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Abraham Accords

Maroc-Israël : Le «Faklore» c’est fini !

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David Govrin is done ! A l’ère #MeToo, encore plus qu’hier, on se relève rarement d’une accusation de harcèlement sexuel. Le diplomate clame pourtant son innocence et se morfond dans le déni, refusant la réalité d’être lui-même responsable, à coups de maladresses, de sa propre fin. On le voit presque marmonner et écrire avec son doigt ensanglanté «Chama, m’a tuer».

Si Govrin a été mis au chômage technique, les relations maroco-israéliennes, les vraies, se sont au contraire davantage affirmées, décomplexées et assumées. La présence de l’Inspecteur général des FAR, Belkhir El Farouk, à Tel Aviv concomitamment avec la «désactivation» de Govrin est forte de symboles mais loin d’être une rupture. La coopération militaire et de renseignement entre le Maroc et Israël, datant des années cinquante a toujours été la règle, au moment où la coopération diplomatique n’a été qu’exception. Dans un monde au bord de l’implosion, il n’y a plus de place au folklore, encore moins au «fake folklore» dont David Govrin en a été l’illustre ambassadeur.

Attribuer la chute fracassante de David Govrin à l’inclassable Chama Darchoul, c’est lui conférer un pouvoir qu’elle n’a pas. L’ancienne et la première «PR» du chef de la mission diplomatique israélienne au Maroc a pourtant menacé, décembre 2021 dans une série de publications sur Facebook, de «tuer l’ambassadeur», son ancien client. Un précédent dans l’histoire de la diplomatie marocaine que nous avons révélé sur les colonnes de le1.ma (Gossip et crêpage de chignon éclaboussent David Govrin).

Si la sulfureuse Mme Darchoul a supprimé depuis, ses publications menaçantes, elle n’a pas pour autant arrêté ses attaques contre le diplomate israélien et contre son véritable adversaire, celui qu’elle qualifie de «lobby des hommes d’affaires».

Ses discours doctrinaux abrupts et ses prises de position tranchées au sujet de la portée stratégique de l’alliance maroco-israélienne, ne sont que l’expression d’une guerre d’influence que se sont livrés une pléthore de protagonistes au lendemain de l’audience accordée par le Roi Mohammed VI à Jared Kushner, durant le ramadan 2019.

En effet, contrairement à l’analyse réductrice de notre influenceuse politique, ce n’est pas une affaire de lutte entre ceux qui sont pour et ceux qui sont contre les «Abraham Accords». C’est une affaire d’Etat, avec des intérêts immédiats à court terme et des intérêts stratégiques à long terme. Ce sont également des acteurs multiples connus et d’autres invisibles jouant leurs partitions sous la conduite d’un seul, unique et intemporel chef d’orchestre.

Dans le camp des favorables aux «Abraham Accords», Mme Darchoul met dans le même panier, Nasser Bourita, Abu Dhabi et le «lobby des hommes d’affaire». Un axe de mal qui, selon elle, agit contre les intérêts du Maroc.

En réalité, Rabat a toujours gardé la main sur le tempo de sa relation diplomatique avec Tel Aviv. Rappelons-nous comment le Roi Mohammed VI a résisté aux pressions de Benjamin Netanyahu, qui a tout essayé pour décrocher une audience. Comment le souverain a fait en sorte à ce que Jared Kushner fasse de Rabat, le point de chute des négociations de paix. Et avec quelle retenue a-t-il géré les sollicitations du très fragile gouvernement Bennett-Lapid.

Et à l’image de sa stratégie avec les américains en 2014, le souverain a imposé à Israël une relation imperméable à son jeu politique interne. Mais également, hors de portée des empoignades entre les juifs marocains installés au Maroc, les juifs marocains du monde et autres israéliens séfarades et ashkénazes.

Clap de fin royal au «Faklore» de la mission israélienne au Maroc

Le discours du Roi Mohammed VI, du 20 août dernier, est tombé comme un couperet sur la tête des membres de la mission israélienne à Rabat.

En effet, ce discours a été qualifié par l’ensemble des observateurs nationaux et internationaux de «rupture diplomatique» concernant la clarification des relations entre le Maroc et ses alliés.

Le Souverain a appelé les pays partenaires du Maroc à «clarifier» leur position sur la question du Sahara et à le soutenir «sans aucune équivoque».

«Je voudrais adresser un message clair à tout le monde : le dossier du Sahara est le prisme à travers lequel le Maroc considère son environnement international. C’est aussi clairement et simplement l’aune qui mesure la sincérité des amitiés et l’efficacité des partenariats qu’il établit», a-t-il déclaré dans son discours à l’occasion de la fête dite de la Révolution du roi et du peuple.

«S’agissant de certains pays comptant parmi nos partenaires, traditionnels ou nouveaux, dont les positions sur l’affaire du Sahara sont ambiguës, nous attendons qu’ils clarifient et revoient le fond de leur positionnement, d’une manière qui ne prête à aucune équivoque», a averti le souverain.

Plus place donc aux diplomates de parade à l’image de David Govrin et Hélène Le Gal. D’aucuns n’oublierait les déclarations du Chef de mission israélien à l’agence espagnole EFE, affirmant que «les séparatistes du Polisario seraient une partie concernée par le dossier du Sahara avec laquelle le Royaume devait négocier».

David Govrin n’a finalement rien compris de la particularité du Royaume et de la portée de l’affluent hébraïque dans l’identité et de la culture marocaine. Ces errements à répétition ont toujours donné l’impression que le diplomate sort directement d’un épisode du célèbre feuilleton égyptien, Raafat Al-Haggan.

Emberlificoté par le passif de ses expériences jordanienne et égyptienne, submergé par les opportunistes et les intermédiaires, déboussolé par la fragilité de son gouvernement, David Govrin, n’a réussi aucune action palpable, aucun réel rapprochement économique, ni assumé aucune prise de position courageuse.

Il a investit son temps dans le folklore diplomatique, sans vraiment y croire. Instituant ainsi une nouvelle pratique dans la gestion des relations étrangères le « Fake folklore», le «Faklore».

Imbroglio sur la représentativité des israéliens au Maroc

En dehors de quelques formations politiques d’extrême gauche et autres d’obédience islamiste, les marocains ont bien assimilé le pragmatisme de la décision du Chef de l’Etat de la normalisation des relations avec Israël. Si la majorité y voient un gage supplémentaire pour la stabilité du pays, d’autres une opportunité de faire des affaires et de gagner de l’argent.

Ainsi, au lendemain de la signature de l’Accord tripartite Maroc-USA-Israël, plusieurs centaines de courriers de tout genre (évènements, voyages, business plan, partenariat,…) ont submergé les bureaux d’ordres des ministères notamment celui de Nasser Bourita.

Malheureusement, les initiatives sérieuses ont vite été noyées sous le flot des vagues de sollicitations d’intermédiaires opportunistes. En quelques semaines seulement, les critiques et les déceptions se sont enchainées, révélant au grand jour la stérilité de la mission israélienne, l’impéritie de la CGEM, l’hébétude de nos hommes d’affaires et la flétrissure de la vielle garde du judaïsme marocain.

L’exemple de la Chambre de Commerce et d’Industrie Maroc-Israël, CCIM, est édifiant. En presque une année d’existence, aucune seule action concrète n’a vu le jour. Pire, les membres de la Chambre vont découvrir que l’ambition de leur président Saïd Benryane, s’est arrêtée à un salaire mensuel de 30.000 dh.

«Un véritable scandal» nous a confié un proche du dossier. «De plus, Benryane ne rate aucune occasion pour « descendre » Nasser Bourita en public», a-t-il renchérit.

Un ancien ambassadeur qui dénigre le Chef de diplomatie de son pays, bravo la crédibilité.

Par ailleurs, face aux tergiversations de David Govrin, à sa diplomatie folklorique et la disqualification des organisations telles la CGEM et la CCIM, la prudence a vite gagné l’action des institutions officielles marocaines.

Au moment où la communication entre les organisations de défense et de renseignement s’est fluidifiée et intensifiée, celle entre les acteurs économiques s’est presque arrêtée. D’une part, les israéliens ne trouvent presque plus d’interlocuteur marocain disponible ou crédible. D’autre part, le couple Azoulay/Berdugo ont décidé de fermer la porte à tous les nouveaux venus, surtout ceux d’origine marocaine.

Aujourd’hui, la question de la représentativité des israéliens au Maroc est devenue un frein pour le processus de normalisation. A-t-on toujours besoin du tutorat d’André Azoulay et de Serge Berdugo ? Devons-nous privilégier les israéliens d’origine marocaine ? N’avons-nous pas à gagner en s’ouvrant aux autres décideurs et hommes d’affaires israéliens non marocains et non séfarades ?

Outre les enjeux politiques et d’influence évidents, les enjeux économiques sont aussi importants dans cette guéguerre fratricide. Rien que le business de la Cacheroute aiguise les appétits et suscite les velléités bouillonnantes d’une nouvelle génération d’israéliens ambitieux, fortunés et très pressés.

N’en déplaise aux sceptiques, cette situation semble être traitée avec discernement et clairvoyance au plus haut niveau de l’état.

Le 13 juillet dernier, le Roi Mohammed VI a décidé lors d’un Conseil des ministres, le renforcement du dispositif légal encadrant les institutions organisant la communauté juive marocaine par le biais de trois instances :

  1. Le Conseil national de la communauté juive marocaine
  2. La Commission des Juifs marocains de l’étranger
  3. La Fondation du judaïsme marocain.

Les FAR et la galaxie OCP : Coopération militaire et scientifique

La coopération militaire entre le Maroc et Israël a connu son apogée ce mois de septembre avec la participation, sur instructions du roi Mohammed VI, de l’Inspecteur général des Forces Armées Royales, Belkhir El Farouk, à la 1re Conférence internationale sur l’innovation de Défense «CII» à Tel Aviv.

Une visite sans précédent qui survient quelques semaines après le déplacement au Maroc du ministre de la Défense israélien Benny Gantz, suivi par la visite officielle du chef de Tsahal, Aviv Kochavi.

Quelques jours après le déplacement du Général El Farouk en Israël, les médias de l’Etat hébreu ont révélé les détails de l’acquisition par le Maroc d’au moins 150 drones à la société israélienne BlueBird Aero Systems. L’objectif est de soutenir diverses missions militaires et de renforcer les capacités de défense aérienne du Maroc.

Il s’agit des drones à décollage et atterrissage verticaux (VTOL) WanderB et ThunderB qui effectueront des missions de reconnaissance, de surveillance, de défense aérienne et d’urgence.

Bien que la valeur totale de l’accord n’ait pas été divulguée, des sources médiatiques ont déclaré qu’elle atteignait «des dizaines de millions de dollars».

L’intérêt de ce «deal» est qu’une partie des systèmes sans pilote serait construite au Maroc.

Par ailleurs, l’Université Mohammed VI Polytechnique et son bras d’investissement UM6P Ventures sont à ce jour les seuls organisations marocaines non militaires à avoir concrétisé des affaires avec Israël.

Lors de la 5ème édition de «Les Impériales», Yasser Biaz, président de UM6P Ventures a déclaré que son fonds a investit dans une startup israélienne spécialisée dan l’Agritech.

Alors que ce jeudi, Hicham El Habti, Président de l’UM6P était à Tel-Aviv pour signer un accord bilatéral de coopération énergétique entre Israël et le Maroc.

Dans le cadre de cet accord, des recherches bilatérales conjointes seront menées dans des domaines tels que les batteries rechargeables, le recyclage, l’énergie solaire et l’économie de l’hydrogène, ainsi que la résolution du défi majeur que représente pour le Maroc le stockage et le transport de son énergie vers les pays voisins tels que l’Espagne.

L’Inspecteur général des Forces armées royales Belkhir El Farouk en Israël la semaine prochaine

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L’Inspecteur général des Forces armées royales, Belkhir El Farouk, devrait arriver en Israël la semaine prochaine. Il participerait selon la presse israélienne à un colloque sur «l’innovation opérationnelle» organisé par Tsahal au quartier général de l’armée à Tel Aviv.

Les Forces de défense israéliennes ont annoncé qu’elles tiendraient une conférence d’une semaine sur l’innovation opérationnelle au quartier général de l’armée à Tel Aviv la semaine prochaine.

Tsahal a indiqué que des délégations militaires de 25 nations sont attendues, dont neuf enverront leurs chefs militaires.

Dans une déclaration, elle afirme que la conférence «permettra d’approfondir la coopération dans les domaines de la stratégie et de la défense, ainsi que de développer l’apprentissage mutuel approfondi et la coopération internationale lors du développement et de l’exploitation des capacités militaires».

«La conférence est une étape supplémentaire dans le renforcement de la coopération entre les FDI et d’autres pays du monde entier, ainsi que pour la création de la sécurité et de la stabilité régionales», ajoute les FDI.

«Une semaine internationale de l’innovation opérationnelle, qui se tient pour la première fois, débutera ce lundi, à laquelle participeront des chefs d’état-major et des commandants de nombreuses armées différentes dans le monde, ceci avec une compréhension des défis futurs partagés sur le champ de bataille» peut-on lire sur le compte Twitter de Tsahal.

La semaine se terminera par un large modèle opérationnel militaire dirigé par l’Arme terrestre et avec la participation de toutes les armes de Tsahal. Elle mettra en avant des capacités innovantes dans les méthodes de combat et réalisera le concept d’activation pour la victoire et le changement au combat sur le champ de bataille moderne auquel l’armée israélienne est confrontée, explique un communiqué de Tsahal.

La conférence a été planifiée par la division Shiloh (méthodes de combat et innovation) et sera dirigée par le chef d’état-major, le lieutenant-colonel Aviv Kochavi, et les membres du Forum d’état-major général qui participent à la transmission du contenu de la conférence. En outre, la conférence réunira des commandants du niveau opérationnel de combat de Tsahal qui exprimeront leur riche expérience militaire basée sur leur large compréhension basée sur les frictions quotidiennes auxquelles ils sont confrontés dans les différents secteurs et dimensions, précise la même source.

Le Maroc seul pays arabe invité à l’événement

Les nations participantes comprennent les États-Unis, la Grèce, Chypre, la Finlande, la Pologne, l’Italie, le Maroc, la République tchèque, l’Inde, l’Allemagne, les Pays-Bas, le Royaume-Uni, la Slovaquie, la Hongrie, la France, le Canada et l’Australie, ainsi que l’OTAN.

Liste des pays qui participeront à la conférence publiée sur le site officielle de l’armée israélienne

Le Maroc sera présent par une délégation de haut niveau. Selon la presse israélienne, c’est le Général de corps d’armée Belkhir El Farouk «himself» qui conduira la délégation. Il est rappelé que le Royaume avait reçu en juillet dernier, Le chef d’État-major de l’armée israélienne, Aviv Kohavi.

https://twitter.com/itayblumental/status/1567890452346544129?s=21&t=Zcx8wRUqLV2qkkQWJjHxLg
Live

Israël et les militants palestiniens déclarent une trêve à Gaza

Israël et le groupe militant palestinien du Jihad islamique ont déclaré une trêve dimanche en fin de journée, laissant espérer la fin de la plus grave flambée de violence à la frontière de Gaza depuis plus d’un an.

Reuters

Les forces israéliennes ont pilonné des cibles palestiniennes tout au long du week-end, déclenchant des tirs de roquettes contre les villes israéliennes, qui se sont largement atténués au moment où la trêve est entrée en vigueur à 23h30 (20h30 GMT).

La trêve a été annoncée dans des déclarations séparées du Jihad islamique et d’Israël, qui ont tous deux remercié l’Égypte d’avoir servi de médiateur pour le cessez-le-feu.

Les affrontements qui ont duré trois jours ont fait écho aux préludes des précédentes guerres de Gaza, bien qu’ils aient été relativement limités car le Hamas, le groupe islamiste au pouvoir dans la bande de Gaza et une force plus puissante que le Jihad islamique soutenu par l’Iran, était jusqu’à présent resté en dehors.

Les responsables de Gaza ont déclaré que 44 Palestiniens, dont près de la moitié sont des civils et des enfants, ont été tués jusqu’à présent. Les roquettes ont menacé une grande partie du sud d’Israël et poussé les habitants de villes comme Tel Aviv et Ashkelon à se mettre à l’abri.

Vendredi, Israël a lancé ce qu’il a appelé des frappes préventives contre ce qu’il prévoyait être une attaque du Jihad islamique destinée à venger l’arrestation d’un dirigeant du groupe, Bassam al-Saadi, en Cisjordanie occupée.

En réponse, le Jihad islamique a tiré des centaines de roquettes sur Israël. Lors d’une conférence de presse à Téhéran, le chef du groupe, Ziyad al-Nakhala, a déclaré que le Caire « s’efforcerait d’obtenir la libération » d’al-Saadi. Les responsables israéliens et égyptiens n’ont pas répondu immédiatement aux demandes de commentaires.

Dimanche, le Djihad islamique a étendu son rayon d’action pour tirer en direction de Jérusalem dans ce qu’il a décrit comme des représailles à l’assassinat par Israël, dans la nuit, de son commandant pour le sud de Gaza – le deuxième officier supérieur qu’il a perdu dans les combats.

Israël a déclaré que son intercepteur Iron Dome a abattu les roquettes juste à l’ouest de la ville. L’armée a déclaré que d’autres avaient manqué leur cible, faisant plusieurs morts à Gaza, tandis que le Hamas a affirmé que tous les décès palestiniens étaient dus aux frappes israéliennes.

Abasourdis par une nouvelle vague d’effusion de sang – après des flambées de guerre en 2008-09, 2012, 2014 et l’année dernière – les Palestiniens ont fouillé dans les ruines des maisons pour sauver leurs biens.

«Qui veut une guerre ? Personne. Mais nous n’aimons pas non plus garder le silence lorsque des femmes, des enfants et des dirigeants sont tués», a déclaré un chauffeur de taxi de Gaza qui s’est identifié seulement comme Abu Mohammad. «Œil pour œil.»

Quatre enfants tués ce dimanche dans des raids israéliens sur Gaza, le bilan monte à 41 mort

Quatre enfants palestiniens ont été tués dimanche dans de nouvelles frappes israéliennes sur la bande de Gaza, malgré des informations sur la possibilité d’une trêve, a indiqué le ministère de la Santé du mouvement palestinien Hamas au pouvoir dans l’enclave.

Depuis le début vendredi de l’opération militaire israélienne ciblant le mouvement armé palestinien Jihad islamique, «41 Palestiniens sont tombés en martyrs dont 15 enfants et quatre femmes, et 311 ont été blessés» dans la bande de Gaza, a indiqué le ministère dans un communiqué.

Urgent – Lapid : Israël a atteint ses objectifs à Gaza

Le Premier ministre Yair Lapid a déclaré aux responsables municipaux du sud qu’Israël avait atteint ses objectifs au cours des trois jours de combat à Gaza contre le Jihad islamique palestinien et qu’il n’y avait aucun avantage à poursuivre l’opération Breaking Dawn, selon les médias israéliens.

Live

Frappes israéliennes sur Gaza : Bourita réagit

Nasser Bourita a publié ce dimanche matin un communiqué exprimant la vive inquiétude du Royaume du Maroc suite aux frappes israéliennes sur la bande de Gaza qui ont fait 31 morts dont six enfants et quatre femmes et plus de 253 blessés.

«Le Royaume du Maroc suit avec une vive inquiétude la grave détérioration de la situation dans la bande de Gaza, à cause du retour des actes de violences et des combats, qui ont causé des pertes humaines et des dégâts matériels», indique Nasser Bourita dans un communiqué publié ce dimanche matin sur son site web et diffusé par l’agence presse nationale MAP.

Le ministre souligne que le Maroc, dont le Souverain, le Roi Mohammed VI, préside le Comité Al-Qods, «appelle à éviter davantage d’escalade et à rétablir le calme pour que la situation ne dégénère pas, épargnant ainsi à la région d’autres tensions qui compromettent les chances de paix».

Tout en réitérant ses positions constantes soutenant les droits du peuple palestinien, le Maroc affirme que la solution durable au conflit entre les deux parties, palestinienne et israélienne réside dans l’établissement d’un État palestinien indépendant vivant côte-à-côte avec l’État d’Israël dans la sécurité et la paix, conclut le communiqué.

Urgent : Israël croit avoir tué tous les hauts responsables de la sécurité du Jihad islamique à Gaza

Le chef de la direction des opérations militaires israélienne, le général de division Oded Basiuk, a annoncé ce samedi soir que selon «toutes les informations disponibles», Israël a tué les hauts gradés du Jihad islamique palestinien.

«Cette organisation a tenté de mener une attaque meurtrière contre des citoyens israéliens et des soldats de Tsahal en lançant un missile guidé antichar, pour tuer des civils et des soldats», déclare Basiuk lors d’une conférence de presse.

«Nous avons frappé et déjoué la chaîne [qui cherchait à] exécuter cette attaque», dit-il, faisant référence à l’assassinat de Tayseer Jabari, le commandant du groupe terroriste dans le nord de Gaza, et de Khaled Mansour, l’équivalent dans le sud de Gaza.

Jabari a été tué par une frappe aérienne israélienne vendredi après-midi, et Mansour il y a quelques heures.

«D’après toutes les informations dont nous disposons, [Mansour] a été [frappé] avec d’autres», dit-il.

«Tous les hauts responsables de l’aile militaire du PIJ à Gaza ont été [frappés]», ajoute Basiuk.

24 morts dont six enfants palestiniens

Vingt-quatre personnes dont six enfants sont mortes dans la bande de Gaza depuis le début de la flambée de violences entre Israël et le groupe Jihad islamique, a annoncé samedi le ministère de la Santé dans l’enclave palestinienne.

Israël bombarde Gaza, tue une fillette de 5 ans et un commandant du Jihad Islamique

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Les frappes aériennes israéliennes menées vendredi à Gaza ont tué au moins 15 personnes, dont une fillette de 5 ans, ainsi qu’un commandant du groupe Jihad islamique.

L’armée israélienne a confirmé le bombardement de la bande de Gaza ce vendredi après-midi en publiant une vidéo d’une frappe aérienne sur un appartement qui a tué un chef du groupe armée le Jihad islamique.

Début d’après-midi, l’armée a publié un message sur Twitter annonçant le bombardement de la bande de Gaza : «Suite aux menaces directes posées par le Jihad islamique palestinien à Gaza, Tsahal frappe actuellement dans la bande de Gaza. Une situation spéciale a été déclarée sur le front intérieur israélien. Détails à suivre».

Dans un communiqué, Tsahal révèle l’identité de la personne tuée suite à cette frappe, il s’agit du commandant principal du Jihad dans le nord de Gaza, Tayseer Jabari.

«Il faisait avancer les plans d’attaques aux missiles guidés antichars contre des citoyens israéliens et des soldats de Tsahal ces derniers jours le long de la frontière de Gaza» affirme le communiqué.

«Nous venons de cibler un commandant de haut rang du groupe terroriste palestinien Jihad islamique à Gaza. Tayseer Jabari était responsable de multiples attaques terroristes contre des civils israéliens.» a publié l’armée israélienne sur Twitter.

L’armée israélienne ajoute que 15 membres du Jihad islamique palestinien en route pour commettre une attaque de missiles antichars ou de snipers à la frontière ont été ciblés par cette attaque.

Plusieurs sites et bâtiments militaires du Jihad islamique ont été frappés, a précisé l’armée. Et souligne que les raids sur Gaza ne sont pas terminés.

« Tsahal continue de frapper des cibles terroristes dans la bande de Gaza, dont 6 postes militaires du Jihad islamique. Un certain nombre d’agents du Jihad islamique ont été neutralisés pendant les frappes» a annoncé l’armée sur son compte twitter.

«Le lieutenant général Aviv Kohavi a ordonné à l’armée de passer en mode d’urgence, en ouvrant le poste de commandement supérieur» précise la publication.

Des témoins et des sources de sécurité palestiniennes ont indiqué avoir assisté à plusieurs frappes, notamment une dans le centre de la ville de Gaza. Des journalistes de l’AFP ont vu des blessés être évacués par les services de secours et des pompiers s’activer pour éteindre des incendies.

Le ministère de la Santé à Gaza a de son coté fait état de huit morts, dont une fillette de cinq ans ainsi que 40 blessés.

«Les frappes de vendredi vont probablement conduire à une escalade plus large après une année de calme relatif à Gaza», écrit Barak Ravid sur Axios.

Le journaliste israélien précise que l’attaque est intervenue dans un contexte de tensions accrues à la frontière entre Israël et Gaza, après l’arrestation d’un membre haut placé du Jihad islamique en Cisjordanie occupée en début de semaine.

L’armée israélienne a ordonné l’état d’urgence dans toutes les villes israéliennes situées à moins de 80 km de la frontière avec Gaza. Son porte-parole des FDI a déclaré qu’il était probable que des roquettes soient tirées de Gaza vers le centre d’Israël, y compris Tel Aviv.

Déclaration du gouvernement israélien

Le Premier ministre israélien Yair Lapid et le ministre de la Défense Benny Gantz ont publié une déclaration commune et ont souligné que les frappes aériennes étaient destinées à «éliminer une menace concrète contre les civils israéliens.»

Lapid a déclaré qu’Israël «ne permettra pas aux organisations terroristes de fixer l’ordre du jour dans le sud d’Israël.»

Menace de riposte du Jihad Islamique

Le chef du Jihad islamique, Zyad Nekhale, a déclaré suite à l’attaque israélienne que l’organisation riposterait et que Tel Aviv serait l’une des cibles.

«Nous n’avons pas de ligne rouge, (…), Tel Aviv sera sous le coup des frappes de missiles de la résistance», a déclaré Nekhale dans une interview depuis l’Iran sur la chaîne al-Mayadeen.

Le Hamas a publié quant à lui une déclaration soulignant qu’Israël «sera tenu pour responsable et paiera le prix de son nouveau crime. Les groupes militaires de la résistance sont unies et elles répondront avec force».

L’arrestation d’un des leaders du Jihad Islamique mardi a mis le feu aux poudre

L’armée israélienne a arrêté mardi Bassam al-Saadi, un haut responsable du Jihad islamique, dans la ville de Jénine, dans le nord de la Cisjordanie occupée.

Le Jihad islamique, qui bénéficie du soutien de l’Iran, avait publiquement menacé de riposter à cette arrestation. Les responsables israéliens ont déclaré disposer de renseignements selon lesquels le groupe prévoyait d’attaquer des véhicules militaires et civils circulant près de la frontière avec des missiles antichars.

Tous les villages israéliens proches de la frontière avec Gaza sont verrouillés depuis mardi par crainte d’une attaque.

Ces derniers jours, les services de renseignement égyptiens, des responsables qataris et des diplomates des Nations unies ont mené des négociations intenses avec le Hamas, le Jihad islamique et Israël pour tenter d’éviter une escalade.

Selon les responsables israéliens, les efforts de médiation n’ont pas porté leurs fruits et le Jihad islamique a continué à préparer les attaques.

Gideon Sa’ar : Israël et le Maroc sont déterminés à lutter contre quiconque qui tente de miner leur souveraineté ou leur sécurité

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Au fur et à mesure des visites des hauts responsables israéliens, se dessinent clairement les contours d’une véritable coopération de sécurité et de défense entre le Maroc et Israël, d’un degré de maturité étonnant. Après Benny Gantz qui a balisé le terrain. Aviv Kohavi qui a brisé le plafond de verre psychologique. Le dernier hôte du Royaume, Gideon Sa’ar, Vice-Premier ministre et ministre israélien de la Justice, dévoile sans détour l’intensité et la force des liens entre les deux États.

Gideon Sa’ar, nouvel allié de Benny Gantz et nouvelle pièce maîtresse du jeu politique israélien est arrivé lundi 25 juillet à Casablanca pour une visite officielle de quatre jours. La présence de son épouse, la présentatrice vedette de la télévision israélienne Geula Even Saar, profère à cette visite un fort échos médiatique en Israël.

En effet, Geula Even Saar, du fait de la participation de son conjoint aux élections du 1er novembre, s’est vue signifier par son employeur, la chaîne de télévision publique Kan 11, sa suspension durant la période électorale. Une affaire largement médiatisée suite au refus de la présentatrice vedette d’accepter la décision de lui interdire les plateaux télés.

Gideon Sa’ar signe un article exclusif à L’Observateur et Al Ahdath Al Maghribia

Gideon Sa’ar, «جدعون ساعر» en arabe, est la deuxième personnalité politique israélienne après Benny Gantz à signer un article sur les colonnes du très influent groupe média marocain, Global Media Holding.

L’article du Vice-Premier ministre est paru dans les éditions du mardi 26 juillet d’Al Ahdath Al Maghribia sous le titre «Gideon Sa’ar : Merci Majesté le Roi» et de L’Observateur sous le titre : «Gideon Sa’ar : Les juifs auront toujours une place dans leur cœur pour le Maroc »

Le ministre israélien a articulé son article autour de trois axes :

  1. La sécurité du Maroc et d’Israël : un défi historique commun

L’histoire de la coopération en matière de sécurité, de défense et de renseignement entre le Maroc et Israël n’est plus un tabou dans le storytelling des responsables israéliens et dans les médias marocains. Ce qui était jadis, un secret d’Etats, est aujourd’hui un «game changer», un avantage et une supériorité géostratégiques indéniables.

Le vis-premier ministre israélien, Gideon Sa’ar, moins tenu à la réserve militaire que Benny Gantz et Aviv Kohavi a été très direct et très explicite dans sa description de cette coopération sécuritaire.

Israël et le Maroc sont déterminés à lutter contre quiconque tente de miner leur souveraineté ou leur sécurité.

Gideon Sa’ar sur L’Observateur du Maroc et d’Afrique

«Avec la fondation de l’État d’Israël, la coopération entre les deux pays était naturelle. Nous avons maintenu des relations de sécurité étroites qui se sont poursuivies et renforcées sous le règne de Sa Majesté le Roi Mohammed VI (même sans maintenir de relations publiques)», a-t-il affirmé.

Et d’ajouter : «En 1977, le Roi Hassan II a amené le ministre israélien de la Défense, Moshe Dayan, à rencontrer l’émissaire et conseiller personnel du président égyptien el-Sadate. Cela a permis une percée diplomatique, conduisant finalement à un contact direct entre Israël et l’Égypte, culminant avec la visite historique du président Sadate en Israël».

Le plaidoyer de Gideon Sa’ar le conduit à révélé l’intensité et le degré de maturité de la coopération sécuritaire entre les deux pays. Ainsi, il affirme sana ambiguïté qu’Israël et le Maroc sont dévoués à la relation qui s’est développée entre leurs établissements de sécurité respectifs et «sont déterminés à lutter contre quiconque tente de miner leur souveraineté ou leur sécurité».

  1. Coopération judiciaire : Signature d’une déclaration conjointe

«La justice est une pierre angulaire de toute foi et de toute société» écrit le ministre de la justice israélien.

Gideon Sa’ar annonce sur les colonnes de L’Observateur qu’au cours de sa visite, il allait procéder avec son homologue, Abdellatif Ouahbi, une déclaration conjointe concernant la coopération entre les systèmes juridiques israélien et marocain.

Parmi les domaines qui seront discuter :

  • La promotion de la Défense Publique,
  • Une plus grande accessibilité des citoyens au système judiciaire,
  • Les alternatives à la justice punitive.
  1. La place du judaïsme et de la communauté juive au Maroc

«La place que le judaïsme et la communauté juive ont au Maroc, pendant aussi longtemps, facilite les bonnes relations avec Israël, et rend les liens entre les peuples eux-mêmes si chaleureux, et pas seulement entre les dirigeants et les gouvernements», écrit le ministre israélien.

Gideon Sa’ar a tenu à remercier le Roi Mohammed VI et lui exprimer sa gratitude pour son engagement constant en faveur de la sauvegarde du patrimoine juif marocain et son support aux communautés juives au Maroc.

«Je tiens à remercier Sa Majesté le Roi Mohammed VI pour avoir bien voulu parrainer le processus de réorganisation des communautés juives au Maroc et pour l’inclusion des études juives dans le cursus national» a-t-il écrit.

«Je remercie également Sa Majesté le Roi Mohammed VI pour avoir récemment approuvé trois nouvelles institutions visant à protéger les traditions juives marocaines, tant dans le Royaume qu’à travers le monde», poursuit-il

«J’exprime également ma gratitude au Souverain pour avoir lancé un projet de réhabilitation pour des centaines de sites juifs à travers le Royaume – une action sans précédent dans la région» s’est félicité l’hôte du Royaume.

Gantz et Sa’ar fusionnent leurs partis politiques et se positionnent en favoris pour les élections de novembre

Le parti Bleu et Blanc du ministre de la Défense Benny Gantz et le parti Nouvel espoir du ministre de la Justice Gideon Sa’ar fusionnent, en perspective des élections législatives israéliennes du mois de novembre prochain. Les cinquième du genre en 3 ans et demi. L’annonce a été faire le 10 juillet dernier lors d’une conférence de presse conjointe.

«Aujourd’hui, nous posons la première pierre du prochain gouvernement», a déclaré Gantz.

«Les extrêmes ont donné le ton pendant trop longtemps, et le centre israélien est resté sans voix».
s’est-il indigné.

Benny Gantz a décrit l’année qu’il a passée sous la direction de l’ancien Premier ministre Benjamin Netanyahou, comme «une main sur le volant», qui a réussi à «arrêter au moment critique le coup qu’il allait être porté à la démocratie et à sauvegarder le système juridique.»

«Les citoyens d’Israël ont besoin d’un gouvernement qui fonctionne et qui s’occupe de sa sécurité nationale», a-t-il martelé avant de faire l’éloge de son nouvel allié, Gideon Sa’ar, le qualifiant de «leader courageux et honnête».

Gantz a appelé à l’unité tous ceux qui reconnaissent Israël comme un «État fort, confiant, juif et démocratique mais qui n’ont pas d’opinions racistes».

Projet électoral de la fusion : Droite patriotique et sécurité nationale centriste

Gideon Sa’ar a ensuite pris la parole et a souligné que la fusion serait celle de la «droite patriotique» mais avec des politiques de «sécurité nationale centriste».

«Benny Gantz s’est montré fort face à la machine à poison», a-t-il déclaré. Les décisions prises par Gantz ont été pour le bien du pays. Il a fait preuve de résistance face aux attaques.

Cela a prouvé que Gantz était « le leader approprié pour se tenir à la tête de ce gouvernement d’union », a-t-il dit.

Les négociations entre les deux leaders donnent au parti de Gideon Sa’ar, «New Hope», un tiers des sièges du parti commun, contre deux tiers pour les Bleu et Blanc, de Benny Gantz.

Le chef de l’armée israélienne Aviv Kohavi, se recueille à la grande synagogue Slat al-Azama de Marrakech

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Le Chef d’État-major de l’armée israélienne, Aviv Kohavi, s’est rendu ce mercredi à Marrakech, après une première journée de travail à l’État-major des Forces Armées Royales à Rabat. À son arrivée à la ville ocre, le Chef de Tsahal, a accompli une prière commune à la grande synagogue Slat al-Azama, en compagnie de la communauté juive du marocaine. Il s’est rendu plus tard à la base aérienne de Ben Guerir, où il a été reçu par le Colonel Major Hassan Mahwar.

Le Chef de l’armée israélienne a consacré une communication spéciale à la rencontre avec la communauté juive marocaine, ce mercredi à Marrakech. La protection, l’attention, le soutien et la bénédiction du Roi Mohammed VI et de ses ancêtres, dont jouissent ces marocains séfarades, leurs offrent un statut et une considération spéciaux au Maroc et à partout dans le monde.

De par sa formation, Maîtrise en Philosophie, et ses convictions personnelles, l’hôte spécial du Maroc, Aviv Kohavi, a montré une forte sensibilité à cette relation très particulière entre les juifs marocains, la monarchie et leur patrie, le Maroc. Consacrant une bonne matinée à une communauté extrêmement motivée et impliquée dans le processus de paix avec Israël.

Le Chef de Tsahal s’est tout d’abord recueilli au cimetière juif avant de se rendre à la grande synagogue Slat al-Azama dan l’ancienne médina de Marrakech. Aviv Kahovi et sa délégation ont été accueillis par des membres de la communauté juive marocaine et se sont échangés des présents-souvenirs. Le chef d’état-major général a ensuite assisté à un service de prière commune.

« Des milliers de Juifs israéliens ont des liens profonds avec le Royaume du Maroc. Beaucoup n’ont jamais pensé qu’ils verraient un chef d’état-major de Tsahal visiter le pays et sa communauté juive. Le partenariat 🇮🇱🇲🇦 marque un nouveau chapitre spécial dans la longue histoire du Moyen-Orient » a publié l’armée israélienne sur son compte Twitter .

https://twitter.com/idf/status/1549817578893238273?s=21&t=_qV11uilxDZINx96xj0Bpg

Selon les médias israéliens certains membres présents à cette rencontre auraient immigré en Israël avec l’organisation «Youth Aliyah», ont combattu aux côtés de Tsahal pendant la guerre du Kippour puis ils sont retournés après dans leur pays natal.

Au terme de sa visite, Aviv Kohavi a félicité la communauté juive marocaine et l’a remerciée pour sa «contribution au peuple juif en Israël et dans la diaspora».

«Je suis fier et enthousiaste de vous rencontrer… votre rôle dans la lutte pour l’État d’Israël, et aujourd’hui vous travaillez ici pour la communauté juive et pour approfondir les liens avec Israël», a-t-il déclaré.

Aviv Kohavi a marqué son passage à la tête de l’armée par une révolution culturelle au sein de l’État-major de Tsahal. En février 2021, il effectué un large et important remaniement qui avait pour grande particularité et objectif de gommer le paramètre sectaire des critères d’admission à l’état-major. En effet, sur les cinq généraux nommés, quatre était séfarades et un seul d’origine ashkénaze.

« Le simple fait que personne n’ait mentionné les origines de ces généraux est en soi une excellente nouvelle dans un État d’Israël qui, trop souvent, développe une fâcheuse tendance communautariste » avait écrit i24News. 

Kohavi à la base aérienne de Ben Guérir : Drones et F-16

Aviv Kohavi s’est ensuite déplacé à la base aérienne de Ben Guérir, située à 75 Km de Marrakech pour une réunion de travail avec le Colonel Major Hassan Mahwar. Les deux responsables militaires ont passé en revue les sujets importants et discuté de la coopération entre les forces aériennes des deux armées.

Le chef d’état-major de Tsahal Aviv Kohavi reçu par le Colonel-Major Hassan Mahwar à la base aérienne marocaine de  »Ben Guérir ». (crédit : IDF)

Kohavi était accompagné par le chef de la division de la recherche et du renseignement, Brigadier Général Amit Saar. Ils ont été informé par la partie marocaine sur la menace locale des drones et ont reçu une présentation concernant l’escadron de chasseurs F-16 de la base.

En outre, la délégation israélienne a visité, la veille la brigade des parachutistes des Forces Armées Royales et s’est entretenue avec les commandants de l’unité.

Qui est Aviv Kohavi ?

Aviv Kohavi est le deuxième des trois enfants nés de Shaul et Riva Kohavi. Son père était propriétaire d’un magasin et sa mère était professeur d’éducation physique. Il a grandi à Kiryat Bialik dans le district de Haïfa, a étudié à l’école Habonim de Kiryat Bialik et à l’école professionnelle Ort Kiryat Bialik et a été membre du mouvement de jeunesse «HaMahanot HaOlim».

Kohavi s’est engagé dans l’armée en août 1982, s’est porté volontaire pour les parachutistes et a été affecté au 890e bataillon. Au cours des années suivantes, il a pris le commandement d’un peloton et a servi en tant qu’officier des opérations du bataillon.

Il obtient une licence en philosophie à l’Université hébraïque et est ensuite nommé commandant de la branche des opérations de la brigade des parachutistes. En 1993, Kohavi est promu lieutenant-colonel et occupe ce poste jusqu’en 1994. En 1995, il est nommé commandant de la brigade de parachutistes et occupe ce poste jusqu’en 1997. Il occupe le poste de commandant adjoint de la brigade des parachutistes entre 1997 et 1998. En 1998, après avoir obtenu sa maîtrise à Harvard, il est nommé commandant de la division orientale de l’unité de liaison pour le Liban.

En 2001, il est nommé commandant de la brigade des parachutistes, où il sert jusqu’en 2003. Au cours de l’opération «Bouclier défensif» de cette année-là, Kohavi a mené sa brigade de parachutistes à la capture du camp de réfugiés de Balata à Naplouse. Il a mis au point une nouvelle tactique consistant à percer les murs des résidences plutôt que d’entrer par la façade des bâtiments où les soldats pourraient être pris pour cible par des tireurs d’élite. Cette tactique a ensuite été adoptée par l’armée américaine en Irak et en Afghanistan.

Le chef d’état-major Aviv Kohavi s’entretient avec des soldats participant à un exercice sur la base de Tzeelim, dans le sud d’Israël, simulant un futur conflit militaire dans la bande de Gaza, le 26 février 2019.

En 2003, Kohavi a été promu au rang de général de brigade et a été nommé commandant de la brigade des pompiers. Il occupe ce poste jusqu’en novembre 2004. Le 30 novembre 2004, il a été nommé commandant de la division de Gaza. Pendant son service en tant que commandant de division, deux événements majeurs ont eu lieu : le désengagement en septembre 2005 et l’enlèvement de Gilad Shalit en juin 2006.

Après avoir passé du temps aux États-Unis et obtenu un second master en relations internationales à Johns Hopkins, il est rentré en Israël et a été nommé chef de la direction des opérations où il a servi de 2007 à 2010.

Gantz et Kohavi rendent visite aux forces de Tsahal qui simulent une guerre avec le Hezbollah à Chypre -31 Mai 2022

En 2010, il est promu au rang de général de division et nommé chef du renseignement militaire. En 2017, il a été nommé chef d’état-major adjoint et a servi jusqu’au 13 décembre 2018. Le 15 janvier 2019, il a été promu et a commencé son service en tant que 22e chef d’état-major d’Israël.

Aviv Kohavi vit dans le village communautaire d’Adi au nord d’Israël. Il est marié à Yael, avocate de profession, est procureur adjoint et père de trois filles. Végétarien depuis le lycée et peintre amateur.

Aviv Kochavi recevant ses épaulettes par son épouse Yael et l’ancien Premier ministre israélien Benjamin Netanyahu lors d’une cérémonie de remise, le 15 janvier 2019, au ministère de la Défense à Tel Aviv.
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