Défense

Le chef d’Etat major américain se réunit avec les talibans

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Le chef d’état-major américain a discuté d’une «réduction de la violence» en Afghanistan au cours d’une rare rencontre avec les négociateurs talibans à Doha, au moment où Donald Trump accélère le désengagement des Etats-Unis d’une guerre de près de 20 ans.

AFP

Désireux de mettre un terme aux «guerres sans fin», le président républicain sortant a décidé de ramener le 15 janvier à 2.500 soldats la présence militaire américaine dans le pays, laissant à son successeur Joe Biden la décision d’un retrait total alors même que les pourparlers de paix entre le gouvernement afghan et les talibans ont été suspendus jusqu’au 5 janvier.

Le général Mark Milley a évoqué mardi avec les négociateurs talibans «la nécessité de réduire immédiatement la violence et d’accélérer les progrès vers une solution politique qui contribue à la stabilité de la région et sauvegarde les intérêts des Etats-Unis», selon un communiqué du Pentagone publié jeudi.

Au cours d’une tournée non annoncée de quatre jours au Moyen-Orient, le plus haut gradé de l’armée américaine s’est rendu le lendemain en Afghanistan où il a rencontré le président afghan Ashraf Ghani, a précisé l’armée américaine.

Pour des raisons de sécurité à l’approche du premier anniversaire de l’élimination par les Etats-Unis du général iranien Qassem Soleimani, aucune information n’a été divulguée sur cette tournée, y compris par les trois journalistes américains qui accompagnaient le chef d’état-major, avant qu’il quitte la région.

C’est la deuxième rencontre du général Milley avec les talibans. Il s’était déjà rendu en juin au Qatar, où les talibans ont leur bureau politique, mais cette première rencontre n’avait pas été rendue publique.

En vertu d’un accord séparé avec les talibans conclu en février à Doha, les Etats-Unis ont accepté de retirer toutes leurs troupes d’Afghanistan d’ici mai 2021 en échange de garanties en matière de sécurité et d’un engagement des talibans à discuter avec Kaboul.

L’armée américaine comptait 13.000 hommes en Afghanistan il y a un an, et la présence américaine avait été ramenée à 5.000 soldats en juin puis 4.500 en novembre.

Général Milley : nous sommes dans une impasse stratégique

Le Pentagone prévoyait de maintenir le contingent américain à ce niveau début 2021 en attendant de constater des avancées dans les pourparlers interafghans mais Donald Trump a exigé de réduire le contingent américain à 2.500 avant la fin de son mandat.

Le retrait est en cours, précise-t-on au Pentagone.

Le retrait américain suscite l’inquiétude d’élus et d’experts qui considèrent que ce nombre n’est pas suffisant pour contrer une résurgence des insurgés jihadistes. Les alliés des Etats-Unis au sein de l’Otan ont maintenu leurs effectifs en Afghanistan.

L’Alliance atlantique a annoncé qu’elle déciderait de la suite à donner à sa mission dans le pays en février, soit après la prise de fonctions du nouveau président américain Joe Biden.

Or l’Afghanistan est en proie à une recrudescence des violences, les talibans ayant mené ces dernières semaines des attaques quasi-quotidiennes contre les forces gouvernementales, et il n’est pas certain qu’une nouvelle administration démocrate acceptera le retrait total prévu selon les termes de l’accord de Doha.

M. Biden n’a pas présenté de plan détaillé sur l’Afghanistan, mais il a promis pendant la campagne de «mettre fin aux guerres interminables» et de rapatrier «la grande majorité» des troupes américaines d’Afghanistan, tout en y maintenant une mission contreterroriste pour contrer Al-Qaïda et le groupe jihadiste Etat islamique.

Lorsqu’il était vice-président de Barack Obama, il s’était opposé à l’envoi de renforts dans le pays en 2009, mais son point de vue ne l’avait pas emporté.

L’intervention en Afghanistan, lancée en octobre 2001, a coûté plus de 1.000 milliards de dollars aux Etats-Unis et la vie à quelque 2.400 militaires américains. Mais après avoir chassé rapidement du pouvoir les talibans, accusés d’avoir hébergé Al-Qaïda, la nébuleuse jihadiste responsable des attentats du 11-Septembre, la victoire n’a jamais été proche sur le terrain.

“Après deux décennies d’efforts permanents, nous avons obtenu des succès modestes”, admettait début décembre le général Milley. “Je dirais aussi que depuis au moins 5 à 7 ans, nous sommes dans une impasse stratégique.”

Laftit s’entretient avec Dupond-Moretti en visite officielle au Maroc

Le ministre de l’Intérieur, Abdelouafi Laftit s’est entretenu, lundi à Rabat, avec Eric Dupond-Moretti, Garde des Sceaux, ministre français de la Justice, en visite officielle de deux jours au Maroc.

Avec MAP

Éric Dupond-Moretti, garde des Sceaux, ministre de la Justice français est arrivé à Rabat ce lundi 7 décembre dans le cadre de sa première visite officielle au Maroc depuis sa nomination le 6 juillet dernier dans le gouvernement Castex.

Dupond-Moretti a entamé sa visite par la signature, avec son homologue marocain , Mohammed Ben Abdelkader, de la déclaration conjointe entre la République française et le Royaume du Maroc relative à la protection des mineurs non accompagnés (MNA).

La déclaration d’intention porte sur la diffusion d’un schéma de procédures qui détaille le processus de gestion de la situation des MNA, permettant ainsi aux magistrats de la jeunesse français de disposer d’informations indispensables pour prendre les mesures les plus adaptées à l’intérêt de l’enfant.

Le ministre français a par la suite rencontré le président du Ministère public, Mohamed Abdennabaoui et le président délégué du Conseil supérieur du pouvoir judiciaire (CSPJ), Mustapha Fares.

Le garde des sceaux français a clôturé sa première journée de sa visite officielle en rencontrant le ministre de l’Intérieur Abdelouafi Laftit.

David T. Fischer, ambassadeur américain au Maroc reçu par Abdellatif Hammouchi au siège de la DGST

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Décidemment, les responsables américains semblent apprécier de plus en plus l’accueil de l’homme fort de la «Homeland Security» marocaine, Abdellatif Hammouchi. Dix mois après la visite, première du genre, de l’ancien patron de la CIA et actuel ministre des affaires étrangères Mike Pompeo, c’est au tour de l’ambassadeur des États-Unis au Maroc David T.Fischer de se rendre au siège de la Direction générale de la Surveillance du territoire, pour rencontrer l’homme qui est sur tous les fronts surtout depuis l’éclatement de la crise sanitaire.

Septembre a été un mois marathon pour Abdellatif Hammouchi. Les couacs à répétition de l’exécutif dans la gestion du déconfinement, l’Aïd al-Adha et la rentrée scolaire, ont poussé Hammouchi de reprendre la main sur le dossier sanitaire dans le but d’endiguer la deuxième vague qui semble s’abattre sur le monde entier.

Par ailleurs, les évolutions inquiétantes des conflits régionaux, les transformations majeures dans la géopolitique du Moyen-Orient et de la méditerranée, le retour sur la scène internationale des talibans et l’instabilité politique au Sahel font ressurgir de nouvelles menaces terroristes. Lesquelles menaces que Hammouchi a tenu a y répondre en procédant à un coup de filet et une campagne médiatique bien orchestrée contre des cellules terroristes dormantes dans les quatre coins du pays.

Il faut être dupe pour penser qu’une telle opération soit une simple opération de «personal branding» du responsable sécuritaire. Il s’agit surtout d’un rappel aux citoyens marocains, aux partenaires et au monde entier de la solidité de ses institutions en dépit de la faiblesse de l’exécutif face à l’urgence sanitaire et économique.

Après Pompeo, Hammouchi reçoit Fischer à la DGST à Temara

«Le Directeur général de la Sûreté nationale et de la Surveillance du territoire, Abdellatif Hammouchi a reçu jeudi l’ambassadeur des Etats-Unis d’Amérique accrédité auprès du Royaume du Maroc, David T.Fischer, et ce dans le cadre des relations de coopération bilatérale dans les différents domaines sécuritaires» annonce la DGST dans un communiqué repris par l’agence de presse officielle, MAP.

Cette réunion bilatérale, nous apprend la même source, qui s’est déroulée au siège de la Direction générale de la surveillance du territoire (DGST) à Rabat, a vu la participation des cadres des services centraux de la DGST et des représentants de l’ambassade des Etats-Unis à Rabat.

La DGST a indiqué dans son communiqué que les deux parties ont évoqué les différents sujets sécuritaires d’intérêt commun notamment les mécanismes de coopération et de coordination en matière de lutte contre les risques du danger terroriste, l’extrémisme violent, le crime organisé et leurs liens croissants dans la région de l’Afrique du nord et du Sahel.

Elles ont aussi abordé les moyens à même de mettre en valeur cette coopération devenue un modèle à suivre dans le domaine de la lutte contre le terrorisme, souligne la même source.

Les deux parties ont également passé en revue les mécanismes de développement et de renforcement de la coopération entre les services de la DGSN et la DGST et les agences américaines de sécurité dans le domaine de lutte contre les risques et dangers liés à la criminalité transnationale organisée, outre l’échange d’expertises et d’expériences.

Au terme de cette rencontre, le Directeur général de la Sûreté nationale et de la Surveillance du territoire et l’ambassadeur des Etats-Unis à Rabat se sont félicité du bilan de la coopération stratégique bilatérale dans le domaine sécuritaire, exprimant la disposition des deux pays à développer les niveaux de cette coopération en contribution à la paix et à la stabilité mondiales, conclut le communiqué.

Le Pentagone déboursera 9 millions de dollars pour réparer les missiles marocains et turques

Dans le cadre du renforcent de la collaboration militaire entre Rabat et Washington en vertu d’un accord visant à développer les Forces armées royales et à renforcer leur expertise, le Pentagone a conclu un contrat de 9.075.931 dollars avec l’entreprise américaine Raytheon pour la réparation de 155 missiles antiradars à grande vitesse pour le Maroc et la Turquie.

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L’armée française déploie ses drones armés au Sahel

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Un outil de plus dans la panoplie, sans changement de doctrine: la France dispose désormais de drones armés pour traquer les «jihadistes» au Sahel, au terme d’une série d’expérimentations menées depuis la base aérienne de Niamey.

L’armée française a annoncé jeudi avoir achevé de tester l’armement de ces appareils pilotés à distance par des aviateurs, rapporte l’AFP.

Chargés depuis 2014 d’observer les groupes armés au Sahel et de collecter du renseignement, les trois drones américains Reaper actuellement déployés dans le cadre de l’opération française Barkhane peuvent désormais faire feu sur des ennemis identifiés au sol, à l’instar des avions de combat qui sillonnent l’immense zone désertique.

Un nouvel atout, alors que la situation ne cesse de se dégrader au Sahel, en particulier dans la zone dite des «trois frontières» entre Mali, Niger et Burkina Faso. En dépit de la mobilisation des 4.500 militaires français de Barkhane.

Paris rejoint ainsi le club restreint des pays utilisant des drones armés, parmi lesquels les Etats-Unis, le Royaume-Uni et Israël.

«L’intérêt, c’est que quand vous êtes en train de surveiller une zone, si vous identifiez des ennemis et qu’il y a un besoin urgent de traiter cette cible, le drone armé va pouvoir le faire», expliquait dimanche à l’AFP à Niamey le chef d’état-major de l’armée de l’Air, le général Philippe Lavigne.

Derrière lui, sur le tarmac chauffé à blanc, un drone français s’apprête pour la première fois à voler équipé de deux bombes GBU 12 à guidage laser de 250 kg, pour un tir de validation.

https://twitter.com/Armee_de_lair/status/1207733922240638978

Une nouvelle capacité. Pas de changement de doctrine

«Laser, gouvernes, tout est branché, sécurité enlevée. Bon vol!»: l’armurier effectue un dernier contrôle de l’appareil de 20 mètres d’envergure avec un pilote français, qui rejoint ensuite son «cockpit», petite cabine beige constellée d’écrans et plongée dans la pénombre d’où il déclenchera le tir.

«Avant, nous étions un oeil pour dire où était la menace. Avec l’armement on va pouvoir agir, pour aider des troupes au sol à se désengager par exemple», fait valoir le capitaine Nicolas (son nom reste confidentiel pour des raisons de sécurité), pilote de chasse membre de l’escadron de drones 1/33 «Belfort».

«Le drone ne remplace en aucun cas un avion de chasse et sa réactivité, mais il a l’avantage de la discrétion et de l’endurance» avec une autonomie de vol de 20h, à une altitude comprise entre 7.000 et 13.000 mètres d’altitude, détaille-t-il.

L’armée française recevra l’an prochain six Reaper supplémentaires, équipés de missiles américains Hellfire guidés par GPS. Le parc de drones doit monter à 12 en 2025, puis 24 en 2030.

Leur usage sera strictement encadré par la France, insistent les autorités. Le sujet est sensible: l’intense campagne d'”assassinats ciblés” menée par les Etats-Unis à l’aide de drones en Afghanistan, au Pakistan ou au Yémen, a été régulièrement accusée de bafouer l’éthique et de “déshumaniser” la guerre.

«Il s’agit d’une nouvelle capacité, pas d’un changement de doctrine. Les règles d’engagement des drones armés sont exactement les mêmes que celles des avions de chasse», pour les équipages – un pilote, un opérateur capteur, un interprète d’images et un officier de renseignement -, a insisté jeudi la ministre des Armées Florence Parly.

«L’homme est toujours dans la boucle: c’est l’homme qui décide d’utiliser cette capacité ou non», fait valoir le général Lavigne.

Vaincre sans perdre l’âme

Lors de l’entrée en service des drones armés dans la Royal Air Force, «l’opinion publique était réticente», a souligné le chef d’état-major de l’armée de l’Air britannique, Mike Wigston, dont le pays dispose de neuf Reaper armés.

«Le drone est un moyen plus sûr et plus efficace de cibler des terroristes qu’un avion de chasse», a jugé ce vétéran d’Irak et d’Afghanistan, en visite à Niamey avec son homologue français.

«Les équipages de drones peuvent garder un oeil très longtemps sur la cible» pour l’identifier, «ils ne sont pas assis dans un cockpit étroit dans les airs à craindre de manquer de carburant», réduisant ainsi le risque de dommage collatéral.

Mais certains militaires français semblent encore éprouver quelques réserves.

«Des frappes inappropriées, c’est 50 recrues de plus» pour les groupes armés, avertit un haut gradé de Barkhane en appelant au discernement dans l’usage de cet outil, pour «vaincre sans perdre notre âme».

Alors que la dégradation sécuritaire s’accélère au Sahel, les drones armés n’offriront pas de solution miracle, prévient un autre officier. «Il est impossible de tout surveiller dans cette zone vaste comme l’Europe. Dans un drone, on voit comme dans une paille. S’il se passe quelque chose à 20km de l’endroit surveillé, on le rate».

Général Belkhir : «Face à la multiplication de menaces, les opérations des Nations Unies doivent être adaptées à la nature des conflits actuels»

«Le Royaume du Maroc, depuis 1960, a toujours pris part aux opérations de la paix dans des pays d’Afrique, d’Europe, d’Amérique latine et d’Asie,(..) et face à la multiplication de menaces, les opérations des Nations Unies doivent être adaptées à la nature des conflits actuels» a affirmé, lundi à Agadir, le Général de Corps de l’Armée, Commandant de la Zone Sud El Farouk Belkhir, à l’ouverture d’un séminaire sur l’amélioration des performances des contingents des pays contributeurs de troupes et de police aux opérations de paix de l’ONU.

Ces défis ne peuvent être relevés qu’à travers une approche globale participative et inclusive intégrant les différentes parties prenantes à savoir le secrétariat des Nations Unies, les Etats-Majors des missions déployées sur le terrain, les contributeurs de troupes et de police ainsi que les partenaires internationaux et régionaux, a poursuivi le Commandant lors de cette rencontre tenue au siège de l’Etat-Major de la Zone Sud des Forces Armées Royales (FAR) à Agadir.

De même, le responsable n’a pas manqué de rappeler les efforts consentis à tous les niveaux pour accroître l’efficacité générale des opérations de paix, tout en mettant en avant les thématiques importantes qui seront discutées lors de cette rencontre, à savoir les moyens d’amélioration des performances du personnel, du matériel et du soutien médical ainsi que la promotion de la participation de la femme comme facteur de performance.

Hugh Van Roosen, Général major, adjoint au conseiller militaire des Nations Unies : les ressources appropriées sont essentielles pour réussir les opérations de paix

Le conseiller militaire adjoint de Guterres, le général de division Hugh Van Roosen s’est félicité de ce séminaire qui permettra, grâce aux débats fructueux des différents intervenants, d’améliorer la performance des opérations de paix.

Il a dans ce sens, souligné l’importance de mettre en place les ressources appropriées pour assurer de meilleures opérations de paix, regrettant le fait que les casques bleus soient toujours ciblés lors des conflits.

L’amélioration des conditions d’intervention des soldats est une action collective nécessitant, entre autres, le renforcement des capacités pour les pays contributeurs de troupes et la mise en place des équipements nécessaires avant le déploiement des forces.

Hautes instructions royales

Tenue dans la cadre de la mise en place des Hautes Instructions de SM le Roi Mohammed VI, Chef Suprême et Chef d’Etat-Major Général des Forces Armées Royales, cette rencontre internationale qui se poursuit jusqu’au 11 décembre offre une plateforme aux discussions et permettra d’examiner les procédures mises en place par l’ONU pour le contrôle des performances des différentes composantes des Opérations de maintien de la paix (OMP).

Le séminaire permettra, également, de mieux comprendre les standards de référence des OMP instaurés en vue de dégager des suggestions tangibles et pratiques susceptibles d’adapter ces procédures aux standards aux réalités sur le terrain dans l’objectif ultime d’améliorer le rendement et l’efficacité des unités et des personnels engagés dans ces opérations.

A l’issue de cette séance d’ouverture, les participants ont visité une exposition de photos et vidéos, retraçant les œuvres humanitaires du Royaume et ses efforts consentis en matière de préservation de la paix internationale.

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