fbpx

Secteurs

Le Roi Mohammed VI exhorte le gouvernement à lancer une offre Maroc de l’hydrogène vert

Les images de la réunion présidée par le Roi Mohammed VI, ce mardi au Palais Royal de Rabat, montrent le souverain interpellant la ministre Leila Benali sur l’état d’avancement des divers chantiers des énergies renouvelables. La jeune ministre, sur laquelle pesaient les regards du Conseiller Royal Fouad Ali El Himma et du ministre de l’Intérieur Abdelouafi Laftit, a reçu les ordres pressants du Roi pour accélérer la réalisation du projet Noor Midelt et d’élaborer, dans les meilleurs délais, une «Offre Maroc» opérationnelle et incitative, de la filière de l’hydrogène vert.

Baptême de feu pour la jeune ministre de la transition énergétique et du développement durable, ce mardi 22 novembre. Leila Benali a dû assumer devant le Roi Mohammed VI, le retard pris par son gouvernement et son département dans la mise en oeuvre des différents projets des EnR.

Cela c’est passé lors d’une réunion présidée par le souverain au Palais Royal de Rabat, marquée par l’absence de l’un des premiers pollueurs du royaume, Aziz Akhannouch, propriétaire de la compagnie pétrolière Afriquia Gaz, contaminé par le Covid, et du président de Masen, Mustapha Bakkoury, apparement toujours en disgrâce.

Assise aux cotés du Conseiller royal Fouad Ali El Himma, Leila Benali avait à sa gauche, Abderrahim El Hafidi, Directeur général de l’ONEE, dernière personne qui la sauverait de la noyade. En face, outre le visage placide de la ministre l’économie Nadia Fettah, le regard inquisiteur du ministre de l’Intérieur, le gardien du temple et sentinelle contre tout risque de délestage, rajoutait davantage de pression sur les épaules de la ministre, visiblement intimidée par la présence du Roi.

Les caméras de la SNRT montrent des images où la ministre est interpelée par le souverain et celles où elle lisait studieusement son rapport, sans regarder l’assistance. Tout porte à croire que l’exercice n’était pas simple pour la ministre.

Noor Midelt

Selon le communiqué du Cabinet royal publiée sur la MAP, cette réunion de travail présidée par le Roi Mohammed VI a été consacrée au développement des énergies renouvelables et aux nouvelles perspectives dans ce domaine.

Elle s’inscrit dans le cadre du suivi régulier par le Souverain des objectifs stratégiques que le Royaume s’est fixés en matière de développement à grande échelle des énergies renouvelables, notamment celui de porter la part de ces énergies à plus de 52% du mix électrique national à l’horizon 2030.

Suite à l’exposé fait par Leila Benali, le Roi Mohammed VI a donné ses hautes directives en vue d’accélérer le développement des énergies renouvelables, notamment les énergies solaire et éolienne.

«En construisant sur ses avancées, le Maroc devrait accélérer le déploiement des énergies renouvelables afin de renforcer sa souveraineté énergétique, réduire les coûts de l’énergie et se positionner dans l’économie décarbonée dans les décennies à venir», souligne le communiqué.

A cet égard, le souverain a demandé d’accélérer la réalisation des trois projets d’énergie solaire Noor Midelt.

Pour rappel, les projets Noor Midelt ont été affecté par l’annonce des résultats décevants du bilan des centrales Noor I, II et III de Ouarzazate. Lesquels résultats ont été révélés par un rapport du CESE en juillet 2020, faisant état de pertes annuelles de MASEN dépassant les 800 millions de dirhams.

Alors que la première phase du projet Noor Midelt a été lancée en 2018 et devrait entrer en service cette année, Noor Midelt 2 accuse un retard de 3 ans.

L’appel d’offre de Noor Midelt II a été rendu public le 23 mai 2019. Il a été remporté par un consortium composé de EDF Renouvelables (France), Masdar (Emirats Arabes Unis) et Green of Africa (Maroc).

Les choix technologiques et les tarifs préférentiels pratiqués par Masen seraient la cause des déficits de l’agence. Les réajustements seront ainsi opérés sur les stations de Midelt notamment par la combination de l’énergie thermo-solaire (CSP) et photovoltaique (PV).

Instructions royales : élaborer une «Offre Maroc» opérationnelle et incitative de l’hydrogène vert

Le communiqué du Cabinet Royal précise par ailleurs, que le Roi Mohammed VI a également ordonné lors de cette réunion, l’élaboration dans les meilleurs délais d’une «Offre Maroc» opérationnelle et incitative, couvrant l’ensemble de la chaîne de valeur de la filière de l’hydrogène vert au Maroc. Elle devrait comprendre, outre le cadre réglementaire et institutionnel, le schéma des infrastructures nécessaires.

Une offre qui aura pour objectif de placer le Maroc dans le club des pays à fort potentiel dans la filière émergente de l’hydrogène vert et de ses usages et répondre aux multiples projets portés par des investisseurs et leaders mondiaux.

La COP27 a mis à nu l’inertie du gouvernement Akhannouch

On l’a vu dans la diplomatie, on le voit aujourd’hui dans les EnR, sans la pression du Roi Mohammed VI le gouvernement Akhannouch ne bouge pas d’un iota.

Si on a perd jour après jour les points arrachés par le souverain sur le plan diplomatique, la COP27 de Charm el-Cheikh nous alerte des risques de perte du leadership du Royaume sur les énergies renouvelables.

Les chiffres d’investissement dans la transition énergétique annoncés par l’Egypte et l’Afrique du Sud lors de cette conférence sur le climat sont faramineux.

L’Afrique du Sud s’est fixé pour objectif d’attirer jusqu’à 250 milliards de dollars dans son industrie naissante de l’hydrogène vert d’ici 2050, afin de «tirer parti des abondantes sources d’énergie solaire et éolienne». Une industrie qui pourrait créer 1,4 million d’emplois et générer jusqu’à 30 milliards de dollars de revenus annuels d’ici 2050.

Pour sa part, la zone économique égyptienne du canal de Suez a signé des accords sur l’énergie verte d’une valeur de 83 milliards de dollars durant la Cop27. Ces accords ont dépassé les attentes de la zone économique, qui n’espérait que 25 milliards de dollars.

L’Égypte a en effet, signé neuf accords-cadres avec des compagnies d’électricité internationales pour des installations d’hydrogène vert et d’ammoniac dans la zone économique le long de la mer Rouge.

Ces installations produiraient collectivement jusqu’à 7,6 millions de tonnes d’ammoniac vert et 2,7 millions de tonnes d’hydrogène par an.

L’Afrique pourrait s’emparer de 10 % du marché mondial de l’hydrogène vert

Les Émirats arabes unis sont les premiers partenaires d’Al-Sissi pour mener ces projets. Masdar, société d’Abu Dhabi spécialisée dans les énergies propres, et AMEA Power, basée à Dubaï ont été mis à contribution.

Il faudra attendre 2035 pour que tous les projets soient opérationnels permettant à l’Égypte de réaliser son ambition de devenir un centre d’hydrogène vert.

Environ 20 % des 83 milliards de dollars sont des investissements «en espèces», tandis que 80 % seront sous forme de transfert de technologie.

L’Égypte souhaite que 42 % de son énergie provienne de sources renouvelables d’ici 2035, contre 11 % environ en 2019.

L’Afrique pourrait s’emparer de 10 % du marché mondial de l’hydrogène vert d’ici 2050, car la demande de carburant plus propre continue de croître dans le cadre des efforts de décarbonisation.

Hydrogène vert marocain : Plus 90 millards de dollars d’investissement à horizon 2030 selon les estimations du gouvernement Saad Dine El Otmani

Un rapport «Feuille de route de l’hydrogène vert», publié en janvier 2021 par le gouvernement Saad Dine El Othmani, estimait l’investissement cumulé nécessaire au développement de la filière de l’hydrogène vert au Maroc, entre 90 milliards de dirhams à l’horizon de 2030 et 760 milliards de dirhams à l’horizon de 2050.

«En raison de sa situation géographique optimale et de ses ressources exceptionnelles en énergies renouvelables, le Maroc peut devenir un acteur clé du développement de la filière de l’hydrogène vert au niveau régional et peut capter jusqu’à 4% de la demande mondiale en molécules vertes», citait le rapport..

«L’Objectif est de positionner le Maroc dès aujourd’hui sur l’hydrogène vert en tant que solution technologique de conversion et de stockage d’énergie, à l’instar du Japon, de l’Allemagne, de la France, du Danemark, de l’Espagne…» soulignait la même source.

Applications de l’hydrogène vert – Feuille de Route de l’Hydrogene Vert Janvier 2021

Une usine écossaise fabriquera le plus long câble sous-marin du monde transportant de l’énergie propre reliant le Maroc au Royaume-Uni

La nouvelle est tombée ce mois d’août. Une nouvelle usine sera construite à Hunterston, en Écosse, dans l’optique de fabriquer le plus long câble sous-marin du monde qui transportera de l’énergie propre du Maroc au Royaume-Uni. Le projet coûtera 21,9 milliards de dollars.

Le fabricant de câbles sous-marins XLCC va construire une usine à Hunterston, en Écosse, et sa première production sera destinée au projet Xlinks Morocco-UK Power. Il fournira quatre câbles sous-marins de 3 800 km de long, dont la première phase, entre 2025 et 2027, reliera l’énergie éolienne et solaire produite au Sahara Marocain à Alverdiscott, dans le North Devon, un district non-métropolitain situé dans le comté du Devon, en Angleterre.

Ces câbles se connecteront à un parc solaire et éolien de 10,5 gigawatts (GW) qui sera construit dans la région Guelmim-Oued Noun et qui alimentera le Royaume-Uni en énergie propre.

Deux des quatre câbles sous-marins de 1,8 GW en courant continu haute tension (CCHT) seront les plus longs du monde. Ils nécessiteront 90 000 tonnes d’acier, et XLCC a signé mi-août au Parlement la charte britannique de l’acier, dans laquelle elle s’engage à utiliser de l’acier britannique.

Cette initiative va pratiquement doubler la production mondiale actuelle de câbles CCHT.

Le câble Guelmim-Devon couvrira 8% des besoins en électricité de la Grande-Bretagne

Le projet Xlinks Maroc-UK Power couvrira une zone d’environ 1 500 kilomètres carrés au Maroc et sera connecté exclusivement au Royaume-Uni via 3 800 km de câbles sous-marins HVDC. Ils suivront la route en eaux peu profondes du Maroc au Royaume-Uni, en passant par l’Espagne, le Portugal et la France.

Xlinks affirme que le projet Maroc-Royaume-Uni sera capable d’alimenter en électricité 7 millions de foyers britanniques d’ici 2030. Une fois terminé, le projet sera capable de fournir 8% des besoins en électricité de la Grande-Bretagne.

Un investissement de 21,9 milliards de dollars

Le projet coûtera 21,9 milliards de dollars. Xlinks construira 7 GW d’énergie solaire et 3,5 GW d’énergie éolienne, ainsi que des batteries de stockage sur site de 20GWh/5GW, au Maroc. Le câble de transmission sera composé de quatre câbles. Le premier câble sera actif au début de 2027, et les trois autres devraient être lancés en 2029. Un accord a été conclu avec le National Grid pour deux connexions de 1,8GW à Alverdiscott dans le Devon.

Le site situé au Sahara marocain, accueillera également une installation de stockage par batterie de 20 GWh/5GW. Santosh Patel, directeur de la société de conseil en projet Pick Everard, a déclaré au médias britanniques : «Nous sommes enthousiastes et fiers de participer à la création d’une nouvelle industrie verte de haute technologie pour le Royaume-Uni et de soutenir l’effort en faveur d’une production nette zéro».

«Du point de vue de la fabrication, des câbles sous-marins seront créés à une longueur jamais vue auparavant, tandis que les consommateurs pourront bénéficier d’un coût unitaire beaucoup plus bas pour leur énergie une fois le projet pleinement mis en œuvre.»

L’Europe à court d’énergie

L’Europe est au cœur d’une crise énergétique. L’incertitude quant à l’acheminement du gaz naturel en raison de la guerre de la Russie en Ukraine a provoqué une flambée des prix. Le prix du gaz naturel a grimpé jusqu’à 500 dollars par baril d’équivalent pétrole, soit dix fois la moyenne normale, alimentant les craintes de pénuries hivernales et de maisons froides.

Par ailleurs, les gouvernements occidentaux se sont engagés à atteindre des objectifs de réduction nette des émissions de carbone et voici un moyen d’accélérer les progrès. Au lieu de dépendre du gaz russe, les pays occidentaux devraient développer leurs propres formes d’énergie, plus propres et plus vertes.

Ce processus est en cours. Le projet Guelmim-Devon en est l’exemple parfait.

L’Europe tente de se sevrer du gaz russe, mais elle n’y parviendra pas cet hiver. Les prix ont fortement augmenté la semaine dernière lorsque l’entreprise publique russe Gazprom a annoncé la fermeture imprévue pour maintenance de son gazoduc Nord Stream 1. La crainte est que l’approvisionnement en gaz pour répondre à la demande de l’Europe soit insuffisant.

80% d’augmentation des prix de l’électricité au Royaume-Uni

Les factures d’énergie au Royaume-Uni vont bondir de 80 % cet hiver, a annoncé vendredi l’Ofgem, le régulateur de l’énergie du pays, alors que la guerre en Ukraine continue de faire grimper les prix.

Cette hausse signifie que le ménage moyen devra débourser 4 182 euros chaque année pour chauffer et alimenter sa maison, ce qui a conduit les ONG à avertir que des millions de personnes seront plongées dans la pauvreté, à moins que le gouvernement n’intervienne.

Mais comment les prix de l’énergie au Royaume-Uni se comparent-ils à ceux de l’Europe ?

Ce tableau montre quels sont les ménages européens qui paient le plus pour leurs factures de gaz et d’électricité et ceux qui paient le moins.

Vilain pied de nez d’al-Sissi à Biden : la Russie lance la construction de la première centrale nucléaire d’Égypte

//

Après le sommet Poutine, Erdogan et Raïssi à Téhéran, le président américain Joe Biden reçoit un autre affront au lendemain de sa tournée au Moyen-Orient. Cette fois-ci d’Abdelfatah al-Sissi. Ce dernier a donné, ce mercredi, le coup d’envoi de la construction du premiers réacteur nucléaire de son pays, confiée à Rosatom, une société contrôlée par l’État russe.

Avec Bloomberg

C’est un vilain pied de nez du président égyptien donné à la tournée de Joe Bien au Moyen-Orient. Les cause sont à chercher dans l’échec de la réconciliation avec Mohammed Ben Salmane; le choix d’une présence virtuelle de Mohammed Ben Zayed, marquant une forme distance avec la nouvelle administration américaine; les vives tensions économiques et sociales provoquées par le va-t-en-guerre contre la Russie et la mollesse de la réponse américaine au programme nucléaire iranien.

Les présidents iranien Ebrahim Raïssi (au centre), russe Vladimir Poutine (à gauche) et turc Recep Tayyip Erdogan posant pour une photo lors de leur sommet tripartite à Téhéran, en Iran, le 19 juillet 2022. Photo AFP

En effet, dans l’objectif d’apporter une forme d’équilibre avec le Kremlin et ses alliés occidentaux qui ont sanctionné Moscou pour sa guerre en Ukraine, Al-Sissi a donné le coup d’envoi des travaux de la première centrale nucléaire d’Egypte.

Il s’agit de la première des quatre unités de puissance de 1 200 mégawatts qui seront construites à El Dabaa, à 300 kilomètres au nord-ouest du Caire, selon un communiqué de la société publique Rosatom. Cette dernière est le plus grand fournisseur mondial de combustible nucléaire et de réacteurs. Elle n’a pas été visée par les sanctions américaines ou européennes contre Vladimir Poutine.

La Russie a l’habitude de mener des projets énergétiques à grande échelle en Égypte, souvent dans le cadre d’un effort plus large visant à contester l’influence politique, militaire et économique des États-Unis. Pour rappel, la défunte URSS avait participé à la construction du haut barrage d’Assouan dans les années 1960.

Le président russe Vladimir Poutine et son homologue égyptien Abdel-Fattah El-Sisi étaient présents lorsque les pays ont signé un accord pour la construction de ces quatre réacteurs en 2017.

Le président égyptien Abdel Fattah al-Sissi à droite, et son homologue russe Vladimir Poutine à gauche, applaudissent alors que le ministre égyptien de l’électricité et des énergies renouvelables, Mohamed Shaker, serre la main d’Alexei Likkhachev, le directeur général de la société russe de l’énergie atomique Rosatom, après avoir signé un accord bilatéral au Caire en 2017. AFP

Le coût du projet était estimé à 30 milliards de dollars, dont une grande partie devait être financée par un prêt de Moscou. Rosatom fournira quand à elle du combustible nucléaire à chacun des quatre réacteurs tout au long de la vie opérationnelle de la centrale. Tandis que trois entreprises égyptiennes présélectionnées participeront à la construction de la centrale située sur la côte méditerranéenne.

https://twitter.com/EgyProjects/status/1549747421462380544

L’Égypte a développé des liens économiques plus forts avec la Russie depuis qu’al-Sissi a arraché le pouvoir en 2014, tout en conservant des liens historiques avec des partenaires occidentaux. Cette année, Le Caire a participé au Forum économique international de Saint-Pétersbourg, a acheté des quantités substantielles de blé à la Russie, tout en signant un accord avec Israël pour stimuler les ventes de gaz à l’Union européenne, qui cherche à réduire sa dépendance aux importations énergétiques de Moscou.

Le projet Rosatom a été retardé après l’attentat à la bombe de 2015 contre un avion de ligne russe au-dessus de l’Égypte, qui a tué 224 touristes. Les vols entre les deux pays n’ont repris que l’année dernière, offrant une aubaine à l’industrie touristique égyptienne qui avait auparavant attiré un grand nombre de visiteurs russes.

L’invasion de l’Ukraine par la Russie et les sanctions américaines et européennes qui ont suivi n’ont guère contribué à décourager l’intérêt international pour la technologie de Rosatom. Outre l’Égypte, la société contrôlée par le Kremlin a fait avancer des projets en Hongrie et au Myanmar depuis le début du conflit.

La guerre en Ukraine alimente une crise alimentaire mondiale

/

La Russie et l’Ukraine représentent ensemble environ un quart de la production mondiale de blé. Il n’est donc pas surprenant que la guerre qu’elles mènent actuellement bouleverse l’offre mondiale.

Alors que la demande mondiale post-pandémique, les conditions météorologiques extrêmes, le resserrement des stocks alimentaires, les prix élevés de l’énergie, les goulets d’étranglement de la chaîne d’approvisionnement et les restrictions et taxes à l’exportation mettent le marché alimentaire à rude épreuve depuis deux ans, la convergence récente de tous ces facteurs à la suite de l’invasion de la Russie est sans précédent et a fait monter en flèche les taux d’inflation alimentaire dans le monde entier.

En Europe, l’indice des prix à la consommation des denrées alimentaires a fortement augmenté dans toutes les grandes économies du continent, tandis qu’aux États-Unis, l’IPC a grimpé de plus de 14 points de pourcentage depuis janvier 2020.

Dans les pays en développement et les marchés émergents, l’évolution de l’indice est encore plus dramatique, laissant les consommateurs face à des prix beaucoup plus élevés pour les denrées alimentaires de base essentielles.

Les exemples les plus extrêmes ont vu l’inflation alimentaire augmenter de plusieurs centaines de points. Le Liban, un pays qui dépend fortement des importations alimentaires, y compris la plupart de son blé en provenance d’Ukraine, a vu l’indice des prix augmenter de plus de 3 000 points de pourcentage depuis 2020.

La dynamique est assez simple du côté ukrainien : avec de larges pans de la partie orientale du pays occupés par les forces russes et une grave pénurie de main-d’œuvre qualifiée alors que les Ukrainiens partent au front, quelque 20 à 30 % des terres agricoles ukrainiennes ne seront pas plantées ou récoltées cette année, selon les estimations de la FAO. Par exemple, on estime qu’environ 50 % des terres où l’on plante normalement du blé d’hiver sont désormais occupées par la Russie, de même qu’environ 40 % des terres à seigle.

Les retombées ne se limitent pas aux exportations de blé. L’Ukraine est également un grand producteur d’huile de tournesol, qui représente environ 50 % du marché mondial, la Russie étant également un acteur important avec une part de marché de 25 %. L’huile de tournesol représente environ 13 % du marché mondial des huiles végétales, et certains États africains sont très dépendants des huiles importées, à savoir la Namibie (100 % de l’approvisionnement importé), le Botswana (100 %), Madagascar (90,9 %), le Gabon (88,6 %), l’Algérie (84,7 %) et l’Éthiopie (81,7 %).

La Russie coupe temporairement Nord Stream. L’Europe en état d’alerte

/

Nord Stream 1, le plus grand gazoduc transportant du gaz russe vers l’Allemagne a commencé à faire l’objet d’une maintenance annuelle lundi. Les flux devraient s’arrêter pendant 10 jours, mais les gouvernements, les marchés et les entreprises craignent que la fermeture ne soit prolongée en raison de la guerre en Ukraine.

L’Europe se prépare à un arrêt prolongé de l’approvisionnement en gaz russe alors que des travaux de maintenance ont commencé ce lundi sur le gazoduc Nord Stream 1 qui achemine le gaz vers l’Allemagne via la mer Baltique.

L’opérateur Nord Stream AG a confirmé que les travaux, qui doivent se dérouler du lundi au 21 juillet, ont débuté comme prévu lundi matin. Les flux de gaz russe via le gazoduc devraient tomber à zéro plus tard dans la journée.

Le gazoduc Nord Stream 1 est le plus grand composant de l’infrastructure d’importation de gaz en Europe. Il transporte environ 55 milliards de mètres cubes de gaz par an de la Russie vers l’Allemagne.

L’Europe craint que la suspension des livraisons ne soit prolongée au-delà du délai de dix jours, ce qui ferait dérailler les préparatifs d’approvisionnement hivernal de la région et aggraverait la crise du gaz qui a entraîné une hausse vertigineuse des factures d’énergie des ménages et des mesures d’urgence de la part des décideurs politiques.

Cette crise survient alors que les gouvernements européens se démènent pour alimenter les stockages souterrains en gaz afin que les ménages disposent de suffisamment de combustible pour garder les lumières allumées et les maisons chaudes en hiver.

L’Union européenne, qui reçoit environ 40 % de son gaz par des gazoducs russes, tente de réduire rapidement sa dépendance à l’égard des hydrocarbures russes en réponse à l’offensive menée par le président Vladimir Poutine en Ukraine depuis plusieurs mois.

Les spécialistes de l’énergie s’accordent à dire que le risque d’une interruption temporaire est élevé, d’autant que les flux de gaz russe ont déjà chuté d’environ 60 % ces derniers mois.

Le géant russe de l’énergie Gazprom, soutenu par l’État, a invoqué le retour tardif des équipements réparés par l’entreprise allemande Siemens Energy au Canada pour expliquer la réduction des flux.

Le Canada a déclaré ce week-end qu’il allait renvoyer une turbine à gaz réparée à l’Allemagne pour qu’elle soit utilisée dans le gazoduc Nord Stream 1, tout en élargissant les sanctions contre le secteur énergétique russe.

L’Ukraine a réagit à cette annonce du Canada, en l’appelant à l’annulation le retour de la turbine en Allemagne.

Les ministères ukrainiens de l’énergie et des affaires étrangères ont déclaré qu’ils étaient «profondément déçus» par la décision du Canada de restituer à l’Allemagne une turbine Siemens réparée utilisée pour le gazoduc Nord Stream 1.

La Russie a déclaré la semaine dernière qu’elle augmenterait ses livraisons de gaz à l’Europe si la turbine réparée au Canada était renvoyée. Le porte-parole du Kremlin, Dmitri Peskov, a également rejeté les allégations selon lesquelles la Russie utilise le pétrole et le gaz pour exercer une pression politique sur l’Europe, rapporte Reuters.

Pression maximale de Poutine

Les analystes du cabinet de conseil en risques politiques Eurasia Group ont déclaré que si Vladimir Poutine orchestrait une interruption totale des approvisionnements en gaz au-delà de la fin prévue des travaux de maintenance du gazoduc Nord Stream 1, l’Allemagne serait probablement contrainte de passer au niveau trois de son plan d’urgence en trois étapes.

À ce niveau, l’autorité de régulation allemande, la Bundesnetzagentur, devrait décider de la manière de distribuer les fournitures de gaz dans tout le pays.

Henning Gloystein, directeur de l’énergie, du climat et des ressources chez Eurasia Group, a déclaré à CNBC que cette décision représenterait un scénario de «guerre économique maximale».

«L’Allemagne est devenue un point critique pour l’ensemble de l’UE», a déclaré Gloystein. «L’Allemagne a la plus grande population d’Europe, c’est la plus grande économie, c’est le plus grand consommateur de gaz, c’est le plus grand importateur unique de gaz russe, et elle a neuf frontières terrestres. Donc, tout ce qui se passe en Allemagne se répercute sur le reste de l’Europe.»

La Russie a coupé les livraisons de gaz à plusieurs pays européens qui ont refusé de se conformer à la demande de paiement de gaz contre des roubles de Poutine.

«C’est en fait la raison pour laquelle … nous pensons que la Russie va faire machine arrière», a déclaré Gloystein. «Ils veulent avoir une petite monnaie d’échange au cas où les Européens renforceraient encore les sanctions, de sorte que les Russes puissent riposter avec cela

Un porte-parole du ministère fédéral allemand de l’économie et de l’action climatique a déclaré à CNBC la semaine dernière que le gouvernement surveillait de près la situation du marché du gaz avant les travaux de maintenance prévus.

«La sécurité d’approvisionnement est actuellement toujours garantie, mais la situation est grave», a déclaré le porte-parole.

«Actuellement, les quantités peuvent être achetées sur le marché, mais à des prix élevés. Le stockage se poursuit également à l’heure actuelle. Nous sommes en échange étroit à ce sujet avec les négociants, qui se préparent à cette date», ont-ils ajouté.

L’Europe sur le qui-vive

Outre le risque de couverture des besoins en énergie durant l’hiver prochain, un autre risque plane sur l’Allemagne en cas d’arrêt des flux de gaz russe: la récession. Le coup porté à l’économie pourrait être de 193 milliards d’euros au cours du second semestre de cette année, selon les données de l’association industrielle «The vbw» de l’État de Bavière, publiées le mois dernier.

«L’arrêt brutal des importations de gaz russe aurait également un impact significatif sur la main-d’œuvre en Allemagne… Environ 5,6 millions d’emplois seraient touchés par ces conséquences», a déclaré Bertram Brossardt, directeur général de vwb.

Les effets seraient encore plus étendus. Un arrêt complet maintiendrait plus longtemps les prix du gaz en Europe à un niveau élevé, alors que l’industrie et les ménages en ont déjà fait les frais.

Les prix de gros du gaz néerlandais, la référence européenne, ont augmenté de plus de 400 % depuis juillet dernier.

«Si Nord Stream est coupé, ou si l’Allemagne perd toutes ses importations russes, alors l’effet se fera sentir sur tout le nord-ouest de l’Europe», a déclaré le ministre néerlandais de l’énergie, Rob Jetten.

Dans une interview accordée à Reuters jeudi, il a déclaré que le champ gazier néerlandais de Groningen pourrait encore être appelé à aider les pays voisins en cas d’arrêt complet des approvisionnements russes, mais que l’augmentation de la production risquerait de provoquer des tremblements de terre.

Le ministère des finances russe avait déclaré en juin qu’il s’attendait à recevoir 393 milliards de roubles (6,4 milliards de dollars) de recettes pétrolières et gazières de plus que prévu dans sa planification budgétaire.

Pour juillet, il s’attend à recevoir 259 milliards de roubles de plus que ce que prévoyait son plan budgétaire.

Selon Goldman Sachs, la prolongation des travaux de maintenance pourrait également entraîner un plus grand nombre d’arrêts de la production de gaz russe, par rapport à la baisse de 9 % en glissement annuel de la production de Gazprom signalée jusqu’à présent cette année.

«Mélanger le patrimoine personnel et celui de l’activité professionnelle», la solution inédite du Crédit Agricole du Maroc

Partenaire historique de l’agriculture et du monde rural, le Crédit Agricole du Maroc innove en lançant une nouvelle approche qui permet désormais à l’agriculteur de disposer de deux comptes distincts et étanches : un compte professionnel « Hssab Al Ard » lié à son exploitation agricole et son activité professionnelle et un autre compte personnel « Hssab Dar » pour gérer ses besoins personnels et familiaux.

Le Crédit Agricole du Maroc apporte désormais aux agriculteurs une solution inédite à des pratiques de gestion qui se sont installées en raison du défaut de structuration juridique de leurs activités professionnelles.

En effet, une grande majorité d’agriculteurs mêlent leurs dépenses personnelles et professionnelles, ce qui ne fait que leur compliquer les choses et les empêcher de dresser un portrait clair du fonctionnement de leur exploitation agricole et de leur ménage.

Cette nouvelle solution du Crédit Agricole du Maroc offre la possibilité aux agriculteurs de pouvoir bénéficier d’une distinction entre leurs besoins, revenus et dépenses personnels en tant que clients particuliers et leurs revenus et dépenses liés à leurs activités professionnelles à l’instar de la pratique dans le monde urbain.

Généralisation de la couverture sociale : un Programme Royal catalyseur de bonnes pratiques

Cette nouvelle approche adoptée par le groupe dirigé par Tariq Sijilmassi, s’inscrit dans le cadre du soutien et l’accompagnement de la mise en place du Registre National de l’Agriculture (RNA) et du chantier voulu et initié par le Roi Mohammed VI, celui de la généralisation de la couverture sociale notamment au profit des agriculteurs.

Le Crédit Agricole du Maroc s’investit dans une double relation bancaire avec les agriculteurs afin de les accompagner à la fois dans leurs activités professionnelles et dans leurs activités privées. Laquelle relation s’appuiera sur la mise en place du RNA pour assurer une gestion spécifique et distincte des projets de financement adossés au compte professionnel de l’agriculteur tout en lui offrant l’ouverture d’un compte personnel gratuit pour couvrir l’ensemble de ses besoins personnels et familiaux.

Cette nouvelle approche permet à l’agriculteur de disposer en toute quiétude de ses fonds personnels pour subvenir aux besoins de sa famille en cas de difficultés professionnelles liées à son exploitation agricole.

«Hssab Al Ard», le compte dédié pour gérer les besoins professionnels

Grâce à l’identification du numéro unique octroyé dans le cadre de la mise en oeuvre du Registre National Agricole, l’agriculteur bénéficiera d’un compte courant permettant, en opération au crédit du compte, les déblocages des crédits, les recettes de l’exploitation, les subventions FDA, les autres Incitations financières de l’Etat, les indemnisations issues des produits d’assurances MAMDA (Assurance Multirisque Climatique, Assurance Arboricole et Assurance Mortalité de bétail….). Au débit de ce compte, seront portées les dépenses diverses de l’exploitation, les redevances d’eau d’irrigation, le remboursement des crédits ainsi que les cotisations de l’AMO en faveur de la CNSS.
Ce compte professionnel fonctionnera comme le compte des entreprises selon les tarifications en vigueur pour les différentes opérations.

«Hssab Dar», un compte personnel gratuit pour gérer les besoins personnels

Identifié par le numéro de la CNIE, l’agriculteur pourra disposer d’un compte chèque lui permettant de gérer ses revenus et dépenses personnels et familiaux et comptera comme opérations au crédit son épargne, le produit de sa retraite, les virements divers à son bénéfice, les recettes hors exploitation agricole. Au débit, figureront les dépenses personnelles, les remboursements crédits personnels (hors exploitation), les souscriptions aux produits de bancassurance optionnels (épargne, retraite, santé, etc).
Hssab Dar est un compte personnel proposé par la banque et pour lequel aucun frais de tenue de compte ne sera facturé.

Une offre multicanale pour une ouverture de compte personnel facilitée pour l’agriculteur où qu’il soit

En complément du canal Agence Physique et Agence Mobile, le Crédit Agricole du Maroc démocratise l’accès à la digitalisation et offre la possibilité à l’agriculteur via l’application mobile « Hssab-e » de bénéficier de l’offre digitale dédiée à cette approche.

Crédit Agricole du Maroc fin prête pour la généralisation de la couverture médicale des agriculteurs

Proactif, le Groupe Crédit Agricole du Maroc s’est investi dans la mise en oeuvre du projet royal de la généralisation de la protection sociale qui intègre agriculteurs, acteurs du secteur informel et indépendants. La banque annonce le lancement effectif d’un produit dédié à l’Assurance Maladie Obligatoire «Tasbiq Addaman Al-Ijtimaii » et la mise en place un dispositif spécifique pour accompagner ce programme.

Le Crédit Agricole du Maroc, premier partenaire des agriculteurs et du monde rural, se mobilise aux côtés du Ministère de l’Agriculture, de la Pêche Maritime, du Développement Rural et des Eaux et Forêts et de la Caisse Nationale de Sécurité Sociale pour la réussite du programme de généralisation de la couverture sociale au profit des agriculteurs.

Le groupe financier dirigé par Tarik Sijilmassi s’est doté d’un dispositif d’accompagnement qui s’inscrit dans le cadre de la volonté du Roi Mohammed VI de promouvoir l’élément humain et à améliorer les conditions de vie des agriculteurs et leurs familles dans le milieu rural. Lequel dispositif s’articule autour de trois principaux axes :

  1. l’échange de données;
  2. la communication et la sensibilisation des bénéficiaires;
  3. la bancarisation et l’inclusion financière.

Échange de données

Premier axe du dispositif CAM pour la généralisation de l’AMO est la structuration des échanges de données. Il consiste à partager avec les parties prenantes les informations nécessaires concernant les agriculteurs éligibles afin de les fiabiliser et permettre à la CNSS de pouvoir servir un maximum de bénéficiaires. 

Communication et sensibilisation des bénéficiaires

Afin d’assurer la communication et la sensibilisation des bénéficiaires, le CAM mettra à disposition son large réseau d’agences Crédit Agricole du Maroc et filiales : La Fondation ARDI, Tamwil El Fellah, Al Filahi Cash et Al Akhdar Bank.

Aussi, afin de toucher les agriculteurs basés dans les zones et régions les plus enclavées, le CAM mobilise :

  • Son large réseau d’agences Crédit Agricole du Maroc et filiales (La Fondation ARDI, Tamwil El Fellah, Al Filahi Cash et Al Akhdar Bank),
  • Ses agences mobiles permettant de toucher les agriculteurs basés dans les zones et régions les plus enclavée,
  • Son Centre de Relation Client ainsi que ses canaux digitaux en utilisant les différents services digitaux développés par la banque au cours de ces dernières années en particulier l’application dédiée aux agriculteurs « Imtiazat-e ».

Pour cela, un produit bancaire dédié nommé « Tasbiq Addaman Al-Ijtimaii » a été mis en place.

Tasbiq Addaman Al-Ijtimaii : une aide précieuse à l’agriculteur

Il s’agit d’une avance que le CAM accordera automatiquement à l’agriculteur à sa demande et sans aucune garantie et qui assurera les prélèvements mensuels de la CNSS sur le compte professionnel de l’agriculteur pour une durée pouvant aller jusqu’à trois ans et ce, même en cas de manque de provision.
Cette disposition permet à l’agriculteur de profiter pleinement de la totalité de la couverture sociale et des prestations de l’AMO.

Les remboursements de la CNSS sont servis sur le compte personnel de l’agriculteur quelle que soit la situation du compte professionnel, déduction faite des seules cotisations AMO avancées par la banque.

Pour cela et afin d’accompagner efficacement cette opération d’envergure, le Crédit Agricole du Maroc repense la relation avec l’agriculteur, en mettant désormais à sa disposition deux comptes distincts et complètement étanches pour lui :

  • un compte professionnel baptisé « Hssab Al Ard » lié à son exploitation agricole et à son activité professionnelle et dont l’identification sera basée sur le nouveau Registre National Agricole (RNA) ;
  • un compte personnel baptisé « Hssab Dar » pour gérer ses besoins personnels et familiaux.

Ils seront également déclinés en version digitale.

La souscription à « Tasbiq Addaman Al-Ijtimaii » se fera dans ce cadre.

Centre de Relation Client (CRC) dédié

Enfin, le Crédit Agricole du Maroc mettra en place un dispositif renforcé d’assistance et d’accompagnement de l’agriculteur avec la mobilisation de son Centre de Relation Client dédié (CRC) dans le cadre d’une action pédagogique pour expliciter et mobiliser le plus grand nombre de bénéficiaires potentiels sur les avantages et l’intérêt de ce programme de généralisation de la couverture sociale au profit des agriculteurs.

Les actions du CRC se déclineront via :

  • Des actions de phoning (appels sortants) pour expliquer aux bénéficiaires éligibles le fonctionnement et les modalités;
  • Réception d’appels entrants pour répondre aux questions des agriculteurs sur ce sujet;
  • Envoi de SMS VOCAUX pour communiquer aux agriculteurs le bénéfice de ce programme et les inciter à souscrire.

Campagne de communication ad hoc

Pour assurer la réussite du programme de généralisation de la couverture sociale au profit des agriculteurs et contribuer à en fédérer le plus grand nombre, le groupe Crédit Agricole du Maroc annonce le lancement d’un dispositif multicanal de communication dédié et une large campagne de communication à vocation pédagogique.

«Green Start-up» du Crédit Agricole du Maroc : une première édition couronnée de succès

/

C’est le jeudi 26 mai 2022 qu’a débuté le «Green Start-up», nouveau concours national lancé par le Crédit Agricole du Maroc dédié aux Start-ups innovantes qui s’emploient à mettre en place des solutions au service du développement durable de la montage. Un commencement prometteur, puisque pas moins de 200 porteurs de projets y ont participé.

Après deux années particulières, marquées par une crise sanitaire sans précédent, le Crédit Agricole du Maroc renforce davantage son engagement pour l’autonomisation des jeunes marocains en milieu rural, confirmant ainsi sa vocation de banque solidaire et citoyenne.

Ce jeudi et vendredi 26-27 mai à Rabat, c’est déroulé la 1ère édition du concours national «Green Start-up» mené conjointement par la coopération allemande GIZ, l’Agence Nationale des Eaux et Forêts et le Crédit Agricole du Maroc. Un événement qui s’inscrit dans le cadre du programme d’appui des start-ups marocaines vertes portées par des jeunes dans les zones rurales et de montagne.

200 candidatures, 20 finalistes, 10 lauréats

A la recherche de 10 startups, le Crédit Agricole du Maroc a reçu plus de 200 candidatures. Vingts jeunes entrepreneurs, dont les projets s’articulent autour des filières de l’écotourisme et des métiers des espaces naturels, de la valorisation des ressources naturelles et produits de terroir et la pisciculture, ont été retenus dans un premier temps par un jury composé d’experts de l’écosystème.

Durant les deux jours de l’évènement, les 20 finalistes ont bénéficié d’un accompagnement complet dont une série d’ateliers de renforcement de capacités. Ils ont par la suite défendu leur projet en plénière devant le jury qui en a retenu dix.

Ces lauréats seront accompagnés par le CAM en termes de renforcement de capacités techniques et entrepreneuriales pour leur permettre d’accéder à des financements appropriés et de développer leurs projets.

4 régions du Maroc représentées

En choisissant la thématique «Green» et «Montagne» pour un concours national d’entrepreneuriat, le Crédit Agricole du Maroc :

  1. s’aligne sur la stratégie « Forêts du Maroc 2020-2030 » visant à rendre le secteur forestier plus inclusif et créateur de richesse,
  2. encourage les jeunes à ne pas se limiter aux projets classiques,
  3. contribue à l’émergence de projets innovants et à la création d’emplois verts en zone de montagne.

De plus, grâce à la densité et la proximité du réseau du CAM, le concours a pu touché plusieurs régions du Royaume notamment Tanger-Tétouan-Al Hoceima, Fès-Meknès, Rabat-Salé-Kénitra et Béni Mellal-Khénifra.

«Green Start-up», maturation d’un modèle

Après le lancement par le Souverain, le 13 février 2020, de la nouvelle stratégie agricole «Génération Green 2020-2030» et de forêts du Maroc, quelques semaines avant la déclaration de la pandémie, le Crédit Agricole du Maroc a fait preuve d’une grande résilience.

Ainsi, dès mars 2020, le Crédit Agricole du Maroc a déployé une stratégie proactive au profit de l’ensemble des populations des zones agricoles, spécialement les plus enclavées et les jeunes. La banque a annoncé coup sur coup le lancement de la plateforme Dar Al Moustatmir Al Qaraoui, du CNEIF rural, du programme national d’accompagnement et d’appui aux jeunes entrepreneurs agricoles dans le milieu rural en partenariat avec l’ONCA, en plus d’un dispositif digital transversal.

Au delà de sa mission de soutenir le développement du secteur et d’améliorer les moyens de subsistance des exploitants agricoles, le Crédit Agricole du Maroc ambitionne, à travers ces actions fortement impactantes, de faire émerger un maximum de jeunes femmes et de jeunes hommes du milieu rural créateurs d’entreprises rentables en vue d’augmenter leurs propres moyens de subsistance.

Benkhadra : Le Maroc «idéalement» positionné pour saisir les opportunités énergétiques offertes par Israël

//

Le Maroc est «idéalement» positionné en matière d’énergie pour saisir les différentes opportunités offertes par Israël, a indiqué, mercredi à Casablanca, la Directrice générale de l’Office national des Hydrocarbures et des Mines (ONHYM), Amina Benkhadra.

MAP

«Le Maroc, avec sa dynamique de développement durable, son important potentiel en énergies renouvelables, sa proximité avec les marchés européens et la dynamique d’innovation et la politique climatique ambitieuse impulsées par le Roi Mohammed VI, est idéalement positionné pour saisir les opportunités offertes et pour construire des partenariats gagnant-gagnant, notamment avec Israël», a ditAmine Benkhadra qui intervenait lors du Forum «Morocco-israel : Connect to Innovate».

Elle a, dans ce sens, relevé que le Maroc, pays faible émetteur mais vulnérable aux effets du changement climatique, a pris très tôt ses responsabilités en préparant progressivement sa vision pour répondre aux problèmes de sécurité énergétique, de rareté de l’eau, de désertification, d’inondations et d’élévation du niveau de la mer.

«Le Maroc, sous la conduite éclairée de Sa Majesté le Roi Mohammed VI, s’est engagé dans le développement global durable tant sur les plans économique que social, soit un engagement qui ne date pas d’aujourd’hui et traduit l’intérêt suprême que le Souverain accorde au développement durable et à la préservation de l’environnement», a fait remarquer la DG de l’ONHYM.

Elle a, par ailleurs, affirmé que le Royaume dispose d’atouts considérables pour réaliser la transition énergétique et notamment les énergies renouvelables et l’hydrogène où il peut se positionner en précurseur, en plus de se positionner comme une véritable plateforme de production et d’exportation régionale de premier ordre, au carrefour de l’Europe et de l’Afrique et du Moyen-Orient.

Et de soutenir que le pays ambitionne de devenir dans les prochaines années, sur les choix qu’il a fait, la base industrielle «la plus compétitive» au monde et parmi les 5 les plus innovantes, ainsi que la base industrielle de référence décarbonée de la région, puisque le pays dispose de l’un des potentiels les plus importants en énergies renouvelables.

Dans le même sillage, Kamal Htoute, directeur stratégie et planning à l’ONEE branche électricité, a souligné que le Maroc a commencé sa transition énergétique en 2009 en définissant des objectifs visant avant tout à augmenter la part des énergies renouvelables dans son mix énergétique d’ici 2030, avec pour optique d’atteindre une part d’énergies renouvelables de 52% dans le mix énergétique national.

Il s’agit d’une vision qui permet, selon lui, de promouvoir les ressources énergétiques locales, qu’elles soient solaires éoliennes ou encore hydrauliques.

S’attardant sur les défis de transition énergétique, Htoute a expliqué que l’augmentation de la part des énergies renouvelables dans le mix énergétique caractérisé par leur variabilité et dont la part dans la capacité totale installée, qui sera de 40% à la fin de 2022, devrait dépasser 52% d’ici 2030.

Il a également noté que la demande croissante de l’électricité devrait augmenter davantage dans les années à venir avec en particulier la tendance à l’électrification de plusieurs secteurs économiques, dont notamment ceux du transport et de l’industrie.

Pour sa part, Yosef Abramowitz, président directeur général d’Energiya Global et l’un des six pionniers de l’écologie au monde selon CNN, n’a pas manqué de préciser que le Maroc et Israël ont dans ces domaines de l’énergie et du développement durable les ingrédients pour une forte collaboration et coopération.

Il a aussi mis en avant les moult opportunités de collaboration immenses, entre les deux pays qui font face aux mêmes défis énergétiques.

Initié conjointement par Start-Up Nation Central et Consensus Public Relations, ce Forum se veut un événement unique réunissant les leaders marocains et israéliens, des secteurs privés et publics, autour du thème de l’innovation technologique dans les domaines de l’agro-alimentaire, l’eau, la logistique, l’énergie et le développement durable.

Cet événement comprend une série d’ateliers, de séances d’affaires, de rendez-vous B2B et de rencontres de networking. Organisation à but non lucratif, Start-up Nation Central œuvre à promouvoir l’écosystème israélien de l’innovation dans le monde.

Choc énergétique en Grande-Bretagne : les factures vont augmenter de 42 %

/

Key points :

  • Le Directeur Général du bureau des marchés du gaz et de l’électricité, l’Ofgem, lance un avertissement sévère aux députés britanniques sur la crise énergétique.
  • 12 millions de ménages pourraient être plongés dans la pauvreté énergétique.
  • L’inflation a atteint son niveau le plus élevé depuis 40 ans.

Bloomberg

Les consommateurs britanniques vont devoir faire face à une nouvelle hausse brutale de leurs factures d’électricité et de gaz juste avant l’hiver, s’ajoutant à la flambée des coûts de presque tout, de la nourriture à l’essence.

Les prix de l’énergie devraient atteindre le niveau record de 3 499 $ en octobre, a déclaré Jonathan Brearley, directeur général de l’Ofgem, à un panel de député ce mardi. Cela enverra environ 12 millions de ménages en situation de pauvreté énergétique.

Cette hausse va accroître la pression sur le chancelier de l’Échiquier et Second lord du Trésor, Rishi Sunak, pour qu’il aide les consommateurs à faire face à la pire compression du pouvoir d’achat depuis les années 1950. Même avec les 12 milliards de dolars d’aide annoncés jusqu’à présent, ce ne sera pas suffisant pour alléger le fardeau de l’inflation qui atteint son niveau le plus élevé depuis 40 ans.

Le directeur général de l’Ofgem écrira à M. Sunak pour le prévenir de l’augmentation imminente de plus de 1.000 $ de la facture annuelle d’environ 22 millions de ménages.

«On compte actuellement environ 6,5 millions de ménages en situation de précarité énergétique, mais ce chiffre pourrait doubler après la hausse d’octobre», a-t-il ajouté. Selon le site Web de comparaison des prix Uswitch, environ un quart des consommateurs sont déjà endettés pour leurs factures d’énergie.

Gouvernement divisé

Le gouvernement Britanique est divisé quand à l’introduction d’une taxe exceptionnelle sur les bénéfices des producteurs d’électricité ainsi que sur les producteurs de pétrole et de gaz afin de collecter des fonds pour aider les consommateurs. La pression s’est accrue sur le Premier ministre Boris Johnson pour qu’ils appliquent cette taxe, mais de nombreux ministres du gouvernement se sont ouvertement opposés à une telle mesure, estimant qu’elle découragerait les investissements.

M. Sunak «est instinctivement contre une taxe exceptionnelle, mais s’il estime que des temps extraordinaires appellent des mesures extraordinaires, alors c’est à lui de décider», a déclaré le secrétaire d’État aux affaires et à l’énergie, Kwasi Kwarteng, devant les parlementaires mardi. Il a déclaré que le gouvernement devrait se concentrer sur la croissance de l’économie afin d’aider à réduire les coûts énergétiques.

«L’ampleur et la profondeur de la crise du coût de la vie en Grande-Bretagne signifient que le gouvernement doit de toute urgence fournir une aide supplémentaire significative», a déclaré Jonny Marshall, économiste principal au groupe de réflexion Resolution Foundation.

Compression du pouvoir d’achat
Les Britanniques sont confrontés à la deuxième plus mauvaise année jamais enregistrée en matière de niveau de vie.

Income Squeeze

Source : Banque d’Angleterre
Note : Ressources totales disponibles des ménages déflatées par le déflateur des dépenses de consommation.

Les fournisseurs s’effondrent

Plus de deux douzaines de fournisseurs d’énergie ont fait faillite depuis le mois d’août en raison de la flambée des prix de gros de l’énergie. La plupart de ces entreprises, dont certaines ne comptent que quelques centaines de clients, sont le résultat d’une déréglementation du marché qui a permis à n’importe qui de créer une société de fourniture d’énergie, rapporte Bloomberg. Au bout du compte, ce sont les contribuables qui en supporteront le poids, souligne la même source.

«Il y a des leçons importantes à tirer de cette crise et il faut absolument changer la façon dont nous régulons le marché de détail», a déclaré le directeur général de l’Ofgem. «Les variations de prix que nous avons observées sur le marché du gaz sont véritablement un événement unique en son genre qui n’a pas été vu depuis la crise pétrolière des années 1970.»

1 2 3 9