fbpx

Défense

Les casques bleus marocains «MORBATT» au chevet d’orphelins en Centrafrique

/

Vendredi dernier à Bangassou, dans le sud-est de la Centrafrique, des Casques bleus femmes du bataillon marocain «MORBATT» de la MINUSCA ont organisé une action de proximité au profit des enfants de l’orphelinat «MAMA TONGOLO» de la ville. Le temps d’une journée d’activités ludiques, les femmes du «MORBATT» ont offert le sourire aux orphelins et enfants abandonnés victimes de la guerre civile qui ronge le pays.

Dès le matin du vendredi 4 février 2022, une équipe de Casques bleus marocains, basée à Bangassou en Centrafrique et constituée exclusivement de soldats femmes, s’est rendue à l’orphelinat «MAMA TONGOLO» de la ville pour une action humanitaire.

A leur arrivée, c’est l’effervescence dans l’orphelinat. Les femmes du «MORBATT» se sont personnellement investies pour réussir cette action. Elles ont préparé une petite réception puis elles ont animé une série d’activités ludiques avant de distribuer des cadeaux. Une ambiance chaleureuse et familiale qui a apporté douceur, joie et sourires aux jeunes orphelins et enfants abandonnés que compte l’orphelinat.

«Mama Tongolo» accueille plus de 300 orphelins, victimes de la guerre et de la violence d’un pays en guerre civile depuis 2013. Plusieurs de ces enfants ne savent pas où sont leurs parents, s’ils sont vivants ou morts, s’ils se cachent dans la brousse ou s’ils se sont réfugiés dans des villages loins des affrontements.

Cette action du bataillon marocain «MORBATT» s’inscrit dans le cadre de la UN-CIMIC, une fonction militaire dans le cadre des missions intégrées de l’ONU, qui facilite l’interface entre les composantes militaires et civiles d’une mission, ainsi qu’avec les intervenants humanitaires et du développement dans la zone de la mission, afin d’appuyer les objectifs de la mission de l’ONU.

Les activités CIMIC sont souvent à l’initiative des contingents de la mission et vise à ce que le travail de ce contingent soit mieux accepté et compris par la population. Elle appuie donc le processus de paix dans son ensemble et non les seuls objectifs de la chaîne de commandement militaire.

Le rôle actif du Maroc pour la consolidation de la paix en Centrafrique salué par le Conseil de Sécurité

Cette action humanitaire organisée par nos Casques bleus n’est la première du genre. Plusieurs activités de proximité sont organisées annuellement au profit des populations centrafricaines. Un dynamisme qui a d’ailleurs été salué par le Conseil de Sécurité de l’ONU, en novembre 2021.

Il convient de rappeler que le Royaume du Maroc contribue aux efforts de Nations Unies en République centrafricaine depuis décembre 2013, notamment à travers un premier contingent fort de 250 hommes qui était déployé comme Unité de Garde au sein du Bureau Intégré des Nations Unies pour la consolidation de la paix en République Centrafricaine (BINUCA). Aujourd’hui, ils sont plus de 750 casques bleus à servir la cause de la paix de l’ONU par l’entremise de la MINUSCA. 

Stratfor : Les sanctions de la CEDEAO contre le Mali risquent de renforcer sa dépendance à l’égard de la Russie

//

La Communauté économique des États d’Afrique de l’Ouest, la CEDEAO, a décidé dimanche 9 janvier, d’imposer des sanctions sévères à l’encontre du Mali. Un acte inattendu qui intervient 10 jours après l’annonce des autorités maliennes de transition de la mise en place d’un nouveau calendrier électoral qui repousse l’organisation des élections à décembre 2025 au lieu de février 2022 comme initialement prévu. Cependant le fond de crise est essentiellement sécuritaire et géostratégique. La tension a émergé après l’annonce du retrait de l’armée française du Sahel ayant perdu tout contrôle sur la région. Un vide immédiatement remplacé par les mercenaires russes de Wagner qui assurent désormais la sécurité de la junte militaire malienne. Dans son «snapshot» du 10 janvier, la société d’intelligence économique et de renseignement, Stratfor, analyse les risques de l’opération d’asphyxie du Mali. Le rapport estime que les sanctions de la CEDEAO réduiraient davantage l’influence française au profit d’une influence russe. Du pain béni pour Moscou qui pourrait jouer la carte de la promotion d’une stabilité accrue indépendamment d’une transition démocratique du Mali.

Lundi 10 janvier, les autorités de transition maliennes étaient encore sous le choc de la décision surprise annoncée dimanche par les pays de la Communauté économique des Etats d’Afrique de l’Ouest, la CEDEAO, de fermer leurs frontières, de rompre leurs relations diplomatiques, d’imposer des sanctions économiques sévères, de suspendre les transactions financières non essentielles et de geler des avoirs de l’Etat malien dans les banques commerciales de l’organisation panafricaine.

Un porte-parole du président malien par intérim a déclaré que ces sanctions étaient illégales et illégitimes et que le report des élections était dû à la violence de l’insurrection islamiste. Et qu’en réponse, le Mali fermerait ses frontières terrestres avec les États voisins de la CEDEAO (Burkina Faso, Côte d’Ivoire, Guinée, Niger et Sénégal).

De leur part, les responsables de la CEDEAO ont déclaré qu’ils ne lèveraient pas les sanctions à moins que les responsables maliens ne proposent un calendrier électoral acceptable.

Il s’agit de la deuxième vague de sanctions contre le Mali par la CEDEAO depuis le coup d’État de 2020. Elle avait suspendu l’adhésion du pays, gelé les actifs de l’autorité de transition, imposé des interdictions de voyager, fermé les frontières et interrompu les flux financiers vers le pays. Les importations du Mali en provenance de ses deux principaux partenaires commerciaux, le Sénégal et la Côte d’Ivoire, ont fortement diminué à la suite de ces mesures, entraînant des pénuries de carburant et de médicaments dans le pays.

Les principales importations du Mali sont les produits pétroliers raffinés, le coton et les médicaments conditionnés.

La nouvelle décision de la CEDEAO a été soutenue par les États-unis qui dans un communiqué publié moins de 24h plus tard «saluent les actions [l’organisation] pour défendre la démocratie et la stabilité au Mali à la suite de son Sommet extraordinaire du 9 janvier 2022».

Le «statement» du département d’Etat américain était clair et sans ambiguïté au sujet de la situation au Mali et la présence des militaires du groupe russe Wagner.

«Nous partageons la profonde déception de la CEDEAO face au manque d’action ou de progrès du gouvernement de transition du Mali dans l’organisation d’élections, comme il s’était engagé à le faire après le coup d’État d’août 2020. Nous soutenons la décision de la CEDEAO d’imposer des sanctions économiques et financières supplémentaires pour inciter le gouvernement de transition à tenir sa promesse au peuple malien de ramener son pays à la démocratie», déclare Ned Price porte-parole du département d’Etat.

Et d’alerter : «Nous nous faisons également l’écho des préoccupations de la CEDEAO quant à l’impact déstabilisant probable des forces du groupe Wagner soutenues par la Russie au Mali. Comme indiqué dans la déclaration du Département du 15 décembre 2021, ces forces n’apporteront pas la paix au Mali et détourneront des ressources de la lutte contre le terrorisme menée par les forces armées maliennes

Stratfor : l’isolement du Mali est profitable à la Russie

Quelques semaines après le retrait de la France de sa dernière base militaire au Mali, située à Tombouctou, un porte-parole militaire malien a confirmé la présence de troupes russes le 6 janvier. Les responsables n’ont pas donné de détails sur le nombre de forces de sécurité russes présentes sur la base de Tombouctou, mais ont déclaré qu’elles participaient à la formation sur place des équipements militaires russes récemment acquis. Cette présence militaire au Mali en plus de celle en Centre d’Afrique, est en passe de reconfigurer les équilibres géostratégiques au Sahel. Surtout avec une junte militaire aux abois.

«Les sanctions de la CEDEAO vont exacerber l’isolement du Mali vis-à-vis des États de la région et de la France, alors que les troupes françaises sont en train de se retirer du pays et que des troupes russes ont été récemment déployées à Tombouctou», écrit la société d’intelligence économique et de renseignement Stratfor dans un snapshot en date du 11 janvier 2022.

«L’isolement régional résultant des sanctions accélérera le passage du Mali d’une dépendance à l’égard de la France à une dépendance à l’égard de la Russie en matière de soutien militaire et de sécurité, car Moscou n’a pas les mêmes attentes en matière d’élections et de gouvernance démocratique que la CEDEAO ou Paris», analyse Stratfor.

La rupture du Mali avec la Communauté économique des États de l’Afrique de l’Ouest (CEDEAO) va probablement renforcer sa dépendance à l’égard de la Russie, ce qui réduira encore la probabilité d’élections démocratiques imminentes, augmentera les difficultés économiques et posera des risques pour les opérations antiterroristes en cours dans le pays.

Stratfor, 11 janvier 2022

Au Mali, souligne Startfor, la détresse économique supplémentaire provoquée par les sanctions de la CEDEAO aggravera le mécontentement populaire à l’égard du maintien de l’autorité de transition au-delà de son mandat initial, ce qui entraînera probablement une diminution des importations et des pénuries de produits de base.

N’étant plus contraint par les partenariats avec les démocraties régionales ou la France, le président malien Assimi Goita – qui s’est emparé du pouvoir pour la deuxième fois lors d’un coup d’État en mai 2021 – sera peu enclin à ne pas répondre aux troubles par des mesures de sécurité.

«Le recul politique et économique augmentera probablement aussi les risques pour les opérations antiterroristes au Mali. Si la présence militaire russe s’étend pour inclure l’introduction de groupes paramilitaires russes comme Wagner, et si ces groupes déploient une force aveugle contre les civils (ce que Wagner a la réputation de faire dans des pays comme la République centrafricaine), cela pourrait favoriser le recrutement de militants et saper les missions anti-insurrectionnelles existantes au Mali et dans l’ensemble de la région». écrit Stratfor.

L’influence russe visera très probablement à promouvoir une stabilité accrue indépendamment d’une transition démocratique, bien que les contraintes de capacité et les menaces d’insurrection de longue date empêcheront probablement le succès.

Stratfor, 11 janvier 2022

Aux Nations Unies, la Russie décrie les ingérences étrangères au Mali

Mardi 11 janvier, Représentant spécial du Secrétaire général pour le Mali et Chef de la Mission multidimensionnelle intégrée des Nations Unies pour la stabilisation au Mali, El-Ghassim Wane a présenté devant le Conseil de sécurité le rapport trimestriel du Secrétaire général sur la situation au Mali. Seule la Russie a condamné les sanctions de la CEDEAO, décriant des ingérences étrangères excessives « qui ne font que compliquer la situation ».

En effet, la Chine a invité les deux parties à trouver un terrain d’entente et les trois pays africains membres du Conseil -les A3 (Ghana, Gabon et Kenya)- ont exhorté le Conseil de sécurité à accueillir favorablement le communiqué final du Sommet de la CEDEAO et à appuyer les sanctions prises.

De leurs parts, la France, l’Albanie et les États-Unis ont fustigé la présence des forces russes sur le sol malien y voyant même une menace pour la MINUSMA et le peuple malien.

La France a en effet déploré le fait que les autorités de transition utilisent des fonds publics déjà limités pour rétribuer des mercenaires étrangers au lieu de soutenir les forces nationales et les services publics au bénéfice du peuple malien.  Le représentant français a fermement condamné le déploiement sur le territoire malien de mercenaires du groupe Wagner, assurant qu’ils sont « connus pour menacer les civils, violer le droit international et la souveraineté des États ».  

La terre malienne mérite mieux qu’être un terrain de règlements de comptes politiques et d’affrontement des puissances mondiales

Mme ADAM DICKO,  (AJCAD)- Conseil de Sécurité 11/01/2022

Le gouvernement malien a confirmé pour la première fois la présence de troupes russes dans le pays le 25 décembre, mais le 6 janvier a marqué la première confirmation de la présence de ces troupes à Tombouctou. Des paramilitaires déployés par Wagner qui selon un rapport daté du e 27 octobre 2021 par le Haut Commissaire des Nations Unies aux droits de l’homme ont commis des abus en République centrafricaine, notamment les détentions arbitraires, la torture, les disparitions, les exécutions sommaires et les violences sexuelles.

https://twitter.com/UN_MINUSMA/status/1480894491007537154

Double jeu de l’Algérie

Alger par le biais de son président a publié un communiqué très ambiguë sur la situation malienne. Une ambiguïté qui semble être résultat d’une pression de l’Élysée qui s’est précipité à communiquer sur une «triple pression» de la France, les Etats-unis et l’Algérie sur la junte.

https://twitter.com/JTAtv5monde/status/1480999778611826690

Quand on lit le communiqué de Tebboune il n’en est absolument rien. L’Algérie propose sa médiation, qualifie les sanctions de la CEDEAO de porter des «risques graves et d’épreuve» pour le pays et exprime son «attachement indéfectible de l’Algérie à la souveraineté, à l’unité et l’intégrité territoriale de la République du Mali».

«Le Président de la République a réitéré l’attachement indéfectible de l’Algérie à la souveraineté, à l’unité et l’intégrité territoriale de la République du Mali, et a encouragé les dirigeants de la transition à l’adoption d’une attitude responsable et constructive», poursuit le communiqué de Tebboune.

«Devant les risques graves et les épreuves que portent en elle la panoplie de sanctions massives annoncées par le sommet extraordinaire des chefs d’Etat de la CEDEAO ce 9 janvier à Accra, ainsi que les contre-mesures annoncées par le gouvernement de la République du Mali, l’Algérie appelle toutes les parties à la retenue et au réengagement dans le dialogue en vue d’éviter à la région un engrenage de la tension et une exacerbation de la crise», précise la même source.

Pour comprendre la position de l’Algérie il faut regarder de plus prés sa longe relation ainsi que son son principal parti politique, le FLN, avec la Russie, qui remonte à l’époque soviétique.

Les bonnes relations entre les deux pays se traduisent notamment par la livraison à l’Algérie d’équipements militaires russes dans un contexte de tension entre Alger et Rabat. A la fin des années 1970, 90% du matériel militaire algérien était d’origine russe. Les relations algéro-soviétiques vont au-delà des livraisons d’armes. Moscou contribue au développement du secteur minier en Algérie et ouvre ses centres de formation et ses universités aux jeunes diplômés algériens. De nombreux cadres, ingénieurs et officiers de la jeune république algérienne bénéficient de la formation soviétique, qui s’accompagne de rapprochements matrimoniaux (mariages mixtes) et culturels (apprentissage des langues).

Si l’influence russe est peu palpable sur des secteurs comme l’énergie, et plus précisément du géant pétrolier Sonatrach fondé en 1963, sa présidence est régulièrement confiée à des ingénieurs formés aux Etats-Unis (Chakib Khelil, notamment), les cadres formés en Russie sont en revanche bien représentés dans l’état-major de l’armée. L’actuel chef d’état-major, Saïd Chengriha, a été formé à l’académie russe de Vorochilov dans les années 1970. Son prédécesseur, Ahmed Gaïd Salah (décédé fin 2019), homme fort du pouvoir algérien après les premiers mois du soulèvement populaire (Hirak) et artisan de l’éviction d’Abdelaziz Bouteflika, a également été formé en Union soviétique. De tous les centres du pouvoir algérien, l’armée – qui reste le premier d’entre eux – semble être celui où l’influence russe dure le plus longtemps.

Comme mentionné ci-dessus, l’Algérie est un client précieux de l’industrie militaire russe. Après l’Inde (25% des exportations russes) et la Chine (16%), l’Algérie est le troisième client de Moscou (14%). À elle seule, l’Algérie achète environ la moitié des armes russes exportées vers le continent africain. Avec 67% des importations algériennes, la Russie est de loin le principal fournisseur de l’Algérie.

Les ambitions russes en Afrique centrale et au Sahel et la présence de forces paramilitaires non conventionnelles offrent une opportunité inespérée à l’Algérie pour tirer profit du choc des hyperpuissances dans la région. Surtout que le retour d’expérience de la Libye a démontré comment la Turquie, membre de l’Otan, a mis fin aux ambitions russes mais également au rôle que souhaitait jouer l’Algérie dans le processus de paix libyen.

Coopération militaire Maroc-Brésil approuvée par la Chambre des députés de Brasilia

La Commission des relations extérieures et de la défense nationale de la Chambre des députés brésilienne a approuvé, mercredi 1 décembre, un rapport du membre du Congrès Márcio Marinho sur l’accord-cadre entre le gouvernement de la République fédérative du Brésil et le gouvernement du Royaume du Maroc dans le domaine de la défense.

L’accord signé en juin 2019, lors de la visite au Brésil du ministre des Affaires étrangères du Royaume du Maroc, Nasser Bourita, détermine le partage des connaissances et des expériences entre les pays des opérations des forces armées, y compris les domaines de la recherche et du développement, de la science et de la technologie dans le domaine de la défense, rapporte un communiqué de la Chambre des députés brésilienne.

«L’approbation de ce rapport améliorera les relations bilatérales entre les deux pays qui démontrent leur volonté de travailler ensemble pour promouvoir la paix et la prospérité internationale entre les nations», a déclaré le parlementaire Márcio Marinho.

Selon le texte du rapport, les formes de coopération s’articulent autour de :

  • visites mutuelles de délégations de haut niveau ;
  • échange d’instructeurs et d’étudiants d’établissements d’enseignement militaire ;
  • participation à des cours théoriques et pratiques, à des séminaires, à des conférences, à des débats et à des symposiums dans des établissements des pays.

Lors de sa vite à Brasilia en juin 2019, Nasser Bourita avait signé sept accords de coopération entre le Maroc et le Brésil portant sur les domaines allant de l’investissement à la défense, en passant par l’entraide judiciaire et la non double imposition pour le transport maritime et aérien.

Il est à noter que le Brésil vient de signer un accord similaire, le 17 novembre dernier avec le Qatar.

Laftit loue les acquis importants du Royaume en matière d’intervention proactive face aux menaces

/

L’expérience marocaine dans le domaine sécuritaire a permis de réaliser des succès et acquis importants, notamment au niveau de l’intervention proactive face aux menaces terroristes qui guettent en permanence le Maroc, à la faveur du professionnalisme des services sécuritaires, reconnu tant à l’intérieur qu’à l’extérieur du Royaume, a indiqué, mercredi à Rabat, le ministre de l’Intérieur, Abdelouafi Laftit.

MAP

Dans ce même esprit, les services sécuritaires ont poursuivi la mise en œuvre des approches et plans d’action adoptés, que ce soit dans la lutte contre la criminalité et le renforcement du sentiment de sécurité que dans la lutte contre l’immigration clandestine, a ajouté M. Laftit qui présentait le budget sectoriel de son département au titre de l’exercice 2022, lors d’une réunion tenue par la Commission de l’Intérieur, des collectivités territoriales, de l’habitat et de la politique de la ville à la Chambre des représentants.

Compte tenu du rôle central de la sécurité dans la stabilité et le développement, M. Laftit a souligné que le ministère a poursuivi en 2021 ses efforts de modernisation de ce service important afin de garantir des niveaux d’efficacité et d’efficience à même de faire face à tous les défis actuels et futurs.

En ce qui concerne la lutte contre les réseaux criminels spécialisés dans le trafic de drogues, la coordination entre les différents services sécuritaires a permis de nombreux démantèlements, a-t-il poursuivi.

Dans le cadre de l’extension des zones urbaines et des rassemblements résidentiels, le ministre a fait savoir que son département a procédé à l’élargissement de la couverture sécuritaire ainsi qu’au développement et à la modernisation des infrastructures relevant du ministère et au renforcement de leurs ressources humaines et matérielles.

S’agissant de la modernisation des services, selon le ministre, l’année 2021 a connu la généralisation de la délivrance de la nouvelle génération de la Carte nationale d’identité électronique (CNIE), ainsi que l’intégration des permis de port d’arme apparente et de chasse dans un seul document biométrique aux normes modernes.

Dans ce cadre, M. Laftit a salué le bon niveau de coordination entre les différents intervenants sur le terrain, notamment les collectivités territoriales, la sureté nationale, la gendarmerie royale et les forces auxiliaires, qui a rendu possible un bilan très honorable ayant contribué, de manière significative, au renforcement du sentiment de sécurité chez les citoyens et de la stabilité des taux de criminalité.

Pour améliorer les mécanismes de gestion et le niveau de performance en matière de prévention et de sauvetage, il a avancé que son département, à travers la Direction générale de la protection civile, a poursuivi le renforcement des capacités de ce service important tout en élargissant son déploiement territorial, le développement des compétences de ses ressources humaines et la modernisation de ses mécanismes de travail, ainsi que la mise à disposition des équipes d’intervention de moyens logistiques permettant d’accroître leur efficacité en matière de prévention, de sauvetage et de riposte aux accidents et catastrophes.

Malgré les ressources limitées, 253 millions de dirhams ont été alloués au titre de cette année afin de parachever les projets en cours, portant principalement sur la construction de centres de sauvetage en vue d’améliorer le niveau de couverture des risques au niveau national et répondre aux exigences consécutives au nouveau découpage régional, outre la réforme et la mise à niveau des structures et la fourniture de moyens et d’équipements d’intervention aux services centraux et extérieurs, a-t-il noté.

Au niveau de la gestion des risques de catastrophes naturelles, le ministre a expliqué que depuis la création du Fonds de lutte contre les effets des catastrophes naturelles en 2009 et jusqu’en octobre 2021, 226 projets ont été financés dans le cadre du programme de gestion intégrée des risques de catastrophes naturelles, pour un montant global d’environ 3,6 milliards de dirhams, auquel le fonds a contribué à hauteur de 1,2 milliard de dirhams.

Les États-Unis restreignent les exportations d’outils de piratage et de logiciels espions

Le département de Commerce américain a annoncé la mise en place de nouveaux contrôles à l’exportation de « logiciels d’intrusion » vers des utilisateurs gouvernementaux, qui peuvent les aider à pénétrer dans les réseaux informatiques pour les surveiller, voler des données ou perturber les systèmes. La nouvelle réglementation ne concerne pas les alliés des États-Unis, les ventes à certaines personnes privées et, dans certains cas, les outils utilisés pour sonder les cyberdéfenses ou des services de conseil fournis aux organisations qui sont piratées.

Le 20 octobre dernier, le Bureau de l’industrie et de la sécurité du département américain du Commerce a publié une nouvelle règle finale provisoire qui renforcera les restrictions à l’exportation des cyber-outils utilisés à des fins de surveillance et d’espionnage entre autres à la Russie et à la Chine.

En vertu de la nouvelle règle, les exportations d’outils de piratage vers des utilisateurs finaux gouvernementaux dans un certain nombre de pays – dont la Russie, la Chine, le Bahreïn, Israël, l’Arabie saoudite, Taïwan et les Émirats arabes unis – nécessiteront une licence spéciale accordée par le département américain du Commerce.

Toutefois, les exportations vers des utilisateurs non gouvernementaux dans ces pays à des fins de recherche et à d’autres fins de cyberdéfense ne nécessiteront pas de licence.

Par ailleurs, cette nouvelle réglementation interdira catégoriquement l’exportation d’une gamme plus large d’outils technologique vers des pays que les États-Unis considèrent comme des États sponsors du terrorisme, tels que l’Iran et la Corée du Nord, et des pays sous embargo, dont Cuba.

La secrétaire d’Etat au Commerce, Gina Raimondo, a déclaré que les contrôles visaient à équilibrer la sécurité nationale avec l’expansion d’une industrie de la cybersécurité qui crée des outils pour défendre les réseaux informatiques et s’est développée à un rythme effréné alors que l’économie mondiale devient de plus en plus numérisée.

« Les États-Unis se sont engagés à travailler avec nos partenaires multilatéraux pour empêcher la propagation de certaines technologies pouvant être utilisées pour des activités malveillantes menaçant la cybersécurité et les droits de l’homme », a déclaré Mme Raimondo dans un communiqué.

Biden sous pression des cyberespions russes et chinois

La Russie et la Chine disposent d’une cyber-puissance considérable. Pékin investissant massivement dans les technologies émergentes et Moscou offrant un refuge aux gangs de piratage criminels qui ciblent les États-Unis et d’autres pays rivaux.

Ce sont plusieurs milliers d’ordinateurs américains qui sont compromis chaque jour qui affectent un large éventail d’organisations dont les GAFA, les agences gouvernementales, les cabinets d’avocats, less associations et même les commissariats et les écoles.

Réagissant à la nouvelle restriction américaine, Un porte-parole de l’ambassade de Chine à Washington a déclaré que la Chine était elle aussi une cible fréquente de cyberattaques et que les contrôles à l’exportation mettent en évidence les capacités de piratage des États-Unis.

«Nous espérons que les États-Unis se retiendront d’abord sur la question du cyber-piratage», a-t-il déclaré, soulignant les programmes de surveillance révélés par l’ancien sous-traitant de la National Security Agency, Edward Snowden.

Vidéo – Premier déplacement à l’étranger du nouvel Inspecteur Général des Forces Armées Royales Belkhir El Farouk

Le Prince héritier d’Abou Dhabi, Son Altesse Cheikh Mohamed ben Zayed Al Nahyane, commandant suprême adjoint des Forces armées des Emirats arabes unis (EAU), a reçu, mardi à Abou Dhabi, le Général de Corps d’Armée, Belkhir El Farouk, Inspecteur Général des Forces armées royales (FAR), commandant la Zone sud. Il s’agit du premier déplacement à l’étranger du Gén. El Farouk après sa nomination le 15 septembre dernier nouvel inspecteur général des Forces Armées Royales.

Lors de cette rencontre importante qui s’inscrit dans un contexte régional particulièrement tendu, Mohammed Ben Zayed et Le Général de Corps d’Armée EL Farouk ont discuté des relations bilatérales fraternelles entre les deux pays, de la coopération et de la coordination conjointe dans les domaines et affaires militaires et de défense, ainsi que des moyens à même de les développer, comme l’a indiqué l’Agence de presse émiratie Wam.

Au cours de cet entretien, auquel ont assisté le général de division, Hamad Mohammed Thani Al Rumaithi, Chef d’état-major des Forces armées des Émirats arabes Unis, le Chef d’état-major adjoint des forces armées émiraties, Issa Seïf ben Ablan Al Mazrouei, ainsi que le secrétaire du Cabinet du Prince Héritier d’Abou Dhabi, Mohamed Moubarak Al Mazrouei, les deux parties ont passé en revue nombre de questions d’intérêt commun.

Selon la même source, le Général de Corps d’armée, Belkhir El Farouk, a eu également des entretiens avec le lieutenant-général, Saleh Ben Mujren Al-Amiri, commandant des opérations conjointes au ministère de la Défense des Emirats Arabes Unis, et ce dans le cadre de la consultation et de la coordination continues entre les frères visant à renforcer le contact entre les deux pays et à jeter les bases de relations développées dans les domaines de la coopération militaire.

Le responsable émirati, a ajouté l’agence, a salué, lors de cette rencontre, la dynamique de développement des relations fraternelles qui unissent l’Etat des Emirats Arabes Unis et le Royaume du Maroc, mettant en exergue la profondeur des relations fraternelles qui lient les deux pays et leur souci constant de les renforcer et de développer la coopération bilatérale dans tous les domaines, à la faveur du soutien et de la sollicitude des dirigeants des deux pays frères.

Les deux parties ont mis en relief, à cette occasion, la profondeur des relations bilatérales et le niveau de coordination conjointe entre les deux pays dans les affaires militaires et de défense, qui contribuent au renforcement de la coopération et de l’action commune au service de l’intérêt des deux pays.

Le Gén. Belkhir El Farouk rend hommage aux martyrs de l’Etat des Emirats Arabes Unis

Le Général de Corps d’armée, Belkhir El Farouk, Inspecteur Général des FAR, commandant la zone sud, a également été reçu à Wahat Al Karama à Abou Dhabi par Cheikh Khalifa Ben Tahnoon Al Nahyan, directeur exécutif du Bureau des affaires des familles des martyrs au cabinet du prince héritier d’Abou Dhabi.

A son arrivée à Wahat Al Karama, le Général de Corps d’armée, Belkhir El Farouk, a passé en revue un détachement de la Garde d’Honneur et a, ensuite, déposé une gerbe de fleurs devant le Mémorial du martyr, qui se compose de 31 tablettes qui se reposent les unes sur les autres, comme symbole d’unité, de cohésion et de solidarité entre la direction de l’Etat des Emirats Arabes Unis, son peuple et ses soldats héroïques.

Cheikh Khalifa Ben Tahnoun Ben Mohammed Al Nahyan a donné, lors d’une tournée du Général de Corps d’armée, Belkhir El Farouk, à travers l’Oasis, des explications amples sur ses dépendances qui symbolisent l’héroïsme et les sacrifices consentis par les braves fils des Emirats Arabes Unis et qui traduisent les nombreuses nobles significations et valeurs nationales.

Le Général de Corps d’armée, Belkhir El Farouk, a conclu sa tournée en inscrivant un mot dans le Livre des visiteurs exprimant sa considération pour l’héroïsme et les sacrifices des martyrs de l’Etat des Emirats Arabes Unis.

L’inspecteur général des Forces Armées Royales Belkhir El Farouk reçu par MBZ

Le prince héritier d’Abu Dhabi et commandant suprême adjoint des forces armées des Émirats arabes unis Mohammed ben Zayed Al Nahyane, a reçu ce mardi 28 septembre le général de Corps d’Armée Belkhir El Farouk, inspecteur Général des FAR. Les deux hommes ont discuté des relations bilatérales et de la coopération entre les deux pays frères dans le domaine militaire et de la défense, précise l’agence de presse officielle émiratie WAM.

Cheikh Mohammed ben Zayed Al Nahyane a reçu aujourd’hui le général de Corps d’Armée Belkhir El Farouk à Qasr Al Shati à Abou Dhabi.

Le général Al Farouk a transmis à MBZ les salutations du Roi Mohammed VI, et ses vœux de progrès et de prospérité au peuple des Emirats Arabes Unis, précise le communiqué émirati.

Cheikh Mohamed a rendu ses salutations au roi du Maroc, souhaitant au peuple marocain plus de progrès sous la direction sage et éclairée de son illustre frère.

La réunion à laquelle ont assisté le lieutenant général Hamad Mohammed Thani Al Rumaithi, chef d’état-major des forces armées, le lieutenant général, Issa Saif bin Ablan Al Mazrouei, chef d’état-major adjoint des forces armées, et Mohammed Mubarak Al Mazrouei, Directeur générale du Cabinet du prince héritier d’Abou Dhabi, a porté sur un certain nombre de sujets d’intérêt mutuel, précise le communiqué.

Naftali Bennett veut faire d’Israël le noyau d’un bouclier mondial contre les menaces de cybersécurité

/

Alors que l’affaire Pegasus occupait les Unes des principaux médias internationaux, Tel-Aviv organisait une conférence internationale sur la cybersécurité à laquelle ont participé des officiels israéliens notamment le nouveau premier ministre Naftali Bennett. Ce dernier a révélé, ce mercredi, lors de son intervention, qu’Israël mettait en place un «bouclier mondial en réseau» au sein duquel les gouvernements partenaires du monde entier étaient invités à collaborer en temps réel pour identifier les attaques de cybersécurité, donner l’alerte et collaborer à l’élaboration de solutions. La #Cyberweek2021 de Tel-Aviv est une opération minutieusement orchestrée pour blanchir le nouveau gouvernement israélien, d’alourdir le passif de Netanyahu et de libérer Israël de la pression médiatique mondiale de l’affaire Pegasus.

La Cyberweek, conférence internationale annuelle sur la cybersécurité organisée à l’Université de Tel-Aviv lancée ce lundi 19 Juillet ne pouvait pas mieux tomber. La veille au soir, «Forbiden Stories» et 16 grands médias internationaux mettaient en ligne des supposées analyses de 50.000 numéros de téléphones qui auraient été infectés par le malware Pagasus développé par la firme israélienne NSO.

Au lieu de s’en embarrasser, le gouvernement israélien est passé à l’attaque. Pour le nouvel exécutif, NSO c’est de l’histoire ancienne. Une carte brulée, sacrifiée et affectée au passif de Netanyahu. Les services de renseignement de l’Etat hébreux ont eu tout le temps nécessaire pour gérer l’exposition médiatique de sa pépite technologique et mettre en place une nouvelle stratégie cybernétique plus inclusive.

L’anticipation d’Israël de la pression médiatique internationale s’est matérialisée d’une part par la formalisation de la coopération sur la cybersécurité avec le Maroc et l’Arabie Saoudite quelques jours seulement avant la mise en ligne des révélations de «Forbiden Stories» et d’autre part, le choix de la date de la tenue de la Cyberweek de Tel-Aviv. Sachant que les anciennes éditions de l’évènement se tenaient plus tôt, la dernière semaine de juin.

Article Haaretz incriminant Netanyahu – «Où Bibi est allé, NSO a suivi : Comment Israël a poussé les ventes de cyber-armes»

15 juillet 2021 – Signature d’un accord de coopération dans le domaine de la cyberdéfense,

17 Juillet 2021 – Israël autorise un groupe de sociétés de cybersurveillance à travailler pour le gouvernement d’Arabie saoudite

CyberWeek2018 : 17-21 juin

CyberWeek2019 : 23-27 juin

Israël montre patte blanche et invite à une collaboration mondiale contre les cybermenaces

Alors que les panelistes invités ce lundi à la #CyberWeek2021 se tenaient dans leurs interventions respectives au programme de la conférence en dépit de l’excitation médiatique mondiale au sujet de l’affaire Pegasus, seule la Cheffe du National Cyber ​​​​Security Center du Royaume-Uni, Lindy Cameron, a profité de la présence du ministre israélien de la Défense Beni Gantz pour crever l’abcès et évoquer publiquement le sujet.

« Nous assistons maintenant à un phénomène de pays qui n’ont pas de capacités élevées et sont capables de l’acheter, avec moins de contrôle direct sur l’impact direct et indirect de leurs activités », a déclaré la responsable britannique faisant allusion à la technologie NSO vendue à plusieurs pays à travers le monde.

« Nous pensons que les cybermenaces auxquelles nous sommes confrontées sont des menaces mondiales. Il est important que tous les cyberacteurs utilisent leurs capacités de manière légale, responsable et proportionnelle pour garantir que le cyberespace reste un espace sûr et prospère pour tous. Et nous travaillerons avec nos alliés pour garantir cette.» a-t-elle souligné.

Beni Gantz sera obligé de répondre à l’allusion faite par la responsbale britannique et annoncera qu’Israël « étudiait » les publications des médias sur la société NSO. «Nous approuvons l’exportation de produits cybernétiques uniquement vers les gouvernements et uniquement à des fins légales et pour la prévention du crime et du terrorisme», a-t-il ajouté. Et de souligner «Les pays qui achètent ces systèmes doivent respecter les conditions d’utilisation».

Le lendemain, le premier ministre israélien Naftali Bennett s’invitera à la conférence et déroulera la nouvelle stratégique bienveillante de son pays face aux cybermenaces.

Naftali Bennett va entamer son intervention par alerter des dangers des cyberattaques qui sont entrain de remplacer les soldats et et les avions, soulignant qu’elles sont désormais « l’une des plus grandes menaces pour la sécurité nationale et le monde entier » .

«Si dans le passé, un pays malveillant devait, pour mener une offensive, envoyer un avion avec des soldats et des bombes, aujourd’hui le meilleur moyen est une cyberattaque. Tout ce qu’il faut, ce sont des cerveaux, des connaissances, de l’expérience et une bonne connexion Internet. C’est facile», a-t-il affirmé.

Il va ensuite révéler qu’Israël mettait en place un « bouclier mondial en réseau » au sein duquel des gouvernements partenaires du monde entier collaboreront en temps réel pour identifier les menaces de cybersécurité, ainsi qu’alerter et travailler ensemble pour développer des solutions.

Il s’agira d’un « réseau de défense mondial en ligne et en temps réel », a-t-il déclaré Bennett. « Nous invitons tous les pays bien intentionnés partageant les mêmes idées à unir leurs forces. »

Face aux cybermenaces, ce réseau mondial « alertera, enquêtera et développera conjointement un antivirus et le diffusera dans tous les pays membres du réseau. Unis, nous nous tenons debout, divisés, nous tombons », s’est-t-il exclamé.

Pour contrer ce nouveau danger, le Premier ministre a estimé que le marché privé et le gouvernement devaient s’unir.

«Le nouveau réseau fonctionnera de la même manière que la Direction nationale de la cybersécurité d’Israël, en charge de la cyberdéfense nationale. Celle-ci travaille avec le secteur privé et d’autres entités gouvernementales afin d’aider à défendre la nation contre la menace croissante de cyberattaques», a-t-il expliqué.

Et de rajouter, «En Israël, nous avons des jeunes gens très intelligents qui s’engagent dans l’armée, dans le domaine du renseignement à un très jeune âge, et sont ensuite « jetés » dans la société israélienne avec d’énormes capacités. J’étais l’un d’entre eux il y a 29 ans

«En tant que pays, nous devons nous protéger. Nous avons donc créé le seul cyberorganisme national au monde, dont le rôle est de surveiller toutes les industries en Israël – eau, électricité, etc., et cette autorité est également responsable du marché privé», a martelé le Premier ministre israélien.

Le cyber hiver est là

Selon The Time of Israël, Yigal Unna, chef de la Direction nationale israélienne de la cybersécurité et signataire du partenariat sur la cyberdéfense avec le Maroc, qui a prévenu l’année dernière que « le cyber hiver arrivait », a déclaré mercredi lors de la conférence que « le cyber hiver est là ».

« Les menaces proviennent de tous les fronts », a-t-il alerté, et les cyberattaques sont en augmentation. « Il nous reste encore à découvrir à quel point cet hiver sera rude, mais oui, nous y sommes ».

Une entreprise sur cinq en Israël a été victime d’une cyberattaque en 2020, indique le responsable israélien. La moitié d’entre elles étaient des entreprises de haute technologie, et près de 42 % étaient de grandes entreprises. Une entreprise sur 30 a signalé des pertes dues à des cyberattaques en 2020, et « 2021 s’annonce encore pire », a-t-il déclaré.

Israël coopère aujourd’hui en matière de cybersécurité avec 90 pays, a-t-il révélé.

Le secteur de la cybersécurité israélien a levé 3,4 milliards de dollar en 2021, soit 41 % du total des levés au niveau mondial.

Au premier semestre 2021, rapporte The Times Of Israël, les entreprises de cybersécurité israéliennes ont levé 3,4 milliards de dollars à travers 50 transactions. Sept de ces sociétés sont devenues des licornes, évaluées à plus d’un milliard de dollars, selon la Direction nationale israélienne de la cybersécurité.

L’argent levé au cours des six premiers mois de cette année dépasse la somme récoltée par les startups israéliennes de cybersécurité au cours de l’année dernière – qui était déjà un record, avec 2,9 milliards de dollars, révèle la même source. Le chiffre semestriel représente 41 % du total des fonds levés par les entreprises de cybersécurité dans le monde, et représente trois fois le montant levé au cours de la même période un an plus tôt.

Le chef d’Etat major américain se réunit avec les talibans

/

Le chef d’état-major américain a discuté d’une «réduction de la violence» en Afghanistan au cours d’une rare rencontre avec les négociateurs talibans à Doha, au moment où Donald Trump accélère le désengagement des Etats-Unis d’une guerre de près de 20 ans.

AFP

Désireux de mettre un terme aux «guerres sans fin», le président républicain sortant a décidé de ramener le 15 janvier à 2.500 soldats la présence militaire américaine dans le pays, laissant à son successeur Joe Biden la décision d’un retrait total alors même que les pourparlers de paix entre le gouvernement afghan et les talibans ont été suspendus jusqu’au 5 janvier.

Le général Mark Milley a évoqué mardi avec les négociateurs talibans «la nécessité de réduire immédiatement la violence et d’accélérer les progrès vers une solution politique qui contribue à la stabilité de la région et sauvegarde les intérêts des Etats-Unis», selon un communiqué du Pentagone publié jeudi.

Au cours d’une tournée non annoncée de quatre jours au Moyen-Orient, le plus haut gradé de l’armée américaine s’est rendu le lendemain en Afghanistan où il a rencontré le président afghan Ashraf Ghani, a précisé l’armée américaine.

Pour des raisons de sécurité à l’approche du premier anniversaire de l’élimination par les Etats-Unis du général iranien Qassem Soleimani, aucune information n’a été divulguée sur cette tournée, y compris par les trois journalistes américains qui accompagnaient le chef d’état-major, avant qu’il quitte la région.

C’est la deuxième rencontre du général Milley avec les talibans. Il s’était déjà rendu en juin au Qatar, où les talibans ont leur bureau politique, mais cette première rencontre n’avait pas été rendue publique.

En vertu d’un accord séparé avec les talibans conclu en février à Doha, les Etats-Unis ont accepté de retirer toutes leurs troupes d’Afghanistan d’ici mai 2021 en échange de garanties en matière de sécurité et d’un engagement des talibans à discuter avec Kaboul.

L’armée américaine comptait 13.000 hommes en Afghanistan il y a un an, et la présence américaine avait été ramenée à 5.000 soldats en juin puis 4.500 en novembre.

Général Milley : nous sommes dans une impasse stratégique

Le Pentagone prévoyait de maintenir le contingent américain à ce niveau début 2021 en attendant de constater des avancées dans les pourparlers interafghans mais Donald Trump a exigé de réduire le contingent américain à 2.500 avant la fin de son mandat.

Le retrait est en cours, précise-t-on au Pentagone.

Le retrait américain suscite l’inquiétude d’élus et d’experts qui considèrent que ce nombre n’est pas suffisant pour contrer une résurgence des insurgés jihadistes. Les alliés des Etats-Unis au sein de l’Otan ont maintenu leurs effectifs en Afghanistan.

L’Alliance atlantique a annoncé qu’elle déciderait de la suite à donner à sa mission dans le pays en février, soit après la prise de fonctions du nouveau président américain Joe Biden.

Or l’Afghanistan est en proie à une recrudescence des violences, les talibans ayant mené ces dernières semaines des attaques quasi-quotidiennes contre les forces gouvernementales, et il n’est pas certain qu’une nouvelle administration démocrate acceptera le retrait total prévu selon les termes de l’accord de Doha.

M. Biden n’a pas présenté de plan détaillé sur l’Afghanistan, mais il a promis pendant la campagne de «mettre fin aux guerres interminables» et de rapatrier «la grande majorité» des troupes américaines d’Afghanistan, tout en y maintenant une mission contreterroriste pour contrer Al-Qaïda et le groupe jihadiste Etat islamique.

Lorsqu’il était vice-président de Barack Obama, il s’était opposé à l’envoi de renforts dans le pays en 2009, mais son point de vue ne l’avait pas emporté.

L’intervention en Afghanistan, lancée en octobre 2001, a coûté plus de 1.000 milliards de dollars aux Etats-Unis et la vie à quelque 2.400 militaires américains. Mais après avoir chassé rapidement du pouvoir les talibans, accusés d’avoir hébergé Al-Qaïda, la nébuleuse jihadiste responsable des attentats du 11-Septembre, la victoire n’a jamais été proche sur le terrain.

« Après deux décennies d’efforts permanents, nous avons obtenu des succès modestes », admettait début décembre le général Milley. « Je dirais aussi que depuis au moins 5 à 7 ans, nous sommes dans une impasse stratégique. »

Laftit s’entretient avec Dupond-Moretti en visite officielle au Maroc

Le ministre de l’Intérieur, Abdelouafi Laftit s’est entretenu, lundi à Rabat, avec Eric Dupond-Moretti, Garde des Sceaux, ministre français de la Justice, en visite officielle de deux jours au Maroc.

Avec MAP

Éric Dupond-Moretti, garde des Sceaux, ministre de la Justice français est arrivé à Rabat ce lundi 7 décembre dans le cadre de sa première visite officielle au Maroc depuis sa nomination le 6 juillet dernier dans le gouvernement Castex.

Dupond-Moretti a entamé sa visite par la signature, avec son homologue marocain , Mohammed Ben Abdelkader, de la déclaration conjointe entre la République française et le Royaume du Maroc relative à la protection des mineurs non accompagnés (MNA).

La déclaration d’intention porte sur la diffusion d’un schéma de procédures qui détaille le processus de gestion de la situation des MNA, permettant ainsi aux magistrats de la jeunesse français de disposer d’informations indispensables pour prendre les mesures les plus adaptées à l’intérêt de l’enfant.

Le ministre français a par la suite rencontré le président du Ministère public, Mohamed Abdennabaoui et le président délégué du Conseil supérieur du pouvoir judiciaire (CSPJ), Mustapha Fares.

Le garde des sceaux français a clôturé sa première journée de sa visite officielle en rencontrant le ministre de l’Intérieur Abdelouafi Laftit.

1 2 3 7