de Khashoggi.

Rencontre Biden / Xi Jinping au G20 et les Midterms modèrent l’agressivité diplomatique de Washington

Le désir de Washington d’améliorer ses mauvaises relations avec les dirigeants saoudiens est sous-jacent à cette décision d’immunité.

Ce n’est un secret pour personne que MBS et le président Biden ne s’apprécient pas et le récent refus des Saoudiens de pomper davantage de pétrole pour faire baisser les prix des carburants aux États-Unis a été pris comme une énième affront à Washington. En outre, les Saoudiens entretiennent des relations de plus en plus chaleureuses avec la Russie et la Chine.

Pour rappel, durant toute sa campagne électorale et dès son installation, Joe Biden affichait sa distance avec MBS. Si la raison affichée de cette position et l’affaire Khashoggi, n’empêche que les démocrates n’ont jamais accepté l’accès au pouvoir du jeune prince sans leur bénédiction, ni avalé d’ailleurs la reconfiguration du Moyen-Orient autour d’une alliance arabo-israélienne mettant hors jeu l’Iran. Lequel état, a joué un rôle central dans la stratégie des démocrates visant à vaciller les monarchies du Golfe.

Mohammed ben Salmane de son côté, n’a pas baissé pour autant les bras face à la pression de Washington. Au paroxysme de la guerre ukrainienne, il va maintenir la pression sur les prix des hydrocarbures, en refusant d’augmenter la production des membres de l’Opep. Une situation qui a créé une inflation mondiale et plombé le bilan économique et social positif engrangé en 2021.

Aujourd’hui, Joe Biden semble réévaluer sa stratégie diplomatique à quelques semaines de l’anniversaire de l’éclatement de la guerre en Ukraine.

Sa rencontre en tête-à-tête de cette semaine avec son homologue chinois Xi Jinping a été le principal signal du changement de la politique américaine. La réunion de trois heures sur l’île balnéaire indonésienne de Bali en marge du G20 a été l’occasion pour un apaisement des tensions. Sans pour autant arrêter la lente érosion des liens financiers et économiques entre les États-Unis et la Chine.

Trois points essentiels à retenir du sommet Biden-Xi :

  1. Le retour à un engagement diplomatique régulier est un pas modeste mais significatif.
  2. Biden et Xi sont d’accord sur le fait qu’une « guerre nucléaire ne devrait jamais être menée et ne peut jamais être gagnée. »
  3. La rencontre Biden-Xi n’était qu’un élément d’une vaste campagne diplomatique alors que Xi revient sur la scène internationale pour entamer son troisième mandat.

Les d’entreprises et les hommes d’affaires ont été les premiers à applaudir Biden et Xi pour avoir pris du recul par rapport à une confrontation ouverte et d’avoir stopper la course vers la rupture de leur relation et rejeter l’idée d’un affrontement inévitable.

Le premier impact de cet apaisement serait un probable fin de la guerre en Ukraine. D’une part, la Chine s’est dite prête «d’approfondir» ses échanges avec la Russie «à tous les niveaux» et affirme son «soutient résolue» à Moscou dans les difficultés. D’autre part, l’administration Biden s’attend à avoir moins de liberté d’action au niveau de la Chambre des représentants et du Sénat pour financer la guerre. A tout cela s’ajoute, les signes inquiétants de grave crise économiques et sociale en Europe.

La nouvelle Première ministre britannique Liz Truss : «Je suis une très grande sioniste»

La nouvelle Première ministre du Royaume-uni, Liz Truss, a déclaré lors d’une réception organisée par le groupe d’influence « Les Amis Conservateurs d’Israël -CFI» qu’elle était «une grande sioniste et une grande partisane d’Israël» et a une fois de plus promis qu’elle ferait en sorte que «les relations entre le Royaume-Uni et Israël soient de plus en plus fortes».

La première ministre britannique Liz Truss a déclaré qu’elle était une «grande sioniste» et une «grande partisane d’Israël», dans une vidéo partagée à de nombreuses reprises sur les plateformes de médias sociaux.

Truss s’exprimait lors d’un événement des Amis conservateurs d’Israël (CFI) pendant la conférence d’automne de son parti qui s’est tenu ce dimanche à Birmingham.

Elle a déclaré : «Je suis tellement heureuse d’être ici pour la première fois à l’événement CFI en tant que votre premier ministre».

«Comme vous le savez, je suis une grande sioniste, je suis une grande partisane d’Israël et je sais que nous pouvons renforcer les relations entre le Royaume-Uni et Israël.»

La Cheffe de gouvernement britannique a également exprimé ses inquiétudes quant aux ambitions nucléaires de l’Iran.

«Croyez-moi, le Royaume-Uni ne permettra jamais – avec nos alliés – à l’Iran de se doter de l’arme nucléaire» a-t-elle affirmée.

Le Premier ministre a été rejoint par de nombreux ministres qui ont tous pris la parole lors de l’événement des Amis conservateurs d’Israël à la conférence annuelle du parti conservateur à Birmingham.

La conférence du parti se terminera mercredi 5 octobre. Les Conservateurs étaient sous le choc de l’annulation par Truss d’une décision de réduction du taux d’imposition maximal après une forte opposition de son propre parti et de pertes historiques pour la livre sterling.

En 2017, l’organisation Conservative Friends of Israel (CFI) – « Les Amis Conservateurs d’Israël» a été la cible de virulentes accusations d’être au service de l’influence israélienne sur le Parti conservateur britannique.

L’ancien Premier ministre David Cameron avait déclaré que la politique étrangère britannique était « prise en otage par l’influence israélienne au cœur de notre politique ».

« Depuis des années, les CFI et les LFI « Amis travaillistes d’Israël » travaillent avec – et même pour – l’ambassade d’Israël pour promouvoir la politique israélienne et contrecarrer la politique du gouvernement britannique et les actions des ministres qui tentent de défendre les droits des Palestiniens. »

L’Inspecteur général des Forces armées royales Belkhir El Farouk en Israël la semaine prochaine

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L’Inspecteur général des Forces armées royales, Belkhir El Farouk, devrait arriver en Israël la semaine prochaine. Il participerait selon la presse israélienne à un colloque sur «l’innovation opérationnelle» organisé par Tsahal au quartier général de l’armée à Tel Aviv.

Les Forces de défense israéliennes ont annoncé qu’elles tiendraient une conférence d’une semaine sur l’innovation opérationnelle au quartier général de l’armée à Tel Aviv la semaine prochaine.

Tsahal a indiqué que des délégations militaires de 25 nations sont attendues, dont neuf enverront leurs chefs militaires.

Dans une déclaration, elle afirme que la conférence «permettra d’approfondir la coopération dans les domaines de la stratégie et de la défense, ainsi que de développer l’apprentissage mutuel approfondi et la coopération internationale lors du développement et de l’exploitation des capacités militaires».

«La conférence est une étape supplémentaire dans le renforcement de la coopération entre les FDI et d’autres pays du monde entier, ainsi que pour la création de la sécurité et de la stabilité régionales», ajoute les FDI.

«Une semaine internationale de l’innovation opérationnelle, qui se tient pour la première fois, débutera ce lundi, à laquelle participeront des chefs d’état-major et des commandants de nombreuses armées différentes dans le monde, ceci avec une compréhension des défis futurs partagés sur le champ de bataille» peut-on lire sur le compte Twitter de Tsahal.

La semaine se terminera par un large modèle opérationnel militaire dirigé par l’Arme terrestre et avec la participation de toutes les armes de Tsahal. Elle mettra en avant des capacités innovantes dans les méthodes de combat et réalisera le concept d’activation pour la victoire et le changement au combat sur le champ de bataille moderne auquel l’armée israélienne est confrontée, explique un communiqué de Tsahal.

La conférence a été planifiée par la division Shiloh (méthodes de combat et innovation) et sera dirigée par le chef d’état-major, le lieutenant-colonel Aviv Kochavi, et les membres du Forum d’état-major général qui participent à la transmission du contenu de la conférence. En outre, la conférence réunira des commandants du niveau opérationnel de combat de Tsahal qui exprimeront leur riche expérience militaire basée sur leur large compréhension basée sur les frictions quotidiennes auxquelles ils sont confrontés dans les différents secteurs et dimensions, précise la même source.

Le Maroc seul pays arabe invité à l’événement

Les nations participantes comprennent les États-Unis, la Grèce, Chypre, la Finlande, la Pologne, l’Italie, le Maroc, la République tchèque, l’Inde, l’Allemagne, les Pays-Bas, le Royaume-Uni, la Slovaquie, la Hongrie, la France, le Canada et l’Australie, ainsi que l’OTAN.

Liste des pays qui participeront à la conférence publiée sur le site officielle de l’armée israélienne

Le Maroc sera présent par une délégation de haut niveau. Selon la presse israélienne, c’est le Général de corps d’armée Belkhir El Farouk «himself» qui conduira la délégation. Il est rappelé que le Royaume avait reçu en juillet dernier, Le chef d’État-major de l’armée israélienne, Aviv Kohavi.

https://twitter.com/itayblumental/status/1567890452346544129?s=21&t=Zcx8wRUqLV2qkkQWJjHxLg

Changement imminent d’attachés militaires du Maroc en Afrique subsaharienne

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Le Roi Mohammed VI, Chef Suprême et Chef d’Etat-major Général des FAR, aurait donné le feu vert pour un large mouvement touchant les attachés militaires à l’étranger. Maghreb Intelligence, qui a rapporté ce scoop, croit savoir que ce large changement concerne principalement les représentations diplomatiques du Royaume en Afrique subsaharienne.

Le Maroc a annoncé ce juillet le renforcement de sa coopération en matière de défense avec l’Inde et la Turquie en ajoutant deux attachés militaires à ses missions diplomatiques à New Delhi et Ankara.

Cette décision entérinée par le Conseil des ministres, présidé par le Roi Mohammed VI le 13 Juillet dernier, n’a été que les prémices d’un large mouvement des attachés militaires du Royaume à l’étranger.

En effet, selon le très informé site en ligne Maghreb Intelligence, citant des sources fiables, sur instructions du Roi Mohammed VI, le Maroc procède actuellement à un large mouvement de ses attachés militaires à l’étranger.

«Sauf quelques très rares exceptions, il s’agit d’un mouvement qui n’a rien d’anormal puisque ces postes doivent être renouvelés tous les quatre ans», précise la source du journal.

Un attaché militaire est un expert militaire faisant partie d’une mission diplomatique. Il dépend généralement à la fois des Forces Armées Royales et du ministère des Affaires étrangères. Cette fonction est presque toujours exercée par un officier supérieur. Il est d’ailleurs nommé par décret en conseil des ministres que préside le Roi.

Pape François : «Nous vivons une troisième guerre mondiale»

Lors de l’audience générale hebdomadaire, tenue, ce mercredi 31 août qui coïncide avec la veille du 83e anniversaire de la Seconde Guerre mondiale, le pape François a déclaré à son auditoire au Vatican que nous vivons déjà la troisième guerre mondiale. Critiqué pour ne pas avoir été assez dur avec la Russie, le pontife a encouragé les prières «d’une manière spéciale» pour le peuple d’Ukraine.

Le Pape François s’est adressé ce mercredi 31 août aux pèlerins polonais qui ont venu assisté à l’audience générale hebdomadaire du Chef de l’église catholique par des mots assez pessimistes de l’état du monde actuel.

«Demain, vous vous souviendrez de l’anniversaire du déclenchement de la Seconde Guerre mondiale, qui a si douloureusement marqué la nation polonaise» a-t-il déclaré.

«Aujourd’hui, nous vivons la troisième !» leur a-t-il lancé.

«Que le souvenir des expériences passées vous incite à cultiver la paix en vous-mêmes, dans les familles et dans la vie sociale et internationale» a-t-il poursuivit.

En avril dernier, le Pape François a déclaré que l’humanité se dirigeait vers une troisième guerre mondiale «inévitable». Il a d’ailleurs souvent mis en garde contre un conflit mondial imminent.

Il est à rappelé que la Seconde Guerre mondiale a débuté le 1er septembre 1939 et a duré jusqu’au 2 septembre 1945.

Prières pour l’Ukraine

Le pape François s’est également penché sur la guerre en cours en Ukraine. Il a saisi l’occasion de cette audience hebdomadaire pour prier pour le peuple ukrainien, implorant «la Vierge de le soutenir dans son choix quotidien de bonté, de justice et de solidarité avec ceux qui sont dans le besoin, générant dans vos cœurs l’espoir, la joie et la liberté intérieure».

Le Vatican a pris la défense de François contre les allégations selon lesquelles il n’aurait pas été assez dur avec la Russie pour son invasion de l’Ukraine.

L’Église a déclaré que le pontife considère clairement la guerre lancée par Moscou comme «insensée, répugnante et sacrilège».

La semaine dernière, l’Ukraine a convoqué le plus haut diplomate du pape pour se plaindre des récents commentaires de François.

La veille, lors d’une audience au Vatican, le Pape avait qualifié de «pauvre fille», Darya Dugina, la fille du théoricien politique russe de Poutine, Alexandre Dugin, tuée par une voiture piégée à Moscou.

Le Pape François a également déclaré que les orphelins en Ukraine et en Russie faisaient partie des victimes «innocentes» de la «folie de la guerre».

Le ministre ukrainien des affaires étrangères, Dmytro Kuleba, a convoqué l’ambassadeur du Vatican à Kiev la semaine dernière et a déclaré aux journalistes que «le cœur des Ukrainiens est déchiré par les paroles du pape».

Dans un communiqué, le Vatican a déclaré : «Ces derniers jours, des discussions publiques ont eu lieu sur la signification politique à attribuer aux commentaires du Pape François».

«Les paroles du Saint-Père sur cette question dramatique doivent être lues comme une voix qui s’élève pour défendre la vie humaine et les valeurs qui y sont liées, et non comme une position politique», a déclaré le Vatican.

«Quant à la guerre de grande envergure en Ukraine, déclenchée par la Fédération de Russie, les interventions du Saint-Père François sont claires et sans équivoque pour la condamner comme moralement injuste, inacceptable, barbare, insensée, répugnante et sacrilège» a poursuivi la même source.

Le jour où l’Ukraine a condamné les propos du pape, le chef de l’Église orthodoxe russe a annulé une rencontre avec lui prévue en septembre.

Le Pape François a déclaré vouloir se rendre en Ukraine si cela pouvait servir la cause de la paix, mais la logistique a rendu le voyage impossible pour le pontife de 85 ans qui a des problèmes de mobilité.

Les Pays-Bas se déclarent officiellement en «pénurie d’eau»

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Les Pays-Bas entrent dans une troisième semaine de pénurie d’eau officielle, à la suite d’un été exceptionnellement sec et des températures dépassant à nouveau les 30 degrés. Pour y faire face, le gouvernement néerlandais travaille sur une gestion intelligente de l’eau et la sauvegarde des digues.

Le 2 août, le gouvernement néerlandais a officiellement déclaré le pays en « pénurie d’eau ». De violentes vagues de chaleur ont frappé une grande partie de l’Europe le mois dernier, suscitant des appels à redoubler d’efforts pour lutter contre le réchauffement climatique, qui, selon les scientifiques, rend les périodes de chaleur extrême plus fréquentes et plus meurtrières.

L’annonce du gouvernement néerlandais ne s’est pas accompagnée pas d’interdictions majeures, car les stocks d’eau potable ne sont pas menacés. Toutefois, comme les deux tiers de la population néerlandaise vivant sous le niveau de la mer, les sécheresses peuvent rapidement devenir un problème aigu aux Pays-Bas, entraînant l’envasement des rivières et entravant la circulation de l’eau.

L’Etat compte sur la prise de conscience des habitants pour éviter les gaspillages. Toutefois, au niveau local, les interdictions d’utiliser les eaux de surface à des fins agricoles se multiplient. Car l’eau diminue à vue d’œil.

Les grands utilisateurs d’eau, tels que les industries sidérurgique et chimique et les fabricants de produits alimentaires, n’ont pas encore dû interrompre leur production, mais ils pourraient bientôt rejoindre les secteurs de la navigation et de l’agriculture et subir les conséquences de la sécheresse, a déclaré à l’AD Roy Tummers, porte-parole de l’institut des eaux industrielles VEMW.

Assèchement des voies navigables

L’assèchement des digues pose un autre problème, car beaucoup d’entre elles ont besoin du poids de l’eau elle-même pour rester solides.

«Depuis plusieurs semaines, nous constatons que les Pays-Bas sont de plus en plus secs en raison de l’évaporation dans notre propre pays et du très faible débit des rivières en provenance de l’étranger», a déclaré Michele Blom, de l’agence nationale des travaux publics et de la gestion de l’eau, chargée de superviser un groupe de travail sur la sécheresse.

En ce moment, les barges sur le Rhin inférieur – une voie importante pour le transport du charbon de Rotterdam vers les aciéries et les producteurs d’électricité allemands – fonctionnent à moins de la moitié de leur capacité.

Le ministère néerlandais des infrastructures et des transports a déclaré qu’à partir de mardi, l’eau s’écoulait dans le Rhin à 850 mètres cubes par seconde à Lobith, la ville orientale où il entre aux Pays-Bas, «exceptionnellement bas pour la période de l’année».

L’IJselmeer, un grand lac artificiel d’eau douce situé dans le nord du pays qui a été creusé dans la mer du Nord au 20e siècle, est raisonnablement rempli et peut fournir de l’eau à la province de Groningue.

Cependant, les niveaux des eaux souterraines baissent et «sont très bas dans certains endroits du sud», a déclaré le ministère, ce qui entraîne la prolifération d’algues et la mort de poissons.

Appels à la vigilance pour l’utilisation de l’eau potable

Les districts de distribution d’eau néerlandais appellent la population à l’économie d’eau potable. Les provinces méridionales de Zeeland et de Limburg demandant à la population de ne pas utiliser les eaux de surface pour l’arrosage.

La baisse des niveaux d’eau augmente la température et la teneur en sel de l’eau, ce qui peut entraîner la corrosion et l’usure des installations, en particulier dans les provinces occidentales où la salinisation devient un problème.

La température de l’eau est un autre problème potentiel. Si l’eau est trop chaude, les entreprises peuvent ne pas être autorisées à libérer l’eau qu’elles ont utilisée pour le refroidissement, ce qui peut également entraîner des pertes de production.

Bloomberg : L’Europe se dirige droit vers une pénurie de diesel

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Malgré une nette détente du prix du pétrole ces derniers jours, l’Europe se dirige droit vers une pénurie de diesel et de ses dérivés, notamment le fioul, alerte Bloomberg. L’hiver commence déjà à pointer le bout de ses froides menaces dans les esprits des européens.

Les expéditions de carburant de type diesel en provenance des pays de l’ex-Union soviétique devraient diminuer ce mois-ci, ce qui pourrait compliquer une situation d’approvisionnement déjà chaotique en Europe, rapporte Bloomberg.

Les exportations de gasoil et de diesel de la région devraient baisser de 4 % en août par rapport au mois précédent, selon la société d’analyse du commerce pétrolier maritime Petro-Logistics SA. Une grande partie – sinon la totalité – de l’offre proviendra de Russie, un important fournisseur de ces carburants, en particulier pour l’Europe.

Faiblesse des niveaux d’eau des voies navigables

Les faibles niveaux d’eau sur la voie fluviale cruciale du Rhin entravent les flux de diesel et d’autres produits de base vers l’Europe intérieure. Le continent a récemment connu plusieurs pannes de raffineries, planifiées ou non, et les gouvernements ont récemment déclaré qu’ils allaient libérer du pétrole des réserves stratégiques pour soutenir l’offre.

En novembre prochain, les stocks de carburant de type diesel dans le nord-ouest de l’Europe devraient atteindre leur niveau le plus bas depuis au moins le début de 2011. Cela se passera quelques mois avant l’entrée en vigueur de l’interdiction par l’Union européenne des importations maritimes en provenance de Russie, qui est actuellement le principal fournisseur extérieur du continent. Les stocks dans les entrepôts indépendants de la plateforme pétrolière Amsterdam-Rotterdam-Anvers sont actuellement à leur plus bas niveau saisonnier depuis au moins 2008.

Les exportations prévues ce mois-ci en provenance des pays de l’ex-Union soviétique font suite à un mois de juillet «fort» et sont en hausse de 8 % par rapport à l’année précédente, a déclaré à Bloomberg Daniel Gerber, directeur général de Petro-Logistics.

La société estime les flux de Primorsk – le principal port russe pour l’expédition de diesel à l’étranger – à 1,15 million de tonnes ce mois-ci. Cela représente environ 280 000 barils par jour, soit peu de changement par rapport aux prévisions de juillet.

Le diesel, pillier des économies de l’Europe du Nord-Ouest

Le diesel est capital pour le fonctionnement des économies de l’Europe du Nord-Ouest. Pour une partie de son parc automobile, bien sûr, mais également pour le chauffage (fioul) ou pour alimenter nombre d’industries et d’usines en énergie, rappelle Thomas Burgel.

Or, le stock sur lequel le continent est assis est dangereusement bas, alors même que les fournitures d’électricité, de gaz, de charbon et de pétrole ne sont pas garanties, dans un contexte de tensions internationales sur l’énergie, de difficultés techniques du nucléaire, en France notamment, de guerre de la Russie en Ukraine et des sanctions et embargos qui en découlent.

«Le stress énergétique européen est tel que Londres commence à se préparer à des black-outs et coupures au creux de l’hiver et –exemple curieux parmi d’autres angoisses plus classiques– que les crématoriums allemands s’inquiètent» écrit le journaliste.

Les spéculations découragent le stockage

L’essor du Trading en ligne de ces dernières années, a poussé le marché à se tourner vers les marchés à terme. Relativement faciles d’accès, entièrement négociables en ligne et ne nécessitent pas de capital conséquent.

Le volume sur ces marchés sont devenus tellement importants qu’ils influent sur le comportement des investisseurs et des stockeurs des hydrocarbures. Aujourd’hui, ces marchés connaissent un phénomène nommé «backwardation», ou «déport», lors duquel le prix d’un contrat à terme est inférieur au prix au comptant.

Les traders se voient ainsi découragés de constituer des stocks, puisque le bien qu’ils échangent perdra de la valeur dans les mois qui viennent. L’hiver arrive, et il risque donc d’être particulièrement rude pour l’Europe.

L’effondrement de l’immobilier en Chine risque d’aggraver le choc économique

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L’effondrement de l’immobilier en Chine est une réalité. S&P Global Ratings estime qu’environ 20 % des promoteurs chinois risquent l’insolvabilité. La construction étant à l’arrêt, les propriétaires ne voient pas d’autre solution que de ne plus payer leurs emprunts. Une crise inédite qui entraîne dans son sillage à la fois les banques et les gouvernements provinciaux, ce qui risque d’avoir un impact plus important sur la deuxième plus grande économie du monde.

Les défauts de paiement se sont multipliés au cours des 12 derniers mois dans le secteur immobilier chinois, après que le modèle de croissance des promoteurs, basé par l’endettement, se soit effondré.

La crise trouve son origine dans la décision du gouvernement chinois d’imposer en 2021 des restrictions drastiques sur les prêts hypothécaires et l’accès des promoteurs au financement. Sachant que le secteur était sous la pression des fermetures liées à la politique chinoise du zéro COVID.

Les ventes de logements neufs se sont contractées de 27 % sur l’année en volume au cours du semestre janvier-juin 2022. Selon la société de recherche immobilière China Index Academy, les ventes de juillet ont chuté de 13 % par rapport à juin et de 27 % par rapport à l’année précédente dans 100 grandes villes chinoises.

L’effet de cette crise commencent à se faire sentir auprès des banques. Les prêts au secteur immobilier représentent 26 % de l’encours total des prêts en Chine, contre 21 à 22 % au Japon au plus fort de la bulle immobilière dans ce pays. Le pourcentage de prêts non productifs détenus par les quatre grandes banques d’État chinoises a augmenté de plus d’un point de pourcentage en 2021 pour atteindre 3,8 %.

De nombreux propriétaires cessent de rembourser leur prêt immobilier

Les promoteurs immobilier en Chine n’ont pour l’instant livré qu’environ 60% des logements pré-vendus entre 2013 et 2020, rapporte l’AFP, citant la banque Nomura. Incapables d’obtenir des liquidités, de nombreux promoteurs ont ainsi interrompu leurs projets de construction.

«Près de 4 % des nouvelles constructions vendues au cours des quatre années précédant juin 2022 ont connu des problèmes», a estimé Yan Yuejin, de l’institut de R&D E-house China, basé à Shanghai.

Ce qui complique davantage les affaires des professionnels du secteur, est cette tendance générale des acheteurs d’arrêter le paiement des prêts et par la pression venue du gouvernement – soucieux de stabilité sociale – afin de livrer au plus vite les appartements aux acheteurs.

En Chine, les appartements neufs sont le plus souvent vendus avant leur construction. Alors quand un promoteur est incapable d’achever les travaux, c’est l’acheteur qui se retrouve lésé. Cela a conduit à une véritable «crise de confiance» dans le marché immobilier, estime dans un récent rapport Andrew Batson, analyste du cabinet Gavekal Dragonomics.

La Chine est aujourd’hui sous le coup d’une grève des prêts hypothécaires, les acheteurs de plus de 300 projets inachevés refusent désormais d’effectuer leurs paiements. Cela aura un impact sur 900 milliards de yuans (133 milliards de dollars), soit 1,7 % de l’encours de la dette immobilière.

Afin d’éviter l’instabilité du secteur financier, la Chine devrait injecter 320 milliards de yuans dans le système bancaire cette année. Une partie de ces fonds provient des émissions d’obligations d’infrastructure des gouvernements locaux qui ont été redirigées vers les banques.

Les gouvernements locaux n’ont pas une assise financière solide.

Alors que les allègements fiscaux grugent leurs recettes, les autorités locales en sont venues à dépendre fortement des revenus tirés de la vente de droits d’utilisation de terrains appartenant à l’État à des promoteurs. Les recettes des ventes de terrains ont dépassé les recettes fiscales en 2020 pour la première fois dans les données remontant à 2010.

Mais les promoteurs à court d’argent ne peuvent pas se permettre d’acheter des terrains pour de nouvelles propriétés résidentielles. Les revenus fonciers des gouvernements locaux ont chuté de 31 % sur l’année au premier semestre 2022, et devraient baisser sur l’ensemble de l’année pour la première fois en sept ans. La pression exercée sur le secteur a également touché les revenus des taxes foncières.

Cette perte de revenus a fait des ravages. S&P Global estime que jusqu’à 30 % des collectivités locales pourraient se trouver dans une situation financière suffisamment grave à la fin de l’année pour nécessiter des mesures correctives telles que des réductions de dépenses.

Un fonds immobilier pour recapitaliser le secteur

Selon Reuters, le gouvernement chinois envisage de créer un fonds immobilier de 300 milliards de yuans (45 milliards de dollars) pour aider les promoteurs à accéder aux capitaux. Mais «c’est clairement trop peu», a déclaré une source du Parti communiste.

L’immobilier a été un moteur essentiel de l’économie chinoise au cours des deux dernières décennies. Selon Kenneth Rogoff, professeur à l’université Harvard, l’immobilier et les activités connexes représentent aujourd’hui environ 29 % du produit intérieur brut, contre moins de 10 % à la fin des années 1990. Ce chiffre est à comparer aux niveaux de 20 % ou moins aux États-Unis, en Europe et au Japon.

L’économiste estime qu’une diminution de 20 % des investissements liés à l’immobilier, au sens large, pourrait réduire le PIB de la Chine de 5 à 10 %. L’immobilier et la construction représentent plus de 15 % des emplois urbains, ce qui constitue une source potentielle d’instabilité du marché du travail.

Lorsque la Chine a subi un krach boursier en 2015, la robustesse des dépenses de consommation a permis de relancer l’économie. Mais les consommateurs semblent aujourd’hui davantage axés sur l’épargne en réponse à une longue frilosité sur le marché du travail. Les dirigeants chinois étant concentrés sur le congrès du Parti communiste qui se tiendra deux fois par décennie cet automne, une intervention politique majeure semble peu probable à court terme.

Le Mali reçoit un avion militaire de la Russie

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Le Mali a reçu mardi de la Russie des jets militaires de liaison externe et un hélicoptère de combat. Au cours d’une cérémonie, des avions à réaction L-39 et Sukhoi-25 ainsi que des hélicoptères de combat Mi-24P ont été présentés. Aucune information n’a été divulguée sur les conditions d’acquisition des hélicoptères de combat. Les précédentes livraisons d’armes russes rendues publiques cette année, étaient des hélicoptères et des radars de surveillance ainsi que des systèmes de radar mobiles.

VOA

Le gouvernement militaire du Mali a reçu plusieurs avions de chasse et hélicoptères de la Russie, qui est devenue un allié proche et controversé dans sa lutte contre les groupes armés islamistes.

Les appareils ont été remis lors d’une cérémonie à l’aéroport de Bamako, en présence du président malien Assimi Goita et de l’ambassadeur russe Igor Gromyko.

Des photos des appareils ont été publiées sur la page Twitter officielle de la présidence, et le média d’État russe RIA a déclaré que la livraison se composait d’avions de combat Sukhoi Su-25, de jets L-39 Albatros et d’hélicoptères d’attaque. Le ministre malien de la défense, Sadio Camara, a déclaré dans un discours sur la chaîne de télévision publique malienne ORTM qu’un nombre encore plus important d’avions avait été livré.

Nous ne montrons ici qu’une partie de ce qui a été livré, dit-il. Le reste, bien sûr, est engagé dans des opérations au moment où se déroule cette cérémonie.

Le Mali lutte contre une insurrection depuis une dizaine d’années, depuis que des groupes armés islamistes ont pris le contrôle du nord du Mali en 2012. Le contrôle du territoire malien a été repris après l’intervention de la France en 2013, mais les attaques et les combats se sont poursuivis depuis, l’année 2022 étant déjà l’une des plus meurtrières jamais enregistrées dans le conflit.

L’armée française est dans les dernières étapes de son retrait du Mali, après que le président français Emmanuel Macron ait annoncé le retrait des forces en février, suite aux tensions croissantes avec le gouvernement militaire du Mali et aux inquiétudes concernant la collaboration du Mali avec des mercenaires russes.

Le gouvernement militaire malien a continuellement nié les allégations selon lesquelles il travaille avec des mercenaires, affirmant qu’il ne travaille qu’avec des instructeurs russes.

Plusieurs gouvernements ont accusé le Mali de travailler avec la société militaire privée russe, Wagner. En mars, Human Rights Watch a publié un rapport dans lequel plusieurs témoins locaux ont attesté avoir vu des mercenaires commettre des exécutions et des violations des droits de l’homme avec l’armée malienne durant cinq jours.

Le Mali a également reçu deux hélicoptères russes en avril, et quatre hélicoptères ainsi que des armes en septembre de l’année dernière

Plus de la moitié de l’Europe touchée par une extrême sécheresse

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Environ 60 % de l’UE et du Royaume-Uni ont été touchés par la sécheresse, selon l’Observatoire européen de la sécheresse. Les vagues de chaleur record liées au changement climatique ont asséché les rivières du continent et fait chuter les réserves d’eau à des niveaux historiquement bas.

De la distribution d’eau en France à l’ouest à la mort de poissons en Serbie à l’est, en passant par l’évaporation d’un fleuve en Allemagne et le dépérissement des oliviers en Espagne et en Italie, une grande partie du territoire européen souffre de ce qui devrait être la pire sécheresse depuis 500 ans.

Selon de nouvelles données publiées mardi soir par l’Observatoire européen de la sécheresse (OED) de la Commission, quelque 47 % des terres de l’Union européenne ont connu des conditions de sécheresse « d’alerte » – la deuxième catégorie de sécheresse la plus grave – au cours des dix jours précédant le 30 juillet.

Ce qui est plus inquiétant, c’est que 17 % des terres ont atteint le statut d' »alerte » le plus grave, contre 15 % auparavant, ce qui signifie que non seulement les sols s’assèchent après de faibles précipitations, mais que les plantes et les cultures souffrent également.

47 % du territoire de l’UE ont été placés en état d’alerte à la sécheresse
Les poissons meurent en raison de la baisse des niveaux d’eau en Serbie

De nouvelles vagues de chaleur et peu de pluie se profilent à l’horizon, mais les prévisions à plus long terme sont plus inquiétantes, a déclaré mardi Andrea Toreti, chercheur principal au Centre commun de recherche de la Commission européenne.

«Si l’on considère les trois prochains mois, nous voyons toujours un risque très élevé de conditions sèches sur l’Europe occidentale et centrale, ainsi que sur le Royaume-Uni», a-t-il déclaré aux journalistes.

https://twitter.com/andreatoreti/status/1557714129846259712?s=21&t=eNHoc-yVFLs5g9zX3f2k8Q

Copernicus, un service de surveillance du climat associé à l’Union européenne, simule un danger croissant d’incendie en Europe occidentale dans les années à venir, les températures continuant à augmenter.

https://twitter.com/mrjamescosgrove/status/1557694528554950656?s=21&t=ljRv_sHxCLEZVsLlQFFP8w
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