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L’Organisation internationale du Travail s’investit dans l’entrepreneuriat agricole des jeunes de la région de Rabat-Salé-Kénitra

ProAgro Maroc, le programme de l’Organisation internationale du Travail (OIT) visant à la promotion du travail décent dans le secteur de l’agro-industrie au Maroc, se déploie dans la région Rabat-Salé-Kénitra. S’inscrivant dans le cadre d’un partenariat avec la Direction Régionale de l’Agriculture, l’OIT s’engage à apporter son appui technique et dispenser des formations d’initiation approfondies aux conseillers à l’entrepreneuriat.

La Direction Régionale de l’Agriculture (DRA) de la région Rabat-Salé-Kénitra a fait appel à l’expertise de l’Organisation internationale du Travail (OIT) pour renforcer davantage ses compétences en terme d’accompagnement des jeunes ruraux dans leurs projets entrepreneuriaux. Une démarche qui s’inscrit dans le cadre de la mise en oeuvre de l’axe «valorisation de l’élément humain» de la nouvelle stratégie de développement du secteur agricole «Génération Green 2020-2030», lancée par le Roi Mohammed VI en février 2020.

Il est à noter que l’OIT a déployé sur le Maroc depuis le 15 juin 2020, un programme sur 4 années, intitulé ProAgro Maroc. Il qui propose une stratégie intégrée combinant soutien à la mise en œuvre de politiques d’emploi, développement des compétences, développement de chaînes de valeur agro-industrielles et formation à l’entrepreneuriat.

Ce partenariat concerne le déploiement du programme ProAgro auprès du Centre Régional des Jeunes Entrepreneurs Agricoles et Agroalimentaires (CRJEAA).

Lancé par la Direction Régionale de l’Agriculture, fin 2021, le CRJEAA a pour objectif l’encadrement, l’accompagnement et le coaching de proximité des jeunes porteurs de projet en lien avec le secteur agricole et agroalimentaire. Il sera composé d’un centre régional et de six antennes provinciales et sera doté d’une équipe de cadres et animateurs spécialisés.

Dans le cadre de sa mise en œuvre, le projet ProAgro Maroc dotera le CRJEAA de toute l’expertise nécessaire afin que celui-ci réalise son plein potentiel d’encadrement et d’accompagnement. Un appui qui s’articule autour des axes suivants :

  • Appui l’élaboration du schéma organisationnel du centre ;
  • Appui au développement d’une plateforme de gestion, coordination et suivi des activités
    du centre ;
  • Renforcement des capacités des équipes régionales et locales du centre sur les méthodes
    et démarches d’accompagnement des jeunes sur tout le parcours entrepreneurial :
    idéation, création, gestion et développement des entreprises et coopératives ;
  • Mise à disposition des équipes du centre d’un ensemble de guides et d’outils pour faciliter
    leur mission.

Dans son communiqué, ProAgro Maroc annonce l’organisation, dans le cadre de ce partenariat, une première formation d’initiation du 24 au 26 janvier 2022. Durant ces trois jours, cette formation sera dispensée à une vingtaine de personnes désignées parmi le personnel local de la DRA, de l’Office Nationale du Conseil Agricole (ONCA), de l’Office Régional de Mise en Valeur Agricole du Gharb (ORMVAG) et des Directions Provinciales de l’Agriculture (DPA), qui vont constituer les équipes régionales et locales du CRJEAA.

L’objectif principal de cette formation est d’initier les participants aux meilleures pratiques de pré-création et création d’entreprises dans les domaines agricoles et agroalimentaires.

A la fin de la formation, les participants disposeront des connaissances et des capacités requises, du comportement et des méthodes qu’un conseiller à l’entrepreneuriat doit acquérir à travers des présentations théoriques et des mises en situation sur un ensemble de thèmes, en l’occurrence :

  • les principales démarches de création d’entreprises,
  • les spécificités de l’entrepreneuriat agricole
    et agroalimentaire,
  • les démarches de pré-création et de création de sociétés agricoles et
    agroalimentaires
  • une initiation à l’élaboration d’un plan d’affaire.

Cette formation d’initiation sera suivie par plusieurs formations de formateurs approfondies notamment sur les outils de l’OIT à savoir les modules GERME (Gérer mieux son Entreprise), les modules MYCOOP (Gérer sa Coopérative Agricole) et l’éducation financière.

Ahmed Rahhou bloque la loi Rabbah sur le Gaz Naturel

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C’est un niet officiel du successeur de Driss Guerraoui à la tête du Conseil de la Concurrence au sujet du projet de loi n° 94.17 relatif au secteur aval du gaz naturel. Lequel projet de loi avait été initié par Aziz Rabbah, il y a exactement cinq ans. L’ancien ministre PJDiste voulait donner à une seul et unique société privée le monopole du transport gazier et de limiter le droit d’importation de cet hydrocarbure à l’ONEE et aux distributeurs (Afriquia, Vivo Energy et Total entre autres).

Neuf mois après sa nomination, Ahmed Rahhou s’attaque à l’un des dossiers brulants que lui a laissé son prédécesseur, débarqué manu militari pour «très mauvaise gestion» de l’affaire de l’entente sur les prix des hydrocarbures. Le dossier en question est le projet de loi n° 94.17 relatif à la régulation du secteur aval du gaz naturel.

Il faut revenir au contexte de l’élaboration de ce texte de loi fin 2017. Le Maroc venait d’organiser la COP22, un évènement qui représentait le fruit d’une décennie d’investissement et d’engagement en matière de transition énergétique et d’énergie propre. De plus, le marché des hydrocarbures constatait une offre abondante du GNL (Gaz Naturel Liquéfié), favorisée, entre autres, par la rentrée en opération de nouvelles capacités de liquéfaction et d’exportation, principalement en Australie, aux Etats Unis et en Russie. Une situation que le Roi Mohammed VI avait anticipé en mettant la pression sur le gouvernement Benkirane II pour élaborer un plan national pour le développement du gaz naturel. Et last but not least, le Royaume voulait disposer de sources alternatives d’importation du gaz en provenance d’Algérie dont les contrats expiraient en 2021.

Aziz Rabbah, alors ministre de l’Energie et des Mines, présente le 08 décembre 2017, le projet de loi n° 94.17 sensé régulé et organisé ce nouveau secteur juteux. Dans la note d’information de ladite loi, le ministre rappelle le contexte de son élaboration et ses objectifs.

«En raison des grands changements qui se produisent au niveau international en matiere d’approvisionnement énergétique et de protection de l’environnement, notre pays a adopté une stratégie visant la sécurisation de son approvisionnement en énergie au moindre cout, tout en assurant sa transition énergétique avec prévoyance et pragmatisme», ainsi a été exprimée l’introduction de la note d’information.

«A cet égard, et afin d’assurer les besoins croissants en énergie le Maroc s’est fixé comme objectif, en plus du développement des energies renouvelables, la diversification des combustibles, en augmentant la part du gaz naturel dans le mix énergétique» poursuit le document. Et ce, pour les principales raisons suivantes :

  • Disposer de sources alternatives d l’importation du gaz en provenance d’Algérie a travers Ie Gazoduc Maghreb Europe. Les contrats et accords qui encadrent cette importation arriveront à échéances en 2021 ;
  • Répondre aux besoins croissants du pays en électricité a moyen et long termes, et qui évoluent avec un taux de croissance annuel de près de 6%;
  • Diversifier ie mix électrique, ou sa production est actuellement dominée par l’utilisation du charbon;
  • Répondre aux contraintes techniques resultant de la montée en puissance des energies renouvelables dans la production d’électricité étant donné Ie manque de régularité naturelle de ces energies ;
  • Assurer la stabilité du système électrique national en utilisant les technologies de cycle combiné consommant Ie gaz naturel, ce qui permet une plus grande souplesse ;

La note d’information rappelle «l’approbation par le Souverain de la feuille de route du plan national pour le développement du gaz naturel lancée le 16 Décembre 2014. Lequel plan visait, entre autres, la réalisation d’un projet intégré appelé « Gas To Power » comprenant un terminal à Jorf Lasfar pour l’importation de gaz naturel liquéfié (GNL) pour alimenter les centrales électriques et fournir certaines industrie».

Rabbah voulait verrouiller le marché du gaz naturel au profit de quelques «happy few»

Dans sa conception de la régulation du secteur aval du gaz naturel, Aziz Rabbah prévoyait de donner sa gestion à une seule et unique société privée qui porterait le nom de la Société de Transport du Gaz Naturel (STGN) et à limiter l’importation du gaz et sa vente à à l’ONEE aux distributeurs gaziers dont les leaders Afriquia, Vivo Energy et Total, qui concentrent à eux trois près de 60 % de parts de marché avaient «plaidé coupable» dans le scandale de entente sur les prix des carburants.

En effet, dans les articles 8, 10, 11, 12 et 13 du projet de loi n° 94.17, Aziz Rabbah instaurait le monopole de la STGN sur le transport du gaz naturel. La SGTN qui, en vertu d’une concession attribuée par l’Etat, d’une durée de 25 ans renouvelable une seule fois, devait assurer le développement, le financement, la construction, l’exploitation et la maintenance de tout ouvrage de transport de gaz naturel sur l’ensemble du territoire. Le texte prévoyait aussi, une possible participation étatique au capital de la SGTN en apportant ses actifs constitués par les gazoducs existants appartenant à l’État.

Tandis que l’article 9 stipulait que « l’exercice des activités d’importation du gaz naturel ou du gaz naturel liquéfié et d’achat du gaz naturel auprès des producteurs locaux sont réservés exclusivement aux distributeurs et à l’Office National de l’Electricité et de I’Eau Potable ».

Ahmed Rahhou : «Établir des monopoles et octroyer des exclusivités auront un impact négatif sur le développement du secteur», REFAITES VOTRE COPIE !

Le nouveau président du Conseil de la Concurrence, Ahmed Rahhou, six jours après s’être exprimé, avec des pincettes certes, sur un autre sujet délicat, les huiles de tables, un secteur qui connait fort bien, vient de publier ce jeudi son avis sur la loi° 94-17. Et il est défavorable.

Politiquement, M. Rahhou sait qu’il est sur un terrain glissant, en raison de la grosse polémique qui a concerné, aussi, les hydrocarbures et qui a couté la place à son prédécesseur. Une affaire qui s’est transformée en une épée de Damoclès suspendue au-dessus de la tête de l’actuel Chef de Gouvernement, avec tout son lot de mauvaise presse, entachant l’image de l’institution dont Rahhou tient aujourd’hui les rênes.

Le communiqué de Rahhou, repris dans une dépêche de la MAP, a été clair et sans ambiguïté : «le Conseil de la concurrence recommande la reprise de la rédaction du projet de loi en vue de l’harmoniser avec les règles relatives au libre jeu de la concurrence, telles qu’édictées par la loi n° 104.12 relative à la liberté des prix et de la concurrence». Et bien sur dans la ligne de mire du Conseil figurent les articles sus-cités, stipulant le monopole de la distribution et l’exclusivité à l’approvisionnement et à la vente.

«Étant donné que le secteur du gaz naturel n’est pas encore établi, il est impératif de profiter des bienfaits de la concurrence sur ce marché et d’éviter, dès la mise en place initiale de ce secteur, de figer des positions, d’établir des monopoles et d’octroyer des exclusivités qui auront un impact négatif sur le développement du secteur», souligne le Conseil.

Ahmed Rahhou a également pointé du doigt le manque de visibilité et la prévisibilité du projet de loi° 94-17. Il a recommandé à ce titre de clarifier et de préciser certaines dispositions « en vue de disposer d’un cadre juridique stable, équitable et attractif et de renforcer sa prévisibilité afin d’adresser des signaux rassurants aux investisseurs nationaux et étrangers dans le secteur du gaz naturel ».

Le Conseil a tenu à souligner l’importance de «garantir le libre jeu de la concurrence sur le segment transport et stockage», estimant «qu’il ne serait pas indiqué d’hypothéquer le développement du marché du gaz naturel par la seule technologie de transport via les gazoducs».

En conséquence, le Conseil de Rahhou «recommande de ne pas octroyer le monopole sur la totalité des prestations et des moyens de transport car il portera atteinte à la concurrence sur un marché embryonnaire et empêchera le développement rapide du secteur du gaz naturel au Maroc».

«Il est question, en outre, de garantir le libre jeu de la concurrence sur le segment distribution, en évitant d’octroyer des exclusivités de distribution régionales et en encourageant les opérateurs à réaliser les ouvrages de distribution» martèle l’avis du Conseil de la Concurrence.

Par ailleurs, les équipes de Rahhou ont émis d’autres recommandations d’ordre technique, juridique et organisationnel, notamment le risque de chevauchement des prérogatives entre le Conseil de la Concurrence et l’ANRE :

  • Remplacer le système d’autorisation par un système de déclaration,
  • Permettre au producteur local d’être exempté de l’autorisation d’importation,
  • Veiller au respect du principe de séparation des activités,
  • Garantir l’indépendance du ou des gestionnaires de Réseau de Transport (GRT) et des infrastructures lourdes (le stockage) vis-à-vis des structures de fourniture et de production,
  • Harmoniser de la loi n° 21.90 portant code des hydrocarbures avec le projet de loi relatif au gaz naturel,
  • Mettre en place une régulation ex-ante forte et éviter les chevauchements de compétences entre l’Agence Nationale de Régulation de l’Électricité (ANRE) et le Conseil de la concurrence,
  • Revoir en profondeur la rédaction du projet de loi concernant les compétences de l’ANRE,
  • Consacrer la protection des droits des consommateurs,
  • Concilier entre les impératifs liés aux contrats à long terme des concessions conclus en vertu de la loi n° 21.90 portant code des hydrocarbures et le respect de l’ordre public concurrentiel et garantir à tous les utilisateurs l’accès non-discriminatoire et transparent au réseau de transport.

La balle est maintenant dans le camp de l’exécutif et du législatif pour sortir enfin cette loi qui aurait dû voir le jour il y a des années. Entre la vision du Roi Mohammed VI exprimée publiquement en 2014 et aujourd’hui, sept années se sont écoulées. Le marché du GNL sature et depuis moins de deux années, une nouvelle compétition énergétique globale s’intensifie : la course à l’hydrogène décarboné.

L’hydrogène décarboné est aujourd’hui au cœur des initiatives de recherche publiques et privées des grandes puissances. Car il répond à l’ensemble des enjeux environnementaux, technologiques et économiques du moment.

Nous constatons avec regret, l’inertie de notre machine à légiférer qui fait perdre au pays des années de croissance et de développement. Nous ne pouvons qu’espérer que notre nouveau Chef de Gouvernement, Aziz Akhannouch, soit plus alerte et plus performant que ses prédécesseurs sur le sujet crucial de la souveraineté énergétique du Royaume.

Entrepreneuriat Agricole et Rural : Tariq Sijilmassi lance «Dar Al Moustatmir Al Qaraoui»

Engagé dans le soutien et le développement de l‘entrepreneuriat agricole et conscient de son rôle important dans la dynamisation de l’économie nationale et la création d’emplois, le Groupe Crédit Agricole du Maroc sous l’impulsion de son président Tariq Sijilmassi, lance «Dar Al Moustatmir Al Qaraoui». Il s’agit d’une nouvelle plateforme dédiée au jeunes, déployée à travers l’ensemble du territoire national, qui leur permet de s’informer sur les dispositifs de financement bancaire et les différentes aides et incitations de l’Etat et les accompagner à concrétiser leurs idées de projets.

Lancée en marge d’une conférence co-organisée, ce lundi à Rabat, par le GCAM et le ministère de l’Agriculture, de la pêche maritime, du développement rural et des eaux et forêts autour de la thématique «Dynamiser l’Entrepreneuriat Agricole et Rural», «Dar Al Moustatmir Al Qaraoui» est une structure d’accueil, d’encadrement et d’orientation dont les prestations sont totalement gratuites pour les porteurs de projet, clients ou non clients de la Banque.

Lors de cette rencontre, Crédit agricole du Maroc, par le biais de son président, Tariq Sijilmassi, a lancé un appel aux porteurs de projets agricoles : «Nous n’avons pas de problème pour financer les projets. Nous sommes par contre à la recherche d’entrepreneurs persévérants, d’idées de projets viables et donc de projets pérennes», a-t-il déclaré. 

«Dar Al Moustatmir Al Qaraoui» a pour vocation d’accompagner efficacement les entrepreneurs dans la préparation, le montage et la concrétisation de leurs projets, de sorte à ce que les dossiers présentés au financement aient le maximum de chances de réussite.

Cette plateforme accompagnera autant les projets agricoles que les projets non agricoles en milieu rural ou les projets urbains, a pour principales missions d’accueillir et informer les jeunes sur les dispositifs de financement bancaire et les différentes aides et incitations de l’Etat et soutenir les jeunes entrepreneurs pour passer de l’idée de projet à l’étude du projet (rentabilité financière,…etc.).

Cette nouvelle plateforme a également pour mission de :

  • accompagner les jeunes entrepreneurs dans la structuration de leur projet et le montage de leur dossier de financement,
  • aider les porteurs de projets à créer leur TPE et les orienter vers le choix des statuts juridiques les plus adaptés (auto-entrepreneur, entreprise individuelle, association, coopérative, Sarl, etc.)
  • mettre à leur disposition et leur expliquer les démarches administratives nécessaires à chaque type de statut juridique ainsi que les adresses et sites utiles.
  • assurer un accompagnement post création pour les projets financés par la Banque afin d’aider l’entrepreneur durant toutes les phases du cycle de vie de son projet.

«Dar Al Moustatmir Al Qaraoui», une couverture nationale

A l’occasion du lancement de ce dispositif, Hanane Aajli, directrice du Pôle Accompagnement du Développement Agricole au GCAM a relevé que ce réseau national au service de l’entrepreneuriat rural se déploiera à travers l’ensemble du territoire national avec un maillage étendu pour couvrir l’ensemble des régions du Maroc et offrir ainsi aux porteurs de projets un service de proximité et un appui personnalisé avec un suivi régulier des projets.

Ainsi, un réseau de centres régionaux «Dar Al Moustatmir Al Qaraoui» sera rapidement déployé avec le lancement, dans l’immédiat de treize centres à :

  • Ksar El Kebir,
  • El Hajeb,
  • Berkane,
  • Khemisset,
  • Benslimane,
  • Rabat,
  • Fkih Bensalah,
  • Kelaa Essraghna,
  • Errachidia,
  • Taroudant,
  • Guelmim,
  • Dakhla,
  • Laayoune.

Mme Aajli a également fait savoir que quinze autres localités seront déployées dans une seconde phase pour une couverture territoriale plus étendue.

Accompagnement non financier

L’accès au savoir et à l’information est primordial pour que les jeunes puissent surmonter les difficultés qu’ils rencontrent dans le secteur agricole et dans le monde rural. Ainsi, en plus des solutions de financement mis à la disposition de ces porteurs de projets agricoles et ruraux, Crédit Agricole du maroc a mis en place ce nouveau dispositif d’accompagnement non financier qui vient renforcer ses offres produits.

Ce dispositif s’inscrit dans un large programme d’appui technique déployé par les services du ministère de l’Agriculture avec lesquels le GCAM travaille en totale synergie afin d’assurer son déploiement efficace et garantir aux entrepreneurs un accompagnement complet alliant financement, conseil et expertise technique.

«Dar Al Moustatmir Al Qaraoui» répond ainsi aux orientations stratégiques de «Génération Green» et du Nouveau Modèle de Développement (NMD) avec l’objectif de contribuer activement à la création, la formation et l’accompagnement des TPE rurales. Il vient acter et confirmer le programme de collaboration étroite entre le GCAM et le département de l’Agriculture pour l’assistance, l’encadrement, le soutien, la formation et l’accompagnement technique des porteurs de projets et entrepreneurs du monde rural.

Partenaire historique de l’agriculture nationale et du monde rural, le GCAM œuvre constamment pour innover aussi bien en matière de soutien et de supports aux stratégies nationales qu’en termes d’accompagnement du monde rural et de financement inclusif de l’agriculture.

Ryad Mezzour : ce qu’il faut retenir de la première sortie médiatique du nouveau Ministre de l’Industrie et du Commerce

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Le nouveau Ministre de l’Industrie et du Commerce a effectué sa première sortie médiatique depuis sa prise de fonctions le 8 octobre dernier. Il s’est exprimé ce vendredi au siège de l’Institut des métiers de l’aéronautique (IMA), à Nouaceur, devant les membres du Groupement des Industries Marocaines Aéronautiques et Spatiales (GIMAS).

L’évènement

Ryad Mezzour, le successeur de Moulay Hafid Elalamy à la tête du Ministère de l’Industrie et du Commerce a entamé son mandat en se réunissant avec les opérateurs industriels de l’un des secteurs qui a le vent en poupe, l’aéronautique.

Le nouveau ministre a choisi le siège de l’Institut des métiers de l’aéronautique pour organiser une rencontre à huit clos avec le Groupement des Industries Marocaines Aéronautiques et Spatiales (GIMAS) consacrée à la feuille de route du développement du secteur aéronautique au Maroc.

La réunion a vu la participation de Karim Cheikh et Hamid Benbrahim El Andaloussi, respectivement président et président d’honneur du GIMAS.

Ce qu’il faut retenir

  1. Secteur aéronautique, une attention royale très particulière

Ryad Mezzour a déclaré aux médias que le secteur aéronautique jouit d’une attention «très particulière» du roi Mohammed VI. A ce titre, le ministre a souligné que l’agilité du secteur de l’aéronautique, on la doit aux avancées enregistrées grâce à la vision clairvoyante du souverain, ayant permis au Maroc de se doter d’une plateforme aéronautique de classe mondiale, d’acteurs de référence, de métiers nouveaux et de chaines de valeur qui se sont fortement enrichies et consolidées.

  1. Le secteur aéronautique va doubler sa capacité de création d’emploi et d’exportation durant les deux prochaines années

Le ministre a salué la résilience et la réactivité dont ont fait preuve pendant . Chiffres à l’appui, M. Mezzour affirme que le Maroc n’a enregistré aucune fermeture de site de production en activité et a même connu le lancement d’importants investissements malgré la morosité du secteur au niveau mondial, en raison de la pandémie du Covid-19.

Le ministre a argumenté la résilience et réactivité des les opérateurs du secteur aéronautique en rappelant l’opération de rachat, en plein crise sanitaire, de Bombardier par Spirit Aerosystems et la confirmation de l’extension de l’usine, en octobre 2020, l’inauguration du nouveau site de production LPF (pièces de réacteurs) ou encore l’accord conclu entre SABCA et PILATUS, pour la réalisation des aérostructures de l’aéronef PC-12.

  1. Positionner le Maroc dans la propulsion verte à l’horizon 2035-2040

«La première grande mutation attendue dans le secteur concerne le moteur aéronautique et les évolutions environnementales. Notre ambition est de positionner le Maroc comme un acteur important dans la propulsion verte, et nous ne ménagerons aucun effort pour y parvenir » a déclaré M. Mezzour.

Hamid Benbrahim El Andaloussi, président d’honneur du GIMAS a évoqué une deuxième phase de construction aéronautique au Maroc caractérisée par des «ruptures technologiques nouvelles» dont l’avion à zéro émission qui utilise l’hydrogène comme carburéacteur à horizon 2035-2040.

  1. Renforcer l’intégration des écosystèmes existants

Le nouveau ministre ambitionne de renforcer l’intégration des écosystèmes existants et de développer pleinement l’écosystème d’ores et déjà connecté à la locomotive historique Safran et, tout récemment, aux motoristes Rolls Royce.

  1. Un carnet de commande bien fourni

Interrogé par nos confrères de Médias24, M. Mezzour affirme avoir dans le pipe plusieurs entreprises qui souhaitent s’installer au Maroc.

«Des signatures très importantes ont eu lieu ou sont en cours. Il y a des choses qu’on ne peut pas annoncer tout de suite, mais ce que je peux affirmer, c’est qu’il y a de belles perspectives de développement pour le secteur de l’aéronautique. Et un beau carnet de commandes aussi» a-t-il révélé.

  1. 11.000 emplois créés dont 40% de femmes

Le secteur a créé, depuis 2014, dans le cadre du Plan d’accélération industrielle (PAI), plus de 11.000 emplois très qualifiés, s’est félicité le ministre.

Cette industrie poursuit-il, compte plus de 40% de femmes et participe donc à l’autonomisation de la femme. C’est un marqueur important du Maroc moderne. Nous sommes en droite ligne avec le Nouveau Modèle de Développement voulu par le souverain.

The big picture

En entamant son mandat ministériel par un focus médiatique consacré à l’industrie aéronautique, Ryad Mezzour s’inscrit dans la continuité de son prédécesseur. En effet, Moulay Hafid Elalamy avait effectué durant le temps mort de l’ancien exécutif un roadshow aux Etats-unis, dans l’objectif de densifier l’écosystème Boeing dans le Royaume.

Si Elalamy a balisé le terrain pour une offre industrielle aéronautique marocaine attractive et mature, Ryad Mezzour a la lourde tâche d’accompagner le redémarrage mondiale du secteur malmené par la pandémie et de mettre en oeuvre les nouvelles ambitions du Royaume dans la construction aéronautique.

Covid-19 : Envolée des coûts liés à l’export, le Crédit Agricole du Maroc (CAM) adapte son offre de préfinancement à l’export

Le Crédit Agricole du Maroc prend acte du renchérissement des coûts liés à l’export et notamment ceux liés à la logistique (frêt maritime ou terrestre) et aux intrants (emballage et conditionnement) et redéfinit son dispositif global d’accompagnement en adaptant son préfinancement à l’export désormais baptisé TASBIQ TASDIR au profit des exportateurs de produits agricoles.

Le Crédit Agricole du Maroc (CAM), en concertation avec le Ministère de l’Agriculture, de la Pêche Maritime, du Développement Rural et des Eaux et Forêts, se mobilise pour apporter son appui aux exportateurs de produits agricoles.

Ainsi, au vu de l’augmentation des volumes de production, de l’excellente campagne de l’année et compte tenu de la nécessité pour les opérateurs de faire face à certaines nouvelles contraintes nées de la situation sanitaire, le CAM revisite son offre de financement à l’international, baptisée «TASBIQ TASDIR».

«Tasbiq Tasdir est un crédit de trésorerie qui permet de préfinancer la campagne d’exportation en dirhams ou en devises et couvre toutes les opérations liées à l’export. Il peut être couplé à une couverture à terme pour la gestion du risque de change et sera octroyé à un taux avantageux, allant de 3.75% HT à 4.25 % HT selon le respect des critères d’éligibilité et la formule choisie par l’opérateur. Si le crédit est libellé en devises, il sera octroyé à un taux avantageux en rapport avec les taux en vigueur de la devise choisie.» explique le communiqué de la banque.

Tasbiq Tasdir est destiné à l’ensemble des opérateurs quelle que soit leur taille : agriculteurs, coopératives, GIE, stations de conditionnement, agrégateurs, poursuit la même source.

Ce nouveau produit, sera appuyé par le déploiement d’un nouveau dispositif «Salle des marchés» spécifique avec un «desk» dédié et accessible à tous ainsi que le déploiement d’un réseau de «trades centers» au niveau régional chargés d’apporter le conseil et l’appui nécessaire aux opérateurs, assure les responsables de la banque. La cotation appliquée pour les opérations de rapatriement de devises sera désormais, pour les agriculteurs, celle que la Banque applique à ses plus grands clients corporate, souligne le communiqué.

Tasbiq Tasdir vient ainsi compléter et enrichir l’offre de produits concernant les acteurs de l’amont agricole pour leur donner les meilleures chances de réussir leur campagne export.

Comme tout crédit, précise la CAM, Tasbiq Tasdir reste tributaire d’une validation du dossier par les comités compétents et d’une évaluation du risque en cohérence avec les normes et standards en vigueur.

Ce lancement s’inscrit dans le cadre des efforts constants de la Banque pour accompagner l’ensemble des filières agricoles et les encourager pour accroître leurs performances et participer à la déclinaison des grandes orientations stratégiques du pays notamment le Nouveau Modèle de Développement et la mise en œuvre de Génération Green, conclût le communiqué.

Tariq Sijilmassi met le paquet pour l’entreprenariat agricole dans le milieu rural

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Key points

  • Le Crédit Agricole du Maroc, présidé par Tariq Sijilmassi, est le premier partenaire financier de la nouvelle stratégie agricole «Génération Green».
  • «Génération Green 2020-2030» est une stratégie qui capitalise sur les éléments de succès du Plan Maroc Vert (PMV) qui a pris fin en 2020, et vise à combler les différents dysfonctionnements constatés dans la mise en œuvre du PMV.
  • «Génération Green» donne une grande importance à l’agriculture solidaire visant les jeunes dans le monde rural, les petits exploitants, la femme rurale et la population dans les zones enclavées ou montagneuses.
  • Mobilisé pour accompagner la dynamique engendrée par la stratégie Génération Green et appuyer de manière opérationnelle son déploiement, le Groupe Crédit Agricole du Maroc lance deux actions phares pour promouvoir l’entreprenariat agricole en milieu rural et apporter l’appui nécessaire aux agriculteurs.
  • Actions 1: Lancement du programme national d’accompagnement et d’appui aux jeunes entrepreneurs agricoles dans le milieu rural en partenariat avec l’ONCA.
  • Actions 2: Lancement d’un nouveau parcours digital dédié au règlement des redevances de l’ORMVAG via la plateforme digitale agricole du CAM.

Que se passe-t-il :

Premier partenaire financier de la nouvelle stratégie agricole «Génération Green», le Groupe Crédit Agricole du Maroc rappelle dans un communiqué sa mobilisation auprès de ses partenaires pour promouvoir l’entreprenariat agricole en milieu rural et apporter l’appui nécessaire aux agriculteurs. La banque des agriculteurs annonce par la même occasion le lancement de deux actions phares :

  • Programme national d’accompagnement et d’appui aux jeunes entrepreneurs agricoles dans le milieu rural en partenariat avec l’ONCA;
  • Nouveau parcours digital dédié au règlement des redevances de l’ORMVAG via la plateforme digitale agricole du CAM.

Programme National d’Accompagnement et d’Appui aux jeunes entrepreneurs agricoles dans le milieu rural

Fruit d’un partenariat entre l’Office National du Conseil Agricole (ONCA) et le Groupe Crédit Agricole du Maroc (GCAM), ce programme s’inscrit dans le cadre du déploiement de Génération Green 2020-2030 notamment son volet relatif à l’élément humain et le conseil agricole. Il a pour objectif d’accompagner les jeunes entrepreneurs agricoles et d’assurer l’insertion professionnelle des jeunes ruraux, à travers :

  • Un accompagnement financier spécifique adapté aux besoins des porteurs de projets;
  • Un accompagnement non financier à travers le conseil, l’encadrement, la formation et la mise à leur disposition de l’expertise des partenaires.

A ce titre la CAM a mis en place une offre de financement dédiée. Laquelle offre s’inscrit dans le cadre du programme national Al Moustatmir Al Qaraoui porté par le CAM ainsi que celui du programme Intelaka lancé par le Roi Mohammed VI.

Le programme, dont la 1ère étape a eu lieu le 25 mai au niveau de la commune Ain El Orma à Meknès, concerne l’ensemble des régions du Maroc et se déroulera d’ici à fin juin. Il réunira, à chaque étape, les jeunes entrepreneurs quel que soit le degré de maturité de leurs projets afin de les orienter, les encadrer et leur apporter les financements nécessaires favorisant ainsi, in fine, l’éclosion de la classe moyenne rurale.

Ainsi, grâce à la collaboration entre le CAM et l’ONCA, les porteurs de projet peuvent bénéficier d’un accompagnement complet alliant :

  • Crédit bancaire et financement aux conditions avantageuses du programme AMAQ;
  • Appui technique, encadrement et expertise.

Nouveau parcours digital dédié au règlement des redevances de l’ORMVAG via la plateforme digitale agricole du CAM

Le Crédit Agricole du Maroc ( CAM) a co-construit avec l’Office Régionale de Mise en Valeur Agricole du Gharb (ORMVAG) un parcours 100% digital dédié à l’Agriculteur qui répond au mieux à ses besoins.

Après premières briques déjà mises en places, ce nouveau parcours numérique dédié au volet paiement vient enrichir la plateforme digitale agricole de la CAM, construite autour de l’application gratuite « Imtiazat-e ».

L’Agriculteur peut désormais régler automatiquement ses redevances liées à la consommation d’eau d’irrigation, en toute simplicité, en faveur de l’ORMVAG sans avoir à se déplacer dans les Agences de recouvrement qui peuvent se trouver à 30 ou 40 km dans la Région du Gharb.

«Combinant ergonomie et praticité, le parcours conçu offre aux agriculteurs la possibilité de vivre une expérience inédite en tant que professionnels du secteur agricole et s’inscrit dans le cadre du projet national de paiement électronique», souligne le communiqué de la CAM.

D’autres parcours sont en cours de finalisation épousant ainsi la volonté de notre pays d’exploiter la digitalisation pour créer de la valeur pour les populations du monde rural et agricole, conclut la même source.

« Imtiazat-e » l’appli qui transforme la relation Agriculteur-Banque

« Imtiazat-e » est une application mobile gratuite, téléchargeable sur Google Play, développée par le Crédit Agricole du Maroc et qui permet aux agriculteurs de gérer leurs activités à tout moment et en toute autonomie.

« Imtiazat-e » permet, entre autres :

  • la consultation des consulter comptes,
  • le renouvellement des crédits à court terme, le suivi des subventions de l’état dans le cadre du Fonds de Développement Agricole (FDA),
  • la souscription à l’Assurance Multirisque Climatique,
  • l’initiation d’une demande de financement des intrants (semence et engrais…),
  • le déblocage du financement auprès du fournisseur directement,
  • le règlement automatiquement ses achats auprès de SONACOS,
  • le suivi des engagements chez le Crédit Agricole du Maroc ainsi que les règlements fournisseurs.

Live – Suivez en direct le «rendez-vous de l’industrie aéronautique»

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Avec la présence de Moulay Hafid Elalamy, Ministre de l’Industrie, du Commerce, de l’Economie Verte et Numérique et des grands acteurs de l’industrie aéronautique au Maroc et le témoignage des leaders mondiaux du secteur se déroule en ce moment le « rendez-vous de l’industrie aéronautique ». L’occasion de faire le point sur l’importance économique et sociale de l’industrie aéronautique au Maroc, les avancées du Royaume dans ce domaine, ainsi que les perspectives de développement.

INTERVENANTS

MOULAY HAFID ELALAMY – Ministre de l’Industrie, du Commerce, de l’Economie Verte et Numérique

STANDEAL
Vice-président exécutif de Boeing, président et directeur général – Boeing Commercial Airplanes (BCA) 

OLIVIERANDRIES
Directeur Général – SAFRAN 

SCOTTMcLARTY
Vice-Président Sénior – SPIRIT AEROSYSTEMS 

MIKAELHOUARI
Président Airbus Afrique et Moyen orient – AIRBUS/ STELIA 

KARIMCHEIKH
Président – GIMAS 

THIERRYMERLOT
Président Aéronautique Europe, Asie Pacifique, Moyen Orient, Afrique & Industrie – HEXCEL 

THOMASCORBEL
PDG – Le Piston Français «LPF» 

HAMIDBENBRAHIM
Président – MIDPARC / IMA 

ZAHIRABOUAOUDA
Présidente – MATIS 

STEPHENORR
Président de la Chambre de Commerce Britannique au Maroc & Vice-Président Sénior- SPIRIT AEROSYSTEMS 

HICHAMEL HABTI
Président – UM6P 

CHRISTOPEDELQUE
Directeur Général – SPACE AERO 

ADILJALALI
VP Ingénierie et Maintenance – RAM 

HOUDAFARRAHE
Directrice associée – ENGIMA 

RAOUFMOUSTAHSSINE
Gérant EFOA – Groupe WEARE 

BADREJAAFAR
Directeur Général – SERMP – GROUPE LPF 

SAIDBENHAJJOU
Secrétaire Général du GIMAS. Sponsor de l’écosystème Ingénierie, Vice président du cluster AMC en charge de l’innovation et projet collaboratif, Directeur Général -AVIARAIL 

MAMDA-MCMA : Abed Yacoubi Soussane prend du recul et passe le témoin à Hicham Belmrah nouveau PDG «plénipotentiaire»

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S’il prend du recul, Abed Yacoubi Soussane, patron emblématique de la très discrète mais puissante Assurance de l’Agriculteur MAMDA-MCMA, il n’en reste pas moins l’Administrateur et Président Fondateur Honoraire, et il continuera à apporter ses conseils et son expérience, longue de 53 ans, au nouveau Président Directeur Général, Hicham Belmrah dont la compétence n’est plus à prouver.

Réuni le 27 Janvier 2021 à Rabat, le Conseil de Surveillance de la MAMDA-MCMA, a décidé, sur proposition de son président Abed Yacoubi Soussane, de faire évoluer la gouvernance des deux principales et des plus anciennes mutuelles du Maroc d’une gestion duale, à Conseil de Surveillance et Directoire, à celle de société à Conseil d’Administration.

«Cette décision qui sera entérinée après les validations règlementaires requises, vise à adopter un mode de gouvernance aligné avec les meilleures pratiques de la place et le retour d’expérience» précise le communiqué publié à l’issue de ce Conseil.

Ce changement de mode gouvernance a été accompagné par la nomination de celui qui a passé 53 ans à la tête de l’organisme d’assurance, Abed Yacoubi Soussane, en tant qu’Administrateur et Président Fondateur Honoraire de la MAMDA-MCMA ainsi que celle de Hicham Blemrah en tant que Président Directeur Général.

« Le Conseil de Surveillance a rendu un vibrant hommage à Monsieur Yacoubi Soussane et a souhaité qu’il reste actif dans la gouvernance de la MAMDA-MCMA, du fait de son rôle historique pour l’institution, de ses liens très forts avec les sociétaires et de sa connaissance aigüe de la mutualité de manière générale. Le Conseil de Surveillance a ainsi proposé sa nomination en tant qu’Administrateur et Président Fondateur Honoraire de la MAMDA-MCMA » annonce le communiqué.

Toujours debout, toujours vivant

La longévité, l’influence et la discrétion du fondateur et président honoraire de la MAMDA-MCMA, Abed Yacoubi Soussane, font de l’homme, du haut des ses 80 ans, une énigme, une légende et un cas unique dans l’histoire de l’économie nationale.

Pieux, n’hésitant pas à interrompre les conseils d’administration et ses réunions pour faire ses prières tout en s’imposant un jeûne intermittent, les lundis et les jeudis, Abed Yacoubi Soussane est un éternel et farouche battant, comme le décrit si bien l’un de ses rares portraits publié par le mensuel Economie & Enterprise en févier 2010, après l’annonce de la nomination du jeune associé du cabinet Ernest & Young, Hicham Belmrah, président du directoire de la MAMDA.

L’article décrivait Yacoubi Soussane en homme «courtois et doté d’une grande culture et qui cherchait toujours le consensus, arrivant à s’adapter à toutes les situations».

Aujourd’hui, Yacoubi Soussane, lâche du leste après onze années de co-pilotage en passant le témoin à un brillant dirigeant et fin connaisseur de système financier marocain, Hicham Belmrah, avec qui il partage au moins deux qualités, la discrétion et la fidélité.

Le Siam, la grand-messe de l’agriculture chère à Akhannouch annulé pour la deuxième année consécutive

C’est dans une dépêche laconique que la MAP a annoncé l’annulation du Siam pour la deuxième année consécutive. Une annulation qui prive les acteurs du monde agricole et des acteurs de l’agroalimentaire de l’occasion de relancer leur activité après 12 mois de crise sanitaire mais également le ministre de tutelle, Aziz Akhannouch, d’une plateforme de communication politique à quelques mois des élections.

Le Conseil d’administration du Salon international de l’Agriculture au Maroc (SIAM) de Meknès, réuni mercredi en mode visioconférence, a décidé l’annulation de l’édition 2021 de ce salon, annonce le ministère de l’Agriculture, de la pêche maritime, du développement rural et des eaux et forêts, rapporte la MAP dans une dépêche publiée mercredi 20 janvier.

Cette décision, poursuit la même source qui cite le communiqué du département d’Akhannouch, survient en raison du contexte sanitaire actuel et des différentes mesures prises par les autorités pour endiguer la pandémie du nouveau coronavirus (Covid-19), notamment l’interdiction des grands rassemblements et les restrictions des déplacements internationaux.

Campagne agricole 2020-2021, le monde agricole veut y croire

Après deux années de sécheresse et 12 mois de crise sanitaire qui ont impacté significativement aussi bien les agriculteurs que les éleveurs, le monde agricole reprend de l’espoir suite au retour aux précipitations enregistrées ce mois de janvier 2021.

Lesquels précipitations ont permis de résorber progressivement le déficit pluviométrique. Ainsi, le cumul pluviométrique moyen national au 13 janvier 2021 s’élève à 180,6 mm, soit une hausse de 5% par rapport à la moyenne des 30 dernières années (172,2 mm) et une hausse de 50% par rapport à la campagne précédente (120,3 mm) à la même date.

Il est à noter que le monde agricole a pu résister à la double crise, sècheresse et pandémie principalement grâce à une stratégie proactive du Crédit Agricole du Maroc, qui en investissant dans l’innovation et la proximité a réussi à atténuer l’impact de ces crises principalement auprès des petits agriculteurs et des populations rurales en situation de précarité.

Par ailleurs, si l’optimise gagne du terrain chez les agriculteurs, et c’est tant mieux, sur le plan politique la morosité s’accentue et les déceptions se cumulent. Aziz Akhannouch qui a l’ambition de diriger le futur gouvernement, n’est pas en reste. Barricadé dans sa tour d’ivoire et emprisonné par ses conseillers dans la cage de la communication politique aseptisée et virtuelle, reste toujours inaudible et impopulaire auprès d’une grande partie des électeurs marocains toutes catégories confondues. Sa seule issue serait un vote sanction ou un vote par défaut pour absence d’adversaire face à la déconfiture du PJD, le manque d’audace et de prise du risque de l’Istiqlal et la cacophonie du PAM.

OCP et Hubei Forbon Technology s’allient pour le développement de nouvelles générations d’engrais

Le Groupe OCP et le Groupe chinois Hubei Forbon Technology ont annoncé, lundi, la signature d’un accord pour la création d’une joint-venture (JV) opérant dans le domaine de la R&D pour le développement de solutions d’engrais nouvelle génération et de la «Smart Agriculture».

MAP

Cette JV détenue à 50/50 et opérant dans le domaine de la R&D, vise le développement de nouvelles générations d’engrais ainsi que la promotion d’une agriculture intelligente (Smart Agriculture), précise-t-on dans un communiqué conjoint.

Située au sein de la «East Lake New Technology Development Zone» à Wuhan (Chine), la JV bénéficiera d’un accès privilégié à l’écosystème d’innovation chinois, considéré aujourd’hui comme l’un des plus dynamiques en termes de R&D dans le domaine de l’agriculture, fait savoir la même source.

A travers cette JV, OCP, leader mondial sur le marché des engrais phosphatés, et Forbon, acteur spécialisé dans la recherche, le développement et la fourniture de solutions globales d’additifs pour engrais et également actif dans le domaine de la Smart Agriculture, visent à établir un partenariat pour le développement d’engrais nouvelle génération et de solutions digitales pour l’agriculture en s’appuyant sur leurs capacités d’innovation respectives.

Ce partenariat profitera également de l’écosystème d’innovation dynamique du parc Biolake de l’Optic Valley, pour explorer des solutions agricoles durables visant à mettre à disposition des agriculteurs des formulations d’engrais sur mesure, des bonnes pratiques agricoles et des services digitaux qui répondent à leurs besoins.

«OCP a fait de l’innovation la pierre angulaire de sa stratégie de croissance, comme l’illustre l’approche systémique que nous avons élaborée avec l’Université Mohammed VI Polytechnique (UM6P). Localisée au sein de la «East Lake New Technology Development Zone» de Wuhan, la JV aura accès à l’un des réseaux les plus vastes et les plus dynamiques de professionnels investis dans l’innovation ainsi qu’à des universités et centres de recherche de premier plan en Chine travaillant sur l’avenir de l’agriculture», a déclaré le Chief Growth Officer du Groupe OCP, Soufiyane El Kassi, cité dans le communiqué.

De son côté, le Président-Directeur Général de Forbon, Wang Renzong, a fait savoir que l’OCP et Forbon affichent la même vision et la même ambition pour l’avenir de l’agriculture, à savoir mettre à disposition des agriculteurs des formulations d’engrais optimisées et des solutions digitales permettant d’améliorer l’agriculture traditionnelle et les techniques agricoles et ainsi assurer de meilleurs revenus pour ces agriculteurs.

Et de poursuivre que grâce à son expertise en matière d’Intelligence Artificielle (IA), d’équipements de précision, de capteurs, d’IOT et de technologie numérique, Forbon, avec OCP, pourrait ainsi à travers cette JV, mettre à disposition des agriculteurs les solutions les plus adaptées pour une agriculture novatrice et durable. La JV sera dédiée à l’innovation et bénéficiera à l’agriculture chinoise et mondiale.

La transaction est soumise aux conditions de clôture habituelles, y compris les approbations réglementaires, conclut le communiqué.