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Les Pays-Bas se déclarent officiellement en «pénurie d’eau»

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Les Pays-Bas entrent dans une troisième semaine de pénurie d’eau officielle, à la suite d’un été exceptionnellement sec et des températures dépassant à nouveau les 30 degrés. Pour y faire face, le gouvernement néerlandais travaille sur une gestion intelligente de l’eau et la sauvegarde des digues.

Le 2 août, le gouvernement néerlandais a officiellement déclaré le pays en « pénurie d’eau ». De violentes vagues de chaleur ont frappé une grande partie de l’Europe le mois dernier, suscitant des appels à redoubler d’efforts pour lutter contre le réchauffement climatique, qui, selon les scientifiques, rend les périodes de chaleur extrême plus fréquentes et plus meurtrières.

L’annonce du gouvernement néerlandais ne s’est pas accompagnée pas d’interdictions majeures, car les stocks d’eau potable ne sont pas menacés. Toutefois, comme les deux tiers de la population néerlandaise vivant sous le niveau de la mer, les sécheresses peuvent rapidement devenir un problème aigu aux Pays-Bas, entraînant l’envasement des rivières et entravant la circulation de l’eau.

L’Etat compte sur la prise de conscience des habitants pour éviter les gaspillages. Toutefois, au niveau local, les interdictions d’utiliser les eaux de surface à des fins agricoles se multiplient. Car l’eau diminue à vue d’œil.

Les grands utilisateurs d’eau, tels que les industries sidérurgique et chimique et les fabricants de produits alimentaires, n’ont pas encore dû interrompre leur production, mais ils pourraient bientôt rejoindre les secteurs de la navigation et de l’agriculture et subir les conséquences de la sécheresse, a déclaré à l’AD Roy Tummers, porte-parole de l’institut des eaux industrielles VEMW.

Assèchement des voies navigables

L’assèchement des digues pose un autre problème, car beaucoup d’entre elles ont besoin du poids de l’eau elle-même pour rester solides.

«Depuis plusieurs semaines, nous constatons que les Pays-Bas sont de plus en plus secs en raison de l’évaporation dans notre propre pays et du très faible débit des rivières en provenance de l’étranger», a déclaré Michele Blom, de l’agence nationale des travaux publics et de la gestion de l’eau, chargée de superviser un groupe de travail sur la sécheresse.

En ce moment, les barges sur le Rhin inférieur – une voie importante pour le transport du charbon de Rotterdam vers les aciéries et les producteurs d’électricité allemands – fonctionnent à moins de la moitié de leur capacité.

Le ministère néerlandais des infrastructures et des transports a déclaré qu’à partir de mardi, l’eau s’écoulait dans le Rhin à 850 mètres cubes par seconde à Lobith, la ville orientale où il entre aux Pays-Bas, «exceptionnellement bas pour la période de l’année».

L’IJselmeer, un grand lac artificiel d’eau douce situé dans le nord du pays qui a été creusé dans la mer du Nord au 20e siècle, est raisonnablement rempli et peut fournir de l’eau à la province de Groningue.

Cependant, les niveaux des eaux souterraines baissent et «sont très bas dans certains endroits du sud», a déclaré le ministère, ce qui entraîne la prolifération d’algues et la mort de poissons.

Appels à la vigilance pour l’utilisation de l’eau potable

Les districts de distribution d’eau néerlandais appellent la population à l’économie d’eau potable. Les provinces méridionales de Zeeland et de Limburg demandant à la population de ne pas utiliser les eaux de surface pour l’arrosage.

La baisse des niveaux d’eau augmente la température et la teneur en sel de l’eau, ce qui peut entraîner la corrosion et l’usure des installations, en particulier dans les provinces occidentales où la salinisation devient un problème.

La température de l’eau est un autre problème potentiel. Si l’eau est trop chaude, les entreprises peuvent ne pas être autorisées à libérer l’eau qu’elles ont utilisée pour le refroidissement, ce qui peut également entraîner des pertes de production.

Bloomberg : L’Europe se dirige droit vers une pénurie de diesel

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Malgré une nette détente du prix du pétrole ces derniers jours, l’Europe se dirige droit vers une pénurie de diesel et de ses dérivés, notamment le fioul, alerte Bloomberg. L’hiver commence déjà à pointer le bout de ses froides menaces dans les esprits des européens.

Les expéditions de carburant de type diesel en provenance des pays de l’ex-Union soviétique devraient diminuer ce mois-ci, ce qui pourrait compliquer une situation d’approvisionnement déjà chaotique en Europe, rapporte Bloomberg.

Les exportations de gasoil et de diesel de la région devraient baisser de 4 % en août par rapport au mois précédent, selon la société d’analyse du commerce pétrolier maritime Petro-Logistics SA. Une grande partie – sinon la totalité – de l’offre proviendra de Russie, un important fournisseur de ces carburants, en particulier pour l’Europe.

Faiblesse des niveaux d’eau des voies navigables

Les faibles niveaux d’eau sur la voie fluviale cruciale du Rhin entravent les flux de diesel et d’autres produits de base vers l’Europe intérieure. Le continent a récemment connu plusieurs pannes de raffineries, planifiées ou non, et les gouvernements ont récemment déclaré qu’ils allaient libérer du pétrole des réserves stratégiques pour soutenir l’offre.

En novembre prochain, les stocks de carburant de type diesel dans le nord-ouest de l’Europe devraient atteindre leur niveau le plus bas depuis au moins le début de 2011. Cela se passera quelques mois avant l’entrée en vigueur de l’interdiction par l’Union européenne des importations maritimes en provenance de Russie, qui est actuellement le principal fournisseur extérieur du continent. Les stocks dans les entrepôts indépendants de la plateforme pétrolière Amsterdam-Rotterdam-Anvers sont actuellement à leur plus bas niveau saisonnier depuis au moins 2008.

Les exportations prévues ce mois-ci en provenance des pays de l’ex-Union soviétique font suite à un mois de juillet «fort» et sont en hausse de 8 % par rapport à l’année précédente, a déclaré à Bloomberg Daniel Gerber, directeur général de Petro-Logistics.

La société estime les flux de Primorsk – le principal port russe pour l’expédition de diesel à l’étranger – à 1,15 million de tonnes ce mois-ci. Cela représente environ 280 000 barils par jour, soit peu de changement par rapport aux prévisions de juillet.

Le diesel, pillier des économies de l’Europe du Nord-Ouest

Le diesel est capital pour le fonctionnement des économies de l’Europe du Nord-Ouest. Pour une partie de son parc automobile, bien sûr, mais également pour le chauffage (fioul) ou pour alimenter nombre d’industries et d’usines en énergie, rappelle Thomas Burgel.

Or, le stock sur lequel le continent est assis est dangereusement bas, alors même que les fournitures d’électricité, de gaz, de charbon et de pétrole ne sont pas garanties, dans un contexte de tensions internationales sur l’énergie, de difficultés techniques du nucléaire, en France notamment, de guerre de la Russie en Ukraine et des sanctions et embargos qui en découlent.

«Le stress énergétique européen est tel que Londres commence à se préparer à des black-outs et coupures au creux de l’hiver et –exemple curieux parmi d’autres angoisses plus classiques– que les crématoriums allemands s’inquiètent» écrit le journaliste.

Les spéculations découragent le stockage

L’essor du Trading en ligne de ces dernières années, a poussé le marché à se tourner vers les marchés à terme. Relativement faciles d’accès, entièrement négociables en ligne et ne nécessitent pas de capital conséquent.

Le volume sur ces marchés sont devenus tellement importants qu’ils influent sur le comportement des investisseurs et des stockeurs des hydrocarbures. Aujourd’hui, ces marchés connaissent un phénomène nommé «backwardation», ou «déport», lors duquel le prix d’un contrat à terme est inférieur au prix au comptant.

Les traders se voient ainsi découragés de constituer des stocks, puisque le bien qu’ils échangent perdra de la valeur dans les mois qui viennent. L’hiver arrive, et il risque donc d’être particulièrement rude pour l’Europe.

L’effondrement de l’immobilier en Chine risque d’aggraver le choc économique

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L’effondrement de l’immobilier en Chine est une réalité. S&P Global Ratings estime qu’environ 20 % des promoteurs chinois risquent l’insolvabilité. La construction étant à l’arrêt, les propriétaires ne voient pas d’autre solution que de ne plus payer leurs emprunts. Une crise inédite qui entraîne dans son sillage à la fois les banques et les gouvernements provinciaux, ce qui risque d’avoir un impact plus important sur la deuxième plus grande économie du monde.

Les défauts de paiement se sont multipliés au cours des 12 derniers mois dans le secteur immobilier chinois, après que le modèle de croissance des promoteurs, basé par l’endettement, se soit effondré.

La crise trouve son origine dans la décision du gouvernement chinois d’imposer en 2021 des restrictions drastiques sur les prêts hypothécaires et l’accès des promoteurs au financement. Sachant que le secteur était sous la pression des fermetures liées à la politique chinoise du zéro COVID.

Les ventes de logements neufs se sont contractées de 27 % sur l’année en volume au cours du semestre janvier-juin 2022. Selon la société de recherche immobilière China Index Academy, les ventes de juillet ont chuté de 13 % par rapport à juin et de 27 % par rapport à l’année précédente dans 100 grandes villes chinoises.

L’effet de cette crise commencent à se faire sentir auprès des banques. Les prêts au secteur immobilier représentent 26 % de l’encours total des prêts en Chine, contre 21 à 22 % au Japon au plus fort de la bulle immobilière dans ce pays. Le pourcentage de prêts non productifs détenus par les quatre grandes banques d’État chinoises a augmenté de plus d’un point de pourcentage en 2021 pour atteindre 3,8 %.

De nombreux propriétaires cessent de rembourser leur prêt immobilier

Les promoteurs immobilier en Chine n’ont pour l’instant livré qu’environ 60% des logements pré-vendus entre 2013 et 2020, rapporte l’AFP, citant la banque Nomura. Incapables d’obtenir des liquidités, de nombreux promoteurs ont ainsi interrompu leurs projets de construction.

«Près de 4 % des nouvelles constructions vendues au cours des quatre années précédant juin 2022 ont connu des problèmes», a estimé Yan Yuejin, de l’institut de R&D E-house China, basé à Shanghai.

Ce qui complique davantage les affaires des professionnels du secteur, est cette tendance générale des acheteurs d’arrêter le paiement des prêts et par la pression venue du gouvernement – soucieux de stabilité sociale – afin de livrer au plus vite les appartements aux acheteurs.

En Chine, les appartements neufs sont le plus souvent vendus avant leur construction. Alors quand un promoteur est incapable d’achever les travaux, c’est l’acheteur qui se retrouve lésé. Cela a conduit à une véritable «crise de confiance» dans le marché immobilier, estime dans un récent rapport Andrew Batson, analyste du cabinet Gavekal Dragonomics.

La Chine est aujourd’hui sous le coup d’une grève des prêts hypothécaires, les acheteurs de plus de 300 projets inachevés refusent désormais d’effectuer leurs paiements. Cela aura un impact sur 900 milliards de yuans (133 milliards de dollars), soit 1,7 % de l’encours de la dette immobilière.

Afin d’éviter l’instabilité du secteur financier, la Chine devrait injecter 320 milliards de yuans dans le système bancaire cette année. Une partie de ces fonds provient des émissions d’obligations d’infrastructure des gouvernements locaux qui ont été redirigées vers les banques.

Les gouvernements locaux n’ont pas une assise financière solide.

Alors que les allègements fiscaux grugent leurs recettes, les autorités locales en sont venues à dépendre fortement des revenus tirés de la vente de droits d’utilisation de terrains appartenant à l’État à des promoteurs. Les recettes des ventes de terrains ont dépassé les recettes fiscales en 2020 pour la première fois dans les données remontant à 2010.

Mais les promoteurs à court d’argent ne peuvent pas se permettre d’acheter des terrains pour de nouvelles propriétés résidentielles. Les revenus fonciers des gouvernements locaux ont chuté de 31 % sur l’année au premier semestre 2022, et devraient baisser sur l’ensemble de l’année pour la première fois en sept ans. La pression exercée sur le secteur a également touché les revenus des taxes foncières.

Cette perte de revenus a fait des ravages. S&P Global estime que jusqu’à 30 % des collectivités locales pourraient se trouver dans une situation financière suffisamment grave à la fin de l’année pour nécessiter des mesures correctives telles que des réductions de dépenses.

Un fonds immobilier pour recapitaliser le secteur

Selon Reuters, le gouvernement chinois envisage de créer un fonds immobilier de 300 milliards de yuans (45 milliards de dollars) pour aider les promoteurs à accéder aux capitaux. Mais «c’est clairement trop peu», a déclaré une source du Parti communiste.

L’immobilier a été un moteur essentiel de l’économie chinoise au cours des deux dernières décennies. Selon Kenneth Rogoff, professeur à l’université Harvard, l’immobilier et les activités connexes représentent aujourd’hui environ 29 % du produit intérieur brut, contre moins de 10 % à la fin des années 1990. Ce chiffre est à comparer aux niveaux de 20 % ou moins aux États-Unis, en Europe et au Japon.

L’économiste estime qu’une diminution de 20 % des investissements liés à l’immobilier, au sens large, pourrait réduire le PIB de la Chine de 5 à 10 %. L’immobilier et la construction représentent plus de 15 % des emplois urbains, ce qui constitue une source potentielle d’instabilité du marché du travail.

Lorsque la Chine a subi un krach boursier en 2015, la robustesse des dépenses de consommation a permis de relancer l’économie. Mais les consommateurs semblent aujourd’hui davantage axés sur l’épargne en réponse à une longue frilosité sur le marché du travail. Les dirigeants chinois étant concentrés sur le congrès du Parti communiste qui se tiendra deux fois par décennie cet automne, une intervention politique majeure semble peu probable à court terme.

Le Mali reçoit un avion militaire de la Russie

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Le Mali a reçu mardi de la Russie des jets militaires de liaison externe et un hélicoptère de combat. Au cours d’une cérémonie, des avions à réaction L-39 et Sukhoi-25 ainsi que des hélicoptères de combat Mi-24P ont été présentés. Aucune information n’a été divulguée sur les conditions d’acquisition des hélicoptères de combat. Les précédentes livraisons d’armes russes rendues publiques cette année, étaient des hélicoptères et des radars de surveillance ainsi que des systèmes de radar mobiles.

VOA

Le gouvernement militaire du Mali a reçu plusieurs avions de chasse et hélicoptères de la Russie, qui est devenue un allié proche et controversé dans sa lutte contre les groupes armés islamistes.

Les appareils ont été remis lors d’une cérémonie à l’aéroport de Bamako, en présence du président malien Assimi Goita et de l’ambassadeur russe Igor Gromyko.

Des photos des appareils ont été publiées sur la page Twitter officielle de la présidence, et le média d’État russe RIA a déclaré que la livraison se composait d’avions de combat Sukhoi Su-25, de jets L-39 Albatros et d’hélicoptères d’attaque. Le ministre malien de la défense, Sadio Camara, a déclaré dans un discours sur la chaîne de télévision publique malienne ORTM qu’un nombre encore plus important d’avions avait été livré.

Nous ne montrons ici qu’une partie de ce qui a été livré, dit-il. Le reste, bien sûr, est engagé dans des opérations au moment où se déroule cette cérémonie.

Le Mali lutte contre une insurrection depuis une dizaine d’années, depuis que des groupes armés islamistes ont pris le contrôle du nord du Mali en 2012. Le contrôle du territoire malien a été repris après l’intervention de la France en 2013, mais les attaques et les combats se sont poursuivis depuis, l’année 2022 étant déjà l’une des plus meurtrières jamais enregistrées dans le conflit.

L’armée française est dans les dernières étapes de son retrait du Mali, après que le président français Emmanuel Macron ait annoncé le retrait des forces en février, suite aux tensions croissantes avec le gouvernement militaire du Mali et aux inquiétudes concernant la collaboration du Mali avec des mercenaires russes.

Le gouvernement militaire malien a continuellement nié les allégations selon lesquelles il travaille avec des mercenaires, affirmant qu’il ne travaille qu’avec des instructeurs russes.

Plusieurs gouvernements ont accusé le Mali de travailler avec la société militaire privée russe, Wagner. En mars, Human Rights Watch a publié un rapport dans lequel plusieurs témoins locaux ont attesté avoir vu des mercenaires commettre des exécutions et des violations des droits de l’homme avec l’armée malienne durant cinq jours.

Le Mali a également reçu deux hélicoptères russes en avril, et quatre hélicoptères ainsi que des armes en septembre de l’année dernière

Plus de la moitié de l’Europe touchée par une extrême sécheresse

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Environ 60 % de l’UE et du Royaume-Uni ont été touchés par la sécheresse, selon l’Observatoire européen de la sécheresse. Les vagues de chaleur record liées au changement climatique ont asséché les rivières du continent et fait chuter les réserves d’eau à des niveaux historiquement bas.

De la distribution d’eau en France à l’ouest à la mort de poissons en Serbie à l’est, en passant par l’évaporation d’un fleuve en Allemagne et le dépérissement des oliviers en Espagne et en Italie, une grande partie du territoire européen souffre de ce qui devrait être la pire sécheresse depuis 500 ans.

Selon de nouvelles données publiées mardi soir par l’Observatoire européen de la sécheresse (OED) de la Commission, quelque 47 % des terres de l’Union européenne ont connu des conditions de sécheresse « d’alerte » – la deuxième catégorie de sécheresse la plus grave – au cours des dix jours précédant le 30 juillet.

Ce qui est plus inquiétant, c’est que 17 % des terres ont atteint le statut d' »alerte » le plus grave, contre 15 % auparavant, ce qui signifie que non seulement les sols s’assèchent après de faibles précipitations, mais que les plantes et les cultures souffrent également.

47 % du territoire de l’UE ont été placés en état d’alerte à la sécheresse
Les poissons meurent en raison de la baisse des niveaux d’eau en Serbie

De nouvelles vagues de chaleur et peu de pluie se profilent à l’horizon, mais les prévisions à plus long terme sont plus inquiétantes, a déclaré mardi Andrea Toreti, chercheur principal au Centre commun de recherche de la Commission européenne.

«Si l’on considère les trois prochains mois, nous voyons toujours un risque très élevé de conditions sèches sur l’Europe occidentale et centrale, ainsi que sur le Royaume-Uni», a-t-il déclaré aux journalistes.

Copernicus, un service de surveillance du climat associé à l’Union européenne, simule un danger croissant d’incendie en Europe occidentale dans les années à venir, les températures continuant à augmenter.

Égypte : Au moins 41 personnes tuées dans l’incendie d’une église, la plupart sont des enfants

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Un incendie d’origine électrique a ravagé une église chrétienne copte égyptienne pendant la messe dimanche, provoquant une bousculade et tuant au moins 41 personnes, pour la plupart des enfants.

Un incendie s’est déclaré peu avant 9 heures de ce dimanche matin dans l’église Abu Sifin de la ville de Gizeh, où 5 000 personnes s’étaient rassemblées. Gizeh est la deuxième ville d’Égypte. Elle est située de l’autre côté du Nil, en face du Caire.

L’incendie a bloqué l’entrée de l’église et a provoqué une bousculade qui a fait 41 morts dont la plupart des sont des enfants.

«Les personnes qui s’étaient rassemblées aux troisième et quatrième étages, n’ont pas vu la fumée provenant du deuxième étage. Ils se sont précipités pour descendre les escaliers et ont commencé à tomber les uns sur les autres », a déclaré un témoin à Reuters.

«Nous avons ensuite entendu une détonation et des étincelles et du feu qui sortaient de la fenêtre», a-t-il ajouté, précisant que lui et sa fille se trouvaient au rez-de-chaussée et ont pu s’échapper.

Les dégâts sont visibles à l’extérieur du bâtiment. Photo : AP

Dans un communiqué, le ministère de l’Intérieur a déclaré qu’un examen médico-légal a montré que le feu a démarré au niveau de la climatisation du deuxième étage à la suite d’un dysfonctionnement électrique.

Départ du feu

L’inhalation de fumée est la principale cause de décès, a-t-il précisé. Les familles des personnes décédées recevront 100 000 livres égyptiennes (5 220 dollars), selon un communiqué du cabinet.

«Je présente mes sincères condoléances aux familles des victimes innocentes qui sont parties rejoindre leur Seigneur dans l’un de ses lieux de culte», a déclaré le président égyptien Abdel Fattah al-Sisi dans un tweet.

Au moins neuf enfants parmi les morts

Selon un porte-parole de l’Église copte égyptienne citant des responsables de la santé, des enfants figurent parmi les 41 personnes tuées et les 14 autres blessées dans l’incendie.

«Après que les pompiers ont éteint le feu, j’ai reconnu le corps de ma sœur. Les corps étaient tous carbonisés, et beaucoup d’entre eux sont des enfants qui se trouvaient dans une salle de crèche de l’église.» a déclaré un témoin à Reuters

«Je ne sais pas si c’était un feu électrique ou ce qui s’est passé, mais il y avait des enfants et des personnes âgées, nous avons sauvé qui nous pouvions sauver», a déclaré un autre témoin qui s’exprimait depuis un hôpital.

Une liste des noms des victimes de l’incendie publiée sur les réseaux, montre qu’au moins neuf enfants de moins de 12 ans sont morts. Le plus jeune n’a que trois ans.

Au moins deux officiers et trois membres des services de protection civile ont été blessés en intervenant sur l’incendie, a annoncé le ministère égyptien de l’Intérieur dans un post Facebook.

Le communiqué ajoute que l’incendie s’est déclaré vers 9 heures, heure locale, et qu’il a été provoqué par une défaillance électrique d’une unité de climatisation au deuxième étage de l’église.

La plupart des décès et des blessures ont été causés par la fumée à l’intérieur des salles de classe de l’église après la panne électrique, a déclaré le ministère de l’intérieur.

Israël bombarde Gaza, tue une fillette de 5 ans et un commandant du Jihad Islamique

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Les frappes aériennes israéliennes menées vendredi à Gaza ont tué au moins 15 personnes, dont une fillette de 5 ans, ainsi qu’un commandant du groupe Jihad islamique.

L’armée israélienne a confirmé le bombardement de la bande de Gaza ce vendredi après-midi en publiant une vidéo d’une frappe aérienne sur un appartement qui a tué un chef du groupe armée le Jihad islamique.

Début d’après-midi, l’armée a publié un message sur Twitter annonçant le bombardement de la bande de Gaza : «Suite aux menaces directes posées par le Jihad islamique palestinien à Gaza, Tsahal frappe actuellement dans la bande de Gaza. Une situation spéciale a été déclarée sur le front intérieur israélien. Détails à suivre».

Dans un communiqué, Tsahal révèle l’identité de la personne tuée suite à cette frappe, il s’agit du commandant principal du Jihad dans le nord de Gaza, Tayseer Jabari.

«Il faisait avancer les plans d’attaques aux missiles guidés antichars contre des citoyens israéliens et des soldats de Tsahal ces derniers jours le long de la frontière de Gaza» affirme le communiqué.

«Nous venons de cibler un commandant de haut rang du groupe terroriste palestinien Jihad islamique à Gaza. Tayseer Jabari était responsable de multiples attaques terroristes contre des civils israéliens.» a publié l’armée israélienne sur Twitter.

L’armée israélienne ajoute que 15 membres du Jihad islamique palestinien en route pour commettre une attaque de missiles antichars ou de snipers à la frontière ont été ciblés par cette attaque.

Plusieurs sites et bâtiments militaires du Jihad islamique ont été frappés, a précisé l’armée. Et souligne que les raids sur Gaza ne sont pas terminés.

« Tsahal continue de frapper des cibles terroristes dans la bande de Gaza, dont 6 postes militaires du Jihad islamique. Un certain nombre d’agents du Jihad islamique ont été neutralisés pendant les frappes» a annoncé l’armée sur son compte twitter.

«Le lieutenant général Aviv Kohavi a ordonné à l’armée de passer en mode d’urgence, en ouvrant le poste de commandement supérieur» précise la publication.

Des témoins et des sources de sécurité palestiniennes ont indiqué avoir assisté à plusieurs frappes, notamment une dans le centre de la ville de Gaza. Des journalistes de l’AFP ont vu des blessés être évacués par les services de secours et des pompiers s’activer pour éteindre des incendies.

Le ministère de la Santé à Gaza a de son coté fait état de huit morts, dont une fillette de cinq ans ainsi que 40 blessés.

«Les frappes de vendredi vont probablement conduire à une escalade plus large après une année de calme relatif à Gaza», écrit Barak Ravid sur Axios.

Le journaliste israélien précise que l’attaque est intervenue dans un contexte de tensions accrues à la frontière entre Israël et Gaza, après l’arrestation d’un membre haut placé du Jihad islamique en Cisjordanie occupée en début de semaine.

L’armée israélienne a ordonné l’état d’urgence dans toutes les villes israéliennes situées à moins de 80 km de la frontière avec Gaza. Son porte-parole des FDI a déclaré qu’il était probable que des roquettes soient tirées de Gaza vers le centre d’Israël, y compris Tel Aviv.

Déclaration du gouvernement israélien

Le Premier ministre israélien Yair Lapid et le ministre de la Défense Benny Gantz ont publié une déclaration commune et ont souligné que les frappes aériennes étaient destinées à «éliminer une menace concrète contre les civils israéliens.»

Lapid a déclaré qu’Israël «ne permettra pas aux organisations terroristes de fixer l’ordre du jour dans le sud d’Israël.»

Menace de riposte du Jihad Islamique

Le chef du Jihad islamique, Zyad Nekhale, a déclaré suite à l’attaque israélienne que l’organisation riposterait et que Tel Aviv serait l’une des cibles.

«Nous n’avons pas de ligne rouge, (…), Tel Aviv sera sous le coup des frappes de missiles de la résistance», a déclaré Nekhale dans une interview depuis l’Iran sur la chaîne al-Mayadeen.

Le Hamas a publié quant à lui une déclaration soulignant qu’Israël «sera tenu pour responsable et paiera le prix de son nouveau crime. Les groupes militaires de la résistance sont unies et elles répondront avec force».

L’arrestation d’un des leaders du Jihad Islamique mardi a mis le feu aux poudre

L’armée israélienne a arrêté mardi Bassam al-Saadi, un haut responsable du Jihad islamique, dans la ville de Jénine, dans le nord de la Cisjordanie occupée.

Le Jihad islamique, qui bénéficie du soutien de l’Iran, avait publiquement menacé de riposter à cette arrestation. Les responsables israéliens ont déclaré disposer de renseignements selon lesquels le groupe prévoyait d’attaquer des véhicules militaires et civils circulant près de la frontière avec des missiles antichars.

Tous les villages israéliens proches de la frontière avec Gaza sont verrouillés depuis mardi par crainte d’une attaque.

Ces derniers jours, les services de renseignement égyptiens, des responsables qataris et des diplomates des Nations unies ont mené des négociations intenses avec le Hamas, le Jihad islamique et Israël pour tenter d’éviter une escalade.

Selon les responsables israéliens, les efforts de médiation n’ont pas porté leurs fruits et le Jihad islamique a continué à préparer les attaques.

La Somalie déclare l’état de famine

Après plusieurs mois de mise en garde, la Somalie est officiellement installée dans la famine. Plus de la moitié de la population a besoin d’une aide humanitaire et 28% du cheptel est menacé de mort.

Le président de la Somalie, Hassan Sheikh Mohamoud, a déclaré l’état de famine dans le pays en raison de la sécheresse catastrophique qui, selon les Nations unies, a mis sept millions de Somaliens en danger en raison du manque de nourriture.

Le président a donné l’alerte vendredi dernier lors d’un discours dans une mosquée de la capitale, Mogadiscio.

«Nous sommes en proie à la famine», a déclaré le président à la population, dans une apparition dans laquelle il a appelé à une réponse d’urgence internationale et à la coopération de la population pour éviter de répéter le scénario dévastateur de 2011, lorsque plus de 250 000 personnes sont mortes de faim à travers le pays, la plupart étant des enfants.

Aujourd’hui, le pays est confronté à sa pire sécheresse depuis 40 ans. Selon les propres chiffres du gouvernement somalien, la sécheresse a touché plus de 15 millions de têtes de bétail, soit 28 % du total du pays, et tué plus de deux millions d’autres animaux.

Près de la moitié de la population (près de huit millions de personnes) a déjà besoin d’une aide humanitaire, et près d’un million de personnes ont été contraintes de fuir leur foyer à la recherche d’eau, de nourriture ou de pâturages, y compris des groupes minoritaires.

La population infantile est la première victime de cette famine : un million et demi de personnes souffrent de «malnutrition aiguë», et un enfant sur huit meurt dans le pays avant son cinquième anniversaire, selon l’ONU.

La malnutrition liée à la sécheresse a tué plus de 500 enfants depuis janvier de cette année.

Après avoir accepté de laisser l’Ukraine exporter des céréales, la Russie met le port d’Odessa à feu et à sang

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L’encre de l’accord permettant à l’Ukraine de reprendre ses exportations de céréales par voie maritime venait à peine de sécher lorsque des missiles russes ont frappé le plus grand port d’Ukraine, Odessa, tôt le 23 juillet. Les Russes ont lancé quatre missiles de croisière «Kalibr» contre le port, a déclaré un responsable local. Deux d’entre eux ont touché le port, tandis que les défenses ukrainiennes ont intercepté les deux autres.

Des débris de verre jonchaient certaines rues près du front de mer d’Odessa, et on pouvait voir des équipes de secours tenter d’éteindre un incendie à l’intérieur du port. Un jeune homme qui a assisté aux frappes depuis son balcon a déclaré que les missiles venaient de la mer. Vladimir Poutine a «craché au visage» du secrétaire général de l’ONU, António Guterres, et du président turc, Recep Erdogan, a déclaré Oleg Nikolenko, porte-parole du ministère ukrainien des affaires étrangères.

La veille, Guterres et Erdogan s’étaient serrés la main à Istanbul pour sceller un accord visant à rouvrir les ports ukrainiens pour l’exportation de céréales vers un monde affamé. Alors que les prix mondiaux du blé ont chuté de plus de 6 %, revenant aux niveaux d’avant-guerre, Guterres a salué l’accord comme «un phare sur la mer Noire». L’accord ne favorise pas l’un ou l’autre camp, a-t-il insisté, mais le monde entier.

L’Ukraine est l’un des plus importants exportateurs de blé, d’orge, de maïs et d’huile de tournesol au monde. Mais elle n’a pas été en mesure d’expédier la plupart de ses récoltes depuis le début de la guerre en février. La Russie s’est emparée des ports ukrainiens de la mer d’Azov et a bloqué ceux de la mer Noire. Alors que l’Ukraine a miné ses propres eaux pour empêcher une invasion amphibie.

Selon l’ONU, 828 millions de personnes ont souffert de la faim en 2021 et 50 millions de personnes dans 45 pays sont au bord de la famine. Le reste du monde, aux prises avec une inflation élevée, espère un soulagement de la crise du la cherté de la vie.

La flèche indique la direction générale du trajet des livraisons de céréales ; elle ne représente pas un itinéraire exact.

À Istanbul, les envoyés des parties belligérantes – Sergei Shoigu, ministre russe de la défense, et Oleksandr Kubrakov, ministre ukrainien des infrastructures – se sont assis aussi loin que possible les uns des autres à une longue table, séparés par Guterres et Erdogan. Ils n’ont pas signé d’accord entre eux, mais plutôt des accords séparés avec les Nations unies. Outre l’autorisation d’expédier des denrées alimentaires depuis Odessa et deux autres ports, l’ONU affirme que l’accord facilitera également l’exportation d’engrais russes.

L’accord prévoit la création d’un «centre de coordination conjoint» à Istanbul, dont le personnel sera composé des belligérants ainsi que de la Turquie et de l’ONU. Il supervisera le passage des cargos à l’entrée et à la sortie des ports ukrainiens et les inspectera pour s’assurer qu’ils ne transportent pas de «cargaisons non autorisées» (c’est-à-dire des armes). Aucun représentant russe ne sera autorisé à entrer dans les ports ukrainiens, comme cela avait été envisagé à un moment donné. Et l’Ukraine a insisté sur le fait que les navires de guerre russes ne seraient pas autorisés à escorter les cargos.

Toutefois, des pilotes ukrainiens guideront les navires dans les eaux ukrainiennes. Les inspections des navires de transport seront effectuées dans les ports turcs. «En cas de provocations, une réponse militaire immédiate», a tweeté Mykhailo Podolyak, un conseiller du président ukrainien, Volodymyr Zelensky. L’accord est valable pour des périodes renouvelables de 120 jours.

Mais il présente de grandes lacunes. Le tracé du «corridor humanitaire maritime» n’a pas encore été fixé, pas plus que la distance minimale que les navires, avions ou drones militaires seraient tenus de respecter. On ne sait pas qui se chargerait du déminage nécessaire pour ouvrir un passage maritime vers l’Ukraine. Les Nations unies admettent qu’elles n’ont aucun moyen de faire respecter la loi.

La crise alimentaire n’est pas terminée

L’attaque d’Odessa semble violer l’engagement pris par la Russie de ne pas attaquer « les navires marchands et autres navires civils et les installations portuaires ». Même si l’accord survit aux frappes de missiles, rien n’indique qu’il débouchera sur un accord de paix plus large. Il a peut-être été rendu possible en partie par le récent changement de l’équilibre des forces navales à la suite de plusieurs événements : l’expulsion, le mois dernier, des forces russes de l’île de Snake, le naufrage du Moskva, navire amiral de la Russie en mer Noire, et le renforcement des défenses côtières ukrainiennes grâce à la livraison de missiles occidentaux.

Avec l’aide de l’Occident, l’Ukraine tente de développer d’autres voies d’exportation vers l’Europe occidentale par le Danube, le rail et la route. Mais la capacité limitée de ces routes ne peut pas compenser les ports de la mer Noire. L’Ukraine n’exporte qu’environ 2 millions de tonnes de céréales par mois, contre 5 à 6 millions par mois avant la guerre. Pire encore, les silos qui n’ont pas été détruits pendant la guerre sont à moitié remplis. Alors que l’on s’attend à ce qu’environ 60 millions de tonnes de céréales soient récoltées cette année, l’Ukraine manque de stockage pour environ 15 à 18 millions de tonnes de céréales. Si les récoltes ne peuvent être expédiées rapidement, une grande partie sera laissée à l’abandon.

L’accord d’Istanbul permettrait aux agriculteurs ukrainiens de vendre une plus grande partie de leur production et de gagner ainsi plus d’argent pour acheter des semences et des engrais pour les semis de la saison prochaine. Deux autres facteurs contribuent à faire baisser les prix mondiaux. Le premier est que la récolte dans l’hémisphère nord se déroule bien ; la Russie devrait rentrer une récolte de blé record d’environ 90 millions de tonnes. Le second est la force du dollar, qui rend les produits de base libellés en dollars plus chers pour de nombreux acheteurs et incite les agriculteurs à mettre une plus grande partie de leur récolte sur le marché.

Malgré tout, la crise alimentaire n’est pas terminée. Les prix des céréales ont certes baissé d’un tiers par rapport à leur pic du début de l’année, mais ils sont 40 % plus élevés qu’en janvier 2020. Le carburant, les engrais et les autres intrants restent chers. Et une longue guerre se profile : les combats pourraient se prolonger jusqu’en 2023. Cela soulève la question de savoir si l’accord peut vraiment tenir, et quelle quantité de nourriture l’Ukraine peut produire.

Il est difficile de savoir quand (et, à ce stade, si) les exportations de céréales reprendront. Il faudra probablement attendre un à deux mois avant que les premiers navires – qui devraient être ceux bloqués dans les ports ukrainiens depuis le début de la guerre – puissent prendre la mer. L’entrée de nouveaux navires dans les ports prendra plus de temps, car il faudra mettre en place le mécanisme de surveillance, trouver des armateurs et des équipages volontaires et négocier les assurances nécessaires.

Vilain pied de nez d’al-Sissi à Biden : la Russie lance la construction de la première centrale nucléaire d’Égypte

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Après le sommet Poutine, Erdogan et Raïssi à Téhéran, le président américain Joe Biden reçoit un autre affront au lendemain de sa tournée au Moyen-Orient. Cette fois-ci d’Abdelfatah al-Sissi. Ce dernier a donné, ce mercredi, le coup d’envoi de la construction du premiers réacteur nucléaire de son pays, confiée à Rosatom, une société contrôlée par l’État russe.

Avec Bloomberg

C’est un vilain pied de nez du président égyptien donné à la tournée de Joe Bien au Moyen-Orient. Les cause sont à chercher dans l’échec de la réconciliation avec Mohammed Ben Salmane; le choix d’une présence virtuelle de Mohammed Ben Zayed, marquant une forme distance avec la nouvelle administration américaine; les vives tensions économiques et sociales provoquées par le va-t-en-guerre contre la Russie et la mollesse de la réponse américaine au programme nucléaire iranien.

Les présidents iranien Ebrahim Raïssi (au centre), russe Vladimir Poutine (à gauche) et turc Recep Tayyip Erdogan posant pour une photo lors de leur sommet tripartite à Téhéran, en Iran, le 19 juillet 2022. Photo AFP

En effet, dans l’objectif d’apporter une forme d’équilibre avec le Kremlin et ses alliés occidentaux qui ont sanctionné Moscou pour sa guerre en Ukraine, Al-Sissi a donné le coup d’envoi des travaux de la première centrale nucléaire d’Egypte.

Il s’agit de la première des quatre unités de puissance de 1 200 mégawatts qui seront construites à El Dabaa, à 300 kilomètres au nord-ouest du Caire, selon un communiqué de la société publique Rosatom. Cette dernière est le plus grand fournisseur mondial de combustible nucléaire et de réacteurs. Elle n’a pas été visée par les sanctions américaines ou européennes contre Vladimir Poutine.

La Russie a l’habitude de mener des projets énergétiques à grande échelle en Égypte, souvent dans le cadre d’un effort plus large visant à contester l’influence politique, militaire et économique des États-Unis. Pour rappel, la défunte URSS avait participé à la construction du haut barrage d’Assouan dans les années 1960.

Le président russe Vladimir Poutine et son homologue égyptien Abdel-Fattah El-Sisi étaient présents lorsque les pays ont signé un accord pour la construction de ces quatre réacteurs en 2017.

Le président égyptien Abdel Fattah al-Sissi à droite, et son homologue russe Vladimir Poutine à gauche, applaudissent alors que le ministre égyptien de l’électricité et des énergies renouvelables, Mohamed Shaker, serre la main d’Alexei Likkhachev, le directeur général de la société russe de l’énergie atomique Rosatom, après avoir signé un accord bilatéral au Caire en 2017. AFP

Le coût du projet était estimé à 30 milliards de dollars, dont une grande partie devait être financée par un prêt de Moscou. Rosatom fournira quand à elle du combustible nucléaire à chacun des quatre réacteurs tout au long de la vie opérationnelle de la centrale. Tandis que trois entreprises égyptiennes présélectionnées participeront à la construction de la centrale située sur la côte méditerranéenne.

https://twitter.com/EgyProjects/status/1549747421462380544

L’Égypte a développé des liens économiques plus forts avec la Russie depuis qu’al-Sissi a arraché le pouvoir en 2014, tout en conservant des liens historiques avec des partenaires occidentaux. Cette année, Le Caire a participé au Forum économique international de Saint-Pétersbourg, a acheté des quantités substantielles de blé à la Russie, tout en signant un accord avec Israël pour stimuler les ventes de gaz à l’Union européenne, qui cherche à réduire sa dépendance aux importations énergétiques de Moscou.

Le projet Rosatom a été retardé après l’attentat à la bombe de 2015 contre un avion de ligne russe au-dessus de l’Égypte, qui a tué 224 touristes. Les vols entre les deux pays n’ont repris que l’année dernière, offrant une aubaine à l’industrie touristique égyptienne qui avait auparavant attiré un grand nombre de visiteurs russes.

L’invasion de l’Ukraine par la Russie et les sanctions américaines et européennes qui ont suivi n’ont guère contribué à décourager l’intérêt international pour la technologie de Rosatom. Outre l’Égypte, la société contrôlée par le Kremlin a fait avancer des projets en Hongrie et au Myanmar depuis le début du conflit.

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