Etats-unis

«Truth Social» l’application de Donald Trump pour concurrencer Twitter, Facebook et YouTube et le Wokisme

Donald Trump lance en février 2022 «Truth Social», une plateforme de médias sociaux contrôlée par son nouveau groupe média «Trump Media & Technology Group». L’ancien président américain cherche à capitaliser sur sa popularité auprès d’une grande partie des républicains et préparer le terrain pour une nouvelle course à la présidence en 2024. Pour cela, Trump aurait levé 1,25 milliard de dollars de financement suscitant l’attention du gendarme boursier américain, la SEC, qui a diligenté une enquête.

Le lundi 21 février 2022 verra la naissance d’un nouveau réseau social très particulier. Celui de Donald Trump. L’ancien président américain a choisi de faire coïncider le lancement de sa plateforme «Truth Social» avec la fête américaine «President Day», un jour férié fédéral en l’honneur des différents présidents des États-Unis, officiellement désigné sous le nom de Washington’s Birthday.

Si l’annonce du lancement de «Truth Social» a été faite par Donald Trump le 20 octobre dernier, la date exacte de sa mise en ligne a été révélée par Apple Store dans lequel ont peut d’ors et déjà pré-commander l’application.

Un design proche de celui de l’application préférée de Trump, Twitter

Les captures d’écran ci-dessous prises sur l’App Store, montrent que Donald Trump a voulu absolument que son réseau social soit une copie conforme de Twitter, qui a été son porte-voix préféré durant des années bien avant son élection. La page de profil de Truth Social ressemble presque exactement à celle de Twitter, et les publications disposent des fonctionnalités de retweets, de favoris et de partage.

Exception faite que chaque publication ne s’appelle ni tweet ni post mais bel et bien «une vérité», « Truth» tandis que l’équivalent du retweet ou du repost s’appelle une «re-truth».

Il a été également rapporté que les termes «Truth Social», «truthing»,« retruth » et « post a truth » ont été déposés comme marques commerciales.

Une société dédiée et un investissement de $1,25 milliards

Après son bannissement de toutes les plateformes existantes, suite à l’insurrection du 6 janvier 2021 sur le Capitole américain, le 45e président a brièvement expérimenté un blog appelée «From the Desk of Donald J. Trump», qui lui a permis de publier des messages et des communiqués «lapidaires» pouvant être partagés sur Facebook, Twitter, Reddit et Pinterest.

Ne générant que 4.000 interactions quotidiennes, soit 100.000 fois moins que les retweets de son ancien compte Twitter, le blog a été fermé un mois après son lancement. Quelques jours après, l’ancien porte-parole de Trump, Jason Miller, lance GETTR, une plate-forme de médias sociaux qu’il a présentée comme un « défi direct aux oligarques des médias sociaux de la Silicon Valley » et un moyen de « déclarer l’indépendance de leur tyrannie Woke».

Miller fait courir la rumeur comme quoi Trump rejoindrait GETTR. Finalement il n’en rien et Miller est contraint de déclarer que lui et son ancien patron « ne pouvaient tout simplement pas s’entendre sur un accord ».

A l’issue de ces échecs et porté par sa frustration d’avoir été contraint au silence médiatique et dans la perspective d’une éventuelle course vers les présidentielles de 2024, l’ancien président décide de sortir l’artillerie lourde et déployer les grands moyens.

En février 2021, il crée Trump Media & Technology Group (TMTG), une société qui sera le véhicule financier et juridique de son propre réseau social. Pour lever de l’argent, Trump fait appel à une nouvelle technique très en vogue à Wall Street, via une Special Purpose Acquisition Company (SPAC), ou Blank Check Company et en français une société d’acquisition à vocation spécifique (SAVS).

Une SPAC (SAVS) est une société sans activité opérationnelle, une sorte de coffre rempli d’un argent dont on ignore encore à quoi il sera utilisé et dont les titres sont émis sur un marché boursier en vue d’une acquisition ou d’une fusion future dans un secteur particulier et avant une échéance déterminée.

En effet, le 20 octobre 2021 précisément, Donald Trump annonce dans un communiqué la fusion entre son entreprise Trump Media & Technology Group (TMTG) et la SPAC Digital World Acquisition Corp cotée au NASDAQ sous le ticker DWAC.

La Spac Digital World Acquisition Corp (DWAC) s’était introduite en Bourse un mois auparavant et avait réussi à lever en peu de temps près de 300 millions de dollars auprès d’investisseurs en leur promettant d’acquérir une pépite du digital.

Laquelle pépite s’est avérée être l’entreprise de Donald Trump qui souhaite concurrencer les géants du numérique qui l’ont censuré. La fusion a valorisé la «Trump Media & Technology Group» à 875 millions de dollars.

Samedi 4 décembre 2021, l’entreprise de Trump a déclaré dans un communiqué avoir obtenu 1,25 milliard de dollars auprès d’un «groupe diversifié d’investisseurs institutionnels», sans révéler leur identité. Selon les analystes, TMTG est désormais évaluée à près de 4 milliards de dollars. Une semaine plus tard, l’évaluation implicite était passée à 10 milliards de dollars, affirme le Financial Times.

Cette annonce semble souligner la capacité de l’ancien président américain à lever des fonds importants malgré sa mauvaise presse.

Les actions de DWAC ont augmenté de 400 %, passant de 10 à 45,50 dollars, après l’annonce de Truth Social. Le lendemain, le cours de l’action a encore été multiplié par deux puis sa cotation sera suspendue à plusieurs reprises en raison de sa volatilité.

TMTG pour les conversations et TMTG+ pour la V.O.D, podcasts et divertissements

C’est suite à ces annonces de fusion et de levée de fonds que l’on connait plus de détail sur le projet «TRUTH Social». Il ne s’agit finalement pas uniquement d’une application clone de Twitter mais de toute une plateforme qui inclue également de la vidéo.

En plus de l’application «Truth Social» qui serait disponible sur les terminaux Apple, la société de Donald Trump compte lancer un service de vidéo à la demande par abonnement, TMTG+, qui comprendrait « des programmes de divertissement, des actualités, des podcasts, etc».

Pour son service V.O.D, Donald Trump a annoncé un partenariat technologique et de services cloud avec la plateforme d’hébergement vidéo Rumble.

«Dans le cadre de notre mission, TMTG continue de s’aligner sur les fournisseurs de services qui ne font pas de discrimination en matière d’idéologie politique», a déclaré Trump dans un communiqué mardi.

«Par conséquent, j’ai choisi le Rumble Cloud pour servir de colonne vertébrale essentielle à l’infrastructure de TMTG. TMTG a déjà lancé Truth Social sur le Rumble Cloud pour les invités seulement, et le lancement initial de la bêta a été excellent. L’Amérique est prête pour TRUTH Social, et la fin de la Cancel Culture.»

Rumble fournira également des services de vidéo et de streaming pour Truth Social dans le cadre de l’accord, tandis que les sociétés sont toujours en négociations pour que Rumble fournisse une infrastructure supplémentaire et la diffusion vidéo pour le service d’abonnement de TMTG, TMTG+.

Cette décision intervient le jour même où Rumble a annoncé qu’il mettait fin à sa relation avec Unruly Group et Tremor International, alléguant que la société de publicité vidéo avait tenté de censurer les vidéos du commentateur conservateur et animateur de Fox News Dan Bongino.

Côté management, Trump a nommé le représentant républicain des États-Unis Devin Nunes, qui a démissionné du Congrès en début d’année, en tant que PDG du groupe Médias. Et pour la plateforme vidéo TMTG+ son choix est tombé sur un professionnel du divertissement, Scott St. John, le producteur exécutif de longue date d’émissions de téléréalité et de jeux télévisés, notamment « Deal or No Deal » et « America’s Got Talent ».

Truth Social : «Contre la Tyrannie» et «anti-Woke Culture»

Pour son réseau social alternatif, Trump promet que la liberté d’expression sera garantie «sans discrimination envers les idéologies politiques». et que les séries, films, documentaires et informations sont garantis «non woke».

«J’ai créé Truth Social et TMTG pour m’opposer à la tyrannie de la Big Tech», a déclaré Trump.

«Nous vivons dans un monde où les talibans sont très présents sur Twitter, mais où votre président américain préféré a été réduit au silence. C’est inacceptable. Je suis enthousiaste à l’idée d’envoyer très bientôt mon premier Truth on Truth Social» a-t-il poursuivit.

«TMTG a été fondé avec la mission de donner une voix à tous. Je suis enthousiaste à l’idée de commencer bientôt à partager mes pensées sur Truth Social et de me battre contre Big Tech. Tout le monde me demande pourquoi personne ne se dresse contre la Big Tech ? Eh bien, nous le ferons bientôt !».

L’accord de Trump sur les médias sociaux fait l’objet d’une enquête des autorités de régulation

Digital World Acquisition Corp. (DWAC), objet de la demande fusion avec TMTG de Trump a déclaré dans un document déposé la semaine dernière qu’elle fait l’objet de certaines enquêtes préliminaires des autorités réglementaires, avec lesquelles elle coopère, rapporte la radio, publique américaine NPR.

La société a précisé que les enquêtes sont menées par la Securities and Exchange Commission ( SEC) ainsi que par la Financial Industry Regulatory Authority, qui contribue à la surveillance des marchés des valeurs mobilières.

Six éminents experts et anciens conseillers de Biden fustigent la stratégie pandémique du président et prônent la «nouvelle normalité: vivre avec le virus»


Dans une critique virulente, six éminents experts de la santé qui ont conseillé l’équipe de transition du président Biden ont appelé à une stratégie pandémique nationale entièrement nouvelle consistant à vivre indéfiniment avec le virus, et non à l’éradiquer.

Le jour de l’investiture du président Biden, le conseil consultatif d’experts en santé qui l’avait conseillé pendant sa transition a officiellement cessé d’exister. Mais ses membres ont discrètement continué à se réunir régulièrement via Zoom, leurs conversations tournant souvent autour de la frustration suscitée par la réponse de Joe Biden au coronavirus, rapporte le New York Times.

Aujourd’hui, six de ces anciens conseillers ont rendu publique une critique surprenante. Dans trois articles d’opinion publiés jeudi dans le Journal of the American Medical Association, ils appellent le président américain Biden à adopter une toute nouvelle stratégie nationale de lutte contre la pandémie, adaptée à la «nouvelle normalité» consistant à vivre indéfiniment avec le virus, et non à l’éradiquer.

Les auteurs sont tous des grands noms de la médecine américaine. Plusieurs d’entre eux, dont le Dr Luciana Borio, ancienne responsable scientifique par intérim de la Food and Drug Administration, et le Dr David Michaels, ancien responsable de l’Occupational Safety and Health Administration, aujourd’hui à l’école de santé publique de l’université George Washington, ont occupé des postes gouvernementaux de haut niveau. Le Dr Ezekiel Emanuel, oncologue, éthicien médical et professeur à l’université de Pennsylvanie qui a conseillé l’ancien président Barack Obama, a organisé cette initiative.

Comme toute Maison-Blanche, celle de Joe Biden privilégie la loyauté et préfère taire ses divergences ; à cet égard, les articles constituent une démarche inhabituelle. Les auteurs disent qu’ils les ont écrits en partie parce qu’ils n’ont pas réussi à parler directement aux responsables de la Maison Blanche, écrit le New York Times.

«D’un point de vue macro, on a l’impression de toujours lutter contre la crise d’hier et de ne pas nécessairement penser à ce qui doit être fait aujourd’hui pour nous préparer à ce qui va suivre», a déclaré le Dr Borio.

Les auteurs ont partagé les articles avec des responsables de la Maison Blanche avant leur publication, mais il n’est pas certain que l’administration adopte l’une ou l’autre de leurs suggestions. Le Dr Anthony S. Fauci, principal conseiller médical de M. Biden pour la pandémie, a refusé de commenter les articles.

Ni la vaccination ni l’infection par le COVID-19 ne semblent conférer une immunité à vie, et les vaccins actuels n’offrent pas non plus de protection contre l’infection

Nouvelle normalité

Les auteurs ont précisé que le COVID-19 n’est pas encore endémique, et que les États-Unis sont loin d’en être là. Mais ils ont déclaré que l’administration doit communiquer clairement les objectifs et les stratégies actuels, au lieu de passer d’une crise à une autre.

Par exemple, ils ont déclaré qu’il était peu clairvoyant pour Biden de déclarer l’été dernier que les États-Unis avaient «pris le dessus sur ce virus».

«En septembre 2021, le variant Delta a prouvé que ces mesures étaient prématurées, et fin novembre, le variant Omicron a suscité des inquiétudes quant à un état d’urgence perpétuel, Dans la délimitation d’une stratégie nationale, l’humilité est essentielle», ont-il conseillé.

Ni la vaccination ni l’infection par le COVID-19 ne semblent conférer une immunité à vie, et les vaccins actuels n’offrent pas non plus de protection contre l’infection. L’objectif de la «nouvelle normalité» avec le COVID-19 ne comprend pas l’éradication ou l’élimination, ont-ils écrit.

Le seuil de risque approprié devrait refléter les pics hebdomadaires de décès, d’hospitalisations et de prévalence communautaire des maladies respiratoires virales au cours des années de forte gravité, comme en 2017-2018. Cette année-là, il y a eu environ 41 millions de cas symptomatiques de grippe, 710 000 hospitalisations et 52 000 décès.

«Aujourd’hui, les États-Unis sont loin de ces seuils», ont-ils déclaré, et atteindre ce point demandera des efforts.

Ils recommandent également que les États-Unis devaient investir dans une infrastructure de données de santé publique.

«Comme Omicron l’a montré de nouveau, les États-Unis fonctionnent avec des estimations imprécises de la propagation des maladies, une surveillance génomique limitée, des projections basées sur des sites de déclaration sélectionnés et des données provenant d’autres pays qui ne sont pas forcément généralisables. Ces lacunes menacent des vies et le fonctionnement de la société», alertent les anciens conseiller de Biden.

L’objectif de la «nouvelle normalité» avec le COVID-19 ne comprend pas l’éradication ou l’élimination

Ils ont également appelé à un meilleur investissement dans les tests.

«Chaque personne aux États-Unis devrait avoir accès à des tests peu coûteux pour déterminer si elle est infectée et contagieuse. Le projet de l’administration Biden de distribuer 500 millions de tests rapides à domicile et d’augmenter la production en utilisant le Defense Production Act est un pas important dans la bonne direction, mais il en faut beaucoup plus», ont-ils suggéré.

Par ailleurs, les auteurs recommadent que le pass vaccinal devrait être imposé plus largement, y compris pour les enfants dans les écoles, et que le gouvernement devrait mettre gratuitement à la disposition de tous les Américains des masques de haute qualité comme le N95.

«Il semble que le SRAS-CoV-2 va persister, et que la pandémie de COVID-19 va se poursuivre pendant un certain temps. Par conséquent, pour parvenir à une «nouvelle normalité» durable, avec une transmission du virus et une mortalité par COVID-19 considérablement réduites, les tests, la surveillance, le port du masque et la ventilation doivent tous être améliorés de manière significative», ont conclu les auteurs.

Les téléphones de 11 employés de l’ambassade des États-Unis en Ouganda infectés par le logiciel espion Pegasus

Les iPhones de 11 employés de l’ambassade américaine travaillant en Ouganda ont été piratés à l’aide du logiciel espion «Pegasus» développé par le groupe israélien NSO, la société de surveillance que les États-Unis ont mise sur liste noire il y a un mois. L’administration américaine accusait cette technologie israélienne d’avoir été utilisée par des gouvernements étrangers pour réprimer la dissidence. Cette révélation pèsera en défaveur de la société israélienne NSO lors d’une réunion organisée à la Maison Blanche la semaine prochaine qui verra la participation du Chef du Mossad Dedi Barnea.

Le piratage est le premier cas connu de logiciel espion, Pegasus, utilisé contre des responsables américains. Pegasus est un système de surveillance sophistiqué qui peut être implanté à distance dans les smartphones pour extraire des enregistrements audio et vidéo, des communications cryptées, des photos, des contacts, des données de localisation et des messages texte.

Rien n’indique que NSO lui-même ait piraté les téléphones, mais plutôt qu’un de ses clients, principalement des gouvernements étrangers, l’ait dirigé contre des employés de l’ambassade.

Le New York Times affirme que la découverte de ce piratage ne manquera pas d’accroître la tension avec Israël au sujet de la récente répression américaine contre les entreprises israéliennes qui fabriquent des logiciels de surveillance qui ont été utilisés pour suivre les emplacements des dissidents, écouter leurs conversations et télécharger secrètement des fichiers qui se déplacent sur leurs téléphones. Le président Biden prévoit d’accentuer la pression pour réprimer davantage l’utilisation de ces logiciels à l’occasion d’une réunion la semaine prochaine à la Maison Blanche, auquel il a invité des dizaines de pays, dont Israël.

«Les téléphones du gouvernement américains qui ont été ciblés jusqu’à présent n’ont pas été classifiés, et rien n’indique que Pegasus a été utilisé pour accéder à des informations classifiées», a déclaré un haut responsable de l’administration.

«Nous étions également très inquiets à ce sujet car cela représente un risque réel de contre-espionnage et de sécurité pour le personnel américain et les systèmes américains dans le monde», a poursuivit la même source.

Netanyahu sur les bancs des accusés

Réagissant à la dépêche de Reuters révélant ce premier cas de piratage d’officiels américains par Pegasus, le journaliste israélien Ravid Barak a fait allusion à une possible implication de Benjamin Netanyahu dans l’affaire. Selon lui, l’ancien premier ministre était très proche du président ougandais qui avait joué un rôle clé dans la médiation avec le nouveau régime soudanais.

«Pendant le mandat de l’ancien Premier ministre Benjamin Netanyahu, les relations avec l’Ouganda sont devenues beaucoup plus étroites. Netanyahu était très proche du président ougandais Iwari Musavini qui a même servi de médiateur entre Netanyahu et le président par intérim du Soudan, le général Abdel Fattah al-Burhan. Les deux se sont même rencontrés grâce à la médiation de Mussavini en Ouganda en février 2020.» a-t-il écrit sur Twitter.

Barak Ravid estime que suite à cet incident, le chef du Mossad, Dedi Barnea, réinitialisera ses plans qui visaient la défense de NSO lors de sa prochaine visite à Washington.

Apple a alerté les diplomates américains

Dans sa dépêche explosive de ce vendredi, Reuters a rapporté qu’Apple avait informé les employés de l’ambassade américaine en Ouganda mardi dernier du piratage. Les personnes touchées sont des agents du service extérieur et de locaux travaillant pour l’ambassade, qui avaient tous lié leurs identifiants Apple à leurs adresses e-mail du département d’État, selon une source bien informée.

«Apple pense que vous êtes la cible d’attaquants parrainés par un État qui tentent de compromettre à distance l’iPhone associé à votre identifiant Apple», indique l’alerte d’Apple.

«Ces attaquants vous ciblent probablement individuellement en raison de qui vous êtes ou de ce que vous faites. Si votre appareil est compromis par un attaquant parrainé par un État, il peut être en mesure d’accéder à distance à vos données sensibles, à vos communications ou même à la caméra et au microphone. Bien qu’il soit possible qu’il s’agisse d’une fausse alarme, veuillez prendre cet avertissement au sérieux », a mis en garde Apple les employés de l’ambassade US.

Apple a créé un correctif en septembre qui corrigeait la faiblesse de son système d’exploitation iOS. Étant donné que ce correctif ne protège un téléphone qu’une fois qu’un utilisateur a téléchargé le logiciel mis à jour, il est possible que des pirates continuent d’exploiter la faille pour infiltrer des téléphones qui n’avaient pas encore été mis à jour.

La société a demandé aux employés du département d’État américain de prendre plusieurs précautions, notamment la mise à jour immédiate de leurs iPhones avec le dernier logiciel disponible, qui inclut le correctif. La société a déclaré que les attaques détectées par Apple «sont inefficaces contre iOS 15 et versions ultérieures».

La notification d’Apple aux diplomates et au gouvernement américain est intervenue après avoir déposé une plainte contre NSO pour ce qu’elle allègue être des violations de la Computer Fraud and Abuse Act, une loi adoptée en 1986.

« Les mesures que nous prenons aujourd’hui enverront un message clair : dans une société libre, il est inacceptable d’armer de puissants logiciels espions financés par un État contre ceux qui cherchent à rendre le monde meilleur », a déclaré Ivan Krstić, chef de la sécurité d’Apple.

«Apple gère l’une des opérations d’ingénierie de sécurité les plus sophistiquées au monde, et nous continuerons à travailler sans relâche pour protéger nos utilisateurs contre les acteurs abusifs parrainés par l’État comme NSO Group.» a-t-il souligné.

Biden décrète l’obligation vaccinale anti-Covid à l’ensemble des salariés américains

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L’administration Biden a déclaré jeudi l’entrée en vigueur de l’obligation vaccinale anti-Covid pour les salariés des entreprises de plus de 100 personnes et des sous-traitants d’agences fédérales et les travailleurs du monde médical soit plus des deux tiers de la main-d’œuvre du pays. Ainsi, 84 millions de travailleurs du secteur privé ont jusqu’au 4 janvier 2022 pour qu’ils soient entièrement vaccinés, sous peine de devoir se soumettre à des tests très réguliers.

L’administration américaine passe à la vitesse supérieure pour tourner la page du Covid et serrer la vis pour les millions d’Américains qui refusent encore de se faire vacciner, en décrétant l’obligation vaccinale à plus des deux tiers de la main-d’œuvre du pays.

L’idée a été annoncée pour la première fois par Joe Biden septembre dernier, en ordonnant au ministère du Travail d’invoquer ses pouvoirs d’urgence sur la sécurité des lieux de travail pour obliger les entreprises de plus de 100 employés à imposer des vaccinations pour l’ensemble de leurs effectifs. Les travailleurs qui refuseraient de se faire vacciner se verraient subir des tests hebdomadaires.

Plusieurs entreprises ont suivi ce premier appel, notamment le géant de la viande Tyson Foods, la compagnie aérienne United Airlines ou le constructeur automobile Ford qui a exigé de ses 32 000 employés de se faire vacciner d’ici le 8 décembre sauf en cas d’exemption religieuse ou médicale.

En dépit des réticences des républicains et les lois adoptés de quelques Etats interdisant l’obligation vaccinale sur leurs sols, Joe Biden décide d’imposer le vaccin anti-Covid aux employés des entreprises de plus de 100 personnes, aux travailleurs du monde médical ( 17 millions dans 76.000 hôpitaux ) et aux salariés des sous-traitants d’agences fédérales.

Il s’agit là de l’une des mesures les plus radicales prises par le gouvernement américain pour tenter d’endiguer l’épidémie qui mine la reprise économique. « Il y a la même échéance cohérente pour ces trois catégories du 4 janvier 2022 », date à laquelle les employés devront soit avoir reçu leur dernière dose de vaccin, soit commencer à se soumettre à au moins un test par semaine, a indiqué jeudi un haut responsable américain.

Les défis juridiques qui attendent l’obligation vaccinale de Biden

Selon Reuters, des groupes d’entreprises, des procureurs généraux des États et des organisations religieuses ont promis des contestations judiciaires rapides pour tenter de bloquer le décret de l’obligation vaccinale dévoilé jeudi par l’administration Biden.

Le président Joe Biden a déclaré que la patience du pays s’amenuise face à la réticence des 30% d’Américains qui ne sont pas complètement vaccinés, et que sa décision d’imposer la vaccination aux salariés vise à garantir des lieux de travail sûrs.

L’exigence de vaccin est imposée par le biais d’un processus juridique rarement utilisé. Lequel procédé a été systématiquement bloqué par les juges, indique Reuters.

A ce titre, un groupe de 24 procureurs généraux républicains a averti en septembre qu’ils iraient devant les tribunaux pour lutter contre ce qu’ils disaient être un mandat illégal.

Ils ont fait valoir que le pouvoir de l’Administration de la sécurité et de la santé au travail (OSHA) d’émettre une réglementation d’urgence était limité aux dangers sur le lieu de travail tels que les produits chimiques industriels, et non à un virus largement répandu. Ils ont également accusé l’administration Biden d’usurper le pouvoir de réglementer les soins de santé, traditionnellement laissé aux États.

Les groupes industriels, religieux et de liberté civile ont également déclaré qu’ils prévoyaient de poursuivre car ils s’attendent à ce que la règle soit un fardeau pour les entreprises ou équivaut à une prise de pouvoir inconstitutionnelle.

Mike Pompeo méconnaissable après avoir perdu du poids se présentera contre Trump en 2024

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La perte de poids de l’ancien secrétaire d’État de Trump, Mike Pompeo, a suscité plusieurs commentaires des américains sur les réseaux sociaux. Il faut dire que l’ex-patron de la CIA qui multiplie ses sorties médiatiques et mondaines notamment aux côtés de Benjamin Netanyahu est méconnaissable tellement sa transformation est spectaculaire. Par ailleurs, sur Twitter, une rumeur enfle ce dimanche rapportant que Pompeo dit à qui le voudra qu’il se présenterait contre Donald Trump durant les primaires des élections de 2024.

La colère française persistante contre les État-unis entache la réunion des américains et européens à Pittsburgh

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De hauts responsables des États-Unis et de l’Union Européenne se sont rencontrés mercredi à Pittsburgh pour tenter d’enterrer la hache de guerre après la colère noire d’Emmanuel Macron causée par le récent accord de Washington de la vente de sous-marins nucléaires à Canberra laissant sur la touche Paris.

La première réunion du Conseil du commerce et des technologies (CCT) UE-États-Unis qui s’est tenue à Pittsburgh a bien failli être annulée en raison de la fureur de Paris suite à l’annulation par Canberra d’un contrat d’achat de sous-marins français d’une valeur de 56 milliards d’euros au profit de sous-marins à propulsion nucléaire et de technologies américaines et britanniques.

Les pourparlers de mercredi se sont finalement déroulés comme prévu, bien que la France n’ait accepté le texte de la déclaration finale qu’après avoir clairement exigé plusieurs changements.

Par exemple, un accord pour se réunir dès le printemps prochain pour la prochaine session du conseil a rencontré le rejet des Français, qui ont également exigé qu’une déclaration formulée de manière positive sur la confiance mutuelle dans la production de semi-conducteurs soit modifiée.

Ce faisant, la France a clairement indiqué qu’après ce qu’elle considère comme la récente trahison de trois alliés proches, l’UE devrait lutter pour une bien plus grande indépendance vis-à-vis de son partenaire atlantique de longue date.

Les goulots d’étranglement actuels pour les semi-conducteurs, qui ont conduit, entre autres, à de nombreux constructeurs automobiles incapables de produire suffisamment de véhicules, ont été l’un des principaux sujets de la réunion, ainsi que la coopération dans le domaine de l’Intelligence Artificielle.

L’électronique grand public est rare dans le monde en raison d’une demande en plein essor, la pénurie n’étant exacerbée que par les perturbations du transport et de la production liées à la pandémie.

Selon le texte de la déclaration finale de la réunion, les goulots d’étranglement de l’approvisionnement devraient être surmontés grâce à une meilleure coordination UE-États-Unis et en réduisant la dépendance actuelle vis-à-vis de l’électronique asiatique, et en particulier chinoise.

Le Conseil du commerce et de la technologie a été créé en juin par la présidente de la Commission européenne Ursula von der Leyen et le président américain Joe Biden, essentiellement pour mettre fin aux conflits sur les tarifs commerciaux qui ont surgi sous l’administration Trump, mais aussi pour aborder des questions telles que sécuriser les chaînes d’approvisionnement et lutter contre les pratiques commerciales déloyales employées par des pays comme la Chine.

Suite à la première réunion du conseil de mercredi, 10 groupes de travail ont été invités à élaborer des plans concrets sur ces sujets et d’autres au cours des prochains mois.

Urgent – L’administration Biden transfère son premier détenu, un Marocain, de Guantánamo Bay

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Selon The New York Times, l’équipe Biden a repris là où l’administration Obama s’était arrêtée au sujet de la prison de Guantánamo avec le rapatriement d’un Marocain, Abdellatif Nasser, réduisant la population carcérale à 39 détenus. Nasser devait être libéré et rapatrié au Maroc en 2016. Il n’a jamais été accusé d’aucun crime. Il sera pris en charge par sa famille à Casablanca.

Il s’appelle Abdellatif Nasser, âgé de 56 ans, et il avait été capturé par les forces de sécurité pakistanaises en 2001, juste après les attentats du 11 septembre de la même année, qui l’ont remis à l’armée américaine. Il a été incarcéré depuis, dans la célèbre prison de Guantánamo.

Les responsables du renseignement militaire américains ont présenté Abdellatif Nasser comme un ancien combattant taliban qui a combattu les forces d’invasion américaines dans les montagnes de Tora Bora à la fin de 2001. Selon The New York Times, le marocain avait déclaré devant un panel regroupant plusieurs départements de sécurité par l’intermédiaire d’un représentant il y a cinq ans qu’il « regrettait profondément ses actions du passé». Après ce «hearing» sa libération a été approuvée par ledit panel gouvernemental le 11 juillet 2016, dans la seule condition qu’il soit envoyé à son pays natal au Maroc avec les garanties de sécurité du gouvernement marocain.

Le panel en question était constitué des représentants de six agences de sécurité nationale, dont la Direction du renseignement, l’état-major conjoint du Pentagone et le Département de la sécurité intérieure. Sa recommandation de transfert qui ne granitisait pas la libération n’a pas été suivie par l’administration Trump.

En effet, le processus de transfert, poursuivi par les administrations George W. Bush et Barack Obama, s’était atrophié sous Donald J. Trump, explique The New York Times. L’ancien président a interrompu tous les transferts et a fermé le bureau du département d’État qui négociait des accords de sécurité concernant ce types de sujets.

Il fallait attendre son successeur, qui en plus de la pression des sénateurs démocrate déploie depuis son élection sa propre vision pour les gestion des mouvements islamistes armés, les Taliban et le Hamas entre autres, pour que le processus du transfert du Marocain soit enclenché.

Pour exécuter le départ de Guantánamo, le département d’État américain a dû conclure en avance un accord de transfert avec le Royaume et attendre l’approbation personnelle du Secrétaire d’Etat à la Défense qui doit en informer le Congrès.

Abdellatif Nasser transféré ce lundi matin

Les forces américaines ont en effet remis, ce lundi matin, Abdellatif Nasser à la garde du gouvernement marocain. «Ses membres de la famille à Casablanca se sont engagés à le soutenir en lui trouvant du travail dans l’entreprise de nettoyage de piscines de son frère», a déclaré son avocat, Thomas Anthony Durkin de Chicago.

Dans un communiqué, l’avocat Durkin a qualifié les quatre dernières années de la détention de Abdellatif Nasser de « dommages collatéraux de la politique brute de l’administration Trump et des faucons républicains zélés de la guerre contre le terrorisme », ajoutant : « S’il s’agissait d’une condamnation injustifiée cas dans le comté de Cook, cela aurait valu 20 millions de dollars d’indemnités».

«Nous applaudissons l’administration Biden pour n’avoir causé aucun autre préjudice», a-t-il déclaré.

Reconnaissance américaine

« Les États-Unis sont reconnaissants au Royaume du Maroc pour sa volonté de soutenir les efforts américains en cours pour fermer le centre de détention de Guantánamo Bay », a déclaré au journal américain, ce dimanche, un haut responsable de l’administration, sous couvert de l’anonymat, alors que le transfert au Maroc de Abdellatif Nasser était en cours. Le responsable a également déclaré que la Maison Blanche s’était «consacrée à un processus délibéré et approfondi de réduction responsable de la population carcérale et, in fine, la fermeture du centre de détention de Guantánamo Bay».

Aucun détail des arrangements entre Rabat et Washington n’ont été rendus publics assure la source américaine. Toutefois, souligne-t-elle, pendant les années Obama, les États-Unis exigeaient généralement au pays hôte de ne pas laisser l’ancien détenu voyager à l’étranger pendant plusieurs années et de s’engager à le surveiller et à partager toute information à son sujet avec le gouvernement américain.

Abdellatif Nasser a laissé derrière lui 39 autres détenus, dont 11 ont été inculpés de crimes de guerre. À son apogée dans les années qui ont suivi les attentats du 11 septembre 2001 et l’invasion de l’Afghanistan, le complexe pénitentiaire de la base navale américaine abritait environ 675 hommes .

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