Médias

Medi 1 lance un contenu d’analyses géostratégiques du monde arabe 100% numérique

Consciente que la révolution digitale a façonné la consommation de l’information, Medi 1 lance des séries d’analyses des enjeux politiques, socio-économiques et culturels des pays de l’Afrique du Nord, du Moyen-Orient et du bassin méditerranéen qui seront diffusées sur les plateformes numériques Medi1News et Medi1podcast.

«2 minutes pour comprendre» est le nouveau produit 100% numérique, fruit d’un partenariat entre Medi 1 et l’Institut de Recherche et d’Etudes Méditerranée Moyen-Orient (iReMMO). Des capsules qui offrent des analyses géostratégiques du monde arabe diffusées sur les plateformes numériques Medi1News et Medi1podcast. Un contenu de haute qualité qui s’articule autour de quatre séries thématiques composées de trois épisodes chacune couvriront des sujets qui ont fait la une de l’actualité :

  • les accords d’Abraham,
  • la crise libanaise,
  • les enjeux de la transition énergétique dans le monde arabe,
  • la crise du Covid-19 dans la zone MENA

Dans son communiqué de presse, Medi 1 rappelle que l’iReMMO est un partenaire de longue date de Radio Méditerranée Internationale. L’Institut accompagne cette saison la Radio dans le cadre de deux rendez-vous bimensuels pour décortiquer des sujets d’actualité et donner une lecture des enjeux politiques, socioéconomiques de la région, à travers les interventions, dans les carrefours d’information sur les ondes de Medi 1, du Président de l’iReMMO Jean-Paul Chagnollaud en tant qu’invité de la rédaction , et de la Vice-présidente Agnès Levallois dans le magazine du Moyen-Orient. Des productions publiées également sur la plateforme numérique Medi1News.

[Médias] Jeune Afrique, prête à payer 80€ pour acquérir un abonné payant

A l’image de la presse mondiale, Jeune Afrique Media Group a subi de plein fouet la crise sanitaire. Si les revenus des éditions papier ont fondu comme neige au soleil, ceux générés par l’événementiel sont partis en fumée. L’année 2020 s’est soldée par 8 millions d’euros de pertes ainsi que par le premier plan de départs de son histoire.

Que se passe-t-il ?

Lesechos.fr a rapporté vendredi que « Jeune Afrique », groupe média panafricain, a levé le voile sur un plan de financement qui nécessitera 8 millions d’euros sur cinq ans. Lequel plan associera capital et dettes, et dont le montage sera bouclé fin 2021.

Jeune Afrique a connu une année difficile en raison de la crise sanitaire qui a réduit considérablement les revenues de la vente des versions papiers, notamment en raison d’un taux d’abonnement « papier » faible.

Dès les premiers mois de la pandémie, « Jeune Afrique » a pris la décision de devenir un quotidien numérique et un mensuel papier. Son support anglophone « Africa Report » a également été doté d’un version numérique quotidienne et a changé de périodicité – de mensuel à trimestriel – et propose un quotidien numérique.

L’arrêt brutal des évènements publics a creusé les pertes du groupe, à 8 millions au total pour 2020. « Jeune Afrique » réalisait un quart de ses revenus de 28 millions d’euros dans l’événementiel avec l’Africa CEO Forum et l’Africa Financial Industry Summit.

Face à cette crise sans précédent, Jeune Afrique Media Group, propriété de la famille franco-tunisienne Ben Yahmed a décidé d’accélérer son virage numérique et de faire appel à un plan de sauvegarde de l’emploi (PSE). Une vingtaine de départs sur les 134 salariés que compte le groupe (Jeune Afrique, la lettre Jeune Afrique Business, le trimestriel anglophone Africa Report) ont été programmés. Le premier plan de départs de son histoire.

En quoi est-ce significatif ?

La gestion de la crise par Jeune Afrique Media Group est un cas d’école qui illustre les défis dont font face les médias dit traditionnels en raison de la mutation accélérée de la production et de la consommation de l’information.

Si Jeune Afrique a très vite réagi dès les premières semaines de la crise du Covid-19, le groupe n’avait malheureusement, suffisamment pas remédié à ses faiblesses : l’offre numérique et ses taux d’abonnements.

L’autre élément significatif, Jeune Afrique, à l’image de son confrère Africa Intelligence, s’est vu contraint de passer à une version numérique quotidienne. Une transformation qui constitue un changement de fond dans l’ADN «du temps long» qui les caractérise.

Big Picture

Le chiffre 8 millions d’euros est revenu dans la communication de Jeune Afrique Media Group à deux reprises. Une première fois vers fin 2020 à l’annonce du plan social et la semaine passé à celle du plan de financement.

Si le déficit de 2020 correspond au même montant du plan de financement, il n’en reste pas moins que la stratégie d’Amir Ben Yahmed, directeur général du groupe, d’atteindre les 100.000 abonnés est claire et assumée. Un objectif que le fils du fondateur annonçait pour 2024 en novembre avant de revoir ses calculs en la repoussant à 2025.

80€ est un autre chiffre clé est à analyser. Celui du résultat de la division des 8 millions d’euros de levée de fonds par les 100.000 abonnées. Un chiffre qui correspond donc au montant que le média est prêt à payer – hors intérêts financiers – pour acquérir un abonné.

Par ailleurs, si on tient compte de la valeur de l’abonnement actuel fixé à 79,99 € / an ( hors promotions actuellement à -50% ), Jeune Afrique estimerait que la valeur vie client -customer lifetime value (CLV)- serait égale au coût de l’abonnement annuel. Cela voudrait dire qu’il est difficile de fidéliser les clients africains plus d’une année.

Malgré la complexité de la conjoncture et du secteur, Ben Yahmed fils reste optimiste en envisageant de revenir au même nombre de salariés d’ici deux ans, en étoffant nos équipes dans le digital et la data. « Africa Report » devrait représenter 30 % des abonnés numériques d’ici cinq ans. En 2025, le numérique devrait représenter 85 % des revenus de l’activité presse, contre 15 % aujourd’hui, a-t*il déclaré. Rassurant, il avait affirmé à l’AFP que son group bénéficiait d’un prêt garanti par l’Etat (PGE) et que sa famille a prévu d’investir dans le groupe.

La famille Ben Yahmed, lâcherait-elle du leste en ouvrant le capital de Jeune Afrique dont elle détient 80% ? L’avenir nous le dira.

Deuxième Fausse mort de Abdallah Laroui : Les réseaux sociaux emballent les médias

/

En moins de deux mois, une des figures emblématiques de la scène littéraire et philosophique marocaine, Abdallah Laroui, est annoncé mort par les réseaux sociaux puis par les médias électroniques nationaux. Et pour la deuxième fois, il a fallu une déclaration des proches de l’écrivain pour tenter d’arrêter un emballement devenu pesant.

Il est 21h00 quand les réseaux sociaux ont commencé à crépiter. Abdallah Laroui est mort. Il n’a pas fallu longtemps pour que l’information soit reprise par les médias électroniques. «Intellectuel reconnu, à la renommée mondiale, Abdallah Laroui décède à l’âge de 88 an» titre Le360 un article publié à 21h40 tapante.

Alors que les condoléances et les témoignages d’affection affluent sur Facebook, Twitter et Instagram, une voix tente de calmer la surchauffe des médias sociaux en mal de «trending topic». Il s’agit du journaliste et animateur télé, Abdellah Tourabi. «Encore une fois, en nom de Dieu, c’est honteux ce que vous faites avec cette information sur la mort de Laroui.» a-t-il publié sur son compte Facebook à 21h50.

Il faut dire que Tourabi a été à l’origine du démenti de la première fausse mort de l’historien marocain le 5 févier dernier, en prenant la peine de contacter la famille de l’intéressé.

Ce lundi 15 mars 2021, c’est encore l’animateur de l’émission phare de la chaine télé 2M, Confidence de presse, qui transmettra à ses followers le message d’un membre de la famille Laroui excédé : «Cette rumeur est devenue insupportable, Ssi Abdellah n’est même pas au courant, il est en train de regarder une vidéo tranquillement à la maison».

L’éditeur de M. Laroui, Cenre Culturel du Livre, a également réagit à cette rumeur en publiant sur sa page officielle un message à l’encontre des colporteurs des fausses informations : « Que Dieu vous pardonne, Dr Abdallah Laroui est en
bonne santé, que Dieu prolonge sa vie. Arrêtez vos allégations»

Quand Zola s’inquiétait de la surexcitation nerveuse du journalisme

En 1888, Emile Zola a choisi pour la préface de «La Morasse, nouvelles», un ouvrage publié par les secrétaires de rédaction des principaux journaux de Paris, une étude sur le journalisme contemporain. Un sujet plus que jamais d’actualité.

Mon inquiétude unique devant le journalisme actuel, écrivait Emile Zola, «c’est l’état de surexcitation nerveuse dans lequel il tient la nation. Et ici je sors un instant du domaine littéraire, il s’agit d’un fait social. Aujourd’hui, remarquez quelle importance démesurée prend le moindre fait. Des centaines de journaux le publient à la fois, le commentent, l’amplifient».

Si l’écrivain avait vécu dans l’ère des réseaux sociaux, il n’aurait, sans aucun doute, pas hésiter à dégainer une seconde fois son célèbre «J’accuse» à l’endroit des tweets et des posts.

La deuxième fausse mort d’Abdallah Laroui vient nous rappeler la nécessité des professionnels de l’information mais également de tout citoyen, de tourner ses dix doigts, au moins sept fois avant d’interagir avec les feeds d’actualité qui ne cesseront de s’accélérer.

Pour le moment, il nous reste la MAP, source ultime de l’information officielle vérifiée.

Maroc-Israël : Medi1TV programme mercredi une émission exceptionnelle sur les expressions culturelles de la composante juive de l’identité marocaine

//

La reprise des relations entre le Maroc et Israël va bon train. Après la réouverture du bureau de liaison israélien avenue Mehdi Ben Barka à Rabat, la programmation d’un échange de visites de délégations à Tel-Aviv, ce mois de février, Nasser Bourita s’est entretenu aujourd’hui avec le ministre israélien des affaires étrangères, Gabi Ashkenazi. Dans ce contexte favorable au dialogue et aux échanges, MEDI1TV diffusera demain mercredi 03 février 2021 à partir de 21h00 GMT+1 sur ses canaux linéaires et numériques, une émission exceptionnelle sur les expressions culturelles de la composante juive de l’identité marocaine.

Intitulée «Tamaghrabit», cette initiative relève du projet culturel de MEDI1TV pour revisiter la diversité et la richesse culturelles du patrimoine marocain, et refléter l’esprit de tolérance qui caractérise et rassemble la société marocaine dans sa diversité culturelle, précise un communiqué de la chaine tangéroise annonçant la programmation de ce mercredi.

MEDI1TV prévoit un plateau de deux heures de direct avec des invités prestigieux : artistes, universitaires, historien, personnalités publiques et citoyens du monde, avec des témoignages exclusifs, des reportages et images inédites, symboles de la présence juive millénaire au Maroc.

«Tamaghrabit permettra aux téléspectateurs et internautes au Maroc et ailleurs, de redécouvrir l’apport de la culture juive dans l’identité marocaine», indique le communiqué de MEDI1TV.

Dans la bande d’annonce de l’émission dévoilée ce lundi, on voit des marocains de confession juive, témoigner de leurs relations toujours fortes avec leur pays d’origine et évoquer avec tendresse leurs souvenirs personnels dans les rues, les synagogues et les écoles marocaines.

L’émission sera diffusée en arabe à 21h00 simultanément sur les canaux Maghreb et Arabic, et en version française à la même heure sur le canal Afrique et à 23h00 sur le canal Maghreb.