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Etats-unis - Page 2

Flambée des prix du pétrole : Biden dos au mur, MBS et MBZ font la sourde oreille

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CNN a levé le voile ce vendredi, sur d’intenses et très discrètes manoeuvres diplomatiques d’une task force de l’administration Biden visant à contourner les relations exécrables entre le président américain et les princes héritiers, d’Arabie Saoudite et des E.A.U, dans le but de contenir la flambée des prix du pétrole suite à la guerre en Ukraine. Étant donné que les hydrocarbures représentent le talent d’Achille de l’alliance anti-russe, Joe Biden s’est retrouvé dos au mur quand Mohammed Ben Salmane a refusé de lui parler tout en se gardant d’influer sur l’OPEP pour augmenter la production mondiale. Au point que le locataire de la Maison Blanche s’est mis dans la tête de réhabiliter le régime de Maduro au Venezuela pour augmenter l’offre mondiale en énergie. Comme le président démocrate n’a pas encore montré de volonté à traiter «convenablement» MBS et MBZ, il n’est pas sur qu’il puisse compter sur leur soutien face à sa guerre personnelle en Ukraine.

CNN a publié un rapport ce vendredi où il est expliqué comment l’administration Biden s’intéresse discrètement aux relations avec l’Arabie saoudite et les Émirats arabes unis pour compenser la flambée des prix du pétrole.

Joe Biden a annoncé dés les premiers jours de sa nomination qu’il ne reconnaissait en Arabie saoudite que le roi Salmane. Assumant tout le MBS bashing des démocrates au sujet de l’affaire Khashoggi entre autres. Idem pour MBZ, dirigeant de facto des E.A.U, Biden le considère comme l’allié de Donald Trump. Il a d’ailleurs tout fait pour le mettre sur la touche au profit de son ennemi juré, Tamim Ben Hamad, l’émir du Qatar.

Mais l’évolution de la guerre en Ukraine a replacé ces deux pays au centre de l’échiquier mondial. Bien que les sanctions visant les hydrocarbures aient été délibérément écartées par Biden dans le but de protéger ses alliés occidentaux, en particulier ceux de l’Union européenne, contre les chocs déstabilisants des prix, les sanctions financières et logistiques ont ébranlé un marché où la Russie en est le deuxième exportateur mondial.

«Les producteurs russes, dans le sillage des sanctions, ont eu du mal à conclure de nouvelles commandes de pétrole, les acheteurs se rebiffent en raison de leur méfiance quant à l’étendue et à la portée des sanctions visant la banque centrale du pays et ses principales institutions financières» écrit CNN.

L’appel de Poutine à MBS vs l’appel de Biden au roi Salmane

Parmi les révélations de CNN, le refus de Mohammed ben Salmane de parler à Joe Biden. Le prince héritier a dit à la Maison Blanche : « Comment votre président ne reconnait que le roi Salmane, alors il n’a qu’à parler à mon père ». 

«Lorsque les responsables américains ont finalement abordé la possibilité d’un appel entre Biden et MBS fin janvier, les responsables saoudiens ont proposé à la place de mettre Biden au téléphone avec son père de 86 ans, le roi Salman, le dirigeant officiel du royaume – et la personne que Biden avait identifiée au début de sa première année comme son homologue direct» affirme CNN.

«Ce serait leur première conversation en 12 mois», souligne la même source.

Toujours, selon la chaine américaine, MBS, qui devait se rendre à Pékin pour les cérémonies d’ouverture des Jeux olympiques d’hiver, a annulé son voyage pour pouvoir assister à l’appel téléphonique entre son père et Biden.

«Bien qu’il ne soit pas clair s’il était dans la pièce, MBS a écouté l’appel, mais n’a pas parlé» souligne CNN.

Le ministère chinois des affaires étrangères avait justifié l’absence du prince héritier saoudien à la cérémonie d’ouverture des JO  par des «raisons de calendrier».

CNN, citant les responsables de ces négociations, considère que cette prise de contact avec le roi Salmane a ouvert une fenêtre «sur une relation qui, tout en restant complexe, a montré des signes de stabilisation à un moment critique». 

Selon un responsable américain, la conversation du 9 février a porté sur la nécessité de garantir la stabilité de l’approvisionnement mondial en pétrole et a déclenché un voyage en Arabie saoudite de deux hauts responsables de Biden.

Trois jours plus tard, Brett McGurk et Amos Hochstein, les principaux émissaires de Biden pour la sécurité nationale et l’énergie dans la région, se sont rendus à Riyad, la capitale saoudienne, pour une réunion en tête-à-tête de plusieurs heures avec MBS et de hauts responsables saoudiens, dont le frère de MBS, le prince Abdel Aziz ben Salman, ministre de l’énergie du royaume.

«Nous n’avons pas demandé explicitement l’augmentation de la production du pétrole lors de cette réunion» ont précisé les deux responsables.

Contrairement à l’optimisme de ces négociateurs, d’autres responsables américains reconnaissent que les relations sont loin d’être aussi solides qu’elles l’étaient autrefois et qu’elles nécessiteront une attention plus soutenue de la part de l’administration Biden, écrit CNN.

Par ailleurs, le président russe Vladimir Poutine s’est entretenu par téléphone avec MBS et le cheikh Mohammed bin Zayed al Nahyan des Émirats arabes unis.

Poutine a clairement indiqué qu’il ne serait pas favorable à une augmentation de la production, qui se ferait en grande partie aux dépens de son pays.

Les membres de l’OPEP+ ont choisi de s’en tenir au calendrier d’approvisionnement convenu lors de leur réunion du 2 mars, une décision qui n’a pas surpris les responsables américains à l’époque.

Pourtant, les retombées économiques qui ont suivi ont entraîné une rupture d’approvisionnement tangible. Les entreprises mondiales du secteur de l’énergie ayant boudé la Russie, même si sa production de pétrole s’est maintenue, une grande partie de ces barils russes n’a pas été commercialisée.

L’administration Biden sous pression

Au début de la semaine, les États-Unis ont pris l’initiative d’interdire les importations de pétrole russe aux États-Unis, ce qui ne représente qu’une petite partie des exportations totales de la Russie, mais constitue une autre mesure qui a jeté un froid sur le marché et contribué à faire monter les prix.

Il s’agit d’une réalité douloureuse qui a mis en lumière des mois d’efforts discrets, mais urgents, des responsables américains pour obtenir une augmentation de la production d’énergie de la part de l’industrie et des pays du monde entier.

Dirigée par Hochstein, l’envoyé du département d’État pour l’énergie, et McGurk, cette action a consisté en des contacts au Moyen-Orient, en Asie et en Afrique du Nord, ainsi qu’en des discussions intensives avec les producteurs américains.

Au fur et à mesure que la hausse des prix se poursuivait, la nature discrète de ces efforts a fait place à une communication publique directe.

«Nous voulons davantage d’approvisionnement en pétrole dans le monde», a déclaré Daleep Singh, conseiller adjoint de Joe Biden pour la sécurité nationale, chargé de l’économie internationale.

«Nous voulons que cela vienne des producteurs qui ont des capacités de constituer des réserves». Singh a explicitement noté que l’Arabie saoudite était l’un de ces producteurs.

Par ailleurs, des responsables de Biden ont eu, ce mois ci, des entretiens diplomatiques au Venezuela, pays riche en pétrole, bien que l’administration ait depuis minimisé l’idée d’une augmentation de la production de ce pays lourdement sanctionné.

De plus, l’éventualité d’un accord nucléaire imminent avec l’Iran pourrait éventuellement relancer une vague de pétrole iranien sanctionné sur le marché, mais cela n’est pas considéré comme une solution à court terme par la Maison Blanche.

En réalité, la majeure partie de la capacité pétrolière de réserve envisagée par les responsables américains de l’énergie provient du Moyen-Orient. Les responsables et les acteurs du marché estiment que le moyen le plus rapide de mettre le plus de pétrole sur le marché est d’augmenter la production de l’Arabie saoudite en particulier.

Pour cela, les responsables américains sont conscients qu’ils doivent s’attaquer aux relations très tendues entre le président Joe Biden et le prince héritier d’Arabie saoudite Mohammed ben Salmane, le dirigeant de facto du royaume. Depuis les premiers jours de l’administration Biden, les Saoudiens se sont sentis personnellement lésés par ce qu’ils disent avoir été la décision du président de calibrer toute la relation autour du meurtre en 2018 du journaliste du Washington Post Jamal Khashoggi.

«Il est difficile d’arriver à une bon résultat sans traiter avec MBS», a expliqué un responsable américain à CNN. «Il n’y a pas d’autre moyen de le faire».

Test de résistance de MBZ

«Les Émirats arabes unis font partie de ces producteurs qui disposent de capacités pétrolières inutilisées. Mais c’est aussi un allié traditionnel qui entretient des relations de plus en plus tendues avec les États-Unis depuis l’entrée en fonction de Biden» affirme CNN.

Le pays s’est senti particulièrement lésé par les États-Unis lorsqu’il n’a pas bénéficié d’un soutien massif après l’attaque meurtrière par drone perpétrée en janvier aux Émirats arabes unis par les Houthis soutenus par l’Iran, a expliqué un responsable américain.

Ils craignent également qu’un éventuel nouvel accord sur le nucléaire iranien soit trop faible renforçant la nuisibilité du Corps des gardiens de la révolution islamique.

Quand Biden a envoyé ses principaux collaborateurs en Arabie saoudite, son coordinateur pour le Moyen-Orient et l’Afrique du Nord au Conseil de sécurité nationale a fait une halte aux Émirats arabes unis. McGurk a mis l’accent sur le Yémen, notamment en soulignant le soutien des États-Unis à la défense territoriale du pays contre les attaques de missiles et de drones menées par l’Iran, indique CNN.

Il est à rappeler que les Émirats arabes unis se sont abstenus lors de l’adoption d’une résolution par les États-Unis visant à condamner l’invasion de l’Ukraine par la Russie au Conseil de sécurité des Nations unies, en grande partie en raison de la frustration suscitée par le Yémen.

L’ambassadeur émirati à Washington Yousef Al Otaiba s’est plaint de la dynamique instable dans les déclarations publiques de la Maison Blanche, notant que la relation entre son pays et l’administration Biden «connait des jours où la relation est très saine et des jours où la relation est remise en question».

«Aujourd’hui, nous traversons un test de résistance, mais je suis convaincu que nous nous en sortirons et que nous arriverons à un meilleur endroit», a-t-il ajouté.

Les déclarations du diplomate sur le volonté des E.A.U d’augmenter la production du pétrole, nuancées dans la foulée par son ministre de l’énergie ont eu un effet de yoyo sur les marchés.

«Les Émirats arabes unis sont attachés à l’accord OPEP+ et à son mécanisme d’ajustement mensuel de la production», a déclaré Suhail Al Mazrouei sur Twitter dans ce qui semble être un effort pour rassurer les autres membres.

La prochaine réunion de l’OPEP+ est prévue pour le 31 mars.

Ukraine : La Pologne se dit prête de déployer tous ses jets MIG-29 en Allemagne et à les mettre à la disposition des États-Unis

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La Pologne a accepté de remettre tous ses avions de chasse MIG-29 à une base aérienne américaine «immédiatement» dans le cadre d’un plan visant à fournir des avions aux Ukrainiens.

Les autorités de la République de Pologne ont annoncé dans un communiqué après consultations entre le président et le gouvernement, elles étaient prêtes à déployer – immédiatement et sans contrepartie financière – tous leurs jets MIG-29 sur la base aérienne de Ramstein en Allemagne et à les mettre à la disposition du gouvernement des États-Unis d’Amérique. En compensation, Washington devrait leur fournir des F-16 américains.

La Pologne demande aux Etats-Unis de lui fournir des avions d’occasion avec les capacités opérationnelles correspondantes. La Pologne est prête à établir immédiatement les conditions d’achat de ces avions, poursuit le communiqué.

Le gouvernement polonais demande également aux autres Alliés de l’OTAN – disposant de jets MIG-29 – d’agir dans le même sens.

McDonald’s ferme temporairement ses 850 magasins en Russie

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McDonald’s a annoncé mardi qu’elle fermait temporairement ses 850 restaurants en Russie en réponse à l’invasion de l’Ukraine par ce pays.

Le géant du fast-food a précisé qu’il continuerait à payer ses 62 000 employés en Russie «qui se sont investis corps et âme dans notre marque McDonald’s».

McDonald’s a également fermé temporairement 100 restaurants en Ukraine et continue de payer ces employés.

McDonald’s pourrait subir un coup financier important en raison de ces fermetures. Dans un récent document réglementaire, la société basée à Chicago a déclaré que ses restaurants en Russie et en Ukraine représentaient 9 % de ses revenus annuels, soit environ 2 milliards de dollars.

Contrairement à d’autres grandes marques de restauration rapide en Russie qui sont détenues par des franchisés – notamment KFC, Pizza Hut et Burger King – McDonald’s possède 84 % de ses établissements russes.

La pression est de plus en plus forte pour que McDonald’s et d’autres entreprises comme Coca-Cola et PepsiCo qui restent en Russie se retirent.

De nombreuses sociétés ont cessé leurs activités dans le pays pour protester contre l’invasion de l’Ukraine.

Urgent – Biden interdit toute importation de pétrole et de gaz russes aux États-Unis

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S’exprimant depuis la salle Roosevelt de la Maison Blanche mardi matin, le président américain Joe Biden a finalement annoncé l’interdiction des importations de pétrole russe aux États-Unis. Depuis des semaines, le président ukrainien Volodymyr Zelenskyy et les législateurs du Capitole, démocrates et républicains, réclamaient cette mesure.

«Aujourd’hui, je vous annonce que les États-Unis ciblent une artère principale de l’économie russe. Nous interdisons toutes les importations de pétrole et de gaz russes.» a déclaré Joe Biden.

Biden a également déclaré que les États-Unis continuaient d’envoyer des armes et de l’aide humanitaire à l’Ukraine alors que la Russie poursuit son attaque contre les civils. Les États-Unis collaborent avec le Royaume-Uni, la France, la Pologne et d’autres pays de l’OTAN pour gérer la crise des réfugiés, qui s’aggrave de jour en jour.

https://twitter.com/le1info/status/1501238229206511621?s=21

«L’Ukraine ne sera jamais une victoire pour Poutine. Poutine peut être capable de prendre une ville, mais il ne sera jamais capable de tenir un pays et si nous ne répondons pas à l’assaut de Poutine contre la paix et la stabilité mondiales aujourd’hui, le coût de la liberté et du peuple américain, sera encore plus grand demain», a déclaré Biden. «Nous allons donc continuer à soutenir le courageux peuple ukrainien qui se bat pour son pays».

La compagnie pétrolière britannique Shell s’excuse pour avoir acheté du pétrole russe

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Le géant britannique des hydrocarbures Shell s’est excusé dans un communiqué pour sa décision d’acheter du pétrole brut russe malgré l’invasion et le bombardement de l’Ukraine. Vivement critiqué par le ministre ukrainien des affaires étrangères, Dmytro Kuleba, Shell a annoncé son intention de reverser les bénéfices de cette transaction à un fonds d’aide aux réfugiés ukrainiens. Ce lundi, l’exportateur américain du GNL, Venture Global LNG, annonce la signature d’un contrat de vente de gaz à Shell.

Les pays occidentaux se sont bien préservés de ne pas inclure le pétrole et le gaz russe dans les sanctions contre Moscou suite à son invasion de l’Ukraine. Si les navires russes ont été cibles des sévères restrictions européennes et d’Amérique du nord, le gaz pouvait toujours être exporté partout dans le monde, craignant que cela ne fasse grimper les prix déjà records de l’énergie dans le monde. Surtout que la Russie est le deuxième producteur mondial de pétrole brut après l’Arabie saoudite, et fournit environ un tiers des besoins de l’Europe.

Encouragée par les déclarations des ministères des affaires étrangères britannique et américain, Shell a décidé d’acheter, ce jeudi 4 mars, du pétrole provenant de Russie à un prix très bas et ce malgré l’aggravation de la situation militaire et humanitaire en Ukraine.

L’affaire est rendue publique. Shell se voit obliger publier un communiqué dans lequel elle justifie sa décision, tout en présentant des excuses.

Shell a déclaré qu’elle n’avait «pas d’autre choix», qu’elle était «obligée d’acheter du pétrole à la Russie» afin de «maintenir un approvisionnement régulier en carburant pour l’Europe».

«La décision d’acheter le carburant à un prix réduit à la Russie était difficile» s’est justifiée Shell.

La société a déclaré qu’elle restait «consternée par la guerre en Ukraine» et qu’elle avait arrêté la plupart des activités impliquant du pétrole russe, mais elle a ajouté que la situation en matière d’approvisionnement était «très complexe».

Le pétrole russe représente actuellement environ 8 % de l’approvisionnement opérationnel de Shell. L’une des raffineries de la société, qui produit du diesel, de l’essence et d’autres produits, est également l’une des plus grandes d’Europe.

Pour être clair, sans un approvisionnement ininterrompu de pétrole brut aux raffineries, l’industrie de l’énergie ne peut pas assurer la fourniture continue de produits essentiels aux personnes à travers l’Europe au cours des semaines à venir, a déclaré le porte-parole de Shell.

«Les cargaisons provenant de sources alternatives ne seraient pas arrivées à temps pour éviter les perturbations de l’approvisionnement du marché. Nous n’avons pas pris cette décision à la légère et nous comprenons la force du sentiment qui l’entoure.» a-t-il poursuivit.

Le ministre ukrainien des affaires étrangères, Dmytro Kuleba, s’en est pris à Shell, s’interrogeant sur Twitter si «Le pétrole russe ne sent-il pas le sang ukrainien pour vous ?».

Occasion inespérée pou Washington de vendre davantage son GNL en Europe

Dimanche, le secrétaire d’État américain Antony Blinken a déclaré que les États-Unis menaient désormais des «discussions actives» avec leurs partenaires européens pour les interdire tout en maintenant un «approvisionnement mondial stable».

Une déclaration qui sera suivie moins de 24 heures plus tard par celle de l’exportateur américain de gaz naturel liquéfié, Venture Global, annonçant que Shell avait accepté d’acheter du GNL qui lui sera livré à partir de l’installation de Plaquemines située dans la paroisse de Plaquemines, pendant les vingts prochaines années.

Le contrat entre Shell et Venture Global porte sur deux millions de tonnes (MTPA) par an de GNL pendant 20 ans, a précisé Venture Global dans un communiqué. Shell double ainsi son approvisionnement auprès de la société américaine qui lui fournit déjà 2 MTPA, depuis son usine de Calcasieu Pass, également située en Louisiane.

«Nous nous réjouissons de travailler avec Shell pendant de nombreuses années afin de fournir du GNL américain propre et à faible coût aux marchés qui en ont le plus besoin», a déclaré Mike Sabel, directeur général de Venture Global.

Dans une analyse d’avant la guerre en Ukraine et d’avant la propagande anti-russe, Le Figaro expliquait comment le GNL s’est imposé comme une arme géopolitique et d’influence sur l’Europe entre le États-unis et la Russie

«La crise énergétique européenne a permis aux Etats-Unis de devenir le premier exportateur mondial de gaz naturel liquéfié (GNL) devant le Qatar et l’Australie. Avec pour enjeu sur le long terme de réduire la dépendance de l’Europe à l’égard du gaz russe et d’accroître leur part de marché. C’est à la lumière de cette dépendance qui transforme le gaz naturel en arme géopolitique qu’il faut voir les mises en garde réitérées de Washington contre Berlin et le projet Nord Stream 2, un gazoduc acheminant directement du gaz de la Russie à l’Allemagne, et géré par le géant russe de l’énergie, Gazprom» a écrit Le Figaro. 

La crise en Ukraine permet donc aux pétroliers britanniques de forcer le divorce avec le gaz russe. Shell et BP ont annoncé concomitamment mettre fin à toutes leurs coentreprises avec les sociétés d’hydrocarbures russes, à savoir Gazprom Rosneft.

Shell à l’intention de céder sa participation de 27,5 % dans une importante usine de gaz naturel liquéfié et sa participation de 50 % dans deux projets de champs pétrolifères en Sibérie. Elle dit vouloir mettre également fin à sa participation au gazoduc Nord Stream 2 entre la Russie et l’Allemagne.

Shell a déclaré qu’elle s’attendait à ce que cette décision, qui s’appliquera également à toutes les «entités liées» à Gazprom, allait représenter environ 3 milliards de dollars.

Shell a suivi l’exemple de BP, qui avait déjà annoncé qu’elle se débarrasserait de sa participation dans Rosneft, le géant pétrolier public russe, ce qui représente une perte potentielle de 25 milliards de dollars.

Gouverneur de Floride : «Enlevez vos masques et arrêtez avec ce théâtre de Covid»

Le gouverneur de Floride Ron DeSantis, visiblement agacé, a réprimandé un groupe d’étudiants pour avoir porté des masques lors d’une conférence de presse mercredi, en disant qu’il était temps de mettre fin à ce qu’il a appelé «ce théâtre COVID».

Ron DeSantis, un farouche opposant aux masques et aux décrets de vaccination anti-Covid, s’est approché d’un groupe d’étudiants et leur a demandé de retirer leurs masques alors qu’ils attendaient l’arrivée du gouverneur républicain à la conférence de presse à l’Université de Floride du Sud à Tampa.

«Vous n’êtes pas obligés de porter ces masques. Je veux dire, s’il vous plaît, enlevez-les. Honnêtement, ça ne fait rien. Nous devons arrêter avec ce théâtre du COVID. Alors si vous voulez les porter, très bien, mais c’est ridicule», a-t-il dit, en laissant échapper un soupir audible et en secouant la tête.

Sa porte-parole, Christina Pushaw, a défendu sur Twitter les propos du gouverneur, écrivant : «Il fallait bien que quelqu’un le dise, après deux ans de propagande qui a terrifié et manipulé les jeunes. Respirez librement, sentez-vous en sécurité et soyez heureux.»

https://twitter.com/ChristinaPushaw/status/1499099001852944387

Dans un deuxième tweet la collaboratrice du gouverneur de Floride fustige les incohérence de certains politiciens. «Pourquoi le Washington Post n’interviewe-t-il pas les parents de ces élèves pour savoir ce qu’ils pensent du port de masque forcé des enfants alors que les politiciens n’en portent pas ?» a-t-elle écrit.

https://twitter.com/ChristinaPushaw/status/1499143901537619974

DeSantis se présente à la réélection et est considéré comme un candidat potentiel du GOP (Parti républicain) à la présidence en 2024. Son opposition aux masques et aux vaccins a attiré l’attention au niveau nationale, et son administration a interdit les décrets présidentiels de masques dans les écoles.

À la fin du mois dernier, les Centres fédéraux de contrôle et de prévention des maladies ont assoupli leurs directives sur le port du masque, mais ils recommandent toujours le port du masque à l’intérieur dans les zones qu’ils considèrent à haut risque. Le comté de Hillsborough, où se trouve le collège, est considéré comme à haut risque par le CDC.

Critiques sur les réseaux sociaux

L’incident a suscité des critiques à l’encontre de DeSantis sur les médias sociaux.

La représentante Frederica Wilson, une démocrate de Floride, a tweeté : «Honte à vous, gouverneur DeSantis, pour avoir réprimandé des étudiants qui ont choisi de porter des masques et pour avoir qualifié la pandémie actuelle de #Covid de théâtre».

L’armée américaine abandonne le port du masque au Pentagone

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L’armée américaine a déclaré mercredi 2 mars qu’elle n’exigeait plus le port de masques à l’intérieur des bâtiments du Pentagone, suite aux nouvelles directives sur le COVID-19 émises par les Centres de contrôle et de prévention des maladies (CDC).

À compter de ce mercredi, les masques ne sont plus requis à l’intérieur du Pentagone, selon un communiqué du ministère de la Défense. «Les personnes peuvent porter un masque si elles le souhaitent».

En outre, le Pentagone – où travaillent environ 20 000 employés militaires et civils – a abaissé son niveau de protection de la santé dans le bâtiment à «Bravo», ce qui permet un taux d’occupation de 50 % dans le bâtiment ainsi que «plus d’options pour s’asseoir dans l’aire de restauration».

L’annonce du Pentagone fait suite à des mesures similaires prises par la Maison-Blanche. D’ailleurs, les législateurs n’ont pour la plupart pas porté de masque lorsqu’ils ont assisté au premier discours sur l’état de l’Union prononcé par le président Biden au Capitole mardi soir.

La Chambre des représentants a rendu, ce mardi, le port du masque facultatif dans tout le complexe du Capitole, quel que soit le statut vaccinal, tandis que la Maison Blanche a mis fin à l’obligation de porter un masque pour les employés entièrement vaccinés.

Ces décisions interviennent après que le CDC a assoupli vendredi dernier sa recommandation de porter un masque pour la plupart des Américains, en indiquant que les personnes vivant dans des communautés où les niveaux de COVID-19 sont « faibles » ou « moyens » n’ont pas besoin de se couvrir le visage.

La région de Washington, D.C., se situe au «niveau vert», selon les mesures du CDC, ce qui signifie que la transmission du COVID-19 est faible.

Japon : «Accueillir des armes nucléaires américaines est totalement inacceptable»

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Le Premier ministre japonais Fumio Kishida a déclaré lundi qu’il était totalement «inacceptable» pour le Japon de conclure un accord de partage nucléaire avec les États-Unis, rejetant l’idée que le Japon puisse accueillir des armes nucléaires américaines.

Après l’appel lancé par l’ancien Premier ministre Shinzo Abe un jour plus tôt pour discuter de l’option du partage nucléaire, Fumio Kishida a déclaré au Parlement : «C’est inacceptable étant donné la position de notre pays qui consiste à maintenir les trois principes non nucléaires.»

Le Japon a respecté ses trois principes de non production, de non possession et de non autorisation d’armes nucléaires sur son territoire. Ces principes ont été inspirés par les bombardements atomiques dévastateurs des villes japonaises d’Hiroshima et de Nagasaki pendant la Seconde Guerre mondiale.

Le premier ministre japonais dont la circonscription se trouve à Hiroshima, est un partisan de la prolifération non nucléaire et a fait connaître son espoir d’un monde exempt d’armes nucléaires.

«La famille du Premier ministre japonais Fumio Kishida est originaire d’Hiroshima, qui, avec Nagasaki, a connu les ravages de la guerre nucléaire.» écrit sur twitter Hiroko Tabuchi, une journaliste du New York Times.

Les États-Unis expulsent 12 diplomates russes de l’ONU pour espionnage

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Les États-Unis ont demandé à 12 diplomates russes des Nations unies de quitter le territoire américain, les accusant d’«activités d’espionnage», alors que la Russie poursuit son attaque contre l’Ukraine.

Les diplomates russes ont été priés de partir en raison de leur engagement présumé dans des «activités qui n’étaient pas conformes à leurs responsabilités et obligations en tant que diplomates», a déclaré l’ambassadeur Richard Mills, représentant adjoint des États-Unis auprès des Nations unies, lors d’une réunion du Conseil de sécurité de l’ONU lundi après-midi.

L’ambassadeur russe à l’ONU, Vassily Nebenzia, a rétorqué que l’explication de Mills concernant les expulsions n’était «pas satisfaisante».

Les expulsions diplomatiques ont été annoncées moins d’une semaine après le début de l’attaque de la Russie contre l’Ukraine, bien que les États-Unis aient déclaré que cette mesure était en préparation depuis plusieurs mois.

La semaine dernière, les États-Unis ont expulsé le diplomate ayant le deuxième plus haut rang dans l’ambassade de Russie à Washington en réponse à l’expulsion par Moscou du deuxième plus haut diplomate américain à Moscou plus tôt durant l’année. Le département d’État américain a annoncé cette expulsion dans les heures qui ont suivi le début des bombardements et de l’invasion de l’Ukraine par le Russie.

La mission américaine auprès de l’ONU a également déclaré dans un communiqué que les 12 diplomates russes étaient «des agents de renseignement qui ont abusé de leurs privilèges de résidence aux États-Unis en se livrant à des activités d’espionnage qui nuisent à notre sécurité nationale

«Nous prenons cette mesure conformément à l’accord de siège. L’action d’aujourd’hui était en préparation depuis plusieurs mois», a déclaré Olivia Alair Dalton, porte-parole de la mission américaine.

Vassily Nebenzia, représentant permanent de la Russie à l’ONU a annoncé la nouvelle de ces expulsions lors d’un point de presse organisé aux Nations unies lundi après-midi.

Il a déclaré qu’il ne savait pas quels étaient les 12 diplomates parmi ceux qui avaient été priés de partir, mais a indiqué que des représentants américains s’étaient rendus à la mission russe auprès de l’ONU et avaient remis une lettre exigeant qu’ils quittent le pays avant le 7 mars.

«Je viens d’être informé que les autorités américaines ont entrepris une nouvelle action hostile à l’encontre de la mission russe auprès des Nations unies, en violation flagrante des engagements qu’elles ont pris dans le cadre de l’accord avec le pays hôte», a déclaré Nebenzia aux journalistes. « »Ils viennent de se présenter à la Mission russe et nous ont remis une note nous ordonnant de faire ce qu’ils exigent».

Les États-Unis en colère devant la mollesse d’Israël face à la Russie au Conseil de Sécurité

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Peu après que la Russie eut opposé son veto à la résolution condamnant l’invasion de l’Ukraine, ambassadrice des Etats-Unis à l’ONU, Linda Thomas-Greenfield a envoyé un message au Représentant permanent d’Israël auprès des Nations Unies, Gilad Erdan indiquant que l’administration Biden« était déçue de la conduite d’Israël». L’information a été rapportée par le site d’information israélien Walla! citant de hauts responsables israéliens. Cet incident vient contredire l’affirmation du premier ministre Bennett et son chef de la diplomatie Lapid selon laquelle les États-Unis comprenaient la position d’Israël face au conflit ukrainien.

L’ambassadrice américaine aux Nations Unies, Linda Thomas-Greenfield, a protesté auprès de son homologie israélien Gilad Erdan au sujet du refus d’Israël de soutenir la résolution que les États-Unis ont conduit au vote au Conseil de sécurité de l’ONU vendredi soir condamnant l’invasion russe de l’Ukraine.

Ce sont des hauts responsables israéliens qui ont ont révélé cette information au au journaliste israélien Barak Ravid du site d’information Walla!. La même source rappelle que la semaine dernière, le bureau du Premier ministre et le ministère des Affaires étrangères israéliens ont déclaré que les États-Unis comprenaient la position de l’Etat hébreu et n’avaient pas fait pression sur le gouvernement pour adopter quelconque position sur l’invasion russe de l’Ukraine. Mais les révélation de ce dimanche soir prouvent tout le contraire. Il s’avère donc que dans les coulisses, il y avait bel et bien une pression américaine et un mécontentement de la part du gouvernement Biden envers la conduite israélienne.

Israël a annoncé son soutien à l’Ukraine «sans évoquer la Russie»

Le ministère des Affaires étrangères avait déclaré dans un communiqué officiel pour la première fois depuis l’invasion russe de l’est de l’Ukraine, le 23 février dernier, «qu’Israël partageait l’inquiétude internationale concernant les mesures prises dans l’est de l’Ukraine». Et d’ajouter «qu’Israël soutenait l’intégrité territoriale et la souveraineté de l’Ukraine, et est prêt à transférer une aide humanitaire immédiate à l’Ukraine».

Le mot Russie n’a pas été mentionné dans la déclaration du ministère des Affaires étrangères.

Israël refuse d’exprimer son soutien à la condamnation de l’invasion russe de l’ONU

Israël a refusé de soutenir une résolution du Conseil de sécurité des États-Unis appelant la condamnation l’invasion de l’Ukraine par la Russie à envahir la Russie.

Israël a refusé d’exprimer son soutien à la résolution du Conseil de sécurité des États-Unis visant à condamner l’invasion de l’Ukraine par la Russie, malgré la demande du président Joe Biden.

Malgré qu’Israël n’est pas membre du Conseil de sécurité des Nations unies, les États-Unis l’ont approché, ainsi que des dizaines d’autres pays, pour leur demander de se joindre à la résolution en qualité de «demoiselles d’honneur», c’est-à-dire de l’a signer et d’exprimer publiquement leur soutien sans voter.

«Israël a traîné les pieds et n’a donné aucune réponse claire aux Américains jusqu’à vendredi minuit, lorsque la réunion du Conseil de sécurité a commencé» a écrit Walla!

Contrairement à Israël, plus de 80 pays qui ne sont pas membres du Conseil de sécurité de l’ONU ont exprimé leur soutien à la résolution américaine. Lors du vote, 11 membres du Conseil de sécurité ont voté en faveur de la condamnation de la Russie. Trois pays – la Chine, l’Inde et les Émirats arabes unis – se sont abstenus. La décision.

La semaine prochaine, l’Assemblée générale des Nations unies devrait se prononcer sur une décision de condamnation similaire. La Russie n’ayant pas de droit de veto à l’Assemblée générale des Nations unies, la proposition de condamnation devrait être adoptée à une large majorité. On estime qu’Israël n’aura pas d’autre choix que de voter en faveur de la décision lorsqu’elle sera soumise au vote de l’Assemblée générale des Nations unies.

«Notre vote n’aurait servi et nous avons un ensemble de contraintes»

Un responsable du ministère des Affaires étrangères a déclaré à Walla ! « Israël a décidé de ne pas rejoindre la liste des pays votant la décision du Conseil de sécurité. Israël n’est pas membre du Conseil de sécurité et c’est une décision qui ne passera de toute façon pas en raison du veto russe. La position d’Israël sur le conflit en Ukraine est claire et sera reflétée dans l’arène de l’ONU».
«Nous avons clairement fait savoir aux Alliés que nous nous opposons à la démarche russe telle qu’elle est exprimée dans les déclarations du ministre des Affaires étrangères et nous avons un ensemble de contraintes dont ils sont parfaitement conscients», a-t-il conclut.