Medi 1 lance un contenu d’analyses géostratégiques du monde arabe 100% numérique

Consciente que la révolution digitale a façonné la consommation de l’information, Medi 1 lance des séries d’analyses des enjeux politiques, socio-économiques et culturels des pays de l’Afrique du Nord, du Moyen-Orient et du bassin méditerranéen qui seront diffusées sur les plateformes numériques Medi1News et Medi1podcast.

«2 minutes pour comprendre» est le nouveau produit 100% numérique, fruit d’un partenariat entre Medi 1 et l’Institut de Recherche et d’Etudes Méditerranée Moyen-Orient (iReMMO). Des capsules qui offrent des analyses géostratégiques du monde arabe diffusées sur les plateformes numériques Medi1News et Medi1podcast. Un contenu de haute qualité qui s’articule autour de quatre séries thématiques composées de trois épisodes chacune couvriront des sujets qui ont fait la une de l’actualité :

  • les accords d’Abraham,
  • la crise libanaise,
  • les enjeux de la transition énergétique dans le monde arabe,
  • la crise du Covid-19 dans la zone MENA

Dans son communiqué de presse, Medi 1 rappelle que l’iReMMO est un partenaire de longue date de Radio Méditerranée Internationale. L’Institut accompagne cette saison la Radio dans le cadre de deux rendez-vous bimensuels pour décortiquer des sujets d’actualité et donner une lecture des enjeux politiques, socioéconomiques de la région, à travers les interventions, dans les carrefours d’information sur les ondes de Medi 1, du Président de l’iReMMO Jean-Paul Chagnollaud en tant qu’invité de la rédaction , et de la Vice-présidente Agnès Levallois dans le magazine du Moyen-Orient. Des productions publiées également sur la plateforme numérique Medi1News.

[Médias] Jeune Afrique, prête à payer 80€ pour acquérir un abonné payant

A l’image de la presse mondiale, Jeune Afrique Media Group a subi de plein fouet la crise sanitaire. Si les revenus des éditions papier ont fondu comme neige au soleil, ceux générés par l’événementiel sont partis en fumée. L’année 2020 s’est soldée par 8 millions d’euros de pertes ainsi que par le premier plan de départs de son histoire.

Que se passe-t-il ?

Lesechos.fr a rapporté vendredi que « Jeune Afrique », groupe média panafricain, a levé le voile sur un plan de financement qui nécessitera 8 millions d’euros sur cinq ans. Lequel plan associera capital et dettes, et dont le montage sera bouclé fin 2021.

Jeune Afrique a connu une année difficile en raison de la crise sanitaire qui a réduit considérablement les revenues de la vente des versions papiers, notamment en raison d’un taux d’abonnement « papier » faible.

Dès les premiers mois de la pandémie, « Jeune Afrique » a pris la décision de devenir un quotidien numérique et un mensuel papier. Son support anglophone « Africa Report » a également été doté d’un version numérique quotidienne et a changé de périodicité – de mensuel à trimestriel – et propose un quotidien numérique.

L’arrêt brutal des évènements publics a creusé les pertes du groupe, à 8 millions au total pour 2020. « Jeune Afrique » réalisait un quart de ses revenus de 28 millions d’euros dans l’événementiel avec l’Africa CEO Forum et l’Africa Financial Industry Summit.

Face à cette crise sans précédent, Jeune Afrique Media Group, propriété de la famille franco-tunisienne Ben Yahmed a décidé d’accélérer son virage numérique et de faire appel à un plan de sauvegarde de l’emploi (PSE). Une vingtaine de départs sur les 134 salariés que compte le groupe (Jeune Afrique, la lettre Jeune Afrique Business, le trimestriel anglophone Africa Report) ont été programmés. Le premier plan de départs de son histoire.

En quoi est-ce significatif ?

La gestion de la crise par Jeune Afrique Media Group est un cas d’école qui illustre les défis dont font face les médias dit traditionnels en raison de la mutation accélérée de la production et de la consommation de l’information.

Si Jeune Afrique a très vite réagi dès les premières semaines de la crise du Covid-19, le groupe n’avait malheureusement, suffisamment pas remédié à ses faiblesses : l’offre numérique et ses taux d’abonnements.

L’autre élément significatif, Jeune Afrique, à l’image de son confrère Africa Intelligence, s’est vu contraint de passer à une version numérique quotidienne. Une transformation qui constitue un changement de fond dans l’ADN «du temps long» qui les caractérise.

Big Picture

Le chiffre 8 millions d’euros est revenu dans la communication de Jeune Afrique Media Group à deux reprises. Une première fois vers fin 2020 à l’annonce du plan social et la semaine passé à celle du plan de financement.

Si le déficit de 2020 correspond au même montant du plan de financement, il n’en reste pas moins que la stratégie d’Amir Ben Yahmed, directeur général du groupe, d’atteindre les 100.000 abonnés est claire et assumée. Un objectif que le fils du fondateur annonçait pour 2024 en novembre avant de revoir ses calculs en la repoussant à 2025.

80€ est un autre chiffre clé est à analyser. Celui du résultat de la division des 8 millions d’euros de levée de fonds par les 100.000 abonnées. Un chiffre qui correspond donc au montant que le média est prêt à payer – hors intérêts financiers – pour acquérir un abonné.

Par ailleurs, si on tient compte de la valeur de l’abonnement actuel fixé à 79,99 € / an ( hors promotions actuellement à -50% ), Jeune Afrique estimerait que la valeur vie client -customer lifetime value (CLV)- serait égale au coût de l’abonnement annuel. Cela voudrait dire qu’il est difficile de fidéliser les clients africains plus d’une année.

Malgré la complexité de la conjoncture et du secteur, Ben Yahmed fils reste optimiste en envisageant de revenir au même nombre de salariés d’ici deux ans, en étoffant nos équipes dans le digital et la data. « Africa Report » devrait représenter 30 % des abonnés numériques d’ici cinq ans. En 2025, le numérique devrait représenter 85 % des revenus de l’activité presse, contre 15 % aujourd’hui, a-t*il déclaré. Rassurant, il avait affirmé à l’AFP que son group bénéficiait d’un prêt garanti par l’Etat (PGE) et que sa famille a prévu d’investir dans le groupe.

La famille Ben Yahmed, lâcherait-elle du leste en ouvrant le capital de Jeune Afrique dont elle détient 80% ? L’avenir nous le dira.

Le roi Mohammed VI limoge Driss Guerraoui pour sa «gestion confuse» du dossier des hydrocarbures

Driss Guerraoui paie sa mauvaise gestion du dossier des accusations d’ententes illicites entre les sociétés pétrolières. Le Roi Mohammed VI vient de le limoger ce lundi et de le remplacer par un commis de l’Etat et un manager d’exception en la personne d’Ahmed Rahhou qui vient de boucler deux années en tant qu’ambassadeur du Maroc auprès de l’Union européenne. Une mission diplomatique qui lui serait bien utile dans ses nouvelles fonctions à la tête du Conseil de la Concurrence.

Un communique du Cabinet Royal vient de signifier ce lundi la fin de la courte carrière de Driss Guerraoui à la tête d’une institution constitutionnelle. Le roi a en effet reçu Ahmed Rahhou au Palais Royal de Fès pour le nommer président du Conseil de la Concurrence.

Le communiqué explique le contexte de cette nomination qui survient suite aux conclusions de la commission ad hoc nommée par le roi en juillet dernier pour statuer sur les «éventuelles ententes des sociétés pétrolières et du Groupement des pétroliers du Maroc».

« Cette nomination intervient suite à la soumission à la Haute Attention Royale du rapport de la commission ad-hoc chargée par le Souverain de mener les investigations nécessaires à la clarification de la situation née de la confusion créée par les décisions discordantes du Conseil de la Concurrence dans l’affaire des ententes éventuelles dans le secteur des hydrocarbures contenues dans les notes divergentes portées à la Haute Attention de Sa Majesté le Roi les 23 et 28 juillet 2020 », précise le communiqué du cabinet royal.

Selon la même source, la commission a conclu «que le processus de traitement de cette affaire a été émaillé de nombreuses irrégularités de procédure. Elle a également relevé une nette détérioration du climat des délibérations».

Conclusions transmises au Chef du Gouvernement

«Le roi a ordonné la transmission au Chef du Gouvernement des recommandations de la Commission ad-hoc» annonce le Cabinet Royal dans son communiqué.

Le roi demande ainsi au Chef de gouvernement de :

  1. remédier aux imprécisions du cadre légal actuel,
  2. renforcer l’impartialité et les capacités de cette institution constitutionnelle,
  3. conforter sa vocation d’instance indépendante contribuant au raffermissement de la bonne gouvernance, de l’État de droit dans le monde économique et de la protection du consommateur.

Indépendance du Conseil de la Concurrence

Le Cabinet Royal a tenu à rappeler que la Commission ad-hoc «n’avait pas pour mission d’examiner le fond de l’affaire contentieuse dont le Conseil de la Concurrence est saisi, ni, encore moins, de se substituer au Conseil dans son traitement».

«La démarche ainsi adoptée procède du ferme attachement du Souverain à l’indépendance et au bon fonctionnement des institutions de régulation et de bonne gouvernance», souligne le communiqué du Cabinet Royal.

Ahmed Rahhou, un commis de l’Etat

Discret, bosseur et efficace, Ahmed Rahhou, 62 ans, polytechnicien, est un commis de l’Etat qui en connait bien les rouages. De Royal Air Maroc à la banque en passant par Lesieur Cristal puis à la banque avant de mener sa première mission diplomatique, Rahhou marque systématiquement ses passages.

Si sa transformation radicale du CIH relève de la surperformance, l’ancien banquier n’a pas démérité à l’Union Européenne en réussissant entre autres la sortie du Maroc de la liste grise des paradis fiscaux.

Contrairement à Driss Guerraoui, Ahmed Rahhou a occupé plusieurs postes de responsabilité et dispose d’une grande connaissance de l’écosystème économique nationale.

Partenariat ASMEX / TFO Canada : de l’export marocain «haut débit» vers le Canada

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KEY POINTS

  • L’ASMEX a signé jeudi à l’ambassade canadienne à Rabat, un partenariat avec l’Agence gouvernementale canadienne, TFO Canada, qui implique les acheteurs et grands donneurs d’ordre canadiens pour importer les produits marocains issus de ce programme.
  • Le partenariat couvre l’ensemble des régions du Royaume y compris les provinces du Sud au Sahara marocain, récemment reconnu par l’administration américaine.
  • Le rôle désormais affirmé du Maroc en tant qu’environnement idoine de développement économique de l’Afrique, a été déterminant dans ce partenariat.
  • Amine Laghidi président de l’ASMEX Région Centre, homme de confiance du président Sentissi, a été l’architecte de ce partenariat.

The news :

«L’Association marocaine des exportateurs (ASMEX) et l’Agence gouvernementale canadienne en charge du Commerce Extérieur, de l’investissement et de la durabilité du commerce (TFO Canada) ont conclu, jeudi à Rabat, un partenariat visant à soutenir les exportateurs marocains.» a annoncé la ce vendredi une dépêche de l’agence de presse officielle MAP.

L’évènement qui s’est déroulé sous le regard bienveillant de l’Ambassadrice du Canada au Maroc, Nell Stewart, a vu la participation des signataires : Steve Tipman, directeur exécutif de TFO Canada, Hassan Sentissi, président de l’ASMEX et Amine Laghidi, président de l’ASMEX Région Centre. Des chefs d’entreprises, banquiers et personnalités publiques ont également répondu présents.

Pourquoi c’est important :

Ce partenariat s’inscrit dans les efforts des acteurs économiques marocains pour faire face à la morosité de l’économie mondiale engendrée par la crise sanitaire. La mise en œuvre de ce programme maroco-canadien permettra aux entreprises marocaines d’accéder à un marché structuré, très normé certes, mais d’une taille très importante.

En effet, selon les termes de l’accord, l’ASMEX et TFO Canada ont convenu d’impliquer des acheteurs et grands donneurs d’ordre canadiens pour importer les produits marocains issus de ce programme, garantissant ainsi les débouchés d’export pour les entreprises et coopératives accompagnées de manière durable.

Le partenariat prévoit également un plan d’action de partage du savoir-faire marocain en matière d’export avec les pays africains ainsi que l’accompagnement des femmes exportatrices et la valorisation des exportations à forte valeur ajoutée culturelle, immatérielle et technologique.

Nerf de la guerre, le financement fait partie de l’engagement de la partie canadienne, qui envisage de consacrer un budget spécial pour accompagner, former et renforcer les compétences des exportatrices et exportateurs marocains.

Qu’est ce qu’ils ont dit :

«Cette entente est haute en symboles, dans la mesure où elle intervient en période de pandémie et de crise économique mondiale et démontre de ce fait le caractère privilégié et la résilience des relations maroco-canadiennes, soulignent les deux parties.» ont souligné les deux parties.

«Ce programme cible trois catégories d’export, à savoir les exports agricoles et agroalimentaires, les exports à forte composante culturelle, et les exports à forte composante technologique. L’objectif est d’augmenter la valeur ajoutée des exports marocains vers le Canada, de les pérenniser dans le temps et d’avoir un impact palpable concret et permanent sur les conditions de vie et la prospérité des entreprises, coopératives et personnes bénéficiaires.», affirme Hassan Sentissi, , président de l’ASMEX.

«Cette action aura une incidence directe sur la création d’emplois valorisants et permanents, l’amélioration des conditions de vie des bénéficiaires et constituera une source importante de rentrées en devises.», a déclaré Amine Laghidi, architecte de cette convention.

Hassan Sentissi, président de l’ASMEX et Amine Laghidi, président de l’ASMEX Région Centre ratifient la convention de partenariat entre l’ASMEX et TFO canada

#Tabsite, une volonté royale transformée en choc de simplification administrative

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Ahmed Laamoumri, est le haut responsable qui s’apprête à administrer à coup d’articles de sa loi 55.19 et de notifications de son #PNA, en guise de défibrillateurs, le choc de simplification administrative, à même de recréer le lien de confiance entre les citoyens marocains et leur administration. Un seul mot d’ordre : #Tabsite! Un vocabulaire emprunté du discours royal du 29 juillet 2019 et transformé en hashtag mobilisateur et en appel de ralliement à toutes les bonnes volontés et les bonnes énergies.

«Le secteur public doit, sans tarder, opérer un triple sursaut en termes de simplification, d’efficacité et de moralisation», un passage du discours royal du 29 juillet 2019, qui semble avoir bien résonné dans la têtes des responsables de l’administration marocaine. Il faut dire que le sujet revenait systématiquement dans presque tous les discours royaux.

«La Réforme de l’Administration et de la Fonction Publique est un chantier qui n’a que trop duré. Le Roi Mohammed VI, qui met cette reforme au cœur du projet social du Royaume, ne cesse d’ailleurs de nous rappeler l’urgence de sa mise œuvre» a déclaré Ahmed Laamoumri, Secrétaire Général du Ministère de la Fonction Publique et de la Modernisation de l’Administration, à l’occasion du rencontre d’information au sujet du lancement d’une campagne de sensibilisation sur la mise en œuvre de la loi N° 55.19 relative à la simplification des procédures et formalités administratives.

Choc de simplification

«La copie légalisée, c’est fini»

«Les double et triple copies, c’est fini»

«Le silence de l’administration, c’est fini»

«Les procédures qui n’ont aucune référence juridique, c’est fini»

«Citoyens, on va vous munir d’un outil qui va vous permettre de na pas subir les abus de certaines administrations».

Tenez-vous bien chers lecteurs, ces phrases n’émanent pas d’un politique en campagne mais bel et bien de M. le Secrétaire général, himself, depuis les bureaux de son administration et devant un parterre d’invités composés entre autres de journalistes et de créateurs de contenus.

Un ton qu’on retrouve chez l’ensemble des membres de la commission technique de simplification des procédures et formalités administratives qui ont également pris la parole pour témoigner sur l’avancement du chantier de mise en œuvre de la loi N° 55.19.

Ahmed Laamoumri n’a jamais été aussi sur de son choc de simplification et de la faisabilité de son modèle et pour cause l’impressionnant succès de l’organisation de la campagne de vaccination contre le Covid-19.

«Si notre administration a réussi, en un temps record, à mettre en place un dispositif aussi simple, aussi efficace et aussi orienté vers l’écoute de nos citoyens, c’est qu’on peut tout faire par ailleurs.» s’est exclamé le haut responsable devant ses invités.

Le Portail National de l’Administration (PNA), 1er jalon structurant du chantier de la simplification

Créée sous la présidence du Chef de gouvernement, la commission nationale de simplification des procédures et formalités administratives a adopté une feuille de route portant sur la planification stratégique des modalités de mise en œuvre des dispositions de la loi N° 55.19. Laquelle feuille de route s’articule autour de 3 phases et de 7 axes principaux à savoir:

  1. Guides d’orientation,
  2. Communication et Formation,
  3. Simplification des formalités de l’Usager,
  4. Soutien et Accompagnement,
  5. Digitalisation,
  6. Conduite du Changement,
  7. Préparation des texte d’application de la loi N° 55.19

Si la conduite de changement, la formation et la sensibilisation des agents des administrations sur l’ensemble du territoire nationale constituent un enjeu majeur pour la réussite du chantier, le jalon structurant et essentiel du dispositif reste le lancement du Portail National de l’Administration, le PNA.

1ère phase de la feuille de route, le PNA a l’objectif de devenir le référentiel national des procédures et formalités administratives. Pour cela, la commission technique s’est attelée :

  1. à recenser les décisions administratives entrant dans leur champ de compétence de chaque Administration,
  2. à les classifier,
  3. à les documenter,
  4. à les retranscrire
  5. à les soumettre à l’approbation de la Chefferie du gouvernement avant leur publication sur le PNA

«L’alimentation du PNA est un travail minutieux et fastidieux, qui a demandé un très fort engagement des différentes équipes» s’est confié M. Laamoumri. «Aujourd’hui plus de 3000 articles ont été finalisés, une grande partie sera approuvée dans les jours qui suivent par le Chef de Gouvernement», a-t-il souligné.

Au sujet du délai de la mise en ligne du portail, préalablement annoncé pour le 28 mars courant, le Secrétaire Général a annoncé que le calendrier risque d’être remanié. «Nous n’avons pas encore tranché si nous allons attendre l’exhaustivité du recensement où procéder par lots.» a-t-il déclaré.

M. Laamoumri a par la suite insisté sur l’importance de la digitalisation dans l’accélération de la simplification des procédures et formalités administratives. La célérité de ce processus dépend, selon le haut responsable, de la mise à niveau de certaines administrations dont découlerait l’interopérabilité entre l’ensemble des administrations et par conséquent un environnement propice à l’optimisation et à l’amélioration du service aux usagers et aux citoyens.

«Le bonheur pour moi en tant que citoyen, est de ne pas perdre mon temps devant une administration»

La «confiance», l’ADN du dispositif

«Le cœur du modèle de simplification que nous avons adopté est la confiance. Nous allons faire confiance au citoyen et nous le rendra par retour» a répété M. Laamoumri. «C’est à ce titre que nous avons demandé à l’ensemble des administrations de proposer un remplacement systématique de certains documents par une déclaration sur l’honneur» a-t-il souligné.

«La confiance» a d’ailleurs été placée en tête de liste de dix principes généraux de la loi 55.19. Une liste qui comprend entre autres : la transparence, la proximité, le feed-back et l’engagement.

Des principes qui ont amené les intervenants à évoquer la mesure de satisfaction des usagers dans leurs rapports avec l’administration et son impact sur la notion de bonheur, citant des exemples de pays qui ont nommé des ministres du bonheur. Une notion que M. Laamoumri a tenu à ramené au contexte de «son rêve» de voir une administration réactive et à l’écoute de l’usager (usager est un terme qui a été au centre des échanges, en raison de sa traduction difficile en arabe ).

«Le bonheur pour moi en tant que citoyen, est de ne pas perdre mon temps devant une administration» s’est-il exclamé à l’audience. «Nous n’avons pas besoin d’un ministère de confiance qui se positionnera en intermédiaire avec le citoyen» a-t-il lancé à l’audience.

A l’écoute des jeunes

A l’ère des réseaux sociaux, les classiques de la communication sont soumis à rude épreuve. Et quand une administration invite une influenceuse de moins de 30 ans qui trône sur 2,7 millions de followers, c’est s’exposer à une communauté qu’elle n’a presque jamais côtoyer.

La démonstration s’est faite en directe, quand Ihssane Benalluch, ambassadrice de bonne volonté de l’Union Européenne, a rapporté les interrogations de ses followers. «Les jeunes me demandent c’est quoi la simplification des procédures administratives ?».

M. Laamoumri n’a pas caché son étonnement après avoir profondément écouté l’intervention de la jeune créatrice de contenu. «Votre retour est déconcertant. Des choses qu’on prenait comme acquises ne le sont finalement pas.» a-t-il concéder.

Et de rajouter : «Nous nous comprenons parfaitement entre nous, nous les 1 millions d’agents de l’Administration nous avons notre propre jargon. Nous sommes conscients que nous devons améliorer notre communication avec les usagers et les citoyens. D’ailleurs c’est la raison pour laquelle nous nous sommes réunis aujourd’hui».

MHE sur Bombardier : «Nous n’avons pas été aidé par le bruitage des médias»

Réagissant sur la présentation des activités de Spirit Aerosystems au Maroc par son Vice-Président, Stephen Orr, Moulay Hafid Elalamy a fustigé les médias qui s’étaient précipités a prédire «la fin de l’histoire de l’aéronautique au Maroc», en amplifiant des rumeurs infondées de fermeture de l’unité industrielle de Bombardier de Casablanca.

«Nous avons triplé notre capacité de production au Maroc depuis la reprise des activités d’aérostructures de Bombardier» s’est félicité, Stephen Orr, Vice-président de l’américain Spirit AeroSystems, leader mondial de la fabrication des aérostructures pour l’aviation civile et militaire, à l’occasion du «rendez-vous de l’industrie aéronautique», une rencontre-débat des acteurs public-privé du secteur organisée ce mardi 16 mars.

Moulay Hafid Elalamy va saisir cette perche tendue, amenée avec habilité par l’animateur de la conférence, le journaliste Ouadih Dada, pour rappeler à tous ses détracteurs qu’ils avaient bien tort de vouloir enterrer trop vite l’industrie aéronautique au Maroc et par la même occasion son plan d’accélération industrielle.

«Je suis ravi d’écouter ça. Les médias avaient considéré que c’était la fin de Bombardier au Maroc et c’était la fin de l’histoire de l’industrie aéronautique au Maroc», a souligné Moulay Hafid Elalamy.

Et de poursuivre: «Dans ce type d’activités, il ne fait pas aller trop vite en besogne. Il faut travailler beaucoup et il faut parler peu».

«Ca été compliqué. Nous n’avons pas été aidé par tous les bruitages qui a eu sur le marché en expliquant que cette compagnie allait disparaitre», s’est désolé le ministre.

«Nous leur avons créé des problèmes de perturbation au sein du personnel, qui ne savaient plus qu’ils allaient continuer ou pas», révèle MHE.

«Aujourd’hui la démonstration est faite, Spirit reprend, continue et triple l’usine, voila ce que je retiens de cette belle expérience». s’est-il enjoué.

Le plat est froid. La petit vengeance en est toute belle.

Live – Suivez en direct le «rendez-vous de l’industrie aéronautique»

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Avec la présence de Moulay Hafid Elalamy, Ministre de l’Industrie, du Commerce, de l’Economie Verte et Numérique et des grands acteurs de l’industrie aéronautique au Maroc et le témoignage des leaders mondiaux du secteur se déroule en ce moment le « rendez-vous de l’industrie aéronautique ». L’occasion de faire le point sur l’importance économique et sociale de l’industrie aéronautique au Maroc, les avancées du Royaume dans ce domaine, ainsi que les perspectives de développement.

INTERVENANTS

MOULAY HAFID ELALAMY – Ministre de l’Industrie, du Commerce, de l’Economie Verte et Numérique

STANDEAL
Vice-président exécutif de Boeing, président et directeur général – Boeing Commercial Airplanes (BCA) 

OLIVIERANDRIES
Directeur Général – SAFRAN 

SCOTTMcLARTY
Vice-Président Sénior – SPIRIT AEROSYSTEMS 

MIKAELHOUARI
Président Airbus Afrique et Moyen orient – AIRBUS/ STELIA 

KARIMCHEIKH
Président – GIMAS 

THIERRYMERLOT
Président Aéronautique Europe, Asie Pacifique, Moyen Orient, Afrique & Industrie – HEXCEL 

THOMASCORBEL
PDG – Le Piston Français «LPF» 

HAMIDBENBRAHIM
Président – MIDPARC / IMA 

ZAHIRABOUAOUDA
Présidente – MATIS 

STEPHENORR
Président de la Chambre de Commerce Britannique au Maroc & Vice-Président Sénior- SPIRIT AEROSYSTEMS 

HICHAMEL HABTI
Président – UM6P 

CHRISTOPEDELQUE
Directeur Général – SPACE AERO 

ADILJALALI
VP Ingénierie et Maintenance – RAM 

HOUDAFARRAHE
Directrice associée – ENGIMA 

RAOUFMOUSTAHSSINE
Gérant EFOA – Groupe WEARE 

BADREJAAFAR
Directeur Général – SERMP – GROUPE LPF 

SAIDBENHAJJOU
Secrétaire Général du GIMAS. Sponsor de l’écosystème Ingénierie, Vice président du cluster AMC en charge de l’innovation et projet collaboratif, Directeur Général -AVIARAIL 

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