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Energie

Benkhadra : Le Maroc «idéalement» positionné pour saisir les opportunités énergétiques offertes par Israël

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Le Maroc est «idéalement» positionné en matière d’énergie pour saisir les différentes opportunités offertes par Israël, a indiqué, mercredi à Casablanca, la Directrice générale de l’Office national des Hydrocarbures et des Mines (ONHYM), Amina Benkhadra.

MAP

«Le Maroc, avec sa dynamique de développement durable, son important potentiel en énergies renouvelables, sa proximité avec les marchés européens et la dynamique d’innovation et la politique climatique ambitieuse impulsées par le Roi Mohammed VI, est idéalement positionné pour saisir les opportunités offertes et pour construire des partenariats gagnant-gagnant, notamment avec Israël», a ditAmine Benkhadra qui intervenait lors du Forum «Morocco-israel : Connect to Innovate».

Elle a, dans ce sens, relevé que le Maroc, pays faible émetteur mais vulnérable aux effets du changement climatique, a pris très tôt ses responsabilités en préparant progressivement sa vision pour répondre aux problèmes de sécurité énergétique, de rareté de l’eau, de désertification, d’inondations et d’élévation du niveau de la mer.

«Le Maroc, sous la conduite éclairée de Sa Majesté le Roi Mohammed VI, s’est engagé dans le développement global durable tant sur les plans économique que social, soit un engagement qui ne date pas d’aujourd’hui et traduit l’intérêt suprême que le Souverain accorde au développement durable et à la préservation de l’environnement», a fait remarquer la DG de l’ONHYM.

Elle a, par ailleurs, affirmé que le Royaume dispose d’atouts considérables pour réaliser la transition énergétique et notamment les énergies renouvelables et l’hydrogène où il peut se positionner en précurseur, en plus de se positionner comme une véritable plateforme de production et d’exportation régionale de premier ordre, au carrefour de l’Europe et de l’Afrique et du Moyen-Orient.

Et de soutenir que le pays ambitionne de devenir dans les prochaines années, sur les choix qu’il a fait, la base industrielle «la plus compétitive» au monde et parmi les 5 les plus innovantes, ainsi que la base industrielle de référence décarbonée de la région, puisque le pays dispose de l’un des potentiels les plus importants en énergies renouvelables.

Dans le même sillage, Kamal Htoute, directeur stratégie et planning à l’ONEE branche électricité, a souligné que le Maroc a commencé sa transition énergétique en 2009 en définissant des objectifs visant avant tout à augmenter la part des énergies renouvelables dans son mix énergétique d’ici 2030, avec pour optique d’atteindre une part d’énergies renouvelables de 52% dans le mix énergétique national.

Il s’agit d’une vision qui permet, selon lui, de promouvoir les ressources énergétiques locales, qu’elles soient solaires éoliennes ou encore hydrauliques.

S’attardant sur les défis de transition énergétique, Htoute a expliqué que l’augmentation de la part des énergies renouvelables dans le mix énergétique caractérisé par leur variabilité et dont la part dans la capacité totale installée, qui sera de 40% à la fin de 2022, devrait dépasser 52% d’ici 2030.

Il a également noté que la demande croissante de l’électricité devrait augmenter davantage dans les années à venir avec en particulier la tendance à l’électrification de plusieurs secteurs économiques, dont notamment ceux du transport et de l’industrie.

Pour sa part, Yosef Abramowitz, président directeur général d’Energiya Global et l’un des six pionniers de l’écologie au monde selon CNN, n’a pas manqué de préciser que le Maroc et Israël ont dans ces domaines de l’énergie et du développement durable les ingrédients pour une forte collaboration et coopération.

Il a aussi mis en avant les moult opportunités de collaboration immenses, entre les deux pays qui font face aux mêmes défis énergétiques.

Initié conjointement par Start-Up Nation Central et Consensus Public Relations, ce Forum se veut un événement unique réunissant les leaders marocains et israéliens, des secteurs privés et publics, autour du thème de l’innovation technologique dans les domaines de l’agro-alimentaire, l’eau, la logistique, l’énergie et le développement durable.

Cet événement comprend une série d’ateliers, de séances d’affaires, de rendez-vous B2B et de rencontres de networking. Organisation à but non lucratif, Start-up Nation Central œuvre à promouvoir l’écosystème israélien de l’innovation dans le monde.

Choc énergétique en Grande-Bretagne : les factures vont augmenter de 42 %

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Key points :

  • Le Directeur Général du bureau des marchés du gaz et de l’électricité, l’Ofgem, lance un avertissement sévère aux députés britanniques sur la crise énergétique.
  • 12 millions de ménages pourraient être plongés dans la pauvreté énergétique.
  • L’inflation a atteint son niveau le plus élevé depuis 40 ans.

Bloomberg

Les consommateurs britanniques vont devoir faire face à une nouvelle hausse brutale de leurs factures d’électricité et de gaz juste avant l’hiver, s’ajoutant à la flambée des coûts de presque tout, de la nourriture à l’essence.

Les prix de l’énergie devraient atteindre le niveau record de 3 499 $ en octobre, a déclaré Jonathan Brearley, directeur général de l’Ofgem, à un panel de député ce mardi. Cela enverra environ 12 millions de ménages en situation de pauvreté énergétique.

Cette hausse va accroître la pression sur le chancelier de l’Échiquier et Second lord du Trésor, Rishi Sunak, pour qu’il aide les consommateurs à faire face à la pire compression du pouvoir d’achat depuis les années 1950. Même avec les 12 milliards de dolars d’aide annoncés jusqu’à présent, ce ne sera pas suffisant pour alléger le fardeau de l’inflation qui atteint son niveau le plus élevé depuis 40 ans.

Le directeur général de l’Ofgem écrira à M. Sunak pour le prévenir de l’augmentation imminente de plus de 1.000 $ de la facture annuelle d’environ 22 millions de ménages.

«On compte actuellement environ 6,5 millions de ménages en situation de précarité énergétique, mais ce chiffre pourrait doubler après la hausse d’octobre», a-t-il ajouté. Selon le site Web de comparaison des prix Uswitch, environ un quart des consommateurs sont déjà endettés pour leurs factures d’énergie.

Gouvernement divisé

Le gouvernement Britanique est divisé quand à l’introduction d’une taxe exceptionnelle sur les bénéfices des producteurs d’électricité ainsi que sur les producteurs de pétrole et de gaz afin de collecter des fonds pour aider les consommateurs. La pression s’est accrue sur le Premier ministre Boris Johnson pour qu’ils appliquent cette taxe, mais de nombreux ministres du gouvernement se sont ouvertement opposés à une telle mesure, estimant qu’elle découragerait les investissements.

M. Sunak «est instinctivement contre une taxe exceptionnelle, mais s’il estime que des temps extraordinaires appellent des mesures extraordinaires, alors c’est à lui de décider», a déclaré le secrétaire d’État aux affaires et à l’énergie, Kwasi Kwarteng, devant les parlementaires mardi. Il a déclaré que le gouvernement devrait se concentrer sur la croissance de l’économie afin d’aider à réduire les coûts énergétiques.

«L’ampleur et la profondeur de la crise du coût de la vie en Grande-Bretagne signifient que le gouvernement doit de toute urgence fournir une aide supplémentaire significative», a déclaré Jonny Marshall, économiste principal au groupe de réflexion Resolution Foundation.

Compression du pouvoir d’achat
Les Britanniques sont confrontés à la deuxième plus mauvaise année jamais enregistrée en matière de niveau de vie.

Income Squeeze

Source : Banque d’Angleterre
Note : Ressources totales disponibles des ménages déflatées par le déflateur des dépenses de consommation.

Les fournisseurs s’effondrent

Plus de deux douzaines de fournisseurs d’énergie ont fait faillite depuis le mois d’août en raison de la flambée des prix de gros de l’énergie. La plupart de ces entreprises, dont certaines ne comptent que quelques centaines de clients, sont le résultat d’une déréglementation du marché qui a permis à n’importe qui de créer une société de fourniture d’énergie, rapporte Bloomberg. Au bout du compte, ce sont les contribuables qui en supporteront le poids, souligne la même source.

«Il y a des leçons importantes à tirer de cette crise et il faut absolument changer la façon dont nous régulons le marché de détail», a déclaré le directeur général de l’Ofgem. «Les variations de prix que nous avons observées sur le marché du gaz sont véritablement un événement unique en son genre qui n’a pas été vu depuis la crise pétrolière des années 1970.»

Ahmed Rahhou bloque la loi Rabbah sur le Gaz Naturel

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C’est un niet officiel du successeur de Driss Guerraoui à la tête du Conseil de la Concurrence au sujet du projet de loi n° 94.17 relatif au secteur aval du gaz naturel. Lequel projet de loi avait été initié par Aziz Rabbah, il y a exactement cinq ans. L’ancien ministre PJDiste voulait donner à une seul et unique société privée le monopole du transport gazier et de limiter le droit d’importation de cet hydrocarbure à l’ONEE et aux distributeurs (Afriquia, Vivo Energy et Total entre autres).

Neuf mois après sa nomination, Ahmed Rahhou s’attaque à l’un des dossiers brulants que lui a laissé son prédécesseur, débarqué manu militari pour «très mauvaise gestion» de l’affaire de l’entente sur les prix des hydrocarbures. Le dossier en question est le projet de loi n° 94.17 relatif à la régulation du secteur aval du gaz naturel.

Il faut revenir au contexte de l’élaboration de ce texte de loi fin 2017. Le Maroc venait d’organiser la COP22, un évènement qui représentait le fruit d’une décennie d’investissement et d’engagement en matière de transition énergétique et d’énergie propre. De plus, le marché des hydrocarbures constatait une offre abondante du GNL (Gaz Naturel Liquéfié), favorisée, entre autres, par la rentrée en opération de nouvelles capacités de liquéfaction et d’exportation, principalement en Australie, aux Etats Unis et en Russie. Une situation que le Roi Mohammed VI avait anticipé en mettant la pression sur le gouvernement Benkirane II pour élaborer un plan national pour le développement du gaz naturel. Et last but not least, le Royaume voulait disposer de sources alternatives d’importation du gaz en provenance d’Algérie dont les contrats expiraient en 2021.

Aziz Rabbah, alors ministre de l’Energie et des Mines, présente le 08 décembre 2017, le projet de loi n° 94.17 sensé régulé et organisé ce nouveau secteur juteux. Dans la note d’information de ladite loi, le ministre rappelle le contexte de son élaboration et ses objectifs.

«En raison des grands changements qui se produisent au niveau international en matiere d’approvisionnement énergétique et de protection de l’environnement, notre pays a adopté une stratégie visant la sécurisation de son approvisionnement en énergie au moindre cout, tout en assurant sa transition énergétique avec prévoyance et pragmatisme», ainsi a été exprimée l’introduction de la note d’information.

«A cet égard, et afin d’assurer les besoins croissants en énergie le Maroc s’est fixé comme objectif, en plus du développement des energies renouvelables, la diversification des combustibles, en augmentant la part du gaz naturel dans le mix énergétique» poursuit le document. Et ce, pour les principales raisons suivantes :

  • Disposer de sources alternatives d l’importation du gaz en provenance d’Algérie a travers Ie Gazoduc Maghreb Europe. Les contrats et accords qui encadrent cette importation arriveront à échéances en 2021 ;
  • Répondre aux besoins croissants du pays en électricité a moyen et long termes, et qui évoluent avec un taux de croissance annuel de près de 6%;
  • Diversifier ie mix électrique, ou sa production est actuellement dominée par l’utilisation du charbon;
  • Répondre aux contraintes techniques resultant de la montée en puissance des energies renouvelables dans la production d’électricité étant donné Ie manque de régularité naturelle de ces energies ;
  • Assurer la stabilité du système électrique national en utilisant les technologies de cycle combiné consommant Ie gaz naturel, ce qui permet une plus grande souplesse ;

La note d’information rappelle «l’approbation par le Souverain de la feuille de route du plan national pour le développement du gaz naturel lancée le 16 Décembre 2014. Lequel plan visait, entre autres, la réalisation d’un projet intégré appelé « Gas To Power » comprenant un terminal à Jorf Lasfar pour l’importation de gaz naturel liquéfié (GNL) pour alimenter les centrales électriques et fournir certaines industrie».

Rabbah voulait verrouiller le marché du gaz naturel au profit de quelques «happy few»

Dans sa conception de la régulation du secteur aval du gaz naturel, Aziz Rabbah prévoyait de donner sa gestion à une seule et unique société privée qui porterait le nom de la Société de Transport du Gaz Naturel (STGN) et à limiter l’importation du gaz et sa vente à à l’ONEE aux distributeurs gaziers dont les leaders Afriquia, Vivo Energy et Total, qui concentrent à eux trois près de 60 % de parts de marché avaient «plaidé coupable» dans le scandale de entente sur les prix des carburants.

En effet, dans les articles 8, 10, 11, 12 et 13 du projet de loi n° 94.17, Aziz Rabbah instaurait le monopole de la STGN sur le transport du gaz naturel. La SGTN qui, en vertu d’une concession attribuée par l’Etat, d’une durée de 25 ans renouvelable une seule fois, devait assurer le développement, le financement, la construction, l’exploitation et la maintenance de tout ouvrage de transport de gaz naturel sur l’ensemble du territoire. Le texte prévoyait aussi, une possible participation étatique au capital de la SGTN en apportant ses actifs constitués par les gazoducs existants appartenant à l’État.

Tandis que l’article 9 stipulait que « l’exercice des activités d’importation du gaz naturel ou du gaz naturel liquéfié et d’achat du gaz naturel auprès des producteurs locaux sont réservés exclusivement aux distributeurs et à l’Office National de l’Electricité et de I’Eau Potable ».

Ahmed Rahhou : «Établir des monopoles et octroyer des exclusivités auront un impact négatif sur le développement du secteur», REFAITES VOTRE COPIE !

Le nouveau président du Conseil de la Concurrence, Ahmed Rahhou, six jours après s’être exprimé, avec des pincettes certes, sur un autre sujet délicat, les huiles de tables, un secteur qui connait fort bien, vient de publier ce jeudi son avis sur la loi° 94-17. Et il est défavorable.

Politiquement, M. Rahhou sait qu’il est sur un terrain glissant, en raison de la grosse polémique qui a concerné, aussi, les hydrocarbures et qui a couté la place à son prédécesseur. Une affaire qui s’est transformée en une épée de Damoclès suspendue au-dessus de la tête de l’actuel Chef de Gouvernement, avec tout son lot de mauvaise presse, entachant l’image de l’institution dont Rahhou tient aujourd’hui les rênes.

Le communiqué de Rahhou, repris dans une dépêche de la MAP, a été clair et sans ambiguïté : «le Conseil de la concurrence recommande la reprise de la rédaction du projet de loi en vue de l’harmoniser avec les règles relatives au libre jeu de la concurrence, telles qu’édictées par la loi n° 104.12 relative à la liberté des prix et de la concurrence». Et bien sur dans la ligne de mire du Conseil figurent les articles sus-cités, stipulant le monopole de la distribution et l’exclusivité à l’approvisionnement et à la vente.

«Étant donné que le secteur du gaz naturel n’est pas encore établi, il est impératif de profiter des bienfaits de la concurrence sur ce marché et d’éviter, dès la mise en place initiale de ce secteur, de figer des positions, d’établir des monopoles et d’octroyer des exclusivités qui auront un impact négatif sur le développement du secteur», souligne le Conseil.

Ahmed Rahhou a également pointé du doigt le manque de visibilité et la prévisibilité du projet de loi° 94-17. Il a recommandé à ce titre de clarifier et de préciser certaines dispositions « en vue de disposer d’un cadre juridique stable, équitable et attractif et de renforcer sa prévisibilité afin d’adresser des signaux rassurants aux investisseurs nationaux et étrangers dans le secteur du gaz naturel ».

Le Conseil a tenu à souligner l’importance de «garantir le libre jeu de la concurrence sur le segment transport et stockage», estimant «qu’il ne serait pas indiqué d’hypothéquer le développement du marché du gaz naturel par la seule technologie de transport via les gazoducs».

En conséquence, le Conseil de Rahhou «recommande de ne pas octroyer le monopole sur la totalité des prestations et des moyens de transport car il portera atteinte à la concurrence sur un marché embryonnaire et empêchera le développement rapide du secteur du gaz naturel au Maroc».

«Il est question, en outre, de garantir le libre jeu de la concurrence sur le segment distribution, en évitant d’octroyer des exclusivités de distribution régionales et en encourageant les opérateurs à réaliser les ouvrages de distribution» martèle l’avis du Conseil de la Concurrence.

Par ailleurs, les équipes de Rahhou ont émis d’autres recommandations d’ordre technique, juridique et organisationnel, notamment le risque de chevauchement des prérogatives entre le Conseil de la Concurrence et l’ANRE :

  • Remplacer le système d’autorisation par un système de déclaration,
  • Permettre au producteur local d’être exempté de l’autorisation d’importation,
  • Veiller au respect du principe de séparation des activités,
  • Garantir l’indépendance du ou des gestionnaires de Réseau de Transport (GRT) et des infrastructures lourdes (le stockage) vis-à-vis des structures de fourniture et de production,
  • Harmoniser de la loi n° 21.90 portant code des hydrocarbures avec le projet de loi relatif au gaz naturel,
  • Mettre en place une régulation ex-ante forte et éviter les chevauchements de compétences entre l’Agence Nationale de Régulation de l’Électricité (ANRE) et le Conseil de la concurrence,
  • Revoir en profondeur la rédaction du projet de loi concernant les compétences de l’ANRE,
  • Consacrer la protection des droits des consommateurs,
  • Concilier entre les impératifs liés aux contrats à long terme des concessions conclus en vertu de la loi n° 21.90 portant code des hydrocarbures et le respect de l’ordre public concurrentiel et garantir à tous les utilisateurs l’accès non-discriminatoire et transparent au réseau de transport.

La balle est maintenant dans le camp de l’exécutif et du législatif pour sortir enfin cette loi qui aurait dû voir le jour il y a des années. Entre la vision du Roi Mohammed VI exprimée publiquement en 2014 et aujourd’hui, sept années se sont écoulées. Le marché du GNL sature et depuis moins de deux années, une nouvelle compétition énergétique globale s’intensifie : la course à l’hydrogène décarboné.

L’hydrogène décarboné est aujourd’hui au cœur des initiatives de recherche publiques et privées des grandes puissances. Car il répond à l’ensemble des enjeux environnementaux, technologiques et économiques du moment.

Nous constatons avec regret, l’inertie de notre machine à légiférer qui fait perdre au pays des années de croissance et de développement. Nous ne pouvons qu’espérer que notre nouveau Chef de Gouvernement, Aziz Akhannouch, soit plus alerte et plus performant que ses prédécesseurs sur le sujet crucial de la souveraineté énergétique du Royaume.

Le Mozambique dit ne pas être informé des projets GNL d’Exxon/Total

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L’Institut national du pétrole du Mozambique (INP) a déclaré vendredi ne pas avoir été informé de l’intention d’ExxonMobil et de Total de renégocier les termes de leur implication dans les projets de gaz naturel liquéfié (GNL) qu’ils ont lancés dans le pays.

Reuters

Reuters, citant trois sources, a rapporté mercredi dernier que les deux groupes cherchaient à prélever davantage de ressources dans un gisement exploité en commun au Mozambique, qui est évalué à 50 milliards de dollars (41,8 milliards d’euros) afin de réduire les coûts.

L’aval des autorités mozambicaines est nécessaire pour toute modification de l’accord de partage entre les deux groupes, qui stipule le volume de gaz prélevé.

Sollicité par courriel sur le sujet, Carlos Zacarias, le président de l’INP, l’organe qui régit le développement énergétique au Mozambique, a déclaré qu’il n’avait “pas encore été informé” des discussions entre les deux géants pétroliers et qu’il n’avait pris part à aucune négociation.

Suez s’engage à choyer ses actionnaires pour contrer Veolia

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Suez s’est engagé mardi à doubler la valeur de son titre pour ses actionnaires d’ici à 2022, à travers notamment un dividende exceptionnel ou des rachats d’actions, lors d’une série d’annonces en forme de plaidoyer en faveur de l’indépendance du groupe face au projet de rachat porté par Veolia.

Reuters

Le spécialiste de l’eau et des déchets a précisé dans un communiqué que ses nouvelles ambitions reposaient sur une accélération de son plan stratégique, avec un total de 4 milliards d’euros de cessions d’actifs visé dès début 2021 – au lieu de 3 à 4 milliards à fin 2023 précédemment – et 1,2 milliard d’économies annuelles à l’horizon 2023, contre un milliard annoncés à l’automne 2019.

Suez indique aussi que le retour à ses actionnaires pourrait atteindre au moins deux milliards d’euros d’ici à fin 2022, dont un milliard environ au titre du dividende ordinaire – à 0,65 euro par action en 2021 et 0,70 euro en 2022 – auquel s’ajoutera au moins un milliard de dividende exceptionnel ou de rachats d’actions «dès que possible et au plus tard au premier semestre 2021».

En complément, un milliard d’euros «pourrait venir renforcer les investissements dans la croissance organique et inorganique, en fonction des opportunités et en accord avec notre stricte discipline financière, ou faire l’objet d’une distribution extraordinaire».

Suez vise en outre un chiffre d’affaires supérieur à 16 milliards d’euros en 2021 et à 17 milliards en 2022 (contre 18 milliards en 2019), un résultat d’exploitation (Ebit) d’environ 1,35 à 1,50 milliard en 2021 et 1,7 milliard en 2022 (contre 1,4 milliard en 2019) et un résultat net récurrent par action compris entre 0,75 et 0,80 euro en 2021 et de 0,90 à 1,0 euro en 2022.

Le groupe, qui a aussi confirmé ses prévisions 2020 annoncées fin juillet, prévoit des investissements de croissance d’au moins 4,5 milliards d’euros de juin 2020 à décembre 2022, avec un renforcement dans ses métiers prioritaires et à forte croissance via «des opérations de croissance externe sélectives», pour près de 1,5 milliard.

Suez veut s’adresser à tous ses actionnaires

Il estime afficher désormais un «profil de croissance renforcé» à l’horizon 2022, avec notamment une rentabilité en hausse (progression de la marge d’Ebitda de 100 à 300 points de base), une nette amélioration de son retour sur capitaux employés (entre 6,5% et 7% en 2022 contre 4,9% en 2019) et une génération de flux de trésorerie récurrente supérieure à 500 millions d’euros par an.

Suez s’engage en outre à «amplifier» son actionnariat salarié sur les deux prochaines années.

Réitérant qu’il considérait l’approche de Veolia comme «hostile», le directeur général de Suez Bertrand Camus a estimé lors d’une conférence téléphonique que le groupe devait s’adresser à «tous ses actionnaires» afin qu’ils disposent d’un “même niveau d’information” et bénéficient d’un «traitement équitable».

L’addition de la croissance de l’Ebitda de Suez, des dividendes ordinaires et des dividendes exceptionnels ou des rachats d’actions envisagés représente «entre 12 et 13 euros par action de valeur supplémentaire pour les actionnaires d’ici 2022», a de son côté précisé le directeur financier Julian Waldron, le directeur financier.

Lundi soir, l’action Suez a clôturé sur un cours de 14,835 euros. Il était stable mardi dans les premiers échanges.

Veolia a proposé fin août de racheter l’essentiel de la participation d’Engie dans Suez (29,9% sur un total de 32%) pour 15,50 euros par action, soit un montant de 2,9 milliards d’euros, avant de lancer une offre sur le reste du capital de son concurrent afin de créer un champion français du traitement de l’eau et des déchets.

Le conseil d’administration d’Engie a mandaté jeudi son président Jean-Pierre Clamadieu pour obtenir de Veolia une offre de rachat améliorée tandis que Suez, qui s’oppose depuis le départ au projet de son rival, n’a de son côté pas été en mesure de proposer une alternative pour le moment.

Trump a menacé MBS de perdre le soutien militaire américain s’il ne réduisait pas la production de pétrole

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En lançant une guerre des prix contre la Russie et en inondant les marchés de pétrole, Mohammed ben Salmane a fini par agacer Donald Trump, qui selon Reuters a pris le téléphone le 2 avril pour menacer le téméraire prince héritier de retirer ses marines du royaume s’il ne se décidait pas de réduire la production du pétrole. Le ton du président américain était tel que MBS a ordonné à ses collaborateurs de le laisser seul pour poursuivre sa communication.

«Si l’Organisation des pays exportateurs de pétrole (OPEP) ne commence pas à réduire sa production de pétrole, je ne pourrais pas empêcher les législateurs américains d’adopter une loi en faveur du retrait des troupes américaines stationnées dans le royaume» a menacé Trump, MBS lors d’un appel téléphonique le 2 avril, rapporte Reuters que quatre sources proches du dossier.

Mohammed ben Salmane aurait été tellement surpris par la menace qu’il a ordonné à ses collaborateurs de quitter la salle afin qu’il puisse poursuivre la discussion en privé, selon une source américaine qui a été informée de la discussion par de hauts responsables de l’administration.

Trump a transmis le message au prince héritier 10 jours avant l’annonce faite par l’OPEP+ de réduire plus de 10% la production du pétrole. Pour se résultat, le président américain n’a hésité à mettre sur la balance une alliance stratégique de 75 ans. Et pour la demande mondiale s’effondrait à cause de la pandémie de coronavirus mettant en péril le lobby des pétrolier à quelques mois des élections présidentielles.

Un haut responsable américain a déclaré à Reuters que l’administration avait informé les dirigeants saoudiens que, sans réduction de la production, « il n’y aurait aucun moyen d’empêcher le Congrès américain d’imposer des restrictions qui pourraient conduire à un retrait des forces américaines ». Le haut responsable a résumé la situation, à travers divers canaux diplomatiques, en disant aux dirigeants saoudiens : « Nous défendons votre industrie pendant que vous détruisez la nôtre. »

Interrogé sur le sujet par Reuters à l’occasion du points de presse quotidien sur le coronavirus de ce mercredi, Trump a répondu: «Je n’ai pas eu à le lui dire.» « Je pensais que lui et le président Poutine étaient très raisonnables, d’ailleurs, ils sont parvenus à un accord lors de cette conversation téléphonique », a-t-il ajouté.

Reuters rapporte qu’elle n’a pas pu avoir une conformation du côté de Riyadh, mais a pu avoir une déclaration d’un responsable saoudien, qui a requis l’anonymat.

« L’Arabie saoudite, les États-Unis et la Russie ont joué un rôle important dans l’accord OPEP+ sur les coupes pétrolières, mais sans la coopération des 23 pays qui ont pris part à l’accord, cela ne serait pas arrivé », a-t-il déclaré.

MBS s’est fait rouler par Poutine

Au terme de deux mois de guerre de prix avec la Russie, et obtenant un accord historique de baisse de production, MBS se targuait d’avoir gagner son pari. Mais le marché va vite le ratrraper. En effet, malgré l’accord visant à réduire un dixième de la production mondiale, les prix du pétrole ont continué de chuter à des niveaux historiquement bas. Les contrats à terme sur le pétrole américain sont tombés en dessous de 0 $ la semaine dernière.

MBS est tombé dans le piège de Poutine en se mettant à dos le puissant lobby pétrolier américain. D’ailleurs, les sénateurs américains représentant le Texas et le Dakota se sont mis à réclamer des sanctions contre l’Arabie saoudite

En effet, une semaine avant l’appel entre Donald Trump et MBS, les sénateurs républicains américains Kevin Cramer et Dan Sullivan ont déposé une loi visant à retirer du royaume toutes les troupes américaines, les missiles Patriot et les systèmes de défense antimissiles, à moins que l’Arabie saoudite ne réduise la production de pétrole.

Kevin Cramer, le sénateur républicain du Dakota du Nord, a déclaré à ce sujet à qu’il avait parlé à Donald Trump de la législation en question concernant l’Arabie saoudite le 30 mars, trois jours avant que le président n’appelle MBS.

Le secrétaire américain à l’Énergie, Dan Brouillette, a déclaré pour sa part à Reuters que le président se réservait le droit d’utiliser tous les outils pour protéger les producteurs américains, y compris «notre soutien à leurs besoins de défense».

Soixante-quinze ans après l’accord de Quincy, assurant la protection militaire américaine en échange de l’accès aux réserves de pétrole en Arabie saoudite, environ trois mille soldats américains sont stationnés dans le royaume.

Coronavirus : ACWA Power soutient les populations avoisinant le Complexe NOOR Ouarzazate

Pleinement inscrit dans l’élan de solidarité nationale face à la pandémie du Covid-19, ACWA Power se mobilise pour soutenir les populations avoisinant le Complexe NOOR Ouarzazate, indique un communiqué du groupe.

ACWA Power Maroc, opérateur du Complexe NOOR Ouarzazate, apporte sa contribution et son soutien aux riverains avec notamment l’achat et la distribution de 47 tonnes de produits de première nécessité (denrées alimentaires et produits d’hygiène), relève la même source.

Menée en étroite collaboration avec les autorités locales de la province Ouarzazate, cette opération, qui se traduira par la distribution de paniers complets comprenant des produits alimentaires tels que huile, farine, semoule, sucre, légumineuses ainsi que des produits d’entretien et de nettoyage (Javel, détergents, …), concerne 920 ménages de la commune de Ghassate.

L’acheminement au sein des différents ménages a été opéré en collaboration avec le Caïdat de Ghassate, conclut même source.

A propos de ACWA Power

ACWA Power est un développeur, investisseur, copropriétaire et exploitant d’un parc de centrales électriques et d’unités de dessalement d’eau avec une présence dans 12 pays à travers 3 continents.

Le parc de ACWA Power, totalisant un investissement de plus de 28 milliards de dollars, représente une capacité de production d’électricité de 18 GW et une capacité de dessalement d’eau de 2,5 millions de M3 par jour.

La société, constituée au Royaume d’Arabie Saoudite, avec un capital d’environ USD 1,4 milliards, est détenue par huit conglomérats saoudiens, ainsi que Sanabil Direct Investment Company (détenu par le Fonds Souverain saoudien) et le Fonds de Pension Public saoudien.

De son siège social en Arabie Saoudite, ACWA Power se déploie à l’international, à savoir, aux EAU, Oman, Jordanie, Egypte, Turquie, Maroc, Afrique du Sud, Mozambique, Chine, Vietnam, Bulgarie et République Tchèque.

Plusieurs milliards de dollars investis dans les Énergies renouvelables, partis en fumée. Une bérézina planétaire

Le plus prestigieux des hebdomadaires allemands, Der Spiegel, a consacré la couverture de son premier numéro du mois de mai à l’échec du plus grand projet planétaire de transition énergétique, Energiewende. On y apprend que malgré que l’Allemagne ait dépensé, depuis 2010, plus de 240 milliards de dollars en énergies renouvelables, ses émissions de gaz à effet de serre sont restées au même niveau… qu’en 2009. En fait le grand gagnant de cette mobilisation mondiale de la transition énergétique s’est avéré être le GNL, Gaz Naturel liquéfié, ainsi que l’armada des méthaniers américains qui irriguent depuis 5 ans, en toute discrétion, toute la planète en Gaz de schiste. Le monde a changé depuis le célèbre documentaire d’Al Gore «Une vérité qui dérange» diffusé en 2006. Les climatosceptiques logent à la Maison Blanche, les mines de charbon reprennent leurs activités de plus belle, les découvertes des gisements de pétroles et de gaz n’ont jamais été aussi nombreuses et d’aucuns n’envisagent d’arrêter le nucléaire. La transition vers les énergies renouvelables est vouée à l’échec car les industriels modernes ne veulent tout simplement pas pas retourner à la vie prémoderne.

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L’Afrique du Sud explore le pétrole au Soudan du Sud

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L’Afrique du Sud avance lentement ses pions au Soudan du Sud. Le 6 mai dernier, l’African Energy Chamber a annonce la signature d’un nouvel accord pétrolier entre le Soudan du Sud et l’Afrique du Sud. Cet accord « historique » de partage d’exploration et de production se veut « un stimulant pour la paix, la stabilité économique et l’industrie pétrolière ». Il marque la réalisation de nouveaux investissements et leur contribution à la relance économique du Soudan du Sud.


Présente à Juba lors de la cérémonie de signature, la Chambre africaine de l’énergie a rappelé que « c’est la deuxième fois en deux ans que le Sud-Soudan attire avec succès les investissements africains sur ses terres, marquant ainsi l’émergence d’une forte coopération énergétique intra-africaine et signalant le succès des réformes du Soudan du Sud visant à fournir aux investisseurs un environnement propice à faire des affaires dans le pays ». Selon le président de la chambre NJ Ayuk, « l’accord est brillant et les perspectives d’exploration pour le Soudan du Sud et le bloc B sont énormes, avec des ressources potentielles pouvant atteindre les milliards de barils de pétrole ».

Un potentiel énorme, mais peu exploré

Le potentiel pétrolier et gazier est énorme au Soudan du Sud, mais demeure sous exploré. On estime les réserves actuelles de pétrole à 3,5 milliards de barils. Le Soudan du Sud devrait produire près de 270 000 barils par jour d’ici la fin de l’année et cherche à investir dans toute sa chaîne de valeur. L’accord signé entre le Strategic Fuel Fund (SFF) et le Soudan du Sud porte sur l’exploration et l’exploitation du bloc pétrolier B2 qui est prometteur. L’accord, qui est stratégique pour l’Afrique du Sud, verra le bloc B2 exploré et exploité par le Strategic Fuel Fund (SFF), le ministère Pétrole et Nilepet – la compagnie pétrolière nationale de la République du Sud-Soudan.

Le Soudan du Sud cherche à attirer de nouveaux investisseurs

Il s’agit du deuxième accord signé au Soudan du Sud depuis 2012. En vertu de l’accord signé, une période d’exploration de six ans est prévue et le forage de puits. Le SFF investira également dans des initiatives de renforcement des capacités, de formation des citoyens du Sud-Soudan, dans des projets de développement social et communautaire et dans la garantie du contenu local et de l’autonomisation des femmes dans le cadre de cet effort d’investissement. En marge de la cérémonie de signature, Jeff Radebe, ministre sud-africain de l’Énergie a déclaré : « nous sommes optimistes face à cette opportunité stratégique et unique d’entrer dans le bloc B2 avec un grand potentiel pétrolier. Il offre à l’Afrique du Sud une chance de renforcer davantage sa sécurité énergétique tout en accédant à l’un des trois marchés les plus lucratifs du pétrole et du gaz onshore en Afrique ».

L’Afrique du Sud cherche à sécuriser son approvisionnement en pétrole

Pour sa part son homologue Sud-Soudanais, Ezekiel Lol Gatkuoth a affirmé que « le Soudan du Sud a un grand potentiel, mais notre pays reste largement sous-exploré et nous pensons que l’arrivée de nouveaux acteurs tels que le SFF entraînera très bientôt de nouvelles découvertes de classe mondiale, compte tenu du programme d’exploration agressif et de la grande viabilité pétrolière du bloc B3. Cela contribuera à la relance économique du Sud-Soudan et à l’amélioration des échanges commerciaux avec d’autres pays africains. » Rappelons que l’année dernière, le Département de l’Énergie de l’Afrique du Sud s’est engagé à investir un milliard de dollars dans l’industrie pétrolière du Sud-Soudan, dans le but de garantir des approvisionnements en énergie abordables pour l’Afrique du Sud. Les deux pays sont actuellement en pourparlers pour mettre en place une raffinerie de 60 000 barils par jour approvisionner le marché local et sécuriser les exportations vers l’Éthiopie et d’autres pays voisins.

Efficacité énergétique : TAQA introduit une technologie de pointe au Maroc, une première mondiale

C’est en marge du 12e Sommet mondial sur les énergies du futur (WFES), qui s’est tenu cette semaine à Abu Dhabi, que le géant émirati TAQA Global, présent au maroc à travers sa filiale Taqa Morocco (JLEC), a signé un partenariat industriel avec une start-up suisse LakeDiamond, qui détient une technologie unique en son genre exploitant les caractéristiques conductrices de la chaleur du diamant pour transférer de l’énergie de manière plus efficace et sans fil. Le premier déploiement de cette technologie sera effectué au Maroc.

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