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L’Espagne supprime la TVA sur les denrées alimentaires de base et réduit la TVA sur les huiles et les pâtes

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Le président du gouvernement d’Espagne, Pedro Sánchez, a annoncé mardi la réduction, pour une durée de six mois, de la TVA sur les produits alimentaires, qui passera de 4 % à 0 % pour les aliments de base et de 10 % à 5 % pour les huiles et les pâtes.

Mardi, Pedro Sánchez, a annoncé une nouvelle série de mesures anti-crise en raison de la guerre en Ukraine. Les mesures comprennent un chèque pour les familles dont le revenu annuel est inférieur à 27 000 euros et une réduction de la TVA sur les aliments de base tels que le pain, le lait et les œufs. Ces mesures, qui auront un impact économique de plus de 10 milliards d’euros, entreront en vigueur le dimanche 1er janvier.

Baisse de la TVA

La suppression temporaire de la TVA vise les aliments de base tels que le pain, la farine panifiable, le lait de toute espèce animale, le fromage, les œufs, les fruits, les légumes, les légumineuses, les pommes de terre et les céréales. Ces produits alimentaires bénéficiaient déjà du taux de TVA super-réduit de 4 % et passeront désormais à 0 % pour les six prochains mois.

En outre, le président du gouvernement, Pedro Sánchez, a annoncé que le taux pour les huiles (y compris l’huile d’olive) et les pâtes sera également réduit de moitié : de 10% à 5% durant la même période.

200 € d’aide directe pour les familles

Afin d’aider les ménages à atténuer la hausse de l’inflation, notamment après l’augmentation du prix des produits de base, le Conseil des ministres a approuvé une aide de 200 euros pour 4,2 millions de familles, celles dont le revenu annuel ne dépasse pas 27 000 euros. Ce paiement ne pourra être effectué qu’une seule fois par virement bancaire : il faudra en faire la demande auprès de l’Agence fiscale et fournir le numéro de compte où le paiement doit être reçu.

Transports publics : Maintien de la gratuité des trains de banlieues et régionaux

L’exécutif maintient la gratuité des abonnements aux trains de banlieue et régionaux : Cercanías, Rodalies et Media Distancia durant toute l’année 2023. Il a été également décidé de maintenir la réduction de 30 % sur les transports publics urbains et interurbains.

Prolongement des réductions des taxes sur l’électricité et le gaz

Les réductions de taxes sur l’électricité et le gaz ont également été prolongées pour les six prochains mois. Ainsi, la TVA sur l’électricité restera à 5 % (contre les 10 % habituels), la taxe sur la production sera supprimée et la taxe sur l’électricité sera réduite au minimum autorisé. Cela signifie que la facture d’électricité continuera à être réduite par le biais de la fiscalité. En revanche, le prix maximum de la bouteille de butane reste plafonné.

Plafonnement des loyers

Le gouvernement espagnol a poussé la prolongation jusqu’au 31 décembre de la limite de 2% pour la mise à jour annuelle des loyers. Ainsi, lors de l’actualisation du prix annuel d’un contrat de location, même s’il a été convenu que celui-ci serait fixé en fonction de l’indice des prix à la consommation, il ne peut être augmenté que de 2 % au maximum. En outre, les locataires dont le contrat se termine entre le 1er janvier et le 30 juin pourront le prolonger de six mois supplémentaires dans les mêmes conditions. Cela leur évite de devoir signer un nouveau contrat dans lequel le propriétaire peut augmenter le prix librement.

Mesures pour les ménages vulnérables

Le Conseil des ministres d’Espagne a donné son feu vert à plusieurs mesures destinées à aider les ménages vulnérables : la suspension des expulsions pour ces familles est prolongée de six mois, l’interdiction de la coupure des produits de première nécessité pour 2023 et le prolongement du chèque social. En outre, l’augmentation de 15 % du revenu minimum d’existence (RMI) et des pensions de retraite ou d’invalidité non contributives est maintenue.

300 millions € d’aide directe aux agriculteurs

Pour les agriculteurs, le gouvernement allouera 300 millions d’euros d’aides directes pour compenser l’augmentation des coûts de production due à la hausse des prix des engrais. Le gouvernement, a déclaré Pedro Sánchez, «veillera» à ce que toutes ces aides soient correctement répercutées sur le prix des denrées alimentaires. Cela signifie que les distributeurs seront empêchés de conserver une marge plus élevée en maintenant les prix de produits qui, en théorie, devraient être moins chers.

Subvention aux carburants pour les transports, agriculteurs et pêcheurs

Le Conseil des ministres espagnol a supprimé la subvention générale de 20 centimes d’euro par litre de carburant. En revanche, il maintient la subvention des carburants pour les transports routiers professionnels, les agriculteurs, les compagnies maritimes et les pêcheurs.

Parmi les compagnies pétrolières, Repsol prolongera son rabais supplémentaire de 10 cents par litre pour les particuliers jusqu’à la fin mars (après cette date, il sera lié à l’achat d’autres produits). Les agriculteurs recevront également une autre aide, pouvant aller jusqu’à 20 centimes par litre, par le biais du remboursement de la taxe spéciale sur les hydrocarbures. Son coût s’élève à 240 millions d’euros. Tandis que pour les pêcheurs, l’aide coûtera 120 millions d’euros.

Soutien à l’industrie à forte utilisation de gaz

Une nouvelle ligne de liquidité de 500 millions d’euros a été ouverte auprès de l’Institut de crédit officiel (ICO) par le gouvernement espagnol pour aider l’industrie dépendante du gaz. A cet effet, des aides ont été accordées au secteur de la céramique et à d’autres sous-secteurs pour un montant supplémentaire de 450 millions d’euros.

(Source : El Pais et EFE)

Faillite des plate-forme des crypto-monnaies : FTX fait couler BlockFi

BlockFI la plateforme qui permet d’épargner, échanger et dépenser des cryptomonnaies avec un système d’intérêt et de cashback en bitcoins dépose le bilan. La société américaine était financièrement lié à FTX, le numéro deux mondial du secteur qui s’est effondré en quelques jours, avant d’officiellement se déclarer en faillite le 11 novembre dernier.

BlockFi, un prêteur de crypto-monnaies et une société de services financiers, a déposé son bilan lundi, devenant ainsi la dernière société de l’industrie de la crypto-monnaie mise à mal par l’implosion de la bourse en difficulté FTX.

Dans une annonce officielle, la société basée dans le New Jersey a déclaré qu’elle «se concentrera sur le recouvrement de toutes les obligations dues à BlockFi», mais que «les recouvrements de FTX seront retardés» en raison de la procédure de faillite en cours à la bourse de crypto-monnaie déchue.

BlockFi est également en train de licencier une grande partie de son personnel, a précisé la même source.

La société, qui permettait aux utilisateurs de gagner du rendement en déposant des crypto-monnaies inactives sur la plateforme, a d’abord interrompu les retraits le 11 novembre, le jour même où FTX a déposé son bilan. «Nous, comme le reste du monde, avons découvert cette situation par Twitter», avait écrit BlockFi dans une lettre. «Nous sommes choqués et consternés par les nouvelles concernant FTX et Alameda.»

Les liens entre BlockFi et FTX

BlockFi était en difficulté depuis le printemps, lorsque l’effondrement de plusieurs sociétés de crypto-monnaies influentes a semé la panique sur le marché, faisant plonger la valeur des crypto-monnaies comme le bitcoin. En juin, FTX a accepté de mettre à la disposition de la société une ligne de crédit de 400 millions de dollars avec l’option d’acheter BlockFi.

En juin, FTX a accepté de mettre à la disposition de la société une ligne de crédit de 400 millions de dollars avec l’option d’acheter BlockFi. Cela c’est passé une semaine après que le prêteur de crypto-monnaies ait réduit son personnel d’environ 20 %. Une réduction d’effectif qu’il avait justifié par de «l’évolution spectaculaire des conditions macroéconomiques au niveau mondial.»

Mais cet accord signifiait que BlockFi était financièrement lié à FTX, et sa stabilité est devenue incertaine ce mois-ci après une série de révélations sur les faux pas de l’entreprise et la gestion suspecte de FTX. Quelques jours après l’effondrement de la bourse, le 15 novembre, BlockFi a suspendu les retraits massif de ses clients et ne les a toujours pas rouverts.

BlockFi n’est pas le premier prêteur de crypto-monnaies à s’effondrer au cours d’une année dévastatrice pour le secteur. Après le crash du printemps, au cours duquel le bitcoin a chuté de 20 % en une semaine, deux autres prêteurs, Celsius Network et Voyager Digital, ont déposé le bilan.

BlockFi, qui est basé à Jersey City, dans le New Jersey, a été créé en 2017 et revendiquait, l’an dernier, plus de 450 000 clients particuliers qui peuvent obtenir des prêts en quelques minutes, sans vérification de crédit. «Nous ne sommes qu’au début de cette affaire», a déclaré Flori Marquez, cofondateur de BlockFi, au New York Times en septembre.

Notons qu’en dépit la panique suscitée par la série des faillites dans le monde des cryptomonnaies, la semaine écoulée aura, en revanche, les marchés financiers traditionnels restent à ce jour hermétiques aux difficultés des devises numériques.

Le Roi Mohammed VI exhorte le gouvernement à lancer une offre Maroc de l’hydrogène vert

Les images de la réunion présidée par le Roi Mohammed VI, ce mardi au Palais Royal de Rabat, montrent le souverain interpellant la ministre Leila Benali sur l’état d’avancement des divers chantiers des énergies renouvelables. La jeune ministre, sur laquelle pesaient les regards du Conseiller Royal Fouad Ali El Himma et du ministre de l’Intérieur Abdelouafi Laftit, a reçu les ordres pressants du Roi pour accélérer la réalisation du projet Noor Midelt et d’élaborer, dans les meilleurs délais, une «Offre Maroc» opérationnelle et incitative, de la filière de l’hydrogène vert.

Baptême de feu pour la jeune ministre de la transition énergétique et du développement durable, ce mardi 22 novembre. Leila Benali a dû assumer devant le Roi Mohammed VI, le retard pris par son gouvernement et son département dans la mise en oeuvre des différents projets des EnR.

Cela c’est passé lors d’une réunion présidée par le souverain au Palais Royal de Rabat, marquée par l’absence de l’un des premiers pollueurs du royaume, Aziz Akhannouch, propriétaire de la compagnie pétrolière Afriquia Gaz, contaminé par le Covid, et du président de Masen, Mustapha Bakkoury, apparement toujours en disgrâce.

Assise aux cotés du Conseiller royal Fouad Ali El Himma, Leila Benali avait à sa gauche, Abderrahim El Hafidi, Directeur général de l’ONEE, dernière personne qui la sauverait de la noyade. En face, outre le visage placide de la ministre l’économie Nadia Fettah, le regard inquisiteur du ministre de l’Intérieur, le gardien du temple et sentinelle contre tout risque de délestage, rajoutait davantage de pression sur les épaules de la ministre, visiblement intimidée par la présence du Roi.

Les caméras de la SNRT montrent des images où la ministre est interpelée par le souverain et celles où elle lisait studieusement son rapport, sans regarder l’assistance. Tout porte à croire que l’exercice n’était pas simple pour la ministre.

Noor Midelt

Selon le communiqué du Cabinet royal publiée sur la MAP, cette réunion de travail présidée par le Roi Mohammed VI a été consacrée au développement des énergies renouvelables et aux nouvelles perspectives dans ce domaine.

Elle s’inscrit dans le cadre du suivi régulier par le Souverain des objectifs stratégiques que le Royaume s’est fixés en matière de développement à grande échelle des énergies renouvelables, notamment celui de porter la part de ces énergies à plus de 52% du mix électrique national à l’horizon 2030.

Suite à l’exposé fait par Leila Benali, le Roi Mohammed VI a donné ses hautes directives en vue d’accélérer le développement des énergies renouvelables, notamment les énergies solaire et éolienne.

«En construisant sur ses avancées, le Maroc devrait accélérer le déploiement des énergies renouvelables afin de renforcer sa souveraineté énergétique, réduire les coûts de l’énergie et se positionner dans l’économie décarbonée dans les décennies à venir», souligne le communiqué.

A cet égard, le souverain a demandé d’accélérer la réalisation des trois projets d’énergie solaire Noor Midelt.

Pour rappel, les projets Noor Midelt ont été affecté par l’annonce des résultats décevants du bilan des centrales Noor I, II et III de Ouarzazate. Lesquels résultats ont été révélés par un rapport du CESE en juillet 2020, faisant état de pertes annuelles de MASEN dépassant les 800 millions de dirhams.

Alors que la première phase du projet Noor Midelt a été lancée en 2018 et devrait entrer en service cette année, Noor Midelt 2 accuse un retard de 3 ans.

L’appel d’offre de Noor Midelt II a été rendu public le 23 mai 2019. Il a été remporté par un consortium composé de EDF Renouvelables (France), Masdar (Emirats Arabes Unis) et Green of Africa (Maroc).

Les choix technologiques et les tarifs préférentiels pratiqués par Masen seraient la cause des déficits de l’agence. Les réajustements seront ainsi opérés sur les stations de Midelt notamment par la combination de l’énergie thermo-solaire (CSP) et photovoltaique (PV).

Instructions royales : élaborer une «Offre Maroc» opérationnelle et incitative de l’hydrogène vert

Le communiqué du Cabinet Royal précise par ailleurs, que le Roi Mohammed VI a également ordonné lors de cette réunion, l’élaboration dans les meilleurs délais d’une «Offre Maroc» opérationnelle et incitative, couvrant l’ensemble de la chaîne de valeur de la filière de l’hydrogène vert au Maroc. Elle devrait comprendre, outre le cadre réglementaire et institutionnel, le schéma des infrastructures nécessaires.

Une offre qui aura pour objectif de placer le Maroc dans le club des pays à fort potentiel dans la filière émergente de l’hydrogène vert et de ses usages et répondre aux multiples projets portés par des investisseurs et leaders mondiaux.

La COP27 a mis à nu l’inertie du gouvernement Akhannouch

On l’a vu dans la diplomatie, on le voit aujourd’hui dans les EnR, sans la pression du Roi Mohammed VI le gouvernement Akhannouch ne bouge pas d’un iota.

Si on a perd jour après jour les points arrachés par le souverain sur le plan diplomatique, la COP27 de Charm el-Cheikh nous alerte des risques de perte du leadership du Royaume sur les énergies renouvelables.

Les chiffres d’investissement dans la transition énergétique annoncés par l’Egypte et l’Afrique du Sud lors de cette conférence sur le climat sont faramineux.

L’Afrique du Sud s’est fixé pour objectif d’attirer jusqu’à 250 milliards de dollars dans son industrie naissante de l’hydrogène vert d’ici 2050, afin de «tirer parti des abondantes sources d’énergie solaire et éolienne». Une industrie qui pourrait créer 1,4 million d’emplois et générer jusqu’à 30 milliards de dollars de revenus annuels d’ici 2050.

Pour sa part, la zone économique égyptienne du canal de Suez a signé des accords sur l’énergie verte d’une valeur de 83 milliards de dollars durant la Cop27. Ces accords ont dépassé les attentes de la zone économique, qui n’espérait que 25 milliards de dollars.

L’Égypte a en effet, signé neuf accords-cadres avec des compagnies d’électricité internationales pour des installations d’hydrogène vert et d’ammoniac dans la zone économique le long de la mer Rouge.

Ces installations produiraient collectivement jusqu’à 7,6 millions de tonnes d’ammoniac vert et 2,7 millions de tonnes d’hydrogène par an.

L’Afrique pourrait s’emparer de 10 % du marché mondial de l’hydrogène vert

Les Émirats arabes unis sont les premiers partenaires d’Al-Sissi pour mener ces projets. Masdar, société d’Abu Dhabi spécialisée dans les énergies propres, et AMEA Power, basée à Dubaï ont été mis à contribution.

Il faudra attendre 2035 pour que tous les projets soient opérationnels permettant à l’Égypte de réaliser son ambition de devenir un centre d’hydrogène vert.

Environ 20 % des 83 milliards de dollars sont des investissements «en espèces», tandis que 80 % seront sous forme de transfert de technologie.

L’Égypte souhaite que 42 % de son énergie provienne de sources renouvelables d’ici 2035, contre 11 % environ en 2019.

L’Afrique pourrait s’emparer de 10 % du marché mondial de l’hydrogène vert d’ici 2050, car la demande de carburant plus propre continue de croître dans le cadre des efforts de décarbonisation.

Hydrogène vert marocain : Plus 90 millards de dollars d’investissement à horizon 2030 selon les estimations du gouvernement Saad Dine El Otmani

Un rapport «Feuille de route de l’hydrogène vert», publié en janvier 2021 par le gouvernement Saad Dine El Othmani, estimait l’investissement cumulé nécessaire au développement de la filière de l’hydrogène vert au Maroc, entre 90 milliards de dirhams à l’horizon de 2030 et 760 milliards de dirhams à l’horizon de 2050.

«En raison de sa situation géographique optimale et de ses ressources exceptionnelles en énergies renouvelables, le Maroc peut devenir un acteur clé du développement de la filière de l’hydrogène vert au niveau régional et peut capter jusqu’à 4% de la demande mondiale en molécules vertes», citait le rapport..

«L’Objectif est de positionner le Maroc dès aujourd’hui sur l’hydrogène vert en tant que solution technologique de conversion et de stockage d’énergie, à l’instar du Japon, de l’Allemagne, de la France, du Danemark, de l’Espagne…» soulignait la même source.

Applications de l’hydrogène vert – Feuille de Route de l’Hydrogene Vert Janvier 2021

Une usine écossaise fabriquera le plus long câble sous-marin du monde transportant de l’énergie propre reliant le Maroc au Royaume-Uni

La nouvelle est tombée ce mois d’août. Une nouvelle usine sera construite à Hunterston, en Écosse, dans l’optique de fabriquer le plus long câble sous-marin du monde qui transportera de l’énergie propre du Maroc au Royaume-Uni. Le projet coûtera 21,9 milliards de dollars.

Le fabricant de câbles sous-marins XLCC va construire une usine à Hunterston, en Écosse, et sa première production sera destinée au projet Xlinks Morocco-UK Power. Il fournira quatre câbles sous-marins de 3 800 km de long, dont la première phase, entre 2025 et 2027, reliera l’énergie éolienne et solaire produite au Sahara Marocain à Alverdiscott, dans le North Devon, un district non-métropolitain situé dans le comté du Devon, en Angleterre.

Ces câbles se connecteront à un parc solaire et éolien de 10,5 gigawatts (GW) qui sera construit dans la région Guelmim-Oued Noun et qui alimentera le Royaume-Uni en énergie propre.

Deux des quatre câbles sous-marins de 1,8 GW en courant continu haute tension (CCHT) seront les plus longs du monde. Ils nécessiteront 90 000 tonnes d’acier, et XLCC a signé mi-août au Parlement la charte britannique de l’acier, dans laquelle elle s’engage à utiliser de l’acier britannique.

Cette initiative va pratiquement doubler la production mondiale actuelle de câbles CCHT.

Le câble Guelmim-Devon couvrira 8% des besoins en électricité de la Grande-Bretagne

Le projet Xlinks Maroc-UK Power couvrira une zone d’environ 1 500 kilomètres carrés au Maroc et sera connecté exclusivement au Royaume-Uni via 3 800 km de câbles sous-marins HVDC. Ils suivront la route en eaux peu profondes du Maroc au Royaume-Uni, en passant par l’Espagne, le Portugal et la France.

Xlinks affirme que le projet Maroc-Royaume-Uni sera capable d’alimenter en électricité 7 millions de foyers britanniques d’ici 2030. Une fois terminé, le projet sera capable de fournir 8% des besoins en électricité de la Grande-Bretagne.

Un investissement de 21,9 milliards de dollars

Le projet coûtera 21,9 milliards de dollars. Xlinks construira 7 GW d’énergie solaire et 3,5 GW d’énergie éolienne, ainsi que des batteries de stockage sur site de 20GWh/5GW, au Maroc. Le câble de transmission sera composé de quatre câbles. Le premier câble sera actif au début de 2027, et les trois autres devraient être lancés en 2029. Un accord a été conclu avec le National Grid pour deux connexions de 1,8GW à Alverdiscott dans le Devon.

Le site situé au Sahara marocain, accueillera également une installation de stockage par batterie de 20 GWh/5GW. Santosh Patel, directeur de la société de conseil en projet Pick Everard, a déclaré au médias britanniques : «Nous sommes enthousiastes et fiers de participer à la création d’une nouvelle industrie verte de haute technologie pour le Royaume-Uni et de soutenir l’effort en faveur d’une production nette zéro».

«Du point de vue de la fabrication, des câbles sous-marins seront créés à une longueur jamais vue auparavant, tandis que les consommateurs pourront bénéficier d’un coût unitaire beaucoup plus bas pour leur énergie une fois le projet pleinement mis en œuvre.»

L’Europe à court d’énergie

L’Europe est au cœur d’une crise énergétique. L’incertitude quant à l’acheminement du gaz naturel en raison de la guerre de la Russie en Ukraine a provoqué une flambée des prix. Le prix du gaz naturel a grimpé jusqu’à 500 dollars par baril d’équivalent pétrole, soit dix fois la moyenne normale, alimentant les craintes de pénuries hivernales et de maisons froides.

Par ailleurs, les gouvernements occidentaux se sont engagés à atteindre des objectifs de réduction nette des émissions de carbone et voici un moyen d’accélérer les progrès. Au lieu de dépendre du gaz russe, les pays occidentaux devraient développer leurs propres formes d’énergie, plus propres et plus vertes.

Ce processus est en cours. Le projet Guelmim-Devon en est l’exemple parfait.

L’Europe tente de se sevrer du gaz russe, mais elle n’y parviendra pas cet hiver. Les prix ont fortement augmenté la semaine dernière lorsque l’entreprise publique russe Gazprom a annoncé la fermeture imprévue pour maintenance de son gazoduc Nord Stream 1. La crainte est que l’approvisionnement en gaz pour répondre à la demande de l’Europe soit insuffisant.

80% d’augmentation des prix de l’électricité au Royaume-Uni

Les factures d’énergie au Royaume-Uni vont bondir de 80 % cet hiver, a annoncé vendredi l’Ofgem, le régulateur de l’énergie du pays, alors que la guerre en Ukraine continue de faire grimper les prix.

Cette hausse signifie que le ménage moyen devra débourser 4 182 euros chaque année pour chauffer et alimenter sa maison, ce qui a conduit les ONG à avertir que des millions de personnes seront plongées dans la pauvreté, à moins que le gouvernement n’intervienne.

Mais comment les prix de l’énergie au Royaume-Uni se comparent-ils à ceux de l’Europe ?

Ce tableau montre quels sont les ménages européens qui paient le plus pour leurs factures de gaz et d’électricité et ceux qui paient le moins.

Les Pays-Bas se déclarent officiellement en «pénurie d’eau»

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Les Pays-Bas entrent dans une troisième semaine de pénurie d’eau officielle, à la suite d’un été exceptionnellement sec et des températures dépassant à nouveau les 30 degrés. Pour y faire face, le gouvernement néerlandais travaille sur une gestion intelligente de l’eau et la sauvegarde des digues.

Le 2 août, le gouvernement néerlandais a officiellement déclaré le pays en « pénurie d’eau ». De violentes vagues de chaleur ont frappé une grande partie de l’Europe le mois dernier, suscitant des appels à redoubler d’efforts pour lutter contre le réchauffement climatique, qui, selon les scientifiques, rend les périodes de chaleur extrême plus fréquentes et plus meurtrières.

L’annonce du gouvernement néerlandais ne s’est pas accompagnée pas d’interdictions majeures, car les stocks d’eau potable ne sont pas menacés. Toutefois, comme les deux tiers de la population néerlandaise vivant sous le niveau de la mer, les sécheresses peuvent rapidement devenir un problème aigu aux Pays-Bas, entraînant l’envasement des rivières et entravant la circulation de l’eau.

L’Etat compte sur la prise de conscience des habitants pour éviter les gaspillages. Toutefois, au niveau local, les interdictions d’utiliser les eaux de surface à des fins agricoles se multiplient. Car l’eau diminue à vue d’œil.

Les grands utilisateurs d’eau, tels que les industries sidérurgique et chimique et les fabricants de produits alimentaires, n’ont pas encore dû interrompre leur production, mais ils pourraient bientôt rejoindre les secteurs de la navigation et de l’agriculture et subir les conséquences de la sécheresse, a déclaré à l’AD Roy Tummers, porte-parole de l’institut des eaux industrielles VEMW.

Assèchement des voies navigables

L’assèchement des digues pose un autre problème, car beaucoup d’entre elles ont besoin du poids de l’eau elle-même pour rester solides.

«Depuis plusieurs semaines, nous constatons que les Pays-Bas sont de plus en plus secs en raison de l’évaporation dans notre propre pays et du très faible débit des rivières en provenance de l’étranger», a déclaré Michele Blom, de l’agence nationale des travaux publics et de la gestion de l’eau, chargée de superviser un groupe de travail sur la sécheresse.

En ce moment, les barges sur le Rhin inférieur – une voie importante pour le transport du charbon de Rotterdam vers les aciéries et les producteurs d’électricité allemands – fonctionnent à moins de la moitié de leur capacité.

Le ministère néerlandais des infrastructures et des transports a déclaré qu’à partir de mardi, l’eau s’écoulait dans le Rhin à 850 mètres cubes par seconde à Lobith, la ville orientale où il entre aux Pays-Bas, «exceptionnellement bas pour la période de l’année».

L’IJselmeer, un grand lac artificiel d’eau douce situé dans le nord du pays qui a été creusé dans la mer du Nord au 20e siècle, est raisonnablement rempli et peut fournir de l’eau à la province de Groningue.

Cependant, les niveaux des eaux souterraines baissent et «sont très bas dans certains endroits du sud», a déclaré le ministère, ce qui entraîne la prolifération d’algues et la mort de poissons.

Appels à la vigilance pour l’utilisation de l’eau potable

Les districts de distribution d’eau néerlandais appellent la population à l’économie d’eau potable. Les provinces méridionales de Zeeland et de Limburg demandant à la population de ne pas utiliser les eaux de surface pour l’arrosage.

La baisse des niveaux d’eau augmente la température et la teneur en sel de l’eau, ce qui peut entraîner la corrosion et l’usure des installations, en particulier dans les provinces occidentales où la salinisation devient un problème.

La température de l’eau est un autre problème potentiel. Si l’eau est trop chaude, les entreprises peuvent ne pas être autorisées à libérer l’eau qu’elles ont utilisée pour le refroidissement, ce qui peut également entraîner des pertes de production.

Bloomberg : L’Europe se dirige droit vers une pénurie de diesel

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Malgré une nette détente du prix du pétrole ces derniers jours, l’Europe se dirige droit vers une pénurie de diesel et de ses dérivés, notamment le fioul, alerte Bloomberg. L’hiver commence déjà à pointer le bout de ses froides menaces dans les esprits des européens.

Les expéditions de carburant de type diesel en provenance des pays de l’ex-Union soviétique devraient diminuer ce mois-ci, ce qui pourrait compliquer une situation d’approvisionnement déjà chaotique en Europe, rapporte Bloomberg.

Les exportations de gasoil et de diesel de la région devraient baisser de 4 % en août par rapport au mois précédent, selon la société d’analyse du commerce pétrolier maritime Petro-Logistics SA. Une grande partie – sinon la totalité – de l’offre proviendra de Russie, un important fournisseur de ces carburants, en particulier pour l’Europe.

Faiblesse des niveaux d’eau des voies navigables

Les faibles niveaux d’eau sur la voie fluviale cruciale du Rhin entravent les flux de diesel et d’autres produits de base vers l’Europe intérieure. Le continent a récemment connu plusieurs pannes de raffineries, planifiées ou non, et les gouvernements ont récemment déclaré qu’ils allaient libérer du pétrole des réserves stratégiques pour soutenir l’offre.

En novembre prochain, les stocks de carburant de type diesel dans le nord-ouest de l’Europe devraient atteindre leur niveau le plus bas depuis au moins le début de 2011. Cela se passera quelques mois avant l’entrée en vigueur de l’interdiction par l’Union européenne des importations maritimes en provenance de Russie, qui est actuellement le principal fournisseur extérieur du continent. Les stocks dans les entrepôts indépendants de la plateforme pétrolière Amsterdam-Rotterdam-Anvers sont actuellement à leur plus bas niveau saisonnier depuis au moins 2008.

Les exportations prévues ce mois-ci en provenance des pays de l’ex-Union soviétique font suite à un mois de juillet «fort» et sont en hausse de 8 % par rapport à l’année précédente, a déclaré à Bloomberg Daniel Gerber, directeur général de Petro-Logistics.

La société estime les flux de Primorsk – le principal port russe pour l’expédition de diesel à l’étranger – à 1,15 million de tonnes ce mois-ci. Cela représente environ 280 000 barils par jour, soit peu de changement par rapport aux prévisions de juillet.

Le diesel, pillier des économies de l’Europe du Nord-Ouest

Le diesel est capital pour le fonctionnement des économies de l’Europe du Nord-Ouest. Pour une partie de son parc automobile, bien sûr, mais également pour le chauffage (fioul) ou pour alimenter nombre d’industries et d’usines en énergie, rappelle Thomas Burgel.

Or, le stock sur lequel le continent est assis est dangereusement bas, alors même que les fournitures d’électricité, de gaz, de charbon et de pétrole ne sont pas garanties, dans un contexte de tensions internationales sur l’énergie, de difficultés techniques du nucléaire, en France notamment, de guerre de la Russie en Ukraine et des sanctions et embargos qui en découlent.

«Le stress énergétique européen est tel que Londres commence à se préparer à des black-outs et coupures au creux de l’hiver et –exemple curieux parmi d’autres angoisses plus classiques– que les crématoriums allemands s’inquiètent» écrit le journaliste.

Les spéculations découragent le stockage

L’essor du Trading en ligne de ces dernières années, a poussé le marché à se tourner vers les marchés à terme. Relativement faciles d’accès, entièrement négociables en ligne et ne nécessitent pas de capital conséquent.

Le volume sur ces marchés sont devenus tellement importants qu’ils influent sur le comportement des investisseurs et des stockeurs des hydrocarbures. Aujourd’hui, ces marchés connaissent un phénomène nommé «backwardation», ou «déport», lors duquel le prix d’un contrat à terme est inférieur au prix au comptant.

Les traders se voient ainsi découragés de constituer des stocks, puisque le bien qu’ils échangent perdra de la valeur dans les mois qui viennent. L’hiver arrive, et il risque donc d’être particulièrement rude pour l’Europe.

L’effondrement de l’immobilier en Chine risque d’aggraver le choc économique

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L’effondrement de l’immobilier en Chine est une réalité. S&P Global Ratings estime qu’environ 20 % des promoteurs chinois risquent l’insolvabilité. La construction étant à l’arrêt, les propriétaires ne voient pas d’autre solution que de ne plus payer leurs emprunts. Une crise inédite qui entraîne dans son sillage à la fois les banques et les gouvernements provinciaux, ce qui risque d’avoir un impact plus important sur la deuxième plus grande économie du monde.

Les défauts de paiement se sont multipliés au cours des 12 derniers mois dans le secteur immobilier chinois, après que le modèle de croissance des promoteurs, basé par l’endettement, se soit effondré.

La crise trouve son origine dans la décision du gouvernement chinois d’imposer en 2021 des restrictions drastiques sur les prêts hypothécaires et l’accès des promoteurs au financement. Sachant que le secteur était sous la pression des fermetures liées à la politique chinoise du zéro COVID.

Les ventes de logements neufs se sont contractées de 27 % sur l’année en volume au cours du semestre janvier-juin 2022. Selon la société de recherche immobilière China Index Academy, les ventes de juillet ont chuté de 13 % par rapport à juin et de 27 % par rapport à l’année précédente dans 100 grandes villes chinoises.

L’effet de cette crise commencent à se faire sentir auprès des banques. Les prêts au secteur immobilier représentent 26 % de l’encours total des prêts en Chine, contre 21 à 22 % au Japon au plus fort de la bulle immobilière dans ce pays. Le pourcentage de prêts non productifs détenus par les quatre grandes banques d’État chinoises a augmenté de plus d’un point de pourcentage en 2021 pour atteindre 3,8 %.

De nombreux propriétaires cessent de rembourser leur prêt immobilier

Les promoteurs immobilier en Chine n’ont pour l’instant livré qu’environ 60% des logements pré-vendus entre 2013 et 2020, rapporte l’AFP, citant la banque Nomura. Incapables d’obtenir des liquidités, de nombreux promoteurs ont ainsi interrompu leurs projets de construction.

«Près de 4 % des nouvelles constructions vendues au cours des quatre années précédant juin 2022 ont connu des problèmes», a estimé Yan Yuejin, de l’institut de R&D E-house China, basé à Shanghai.

Ce qui complique davantage les affaires des professionnels du secteur, est cette tendance générale des acheteurs d’arrêter le paiement des prêts et par la pression venue du gouvernement – soucieux de stabilité sociale – afin de livrer au plus vite les appartements aux acheteurs.

En Chine, les appartements neufs sont le plus souvent vendus avant leur construction. Alors quand un promoteur est incapable d’achever les travaux, c’est l’acheteur qui se retrouve lésé. Cela a conduit à une véritable «crise de confiance» dans le marché immobilier, estime dans un récent rapport Andrew Batson, analyste du cabinet Gavekal Dragonomics.

La Chine est aujourd’hui sous le coup d’une grève des prêts hypothécaires, les acheteurs de plus de 300 projets inachevés refusent désormais d’effectuer leurs paiements. Cela aura un impact sur 900 milliards de yuans (133 milliards de dollars), soit 1,7 % de l’encours de la dette immobilière.

Afin d’éviter l’instabilité du secteur financier, la Chine devrait injecter 320 milliards de yuans dans le système bancaire cette année. Une partie de ces fonds provient des émissions d’obligations d’infrastructure des gouvernements locaux qui ont été redirigées vers les banques.

Les gouvernements locaux n’ont pas une assise financière solide.

Alors que les allègements fiscaux grugent leurs recettes, les autorités locales en sont venues à dépendre fortement des revenus tirés de la vente de droits d’utilisation de terrains appartenant à l’État à des promoteurs. Les recettes des ventes de terrains ont dépassé les recettes fiscales en 2020 pour la première fois dans les données remontant à 2010.

Mais les promoteurs à court d’argent ne peuvent pas se permettre d’acheter des terrains pour de nouvelles propriétés résidentielles. Les revenus fonciers des gouvernements locaux ont chuté de 31 % sur l’année au premier semestre 2022, et devraient baisser sur l’ensemble de l’année pour la première fois en sept ans. La pression exercée sur le secteur a également touché les revenus des taxes foncières.

Cette perte de revenus a fait des ravages. S&P Global estime que jusqu’à 30 % des collectivités locales pourraient se trouver dans une situation financière suffisamment grave à la fin de l’année pour nécessiter des mesures correctives telles que des réductions de dépenses.

Un fonds immobilier pour recapitaliser le secteur

Selon Reuters, le gouvernement chinois envisage de créer un fonds immobilier de 300 milliards de yuans (45 milliards de dollars) pour aider les promoteurs à accéder aux capitaux. Mais «c’est clairement trop peu», a déclaré une source du Parti communiste.

L’immobilier a été un moteur essentiel de l’économie chinoise au cours des deux dernières décennies. Selon Kenneth Rogoff, professeur à l’université Harvard, l’immobilier et les activités connexes représentent aujourd’hui environ 29 % du produit intérieur brut, contre moins de 10 % à la fin des années 1990. Ce chiffre est à comparer aux niveaux de 20 % ou moins aux États-Unis, en Europe et au Japon.

L’économiste estime qu’une diminution de 20 % des investissements liés à l’immobilier, au sens large, pourrait réduire le PIB de la Chine de 5 à 10 %. L’immobilier et la construction représentent plus de 15 % des emplois urbains, ce qui constitue une source potentielle d’instabilité du marché du travail.

Lorsque la Chine a subi un krach boursier en 2015, la robustesse des dépenses de consommation a permis de relancer l’économie. Mais les consommateurs semblent aujourd’hui davantage axés sur l’épargne en réponse à une longue frilosité sur le marché du travail. Les dirigeants chinois étant concentrés sur le congrès du Parti communiste qui se tiendra deux fois par décennie cet automne, une intervention politique majeure semble peu probable à court terme.

Les perspectives d’inflation aux États-Unis s’améliorent grâce à la baisse des prix à l’importation et à la hausse du moral des consommateurs

Les prix des importations américaines ont baissé pour la première fois en sept mois en juillet, aidés par la vigueur du dollar et la baisse des coûts du carburant. Les perspectives d’inflation à un an se sont améliorées en août. Les pressions sur les prix pourraient bien être parvenues à leur maximum.

Reuters

Aux États-unis, les prix à l’importation, qui excluent les droits de douane, ont baissé de 1,4 % le mois dernier après avoir augmenté de 0,3 % en juin, selon le département américain du travail vendredi.

Il s’agit de la plus forte baisse mensuelle depuis avril 2020 et elle dépasse la baisse de 1,0 % attendue par les économistes dans un sondage Reuters. Sur les 12 mois jusqu’en juillet, les prix à l’importation ont gagné 8,8% après une hausse de 10,7% en juin, marquant la quatrième baisse mensuelle consécutive du taux annuel.

Ce rapport fait suite à d’autres indications timides, en début de semaine, qui ont montré que l’inflation a finalement cessé de croître. Les prix à la consommation aux États-Unis sont restés inchangés en juillet en raison d’une forte baisse du coût de l’essence, après avoir augmenté de 1,3 % en juin, bien que les pressions sous-jacentes sur les prix soient restées élevées. Les prix à la production ont également diminué le mois dernier en raison de la baisse des coûts de l’énergie.

«La baisse des prix à l’importation et des prix à la production confirme la thèse selon laquelle l’économie a dépassé le pic d’inflation », a déclaré Jeffrey Roach, économiste en chef de LPL Financial.

La Réserve fédérale étudie la possibilité de relever son taux directeur de 50 ou 75 points de base lors de sa prochaine réunion des 20 et 21 septembre, alors que la banque centrale américaine s’efforce de contenir la demande dans l’ensemble de l’économie et de ramener l’inflation à son objectif de 2 %. La Fed a augmenté son taux directeur de 225 points de base depuis mars.

Forte baisse des prix des importations et des exportations américaines

Les prix des carburants importés ont chuté de 7,5 % le mois dernier, après une hausse de 6,2 % en juin. Les prix du pétrole ont diminué de 6,8 %, tandis que le coût des denrées alimentaires importées a baissé de 0,9 %, soit la plus forte baisse sur un mois depuis novembre 2020 et la troisième baisse mensuelle consécutive.

En excluant les carburants et les denrées alimentaires, les prix à l’importation ont baissé de 0,5 %. Ces prix à l’importation dits de base ont diminué de 0,6 % en juin. Ils ont augmenté de 3,8 % en glissement annuel en juillet. La force du dollar américain contribue à contenir les prix des importations de base.

Le dollar a gagné environ 10 % par rapport aux monnaies des principaux partenaires commerciaux des États-Unis depuis le début de l’année.

Les prix à l’exportation ont baissé de 3,3 % en juillet après une accélération de 0,7 % en juin. Les prix des exportations agricoles ont diminué de 3,0 %, la baisse étant due à la diminution des prix du soja, du blé et du coton.

Les prix des exportations non agricoles ont baissé de 3,3 %. Les prix à l’exportation ont augmenté de 13,1% sur une base annuelle en juillet, après avoir augmenté de 18,1% en juin.

Semaine baissière pour le pétrole

Selon ZoneBourse, les prix de l’or noir s’établissent aux alentours des 95 USD le baril pour le Brent (97 USD) mais également pour le WTI (92 USD). Soit une chute de l’ordre de 30 USD depuis les pics de juin. Cette baisse, souligne l’Agence Internationale de l’Énergie (AIE), s’explique principalement par une augmentation de l’offre. Avec une moyenne de 100,5 millions de barils par jour en juillet, nous atteignons les plus hauts niveaux depuis janvier 2020, soit juste avant le début de la pandémie. Pourtant la demande reste soutenue. L’agence ayant révisé à la hausse son estimation pour 2022, de 380.000 barils par jour, pour la porter à 99,7 mb/j.

Amélioration du moral des consommateurs.

Selon une enquête de l’Université du Michigan, le moral des consommateurs américains s’est encore amélioré en août, après avoir atteint son plus bas niveau au début de l’été, et les perspectives d’inflation à court terme des ménages américains se sont de nouveau assouplies en raison de la forte baisse des prix de l’essence.

La lecture préliminaire de l’indice global du sentiment des consommateurs pour le mois d’août s’est établie à 55,1, contre 51,5 le mois précédent. Il avait atteint un niveau record de 50 en juin.

Le résultat préliminaire d’août est supérieur à la prévision médiane de 52,5 des économistes interrogés par Reuters.

Les prévisions d’inflation à un an de l’enquête sont tombées de 5,2 % à 5,0 %, leur niveau le plus bas depuis six mois, tandis que les perspectives d’inflation à cinq ans de l’enquête ont légèrement augmenté de 2,9 % à 3 %, restant dans la fourchette qui a prévalu l’année dernière.

La guéguerre Mezzour-Seddiki menace le projet de la gigafactory de batteries électriques

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Les bisbilles entre Ryad Mezzour d’une part, Mohcine Jazouli et Ali Seddiki d’autre part pourraient coûter très cher au Maroc. L’annonce faite par le Ministre de l’Industrie et du Commerce, lors de l’U.S.-Africa Business Summit 2022, a d’ores et déjà compromis les négociations avec l’industriel étranger porteur du projet de la gigafactory de batteries électriques. La sortie «suspecte» de Mezzour a poussé le concurrent du Royaume, la Hongrie a proposé de nouveaux avantages à cet industriel. 9000 emplois et un investissement de plus de 2 milliards de dollars sont en passe de partir en fumée.

Contrairement à la mise en scène du Chef du Gouvernement de ce vendredi, il n’y a plus d’alliance gouvernementale qui tienne.

Après le sacrifice de la ministre Pamiste Leila Benali sur l’autel de la Samir, la solidarité avec le contestation sociale contre la cherté du gasoil, exprimée par l’homme fort du parti du tracteur, Samir Goudar, nous révélons aujourd’hui un scandal qui a mis probablement fin à la fragile alliance entre RNI et le parti de l’Istiqlal.

Une affaire qui démontre encore une fois, que Aziz Akhannouch s’embourbe jour après jour dans le conflit d’intérêt et les polémiques à répétition. Ne maitrisant plus ni ses ministres, ni son avenir.

La scène se déroule le jeudi 21 juillet à Marrakech et plus précisément au plais de congrès de la ville qui abritait la 14ème édition de l’US-Africa Business Summit. Ryad Mezzour, ministre de l’Industrie et d Commerce, qui participait à cette événement dans deux panels, donne une interview à Reuters : «Le Maroc envisage de créer une « gigafactory » de batteries pour véhicules électriques».

L’annonce a fait le tour du monde en quelques minutes à peine. Et pour cause : le marché des batteries électriques connait une concurrence mondiale féroce, surtout après l’annonce de la fin des moteurs thermiques dans l’Union européenne pour 2035.

«Le Maroc est en cours de négociation avec des fabricants de batteries pour véhicules électriques afin d’implanter une usine dans le pays pour s’intégrer au secteur automobile existant et à la production de cobalt», a déclaré Ryad Mezzour à Reuters.

«Nous espérons signer un accord pour l’usine avant la fin de l’année», précise le ministre à l’agence britannique.

Mezzour a refusé de donner l’identité des entreprises en question, ni le montant de l’investissement. Toutefois, il a qualifié le projet de «gigafactory», un terme largement utilisé pour les très grandes installations de production.

«L’usine prévue pour les batteries des véhicules électriques donnera un élan considérable au secteur automobile local et bénéficiera de la disponibilité d’énergies renouvelables et de matières premières telles que le cobalt et les phosphates dans le pays, a-t-il ajouté.

Ce que les marocains ne savent pas, c’est que Ryad Mezzour a révélé un secret industriel jalousement gardé depuis des mois par Mohcine Jazouli et Ali Sedikki, les deux patrons de l’investissement du gouvernement.

Alertée, la Hongrie présente une contre-offre pour barrer la route au Maroc

L’importance de l’annonce de Ryad Mezzour, l’engouement médiatique qu’elle a suscité et le silence de Aziz Akhannouch, autant de signaux faibles qui nous ont poussé à mener une enquête. Et nous n’avons pas été déçus.

Nous sommes bel et bien en présence d’un scandale politique d’une grande gravité.

Nos investigations ont révélé que le Maroc n’était pas seul en course pour l’implantation d’une gigafactory de batteries électriques. Le Royaume est toujours en concurrence avec un autre pays qui a l’appui de l’Union Européenne, la Hongrie.

Autre information de taille est que Ryad Mezzour n’avait pas le feu vert du gouvernement pour communiquer sur le sujet.

Dans sa prospection pour l’installation de sa giga usine, l’un des leaders mondiaux de la fabrication des batteries électriques avait choisi trois sites européens : l’Allemagne, la Pologne et la Hongrie. Après l’élimination de la piste allemande et polonaise, le Maroc entre en jeu. Les équipes de Mohcine Jazouli, chapeautées par son conseiller et ancien Directeur Général de l’Investissement et du Climat des Affaires, Ali Seddiki, font une offre à l’industriel asiatique qui s’est avérée plus concurrentielle que celle de la Hongrie.

«L’entreprise a avoué officieusement aux responsables marocaines en charge d’attirer l’Investissement extérieur que l’offre marocaine était la favorite», nous confie une source bien informée qui souhaite garder l’anonymat.

Concernant le degré d’implication de Ryad Mezzour, ministre de l’Industrie et de Commerce, nous avons appris qu’il n’a eu vent du sujet que dans le cadre de quelques échanges avec l’investisseur.

«Le ministre ne connaît pas tous les tenants et aboutissants du projet puisqu’il n’a pas participé aux réunions avec l’investisseur étranger. Les responsables de ce projet n’avait aucunement l’intention de communiquer à ce stade des négociations», nous révèle une autre personne proche du dossier.

«D’ailleurs, ça n’a pas raté. Dans la semaine qui a suivie l’annonce de Ministre, les autorités hongroises sont revenus à la charge et ont mis sur la table de nouveaux avantages à l’investisseur», s’est désolée la même source.

«Ce sont 9000 emplois directes que le Maroc risque de perdre, en plus de sa crédibilité», s’est-il indigné.

Mais quelle mouche a piqué le ministre de l’Industrie et de commerce pour mettre en équation 9000 emplois directes, sa crédibilité ainsi que celle de tout un pays ?

A cette interrogation nous avons eu cette réponse : « Ce n’est ni une maladresse ni le résultat d’une incompétence… Mais le résultat d’une guerre de tranchées entre Ryad Mezzour et Ali Seddiki, le nouveau Directeur Général de l’AMDIE et ancien Directeur Général de l’Investissement et du Climat des Affaires».

Mezzour et Seddiki se détestaient déjà à l’époque de Moulay Hafid Elalamy. Le premier occupait le poste de Chef de Cabinet du ministre et le second était le Directeur général en charge de l’industrie au sein du ministère.

Ali Seddiki fait partie de la task force concoctée par MHE pour l’élaboration et le déploiement du projet de son mandat: le Plan d’Accélération Industrielle, PAI 2014-2020.

La première décision de Ryad Mezzour après son installation à la tête du nouveau ministère de l’Industrie et du Commerce a été le limogeage de son ennemie juré Ali Seddiki. Ce dernier trouve refuge au cabinet de Mohcine Jazouli, Ministre Délégué auprès du Chef du Gouvernement, chargé de l’Investissement, de la Convergence et de l’Evaluation des Politiques Publiques.

Ali Seddiki aura finalement sa revanche, le mercredi 13 juillet dernier, quand le Roi Mohammed VI le nomme à la tête de l’AMDIE, l’Agence Marocaine de Développement des Investissements et des Exportations. Un poste dans lequel son prédécesseur, Youssef El Bari, un proche de Mezzour, n’a tenu que 12 mois.

«C’est cette nomination royale qui a exaspéré le ministre au point de divulguer un secret industriel aussi important que l’implantation de cette gigafactory, la deuxième sur le continent en Afrique après celle de Coega en Afrique de sud et ses 50 GWh», nous confie un ancien cadre du ministère.

Aujourd’hui, la nation risque de perdre une opportunité qui allait l’inscrire dans la géoéconomie mondiale des batteries lithium-ion, à cause de l’animosité personnelle que voue un ministre à un haut responsable.

Qui est cet investisseur mystère ? Et quel est le montant de l’investissement en jeu ? Hypothèses :

Trois informations convergentes nous ont permis d’émettre une hypothèse sur l’identité de cet industriel mystère qui serait intéressé par la construction d’un gigafactory au Maroc.

Indice n° 1 : «Gigafactory»

Elon Musk est le premier à avoir installé le concept de «gigafactory» lorsque son entreprise Tesla s’est mise à construire elle-même, en 2014, les batteries de ses voitures électriques, dans de grandes usines pour faire des économies d’échelle. Dans la sémantique «gigafactory», Giga recouvre l’aspect «des gigawatts» produits, mais également la taille gigantesque de l’usine.

Avant même l’abandon des moteurs thermiques prévu en 2035, le marché mondial des batteries pour véhicules 100% électriques et hybrides est évalué à plus de 60 milliards de dollars. Devant une telle croissance, l’industrie mondial de l’automobile, a décidé de suivre le modèle de Tesla.

L’Europe, très en retard dans le domaine, ne s’est dotée de sa première giga-usine, qu’en décembre 2021, construite par le groupe suédois de batteries électriques Northvolt.

Aujourd’hui, 38 projets de gigafactories sont annoncés en Europe. Ce qui représentera une capacité de production annuelle de 600 GWh, soit 50 % de la demande de base prévue pour 2040 sur le marché européen.

Mais avant même la maturité de ce marché sur le vieux continent, les entreprises asiatiques dominent déjà la production.

L’Asie, devenue un pôle majeur pour la fabrication de pièces automobiles, s’est positionnée en pionnière dans la production de batteries pour véhicules électriques. En effet, les dix constructeurs détenant les plus grandes parts de marché ont tous leur siège dans des pays asiatiques, principalement en Chine, en Corée du Sud et au Japon.

Les cinq principaux industriels du secteur, représentant ensemble plus de 80 % de la production mondiale de batteries pour l’automobile (chiffre basé sur la capacité totale produite en GWh), sont :

  1. CATL (Contemporary Amperex Technology Co) – Chine.
  2. LG – Corée du Sud.
  3. Panasonic – Japon.
  4. BYD ( détendu à 8% par Warren Buffett )- Chine.
  5. Samsung – Corée du Sud.

Indice n° 2 : «Hongrie»

Nos investigations nous ont révélé que la Hongrie était en concurrence directe avec le Maroc pour la construction d’une Gigafactory.

Une recherche dans la presse internationale et hongroise, nous apprend que ce petit pays d’Europe central a annoncé durant les derniers mois, quatre projets d’usines de batteries électriques. Deux sont portés par des fabricants sud-coréens, SK innovation et Samsung, le deux restants par des entreprises chinoises, EVE Energy et le leader mondial qui fournit Tesla, CATL.

SK Innovation – Corée du Sud

SK Innovation, a choisi la ville de Iváncsa, à 50 kilomètres au sud-ouest de Budapest, comme lieu d’implantation de sa troisième usine dans le pays. La nouvelle usine aura une capacité de production annuelle de 30 GWh, qui permettrait de fournir des batteries pour environ 430 000 voitures électriques par an. La construction sur un site de 70 hectares à Iváncsa a commencé fin 2021 et ne sera pas achevée avant 2028. L’investissement est de 1,9 milliard d’euros avec à la clé la création de 1900 emplois directs. L’UE a appuyé ce projet en injectant 230 millions de dollars.

Samsung SDI – Corée du Sud

Pour sa part, Samsung SDI a investit en Hongrie, environ 1,2 milliard d’euros pour étendre la capacité de production de cellules lithium-ion et de packs de batteries pour véhicules électriques dans son usine existante située à Göd. Les travaux d’extension de capacité ont débuté en décembre 2017 et la mise en œuvre du projet est désormais bien avancée. La nouvelle usine compte créer 600 emplois directs.

EVE Energy – Chine

EVE Energy Co. a annoncé le 30 mars 2022 via un communiqué publié sur son site web, avoir signer une lettre d’intention avec Debrecen Real Estate Development, une agence gouvernementale hongroise, pour l’acquisition de 45 hectares de terrain dans la zone industrielle de Debrecen, deuxième ville du, pour la construction d’une gigafactory.

EVE Energy, cotée à la bourse de Shenzhen, est basée dans la ville de Huizhou, dans la province méridionale du Guangdong, dans le sud de la Chine.

CATL – Chine

Quand à la société chinoise, Contemporary Amperex Technology Ltd (CATL), le leader mondial de la fabrication de batteries, compte réaliser le plus gros investissement jamais enregistré en Hongrie.

CATL a également choisi la ville de Debrecen pou y injecter 2 milliards d’euros pour la construction d’une gigafactory sur 200 hectares. Elle serait en pourparler pour l’acquisition d’un terrain.

Le choix de la ville de Debrecen n’est pas fortuit car elle se situe à peine à 20 Km d’une usine de BMW, partenaire de CATL.

La Hongrie qui a reçu des aides de l’Union Européenne pour des projets de gigafactories, ambitionne de créer un des plus importants clusters de batteries électriques autour de ces usines.

Indice n°3 : « Cité Mohammed VI Tanger Tech»

Cinq jours après l’annonce de la gigafactory marocaine, Ryad Mezzour diffuse un communiqué annonçant la «énième» réactivation de projet de la Cité Mohammed VI Tanger Tech.

Tenant compte du fait que :

  1. le projet de gigafactory est destiné principalement à augmenter la capacité de production de batteries électriques pour le marché européen,
  2. le principal frein à l’implantation de ces énormes usines est le foncier,
  3. la Cité Mohammed VI Tanger Tech, répond à la problématique du foncier, avec une zone d’accélération industrielle (ZAI) d’une superficie de 947 ha, dont 467 ha ont déjà été érigés.
  4. la Cité Tanger Tech offre une proximité au cluster automobile de Renault, au complexe portuaire Tanger Med et à l’Europe.
  5. le business plan de l’usine marocaine prévoit la création de 9000 emplois directs,
  6. le puissant conglomérat chinois CCCC, ne peut être mobilisé pour des projets de petites tailles,
  7. le seul projet non encore abouti en Hongrie est celui du Chinois CATL,
  8. l’instabilité de l’Europe suite au conflit ukrainien.

Nous émettons l’hypothèse que l’investisseur en question serait le premier fabricant au monde, le chinois Contemporary Amperex Technology Ltd (CATL).

En 2020, CATL avait annoncé un investissement de 2 millards d’euros en Europe pour l’expansion de sa capacité de production destinée au vieux continent.

Ce site européen devrait avoir une capacité suffisante pour battre Tesla en termes de production, et concurrencer LG et Samsung et approvisionner des constructeurs automobiles comme BMW AG. CATL cherche un terrain de de 200 à 250 ha pour développer 1,5 million de mètres carrés couverts.

Trois pays étaient envisagés pour accueillir le projet : l’Allemagne, la Pologne et la Hongrie.

Le 14 juin dernier, la décision est tombée l’Allemagne et la Pologne sont déclarés hors course. La presse polonaise se déchaîne contre son gouvernement «incapable d’offrir de capter les investissements étrangers».

Dans un article sous le titre «La Pologne a perdu un investissement géant de la Chine», le premier quotidien d’information économique du pays «Puls Biznesu» écrit :

« CATL, le plus grand producteur mondial de batteries pour voitures électriques, va investir 2 milliards d’euros en Hongrie. Notre pays ne dispose pas des bonnes incitations et il est peu probable que cela s’améliore ».

Un chercheur polonais spécialisé dans la «Connectivité eurasienne» et la «politique économique étrangère de la Chine» a réagit sur Twitter à cette annonce :

« L’investissement de 2 milliards d’euros de CATL dans une usine de batteries pour véhicules électriques sera très probablement réalisé en Hongrie et non en Pologne. Facteurs possibles :

  • L’aide publique plus généreuse de la Hongrie à CATL.
  • la proximité (20 km) de l’usine d’EV  BMW, client de CATL.»
https://twitter.com/J_Jakobowski/status/1536610250454966272

Dérives du gouvernement Akhannouch : les mises en garde du Discours Royal du trône et l’alerte du cas de la Pologne

Encore une fois le gouvernement démontre de son incapacité à assumer toutes ses responsabilités et honorer ses engagements pris devant les marocains et le Roi.

Le cas de la gestion de ce dossier de gigafactory en est une malheureuse illustration. Le risque de voir s’évaporer un projet aussi important est désormais élevé. L’expérience de la Pologne devrait nous alerter au plus haut point.

Que l’investisseur étranger soit CATL ou pas, l’essentiel à retenir est que pour un changement d’échelle économique et social du pays, un voeux cher au souverain, nous n’avons pas le choix que de jouer dans la cour des grands avec les codes, le professionnalisme et le pragmatisme des puissances de ce monde.

D’ailleurs, nous ne pouvons que saluer le discours du Roi Mohammed VI qui tombe à point nommé, mettant en garde contre les pratiques qui freinent les investissements étrangers dans le pays.

Le Roi a donné tout d’abord le cap : «A cet égard, Nous engageons le gouvernement ainsi que les sphères politique et économique à offrir plus de facilités aux investissements étrangers qui, en cette conjoncture internationale, choisissent notre pays, en éliminant tout obstacle qu’ils peuvent rencontrer».

Puis, il a envoyé sa charge : « De fait, le plus grand péril pour le développement du pays et pour la promotion des investissements réside dans les entraves dressées à dessein par certains pour préserver leurs propres intérêts et réaliser des profits personnels. Ces agissements doivent être combattus».

Si les premiers visés par ce discours sont bien évidement Aziz Akhannouch dans les hydrocarbures et Yassir Zenagui dans le tourisme, d’autres comme nos ministres et responsables le sont davantage.

Roi Mohammed VI : «Il faut combattre, ceux qui n’oeuvrent qu’à la réalisation de leurs profits personnels»

Il était très attendu ce discours royal de la fête du trône de cette année. Dans le strict respect de la Constitution et des prérogatives dévouées au Gouvernement et aux institutions, le Souverain a choisi ce rendez-vous annuel, pour appeler à la lutte contre l’avidité de certains acteurs économiques du pays. Il faut dire que les marocains attendaient avec impatience l’arbitrage du Roi Mohammed VI au sujet de toute cette polémique qui entoure les prix du carburant.

Dans son discours prononcé ce samedi 30 juillet 2022, le Roi Mohammed VI s’est attardé sur le sujet qui occupe la planète entière et les marocains en particulier : la cherté des denrées alimentaires et la hausse vertigineuse des prix des carburants.

Après avoir rappelé les décisions que sa Majesté a prises pour atténuer l’impact de cette vague mondiale de hausse des prix sur les marocains, à savoir :

  • le lancement programme national pour atténuer l’impact de la sécheresse sur les agriculteurs et sur la population rurale,
  • l’allocation des crédits importants à la subvention de certains produits de base,
  • le dédoublement du budget alloué en 2022 à la Caisse de compensation.

le Roi Mohammed VI a appelé «à la consolidation des mécanismes de solidarité nationale, à la lutte déterminée et responsable contre les spéculations et la manipulation des prix».

Nous appelons à la consolidation des mécanismes de solidarité nationale, à la lutte déterminée et responsable contre les spéculations et la manipulation des prix.

Roi Mohammed VI – 30 juillet 2022

Toujours concernant la conjoncture socio-économique, le Roi Mohammed VI a engagé le gouvernement, les acteurs politiques et économiques à oeuvrer davantage pour drainer plus d’investissements, stimuler les exportations et promouvoir le produit national.

Toutefois, le souverain a mis en garde contre «l’avidité et la recherche du profit personnel», un phénomène qui met dans le plus grand péril le développement du pays.

«De fait, le plus grand péril pour le développement du pays et pour la promotion des investissements réside dans les entraves dressées à dessein par certains pour préserver leurs propres intérêts et réaliser des profits personnels», a signifié le Roi Mohammed VI dans son discours.

«Ces agissements doivent être combattus» a-t-il ordonné.

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