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Défense

L’Inspecteur général des Forces armées royales Belkhir El Farouk en Israël la semaine prochaine

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L’Inspecteur général des Forces armées royales, Belkhir El Farouk, devrait arriver en Israël la semaine prochaine. Il participerait selon la presse israélienne à un colloque sur «l’innovation opérationnelle» organisé par Tsahal au quartier général de l’armée à Tel Aviv.

Les Forces de défense israéliennes ont annoncé qu’elles tiendraient une conférence d’une semaine sur l’innovation opérationnelle au quartier général de l’armée à Tel Aviv la semaine prochaine.

Tsahal a indiqué que des délégations militaires de 25 nations sont attendues, dont neuf enverront leurs chefs militaires.

Dans une déclaration, elle afirme que la conférence «permettra d’approfondir la coopération dans les domaines de la stratégie et de la défense, ainsi que de développer l’apprentissage mutuel approfondi et la coopération internationale lors du développement et de l’exploitation des capacités militaires».

«La conférence est une étape supplémentaire dans le renforcement de la coopération entre les FDI et d’autres pays du monde entier, ainsi que pour la création de la sécurité et de la stabilité régionales», ajoute les FDI.

«Une semaine internationale de l’innovation opérationnelle, qui se tient pour la première fois, débutera ce lundi, à laquelle participeront des chefs d’état-major et des commandants de nombreuses armées différentes dans le monde, ceci avec une compréhension des défis futurs partagés sur le champ de bataille» peut-on lire sur le compte Twitter de Tsahal.

La semaine se terminera par un large modèle opérationnel militaire dirigé par l’Arme terrestre et avec la participation de toutes les armes de Tsahal. Elle mettra en avant des capacités innovantes dans les méthodes de combat et réalisera le concept d’activation pour la victoire et le changement au combat sur le champ de bataille moderne auquel l’armée israélienne est confrontée, explique un communiqué de Tsahal.

La conférence a été planifiée par la division Shiloh (méthodes de combat et innovation) et sera dirigée par le chef d’état-major, le lieutenant-colonel Aviv Kochavi, et les membres du Forum d’état-major général qui participent à la transmission du contenu de la conférence. En outre, la conférence réunira des commandants du niveau opérationnel de combat de Tsahal qui exprimeront leur riche expérience militaire basée sur leur large compréhension basée sur les frictions quotidiennes auxquelles ils sont confrontés dans les différents secteurs et dimensions, précise la même source.

Le Maroc seul pays arabe invité à l’événement

Les nations participantes comprennent les États-Unis, la Grèce, Chypre, la Finlande, la Pologne, l’Italie, le Maroc, la République tchèque, l’Inde, l’Allemagne, les Pays-Bas, le Royaume-Uni, la Slovaquie, la Hongrie, la France, le Canada et l’Australie, ainsi que l’OTAN.

Liste des pays qui participeront à la conférence publiée sur le site officielle de l’armée israélienne

Le Maroc sera présent par une délégation de haut niveau. Selon la presse israélienne, c’est le Général de corps d’armée Belkhir El Farouk «himself» qui conduira la délégation. Il est rappelé que le Royaume avait reçu en juillet dernier, Le chef d’État-major de l’armée israélienne, Aviv Kohavi.

https://twitter.com/itayblumental/status/1567890452346544129?s=21&t=Zcx8wRUqLV2qkkQWJjHxLg

Changement imminent d’attachés militaires du Maroc en Afrique subsaharienne

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Le Roi Mohammed VI, Chef Suprême et Chef d’Etat-major Général des FAR, aurait donné le feu vert pour un large mouvement touchant les attachés militaires à l’étranger. Maghreb Intelligence, qui a rapporté ce scoop, croit savoir que ce large changement concerne principalement les représentations diplomatiques du Royaume en Afrique subsaharienne.

Le Maroc a annoncé ce juillet le renforcement de sa coopération en matière de défense avec l’Inde et la Turquie en ajoutant deux attachés militaires à ses missions diplomatiques à New Delhi et Ankara.

Cette décision entérinée par le Conseil des ministres, présidé par le Roi Mohammed VI le 13 Juillet dernier, n’a été que les prémices d’un large mouvement des attachés militaires du Royaume à l’étranger.

En effet, selon le très informé site en ligne Maghreb Intelligence, citant des sources fiables, sur instructions du Roi Mohammed VI, le Maroc procède actuellement à un large mouvement de ses attachés militaires à l’étranger.

«Sauf quelques très rares exceptions, il s’agit d’un mouvement qui n’a rien d’anormal puisque ces postes doivent être renouvelés tous les quatre ans», précise la source du journal.

Un attaché militaire est un expert militaire faisant partie d’une mission diplomatique. Il dépend généralement à la fois des Forces Armées Royales et du ministère des Affaires étrangères. Cette fonction est presque toujours exercée par un officier supérieur. Il est d’ailleurs nommé par décret en conseil des ministres que préside le Roi.

Le Mali reçoit un avion militaire de la Russie

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Le Mali a reçu mardi de la Russie des jets militaires de liaison externe et un hélicoptère de combat. Au cours d’une cérémonie, des avions à réaction L-39 et Sukhoi-25 ainsi que des hélicoptères de combat Mi-24P ont été présentés. Aucune information n’a été divulguée sur les conditions d’acquisition des hélicoptères de combat. Les précédentes livraisons d’armes russes rendues publiques cette année, étaient des hélicoptères et des radars de surveillance ainsi que des systèmes de radar mobiles.

VOA

Le gouvernement militaire du Mali a reçu plusieurs avions de chasse et hélicoptères de la Russie, qui est devenue un allié proche et controversé dans sa lutte contre les groupes armés islamistes.

Les appareils ont été remis lors d’une cérémonie à l’aéroport de Bamako, en présence du président malien Assimi Goita et de l’ambassadeur russe Igor Gromyko.

Des photos des appareils ont été publiées sur la page Twitter officielle de la présidence, et le média d’État russe RIA a déclaré que la livraison se composait d’avions de combat Sukhoi Su-25, de jets L-39 Albatros et d’hélicoptères d’attaque. Le ministre malien de la défense, Sadio Camara, a déclaré dans un discours sur la chaîne de télévision publique malienne ORTM qu’un nombre encore plus important d’avions avait été livré.

Nous ne montrons ici qu’une partie de ce qui a été livré, dit-il. Le reste, bien sûr, est engagé dans des opérations au moment où se déroule cette cérémonie.

Le Mali lutte contre une insurrection depuis une dizaine d’années, depuis que des groupes armés islamistes ont pris le contrôle du nord du Mali en 2012. Le contrôle du territoire malien a été repris après l’intervention de la France en 2013, mais les attaques et les combats se sont poursuivis depuis, l’année 2022 étant déjà l’une des plus meurtrières jamais enregistrées dans le conflit.

L’armée française est dans les dernières étapes de son retrait du Mali, après que le président français Emmanuel Macron ait annoncé le retrait des forces en février, suite aux tensions croissantes avec le gouvernement militaire du Mali et aux inquiétudes concernant la collaboration du Mali avec des mercenaires russes.

Le gouvernement militaire malien a continuellement nié les allégations selon lesquelles il travaille avec des mercenaires, affirmant qu’il ne travaille qu’avec des instructeurs russes.

Plusieurs gouvernements ont accusé le Mali de travailler avec la société militaire privée russe, Wagner. En mars, Human Rights Watch a publié un rapport dans lequel plusieurs témoins locaux ont attesté avoir vu des mercenaires commettre des exécutions et des violations des droits de l’homme avec l’armée malienne durant cinq jours.

Le Mali a également reçu deux hélicoptères russes en avril, et quatre hélicoptères ainsi que des armes en septembre de l’année dernière

Le chef de l’armée israélienne Aviv Kohavi, se recueille à la grande synagogue Slat al-Azama de Marrakech

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Le Chef d’État-major de l’armée israélienne, Aviv Kohavi, s’est rendu ce mercredi à Marrakech, après une première journée de travail à l’État-major des Forces Armées Royales à Rabat. À son arrivée à la ville ocre, le Chef de Tsahal, a accompli une prière commune à la grande synagogue Slat al-Azama, en compagnie de la communauté juive du marocaine. Il s’est rendu plus tard à la base aérienne de Ben Guerir, où il a été reçu par le Colonel Major Hassan Mahwar.

Le Chef de l’armée israélienne a consacré une communication spéciale à la rencontre avec la communauté juive marocaine, ce mercredi à Marrakech. La protection, l’attention, le soutien et la bénédiction du Roi Mohammed VI et de ses ancêtres, dont jouissent ces marocains séfarades, leurs offrent un statut et une considération spéciaux au Maroc et à partout dans le monde.

De par sa formation, Maîtrise en Philosophie, et ses convictions personnelles, l’hôte spécial du Maroc, Aviv Kohavi, a montré une forte sensibilité à cette relation très particulière entre les juifs marocains, la monarchie et leur patrie, le Maroc. Consacrant une bonne matinée à une communauté extrêmement motivée et impliquée dans le processus de paix avec Israël.

Le Chef de Tsahal s’est tout d’abord recueilli au cimetière juif avant de se rendre à la grande synagogue Slat al-Azama dan l’ancienne médina de Marrakech. Aviv Kahovi et sa délégation ont été accueillis par des membres de la communauté juive marocaine et se sont échangés des présents-souvenirs. Le chef d’état-major général a ensuite assisté à un service de prière commune.

« Des milliers de Juifs israéliens ont des liens profonds avec le Royaume du Maroc. Beaucoup n’ont jamais pensé qu’ils verraient un chef d’état-major de Tsahal visiter le pays et sa communauté juive. Le partenariat 🇮🇱🇲🇦 marque un nouveau chapitre spécial dans la longue histoire du Moyen-Orient » a publié l’armée israélienne sur son compte Twitter .

https://twitter.com/idf/status/1549817578893238273?s=21&t=_qV11uilxDZINx96xj0Bpg

Selon les médias israéliens certains membres présents à cette rencontre auraient immigré en Israël avec l’organisation «Youth Aliyah», ont combattu aux côtés de Tsahal pendant la guerre du Kippour puis ils sont retournés après dans leur pays natal.

Au terme de sa visite, Aviv Kohavi a félicité la communauté juive marocaine et l’a remerciée pour sa «contribution au peuple juif en Israël et dans la diaspora».

«Je suis fier et enthousiaste de vous rencontrer… votre rôle dans la lutte pour l’État d’Israël, et aujourd’hui vous travaillez ici pour la communauté juive et pour approfondir les liens avec Israël», a-t-il déclaré.

Aviv Kohavi a marqué son passage à la tête de l’armée par une révolution culturelle au sein de l’État-major de Tsahal. En février 2021, il effectué un large et important remaniement qui avait pour grande particularité et objectif de gommer le paramètre sectaire des critères d’admission à l’état-major. En effet, sur les cinq généraux nommés, quatre était séfarades et un seul d’origine ashkénaze.

« Le simple fait que personne n’ait mentionné les origines de ces généraux est en soi une excellente nouvelle dans un État d’Israël qui, trop souvent, développe une fâcheuse tendance communautariste » avait écrit i24News. 

Kohavi à la base aérienne de Ben Guérir : Drones et F-16

Aviv Kohavi s’est ensuite déplacé à la base aérienne de Ben Guérir, située à 75 Km de Marrakech pour une réunion de travail avec le Colonel Major Hassan Mahwar. Les deux responsables militaires ont passé en revue les sujets importants et discuté de la coopération entre les forces aériennes des deux armées.

Le chef d’état-major de Tsahal Aviv Kohavi reçu par le Colonel-Major Hassan Mahwar à la base aérienne marocaine de  »Ben Guérir ». (crédit : IDF)

Kohavi était accompagné par le chef de la division de la recherche et du renseignement, Brigadier Général Amit Saar. Ils ont été informé par la partie marocaine sur la menace locale des drones et ont reçu une présentation concernant l’escadron de chasseurs F-16 de la base.

En outre, la délégation israélienne a visité, la veille la brigade des parachutistes des Forces Armées Royales et s’est entretenue avec les commandants de l’unité.

Qui est Aviv Kohavi ?

Aviv Kohavi est le deuxième des trois enfants nés de Shaul et Riva Kohavi. Son père était propriétaire d’un magasin et sa mère était professeur d’éducation physique. Il a grandi à Kiryat Bialik dans le district de Haïfa, a étudié à l’école Habonim de Kiryat Bialik et à l’école professionnelle Ort Kiryat Bialik et a été membre du mouvement de jeunesse «HaMahanot HaOlim».

Kohavi s’est engagé dans l’armée en août 1982, s’est porté volontaire pour les parachutistes et a été affecté au 890e bataillon. Au cours des années suivantes, il a pris le commandement d’un peloton et a servi en tant qu’officier des opérations du bataillon.

Il obtient une licence en philosophie à l’Université hébraïque et est ensuite nommé commandant de la branche des opérations de la brigade des parachutistes. En 1993, Kohavi est promu lieutenant-colonel et occupe ce poste jusqu’en 1994. En 1995, il est nommé commandant de la brigade de parachutistes et occupe ce poste jusqu’en 1997. Il occupe le poste de commandant adjoint de la brigade des parachutistes entre 1997 et 1998. En 1998, après avoir obtenu sa maîtrise à Harvard, il est nommé commandant de la division orientale de l’unité de liaison pour le Liban.

En 2001, il est nommé commandant de la brigade des parachutistes, où il sert jusqu’en 2003. Au cours de l’opération «Bouclier défensif» de cette année-là, Kohavi a mené sa brigade de parachutistes à la capture du camp de réfugiés de Balata à Naplouse. Il a mis au point une nouvelle tactique consistant à percer les murs des résidences plutôt que d’entrer par la façade des bâtiments où les soldats pourraient être pris pour cible par des tireurs d’élite. Cette tactique a ensuite été adoptée par l’armée américaine en Irak et en Afghanistan.

Le chef d’état-major Aviv Kohavi s’entretient avec des soldats participant à un exercice sur la base de Tzeelim, dans le sud d’Israël, simulant un futur conflit militaire dans la bande de Gaza, le 26 février 2019.

En 2003, Kohavi a été promu au rang de général de brigade et a été nommé commandant de la brigade des pompiers. Il occupe ce poste jusqu’en novembre 2004. Le 30 novembre 2004, il a été nommé commandant de la division de Gaza. Pendant son service en tant que commandant de division, deux événements majeurs ont eu lieu : le désengagement en septembre 2005 et l’enlèvement de Gilad Shalit en juin 2006.

Après avoir passé du temps aux États-Unis et obtenu un second master en relations internationales à Johns Hopkins, il est rentré en Israël et a été nommé chef de la direction des opérations où il a servi de 2007 à 2010.

Gantz et Kohavi rendent visite aux forces de Tsahal qui simulent une guerre avec le Hezbollah à Chypre -31 Mai 2022

En 2010, il est promu au rang de général de division et nommé chef du renseignement militaire. En 2017, il a été nommé chef d’état-major adjoint et a servi jusqu’au 13 décembre 2018. Le 15 janvier 2019, il a été promu et a commencé son service en tant que 22e chef d’état-major d’Israël.

Aviv Kohavi vit dans le village communautaire d’Adi au nord d’Israël. Il est marié à Yael, avocate de profession, est procureur adjoint et père de trois filles. Végétarien depuis le lycée et peintre amateur.

Aviv Kochavi recevant ses épaulettes par son épouse Yael et l’ancien Premier ministre israélien Benjamin Netanyahu lors d’une cérémonie de remise, le 15 janvier 2019, au ministère de la Défense à Tel Aviv.

Drones, missiles, cyberguerre, forces spéciales, détails de la coopération militaire entre le Maroc et Israël

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La visite officielle au Maroc du lieutenant-général Aviv Kohavi, Chef de l’armée israélienne, a été abondamment relayée par la presse mondiale et commentée par les observateurs de la scène internationale. Force est de constater, que le timing de ce déplacement est crucial et que la qualité de l’hôte du Royaume est exceptionnelle. Le chef de l’armée israélienne Aviv Kohavi étant le premier chef d’état-major de l’État hébreu à effectuer une visite officielle au Maroc. Tandis que la visite coïncidait avec le premier déplacement du Joe Biden au Moyen-Orient, la rencontre Poutine, Erdogan à Téhéran et le premier voyage officiel du Président émirati MBZ consacrée à Macron.

La visite du général israélien consolide le bouclier sécuritaire instauré par Abdellatif Hammouchi, vexe au plus haut point l’Elysée et fait trembler la mafia des généraux algériens.

L’importance de la symbolique militaire en Israël fait que l’ensemble de la presse du pays ont donné beaucoup d’importance au déplacement du Chef de Tsahal au Maroc. Qu’elle soit de gauche à l’image de Haaretz, journal dédié à la consommation internationale qui promeut le droit-de-l’hommisme et souvent aligné aux thèses des démocrates américains, The Jerusalem Post,  qui revendique une ligne indépendante des courants politiques, passant par les autres supports de tout bord.

https://twitter.com/shurathadin/status/1549741554809638914?s=21&t=wf2Xzh5h3H2jgKtBvZM-gA

Programme de la visite du Chef de l’armée israélienne, Aviv Kohavi

> Lundi 18 Juillet à 17h00 :

– Atterrissage à Rabat de l’avion du lieutenant-général Aviv Kohavi.

https://twitter.com/IDF/status/1549047381349453826

> Mardi 19 Juillet :

– Visite au mausolée du roi Mohammed V, où il a déposé une gerbe au nom de Tsahal et d’Israël et signé le livre d’or du site.

– Accueil par une garde d’honneur et rencontre avec le ministre de la Défense Abdellatif Loudiyi.

– Rencontre avec le chef des forces armées royales, le lieutenant-général El Farouk Belkhir.

– Rencontre avec le chef de la direction des renseignements du Maroc, Brahim Hassani.

– Animation d’un panel stratégique en présence des chefs de division de l’armée marocaine et du chef de la division de la coopération internationale de Tsahal, Brigadier Général Efi Defrin, et le chef de la division de recherche du renseignement militaire, Brigadier Général Amit Saar.

https://twitter.com/IDF/status/1549367903073538048

> Mercredi 20 Juillet :

– Déplacement Marrakech

– Visite d’une base aérienne

– Visite à la synagogue de la ville

– Rencontre des membres de la communauté juive, notamment des vétérans des guerres israéliennes.

Renseignement, Collaboration industrielle & Formation militaire

Depuis le début des rencontres entre officiels marocains et israéliens, c’est la toute première fois que les deux partie assument officiellement et clairement leur collaboration en matière de renseignement. «Les réunions ont permis de discuter des possibilités de coopération militaire, tant au niveau des exercices et de l’entraînement que dans les domaines opérationnels et du renseignement», a déclaré Tsahal dans un communiqué après la rencontre Kohavi et Belkhir.

Une clarification qui cloue le bec à toutes les forces hostiles qui redoutaient l’émancipation militaire et sécuritaire du Royaume, y compris les pays européens que notre voisin de l’Est.

Quand Haaretz fait de Pegasus, sujet polémique, l’illustration ultime de la coopération maroco-israélienne dans le renseignement, c’est juste une déformation de la réalité pour un agenda politique et un alignement à une thèse d’une partie de l’opinion internationale. La coopération entre Rabat et Tel-Aviv est beaucoup plus ambitieuse qu’un logiciel de listening réformé il y a quelques années déjà.

Oute le renseignement, l’autre fait nouveau du rapprochement militaire entre les deux pays et la formation militaire et les manoeuvres communes.

En effet, deux officiers de l’armée israélienne ont participé pour la première fois aux manoeuvres militaires «African Lion 2022» qui ont pris par ce mois de juin. Il s’agit du plus grand exercice militaire du continent aux côtés des États-Unis, du Maroc et de plusieurs nations africaines. D’ailleurs, il a été convenu d’envoyer une plus grande délégation de troupes aux futurs édition de ces manoeuvres.

De plus, Tsahal a accueilli, l’été dernier, une unité de commando des Forces Armées Royales pour un exercice multinational des forces d’opérations spéciales appelé « HD ANNUAL-21 », qui s’est déroulé sur la base militaire israélienne d’Eliakim du 5 au 8 juillet 2021.

Aussi, au courant du mois de juin 2022, une délégation militaire marocaine a effectué une visite officielle en Israël. Elle était conduite par le Chef du corps des blindés et comprenait des officiers de l’armée de l’air, de la marine et des forces terrestres. Au cours de cette visite de cinq jours, les deux parties ont signé un accord portant sur un futur travail commun pour les 18 mois à venir.

L’armée marocaine, fait face à des menaces multiples: régime algérien au bord de l’implosion exportateur de terroristes du Polisario, groupes terroristes du Sahel, mouvements migratoires. Elle considère Tsahal comme une puissance régionale qui dispose de plateformes testées et éprouvées au combat. Tandis que l’armée israélienne loue la puissance, la modernité et la qualité des Forces Armées Royales.

Israël a vendu au Maroc divers systèmes d’armes dans le passé, y compris des drones, des programmes cybernétiques et des systèmes de défense antimissile. On parle d’un volume d’échange d’1 milliard de dollars en 2021.

Aujourd’hui, Rabat serait intéressé par l’achat du système de missiles sol-air de moyenne portée Barak-MX, rapporte The Jerusalem Post.

Heron

En 2014, le Maroc a acheté trois drones Heron fabriqués par Israel Aerospace Industries pour 50 millions de dollars. Le Heron, qui est apparu sur le marché en 2000, peut rester en l’air pendant 45 heures et atteindre une altitude de 35 000 pieds. Selon les informations publiques disponibles, l’accord ne portait pas sur des drones armés, mais sur le Heron 1, équipé de capteurs qui, selon le site web de l’Israel Aerospace Industries, permettent «la collecte de renseignements complexes, la surveillance, la patrouille et l’identification de cibles et la conduite de missions sur des terrains différents.»

Le Heron comprend, entre autres, des systèmes photographiques qui lui permettent de fonctionner de nuit, en capturant des images par la chaleur qu’ils dégagent, par exemple des véhicules ; un radar qui crée des images en trois dimensions du terrain et des objets au sol ; ainsi que des équipements pour la collecte de renseignements électroniques et l’interception de transmissions.

Ces drones, entrés en service dans l’armée marocaine il y a trois ans, ont été extrêmement efficace pour dissuader les intrusions terroristes notamment ces des séparatistes du Polisario.

Harop, les drones Kamikaze

En novembre 2021, les médias israéliens ont révélé que le Maroc a acquis pour 22 millions de dollars, des drones Harop, fabriqués par Israel Aerospace Industries.

Contrairement aux drones développés pour la surveillance ou les attaques, qui sont conçus pour rentrer chez eux une fois leur mission terminée, le Harop d’IAI est un drone «munitionneur», plus connu sous le nom de «drone Kamikaze». En d’autres termes, il s’autodétruit comme un missile lorsqu’il attaque une cible.

Si le Harop ne trouve pas sa cible, il peut être ramené à sa base d’origine.

Le Harop a une longueur de 2,5 mètres (environ 8 pieds) et une envergure de 3 mètres. Il transporte une ogive de 15 kilogrammes et peut rester en l’air pendant six heures, et dans certains cas jusqu’à neuf heures, selon le site Web de l’IAI. Il est équipé d’un système photographique avancé qui lui permet d’identifier ses cibles sur la base de critères établis avant son envoi. Il attaque sa cible en s’écrasant sur elle et en explosant, mais seulement après que son opérateur (qui peut se trouver jusqu’à 200 kilomètres de distance) lui en ait donné l’autorisation.

Système de défense antimissile Barak MX

En février dernier, des informations révélaient qu’IAI fournissait au Maroc le Barak MX, un système intégré permettant de contrer un large éventail de menaces aériennes allant des hélicoptères et des avions aux drones et aux missiles de croisière. Les pays du Golfe sont également intéressés par l’acquisition du système dans le cadre du système de défense régional émergeant avec Israël.

Barak MX a été développé à l’origine pour être déployé sur des navires et a récemment été utilisé pour abattre des drones du Hezbollah qui menaçaient la plate-forme de gaz naturel de Karish en mer Méditerranée. Le système a été adapté pour une utilisation terrestre. Il est construit autour de l’intégration des différents types de missiles qui lui permettent de faire face à des menaces pouvant aller jusqu’à 150 kilomètres.

Le contrat de vente du Barak MX au Maroc, dont la valeur est estimée à plusieurs centaines de millions de dollars, a été conclu lors de la visite officiel du mois de novembre 2021, du ministre israélien de la défense, Benny Gantz. L’accord comprend la vente de systèmes radar fabriqués par la filiale IAI Elta Systems et d’un système anti-drone fabriqué par Skylock.

En outre, un projet de modernisation des avions de combat F-5 de l’armée de l’air marocaine est en cours. Ces avions, qui ont été mis en service par l’armée de l’air américaine pendant la guerre du Vietnam, sont arrivés au Maroc dans les années 1970. Ces jets vieillissants ont été utilisés depuis lors et doivent être modernisés.

Le nouveau concept stratégique de l’OTAN cible la Russie et la Chine

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Les chefs d’État et de gouvernement des pays de l’OTAN réunis à Madrid ont approuvé mercredi un nouveau concept stratégique pour l’alliance, désignant comme principales priorités «l’agression de la Russie», «les défis systémiques posés par la République populaire de Chine» et «l’approfondissement du partenariat stratégique» entre les deux pays.

Les dirigeants des pays de l’OTAN réunis à Madrid, en Espagne, depuis ce mardi 28 juin ont approuvé hier un document qui fixe un nouveau concept stratégique pour l’alliance.

Dans ce document, l’alliance militaire occidentale qui s’est formée après la Seconde Guerre mondiale définit la Russie comme la «menace la plus importante et la plus directe» et aborde pour la première fois les défis que Pékin pose à la sécurité, aux intérêts et aux valeurs de l’OTAN.

Mercredi, le président Joe Biden a annoncé que les États-Unis renforçaient leur présence militaire en Europe, notamment en déployant des destroyers navals supplémentaires en Espagne et en positionnant davantage de troupes ailleurs, en réponse au «changement de l’environnement sécuritaire» et pour renforcer la «sécurité collective».

Joe Biden a indiqué que les États-Unis allaient établir un quartier général permanent pour le 5e corps d’armée américain en Pologne, ajouter une brigade de rotation de 3 000 soldats et 2 000 autres personnes dont le quartier général sera en Roumanie, et envoyer deux escadrons supplémentaires d’avions de combat F-35 en Grande-Bretagne.

«Au début de l’année, nous avons envoyé 20 000 soldats américains supplémentaires en Europe pour renforcer nos lignes en réponse à l’agressivité de la Russie, ce qui a porté le total de nos forces en Europe à 100 000 soldats», a-t-il déclaré, ajoutant que les États-Unis continueront d’ajuster leur position de défense «en fonction de la menace, en étroite consultation avec nos alliés».

Mercredi également, dans un discours virtuel à l’OTAN, le président ukrainien Volodymyr Zelenskyy a déclaré que son pays avait besoin d’armes plus avancées et d’environ 5 milliards de dollars par mois pour se défendre.

«Il ne s’agit pas d’une guerre menée par la Russie contre la seule Ukraine. C’est une guerre pour le droit de dicter les conditions en Europe – pour ce que sera le futur ordre mondial», a déclaré M. Zelenskiyy aux dirigeants du sommet.

Les alliés de l’OTAN prévoient de continuer à apporter un soutien militaire et d’autres types de soutien à l’Ukraine pour une durée indéterminée, a déclaré Charly Salonius-Pasternak, analyste de la sécurité à l’Institut finlandais des affaires internationales.

«Ce que j’ai entendu collectivement de la part de tout le monde, c’est l’idée qu’il est important que la Russie ne gagne pas, l’idée étant que si la Russie apprend la leçon que l’utilisation généralisée de la force militaire lui rapporte quelque chose, l’Europe ne sera pas stable ou sûre à l’avenir, et donc la Russie ne doit pas gagner, l’Ukraine doit gagner», a-t-il déclaré à la presse.

Un changement important de la réthorique de l’Otan face à la Chine

Selon Stacie Goddard, professeur de sciences politiques au Wellesley College, le langage du concept stratégique de l’OTAN suggère un changement significatif de son unité et de son sens de l’urgence en ce qui concerne la rivalité entre grandes puissances. Elle a souligné l’avertissement de l’alliance concernant l’approfondissement du partenariat entre la Russie et la Chine, qui constitue un défi pour l’ordre existant.

«Certes, ce ne sont que des mots, mais la nouveauté et la clarté de la rhétorique sont frappantes», a-t-elle déclaré.

Pékin ne soutient pas militairement la guerre de la Russie en Ukraine, mais le dirigeant chinois Xi Jinping a déclaré soutenir Moscou sur les questions de «souveraineté et de sécurité». Le pays continue d’acheter des quantités massives de pétrole, de gaz et de charbon russes.

«Cela est considéré comme extrêmement menaçant, non seulement pour les États-Unis, mais aussi pour l’Europe», a déclaré Robert Daly, directeur de l’Institut Kissinger sur la Chine et les États-Unis au Woodrow Wilson Center.

Le porte-parole du Conseil national de sécurité des États-Unis, John Kirby, a déclaré mardi aux journalistes que les alliés étaient «de plus en plus préoccupés par les pratiques commerciales déloyales de la Chine, le recours au travail forcé, le vol de propriété intellectuelle et ses activités d’intimidation et de coercition, non seulement dans la région indo-pacifique, mais dans le monde entier».

Le concept stratégique de l’OTAN est une évaluation des défis de sécurité et guide les activités politiques et militaires de l’alliance. Le dernier a été adopté lors du sommet de l’OTAN à Lisbonne en 2010, et comportait ironiquement les mots suivants : «L’OTAN ne constitue pas une menace pour la Russie. Au contraire : nous voulons voir un véritable partenariat stratégique entre l’OTAN et la Russie.»

La Suède, la Finlande, l’éloge de Biden à Erdogan et le climat

Le président américain Joe Biden a fait l’éloge du président turc Recep Tayyip Erdogan, qui a renoncé mardi à ses objections aux candidatures de la Suède et de la Finlande à l’adhésion à l’alliance.

«Je tiens à vous remercier tout particulièrement pour ce que vous avez fait pour organiser la situation en ce qui concerne la Finlande et la Suède, et pour tout le travail incroyable que vous faites pour essayer de sortir le grain de l’Ukraine», a déclaré Biden à Erdogan lors d’un tête-à-tête en marge du sommet.

Ankara ayant levé son veto à l’adhésion de la Finlande et de la Suède à l’OTAN, Washington a apporté concomitamment son soutien à la vente potentielle d’avions de combat F-16 américains à la Turquie.

L’OTAN s’apprêtant à augmenter le nombre de ses membres, le sommet a également porté sur le renforcement des partenariats avec les pays non membres de l’Alliance. Les dirigeants de l’Australie, du Japon, de la Corée du Sud et de la Nouvelle-Zélande participent à ce sommet.

«Le président Poutine n’a pas réussi à fermer la porte de l’OTAN», a déclaré M. Stoltenberg. «Il obtient le contraire de ce qu’il veut. Il veut moins d’OTAN. Le président Poutine obtient plus d’OTAN en faisant adhérer la Suède et la Finlande à notre alliance.»

Le concept stratégique de l’OTAN indique également que le changement climatique était «un défi déterminant de notre époque.»

Biden annonce la plus grande expansion militaire en Europe depuis la guerre froide

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Le président Biden a annoncé mercredi la création d’un quartier général permanent pour les forces américaines stationnées en Pologne, ainsi que de nouveaux déploiements de troupes et d’armes en Europe dans le contexte de la guerre que mène actuellement la Russie en Ukraine.

Les États-Unis vont procéder à leur plus grande expansion militaire en Europe depuis la guerre froide, avec notamment leur première présence permanente de troupes en Pologne, alors que l’OTAN se prépare à accueillir deux nouveaux membres en réponse à l’invasion de l’Ukraine par la Russie.

Cette annonce, qui fait suite à l’engagement pris par l’OTAN cette semaine de multiplier par sept ses forces à haut niveau de préparation, intervient malgré les efforts de Washington pour déplacer l’attention des États-Unis vers la Chine et offre une nouvelle preuve de la façon dont la guerre de la Russie bouleverse la sécurité internationale.

Une expansion militaire historique

«Les États-Unis ont réagi rapidement et efficacement, en étroite coopération avec leurs alliés de l’OTAN, à la crise de sécurité européenne provoquée par l’agression de la Russie contre l’Ukraine» a déclaré le département d’Etat américain à La Défense dans un communiqué publié ce mercredi.

«Les contributions des États-Unis à la réponse de l’Alliance ont été rendues possibles par les forces importantes que nous avions déjà stationnées et déployées en Europe, y compris de robustes équipements et stocks déployés d’avance, ainsi que par des investissements substantiels dans l’infrastructure et la mobilité militaire rendus possibles par le financement de l’Initiative européenne de dissuasion», poursuit le communiqué.

Preuve de cet engagement, le nombre de soldats américains déployés en Europe qui a grimpé à 100 000 hommes dans le sillage de l’invasion de l’Ukraine par la Russie en février, dont 10 500 membres des services américains stationnés en Pologne.

Ce mercredi 29 juin, le président Joe Biden a fait l’annonce au sommet de l’OTAN à Madrid d’engagements supplémentaires pour «renforcer la sécurité européenne» :

Pologne

«En Pologne, nous allons stationner en permanence le poste de commandement avancé du quartier général du Vème Corps, un quartier général de garnison de l’armée de terre et un bataillon de soutien sur le terrain», a déclaré le président américain.

«Ces forces – les premières forces américaines permanentes sur le flanc oriental de l’OTAN – amélioreront nos capacités de commandement et de contrôle, notre interopérabilité avec l’OTAN et la gestion des équipements prépositionnés. Cette action s’appuie sur le rôle central que la Pologne a joué dans le soutien à la dissuasion et à la posture de défense crédibles au combat de l’OTAN» a-t-il souligné.

Les États-Unis continueront également à maintenir, et chercheront à renforcer, leur importante présence de forces de rotation en Pologne, notamment une équipe de combat de brigade blindée, un élément de brigade d’aviation de combat et un élément de quartier général de division, ce qui permet au ministère de la Défense de déployer des forces de combat le long du flanc oriental.

Roumanie

En Roumanie, les États-Unis positionneront immédiatement une équipe de combat de brigade rotative, ainsi qu’une brigade supplémentaire sur le flanc oriental. Cette brigade supplémentaire, dont le quartier général se trouve en Roumanie, maintiendra la capacité de déployer des éléments subordonnés sur le flanc est. Cette brigade viendra compléter les autres Brigade Combat Teams stationnées et opérant en Europe.

Baltique

Dans la région de la Baltique, les États-Unis amélioreront leurs déploiements par rotation – qui comprennent des forces blindées, d’aviation, de défense aérienne et d’opérations spéciales – pour renforcer la sécurité de la Baltique, améliorer l’interopérabilité et démontrer la flexibilité et la préparation au combat des forces américaines.

Les États-Unis maintiendrons une présence persistante, talon-pointe, dans la région et intensifierons l’entraînement avec leurs alliés baltes pour maintenir des capacités crédibles au combat dans la région.

Espagne

En Espagne, les États-Unis collaborent avec le gouvernement pour faire passer de quatre à six le nombre de destroyers stationnés à Rota, dans la province de Cadix.

Royaume-Uni

Au Royaume-Uni, les États-Unis renforceront leur présence par de chasseurs de cinquième génération et leur capacité à soutenir les Alliés dans toute l’Europe en postant à l’avant deux escadrons de F-35 à RAF Lakenheath.

Allemagne

En Allemagne, les États-Unis vont stationner à l’avant un quartier général de brigade d’artillerie de défense aérienne, un bataillon de défense aérienne à courte portée, un quartier général de bataillon de soutien au combat et un quartier général de brigade du génie, soit environ 625 militaires au total. Ces forces amélioreront les capacités de défense aérienne du ministère de la Défense et son soutien en matière de soutien en Europe, ce qui apportera un renforcement essentiel aux capacités de l’OTAN et permettra au ministère de la Défense de réagir plus efficacement aux menaces contre le flanc oriental de l’OTAN. Ces forces s’appuient sur le récent stationnement avancé de la Multi Domain Task Force et du Theater Fires Command en Allemagne, que le secrétaire Austin a annoncé en avril 2021.

Italie

En Italie, les États-Unis vont stationner à l’avant une batterie de défense aérienne à courte portée, soit environ 65 personnes. Cette batterie est une unité subordonnée au bataillon de défense aérienne à courte portée que le ministère de la Défense stationne en Allemagne.

https://twitter.com/deptofdefense/status/1542148163506782208?s=21&t=mlw2I-8ziaJ_NvNvA98MZQ

Dépenses américaines : 3,8 milliards en 2022, 4,2 milliards de dollars en 2023

«Toutes ces forces et facilitateurs crédibles au combat sont soutenus par des investissements importants dans la présence américaine à long terme en Europe» souligne le communiqué du département américain de défense (DoD).

Au cours de l’année fiscale 2022, le DoD continue d’exécuter 3,8 milliards de dollars de financement de l’initiative de dissuasion européenne (avec 4,2 milliards de dollars supplémentaires demandés pour l’année fiscale 23) consacrés aux :

  • forces de rotation,
  • exercices,
  • infrastructure (construction d’installations de stockage, modernisation des aérodromes et complexes d’entraînement)
  • équipements prépositionnés.

Des troupes supplémentaires seront également déployées en Roumanie sur une base rotative et des améliorations seront apportées aux déploiements de troupes stationnées dans les États baltes.

L’Europe ne peut pas se défendre sans les Etats-Unis

«Aujourd’hui, j’annonce que les États-Unis vont améliorer leur dispositif de forces en Europe pour répondre à l’évolution de l’environnement sécuritaire, ainsi que pour renforcer notre sécurité collective», a déclaré M. Biden.

«Ensemble, nos alliés, nous allons faire en sorte que l’OTAN soit prête à faire face aux menaces venant de toutes les directions, dans tous les domaines – terre, air et mer», a-t-il ajouté.

Lors du sommet, le secrétaire général de l’OTAN, Jens Stoltenberg, a déclaré que l’alliance se trouvait «au milieu de la plus grave crise de sécurité à laquelle nous ayons été confrontés depuis la Seconde Guerre mondiale.»

Le ministre polonais des Affaires étrangères, Zbigniew Rau, a déclaré la semaine dernière que la crise sécuritaire actuelle illustrait le fait que l’Europe ne pouvait pas se défendre sans les Etats-Unis.

Pour la Pologne, l’engagement des États-Unis dans la sécurité européenne est une «condition fondamentale de la paix en Europe», a-t-il ajouté.

Séisme en Europe : l’Allemagne et la France dépasseront le Royaume-Uni en dépenses de défense

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Le Royaume-Uni a annoncé la baisse de son budget consacré à l’OTAN, sa contribution annuelle devant passer derrière les puissances européennes que sont la France et l’Allemagne.

Ces annonces interviennent alors que les dirigeants des pays membres de l’OTAN se réunissent à Madrid pour discuter de l’ordre mondial actuel à la lumière de l’invasion russe en cours en Ukraine. Le secrétaire général, Jens Stoltenberg, a annoncé que l’Alliance allait porter à 300 000 le nombre de ses militaires en Europe de l’Est, alors que les craintes grandissent de voir le conflit s’étendre aux pays membres de l’OTAN.

Les membres de l’OTAN sont généralement tenus de verser 2% de leur PIB à l’alliance, mais les chiffres publiés récemment montrent que moins d’un tiers des pays respectent les conditions minimales requises.

Bien que la Grande-Bretagne respecte le seuil, avec des chiffres indiquant que le budget pour 2022 représenterait 2,12 % du PIB, il semble que la contribution du Royaume-Uni à l’alliance ait diminué ces derniers temps.

Les derniers chiffres montrent que le Royaume-Uni reste au-dessus de la France et de l’Allemagne, mais le chancelier Olaf Scholz vient d’annoncer une augmentation de 70 à 80 milliards d’euros, ce qui permettra à l’Allemagne de dépasser le Royaume-Uni en tant que premier contributeur, à moins que la France n’augmente également son budget.

Commentant ce changement potentiel, le rédacteur en chef de la défense de l’hebdomadaire britannique The Economist, Shashank Joshi, a écrit sur Twitter : «Moment sismique pour l’Europe si l’Allemagne dépasse le Royaume-Uni et la France en tant que plus gros contributeur à la défense en Europe».

Les casques bleus marocains «MORBATT» au chevet d’orphelins en Centrafrique

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Vendredi dernier à Bangassou, dans le sud-est de la Centrafrique, des Casques bleus femmes du bataillon marocain «MORBATT» de la MINUSCA ont organisé une action de proximité au profit des enfants de l’orphelinat «MAMA TONGOLO» de la ville. Le temps d’une journée d’activités ludiques, les femmes du «MORBATT» ont offert le sourire aux orphelins et enfants abandonnés victimes de la guerre civile qui ronge le pays.

Dès le matin du vendredi 4 février 2022, une équipe de Casques bleus marocains, basée à Bangassou en Centrafrique et constituée exclusivement de soldats femmes, s’est rendue à l’orphelinat «MAMA TONGOLO» de la ville pour une action humanitaire.

A leur arrivée, c’est l’effervescence dans l’orphelinat. Les femmes du «MORBATT» se sont personnellement investies pour réussir cette action. Elles ont préparé une petite réception puis elles ont animé une série d’activités ludiques avant de distribuer des cadeaux. Une ambiance chaleureuse et familiale qui a apporté douceur, joie et sourires aux jeunes orphelins et enfants abandonnés que compte l’orphelinat.

«Mama Tongolo» accueille plus de 300 orphelins, victimes de la guerre et de la violence d’un pays en guerre civile depuis 2013. Plusieurs de ces enfants ne savent pas où sont leurs parents, s’ils sont vivants ou morts, s’ils se cachent dans la brousse ou s’ils se sont réfugiés dans des villages loins des affrontements.

Cette action du bataillon marocain «MORBATT» s’inscrit dans le cadre de la UN-CIMIC, une fonction militaire dans le cadre des missions intégrées de l’ONU, qui facilite l’interface entre les composantes militaires et civiles d’une mission, ainsi qu’avec les intervenants humanitaires et du développement dans la zone de la mission, afin d’appuyer les objectifs de la mission de l’ONU.

Les activités CIMIC sont souvent à l’initiative des contingents de la mission et vise à ce que le travail de ce contingent soit mieux accepté et compris par la population. Elle appuie donc le processus de paix dans son ensemble et non les seuls objectifs de la chaîne de commandement militaire.

Le rôle actif du Maroc pour la consolidation de la paix en Centrafrique salué par le Conseil de Sécurité

Cette action humanitaire organisée par nos Casques bleus n’est la première du genre. Plusieurs activités de proximité sont organisées annuellement au profit des populations centrafricaines. Un dynamisme qui a d’ailleurs été salué par le Conseil de Sécurité de l’ONU, en novembre 2021.

Il convient de rappeler que le Royaume du Maroc contribue aux efforts de Nations Unies en République centrafricaine depuis décembre 2013, notamment à travers un premier contingent fort de 250 hommes qui était déployé comme Unité de Garde au sein du Bureau Intégré des Nations Unies pour la consolidation de la paix en République Centrafricaine (BINUCA). Aujourd’hui, ils sont plus de 750 casques bleus à servir la cause de la paix de l’ONU par l’entremise de la MINUSCA. 

Stratfor : Les sanctions de la CEDEAO contre le Mali risquent de renforcer sa dépendance à l’égard de la Russie

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La Communauté économique des États d’Afrique de l’Ouest, la CEDEAO, a décidé dimanche 9 janvier, d’imposer des sanctions sévères à l’encontre du Mali. Un acte inattendu qui intervient 10 jours après l’annonce des autorités maliennes de transition de la mise en place d’un nouveau calendrier électoral qui repousse l’organisation des élections à décembre 2025 au lieu de février 2022 comme initialement prévu. Cependant le fond de crise est essentiellement sécuritaire et géostratégique. La tension a émergé après l’annonce du retrait de l’armée française du Sahel ayant perdu tout contrôle sur la région. Un vide immédiatement remplacé par les mercenaires russes de Wagner qui assurent désormais la sécurité de la junte militaire malienne. Dans son «snapshot» du 10 janvier, la société d’intelligence économique et de renseignement, Stratfor, analyse les risques de l’opération d’asphyxie du Mali. Le rapport estime que les sanctions de la CEDEAO réduiraient davantage l’influence française au profit d’une influence russe. Du pain béni pour Moscou qui pourrait jouer la carte de la promotion d’une stabilité accrue indépendamment d’une transition démocratique du Mali.

Lundi 10 janvier, les autorités de transition maliennes étaient encore sous le choc de la décision surprise annoncée dimanche par les pays de la Communauté économique des Etats d’Afrique de l’Ouest, la CEDEAO, de fermer leurs frontières, de rompre leurs relations diplomatiques, d’imposer des sanctions économiques sévères, de suspendre les transactions financières non essentielles et de geler des avoirs de l’Etat malien dans les banques commerciales de l’organisation panafricaine.

Un porte-parole du président malien par intérim a déclaré que ces sanctions étaient illégales et illégitimes et que le report des élections était dû à la violence de l’insurrection islamiste. Et qu’en réponse, le Mali fermerait ses frontières terrestres avec les États voisins de la CEDEAO (Burkina Faso, Côte d’Ivoire, Guinée, Niger et Sénégal).

De leur part, les responsables de la CEDEAO ont déclaré qu’ils ne lèveraient pas les sanctions à moins que les responsables maliens ne proposent un calendrier électoral acceptable.

Il s’agit de la deuxième vague de sanctions contre le Mali par la CEDEAO depuis le coup d’État de 2020. Elle avait suspendu l’adhésion du pays, gelé les actifs de l’autorité de transition, imposé des interdictions de voyager, fermé les frontières et interrompu les flux financiers vers le pays. Les importations du Mali en provenance de ses deux principaux partenaires commerciaux, le Sénégal et la Côte d’Ivoire, ont fortement diminué à la suite de ces mesures, entraînant des pénuries de carburant et de médicaments dans le pays.

Les principales importations du Mali sont les produits pétroliers raffinés, le coton et les médicaments conditionnés.

La nouvelle décision de la CEDEAO a été soutenue par les États-unis qui dans un communiqué publié moins de 24h plus tard «saluent les actions [l’organisation] pour défendre la démocratie et la stabilité au Mali à la suite de son Sommet extraordinaire du 9 janvier 2022».

Le «statement» du département d’Etat américain était clair et sans ambiguïté au sujet de la situation au Mali et la présence des militaires du groupe russe Wagner.

«Nous partageons la profonde déception de la CEDEAO face au manque d’action ou de progrès du gouvernement de transition du Mali dans l’organisation d’élections, comme il s’était engagé à le faire après le coup d’État d’août 2020. Nous soutenons la décision de la CEDEAO d’imposer des sanctions économiques et financières supplémentaires pour inciter le gouvernement de transition à tenir sa promesse au peuple malien de ramener son pays à la démocratie», déclare Ned Price porte-parole du département d’Etat.

Et d’alerter : «Nous nous faisons également l’écho des préoccupations de la CEDEAO quant à l’impact déstabilisant probable des forces du groupe Wagner soutenues par la Russie au Mali. Comme indiqué dans la déclaration du Département du 15 décembre 2021, ces forces n’apporteront pas la paix au Mali et détourneront des ressources de la lutte contre le terrorisme menée par les forces armées maliennes

Stratfor : l’isolement du Mali est profitable à la Russie

Quelques semaines après le retrait de la France de sa dernière base militaire au Mali, située à Tombouctou, un porte-parole militaire malien a confirmé la présence de troupes russes le 6 janvier. Les responsables n’ont pas donné de détails sur le nombre de forces de sécurité russes présentes sur la base de Tombouctou, mais ont déclaré qu’elles participaient à la formation sur place des équipements militaires russes récemment acquis. Cette présence militaire au Mali en plus de celle en Centre d’Afrique, est en passe de reconfigurer les équilibres géostratégiques au Sahel. Surtout avec une junte militaire aux abois.

«Les sanctions de la CEDEAO vont exacerber l’isolement du Mali vis-à-vis des États de la région et de la France, alors que les troupes françaises sont en train de se retirer du pays et que des troupes russes ont été récemment déployées à Tombouctou», écrit la société d’intelligence économique et de renseignement Stratfor dans un snapshot en date du 11 janvier 2022.

«L’isolement régional résultant des sanctions accélérera le passage du Mali d’une dépendance à l’égard de la France à une dépendance à l’égard de la Russie en matière de soutien militaire et de sécurité, car Moscou n’a pas les mêmes attentes en matière d’élections et de gouvernance démocratique que la CEDEAO ou Paris», analyse Stratfor.

La rupture du Mali avec la Communauté économique des États de l’Afrique de l’Ouest (CEDEAO) va probablement renforcer sa dépendance à l’égard de la Russie, ce qui réduira encore la probabilité d’élections démocratiques imminentes, augmentera les difficultés économiques et posera des risques pour les opérations antiterroristes en cours dans le pays.

Stratfor, 11 janvier 2022

Au Mali, souligne Startfor, la détresse économique supplémentaire provoquée par les sanctions de la CEDEAO aggravera le mécontentement populaire à l’égard du maintien de l’autorité de transition au-delà de son mandat initial, ce qui entraînera probablement une diminution des importations et des pénuries de produits de base.

N’étant plus contraint par les partenariats avec les démocraties régionales ou la France, le président malien Assimi Goita – qui s’est emparé du pouvoir pour la deuxième fois lors d’un coup d’État en mai 2021 – sera peu enclin à ne pas répondre aux troubles par des mesures de sécurité.

«Le recul politique et économique augmentera probablement aussi les risques pour les opérations antiterroristes au Mali. Si la présence militaire russe s’étend pour inclure l’introduction de groupes paramilitaires russes comme Wagner, et si ces groupes déploient une force aveugle contre les civils (ce que Wagner a la réputation de faire dans des pays comme la République centrafricaine), cela pourrait favoriser le recrutement de militants et saper les missions anti-insurrectionnelles existantes au Mali et dans l’ensemble de la région». écrit Stratfor.

L’influence russe visera très probablement à promouvoir une stabilité accrue indépendamment d’une transition démocratique, bien que les contraintes de capacité et les menaces d’insurrection de longue date empêcheront probablement le succès.

Stratfor, 11 janvier 2022

Aux Nations Unies, la Russie décrie les ingérences étrangères au Mali

Mardi 11 janvier, Représentant spécial du Secrétaire général pour le Mali et Chef de la Mission multidimensionnelle intégrée des Nations Unies pour la stabilisation au Mali, El-Ghassim Wane a présenté devant le Conseil de sécurité le rapport trimestriel du Secrétaire général sur la situation au Mali. Seule la Russie a condamné les sanctions de la CEDEAO, décriant des ingérences étrangères excessives « qui ne font que compliquer la situation ».

En effet, la Chine a invité les deux parties à trouver un terrain d’entente et les trois pays africains membres du Conseil -les A3 (Ghana, Gabon et Kenya)- ont exhorté le Conseil de sécurité à accueillir favorablement le communiqué final du Sommet de la CEDEAO et à appuyer les sanctions prises.

De leurs parts, la France, l’Albanie et les États-Unis ont fustigé la présence des forces russes sur le sol malien y voyant même une menace pour la MINUSMA et le peuple malien.

La France a en effet déploré le fait que les autorités de transition utilisent des fonds publics déjà limités pour rétribuer des mercenaires étrangers au lieu de soutenir les forces nationales et les services publics au bénéfice du peuple malien.  Le représentant français a fermement condamné le déploiement sur le territoire malien de mercenaires du groupe Wagner, assurant qu’ils sont « connus pour menacer les civils, violer le droit international et la souveraineté des États ».  

La terre malienne mérite mieux qu’être un terrain de règlements de comptes politiques et d’affrontement des puissances mondiales

Mme ADAM DICKO,  (AJCAD)- Conseil de Sécurité 11/01/2022

Le gouvernement malien a confirmé pour la première fois la présence de troupes russes dans le pays le 25 décembre, mais le 6 janvier a marqué la première confirmation de la présence de ces troupes à Tombouctou. Des paramilitaires déployés par Wagner qui selon un rapport daté du e 27 octobre 2021 par le Haut Commissaire des Nations Unies aux droits de l’homme ont commis des abus en République centrafricaine, notamment les détentions arbitraires, la torture, les disparitions, les exécutions sommaires et les violences sexuelles.

https://twitter.com/UN_MINUSMA/status/1480894491007537154

Double jeu de l’Algérie

Alger par le biais de son président a publié un communiqué très ambiguë sur la situation malienne. Une ambiguïté qui semble être résultat d’une pression de l’Élysée qui s’est précipité à communiquer sur une «triple pression» de la France, les Etats-unis et l’Algérie sur la junte.

https://twitter.com/JTAtv5monde/status/1480999778611826690

Quand on lit le communiqué de Tebboune il n’en est absolument rien. L’Algérie propose sa médiation, qualifie les sanctions de la CEDEAO de porter des «risques graves et d’épreuve» pour le pays et exprime son «attachement indéfectible de l’Algérie à la souveraineté, à l’unité et l’intégrité territoriale de la République du Mali».

«Le Président de la République a réitéré l’attachement indéfectible de l’Algérie à la souveraineté, à l’unité et l’intégrité territoriale de la République du Mali, et a encouragé les dirigeants de la transition à l’adoption d’une attitude responsable et constructive», poursuit le communiqué de Tebboune.

«Devant les risques graves et les épreuves que portent en elle la panoplie de sanctions massives annoncées par le sommet extraordinaire des chefs d’Etat de la CEDEAO ce 9 janvier à Accra, ainsi que les contre-mesures annoncées par le gouvernement de la République du Mali, l’Algérie appelle toutes les parties à la retenue et au réengagement dans le dialogue en vue d’éviter à la région un engrenage de la tension et une exacerbation de la crise», précise la même source.

Pour comprendre la position de l’Algérie il faut regarder de plus prés sa longe relation ainsi que son son principal parti politique, le FLN, avec la Russie, qui remonte à l’époque soviétique.

Les bonnes relations entre les deux pays se traduisent notamment par la livraison à l’Algérie d’équipements militaires russes dans un contexte de tension entre Alger et Rabat. A la fin des années 1970, 90% du matériel militaire algérien était d’origine russe. Les relations algéro-soviétiques vont au-delà des livraisons d’armes. Moscou contribue au développement du secteur minier en Algérie et ouvre ses centres de formation et ses universités aux jeunes diplômés algériens. De nombreux cadres, ingénieurs et officiers de la jeune république algérienne bénéficient de la formation soviétique, qui s’accompagne de rapprochements matrimoniaux (mariages mixtes) et culturels (apprentissage des langues).

Si l’influence russe est peu palpable sur des secteurs comme l’énergie, et plus précisément du géant pétrolier Sonatrach fondé en 1963, sa présidence est régulièrement confiée à des ingénieurs formés aux Etats-Unis (Chakib Khelil, notamment), les cadres formés en Russie sont en revanche bien représentés dans l’état-major de l’armée. L’actuel chef d’état-major, Saïd Chengriha, a été formé à l’académie russe de Vorochilov dans les années 1970. Son prédécesseur, Ahmed Gaïd Salah (décédé fin 2019), homme fort du pouvoir algérien après les premiers mois du soulèvement populaire (Hirak) et artisan de l’éviction d’Abdelaziz Bouteflika, a également été formé en Union soviétique. De tous les centres du pouvoir algérien, l’armée – qui reste le premier d’entre eux – semble être celui où l’influence russe dure le plus longtemps.

Comme mentionné ci-dessus, l’Algérie est un client précieux de l’industrie militaire russe. Après l’Inde (25% des exportations russes) et la Chine (16%), l’Algérie est le troisième client de Moscou (14%). À elle seule, l’Algérie achète environ la moitié des armes russes exportées vers le continent africain. Avec 67% des importations algériennes, la Russie est de loin le principal fournisseur de l’Algérie.

Les ambitions russes en Afrique centrale et au Sahel et la présence de forces paramilitaires non conventionnelles offrent une opportunité inespérée à l’Algérie pour tirer profit du choc des hyperpuissances dans la région. Surtout que le retour d’expérience de la Libye a démontré comment la Turquie, membre de l’Otan, a mis fin aux ambitions russes mais également au rôle que souhaitait jouer l’Algérie dans le processus de paix libyen.

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