Urgent – Netanyahu ne parvient pas à former un nouveau gouvernement israélien

Le Premier ministre israélien Benjamin Netanyahu n’a pas réussi à former un nouveau gouvernement avant la date limite de mardi à minuit, mettant son avenir politique en péril alors qu’il est jugé pour corruption, prolongeant une impasse politique qui n’a fait qu’empirer après quatre élections en deux ans.

«Peu avant minuit, Benjamin Netanyahu a informé la présidence qu’il était incapable de former un gouvernement» a indiqué un communiqué du bureau du président israélien Reuven Rivlin. A ce titre, le mandat du Premier ministre israélien pour former un gouvernement a expiré mercredi, a souligné la présidence israélienne qui devra désormais mandater un nouvel élu afin de tenter de sortir le pays de la crise politique, rapporte i24news.

«En raison du refus de M. Bennett de s’engager dans un gouvernement de droite, ce qui aurait certainement conduit à la formation d’un gouvernement avec l’ajout de d’autres membres de la Knesset, le Premier ministre Netanyahu a maintenant rendu le mandat au président», a déclaré le Likoud.

Les adversaires de Bibi ont désormais la possibilité de l’évincer du pouvoir après 12 années consécutives à la tête de l’exécutif de l’Etat hébreux..

Face au risque de mouvements sociaux, le gouvernement français se réapprovisionne en LBD

Le gouvernement français s’attend-t-il à une autre vague de mouvements sociaux similaire à celle des gilets jaunes? Une interrogation suscitée par la commande effectuée par l’Etat français de munitions marquantes pour ses armes à létalité réduite.

Que se passe-t-il ?

Le ministre de l’Intérieur, Gérald Darmanin, a publié un appel d’offres le 14 mars pour la fourniture de pour des «munitions cinétiques de défense unique de calibre 40 mm au profit des forces de la sécurité intérieure». Il s’agit de 170.000 balles de lanceurs de balles de défense (LBD). L’Etat français envisage l’acquisition de 160.000 « munitions de défense unique» et 10.000 « munitions de défense marquante visible », un nouveau type de munition qui s’inscrit dans une logique de contrôle et de traque.

En quoi est-ce significatif ?

Révélé par le quotidien Libération, cet appel d’offre survient au moment où l’utilisation desdites munitions a été condamnée par la justice française suite à plusieurs plaintes de victimes.

En effet, le ministère de l’Intérieur a reconnu le 16 mars, la responsabilité de l’État dans les blessures d’un jeune lycéen strasbourgeois de 15 ans, grièvement blessé par un tir de LBD en marge d’une manifestation de «gilets jaunes» en janvier 2019, tandis qu’un policier a été mis en examen pour l’éborgnement d’une jeune femme, par un tir de lanceur de balles de défense lors d’une manifestation des «gilets jaunes» en décembre 2018 à Paris.

Malgré ces condamnations et la mobilisation des syndicalistes, militants et élus, Gérald Darmanin a refusé de donner suite à la proposition d’une commission d’enquête parlementaire qui souhaitait restreindre l’usage du LBD face aux «mouvements de foule».

L’usage des LBD a été massif dans les opérations de maintien de l’ordre face aux manifestation des «Gilets Jaunes», 19.000 tirs rien qu’en 2018. Le mouvement de protestation a mis à mal le maintien de l’ordre « à la française » dont les images du chaos au cœur de la capitale Paris avaient défrayé la chronique faisant le tour du monde.

Le sentiment de mauvaise gestion de la pandémie, l’impopularité du premier ministre Jean Castex, la crise économique et la fièvre des présidentielles de 2022 autant de catalyseurs d’une explosion sociale latente qui pourrait donner lieu à manifestations violentes d’une population à bout.

Macron : Nous sommes face à une guerre mondiale d’un nouveau genre

Aux premiers moments de la crise sanitaire, Emmanuel Macron avait alerté les français que leur pays était en guerre face au Coronavirus. Douze mois après, le président français est monte d’un cran en affirmant ce jeudi 25 mars, au terme du sommet européen par visioconférence, que «l’Europe était face à une guerre mondiale d’un nouveau genre». Blessée dans sa fierté, la France, unique pays du Conseil de Sécurité à avoir échoué à développer un programme de vaccin anti-Covid, aura-t-elle choisi de diaboliser ses adversaires pour masquer son échec ainsi que celle de la centrale d’achat européenne? Macron a-t-il eu raison de qualifier la pandémie de guerre mondiale et de pointer un jeu d’influence «meurtrier» de la Chine et de la Russie, qui cacherait un basculement programmé de l’épicentre de la planète vers l’Est ?

Ce qui est certain, c’est que le Maroc, grâce à une vision éclairée, une lecture juste de la situation géopolitique et une série d’actions décisives du roi Mohammed VI, ne s’est pas laissé berné par l’égoïsme et l’hypocrisie d’un continent qui se déclare toujours représentant du monde libre.

Que s’est-il passé ?

«Nous sommes face à une guerre mondiale d’un nouveau genre face aux attaques, aux velléités russes et chinoises d’influence sur le vaccin» a mis en garde le président français ses homologues européens réunis ce jeudi 25 mars dans un sommet européen par visioconférence.

«Face à cela nous devons être souverains. Nous sommes en train de nous mettre en capacité de produire pour les vaccins de seconde génération» a-t-il ensuite déclaré, assurant que l’Europe était désormais « en train de répondre à cette crise» et qu’elle serait « le continent qui produira à la fin de l’été le plus de doses dans le monde ». En attendant, « les semaines qui viennent seront difficiles », a-t-il reconnu au sujet de la flambée des contaminations en France.

Si Macron a choisi d’attaquer la Chine et la Russie, il a par ailleurs évité de cibler le Royaume-Unis, un autre pays qui fait mieux que la France et l’Europe, grâce à l’efficacité de sa stratégie de développement et de fabrication du vaccin AstraZeneca. Lequel vaccin a été sujet d’un bras de fer entre les capitales européennes et Londres qui a duré plusieurs semaines.

En effet, Emmanuel Macron semble avoir répondu aux pressions de l’Allemagne qui a clairement exprimé une volonté de jouer l’apaisement. Mark Rutte comme Angela Merkel, la chancelière allemande, ont chacun appelé à une solution «gagnant-gagnant » plutôt qu’à un bras de fer qui passerait par un blocage par l’UE de ses exportations de vaccins. Des chiffres publiés hier ont révélé que l’UE avait exporté plus de doses (77 millions) qu’elle n’en avait administrées à ses citoyens (62 millions) depuis le début de la pandémie, rapport LesEchos.fr.

En quoi est-ce significatif ?

Emmanuel Macron considère aujourd’hui le vaccin russe Spoutnik V et le chinois Sinopharm comme des armes d’influence. Le président français avait pourtant annoncé début février lors de son passage au 20H de TF1, que l’homologation du vaccin russe pouvait être envisagée au sein de l’Union européenne.

Macron avait également affirmé que cette décision ne relevait pas du politique. «C’est une décision scientifique, et heureusement. Il faut que nos concitoyens soient protégés.» avait-il déclaré à la chaine télé. À ce jour, trois vaccins sont autorisés au sein de l’Union européenne : Pfizer, Moderna et AstraZeneca. «D’autres suivront», a-t-il assuré. Une sortie qui voulait rassurer l’opinion publique française qui s’impatiente face aux déboires de l’administration Macron dans sa gestion de la vaccination. Et qui s’interrogeait sur la démarche de la Hongrie, qui avait commandé le vaccin russe sans attendre le feu vert de l’UE.

Sanofi et Pasteur, portes drapeaux de l’industrie pharmaceutiques françaises, ont démontré l’essoufflement de la recherche française. Ne finançant suffisamment pas la recherche, les deux structures se sont vues surplanter par l’Allemagne, le Royaume-Unis et les États-Unis.

«En France on comptait sur Sanofi. Mais Sanofi n’est plus un promoteur de l’innovation. Elle ne finance plus la recherche & développement et préfère soit acheter des start-ups ou soit faire de la communication pour vendre les médicaments qui lui rapportent les plus d’argent, et payer les dividendes des actionnaires» a déclaré à RT France, Michèle Rivasi, députée européenne.

Une déclaration qui a été appuyée par une note récente du Conseil d’analyse économique qui énumère des éléments sur l’échec du «pays de Pasteur» à produire un vaccin contre le coronavirus. Le verdict du Conseil est sans appel : la France paie son manque d’investissements dans la recherche.

L’autre fiasco français est celui de la start-up Valneva, qui malgré la présence de la Banque publique d’investissement (BPI) parmi ses actionnaires de référence, n’a pu obtenir de soutien suffisant auprès des autorités françaises pour obtenir des précommandes de l’Union européenne. C’est finalement le gouvernement de Boris Johnson qui a apporté les financements nécessaires pour poursuivre ses recherches qui profiteront aux Britanniques qui bénéficieront de 100 millions de doses.

Quand on regarde la carte industrielle de la production de vaccins, la France n’est pas un pays qui peut se vanter d’en être un acteur incontournable. L’approche offensive de Macron face aux fournisseurs des vaccins n’est pas certain qu’elle soit productive. Elle pourrait pousser les Etats, sous la pression de leur opinion publique et de la crise économique à y aller en ordre dispersé. Si Macron juge que l’état de la France était similaire à celui de 1940, c’est qu’il reconnait son échec en mettant son pays dans une situation explosive. Il est donc loin du winner et du leader rassembleur.

Dans sa quête de reconquérir l’influence bonapartiste de la France, Emmanuel Macron s’est cassé les dents dans presque toutes les actions qu’il a entreprises. Branlée au Sahel. Faillite dans le dossier de gaz de l’est de la Méditerranée. Fiasco en Libye. Stérile au Liban. Inoffensif face à la Turquie. Fragile devant la Russie. Désarmé face à l’Allemagne.

Des échecs qui ont rendu le président français paranoïaque. Entre la Turquie qui veut influencer ses élections et la Russie et la Chine qui veulent l’envahir, il ne voit plus la planète que manouvres hostiles et menaces de déstabilisations.

[International] Twitter Daily Digest

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🎧 Précisions @AnthLattier #RFImatin 👇
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ImageMany thanks to those who produced this week’s top reads in my #InflectionPoints,
@HenryJFoy, Eugene Rumer, @andrewsweiss, Ahmed Charai, @JoelAchenbach, @arianaeunjung, @FrancesSSellers, and @Peggynoonannyc
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Erdogan à l’opposition égyptienne : «Ne critiquez plus Al-Sisi»

KEY POINTS

  • Erdogan a fait savoir aux médias d’opposition égyptienne installés en Turquie de mettre fin au «al-Sisi-Bashing»
  • La Turquie et l’Égypte ont repris le 12 mars des contacts diplomatiques pour la première fois depuis la rupture de leurs relations en 2013 après la destitution du président égyptien Mohamed Morsi.
  • Erdogan opère des changements importants dans sa politique étrangère depuis l’arrivée de la nouvelle administration Biden.
  • L’offensive diplomatique turque a concerné également l’Union Européenne qui vient d’annoncer le gel de son intention de mettre sur liste noire plus de cadres supérieurs de la société publique turque Turkish Petroleum Corporation (TPAO).

Qu’est ce qui s’est passé ?

Al-Arabiya a créé l’évènement jeudi soir en annonçant la fin des émissions politiques anti-al-Sissi diffusées depuis la Turquie. Selon la chaine satellitaire saoudienne, les autorités turques auraient demandés aux propriétaires des chaînes Almayadeen, Elsharq TV et Watan TV d’arrêter «immédiatement» d’attaquer l’Egypte et les pays du Golfe. La même source a par la suite annoncé que des leaders des frères musulmans installés en Turquie avaient été mis en résidence surveillée en leur demandant de signer « des documents sécuritaires» pour rester dans le pays. Al-Arabiya a également annoncé que les services de renseignement turques auraient exigé la suspension de virements bancaires au profit de ces opposants.

L’information a créé une grande confusion au sein de ces chaines surtout après un tweet d’Ayman Nour propriétaire d’Elsharq TV, dans lequel il avoue l’existence de pressions.

Sur les réseaux sociaux, les rumeurs s’emballent annonçant la fin des animateurs vedettes tels que Moataz Matar, et Mohamed Nasser Ali et leur extradition en Egypte à la demande d’al-Sisi.

Factcheking

Il fallait attendre la matinée du vendredi pour en savoir davantage. Ayman Nour, cité plus haut, propriétaire de la chaine Elsharq TV et fondateur du parti d’opposition non religieux, Ghad al-Thawra, a enchainé les déclarations à Al Jazeera et à d’autres médias. Ci-après ce qu’il faut en retenir :

  1. Il confirme avoir été approché par les autorités turques au sujet du ton des chaînes.
  2. Une réunion a bien eu lieu jeudi après-midi entre des responsables turcs et des représentants de l’opposition égyptienne en Turquie.
  3. L’ordre du jour de ladite réunion a porté sur les développements récents des relations entre Le Caire Ankara ainsi que sur la ligne éditoriale des chaînes égyptiennes opérant en Turquie.
  4. Il dément les rumeurs de fermeture des chaines et d’annulation des programmes télés politiques.
  5. Il révèle que les représentants de l’opposition égyptienne comprenaient la position des responsables turcs et respectaient leur volonté de rendre le discours de ces chaînes «conforme aux codes d’honneur des médias et de la presse».
  6. Il annonce étudier la possibilité du déplacement de ces chaines pour opérer en dehors de la Turquie.

La chaine américaine en langue arabe , Al Hurra, a révélé pour sa part d’autres éléments apportés par une source proche du dossier requérant l’anonymat :

  1. Le gouvernement turc a informé la direction des chaînes d’opposition égyptiennes à Istanbul d’arrêter immédiatement les programmes politiques qu’ils diffusent, dans lesquels ils critiquent le régime égyptien et son président, Abdel Fattah al-Sisi.
  2. Un responsable turque a rencontré jeudi après-midi la direction des trois chaînes, et les a informé de la décision de fermeture immédiate, qui a été assouplie à l’issue de la réunion pour limiter les émissions politiques.
  3. Une réunion est prévue dans les jours qui suivent ( ce samedi selon Al jazeera ) pour continuer les négociations et acter les décisions.

Elsharq TV a été la première à régir à cette pression turque avec l’annulation de la diffusion de l’émission «Charie Masri» (Rue égyptienne), rapporte Al Hurra.

The Big Picture

L’arrivée au pouvoir à Washington d’une administration qui se positionne en opposition totale à sa précédente, a créé une onde de choc importante amorçant des bouleversements majeurs dans les relations internationales, principalement au Moyen-Orient et en Europe, terrains des ruptures trumpiennes.

La Turquie, à l’image de la Russie, des Emirats Arabes Unis et d’Israël ont constitué les catalyseurs principaux de la gestion des crises et dans le remodelage d’un Moyen-Orient qui fait barrage au spectre d’une Eurasie chinoise avec un minimum d’investissement humain et financier des américains.

L’administration Biden découvre une situation d’une grande complexité et tente d’imposer sa vision dans laquelle elle veut avoir la main sur l’ensemble des dossiers de la région, quitte à fâcher ses alliés.

Cette posture américaine s’accompagne par une lenteur et une hésitation qui ne laisse pas le choix aux pays sus-cités, que de chercher de nouveaux partenariats et nouvelles alliances sans attendre l’installation du nouvel ordre mondial version Biden.

A ce titre, les ennemies d’hier, la Turquie et l’Egypte, voient leurs intérêts géopolitiques se recroiser. Erdogan, dont le pays se prépare aux élections générales en juin 2023, a deux ans pour redresser une situation économique et sécuritaire menaçante en raison, entre autres, de la crise sanitaire et de la crise migratoire syrienne.

Le gaz de la méditerranée, raison principale de l’intervention de la Turquie en Lybie, serait également l’un des dossiers qui ont poussé Erdogan à revoir se politique agressive envers al-Sissi depuis la destitution du président démocratiquement élu d’Egypte, Mohamed Morsi.

Crise économique et menaces américaines obligent, Ankara estime désormais qu’un rapprochement avec Le Caire servirait les intérêts de la Turquie dans au moins deux grands dossiers : le partage des ressources gazières de la Méditerranée orientale et la situation en Libye.

Al-Sissi pour sa part n’est pas dupe. Si l’opposition égyptienne a trouvé refuge et asile politique en Turquie, la guérilla médiatique installée dans le pays est financée par des fonds des pays du Golfe, y compris de son allié Mohammed ben Zayed.

Il faut savoir que les chaînes Almayadeen, Elsharq TV et Watan TV emploient, certes, des journalistes opposants au régime égyptiens vivant sur le sol turque, mais le financement et la diffusion se font depuis Londres. C’est au Royaume-Unis que résident les hommes de paille des vrais instigateurs de l’opposition égyptienne contrôlées.

En effet, ni Ayman Nour, avocat et chef de parti en exil, ni Azmi Bishara, l’arabe israélien, membre du Knesset de père en fils et résident au Qatar, (Bishara est celui qui murmurait dans ls oreilles de Taoufik Bouachrine et des leaders du PJD marocains) n’ont les ressources suffisantes pour maintenir sur plusieurs années ces gouffres financiers qui sont les chaines satellitaires dépourvues de rentrées publicitaires.

Par ailleurs, les leaders politiques de l’opposition égyptienne ont très peu accès aux médias et al-Sissi le sait. Ces chaines installées en Turquie ont servi d’une part de maintenir la pression sur un régime militaire naissant et d’autre part à canaliser la grogne populaire égyptienne et arabe après l’échec du printemps arabe.

Google abandonne le «projet Loon», l’internet pour tous en ballon

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Alphabet Inc, société mère de Google, ferme Loon, sa division qui fournit Internet à partir de ballons gonflés à l’hélium et placés dans la stratosphère. Voulu comme alternative aux tours de téléphonie cellulaire, le dispositif Loon testé en Nouvelle-Zélande, à Porto-Rico au Pérou et au Kenya s’est avéré être économiquement non viable.

Après neuf ans de recherche, le géant américain Google annonce l’abandon de son projet Loon qui visait à connecter le monde entier à Internet par l’intermédiaire de ballons évoluant à haute latitude.

C’est dans un billet publié sur la plateforme de blogging, Medium, que le responsable du projet, Alastair Westgarth, a annoncé la nouvelle.

« On parle beaucoup de comment connecter le prochain milliard d’utilisateurs, mais la réalité, c’est que Loon a cherché à résoudre le plus gros problème qui soit de la connexion : le dernier milliard d’utilisateurs, les communautés dans des zones trop difficiles à atteindre », écrit le responsable de X, la division de Google chargée de la recherche et du développement sur le long terme.

« Nous avons trouvé un certain nombre de partenaires consentants en cours de route, mais nous n’avons pas trouvé le moyen d’obtenir des coûts suffisamment bas pour construire une entreprise durable à long terme’» a–t-il souligné.

« Dans les mois à venir, nous commencerons à mettre fin à nos activités et ce ne sera plus un “other bets” (autres paris) d’Alphabet » a annoncé Alastair Westgarth.

Dévoilé en 2013, Projet Loom ambitionnait de connecter à Internet des zones reculées ou victimes de catastrophes naturelles. Pour cela, a déployé des ballons gonflés à l’hélium, de la taille d’un terrain de tennis, à 20 km d’altitude, en pleine stratosphère, deux fois plus haut qu’un vol commercial. Ces ballons, alimentés à l’énergie solaire, avaient une autonomie de cinq mois.

Premier service commercial au Kenya

Les premiers ballons Loon ont été déployés dans les zones touchées par des catastrophes naturelles, à Porto Rico à la suite de l’ouragan Maria en 2017 et au Pérou à la suite d’un tremblement de terre en 2019.

Il fallait attendre juillet 2020 pour que la société lance son premier service Internet commercial au Kenya. En lien avec Telkom Kenya, Loon a lancé dans les stratosphères 35 ballons pour couvrir en 4G une région de 50.000m².

Cette offre commerciale va cesser avec la fermeture de Loon. «Un petit groupe de salariés va s’occuper de la gestion de la fin de nos opérations, et s’assurer que cela est fait de manière sûre et efficace», précise Astro Teller. Les autres salariés de Loon devraient être redéployés au sein du groupe Google.

Loon n’est pas le seul «moonshot» qu’Alphabet a arrêté. En effet le géant américain a mis fin à Makani, qui visait à utiliser des éoliennes attachées à des cerfs-volants pour créer de l’énergie renouvelable en 2020 ainsi que Foghorn, un projet de recherche sur du carburant propre avec de l’eau de mer, classé en 2016.

Le coronavirus tuera plus de 600.000 personnes aux États-Unis et rien ne changerait la trajectoire de la pandémie, présage Joe Biden

Highlights

  • A peine installé dans le bureau ovale, le président Joe Biden a brossé un tableau sombre de la pandémie du coronavirus dans le pays.
  • Lors d’un point de presse vendredi, Biden a déclaré que les décès de Covid-19 devraient atteindre «bien plus de 600 000».
  • Le président a également averti qu’il n’y avait rien à faire pour changer la trajectoire de la pandémie au cours des prochains mois.

The News : Le président Joe Biden a brossé un tableau sombre de l’épidémie de coronavirus aux États-Unis à moins de 24h de son investiture. Le successeur de Donald Trump a avertit lors d’une point de presse qu’il faudra des mois pour renverser la trajectoire de la pandémie et que le nombre de décès devrait augmenter considérablement au cours des prochaines semaines.

«Nous sommes à 400.000 morts, et cela devrait atteindre beaucoup plus que 600.000», a déclaré le nouveau locataire du Bureau Ovale.

À ce jour, la Maison-Blanche n’avait jamais évoqué de bilan aussi lourd.

Pourquoi est-ce important: Face à l’ampleur des dossiers brulants sur son bureau et des attentes de ses électeurs, Joe Biden a choisi de se garder une marge de sécurité afin d’éviter un retour du boomerang avant la fin de ses 100 jours.

Si, le nouveau président a hérité d’une pandémie incontrôlable, plus de 140.000 cas quotidiens depuis décembre un pic dépassant les 4300 décès, l’impact sur l’économie est encore plus inquiétant, surtout qu’il a toujours été moins enclin à l’ouverture de l’économie.

D’ailleurs, à l’annonce du chiffre de 600.000 morts, Biden a décrit juste après «ces familles qui ont de plus en plus faim et les pertes d’emplois qui se multiplient, conséquences directes de la crise sanitaire».

Suite à ces déclarations Joe Biden a signé deux décrets présidentiels, qui s’ajoutent à la dizaine qu’il avait déjà adoptés la veille, visant à renforcer la confiance des américains dans la vaccination à l’obligation du port dans les vols internes et l’ensemble des édifices fédéraux.

Biden a promis une mobilisation comme «en temps de guerre» face au Covid-19, dénonçant le «terrible échec» de la distribution des vaccins.

«Notre stratégie se fonde sur la science, pas la politique, sur la vérité, pas sur le déni», a lancé Joe Biden, désireux de marquer le contraste avec Donald Trump.

Biden a poussé également le Congrès à agir sur un plan de relance de 1,9 billion de dollars.

«Si nous agissons maintenant, notre économie en sera plus forte, à court et long terme», a-t-il soutenu.