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Simon Martin : l’ambassadeur britannique qui met en péril les relations UK-Maroc

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L’ambassadeur britannique à Rabat, Simon Martin, a tenté de dissuader son gouvernement de reconnaître la marocanité du Sahara, rapporte Maghreb Intelligence. Un jeu nauséabond qui met en péril les relations entre le Royaume-Uni et le Maroc.

En janvier 2024, une délégation de parlementaires britanniques, menée par le député conservateur Daniel Kawczynski, a effectué une visite officielle à Rabat. Kawczynski, un ardent défenseur de la marocanité du Sahara, avait pour mission de réaffirmer aux officiels marocains que le Sahara fait partie intégrante du royaume du Maroc, qu’il considère comme un « allié extrêmement important du Royaume-Uni ».

Cependant, ce qui devait être un signe de rapprochement entre Londres et Rabat s’est transformé en une controverse diplomatique, due aux manœuvres de l’ambassadeur britannique à Rabat, Simon Martin. Selon Daniel Kawczynski, l’ambassadeur Martin a tenté à plusieurs reprises de dissuader le gouvernement britannique de reconnaître officiellement la souveraineté marocaine sur le Sahara, une position déjà adoptée par les États-Unis.

«Tout laissait croire que Londres était en bon chemin pour reconnaître la marocanité du Sahara. Sauf que, grande surprise, c’est l’ambassadeur britannique à Rabat, Simon Martin, qui faisait tout son possible pour dissuader son gouvernement de sauter le pas et suivre la position du gouvernement américain» écrit Maghreb Intelligence.

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Lors de la visite de la délégation britannique, Kawczynski rapporte avoir eu des échanges téléphoniques tendus avec l’ambassadeur Martin, ce dernier insistant sur le fait que Londres ne pouvait pas reconnaître la marocanité du Sahara.

« Lors de notre visite au Maroc en janvier dernier, nous avons eu des échanges téléphoniques très insatisfaisants avec l’ambassadeur britannique. Comme à de nombreuses occasions, il a insisté que nous ne pouvons pas reconnaître le Sahara », a déclaré Kawczynski.

L’argument principal de l’ambassadeur Martin repose sur les répercussions potentielles de cette reconnaissance sur les relations du Royaume-Uni avec ses territoires d’outre-mer, notamment les Îles Malouines. Une position qui, selon Kawczynski, contraste avec celle de la France, qui possède également des territoires d’outre-mer mais a entamé un processus de reconnaissance de la marocanité du Sahara.

La réaction marocaine à cette controverse est, pour le moment, restée discrète. Le ministre des Affaires étrangères marocain, Nasser Bourita, habituellement prompt à réagir dans de telles situations, n’a pas encore fait de déclaration officielle sur cette affaire.

Élections générales britanniques : Rishi Sunak surprend avec un scrutin en juillet

Le Premier ministre britannique, Rishi Sunak, a pris tout le monde de court en annonçant des élections générales pour l’été. Le scrutin se tiendra le jeudi 4 juillet, une première pour ce mois depuis 1945. Cette décision est d’autant plus surprenante que les observateurs s’attendaient à ce qu’il attende jusqu’à l’automne pour déclencher les élections, qui n’ont pas légalement besoin d’avoir lieu avant janvier 2025.

Un pari audacieux pour les Conservateurs

En choisissant d’avancer la date des élections, Rishi Sunak et son Parti conservateur prennent un pari audacieux. Ils espèrent décrocher un cinquième mandat consécutif, face à un Parti travailliste dirigé par Sir Keir Starmer, qui domine actuellement les sondages d’opinion. Cette décision de Sunak intervient dans un contexte économique marqué par une baisse significative de l’inflation.

Du côté du Parti travailliste, l’annonce de ces élections anticipées n’a pas suscité de panique. Au contraire, ils se disent prêts à relever le défi. La chancelière fantôme, Rachel Reeves, a réagi avec détermination en déclarant : “Qu’ils viennent”.

Enjeux de la campagne

Les enjeux de cette campagne électorale seront multiples. Outre l’économie et la lutte contre l’inflation, des sujets comme le Brexit, la santé publique et l’éducation seront au cœur des débats. Les Conservateurs devront défendre leur bilan et convaincre les électeurs de leur capacité à continuer à diriger le pays. De leur côté, les Travaillistes mettront en avant leur programme de changement et de renouveau pour tenter de capitaliser sur le mécontentement des électeurs à l’égard du gouvernement actuel.

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