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Une usine écossaise fabriquera le plus long câble sous-marin du monde transportant de l’énergie propre reliant le Maroc au Royaume-Uni

La nouvelle est tombée ce mois d’août. Une nouvelle usine sera construite à Hunterston, en Écosse, dans l’optique de fabriquer le plus long câble sous-marin du monde qui transportera de l’énergie propre du Maroc au Royaume-Uni. Le projet coûtera 21,9 milliards de dollars.

Le fabricant de câbles sous-marins XLCC va construire une usine à Hunterston, en Écosse, et sa première production sera destinée au projet Xlinks Morocco-UK Power. Il fournira quatre câbles sous-marins de 3 800 km de long, dont la première phase, entre 2025 et 2027, reliera l’énergie éolienne et solaire produite au Sahara Marocain à Alverdiscott, dans le North Devon, un district non-métropolitain situé dans le comté du Devon, en Angleterre.

Ces câbles se connecteront à un parc solaire et éolien de 10,5 gigawatts (GW) qui sera construit dans la région Guelmim-Oued Noun et qui alimentera le Royaume-Uni en énergie propre.

Deux des quatre câbles sous-marins de 1,8 GW en courant continu haute tension (CCHT) seront les plus longs du monde. Ils nécessiteront 90 000 tonnes d’acier, et XLCC a signé mi-août au Parlement la charte britannique de l’acier, dans laquelle elle s’engage à utiliser de l’acier britannique.

Cette initiative va pratiquement doubler la production mondiale actuelle de câbles CCHT.

Le câble Guelmim-Devon couvrira 8% des besoins en électricité de la Grande-Bretagne

Le projet Xlinks Maroc-UK Power couvrira une zone d’environ 1 500 kilomètres carrés au Maroc et sera connecté exclusivement au Royaume-Uni via 3 800 km de câbles sous-marins HVDC. Ils suivront la route en eaux peu profondes du Maroc au Royaume-Uni, en passant par l’Espagne, le Portugal et la France.

Xlinks affirme que le projet Maroc-Royaume-Uni sera capable d’alimenter en électricité 7 millions de foyers britanniques d’ici 2030. Une fois terminé, le projet sera capable de fournir 8% des besoins en électricité de la Grande-Bretagne.

Un investissement de 21,9 milliards de dollars

Le projet coûtera 21,9 milliards de dollars. Xlinks construira 7 GW d’énergie solaire et 3,5 GW d’énergie éolienne, ainsi que des batteries de stockage sur site de 20GWh/5GW, au Maroc. Le câble de transmission sera composé de quatre câbles. Le premier câble sera actif au début de 2027, et les trois autres devraient être lancés en 2029. Un accord a été conclu avec le National Grid pour deux connexions de 1,8GW à Alverdiscott dans le Devon.

Le site situé au Sahara marocain, accueillera également une installation de stockage par batterie de 20 GWh/5GW. Santosh Patel, directeur de la société de conseil en projet Pick Everard, a déclaré au médias britanniques : «Nous sommes enthousiastes et fiers de participer à la création d’une nouvelle industrie verte de haute technologie pour le Royaume-Uni et de soutenir l’effort en faveur d’une production nette zéro».

«Du point de vue de la fabrication, des câbles sous-marins seront créés à une longueur jamais vue auparavant, tandis que les consommateurs pourront bénéficier d’un coût unitaire beaucoup plus bas pour leur énergie une fois le projet pleinement mis en œuvre.»

L’Europe à court d’énergie

L’Europe est au cœur d’une crise énergétique. L’incertitude quant à l’acheminement du gaz naturel en raison de la guerre de la Russie en Ukraine a provoqué une flambée des prix. Le prix du gaz naturel a grimpé jusqu’à 500 dollars par baril d’équivalent pétrole, soit dix fois la moyenne normale, alimentant les craintes de pénuries hivernales et de maisons froides.

Par ailleurs, les gouvernements occidentaux se sont engagés à atteindre des objectifs de réduction nette des émissions de carbone et voici un moyen d’accélérer les progrès. Au lieu de dépendre du gaz russe, les pays occidentaux devraient développer leurs propres formes d’énergie, plus propres et plus vertes.

Ce processus est en cours. Le projet Guelmim-Devon en est l’exemple parfait.

L’Europe tente de se sevrer du gaz russe, mais elle n’y parviendra pas cet hiver. Les prix ont fortement augmenté la semaine dernière lorsque l’entreprise publique russe Gazprom a annoncé la fermeture imprévue pour maintenance de son gazoduc Nord Stream 1. La crainte est que l’approvisionnement en gaz pour répondre à la demande de l’Europe soit insuffisant.

80% d’augmentation des prix de l’électricité au Royaume-Uni

Les factures d’énergie au Royaume-Uni vont bondir de 80 % cet hiver, a annoncé vendredi l’Ofgem, le régulateur de l’énergie du pays, alors que la guerre en Ukraine continue de faire grimper les prix.

Cette hausse signifie que le ménage moyen devra débourser 4 182 euros chaque année pour chauffer et alimenter sa maison, ce qui a conduit les ONG à avertir que des millions de personnes seront plongées dans la pauvreté, à moins que le gouvernement n’intervienne.

Mais comment les prix de l’énergie au Royaume-Uni se comparent-ils à ceux de l’Europe ?

Ce tableau montre quels sont les ménages européens qui paient le plus pour leurs factures de gaz et d’électricité et ceux qui paient le moins.

Vilain pied de nez d’al-Sissi à Biden : la Russie lance la construction de la première centrale nucléaire d’Égypte

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Après le sommet Poutine, Erdogan et Raïssi à Téhéran, le président américain Joe Biden reçoit un autre affront au lendemain de sa tournée au Moyen-Orient. Cette fois-ci d’Abdelfatah al-Sissi. Ce dernier a donné, ce mercredi, le coup d’envoi de la construction du premiers réacteur nucléaire de son pays, confiée à Rosatom, une société contrôlée par l’État russe.

Avec Bloomberg

C’est un vilain pied de nez du président égyptien donné à la tournée de Joe Bien au Moyen-Orient. Les cause sont à chercher dans l’échec de la réconciliation avec Mohammed Ben Salmane; le choix d’une présence virtuelle de Mohammed Ben Zayed, marquant une forme distance avec la nouvelle administration américaine; les vives tensions économiques et sociales provoquées par le va-t-en-guerre contre la Russie et la mollesse de la réponse américaine au programme nucléaire iranien.

Les présidents iranien Ebrahim Raïssi (au centre), russe Vladimir Poutine (à gauche) et turc Recep Tayyip Erdogan posant pour une photo lors de leur sommet tripartite à Téhéran, en Iran, le 19 juillet 2022. Photo AFP

En effet, dans l’objectif d’apporter une forme d’équilibre avec le Kremlin et ses alliés occidentaux qui ont sanctionné Moscou pour sa guerre en Ukraine, Al-Sissi a donné le coup d’envoi des travaux de la première centrale nucléaire d’Egypte.

Il s’agit de la première des quatre unités de puissance de 1 200 mégawatts qui seront construites à El Dabaa, à 300 kilomètres au nord-ouest du Caire, selon un communiqué de la société publique Rosatom. Cette dernière est le plus grand fournisseur mondial de combustible nucléaire et de réacteurs. Elle n’a pas été visée par les sanctions américaines ou européennes contre Vladimir Poutine.

La Russie a l’habitude de mener des projets énergétiques à grande échelle en Égypte, souvent dans le cadre d’un effort plus large visant à contester l’influence politique, militaire et économique des États-Unis. Pour rappel, la défunte URSS avait participé à la construction du haut barrage d’Assouan dans les années 1960.

Le président russe Vladimir Poutine et son homologue égyptien Abdel-Fattah El-Sisi étaient présents lorsque les pays ont signé un accord pour la construction de ces quatre réacteurs en 2017.

Le président égyptien Abdel Fattah al-Sissi à droite, et son homologue russe Vladimir Poutine à gauche, applaudissent alors que le ministre égyptien de l’électricité et des énergies renouvelables, Mohamed Shaker, serre la main d’Alexei Likkhachev, le directeur général de la société russe de l’énergie atomique Rosatom, après avoir signé un accord bilatéral au Caire en 2017. AFP

Le coût du projet était estimé à 30 milliards de dollars, dont une grande partie devait être financée par un prêt de Moscou. Rosatom fournira quand à elle du combustible nucléaire à chacun des quatre réacteurs tout au long de la vie opérationnelle de la centrale. Tandis que trois entreprises égyptiennes présélectionnées participeront à la construction de la centrale située sur la côte méditerranéenne.

https://twitter.com/EgyProjects/status/1549747421462380544

L’Égypte a développé des liens économiques plus forts avec la Russie depuis qu’al-Sissi a arraché le pouvoir en 2014, tout en conservant des liens historiques avec des partenaires occidentaux. Cette année, Le Caire a participé au Forum économique international de Saint-Pétersbourg, a acheté des quantités substantielles de blé à la Russie, tout en signant un accord avec Israël pour stimuler les ventes de gaz à l’Union européenne, qui cherche à réduire sa dépendance aux importations énergétiques de Moscou.

Le projet Rosatom a été retardé après l’attentat à la bombe de 2015 contre un avion de ligne russe au-dessus de l’Égypte, qui a tué 224 touristes. Les vols entre les deux pays n’ont repris que l’année dernière, offrant une aubaine à l’industrie touristique égyptienne qui avait auparavant attiré un grand nombre de visiteurs russes.

L’invasion de l’Ukraine par la Russie et les sanctions américaines et européennes qui ont suivi n’ont guère contribué à décourager l’intérêt international pour la technologie de Rosatom. Outre l’Égypte, la société contrôlée par le Kremlin a fait avancer des projets en Hongrie et au Myanmar depuis le début du conflit.

La guerre en Ukraine alimente une crise alimentaire mondiale

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La Russie et l’Ukraine représentent ensemble environ un quart de la production mondiale de blé. Il n’est donc pas surprenant que la guerre qu’elles mènent actuellement bouleverse l’offre mondiale.

Alors que la demande mondiale post-pandémique, les conditions météorologiques extrêmes, le resserrement des stocks alimentaires, les prix élevés de l’énergie, les goulets d’étranglement de la chaîne d’approvisionnement et les restrictions et taxes à l’exportation mettent le marché alimentaire à rude épreuve depuis deux ans, la convergence récente de tous ces facteurs à la suite de l’invasion de la Russie est sans précédent et a fait monter en flèche les taux d’inflation alimentaire dans le monde entier.

En Europe, l’indice des prix à la consommation des denrées alimentaires a fortement augmenté dans toutes les grandes économies du continent, tandis qu’aux États-Unis, l’IPC a grimpé de plus de 14 points de pourcentage depuis janvier 2020.

Dans les pays en développement et les marchés émergents, l’évolution de l’indice est encore plus dramatique, laissant les consommateurs face à des prix beaucoup plus élevés pour les denrées alimentaires de base essentielles.

Les exemples les plus extrêmes ont vu l’inflation alimentaire augmenter de plusieurs centaines de points. Le Liban, un pays qui dépend fortement des importations alimentaires, y compris la plupart de son blé en provenance d’Ukraine, a vu l’indice des prix augmenter de plus de 3 000 points de pourcentage depuis 2020.

La dynamique est assez simple du côté ukrainien : avec de larges pans de la partie orientale du pays occupés par les forces russes et une grave pénurie de main-d’œuvre qualifiée alors que les Ukrainiens partent au front, quelque 20 à 30 % des terres agricoles ukrainiennes ne seront pas plantées ou récoltées cette année, selon les estimations de la FAO. Par exemple, on estime qu’environ 50 % des terres où l’on plante normalement du blé d’hiver sont désormais occupées par la Russie, de même qu’environ 40 % des terres à seigle.

Les retombées ne se limitent pas aux exportations de blé. L’Ukraine est également un grand producteur d’huile de tournesol, qui représente environ 50 % du marché mondial, la Russie étant également un acteur important avec une part de marché de 25 %. L’huile de tournesol représente environ 13 % du marché mondial des huiles végétales, et certains États africains sont très dépendants des huiles importées, à savoir la Namibie (100 % de l’approvisionnement importé), le Botswana (100 %), Madagascar (90,9 %), le Gabon (88,6 %), l’Algérie (84,7 %) et l’Éthiopie (81,7 %).

La Russie coupe temporairement Nord Stream. L’Europe en état d’alerte

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Nord Stream 1, le plus grand gazoduc transportant du gaz russe vers l’Allemagne a commencé à faire l’objet d’une maintenance annuelle lundi. Les flux devraient s’arrêter pendant 10 jours, mais les gouvernements, les marchés et les entreprises craignent que la fermeture ne soit prolongée en raison de la guerre en Ukraine.

L’Europe se prépare à un arrêt prolongé de l’approvisionnement en gaz russe alors que des travaux de maintenance ont commencé ce lundi sur le gazoduc Nord Stream 1 qui achemine le gaz vers l’Allemagne via la mer Baltique.

L’opérateur Nord Stream AG a confirmé que les travaux, qui doivent se dérouler du lundi au 21 juillet, ont débuté comme prévu lundi matin. Les flux de gaz russe via le gazoduc devraient tomber à zéro plus tard dans la journée.

Le gazoduc Nord Stream 1 est le plus grand composant de l’infrastructure d’importation de gaz en Europe. Il transporte environ 55 milliards de mètres cubes de gaz par an de la Russie vers l’Allemagne.

L’Europe craint que la suspension des livraisons ne soit prolongée au-delà du délai de dix jours, ce qui ferait dérailler les préparatifs d’approvisionnement hivernal de la région et aggraverait la crise du gaz qui a entraîné une hausse vertigineuse des factures d’énergie des ménages et des mesures d’urgence de la part des décideurs politiques.

Cette crise survient alors que les gouvernements européens se démènent pour alimenter les stockages souterrains en gaz afin que les ménages disposent de suffisamment de combustible pour garder les lumières allumées et les maisons chaudes en hiver.

L’Union européenne, qui reçoit environ 40 % de son gaz par des gazoducs russes, tente de réduire rapidement sa dépendance à l’égard des hydrocarbures russes en réponse à l’offensive menée par le président Vladimir Poutine en Ukraine depuis plusieurs mois.

Les spécialistes de l’énergie s’accordent à dire que le risque d’une interruption temporaire est élevé, d’autant que les flux de gaz russe ont déjà chuté d’environ 60 % ces derniers mois.

Le géant russe de l’énergie Gazprom, soutenu par l’État, a invoqué le retour tardif des équipements réparés par l’entreprise allemande Siemens Energy au Canada pour expliquer la réduction des flux.

Le Canada a déclaré ce week-end qu’il allait renvoyer une turbine à gaz réparée à l’Allemagne pour qu’elle soit utilisée dans le gazoduc Nord Stream 1, tout en élargissant les sanctions contre le secteur énergétique russe.

L’Ukraine a réagit à cette annonce du Canada, en l’appelant à l’annulation le retour de la turbine en Allemagne.

Les ministères ukrainiens de l’énergie et des affaires étrangères ont déclaré qu’ils étaient «profondément déçus» par la décision du Canada de restituer à l’Allemagne une turbine Siemens réparée utilisée pour le gazoduc Nord Stream 1.

La Russie a déclaré la semaine dernière qu’elle augmenterait ses livraisons de gaz à l’Europe si la turbine réparée au Canada était renvoyée. Le porte-parole du Kremlin, Dmitri Peskov, a également rejeté les allégations selon lesquelles la Russie utilise le pétrole et le gaz pour exercer une pression politique sur l’Europe, rapporte Reuters.

Pression maximale de Poutine

Les analystes du cabinet de conseil en risques politiques Eurasia Group ont déclaré que si Vladimir Poutine orchestrait une interruption totale des approvisionnements en gaz au-delà de la fin prévue des travaux de maintenance du gazoduc Nord Stream 1, l’Allemagne serait probablement contrainte de passer au niveau trois de son plan d’urgence en trois étapes.

À ce niveau, l’autorité de régulation allemande, la Bundesnetzagentur, devrait décider de la manière de distribuer les fournitures de gaz dans tout le pays.

Henning Gloystein, directeur de l’énergie, du climat et des ressources chez Eurasia Group, a déclaré à CNBC que cette décision représenterait un scénario de «guerre économique maximale».

«L’Allemagne est devenue un point critique pour l’ensemble de l’UE», a déclaré Gloystein. «L’Allemagne a la plus grande population d’Europe, c’est la plus grande économie, c’est le plus grand consommateur de gaz, c’est le plus grand importateur unique de gaz russe, et elle a neuf frontières terrestres. Donc, tout ce qui se passe en Allemagne se répercute sur le reste de l’Europe.»

La Russie a coupé les livraisons de gaz à plusieurs pays européens qui ont refusé de se conformer à la demande de paiement de gaz contre des roubles de Poutine.

«C’est en fait la raison pour laquelle … nous pensons que la Russie va faire machine arrière», a déclaré Gloystein. «Ils veulent avoir une petite monnaie d’échange au cas où les Européens renforceraient encore les sanctions, de sorte que les Russes puissent riposter avec cela

Un porte-parole du ministère fédéral allemand de l’économie et de l’action climatique a déclaré à CNBC la semaine dernière que le gouvernement surveillait de près la situation du marché du gaz avant les travaux de maintenance prévus.

«La sécurité d’approvisionnement est actuellement toujours garantie, mais la situation est grave», a déclaré le porte-parole.

«Actuellement, les quantités peuvent être achetées sur le marché, mais à des prix élevés. Le stockage se poursuit également à l’heure actuelle. Nous sommes en échange étroit à ce sujet avec les négociants, qui se préparent à cette date», ont-ils ajouté.

L’Europe sur le qui-vive

Outre le risque de couverture des besoins en énergie durant l’hiver prochain, un autre risque plane sur l’Allemagne en cas d’arrêt des flux de gaz russe: la récession. Le coup porté à l’économie pourrait être de 193 milliards d’euros au cours du second semestre de cette année, selon les données de l’association industrielle «The vbw» de l’État de Bavière, publiées le mois dernier.

«L’arrêt brutal des importations de gaz russe aurait également un impact significatif sur la main-d’œuvre en Allemagne… Environ 5,6 millions d’emplois seraient touchés par ces conséquences», a déclaré Bertram Brossardt, directeur général de vwb.

Les effets seraient encore plus étendus. Un arrêt complet maintiendrait plus longtemps les prix du gaz en Europe à un niveau élevé, alors que l’industrie et les ménages en ont déjà fait les frais.

Les prix de gros du gaz néerlandais, la référence européenne, ont augmenté de plus de 400 % depuis juillet dernier.

«Si Nord Stream est coupé, ou si l’Allemagne perd toutes ses importations russes, alors l’effet se fera sentir sur tout le nord-ouest de l’Europe», a déclaré le ministre néerlandais de l’énergie, Rob Jetten.

Dans une interview accordée à Reuters jeudi, il a déclaré que le champ gazier néerlandais de Groningen pourrait encore être appelé à aider les pays voisins en cas d’arrêt complet des approvisionnements russes, mais que l’augmentation de la production risquerait de provoquer des tremblements de terre.

Le ministère des finances russe avait déclaré en juin qu’il s’attendait à recevoir 393 milliards de roubles (6,4 milliards de dollars) de recettes pétrolières et gazières de plus que prévu dans sa planification budgétaire.

Pour juillet, il s’attend à recevoir 259 milliards de roubles de plus que ce que prévoyait son plan budgétaire.

Selon Goldman Sachs, la prolongation des travaux de maintenance pourrait également entraîner un plus grand nombre d’arrêts de la production de gaz russe, par rapport à la baisse de 9 % en glissement annuel de la production de Gazprom signalée jusqu’à présent cette année.

«Mélanger le patrimoine personnel et celui de l’activité professionnelle», la solution inédite du Crédit Agricole du Maroc

Partenaire historique de l’agriculture et du monde rural, le Crédit Agricole du Maroc innove en lançant une nouvelle approche qui permet désormais à l’agriculteur de disposer de deux comptes distincts et étanches : un compte professionnel « Hssab Al Ard » lié à son exploitation agricole et son activité professionnelle et un autre compte personnel « Hssab Dar » pour gérer ses besoins personnels et familiaux.

Le Crédit Agricole du Maroc apporte désormais aux agriculteurs une solution inédite à des pratiques de gestion qui se sont installées en raison du défaut de structuration juridique de leurs activités professionnelles.

En effet, une grande majorité d’agriculteurs mêlent leurs dépenses personnelles et professionnelles, ce qui ne fait que leur compliquer les choses et les empêcher de dresser un portrait clair du fonctionnement de leur exploitation agricole et de leur ménage.

Cette nouvelle solution du Crédit Agricole du Maroc offre la possibilité aux agriculteurs de pouvoir bénéficier d’une distinction entre leurs besoins, revenus et dépenses personnels en tant que clients particuliers et leurs revenus et dépenses liés à leurs activités professionnelles à l’instar de la pratique dans le monde urbain.

Généralisation de la couverture sociale : un Programme Royal catalyseur de bonnes pratiques

Cette nouvelle approche adoptée par le groupe dirigé par Tariq Sijilmassi, s’inscrit dans le cadre du soutien et l’accompagnement de la mise en place du Registre National de l’Agriculture (RNA) et du chantier voulu et initié par le Roi Mohammed VI, celui de la généralisation de la couverture sociale notamment au profit des agriculteurs.

Le Crédit Agricole du Maroc s’investit dans une double relation bancaire avec les agriculteurs afin de les accompagner à la fois dans leurs activités professionnelles et dans leurs activités privées. Laquelle relation s’appuiera sur la mise en place du RNA pour assurer une gestion spécifique et distincte des projets de financement adossés au compte professionnel de l’agriculteur tout en lui offrant l’ouverture d’un compte personnel gratuit pour couvrir l’ensemble de ses besoins personnels et familiaux.

Cette nouvelle approche permet à l’agriculteur de disposer en toute quiétude de ses fonds personnels pour subvenir aux besoins de sa famille en cas de difficultés professionnelles liées à son exploitation agricole.

«Hssab Al Ard», le compte dédié pour gérer les besoins professionnels

Grâce à l’identification du numéro unique octroyé dans le cadre de la mise en oeuvre du Registre National Agricole, l’agriculteur bénéficiera d’un compte courant permettant, en opération au crédit du compte, les déblocages des crédits, les recettes de l’exploitation, les subventions FDA, les autres Incitations financières de l’Etat, les indemnisations issues des produits d’assurances MAMDA (Assurance Multirisque Climatique, Assurance Arboricole et Assurance Mortalité de bétail….). Au débit de ce compte, seront portées les dépenses diverses de l’exploitation, les redevances d’eau d’irrigation, le remboursement des crédits ainsi que les cotisations de l’AMO en faveur de la CNSS.
Ce compte professionnel fonctionnera comme le compte des entreprises selon les tarifications en vigueur pour les différentes opérations.

«Hssab Dar», un compte personnel gratuit pour gérer les besoins personnels

Identifié par le numéro de la CNIE, l’agriculteur pourra disposer d’un compte chèque lui permettant de gérer ses revenus et dépenses personnels et familiaux et comptera comme opérations au crédit son épargne, le produit de sa retraite, les virements divers à son bénéfice, les recettes hors exploitation agricole. Au débit, figureront les dépenses personnelles, les remboursements crédits personnels (hors exploitation), les souscriptions aux produits de bancassurance optionnels (épargne, retraite, santé, etc).
Hssab Dar est un compte personnel proposé par la banque et pour lequel aucun frais de tenue de compte ne sera facturé.

Une offre multicanale pour une ouverture de compte personnel facilitée pour l’agriculteur où qu’il soit

En complément du canal Agence Physique et Agence Mobile, le Crédit Agricole du Maroc démocratise l’accès à la digitalisation et offre la possibilité à l’agriculteur via l’application mobile « Hssab-e » de bénéficier de l’offre digitale dédiée à cette approche.

Crédit Agricole du Maroc fin prête pour la généralisation de la couverture médicale des agriculteurs

Proactif, le Groupe Crédit Agricole du Maroc s’est investi dans la mise en oeuvre du projet royal de la généralisation de la protection sociale qui intègre agriculteurs, acteurs du secteur informel et indépendants. La banque annonce le lancement effectif d’un produit dédié à l’Assurance Maladie Obligatoire «Tasbiq Addaman Al-Ijtimaii » et la mise en place un dispositif spécifique pour accompagner ce programme.

Le Crédit Agricole du Maroc, premier partenaire des agriculteurs et du monde rural, se mobilise aux côtés du Ministère de l’Agriculture, de la Pêche Maritime, du Développement Rural et des Eaux et Forêts et de la Caisse Nationale de Sécurité Sociale pour la réussite du programme de généralisation de la couverture sociale au profit des agriculteurs.

Le groupe financier dirigé par Tarik Sijilmassi s’est doté d’un dispositif d’accompagnement qui s’inscrit dans le cadre de la volonté du Roi Mohammed VI de promouvoir l’élément humain et à améliorer les conditions de vie des agriculteurs et leurs familles dans le milieu rural. Lequel dispositif s’articule autour de trois principaux axes :

  1. l’échange de données;
  2. la communication et la sensibilisation des bénéficiaires;
  3. la bancarisation et l’inclusion financière.

Échange de données

Premier axe du dispositif CAM pour la généralisation de l’AMO est la structuration des échanges de données. Il consiste à partager avec les parties prenantes les informations nécessaires concernant les agriculteurs éligibles afin de les fiabiliser et permettre à la CNSS de pouvoir servir un maximum de bénéficiaires. 

Communication et sensibilisation des bénéficiaires

Afin d’assurer la communication et la sensibilisation des bénéficiaires, le CAM mettra à disposition son large réseau d’agences Crédit Agricole du Maroc et filiales : La Fondation ARDI, Tamwil El Fellah, Al Filahi Cash et Al Akhdar Bank.

Aussi, afin de toucher les agriculteurs basés dans les zones et régions les plus enclavées, le CAM mobilise :

  • Son large réseau d’agences Crédit Agricole du Maroc et filiales (La Fondation ARDI, Tamwil El Fellah, Al Filahi Cash et Al Akhdar Bank),
  • Ses agences mobiles permettant de toucher les agriculteurs basés dans les zones et régions les plus enclavée,
  • Son Centre de Relation Client ainsi que ses canaux digitaux en utilisant les différents services digitaux développés par la banque au cours de ces dernières années en particulier l’application dédiée aux agriculteurs « Imtiazat-e ».

Pour cela, un produit bancaire dédié nommé « Tasbiq Addaman Al-Ijtimaii » a été mis en place.

Tasbiq Addaman Al-Ijtimaii : une aide précieuse à l’agriculteur

Il s’agit d’une avance que le CAM accordera automatiquement à l’agriculteur à sa demande et sans aucune garantie et qui assurera les prélèvements mensuels de la CNSS sur le compte professionnel de l’agriculteur pour une durée pouvant aller jusqu’à trois ans et ce, même en cas de manque de provision.
Cette disposition permet à l’agriculteur de profiter pleinement de la totalité de la couverture sociale et des prestations de l’AMO.

Les remboursements de la CNSS sont servis sur le compte personnel de l’agriculteur quelle que soit la situation du compte professionnel, déduction faite des seules cotisations AMO avancées par la banque.

Pour cela et afin d’accompagner efficacement cette opération d’envergure, le Crédit Agricole du Maroc repense la relation avec l’agriculteur, en mettant désormais à sa disposition deux comptes distincts et complètement étanches pour lui :

  • un compte professionnel baptisé « Hssab Al Ard » lié à son exploitation agricole et à son activité professionnelle et dont l’identification sera basée sur le nouveau Registre National Agricole (RNA) ;
  • un compte personnel baptisé « Hssab Dar » pour gérer ses besoins personnels et familiaux.

Ils seront également déclinés en version digitale.

La souscription à « Tasbiq Addaman Al-Ijtimaii » se fera dans ce cadre.

Centre de Relation Client (CRC) dédié

Enfin, le Crédit Agricole du Maroc mettra en place un dispositif renforcé d’assistance et d’accompagnement de l’agriculteur avec la mobilisation de son Centre de Relation Client dédié (CRC) dans le cadre d’une action pédagogique pour expliciter et mobiliser le plus grand nombre de bénéficiaires potentiels sur les avantages et l’intérêt de ce programme de généralisation de la couverture sociale au profit des agriculteurs.

Les actions du CRC se déclineront via :

  • Des actions de phoning (appels sortants) pour expliquer aux bénéficiaires éligibles le fonctionnement et les modalités;
  • Réception d’appels entrants pour répondre aux questions des agriculteurs sur ce sujet;
  • Envoi de SMS VOCAUX pour communiquer aux agriculteurs le bénéfice de ce programme et les inciter à souscrire.

Campagne de communication ad hoc

Pour assurer la réussite du programme de généralisation de la couverture sociale au profit des agriculteurs et contribuer à en fédérer le plus grand nombre, le groupe Crédit Agricole du Maroc annonce le lancement d’un dispositif multicanal de communication dédié et une large campagne de communication à vocation pédagogique.

«Green Start-up» du Crédit Agricole du Maroc : une première édition couronnée de succès

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C’est le jeudi 26 mai 2022 qu’a débuté le «Green Start-up», nouveau concours national lancé par le Crédit Agricole du Maroc dédié aux Start-ups innovantes qui s’emploient à mettre en place des solutions au service du développement durable de la montage. Un commencement prometteur, puisque pas moins de 200 porteurs de projets y ont participé.

Après deux années particulières, marquées par une crise sanitaire sans précédent, le Crédit Agricole du Maroc renforce davantage son engagement pour l’autonomisation des jeunes marocains en milieu rural, confirmant ainsi sa vocation de banque solidaire et citoyenne.

Ce jeudi et vendredi 26-27 mai à Rabat, c’est déroulé la 1ère édition du concours national «Green Start-up» mené conjointement par la coopération allemande GIZ, l’Agence Nationale des Eaux et Forêts et le Crédit Agricole du Maroc. Un événement qui s’inscrit dans le cadre du programme d’appui des start-ups marocaines vertes portées par des jeunes dans les zones rurales et de montagne.

200 candidatures, 20 finalistes, 10 lauréats

A la recherche de 10 startups, le Crédit Agricole du Maroc a reçu plus de 200 candidatures. Vingts jeunes entrepreneurs, dont les projets s’articulent autour des filières de l’écotourisme et des métiers des espaces naturels, de la valorisation des ressources naturelles et produits de terroir et la pisciculture, ont été retenus dans un premier temps par un jury composé d’experts de l’écosystème.

Durant les deux jours de l’évènement, les 20 finalistes ont bénéficié d’un accompagnement complet dont une série d’ateliers de renforcement de capacités. Ils ont par la suite défendu leur projet en plénière devant le jury qui en a retenu dix.

Ces lauréats seront accompagnés par le CAM en termes de renforcement de capacités techniques et entrepreneuriales pour leur permettre d’accéder à des financements appropriés et de développer leurs projets.

4 régions du Maroc représentées

En choisissant la thématique «Green» et «Montagne» pour un concours national d’entrepreneuriat, le Crédit Agricole du Maroc :

  1. s’aligne sur la stratégie « Forêts du Maroc 2020-2030 » visant à rendre le secteur forestier plus inclusif et créateur de richesse,
  2. encourage les jeunes à ne pas se limiter aux projets classiques,
  3. contribue à l’émergence de projets innovants et à la création d’emplois verts en zone de montagne.

De plus, grâce à la densité et la proximité du réseau du CAM, le concours a pu touché plusieurs régions du Royaume notamment Tanger-Tétouan-Al Hoceima, Fès-Meknès, Rabat-Salé-Kénitra et Béni Mellal-Khénifra.

«Green Start-up», maturation d’un modèle

Après le lancement par le Souverain, le 13 février 2020, de la nouvelle stratégie agricole «Génération Green 2020-2030» et de forêts du Maroc, quelques semaines avant la déclaration de la pandémie, le Crédit Agricole du Maroc a fait preuve d’une grande résilience.

Ainsi, dès mars 2020, le Crédit Agricole du Maroc a déployé une stratégie proactive au profit de l’ensemble des populations des zones agricoles, spécialement les plus enclavées et les jeunes. La banque a annoncé coup sur coup le lancement de la plateforme Dar Al Moustatmir Al Qaraoui, du CNEIF rural, du programme national d’accompagnement et d’appui aux jeunes entrepreneurs agricoles dans le milieu rural en partenariat avec l’ONCA, en plus d’un dispositif digital transversal.

Au delà de sa mission de soutenir le développement du secteur et d’améliorer les moyens de subsistance des exploitants agricoles, le Crédit Agricole du Maroc ambitionne, à travers ces actions fortement impactantes, de faire émerger un maximum de jeunes femmes et de jeunes hommes du milieu rural créateurs d’entreprises rentables en vue d’augmenter leurs propres moyens de subsistance.

Benkhadra : Le Maroc «idéalement» positionné pour saisir les opportunités énergétiques offertes par Israël

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Le Maroc est «idéalement» positionné en matière d’énergie pour saisir les différentes opportunités offertes par Israël, a indiqué, mercredi à Casablanca, la Directrice générale de l’Office national des Hydrocarbures et des Mines (ONHYM), Amina Benkhadra.

MAP

«Le Maroc, avec sa dynamique de développement durable, son important potentiel en énergies renouvelables, sa proximité avec les marchés européens et la dynamique d’innovation et la politique climatique ambitieuse impulsées par le Roi Mohammed VI, est idéalement positionné pour saisir les opportunités offertes et pour construire des partenariats gagnant-gagnant, notamment avec Israël», a ditAmine Benkhadra qui intervenait lors du Forum «Morocco-israel : Connect to Innovate».

Elle a, dans ce sens, relevé que le Maroc, pays faible émetteur mais vulnérable aux effets du changement climatique, a pris très tôt ses responsabilités en préparant progressivement sa vision pour répondre aux problèmes de sécurité énergétique, de rareté de l’eau, de désertification, d’inondations et d’élévation du niveau de la mer.

«Le Maroc, sous la conduite éclairée de Sa Majesté le Roi Mohammed VI, s’est engagé dans le développement global durable tant sur les plans économique que social, soit un engagement qui ne date pas d’aujourd’hui et traduit l’intérêt suprême que le Souverain accorde au développement durable et à la préservation de l’environnement», a fait remarquer la DG de l’ONHYM.

Elle a, par ailleurs, affirmé que le Royaume dispose d’atouts considérables pour réaliser la transition énergétique et notamment les énergies renouvelables et l’hydrogène où il peut se positionner en précurseur, en plus de se positionner comme une véritable plateforme de production et d’exportation régionale de premier ordre, au carrefour de l’Europe et de l’Afrique et du Moyen-Orient.

Et de soutenir que le pays ambitionne de devenir dans les prochaines années, sur les choix qu’il a fait, la base industrielle «la plus compétitive» au monde et parmi les 5 les plus innovantes, ainsi que la base industrielle de référence décarbonée de la région, puisque le pays dispose de l’un des potentiels les plus importants en énergies renouvelables.

Dans le même sillage, Kamal Htoute, directeur stratégie et planning à l’ONEE branche électricité, a souligné que le Maroc a commencé sa transition énergétique en 2009 en définissant des objectifs visant avant tout à augmenter la part des énergies renouvelables dans son mix énergétique d’ici 2030, avec pour optique d’atteindre une part d’énergies renouvelables de 52% dans le mix énergétique national.

Il s’agit d’une vision qui permet, selon lui, de promouvoir les ressources énergétiques locales, qu’elles soient solaires éoliennes ou encore hydrauliques.

S’attardant sur les défis de transition énergétique, Htoute a expliqué que l’augmentation de la part des énergies renouvelables dans le mix énergétique caractérisé par leur variabilité et dont la part dans la capacité totale installée, qui sera de 40% à la fin de 2022, devrait dépasser 52% d’ici 2030.

Il a également noté que la demande croissante de l’électricité devrait augmenter davantage dans les années à venir avec en particulier la tendance à l’électrification de plusieurs secteurs économiques, dont notamment ceux du transport et de l’industrie.

Pour sa part, Yosef Abramowitz, président directeur général d’Energiya Global et l’un des six pionniers de l’écologie au monde selon CNN, n’a pas manqué de préciser que le Maroc et Israël ont dans ces domaines de l’énergie et du développement durable les ingrédients pour une forte collaboration et coopération.

Il a aussi mis en avant les moult opportunités de collaboration immenses, entre les deux pays qui font face aux mêmes défis énergétiques.

Initié conjointement par Start-Up Nation Central et Consensus Public Relations, ce Forum se veut un événement unique réunissant les leaders marocains et israéliens, des secteurs privés et publics, autour du thème de l’innovation technologique dans les domaines de l’agro-alimentaire, l’eau, la logistique, l’énergie et le développement durable.

Cet événement comprend une série d’ateliers, de séances d’affaires, de rendez-vous B2B et de rencontres de networking. Organisation à but non lucratif, Start-up Nation Central œuvre à promouvoir l’écosystème israélien de l’innovation dans le monde.

Choc énergétique en Grande-Bretagne : les factures vont augmenter de 42 %

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Key points :

  • Le Directeur Général du bureau des marchés du gaz et de l’électricité, l’Ofgem, lance un avertissement sévère aux députés britanniques sur la crise énergétique.
  • 12 millions de ménages pourraient être plongés dans la pauvreté énergétique.
  • L’inflation a atteint son niveau le plus élevé depuis 40 ans.

Bloomberg

Les consommateurs britanniques vont devoir faire face à une nouvelle hausse brutale de leurs factures d’électricité et de gaz juste avant l’hiver, s’ajoutant à la flambée des coûts de presque tout, de la nourriture à l’essence.

Les prix de l’énergie devraient atteindre le niveau record de 3 499 $ en octobre, a déclaré Jonathan Brearley, directeur général de l’Ofgem, à un panel de député ce mardi. Cela enverra environ 12 millions de ménages en situation de pauvreté énergétique.

Cette hausse va accroître la pression sur le chancelier de l’Échiquier et Second lord du Trésor, Rishi Sunak, pour qu’il aide les consommateurs à faire face à la pire compression du pouvoir d’achat depuis les années 1950. Même avec les 12 milliards de dolars d’aide annoncés jusqu’à présent, ce ne sera pas suffisant pour alléger le fardeau de l’inflation qui atteint son niveau le plus élevé depuis 40 ans.

Le directeur général de l’Ofgem écrira à M. Sunak pour le prévenir de l’augmentation imminente de plus de 1.000 $ de la facture annuelle d’environ 22 millions de ménages.

«On compte actuellement environ 6,5 millions de ménages en situation de précarité énergétique, mais ce chiffre pourrait doubler après la hausse d’octobre», a-t-il ajouté. Selon le site Web de comparaison des prix Uswitch, environ un quart des consommateurs sont déjà endettés pour leurs factures d’énergie.

Gouvernement divisé

Le gouvernement Britanique est divisé quand à l’introduction d’une taxe exceptionnelle sur les bénéfices des producteurs d’électricité ainsi que sur les producteurs de pétrole et de gaz afin de collecter des fonds pour aider les consommateurs. La pression s’est accrue sur le Premier ministre Boris Johnson pour qu’ils appliquent cette taxe, mais de nombreux ministres du gouvernement se sont ouvertement opposés à une telle mesure, estimant qu’elle découragerait les investissements.

M. Sunak «est instinctivement contre une taxe exceptionnelle, mais s’il estime que des temps extraordinaires appellent des mesures extraordinaires, alors c’est à lui de décider», a déclaré le secrétaire d’État aux affaires et à l’énergie, Kwasi Kwarteng, devant les parlementaires mardi. Il a déclaré que le gouvernement devrait se concentrer sur la croissance de l’économie afin d’aider à réduire les coûts énergétiques.

«L’ampleur et la profondeur de la crise du coût de la vie en Grande-Bretagne signifient que le gouvernement doit de toute urgence fournir une aide supplémentaire significative», a déclaré Jonny Marshall, économiste principal au groupe de réflexion Resolution Foundation.

Compression du pouvoir d’achat
Les Britanniques sont confrontés à la deuxième plus mauvaise année jamais enregistrée en matière de niveau de vie.

Income Squeeze

Source : Banque d’Angleterre
Note : Ressources totales disponibles des ménages déflatées par le déflateur des dépenses de consommation.

Les fournisseurs s’effondrent

Plus de deux douzaines de fournisseurs d’énergie ont fait faillite depuis le mois d’août en raison de la flambée des prix de gros de l’énergie. La plupart de ces entreprises, dont certaines ne comptent que quelques centaines de clients, sont le résultat d’une déréglementation du marché qui a permis à n’importe qui de créer une société de fourniture d’énergie, rapporte Bloomberg. Au bout du compte, ce sont les contribuables qui en supporteront le poids, souligne la même source.

«Il y a des leçons importantes à tirer de cette crise et il faut absolument changer la façon dont nous régulons le marché de détail», a déclaré le directeur général de l’Ofgem. «Les variations de prix que nous avons observées sur le marché du gaz sont véritablement un événement unique en son genre qui n’a pas été vu depuis la crise pétrolière des années 1970.»

L’Organisation internationale du Travail s’investit dans l’entrepreneuriat agricole des jeunes de la région de Rabat-Salé-Kénitra

ProAgro Maroc, le programme de l’Organisation internationale du Travail (OIT) visant à la promotion du travail décent dans le secteur de l’agro-industrie au Maroc, se déploie dans la région Rabat-Salé-Kénitra. S’inscrivant dans le cadre d’un partenariat avec la Direction Régionale de l’Agriculture, l’OIT s’engage à apporter son appui technique et dispenser des formations d’initiation approfondies aux conseillers à l’entrepreneuriat.

La Direction Régionale de l’Agriculture (DRA) de la région Rabat-Salé-Kénitra a fait appel à l’expertise de l’Organisation internationale du Travail (OIT) pour renforcer davantage ses compétences en terme d’accompagnement des jeunes ruraux dans leurs projets entrepreneuriaux. Une démarche qui s’inscrit dans le cadre de la mise en oeuvre de l’axe «valorisation de l’élément humain» de la nouvelle stratégie de développement du secteur agricole «Génération Green 2020-2030», lancée par le Roi Mohammed VI en février 2020.

Il est à noter que l’OIT a déployé sur le Maroc depuis le 15 juin 2020, un programme sur 4 années, intitulé ProAgro Maroc. Il qui propose une stratégie intégrée combinant soutien à la mise en œuvre de politiques d’emploi, développement des compétences, développement de chaînes de valeur agro-industrielles et formation à l’entrepreneuriat.

Ce partenariat concerne le déploiement du programme ProAgro auprès du Centre Régional des Jeunes Entrepreneurs Agricoles et Agroalimentaires (CRJEAA).

Lancé par la Direction Régionale de l’Agriculture, fin 2021, le CRJEAA a pour objectif l’encadrement, l’accompagnement et le coaching de proximité des jeunes porteurs de projet en lien avec le secteur agricole et agroalimentaire. Il sera composé d’un centre régional et de six antennes provinciales et sera doté d’une équipe de cadres et animateurs spécialisés.

Dans le cadre de sa mise en œuvre, le projet ProAgro Maroc dotera le CRJEAA de toute l’expertise nécessaire afin que celui-ci réalise son plein potentiel d’encadrement et d’accompagnement. Un appui qui s’articule autour des axes suivants :

  • Appui l’élaboration du schéma organisationnel du centre ;
  • Appui au développement d’une plateforme de gestion, coordination et suivi des activités
    du centre ;
  • Renforcement des capacités des équipes régionales et locales du centre sur les méthodes
    et démarches d’accompagnement des jeunes sur tout le parcours entrepreneurial :
    idéation, création, gestion et développement des entreprises et coopératives ;
  • Mise à disposition des équipes du centre d’un ensemble de guides et d’outils pour faciliter
    leur mission.

Dans son communiqué, ProAgro Maroc annonce l’organisation, dans le cadre de ce partenariat, une première formation d’initiation du 24 au 26 janvier 2022. Durant ces trois jours, cette formation sera dispensée à une vingtaine de personnes désignées parmi le personnel local de la DRA, de l’Office Nationale du Conseil Agricole (ONCA), de l’Office Régional de Mise en Valeur Agricole du Gharb (ORMVAG) et des Directions Provinciales de l’Agriculture (DPA), qui vont constituer les équipes régionales et locales du CRJEAA.

L’objectif principal de cette formation est d’initier les participants aux meilleures pratiques de pré-création et création d’entreprises dans les domaines agricoles et agroalimentaires.

A la fin de la formation, les participants disposeront des connaissances et des capacités requises, du comportement et des méthodes qu’un conseiller à l’entrepreneuriat doit acquérir à travers des présentations théoriques et des mises en situation sur un ensemble de thèmes, en l’occurrence :

  • les principales démarches de création d’entreprises,
  • les spécificités de l’entrepreneuriat agricole
    et agroalimentaire,
  • les démarches de pré-création et de création de sociétés agricoles et
    agroalimentaires
  • une initiation à l’élaboration d’un plan d’affaire.

Cette formation d’initiation sera suivie par plusieurs formations de formateurs approfondies notamment sur les outils de l’OIT à savoir les modules GERME (Gérer mieux son Entreprise), les modules MYCOOP (Gérer sa Coopérative Agricole) et l’éducation financière.

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