Off The Record

Un avion militaire français franchit l’espace aérien algérien malgré l’interdiction

Un utilisateur israélien sur Twitter a identifié, ce mardi 7 décembre, un avion militaire français, un Falcon Dassault F900 portant le numéro d’immatriculation CTM0256, franchissant l’espace aérien algérien. L’avion a survolé Boumerdès jusqu’à Daïra de Bordj Okhriss pour virer à gauche direction El Harmilia avant de reprendre son retour vers le nord passant au dessus de Daira Tamalous.

Le 3 octobre dernier, l’Algérie a interdit le survol de son territoire aux avions militaires français, qui empruntent d’habitude son espace aérien pour rejoindre ou quitter la bande sahélo-saharienne. Depuis, l’armée de l’air française emprunte l’espace aérien marocain, jusqu’à ce mardi 7 décembre où le Falcon F900 a été autorisé par l’Algérie à franchir son ciel.

Avant son retour en France, le F900 portant l’immatriculation CTM0256 a suscité quelques commentaires sur les réseaux sociaux. Les uns y voyaient la levée de l’interdiction de survol de l’espace algérien tandis d’autres spéculaient sur le caractère médical de la mission de cet avion militaire français.

Toutefois, le tracé de l’itinéraire montre que l’avion n’avait traversé tout le territoire algérien en ne dépassant le nord du pays. Le mystère de ce vol CTM0256 reste complet.

Tourisme : Fatim-Zahra Ammor, une énième erreur de casting

Depuis l’échec du plan Azur, s’est succédé sur le tourisme au Maroc des ministres ayant pour point commun, l’erreur de casting. Après Boussaid, Sajid, Haddad, c’est autour de Fatim-Zahra Ammor, une protégée de Aziz Akhannouch, de s’ajouter à cette longue liste de responsables qui acceptent des mandats en décalage avec leurs compétences. La nouvelle ministre est désormais pointée du doigt pour son manque d’écoute à un secteur sinistré, ses voyages injustifiés et coûteux et last but not least son mépris pour les Marocains et la Loi.

En Mars 2019, bien avant le Covid, Médias24 avait publié un article au titre sans équivoque «Tourisme : Mohamed Sajid, une erreur de casting ?». Notre confrère expliquait comment l’ancien maire de Casablanca causait par l’absence de leadership et de réformes un profond malaise au sein de la profession.

Trois mois après la nomination Fatim-Zahra Ammor, le malaise est encore plus grand au sein du secteur. Cette ancienne directrice marketing du groupe Akwa et directrice générale du festival Timitar de Aziz Akhannouch donne depuis le premier jour des signes alarmants au sujet de sa capacité à prendre en main un secteur aussi sinistré que le Tourisme.

« Alors que les hôteliers et autres professionnels du tourisme sont à genoux, la ministre multiplie les déplacements inutiles (Dubaï et Madrid) et snobe les opérateurs », s’est confié un grand hôtelier à la rédaction de Maghreb Intelligence. C’est d’ailleurs ce même support qui a révélé le double scandale du dernier voyage de la ministre du Tourisme en Espagne.

La chouchoute de Aziz Akhannouch a fait fi de la décision des autorités marocaines de suspendre pour deux semaines les liaisons aériennes et maritimes avec l’étranger pour contrer la propagation du variant Omicron et s’est envolée à Madrid le 29 novembre à la tête d’une délégation de 52 personnes pour assister à l’assemblée générale de l’OMT, le jour même de l’entrée en vigueur de la décision de fermeture des frontières.

Il n’y a pas d’autres qualificatifs à ce comportement de la ministre que celui de mépris de la loi et des Marocains. Surtout qu’elle était consciente que ni elle ni ses accompagnateurs ne pouvaient rentrer par voie normale au pays.

Toujours selon, le site d’information Maghreb Intelligence, la ministre du Tourisme Fatim-Zahra Ammor et sa délégation (une cinquantaine de personnes) qui l’a accompagnée à Madrid ont pu être rapatriés au frais du contribuable entre le samedi et le dimanche derniers. Au moment où des milliers de Marocains se sont retrouvés piégés à l’étranger dans un silence coupable du gouvernement Akhannouch.

Cet incident a dévoilé au grand jour le fonctionnement de l’entourage Akhannouch habitués aux privilèges, aux passe-droits et aux gabegies. A ce titre, la ministre du Tourisme, a séjourné durant tout une semaine dans les plus grands hôtels de la capitale ibérique, se permettant le luxe d’offrir un dîner pour 500 personnes à Madrid, dans le mépris total envers le contribuable et les règles sanitaires.

«La ministre a même raté l’habituel conseil du gouvernement du jeudi où elle devait présenter pour approbation un décret concernant l’exercice des métiers de l’artisanat», indique Maghreb Intelligence.

Fatim-Zahra Ammor : ni vision, ni stratégie, ni plan d’action, ni écoute des professionnels

Alors le que le Tourisme passe par la plus grave crise de son histoire, que la saison des fêtes de fin d’année a été ruinée par la décision du gouvernement de fermer les frontières du pays, que les premiers opérateurs du low-cost EasyJet et Ryanair ont décidé de suspendre leurs activité au Royaume, Aziz Akhannouch impose au secteur une dame qui a géré le marketing d’Afriquia Gaz et l’organisation d’un festival annuel. Ne fallait-il pas un profil à même de répondre aux doléances des opérateurs agonisants et imaginer des pistes de sortie?

Que fait Fatim-Zahra Ammor à Madrid ? Pourquoi a-t-elle organisé l’AG de l’ONMT en Espagne et pas au Maroc? Les centaines de milliers d’euros dépensés dans les hôtels et restaurants espagnols n’auraient-ils pas été salvateurs pour les opérateurs nationaux ?

«La crise du Covid-19 était une opportunité pour le secteur» a-t-elle dit devant ses 500 invités du luxueux hotel madrilène. C’est plus qu’un écart de langage ou une maladresse c’est de l’ignorance, du mépris et de l’incompétence.

Les professionnels du secteur du tourisme avaient tiré la sonnette d’alarme suite à la présentation par la ministre de son budget 2022. Se confiant à Médias24, de grands opérateurs ont jugé la réponse du Fatim-Zahra Ammor décalée à la gravité de la situation.

« En réalité, nous avons besoin d’avoir un plan qui répondra à deux questions simples, à savoir comment sauver ce qui peut l’être et comment provoquer une véritable reprise d’activité, car une fois encore, ce qui a été proposé par la ministre aurait pu l’être en 2017 ou 2018. Au final, ce plan manque d’ambition et de moyens financiers ; ils ne sont pas du tout à la hauteur de notre réalité qui a besoin urgemment d’un vrai plan Marshall, alors qu’on lui propose un simple ectoplasme qui ne fera qu’aggraver la situation du secteur », s’est désolé l’opérateur sollicité par Médias24.

Aziz Akhannouch dépassé par la évènements

Le Royaume fait face à d’importants et multiples défis. Aziz Akhannouch donne des signes d’un homme dépassé par les évènements.

Piloter un gouvernement et espérer mettre en oeuvre un nouveau modèle de développement, demande de la sagesse, de l’écoute, de la célérité d’exécution et surtout des femmes et des hommes compétents et disciplinés travaillant en équipe.

Avant d’aller chercher une hypothétique cohésion auprès des partenaires politiques de sa majorité gouvernementale, Akhannouch aurait du appliquer, tout d’abord, une cohérence entre la position diplomatique et militaire de son pays et son business avec les algériens, et d’instaurer la cohésion entre des ministres de son propre parti.

Probité et lutte contre la Corruption : Saad Dine El Otmani s’auto-attribue la vision et les décisions du Roi Mohammed VI

Les dernières nominations royales touchant des organes juridictionnels vitaux, annonciatrices de l’avènement du «Big Shift» tant attendu, ont donné espoir aux marocains et des insomnies à Saad Dine El Otmani, le Chef de Gouvernement le plus décrié et le plus faible de l’histoire du Royaume.

Ce lundi 29 mars au petit matin, le secrétaire général en sursis du PJD, s’est réveillé en sursaut par les notifications WhatsApp et la peur d’avoir raté le S’hour de la journée du jeûne de la mi-Cha’abane. Premier reflexe il prend son téléphone et découvre un message de Benkirane : « Journée Bénite, tout de même 💔». «Qu’Allah accepte 😭 🙏» lui a-t-il répondu.

Le nœud eu ventre, répétant sans cesse «Bakkoury en disgrâce, Bakkoury!!» et ne pouvant pas attendre jusqu’au levée du soleil, il envoie un WhatsApp à son conseiller de lui trouver une idée de communication pour marquer le coup ce début de semaine et profiter des «awacher», moment propice aux sermons des fquihs.

Il avale trois date et boit d’un trait son verre de thé et se précipite pour faire ses ablutions, qu’il doit refaire plus de trois fois. Sa tête est ailleurs. Perturbé par les notifications des Ikhwane et des akhawates qui envoient leurs prières matinales, il expédie rapidement la prière d’Al Fajr et se précipite sur son téléphone.

« Excellence, M. le Chef de Gouvernement, nous avons constaté que la campagne de simplification des procédures administratives #tabsite, a très bien fonctionné sur les réseaux sociaux et Benchaaboun nous a passé la loi loi n°19.46. Pourquoi, ne pas en profiter est récupérer rapidement LE message qui fait mouche auprès de nos électeurs : la probité et la lutte contre la corruption ?».

«Très bien. Les partisans du PJD avant même nos électeurs doivent être convaincus que nous avons réussi à combattre l’impunité. Je veux un draft sur mon bureau avant 11h».

«Tenez, M. le Chef de Gouvernement a corrigé le texte du communiqué lui-même. Ces instruction sont claires, il faut l’envoyer immédiatement à la MAP et le publier sur notre site web dans 30 minutes tapantes».

«Pardon Madame, Ssi Saad vous a-t-il expliqué pourquoi il retiré toute référence à Sa Majesté e roi que Dieu L’Assiste du communiqué ?».

«Il dit qu’il sait ce qu’il fait et que dans tous les cas il n’a plus aucune chance d’être reconduit ni au gouvernement ni au parti. Entre nous il m’a dit texto : Je me sacrifie pour le PJD».

Que s’est-il passé ?

Si la scène ci-dessus, est de la pure imagination, il n’en demeure pas moins vrai que Saad Dine El Otmani a bel et bien publié sur le site de la chefferie de gouvernement un communiqué écrit de manière journalistique, repris par la MAP. Lequel article dresse un bilan élogieux de «ses efforts concrets et ses résultats probants en faveur de la bonne gouvernance, la probité et la lutte contre la corruption».

La particularité de ce texte et qu’il est, sans aucun doute, le premier document officiel gouvernemental de l’histoire du Maroc moderne qui ignore les action et les directives royaux. C’est simple il n’y a aucune mention du roi Mohammed VI dans tous le document.

Une omission qui ne peut être qu’intentionnelle et délibérée.

En quoi est-ce significatif ?

28 Octobre 1999 Discours royal : «La moralisation de la vie publique et surtout de l’administration a toujours été une question essentielle à laquelle Nous sommes particulièrement intéressé et qui occupe une grande partie de notre pensée.»

09 Mars 2011Discours royal : « Nous avons décidé d’entreprendre une réforme constitutionnelle globale, sur la base de sept fondements majeurs : (…) Sixièmement : La consolidation des mécanismes de moralisation de la vie publique et la nécessité de lier l’exercice de l’autorité et de toute responsabilité ou mandat publics aux impératifs de contrôle et de reddition des comptes. Septièmement : La constitutionnalisation des instances en charge de la bonne gouvernance, des droits de l’Homme et de la protection des libertés. »

24 Octobre 2011Message royal à l’ONU : « … Pour faire face aux effets néfastes de la corruption, qui constitue l’entrave la plus dangereuse au progrès, surtout dans les pays en développement, il est impératif de conjuguer les efforts au niveau international afin de relever les défis que pose le fléau de la corruption dans ses manifestations les plus détestables, notamment les entraves qu’elle dresse devant la réalisation des Objectifs de Développement du Millénaire.»

29 Juillet 2016Discours royal : « Notre concept d’autorité se fonde aussi sur la lutte contre toutes les formes de corruption: dans les élections, l’Administration, la justice, etc. Le manquement au devoir est aussi une forme de corruption.»

1er Juillet 2018Message royal au sommet de l’UA à Nouakchott : « La lutte contre la corruption doit être érigée en priorité, car il s’agit du plus grand obstacle au développement économique et social et à l’épanouissement de la jeunesse ».

Ceci n’est qu’un échantillon des passages des discours et des directives du Roi Mohammed VI concernant la lutte contre la corruption et la réforme de l’administration depuis son ascension au trône. Si Saad Dine El Otmani a la mémoire courte, il n’a qu’à se rappeler des changements constitutionnels entrepris par le roi Mohammed VI, en réponse aux appels des marocains pour de nouvelles réformes démocratiques. Lesquels changements ont été consacrés dans la nouvelle Constitution, approuvée par référendum le 1er juillet 2011 et qui ont permis :

  • Le développement de l’Instance centrale pour la prévention de la corruption grâce à l’adoption d’une loi relative à l’Autorité nationale pour l’intégrité, la prévention et la lutte contre la corruption, en application des dispositions de la Constitution;
  • La création du Conseil de la concurrence pour assurer une concurrence libre et équitable et améliorer le climat des affaires et des investissements en le transformant en institution constitutionnelle;
  • La création de la Cour des comptes et des conseils régionaux des comptes;
  • Le développement de Diwan Al Madhalim par la création de l’institution du Médiateur;
  • La création du Conseil national des droits de l’homme en lieu du Conseil consultatif des droits de l’homme (dahir n ° 1.11.19 du 1er mars 2011);
  • La Création de l’Unité de Traitement du Renseignement Financier (UTRF)
  • La Création de départements spécialisés dans la lutte contre les crimes financiers;
  • La Mise en place du comité national des marchés publics;
  • La Mise en place de l’instance nationale de lutte contre la corruption.

Vingt années d’efforts et de combat du Roi Mohammed VI, effacées par un fonctionnaire qui n’a de haut que le salaire.

Le programme gouvernemental 2016-2021 requiert également une action collective et une large implication de l’ensemble des parties prenantes avec un engagement citoyen conscient et responsable pour mener à bien ces grands chantiers. – Saad Dine ElotmaniTétouan, Juillet 2016 – Le Roi Mohammed VI a souligné, dans le discours adressé à la Nation à l’occasion du 17è anniversaire de l’accession du Souverain au Trône, que la lutte contre la corruption est “l’affaire de l’Etat et de la société”. – MAP
Le gouvernement a également lancé des réformes de grande envergure telles que l’adoption de la charte de la déconcentration et sa mise en œuvre effective qui est appelée à se traduire dans les faits par une transformation profonde de la structure de l’administration et à consolider le chantier de la régionalisation avancée. -Saad Dine ElotmaniFès, Aout 2019 – Sa Majesté le Roi Mohammed VI a exhorté le gouvernement à donner la priorité à la mise en œuvre de la régionalisation avancée et de la Charte de déconcentration administrative afin de relever les défis qu’impose la nouvelle étape.
Plagiat et usurpation avérée de Saad Dine Elotmani

Lire aussi : Le digital, «arme létale» de Mohammed VI pour lutter contre la corruption et combattre l’évasion fiscale

Nous invitons le Chef de gouvernement à relire les déclarations de la cheville ouvrière du gouvernement, le ministre qui est sur tous les fronts, Mohamed Benchaâboun, le 19 Mars dernier, suite à l’approbation par la Chambre des conseillers en séance plénière et à l’unanimité du projet de loi n°19.46 relative à l’Autorité nationale pour l’intégrité, la prévention et la lutte contre la corruption.

«Le Roi Mohammed VI a souvent insisté dans ses discours sur la nécessité de renforcer l’intégrité, de créer la vie publique et de lutter contre la corruption. Le Roi avait également incité le gouvernement à faire de ce dossier une des priorités législatives afin d’établir l’intégrité et de combattre toutes les manifestations de corruption dans la vie publique.» C’est par cette reconnaissance juste et honnête que Benchaâboun avait célébré cette réalisation.

Ce réquisitoire, n’est en aucun cas un procès de crime de lèse-majesté ou d’entorse aux normes, au protocole et aux us et les coutumes de l’administration marocaine. Ceci est une indignation contre les pratiques d’un homme politique déchu et d’un parti politique agonisant.

Algérie : Le succès historique du Maroc dans le dossier du Sahara fait tomber la tête du contre-espionnage extérieur

Le chef d’état-major de l’armée algérienne, le général Saïd Chengriha, vient de procéder officiellement à la nomination du général à la retraite Nour-Eddine Mekri alias Mahfoudh à la tête de la stratégique Direction de la Documentation et de la Sécurité Extérieure, la DDSE, rapporte en exclusivité Maghreb Intelligence. Mahfoudh, remplace le général-major Mohamed Bouzit, dit Youcef, un proche du président Abdelmajid Tebboune, nommé à la tête du service contre-espionnage algérien en avril 2020.

La crise institutionnelle en l’Algérie s’enlise et enfonce jour après jour le pays dans l’inconnu. L’absence du président Abdelmajid Tebboune pour des raisons de santé, fait planer le spectre d’une vacance du pouvoir à Alger qui se manifeste entre autres par une instabilité des instituions sécuritaires du pays.

Cette instabilité s’est manifestée aujourd’hui par l’annonce d’un changement majeur dans la gouvernance de la Direction de la Documentation et de la Sécurité Extérieure, les services d’espionnage algériens à l’étranger. Moins de neuf mois après sa nomination à la tête de cette direction, le général-major Mohamed Bouzit, dit Youcef, a été envoyé à la retraite et remplacé par un autre retraité, Nour-Eddine Mekri alias Mahfoudh. Ce dernier a été jusqu’à 2015 le directeur des relations extérieures et de la coopération (DREC) au ministère de la Défense algérien et un ancien officier du DRS.

Mohamed Bouzit, le général limogé, avait occupé le poste de chef de la sécurité extérieur du pays de septembre 2013 au mois de mars 2019. Il avait été évincé une première fois à la veille de la chute du président Abdelaziz Bouteflika sur ordre du frère du président Saïd Bouteflika, avant sa réinstallation un an plus tard par Tebboune. Le nouveau président algérien avait fait appel à ses services entre autres pour la gestion de la crise libyenne.

Une fin de carrière cahoteuse

«Il s’agit d’une fin de carrière cahoteuse». écrit Maghreb Intelligence.

«Celui dont on disait le plus grand bien dans les cercles du renseignement algérien a payé cash les déconvenues diplomatiques de son pays autant sur le dossier du Sahara occidental que de celui de la Libye», renchérit la même source.

Le général-major Mohamed Bouzit, dit Youcef, désormais «ancien» patron du renseignement extérieur algérien, la Direction de la documentation et de la sécurité extérieure (DDSE)

En effet, le Maroc, sous la conduite du roi Mohammed VI s’est distingué par une efficacité diplomatique et un pragmatisme très fructueux lui offrant prestige international dépassant largement son poids démographique et économique, si l’on compare avec les moyens illimités de son adversaire algérien.

La percée historique du Royaume sur le dossier du Sahara, couronnée par la reconnaissance officielle des États-Unis de la souveraineté du Maroc sur ses provinces du sud et son leadership éprouvé dans la gestion politique et pacifiste de la crise libyenne, passent mal, très mal chez les généraux algériens qui ont construit leur légitimité autour de conflits et de tension avec leurs voisins.

Passation des consignes

«La passation des consignes entre Nour-Eddine Mekri alias Mahfoudh et Mohamed Bouzit, dit Youcef, doit se faire le mardi 19 janvier», croit savoir Maghreb Intelligence citant des sources bien informées auprès du ministère de la Défense algérien.

Le site d’information spécialisé dans le renseignement dans le Maghreb, estime que ce changement est une preuve supplémentaire du «retour en force des hommes du général Mohamed Mediène alias Toufik».

Avec le retour dans le pays de l’ancien puissant ministre de la Défense, le Général Khalid Nezar condamné par contumace à 20 ans de prison et la libération pour raison de santé de l’ancien chef des services de renseignements Mohamed Mediene, le régime algérien en mal de solutions pour sortir le pays de sa crise, profite du chaos pour revenir sur toutes les décisions prises par feu Général Gaid Salah après la chute du clan Bouteflika.

L’enquête choc de Yedioth Ahronoth sur le tourisme sexuel des israéliens à Dubaï

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Le journal israélien à grand tirage, «Yedioth Ahronoth», a publié dans son supplément du week-end, une enquête documentée sur le comportement des touristes israéliens à Dubaï. «Ce sont des groupes d’hommes israéliens qui partent à Dubaï avec des milliers de dollars en poche, zéro douleur dans le cœur, et un seul objectif : coucher avec le plus de femmes prostituées possible » a écrit Ido Shabertzuch, envoyé du Yedioth Ahronoth à Dubaï. Selo Mako, le troisième site d’information du pays, ce tourisme sexuel serait exploité par des réseaux mafieux israélien qui ont transféré leur activité de l’Europe de l’Est à Dubaï.

Au début de soirée dans l’immense complexe aquatique de l’hôtel de luxe «Palm Palm» à Dubaï, des dizaines de prostituées sont déjà autour de nous, raconte le journaliste israélien, qui accompagnait trois jeunes hommes, ayant tous la vingtaine, dont un qui sera cité par la suite sous le pseudonyme d’Eran. Comme beaucoup d’hommes israéliens, ils ont eux aussi découvert l’industrie du sexe exploiteuse et choquante des Émirats arabes unis, poursuit le .

«C’est de la folie ici, tu es défoncé toute la journée. Alcool, filles, soirées sexuelles», confient de jeunes touristes israéliens.

Cela se passe dans les hôtels de luxe de Dubaï, dans les boîtes de nuit, partout. «À l’extérieur des hôtels, les gens se promènent avec des brochures et vous bousculent la main», explique Benny, un homme d’affaires qui se déplace fréquemment à Dubaï».

«Ils reconnaissent déjà les groupes d’Israéliens, les approchent avec des galeries de photos sur iPad ou sur smartphone. Tout est possible, comme s’il s’agissait d’un menu de pizza avec des garnitures».

On entend parfois dans le hall des cris d’Israéliens : «Je veux deux ensemble» , ou « Je suis avec deux autres amis, ils veulent trois filles.»

Retour au complexe aquatique de l’hôtel. L’un des membres du groupe désigne deux jeunes femmes assises à quelques mètres de nous, écrit le journaliste. Une blonde, avec une mini jupe serrée et un petit sac Chanel et une autre brune, dans une robe grise moulante et des cheveux noirs anthracite. À ce stade, un dialogue commence entre les jeunes hommes et les filles. La tournure des négociations montrent à quel point la situation est bon marché et à quel point le traitement des femmes est flagrant et dégradant :
«Ici, c’est ta copine», dit-il à son ami. «Qui voulez-vous?»
Eran: «Je veux la blonde.»
Shalom: «Tu m’apportes la brune »

Une photo parmi les dizaines envoyées aux clients par les agences Escorts

Les deux s’approchent des deux jeunes femmes, leur parlent et retournent à table. «J’ai proposé de les prendre tous les deux pour 1 800, mais ils n’étaient pas d’accord», rapporte Eran. «Je voulais deux pour un. Je veux 2000.»

Les jeunes femmes signalent aux deux jeunes israéliens qu’elles étaient d’accord. «Je vais coucher avec elle environ une demi-heure, et je reviendrai», déclare Eran. «Apportez 1 000 shekels.» Puis les quatre montent dans les chambres.

«Sexe, drogue et Burj Khalifa: le commerce de la prostitution des Israéliens à Dubaï», l’autre enquête de Mako.co.il

Pour sa part le troisième site d’information du pays, Mako, a publié une enquête similaire où il pointe du doigt des réseaux mafieux israéliens, connus des forces de police de leur pays, qui exploitent le commerce du sexe à Dubaï.

Outre les excursions en jeep dans le désert, l’une des entreprises prospères à Dubaï auprès des touristes Israéliens est une société d’Escort, rapporte Mako.

Selon le site d’information, il s’agit d’entreprises appartenant à des criminels israéliens qui ont transféré leurs activités de l’Europe de l’Est vers Dubaï.

Échange WhatsApp d’un Israélien avec le propriétaire d’une agence d’escorte

Citant une sourcière, le journaliste Shimon Ifergan écrit : «Ce sont des criminels qui ont fui Israël et sont entrés à Dubaï avec un passeport européen pour le commerce de la cocaïne et qui ont prospéré par la suite dans la prostitution».

Ces réseaux mafieux du centre d’Israël sont impliqués dans la gestion d’un réseau d’agences d’escorte à Dubaï avec des partenaires locaux. Ils exploitent le filon des jeunes touristes israéliens qui partent à Dubaï principalement pour avoir des relations sexuelles avec de jeunes femmes asiatiques que leur proposent les agences israéliennes.

«Peu de temps avant la signature des accords entre Israël et les Émirats arabes unis, nous avons suivi et nous suivons toujours certains criminels du centre du pays qui ont fui Israël et se sont installés à Dubaï avec des passeports européens», a déclaré une source policière à Mako.co.il.

ces Israéliens ont payé des millions de dirhams émiratis pour conclure des partenariats avec plusieurs agences d’escorte appartenant à des hommes d’affaires locaux. 

«Leur plan initial était de s’engager dans le trafic de cocaïne, mais la consommation et le trafic de drogue sont interdits à Dubaï et la punition peut parfois être la peine de mort. Ils ont donc décidé de faire appel à des agences d’escorte et d’acheter des bâtiments et des appartements en partenariat avec des hommes d’affaires locaux» a déclaré la source policière.

Toutefois, poursuit la police, ces criminels continuent d’opérer depuis Dubaï en ce qui concerne le trafic de cocaïne, dans le monde entier. Et pour preuve la saisie de plus grande saisie de cocaïne saisie en Israël ces dernières années dans un entrepôt de Beer Tuvia, effectuée il y a quelques semaines.

Des forfaits de 1 200 $ pour passer 4 nuits de «fête» à Dubaï

Le journal Mako a dévoilé l’exitance d’un réseaux d’agence d’escorte proposant via des hommes de paille des forfaits au prix de 1 200 $ pour quatre nuits à Dubaï, visas compris.

« Il s’agit du même procédé qu’avaient entrepris les chefs d’organisations criminelles en Israël dans les années 1980 et 1990 lorsqu’ils ont repris l’industrie du voyage des forfaits vacances, des jeux d’argent et des «Escort girls» en Roumanie, en République tchèque et en Hongrie», explique une source policière israélienne.

« Beaucoup de touristes israéliens viennent ici», explique la directrice d’uns prestigieuse agence d’escorte à Dubaï, au journaliste israélien qui s’est fait passer pour un client.

«L’une des personnes en charge de l’endroit que je dirige est un Israélien de Jaffa. Contactez-moi sur Tinder. J’ai un catalogue de filles et chacun choisit qui il veut et paie en liquide ou par carte de crédit».

Instructions envoyées aux clients

Le problème des Israéliens est que la plupart d’entre eux sont avares. Ils négocient toujours les prix, explique la gérante. Ca nous arrive de menacer d’appeler la police si ils ne veulent pas payer le prix. Et de rajouter, le problème des jeunes israéliens, c’est quand ils sont ivres, ils maltraitent les filles.

« Mes filles maudissent les jeunes clients israéliens qui souvent veulent en faire des esclaves sexuelles. C’est comme s’ils n’avaient jamais vu de femme et c’est triste », se confie la gérante de l’agence d’escorte.

Mako conclut son enquête en citant le témoignage d’un Israélien, installé à Dubaï et qui connait l’industrie du sexe israélienne : «Il n’y a pas de jeunes femmes ici qui se livrent à la prostitution dans les rues, comme dans de nombreux endroits dans le monde parce que c’est interdit. Pour les réseaux installés à Dubaï,il s’agit là de l’argent propre. Ils ne paient aucun impôt et les bénéfices des criminels israéliens et locaux sont énormes. Ils ont d’ailleurs investi beaucoup d’argent dans le business qui leur génère plusieurs millions de dollars par mois et même plus.»

Abdellatif Hammouchi retire sa plainte contre Reda Taoujni

Dans une vidéo postée sur les réseaux sociaux, l’activiste et ancien patron de presse Reda Taoujni, a annoncé que le Directeur Général de la Sûreté Nationale Abdellatif Hammouchi avait retiré la plainte qu’il a avait déposé contre lui début décembre.

Mohammed Reda Taoujni peut enfin souffler après avoir été sous le coup d’une plainte émanant de la Direction de le Sûreté Nationale suite à des propos tenus par l’activiste contre la direction régionale de la DGSN de la ville d’Agadir, jugés diffamatoires.

« J’ai reçu aujourd’hui une convocation de la gendarmerie royale d’Agadir, suite à la plainte qui a été déposé contre moi par le Directeur Général de la Sûreté Nationale, M. Abdellatif Hammouchi, concernant la vidéo que j’ai publiée le 3 septembre, dans laquelle j’avais fait le récit de mes 48h de garde à vue à la Wilaya de la sureté nationale d’Agadir», avait écrit l’activiste le 4 décembre sur sa page Facebook.

Aujourd’hui, dans une vidéo publiée sur YouTube, M. Taoujni a révélé avoir demandé audience aux responsables de la DGSN. Chose qu’il lui a été accordée rapidement.

Taoujni dit avoir été très agréablement surpris par la compétence, le sérieux et la capacité d’écoute que ces hauts responsables de la DGSN.

Sans donner trop de détail, il dit avoir été victime d’un très grand malentendu sur les motivations de ses propos et révèle non sans satisfaction, que le patron de la DGSN et à la lumière du compte redu de la réunion, avait donné des instructions pour retirer la plainte.

« Que de bonnes nouvelles matinales. Abdellatif Hammouchi, Directeur Général de la Sureté Nationale, vient de donner ses instructions pour retirer la plainte qui a été déposée contre moi. Les détails en vidéo cet après-midi » a-t-il écrit sur sa page Facebook ce jeudi.

Il faut dire que Mohammed Reda Taoujni qui depuis février 2018, date à laquelle il a décidé de tourner la page de son passif en tant que patron de presse et fondateur de l’hebdomadaire marocain Assahra Al Ousbouiya, sillonne les quartiers et la région de la ville d’Agadir pour dénoncer la mauvaise gestion de la ville et l’incompétence de ses élus. Il mènera une guerre contre les élus du PJD, avec des vidéos quotidiennes montrant le délabrement de la ville. Ce qui lui vaut, valeur d’aujourd’hui, deux décisions de la justice, la première liée au procès intenté contre lui par le député parlementaire du PJD Ramdane Bouachra, la deuxième par le maire d’Agadir et parlementaire Saleh Al Malouki.

Amzazi / Huawei : une fidélité sans faille

Plus le temps passe, plus Saaïd Amzazi, ministre de l’Éducation nationale et porte-parole du gouvernement, confirme sa fidélité sans faille au très puissant et non moins controversé l’équipementier télécom chinois Huawei. En pleine pandémie, notre ministre a bravé les dangers de contamination pour se plier aux exigences de la stratégie de relations publiques du géant chinois.

Les responsables de Huawei ont eu leurs photos avec les ministres, leur dépêche MAP et un passage au JT de 2M et la SNRT, et ce avant la fin d’exercice. Leur mission de relation publique de l’année 2020 s’est finalement bien dénouée, malgré une pandémie qui a paralysé le système éducatif dans sa totalité et freiné de manière extrêmement brutale l’économie nationale.

La réussite de cette mission hautement stratégique pour le géant chinois, qui cherche coûte que coûte à redorer son image, à la veille du lancement de la 5G qui connait de fortes perturbations de l’autre côté de la Méditerranée, est due bien évidement à la persévérance légendaire des équipes du constructeur mais surtout à la fidélité et la disponibilité de notre ministre de l’Éducation, Saaïd Amzazi.

Rappelez-vous, qu’en juin dernier, le jour même de l’annonce de la phase 1 du déconfinement, notre super ministre a pu dégager du temps pour recevoir seul, en l’absence de son ministre de l’enseignement supérieur, le Directeur Général de Huawei Technologies, Zhao Guohui.

Cette réunion a donné lieu au déroulement du tapis rouge devant des portes grandes ouvertes des universités marocaines, afin de permettre au géant chinois d’y installer, entre autres, un système d’éducation cloud dont les serveurs sont hébergés en Chine.

La réunion, qui a coïncidé avec la violente charge du Pentagone américain contre Huawei en le déclarant être sous le contrôle de l’armée chinoise, était particulièrement intrigante.

Notre rédaction s’était interrogée, sur la position officielle du gouvernement marocain, au sujet de la guerre sino-américaine sur la 5G compte tenu du contexte de la tenue de cette en réunion et de la qualité de porte-parole du gouvernement qu’avait hérité Amzazi de l’ancien ministre de communication, Hassan Abyaba.

Depuis, la pandémie a fait son chemin. La deuxième vague a saturé notre système de santé et la situation sanitaire et économique semble avoir une seul et unique issue, le vaccin chinois Sinopharm.

Ce mardi 24 novembre, et comme on l’a annoncé plus haut, Saaïd Amzazi a organisé, en dépit de la virulence de la deuxième vague particulièrement virulente, une cérémonie en présentielle de remises des prix aux lauréats de la la Huawei ICT Competition 2020.

Une cérémonie à laquelle ont participé le ministre délégué chargé de l’Enseignement supérieur et de la recherche scientifique, Driss Ouaouicha, le responsable de Huawei que la MAP a omis de citer ainsi que les équipes de l’ENSA de Berrchid, relevant de l’université Hassan I de Settat et de l’ENSA de Tétouan, de l’université Abdelmalek Essaâdi, lauréats du prix Huawei.

Coopérer avec Huwaei n’est pas un tabou ni un crime. Toutefois, ne pas disposer de stratégie et ne pas faire preuve de cohérence gouvernementale, est un manquement de devoir de ministre.

Cette activité de remise de prix, à laquelle le ministre Amzazi s’est particulièrement mobilisé, aurait pu être gérée par un responsable administratif qui aurait inhibé le caractère politique d’une rencontre avec un opérateur mondial catalogué comme le bras armée de l’influence politique, économique et de renseignement d’une puissance hégémonique.

D’ailleurs, ça n’a pas raté. Huawei a eu droit, le jour de la tenue de la cérémonie de Amzazi. à un publireportage de la MAP.

En effet, les équipes de Khalil Hachimi Idrissi ont publié ce mardi 24 novembre, une dépêche sous le titre «La 5G, une réponse urgente aux besoins de la télémédecine» dans laquelle la parole a été donnée au directeur marketing stratégique chez Huawei Maroc, Chakib Achour.

M. Achour n’a pas manqué l’occasion pour louer les bienfaits magiques de la technologie maison. «La 5G permet une combinaison magique entre plusieurs paramètres, pour générer des solutions intelligentes, concrètes et rationnelles au profit de la télémédecine» a-t-il déclaré à la MAP.

Au delà de la 5G, notre directeur marketing, s’est montré rassurant en évoquant la nécessité de couvrir les aspects de cybersécurité et de données personnelles.

« Cette réflexion doit aussi inclure les aspects de la cybersécurité, relatifs aux données personnelles de Santé. A ce titre, un système souverain de contrôle de l’accès et des usages de la donnée de Santé est requis afin de garantir la traçabilité des processus médicaux et le contrôle de l’intégrité de la donnée médicale.» a renchéri le responsable de Huawei.

Des aspects que Huawei dispose bien évidement dans son large éventail de services BtoG.

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