Affaire Pegasus : Macron exige d’Israël le même traitement que les américains et les britanniques

Emmanuel Macron ne décolère pas. La pression sur les épaules du Président-candidat s’accentue crescendo. Aux contraintes internes, présidentielles, crise sociale, économique et sanitaire, s’ajoute une pression externe inédite depuis la fin de la deuxième guerre mondiale. Dans le nouvel ordre mondial qui se dessine, la France est reléguée au groupe des pays en déclin face à l’émergence d’une alliance anglo-saxonne qui fédère ses intérêts stratégiques pour rétablir l’autorité américaine sur le monde. Le Brexit et l’emprise anglo-saxonne sur l’Otan n’étaient que les prémisses de ce mouvement. La naissance du pacte stratégique Aukus (de l’acronyme de Australia, United Kingdom and United States) excluant la France de la sécurité de la zone indo-pacifique et l’affaire des écoutes israéliennes sur les téléphones de l’exécutif français ont fini par réveiller le condescendant et suffisant monarque Emmanuel Macron qui s’essaye désormais à une politique étrangère plus rebelle que disruptive. Dernière manifestation de la colère macronienne, révélée par le journaliste israélien Ravid Barak, a été à l’encontre d’Israël et son logiciel Pegasus. Le président français a ordonné le gel d’une partie importante des contacts politiques, sécuritaires et de renseignement entre son pays et Israël et exige le même traitement que les américains et les britanniques.

Le successeur du marocain Meir Ben-Shabbat, le conseiller à la sécurité nationale d’Israël et Chef du Conseil national de sécurité, Eyal Hulata, s’est rendu secrètement à Paris ces derniers jours où il a rencontré à l’Elysée son homologue français Emanuel Boone, rapporte le site d’information Walla. L’objectif de cette visite était de donner des éclaircissements aux Français sur l’affaire du piratage présumé des téléphones de l’exécutif français par le logiciel Pegasus et de présenter une proposition de sortie de crise.

Le média israélien révèle qu’après le déclenchement de la crise en juillet, Emmanuel Macron a ordonné le gel d’une partie importante des contacts politiques, sécuritaires et de renseignement avec Israël, et surtout des visites réciproques jusqu’à ce que la question soit clarifiée. Et ceci malgré la visite du ministre de la Défense Benny Gantz à Paris pour présenter au ministre français de la Défense des conclusions préliminaires.

Eyal Hulata Conseiller à la Sécurité Nationale et chef du Conseil de sécurité nationale.

Face à la crispation française, Israël a désigné le Chef du Conseil national de sécurité, Eyal Hulata pour mener des négociations discrètes avec l’Elysée qui durent depuis plus de trois mois. Sa récente visite Paris était porteuse d’une première piste de sortie de crise entre les deux pays.

Parmi les clauses de cet accord est qu’Israël s’engage envers la France à ce que tout futur contrat d’exportation de services ou produits de cybercriminalité offensifs vers un pays tiers devrait inclure une clause interdisant le ciblage de numéros français. Une clause similaire à ce qui est appliqué aux États-Unis et à la Grande-Bretagne, apprend-t-on de Walla qui cite de hauts responsables israéliens.

L’Elysée est resté discret sur cette visite, toutefois, le site d’information américain Axios rapporte que les pourparlers avec Tel-Aviv se poursuivaient et que les responsables israéliens espèrent qu’une solution pour mettre fin à cette crise diplomatique pourrait être trouvée dans les prochaines semaines.

Réveil difficile de la France

S’endormant sur ses lauriers, reproduisant les mêmes schémas à l’identique depuis Mitterrand, s’enfermant dans une image désuète et passéiste de soi et se croyant être sur le chemin radieux de la puissance, la France se réveille sur le bruit assourdissant de l’écroulement de son aura et de son influence.

Cette impuissance de la France se manifeste par son incapacité à défendre ses intérêts en Europe et dans ses zones d’influence historiques. Paris est incapable de constituer un front unis au sein de l’UE pour contrer les multiples stratégies d’affaiblissement de l’Europe. Elle n’arrive plus à mener d’actions offensives militaires et économiques en Afrique sans l’appui financier de proxies notamment l’Allemagne, les Emirats arabes unis et l’Arabie Saoudite. Paris échoue à chaque fois quand elle tente d’agir sur le Moyen-Orient. Laquelle région est désormais sous la coupole d’israël.

La gueule de bois française est entrain de transformer profondément le pays et pervertir ses valeurs nobles. La démocratie, l’ouverture et l’humanisme laisse la place au «récationnisme» et à la haine communautaire, jadis nourris pour jouer le rôle de l’épouvantail, aujourd’hui adoptés par l’appareil de l’Etat sous le prétexte de la conquête de la souveraineté.

Mike Pompeo méconnaissable après avoir perdu du poids se présentera contre Trump en 2024

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La perte de poids de l’ancien secrétaire d’État de Trump, Mike Pompeo, a suscité plusieurs commentaires des américains sur les réseaux sociaux. Il faut dire que l’ex-patron de la CIA qui multiplie ses sorties médiatiques et mondaines notamment aux côtés de Benjamin Netanyahu est méconnaissable tellement sa transformation est spectaculaire. Par ailleurs, sur Twitter, une rumeur enfle ce dimanche rapportant que Pompeo dit à qui le voudra qu’il se présenterait contre Donald Trump durant les primaires des élections de 2024.

La colère française persistante contre les État-unis entache la réunion des américains et européens à Pittsburgh

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De hauts responsables des États-Unis et de l’Union Européenne se sont rencontrés mercredi à Pittsburgh pour tenter d’enterrer la hache de guerre après la colère noire d’Emmanuel Macron causée par le récent accord de Washington de la vente de sous-marins nucléaires à Canberra laissant sur la touche Paris.

La première réunion du Conseil du commerce et des technologies (CCT) UE-États-Unis qui s’est tenue à Pittsburgh a bien failli être annulée en raison de la fureur de Paris suite à l’annulation par Canberra d’un contrat d’achat de sous-marins français d’une valeur de 56 milliards d’euros au profit de sous-marins à propulsion nucléaire et de technologies américaines et britanniques.

Les pourparlers de mercredi se sont finalement déroulés comme prévu, bien que la France n’ait accepté le texte de la déclaration finale qu’après avoir clairement exigé plusieurs changements.

Par exemple, un accord pour se réunir dès le printemps prochain pour la prochaine session du conseil a rencontré le rejet des Français, qui ont également exigé qu’une déclaration formulée de manière positive sur la confiance mutuelle dans la production de semi-conducteurs soit modifiée.

Ce faisant, la France a clairement indiqué qu’après ce qu’elle considère comme la récente trahison de trois alliés proches, l’UE devrait lutter pour une bien plus grande indépendance vis-à-vis de son partenaire atlantique de longue date.

Les goulots d’étranglement actuels pour les semi-conducteurs, qui ont conduit, entre autres, à de nombreux constructeurs automobiles incapables de produire suffisamment de véhicules, ont été l’un des principaux sujets de la réunion, ainsi que la coopération dans le domaine de l’Intelligence Artificielle.

L’électronique grand public est rare dans le monde en raison d’une demande en plein essor, la pénurie n’étant exacerbée que par les perturbations du transport et de la production liées à la pandémie.

Selon le texte de la déclaration finale de la réunion, les goulots d’étranglement de l’approvisionnement devraient être surmontés grâce à une meilleure coordination UE-États-Unis et en réduisant la dépendance actuelle vis-à-vis de l’électronique asiatique, et en particulier chinoise.

Le Conseil du commerce et de la technologie a été créé en juin par la présidente de la Commission européenne Ursula von der Leyen et le président américain Joe Biden, essentiellement pour mettre fin aux conflits sur les tarifs commerciaux qui ont surgi sous l’administration Trump, mais aussi pour aborder des questions telles que sécuriser les chaînes d’approvisionnement et lutter contre les pratiques commerciales déloyales employées par des pays comme la Chine.

Suite à la première réunion du conseil de mercredi, 10 groupes de travail ont été invités à élaborer des plans concrets sur ces sujets et d’autres au cours des prochains mois.

Les patronats marocain et européen unis pour la modernisation du cadre des relations commerciales et d’investissement UE-Maroc

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Le Président de la Confédération Générale des Entreprises du Maroc (CGEM), Chakib Alj, a eu, jeudi à Bruxelles, une rencontre avec Pierre Gattaz, Président de Business Europe, consacrée aux moyens de renforcer les relations commerciales et d’investissement entre le Maroc et l’UE, de faire avancer la nouvelle stratégie de l’UE en matière de commerce et de voisinage méridional et de créer de nouvelles synergies entre les entreprises marocaines et européennes pour une coopération plus forte.

MAP

Business Europe, la CGEM et EuroCham Maroc avaient adopté, le 21 septembre dernier, une déclaration conjointe, qui prône une modernisation du cadre des relations commerciales et d’investissement UE-Maroc, attendue depuis longtemps par les deux communautés des affaires. Cette modernisation devra libérer le potentiel économique inexploité du partenariat UE-Maroc afin de soutenir une reprise économique post-pandémique effective et durable.

Par le biais de cette alliance, les trois organisations appellent aussi à « une zone de libre-échange Maroc-UE sans aucune barrière aux échanges », qu’ils considèrent comme une « nécessité stratégique » en vue de favoriser des chaînes d’approvisionnement plus intégrées et durables, de construire l’économie numérique, ainsi que de soutenir les petites et moyennes entreprises frappées de plein fouet par la pandémie du Covid-19.

La visite du Président de la CGEM à Bruxelles a aussi été marquée par des rencontres avec des responsables de haut niveau des institutions de l’Union européenne, dont Olivér Varhelyi, Commissaire européen au Voisinage, ainsi que les eurodéputés Nathalie Loiseau, Présidente de la Commission sécurité et défense au Parlement européen, et Andrey Kovatchev, Vice-Président du Groupe PPE.

Les échanges ont porté sur les moyens de donner un nouveau souffle aux relations économiques Maroc-UE à travers, notamment l’amélioration du climat d’affaires, la promotion de l’investissement vert, la facilitation des transports, des échanges de services et des mouvements des professionnels et marchandises.

À noter que la nouvelle stratégie de l’UE pour le voisinage méridional considère le Maroc comme un partenaire privilégié dans tous les domaines, notamment pour sa vision ambitieuse en matière de développement durable et des objectifs stratégiques en commun avec le Pacte vert européen.

Vidéo – Premier déplacement à l’étranger du nouvel Inspecteur Général des Forces Armées Royales Belkhir El Farouk

Le Prince héritier d’Abou Dhabi, Son Altesse Cheikh Mohamed ben Zayed Al Nahyane, commandant suprême adjoint des Forces armées des Emirats arabes unis (EAU), a reçu, mardi à Abou Dhabi, le Général de Corps d’Armée, Belkhir El Farouk, Inspecteur Général des Forces armées royales (FAR), commandant la Zone sud. Il s’agit du premier déplacement à l’étranger du Gén. El Farouk après sa nomination le 15 septembre dernier nouvel inspecteur général des Forces Armées Royales.

Lors de cette rencontre importante qui s’inscrit dans un contexte régional particulièrement tendu, Mohammed Ben Zayed et Le Général de Corps d’Armée EL Farouk ont discuté des relations bilatérales fraternelles entre les deux pays, de la coopération et de la coordination conjointe dans les domaines et affaires militaires et de défense, ainsi que des moyens à même de les développer, comme l’a indiqué l’Agence de presse émiratie Wam.

Au cours de cet entretien, auquel ont assisté le général de division, Hamad Mohammed Thani Al Rumaithi, Chef d’état-major des Forces armées des Émirats arabes Unis, le Chef d’état-major adjoint des forces armées émiraties, Issa Seïf ben Ablan Al Mazrouei, ainsi que le secrétaire du Cabinet du Prince Héritier d’Abou Dhabi, Mohamed Moubarak Al Mazrouei, les deux parties ont passé en revue nombre de questions d’intérêt commun.

Selon la même source, le Général de Corps d’armée, Belkhir El Farouk, a eu également des entretiens avec le lieutenant-général, Saleh Ben Mujren Al-Amiri, commandant des opérations conjointes au ministère de la Défense des Emirats Arabes Unis, et ce dans le cadre de la consultation et de la coordination continues entre les frères visant à renforcer le contact entre les deux pays et à jeter les bases de relations développées dans les domaines de la coopération militaire.

Le responsable émirati, a ajouté l’agence, a salué, lors de cette rencontre, la dynamique de développement des relations fraternelles qui unissent l’Etat des Emirats Arabes Unis et le Royaume du Maroc, mettant en exergue la profondeur des relations fraternelles qui lient les deux pays et leur souci constant de les renforcer et de développer la coopération bilatérale dans tous les domaines, à la faveur du soutien et de la sollicitude des dirigeants des deux pays frères.

Les deux parties ont mis en relief, à cette occasion, la profondeur des relations bilatérales et le niveau de coordination conjointe entre les deux pays dans les affaires militaires et de défense, qui contribuent au renforcement de la coopération et de l’action commune au service de l’intérêt des deux pays.

Le Gén. Belkhir El Farouk rend hommage aux martyrs de l’Etat des Emirats Arabes Unis

Le Général de Corps d’armée, Belkhir El Farouk, Inspecteur Général des FAR, commandant la zone sud, a également été reçu à Wahat Al Karama à Abou Dhabi par Cheikh Khalifa Ben Tahnoon Al Nahyan, directeur exécutif du Bureau des affaires des familles des martyrs au cabinet du prince héritier d’Abou Dhabi.

A son arrivée à Wahat Al Karama, le Général de Corps d’armée, Belkhir El Farouk, a passé en revue un détachement de la Garde d’Honneur et a, ensuite, déposé une gerbe de fleurs devant le Mémorial du martyr, qui se compose de 31 tablettes qui se reposent les unes sur les autres, comme symbole d’unité, de cohésion et de solidarité entre la direction de l’Etat des Emirats Arabes Unis, son peuple et ses soldats héroïques.

Cheikh Khalifa Ben Tahnoun Ben Mohammed Al Nahyan a donné, lors d’une tournée du Général de Corps d’armée, Belkhir El Farouk, à travers l’Oasis, des explications amples sur ses dépendances qui symbolisent l’héroïsme et les sacrifices consentis par les braves fils des Emirats Arabes Unis et qui traduisent les nombreuses nobles significations et valeurs nationales.

Le Général de Corps d’armée, Belkhir El Farouk, a conclu sa tournée en inscrivant un mot dans le Livre des visiteurs exprimant sa considération pour l’héroïsme et les sacrifices des martyrs de l’Etat des Emirats Arabes Unis.

L’inspecteur général des Forces Armées Royales Belkhir El Farouk reçu par MBZ

Le prince héritier d’Abu Dhabi et commandant suprême adjoint des forces armées des Émirats arabes unis Mohammed ben Zayed Al Nahyane, a reçu ce mardi 28 septembre le général de Corps d’Armée Belkhir El Farouk, inspecteur Général des FAR. Les deux hommes ont discuté des relations bilatérales et de la coopération entre les deux pays frères dans le domaine militaire et de la défense, précise l’agence de presse officielle émiratie WAM.

Cheikh Mohammed ben Zayed Al Nahyane a reçu aujourd’hui le général de Corps d’Armée Belkhir El Farouk à Qasr Al Shati à Abou Dhabi.

Le général Al Farouk a transmis à MBZ les salutations du Roi Mohammed VI, et ses vœux de progrès et de prospérité au peuple des Emirats Arabes Unis, précise le communiqué émirati.

Cheikh Mohamed a rendu ses salutations au roi du Maroc, souhaitant au peuple marocain plus de progrès sous la direction sage et éclairée de son illustre frère.

La réunion à laquelle ont assisté le lieutenant général Hamad Mohammed Thani Al Rumaithi, chef d’état-major des forces armées, le lieutenant général, Issa Saif bin Ablan Al Mazrouei, chef d’état-major adjoint des forces armées, et Mohammed Mubarak Al Mazrouei, Directeur générale du Cabinet du prince héritier d’Abou Dhabi, a porté sur un certain nombre de sujets d’intérêt mutuel, précise le communiqué.

Durcissement de l’octroi des visas aux maghrébins, Macron lance officiellement sa campagne électorale

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Après avoir lancé son lièvre Eric Zemmour pour lui baliser le terrain des présidentielles en cultivant peur, racisme et haine, Emmanuel Macron passe à l’acte et montre la direction du monde merveilleux de la «Zemmour Land», la cité blanche, chrétienne et greco-romaine. De toutes les nationalités des migrants, le président-candidat a jeté son dévolu sur les maghrébins, en annonçant le durcissement de l’octroi de visas en représailles de ce qu’il a appelé «le refus de ces pays de délivrer les laisser-passer consulaires nécessaires à l’expulsion de leurs ressortissants».

Emmanuel Macron, ne déroge pas de ses prédécesseurs qui ont transformé cette communauté en souffre-douleur de la politique française surtout en période électorale. Sauf que cette fois-ci, le contexte international explosif menace l’ensemble des équilibres géopolitiques d’après-guère.

Depuis le Maroc, l’agitation nerveuse d’Emmanuel Macron se traduit comme un aveu de faiblesse d’un pays en déclin, au bord de l’implosion social et de l’expression d’une arrogance et d’une condescendance inacceptables.

C’est le porte-parole du gouvernement français lui-même Gabriel Attal, et c’est sur Europe1, la station radio de Vincent Bolloré, Sherpa d’Eric Zemmour, que l’annonce du durcissement des conditions d’obtention des visas à l’égard du Maroc, de l’Algérie et de la Tunisie a été faite.

«C’est une décision drastique, c’est une décision inédite, mais c’est une décision rendue nécessaire par le fait que ces pays n’acceptent pas de reprendre des ressortissants que nous ne souhaitons pas et ne pouvons pas garder en France», a justifié le porte-parole du gouvernement français sur Europe 1. Il a ainsi confirmé une information de la radio qui évoquait une baisse à venir de 50% du nombre de visas délivrés pour les ressortissants du Maroc et de l’Algérie et de 33% pour ceux de Tunisie, précise l’AFP.

L’attitude de ces pays «freine l’efficacité des reconduites effectives» à la frontière une fois les obligations de quitter le territoire français (OQTF) délivrées, a déclaré Gabriel Attal. 

Ce dernier n’a pas caché que son pays a eu recours à des menaces qui sont actuellement mises à exécution. «il y a eu un dialogue, ensuite il y a eu des menaces. Aujourd’hui on met cette menace à exécution», a-t-il révélé.  

Soulignant les visites sur ce sujet dans ces trois pays du Premier ministre français Jean Castex et de membres du gouvernement, dont le ministre de l’Intérieur Gérald Darmanin, ainsi que des réunions avec les ambassadeurs des pays concernés, il a fait valoir qu’«à un moment quand les choses ne bougent pas, nous faisons appliquer les règles», rapporte l’AFP. 

Interrogé sur la durée d’application de cette mesure, temporaire ou pérenne, le porte-parole du gouvernement français a indiqué qu’elle avait été «décidée il y a quelques semaines» et «va être mise à exécution» pour «pousser les pays concernés à changer de politique et accepter de délivrer ces laisser-passer consulaires». 

«On souhaiterait que la réaction soit davantage de coopération avec la France pour qu’on puisse faire appliquer nos règles migratoires», a insisté le porte-parole du gouvernement.

La campagne éléctorale de Macron est lancée

Il faut être dupe pour ne pas voir en cette décision du gouvernement français de cibler les maghrebins une stratégie électorale pensée par Macron et financée par Bolloré et qui porte le nom «Zemmour Land».

Eric Zemmour a saturé durant deux semaines l’ensemble des médias français, par la même sémantique et les mêmes éléments de langage qui ont permis aujourd’hui à Emmanuel Macron de lancer sa propre campagne en traduisant par des actes, les souhaits de son protégé.

Interpellé sur le sujet, le porte-parole du gouvernement, Gabriel Attal, a expliqué que le gouvernement n’avait «pas attendu qu’Eric Zemmour en parle pour (lui)-même en parler», les «premières réunions» sur le sujet datant d’«il y a plus d’un an». 

Sauf l’avénement surprise d’un candidat des militaires, Emmanuel Macron sera probablement réélu pour un deuxième mandat. Il devrait toutefois expliquer aux français, que la «Zemmour Land» est une chimère et un piège à cons.

Au Maroc, incompréhension et dépit

La réaction des marocains sur les réseaux sociaux a été unanime. D’aucuns ne comprend cette déferlante de haine de la France contre le pays. L’incompréhension est totale, surtout, qu’à cause de la crise sanitaire et la fermeture des frontières et des services consulaires, les marocains ne voyagent presque plus ni en Europe ni ailleurs d’ailleurs.

«Instrumentalisation électorale» et «décadence du régime français» dominent les commentaires et les réactions des marocains. Quelques appels à abandonner la langue française au profit de la langue anglaise ont également refait surface.

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