Cyabra : bijou technologique et modèle de l’esprit d’entreprise et d’innovation en Israël

Tous les ingrédients ont été réunis pour faire de la 1ère rencontre du forum #Morocco21 «the place to be» de tout le gotha médiatique et économique casablancais. Si la bienveillance et le professionnalisme de son organisateur Omar Dahbi et de ses équipes ont constitué le socle de cette réussite, le choix du thème, «Cybersécurité et Fake-news» – le jour même où le site de la CGEM venait de subir un hacking – et la qualité de l’invité, Cyabra, une startup israélienne qui a le vent en poupe, a donné un caractère spéciale et captivant à cet évènement. Mais au-delà du savoir-faire technologique de Cyabra, de la qualité des échanges et des thématiques abordées, le plus important apprentissage de cette rencontre a été la manifestation de la puissance du modèle israélien qui fait du triptyque recherche-innovation-entrepreneuriat un levier majeur de l’économie et de la défense et un outil de soft power extraordinaire aux retombées multiples. A ce titre, on ne peut pas s’empêcher de se comparer. L’inaction du Maroc face à l’effet d’accélération considérable qu’a eu la pandémie sur la transformation digitale des individus et des organisations est frustrante. Une situation qui trouve son origine dans l’illettrisme numérique de nos gouvernements successifs, l’immobilisme des agences spécialisées à l’image de l’AMDIE et de l’ADD et les pratiques discriminatoires qui gangrènent toutes nos levées de fonds.

La première rencontre du forum #Morocco21 organisée par News Com Africa s’est tenue jeudi 25 novembre 2021 au Hyatt Regency à Casablanca. Le dit forum s’est donné comme mission l’enrichissement du débat autour de la mise en oeuvre des recommandations du nouveau modèle de développement élaborées par la CSMD.

Le thème de ce premier rendez-vous a été celui de la «Cybersécurité et la désinformation». Pour cela, les organisateurs ont convié Dan Brahmy, PDG d’une stratup israélienne qui est entrain de révolutionner l’analyse du web et des réseaux sociaux.

En effet, Cyabra est spécialisée dans la conception d’outils d’aide à la décision qui mesurent entre autres l’authenticité et l’impact des conversations en ligne et détecte et analyse les fausses informations et leurs auteurs.

En seulement trois ans, la jeune entreprise a levé plus de 10,4 millions de dollars et compte parmi ses clients de nombreuses organisations publiques et privées aux quatre coins du globe.

Dan Brahmy, âgé seulement de 30 ans est franco-israélien et d’origine maroco-tunisienne. Son discours est parfaitement rodé et millimétré. Déformation professionnelle ou posture commerciale, le ton du jeune PDG s’accorde avec le récit glaçant des menaces cybernétiques qui hantent les gouvernements, les entreprises, les écoles et les familles. Une heure de présentation est suffisante pour dissuader l’auditoire de reprendre son smartphone, d’utiliser une messagerie instantanée et encore moins de commenter ou de poster sur les réseaux sociaux.

Le monde cybernétique devient de plus en plus dangereux et cela s’accentue avec l’accessibilité de nouvelles technologies comme le deepfake et l’intelligence artificielle. La taille et la puissance de certaines GAFA, dont la plus inquiétante reste à ce jour Meta le nouveau «variant» de Facebook, constituent de très sérieuses menaces quand aux risques de manipulation de masse. Le pression de leurs actionnaires guidés par l’appât du gain favoriserait, selon Brahmy, la prolifération de la désinformation.

Attentive à ce retour d’expérience, l’assistance du #Morocco21, composée d’ambassadeurs, de décideurs d’établissements financiers, de chefs d’entreprises, d’experts et de journalistes, a interpellé l’expert israélien qui s’est prêté au jeu des questions-réponses.

Les interrogations et inquiétudes soulevées lors de cet échange ont concerné entre autres : le manque de préparation des marques marocaines aux risques de la désinformation, la vulnérabilité des systèmes d’information ouverts sur Internet et des applications mobiles, l’incompatibilité des solutions d’analyse du web et des réseaux sociaux avec le contexte marocain et l’absence de sensibilisation des parents et des éducateurs à la surexposition des enfants aux risques accrus sur Internet.

Israël, «Startup Nation» par excellence, un modèle d’innovation pour les pays émergents

La première image qui nous vient à l’esprit quand on échange avec le jeune dirigeant de la Stratup israélienne et le head of Business Development d’un des fonds d’investissement qui l’accompagne est une vidéo qui tourne encore sur Twitter où l’on voit Thami Ghorfi affalé sur un fauteuil lançant à un jeune porteur de projet : « je suis prêt à investir dans ton business, je vais donner de ma poche 50.000 dhs».

Israël qui compte douze prix Nobel et figure ainsi parmi les 15 champions mondiaux pour le nombre de lauréats, a fait de l’innovation l’une des ressources naturelles les plus précieuses. Le pays a d’ailleurs mis en place un écosystème d’innovation transversal et multidimensionnel s’articulant autour de la recherche, l’excellence, l’entrepreneuriat, le financement et l’export.

Pour propulser et maintenir une discipline de création et de production, l’écosystème d’innovation israélien a placé à sa tête une locomotive infatigable, l’armée. En effet, Tsahal reste à aujourd’hui le principal incubateur de startups innovantes du pays.

De plus, comme l’innovation c’est principalement de la matière grise, de la rigueur scientifique et une utilité sociale ou économique, l’essentiel des chercheurs et des ingénieurs israéliens passent obligatoirement par un service militaire qui dure trois ans pour les garçons et deux pour les jeunes filles.

«Quand ils en sortent vers 22 ans, prêts à commencer leurs études, les jeunes ont le sens des responsabilités et de la discipline. Ils sont plus motivés et deviennent plus créatifs», rapporte LeFigaro dans un dossier spécial consacré sur le sujet.

Puis il y a l’Autorité israélienne de l’innovation, une entité publique indépendante et impartiale responsable de la politique d’innovation du pays et qui œuvre au profit de l’écosystème de l’innovation et de l’économie israélienne dans son ensemble.

C’est cette même Autorité, qui elle même financée par des fonds publics, compte parmi ses prérogatives l’élaboration des plateformes de financement visant à répondre efficacement aux besoins des écosystèmes d’innovation.

L’Autorité israélienne de l’innovation finance les entrepreneurs en démarrage, les entreprises matures développant de nouveaux produits ou procédés de fabrication, les groupes universitaires cherchant à transférer leurs idées sur le marché, les entreprises mondiales intéressées à collaborer avec la technologie israélienne, les entreprises israéliennes à la recherche de nouveaux marchés à l’étranger et les usines traditionnelles cherchant à intégrer une fabrication innovante et avancée dans leurs procédés.

Les tickets pour l’incubation de projets d’innovation en lancement démarrent à 1 million $ que l’Autorité finance à hauteur de 85% et le reste est supporté par un fonds d’investissement privé qui s’engage à accompagner le projet jusqu’à sa maturité.

La réussite du modèle est spectaculaire :

  • Israël dispute à la Corée du Sud la première place mondiale pour les dépenses de recherche et développement (R&D), soit 4,25 % de son PIB;
  • Israël abrite aujourd’hui plus de 350 centres de R&D de sociétés multinationales;
  • Le pays est le deuxième poids lourd mondial de l’innovation, juste derrière la « Silicon valley »;
  • Il produit le nombre le plus important de startups par habitant au monde;
  • La Silicon Wadi, une région comptant plus de 5000 start-ups est classée au 6e rang des plus grands écosystèmes de start-ups au monde;
  • Le secteur « high tech » emploie directement 10% de la population active, génère 15% du PIB et représente 45% des exportations;
  • Tel-Aviv se classe : au 2e rang mondial des écosystèmes dans le secteur de la cybersécurité et au 3e rang en matière d’intelligence artificielle;
  • Jérusalem se classe parmi les leaders en science de la vie;
  • La VoIP, le Firewall, la clé USB, la messagerie instantanée, le Face ID d’Apple sont une innovation israélienne.

L’invitée du forum #Morocco21, la société Cyabra est elle même le produit de cet écosystème vertueux.

Les trois jeunes fondateurs ont fait le service militaire, deux d’entre eux ont démarré leur carrière professionnelle au sein de l’armée où ils ont développé leur savoir faire technologique et leur maîtrise de l’intelligence artificielle et du data-mining.

Pour son lancement en juin 2018, Cyabra a levé 1 millions de dollars auprès la branche d’investissement de l’Université de Tel Aviv, TAU Ventures puis 2 millions $ la deuxième année auprès du même investisseur.

En 2021, après seulement trois exercices, la startup va lever coup sur coup, 2 millions $ et 5,6 millions $ auprès de fonds prestigieux, notamment Founders Fund qui compte dans son portefeuille, excusez du peu, SpaceX, Palantir et Facebook, ainsi que le fonds OurCrowd dont le Head of Business est un marocain, Youssef Seffar.

Source : Dealroom

Durant son périple au Maroc, Dan Brahmy s’occupait de présenter les services de son entreprise et de parler aux médias et son actionnaire se chargeait de tout le reste : PR, RDV, Lobbying… Chacun des partenaires se focalisait sur sa mission et sur ce qui sait faire et tout le monde en sortait gagnant.

D’ailleurs ce schéma de fonctionnement a permis au jeune PDG de faire le tour du monde en quelques mois, l’Europe de l’Est, l’Amérique du Nord et du Sud, les Émirats arabes unis, le Maroc et tout récemment l’Arabie saoudite.

L’autre particularité de ce couple, startupeur/investisseur est la simplicité, l’humilité et la discrétion. Rien dans l’ostentatoire, toute l’énergie et l’attention est concentrée dans le contenu, la mission et les objectifs.

Enclavé, avec un territoire désertique et sans ressources naturelles, Israël est un modèle pour les pays émergents. Le pays a investi dans l’humain, a rationalisé ses ressources et a su inculquer à ses jeunes et à ses fonctionnaires l’esprit entrepreneurial.

En invitant pour la première édition un acteur d’un pays qu’on ne connait finalement que très peu, Omar Dahbi, Président de News Com Africa, a réussi la mission fondatrice de son forum à savoir «approfondir la réflexion et le partage de savoir-faire dans la construction du Maroc de demain».

Une panne géante d’Internet paralyse les plus grands sites web du monde

D’innombrables grands sites Web, notamment Reddit, Spotify, Twitch, Amazon, Stack Overflow, GitHub, gov.uk, Hulu, HBO Max, Quora, PayPal, Vimeo, Shopify, Stripe et les médias CNN, The Guardian, The New York Times, BBC, Financial Times et LeMonde sont actuellement confrontés à une panne géante d’Internet. La société Fastly, serait à l’origine de la panne.

En plus de l’inaccessibilité de ces sites, des bugs mineurs ont aussi été relevés sur d’autres plateformes, notamment sur Twitter où les émojis n’apparaissent parfois plus. Une description de l’émoji en question remplace l’image.

Le problème semble être résolu car les sites Web et les services concernés se chargent désormais normalement. Fastly, l’entreprise américaine à l’origine de la panne n’a pas encore communiqué sur la source du dysfonctionnement qui a duré environ une heure.

Le problème d’aujourd’hui ne se limite pas à un data center en particulier. Fastly appelle cela une « perturbation CDN mondiale » et il semble que cela affecte le réseau de l’entreprise à l’échelle mondiale.

Content delivery network (CDN)

Fastly, est un CDN (content delivery network ou réseau de diffusion de contenu en français), un intermédiaire technique spécialisé dans l’accélération de chargement des pages Internet.

Les réseaux de diffusion de contenu (CDN) sont un élément clé de l’infrastructure Internet. Ces sociétés exploitent des réseaux mondiaux de serveurs pour améliorer les performances et la disponibilité des services Web. Les CDN agissent comme des serveurs proxy et mettent en cache certaines données aussi près que possible de l’utilisateur final. Par exemple, le contenu multimédia est souvent mis en cache sur un serveur CDN près de chez vous afin qu’il n’ait pas à être récupéré sur le serveur d’origine chaque fois qu’un utilisateur charge une page Web.

Même si le web est une plateforme numérique, il est très physique par nature. Lorsque vous chargez une page sur un serveur à l’autre bout du monde, cela va prendre des centaines de millisecondes pour obtenir la page. Au fil du temps, cette latence s’additionne et cela ressemble à une expérience lente. Lorsqu’une page est déjà mise en cache, un CDN peut généralement commencer à envoyer le contenu de la page en moins de 25 millisecondes.

Au fil du temps, les CDN ont ajouté plus de fonctionnalités, telles que l’équilibrage de charge, la protection DDoS, les pare-feu d’applications Web et d’autres fonctionnalités de sécurité. Les CDN populaires incluent Fastly, Cloudflare, CloudFront sur Amazon Web Services et Akamai.

Fastly en particulier est très populaire auprès des sites Web de médias. La société est devenue publique en 2019. Les actions Fastly (NYSE:FSLY) se négocient actuellement à 48,06 $, en baisse de 5,21% par rapport au cours de clôture d’hier.

Open Startup Maroc célèbre les 7 équipes finalistes

26 étudiants d’Al Akhawayn ont participé à ce programme. 6 d’entre eux se sont qualifiés en demi-finale; 5 des 7 équipes finalistes incluaient chacune un membre étudiant d’Al Akhawayn, et chacune des 3 meilleures équipes avait un étudiant Al Akhawayn, ce qui illustre l’esprit d’excellence, d’innovation et de prise d’initiative qui règne au sein de la communauté de l’Université.

Dans le cadre de ses actions en faveur de l’innovation et de l’entreprenariat des jeunes, l’Université Al Akhawayn à Ifrane (AUI), à travers sa School of Business Administration, a été partie prenante pour lancer le programme Open Startup Maroc, qui vise à inculquer aux étudiants universitaires marocains et aux jeunes diplômés les compétences et connaissances pour lancer leur propre idée et entreprise.

C’est ainsi que le Président d’Al Akhawayn, Dr. Amine BENSAID, le Chargé d’Affaires de l’Ambassade des États-Unis au Maroc, M. David GREENE, le Président de l’Université Mohamed VI Polytechnique, M. Hicham EL HABTI et le Président d’Impact pour le Développement (IFD), M. Tarik NESH-NESH ont pris part, hier 29 mars 2021, à la cérémonie de clôture pour célébrer les 7 équipes finalistes et annoncer l’équipe gagnante du programme, choisie parmi 94 participants.

26 étudiants d’Al Akhawayn ont participé à ce programme. 6 d’entre eux se sont qualifiés en demi-finale; 5 des 7 équipes finalistes incluaient chacune un membre étudiant d’Al Akhawayn, et chacune des 3 meilleures équipes avait un étudiant Al Akhawayn, ce qui illustre l’esprit d’excellence, d’innovation et de prise d’initiative qui règne au sein de la communauté de l’Université.

Fruit d’un partenariat tripartite entre Impact For Development (IFD), l’Université Al Akhawayn (AUI), l’Université Mohammed VI Polytechnique (UM6P), l’Université de Columbia et OST International, Open Startup Maroc est un programme de pré-incubation suivant un modèle basé sur le soutien d’un réseau au niveau national et international, qui permet le partage des enseignements, l’avancement des connaissances, le renforcement des capacités ainsi que le rayonnement à l’international. Il s’étale sur quatre mois et rassemble des équipes d’étudiants à fort potentiel issus d’institutions publiques et privées marocaines multidisciplinaires et multi-régionales.

A noter qu’en septembre 2021, AUI et UM6P avaient signé une convention pour renforcer leur coopération en matière d’enseignement, d’e-learning, d’innovation, de recherche et d’entreprenariat.

GlaxoSmithKline dit que le «tsar du vaccin de Trump» est accusé de harcèlement sexuel

/

KEY POINTS :

  • Moncef Slaoui a été licencié ce mercredi de son poste de président du conseil d’administration de sa filiale Galvani Bioelectronics, une joint-venture avec Alphabet’s Verily.
  • Il est accusé de harcèlement sexuel et de conduite inappropriée à l’égard d’un employé alors qu’il dirigeait auparavant la recherche et le développement chez GSK jusqu’en 2017.
  • Une enquête menée par un cabinet d’avocats aurait corroboré les allégations, qui concernaient des incidents survenus il y a plusieurs années.

Que se passe-t-il ?

«Moncef Slaoui, devenu le tsar des vaccins de l’administration Trump, a été accusé de harcèlement sexuel et de conduite inappropriée à l’égard d’un employé pendant son séjour chez un fabricant de médicaments britannique» a écrit le Financial Times ce mercredi.

Le fabricant britannique n’est autre que GlaxoSmithKline (GSK) multinationale britannique, l’un des dix géants de l’industrie pharmaceutique mondiale. Lequel laboratoire a publié un communiqué de presse, disponible sur son site internet, qui confirme l’information du FT et annonce le licenciement de Moncef Slaoui.

«Le conseil d’administration de GlaxoSmithKline plc («GSK»), l’actionnaire majoritaire de Galvani Bioelectronics («Galvani»), a annoncé aujourd’hui le licenciement de Moncef Slaoui en tant que président du conseil d’administration de Galvani, avec effet immédiat» affirme le communiqué.

«Le licenciement fait suite à la réception d’une lettre contenant des allégations de harcèlement sexuel et de conduite inappropriée envers un employé de GSK par le Dr Slaoui, survenue il y a plusieurs années alors qu’il était employé de GSK», précise la même source.

Dès réception de la lettre, le conseil d’administration de GSK a immédiatement ouvert une enquête auprès d’un cabinet d’avocats expérimenté pour enquêter sur les allégations. L’enquête sur la conduite du Dr Slaoui a corroboré les allégations et se poursuit toujours, révèle le communiqué.

Dans les coulisses :

Selon le Financial Times, Emma Walmsley, PDG de GSK, a écrit une lettre aux employés disant que la société avait reçu en février dernier, un courrier détaillant les allégations de harcèlement sexuel contre Moncef Slaoui. Elle a dit dans sa lettre qu’elle était «choquée» et «en colère».

«Depuis février, les plus hauts responsables de notre entreprise s’efforcent de comprendre et de résoudre ce qui s’est passé», a-t-elle écrit. «La protection de la femme qui s’est manifestée et de sa vie privée a été une priorité essentielle tout au long de cette période. Cela va continuer. Je respecte et admire son courage et sa force. Ces derniers temps, j’ai passé de nombreuses nuits à me mettre à sa place. Plus que tout, cela n’aurait tout simplement pas dû se produire.»

Moncef Slaoui avec la directrice générale de Glaxo, Emma Walmsley, lors de la cérémonie d’ouverture du Slaoui Center for Vaccines Research à Rockville, en 2016

En quoi est-ce significatif ?

Moncef Slaoui a été choisi par Donald Trump pour diriger le programme gouvernemental américain Operation Warp Speed et réaliser ce qu’on croyait impossible: le développement d’un vaccin contre le Covid-19, en moins d’un an.

Le chercheur biologiste d’origine marocaine et ancien chef de la Recherche et Développement de GSK, devient après la fameuse conférence de presse aux côtés de Trump et Fauci, l’avatar de la course mondiale au vaccin, dopée par une collaboration inédite entre le secteur pharmaceutique, les scientifiques et les institutions publiques, financée par un budget de pas moins de 14 milliards de dollars.

L’opération Warp Speed ​​a été saluée comme un point positif dans la réponse de l’administration Trump à la pandémie de coronavirus. Un projet qui sera mis à la trappe après la prise de contrôle de l’administration Biden.

Le divorce brutale entre Dr Slaoui et GSK survient au moment où la guerre des vaccins a atteint à son paroxysme. Alors qu’AstraZeneca subit une pression mondiale suite à la polémique sur ses effets secondaires et son efficacité contre les variants et que Pfizer et Moderna continuent de fournir les américains et les israéliens, GSK a annoncé, le 22 février 2021, sa collaboration avec le laboratoire français Sanofi Pasteur pour développer un candidat-vaccin anti-Covid-19 fondé sur la technique de fabrication à base de protéines recombinantes. Ce vaccin devrait être disponible au quatrième trimestre de 2021.

Moncef Slaoui dont le nom est lié à vie au vaccin Moderna est devenu récemment le directeur scientifique de Centessa, un roll-up biotech créé à partir de 10 entreprises soutenues par Medicxi, une société européenne de capital-risque dont il est associé. Ni Centessa ni Medicxi n’ont répondu à une demande de commentaire.

Cette nouvelle voie choisit par Slaoui l’éloigne de GSK, qui ne va pas hésiter de profiter de ces graves accusations d’harcèlement pour dissocier définitivement le nom du chercheur marocain de celui de la multinationale britannique.

En effet, en déclarant dans un communiqué que le comportement de Slaoui était «totalement inacceptable» et en faisant appel à Grace Speights, associée du cabinet d’avocats Morgan Lewis, basé à Washington, pour diriger l’enquête, GSK annonce la couleur. Speights est connue pour son travail de haut niveau dans les affaires d’inconduite en milieu professionnel, en particulier à l’ère de #MeToo. D’ailleurs, la machine est déjà lancée, la société a annoncé :

  1. d’ores est déjà, que son centre de R&D sur les vaccins, ne porterait plus le nom de Slaoui.
  2. qu’elle examine également les stocks options de Slaoui, qui, l’année dernière, valaient environ 10 millions de dollars. Il avait précédemment refusé de les abandonner en rejoignant l’opération Warp Speed, arguant qu’il s’agissait de ses économies de retraite.
  3. le remplacement de Slaoui par Christopher Corsico, vice-président senior chez GSK et membre actuel du conseil d’administration de Galvani.

[TECH-EVENT] Êtes-vous IoT & IA ready ?

/

MOBIBLANC, acteur incontournable du conseil en technologies et de l’accompagnement en transformation digitale au Maroc, organise, ce mardi 24 Mars, un webinar traitant de «l’intelligence artificielle des objets ou IAoT». Un débat qui verra la participation de Muhammad Zeeshan Asghar, Directeur Général de CellSenal, partenaire technologique de Mobiblanc, installé en Virginie aux États-Unis.

C’est quoi «l’intelligence artificielle des objets ou IAoT» ?

L’AIoT, Artificial Intelligence of Things, combine les technologies de l’intelligence artificielle (IA) et l’infrastructure de l’Internet des objets (IoT, Internet of Things).

Ainsi, quand la connexion des machines (généralement sans fil) est établie, les données générées à partir de ces machines (via des plateformes de visualisation ou d’application) nous permettent :

  • un fonctionnement plus efficace des objets connectés,
  • une amélioration des interactions homme-machine,
  • une richesse de la gestion des données et l’analytique.

Are you «IoT & IA & 5G ready» ?

La combinaison du Cloud, de l’IoT, du Big Data et de l’Intelligence Artificielle est entrain de révolutionner l’économie mondiale. Une révolution qui s’ajoute à celle de la 5G qui va porter à un autre niveau le développement de nouveaux usages des smartphones, tablettes et autres objets connectés.

Etude datée de 2018, démontre que la 5G, l’intelligence artificielle et l’IoT transformeront les États-Unis qui auront 260 millions de connexions 5G d’ici 2025

Les entreprises et leur DSI se trouvent submergés par la déferlante de demande et les métiers n’attendent pas et prennent le lead sur l’ensemble de leurs besoins, créant ce que les professionnels appellent le Shadow IoT. Un système d’information parallèle qui échappe au contrôle et à la sécurité des entreprises mais les prive surtout de données stratégiques.

C’est dans ce contexte que MOBIBLANC, un des leaders du marché marocain de la transformation digitale, lance à travers sa BU Telecom une nouvelle offre pour répondre à ces nouveaux enjeux. Un catalogue de services permettant de construire toute la chaîne de valeur autour des objets connectés, de l’intelligence artificielle mais aussi du Big Data.

S’inscrire au Webinar

«Création d’opportunités infinies pours les entreprises télécom en intégrant l’Intelligence artificielle aux objets connectés» est le thème du Webinar organisé par la BU «TELECOM SERVICES» de MOBIBLANC, ce mardi 24 mars à 16h. Un événement qui verra la participation d’un spécialiste du domaine, Muhammad Zeeshan Asghar, Directeur Général de CellSenal, partenaire technologique de Mobiblanc, installé en Virginie aux États-Unis.

Deux manière pour s’y inscrire :

  1. Linkedin :

2. Facebook :

#Tabsite, une volonté royale transformée en choc de simplification administrative

/

Ahmed Laamoumri, est le haut responsable qui s’apprête à administrer à coup d’articles de sa loi 55.19 et de notifications de son #PNA, en guise de défibrillateurs, le choc de simplification administrative, à même de recréer le lien de confiance entre les citoyens marocains et leur administration. Un seul mot d’ordre : #Tabsite! Un vocabulaire emprunté du discours royal du 29 juillet 2019 et transformé en hashtag mobilisateur et en appel de ralliement à toutes les bonnes volontés et les bonnes énergies.

«Le secteur public doit, sans tarder, opérer un triple sursaut en termes de simplification, d’efficacité et de moralisation», un passage du discours royal du 29 juillet 2019, qui semble avoir bien résonné dans la têtes des responsables de l’administration marocaine. Il faut dire que le sujet revenait systématiquement dans presque tous les discours royaux.

«La Réforme de l’Administration et de la Fonction Publique est un chantier qui n’a que trop duré. Le Roi Mohammed VI, qui met cette reforme au cœur du projet social du Royaume, ne cesse d’ailleurs de nous rappeler l’urgence de sa mise œuvre» a déclaré Ahmed Laamoumri, Secrétaire Général du Ministère de la Fonction Publique et de la Modernisation de l’Administration, à l’occasion du rencontre d’information au sujet du lancement d’une campagne de sensibilisation sur la mise en œuvre de la loi N° 55.19 relative à la simplification des procédures et formalités administratives.

Choc de simplification

«La copie légalisée, c’est fini»

«Les double et triple copies, c’est fini»

«Le silence de l’administration, c’est fini»

«Les procédures qui n’ont aucune référence juridique, c’est fini»

«Citoyens, on va vous munir d’un outil qui va vous permettre de na pas subir les abus de certaines administrations».

Tenez-vous bien chers lecteurs, ces phrases n’émanent pas d’un politique en campagne mais bel et bien de M. le Secrétaire général, himself, depuis les bureaux de son administration et devant un parterre d’invités composés entre autres de journalistes et de créateurs de contenus.

Un ton qu’on retrouve chez l’ensemble des membres de la commission technique de simplification des procédures et formalités administratives qui ont également pris la parole pour témoigner sur l’avancement du chantier de mise en œuvre de la loi N° 55.19.

Ahmed Laamoumri n’a jamais été aussi sur de son choc de simplification et de la faisabilité de son modèle et pour cause l’impressionnant succès de l’organisation de la campagne de vaccination contre le Covid-19.

«Si notre administration a réussi, en un temps record, à mettre en place un dispositif aussi simple, aussi efficace et aussi orienté vers l’écoute de nos citoyens, c’est qu’on peut tout faire par ailleurs.» s’est exclamé le haut responsable devant ses invités.

Le Portail National de l’Administration (PNA), 1er jalon structurant du chantier de la simplification

Créée sous la présidence du Chef de gouvernement, la commission nationale de simplification des procédures et formalités administratives a adopté une feuille de route portant sur la planification stratégique des modalités de mise en œuvre des dispositions de la loi N° 55.19. Laquelle feuille de route s’articule autour de 3 phases et de 7 axes principaux à savoir:

  1. Guides d’orientation,
  2. Communication et Formation,
  3. Simplification des formalités de l’Usager,
  4. Soutien et Accompagnement,
  5. Digitalisation,
  6. Conduite du Changement,
  7. Préparation des texte d’application de la loi N° 55.19

Si la conduite de changement, la formation et la sensibilisation des agents des administrations sur l’ensemble du territoire nationale constituent un enjeu majeur pour la réussite du chantier, le jalon structurant et essentiel du dispositif reste le lancement du Portail National de l’Administration, le PNA.

1ère phase de la feuille de route, le PNA a l’objectif de devenir le référentiel national des procédures et formalités administratives. Pour cela, la commission technique s’est attelée :

  1. à recenser les décisions administratives entrant dans leur champ de compétence de chaque Administration,
  2. à les classifier,
  3. à les documenter,
  4. à les retranscrire
  5. à les soumettre à l’approbation de la Chefferie du gouvernement avant leur publication sur le PNA

«L’alimentation du PNA est un travail minutieux et fastidieux, qui a demandé un très fort engagement des différentes équipes» s’est confié M. Laamoumri. «Aujourd’hui plus de 3000 articles ont été finalisés, une grande partie sera approuvée dans les jours qui suivent par le Chef de Gouvernement», a-t-il souligné.

Au sujet du délai de la mise en ligne du portail, préalablement annoncé pour le 28 mars courant, le Secrétaire Général a annoncé que le calendrier risque d’être remanié. «Nous n’avons pas encore tranché si nous allons attendre l’exhaustivité du recensement où procéder par lots.» a-t-il déclaré.

M. Laamoumri a par la suite insisté sur l’importance de la digitalisation dans l’accélération de la simplification des procédures et formalités administratives. La célérité de ce processus dépend, selon le haut responsable, de la mise à niveau de certaines administrations dont découlerait l’interopérabilité entre l’ensemble des administrations et par conséquent un environnement propice à l’optimisation et à l’amélioration du service aux usagers et aux citoyens.

«Le bonheur pour moi en tant que citoyen, est de ne pas perdre mon temps devant une administration»

La «confiance», l’ADN du dispositif

«Le cœur du modèle de simplification que nous avons adopté est la confiance. Nous allons faire confiance au citoyen et nous le rendra par retour» a répété M. Laamoumri. «C’est à ce titre que nous avons demandé à l’ensemble des administrations de proposer un remplacement systématique de certains documents par une déclaration sur l’honneur» a-t-il souligné.

«La confiance» a d’ailleurs été placée en tête de liste de dix principes généraux de la loi 55.19. Une liste qui comprend entre autres : la transparence, la proximité, le feed-back et l’engagement.

Des principes qui ont amené les intervenants à évoquer la mesure de satisfaction des usagers dans leurs rapports avec l’administration et son impact sur la notion de bonheur, citant des exemples de pays qui ont nommé des ministres du bonheur. Une notion que M. Laamoumri a tenu à ramené au contexte de «son rêve» de voir une administration réactive et à l’écoute de l’usager (usager est un terme qui a été au centre des échanges, en raison de sa traduction difficile en arabe ).

«Le bonheur pour moi en tant que citoyen, est de ne pas perdre mon temps devant une administration» s’est-il exclamé à l’audience. «Nous n’avons pas besoin d’un ministère de confiance qui se positionnera en intermédiaire avec le citoyen» a-t-il lancé à l’audience.

A l’écoute des jeunes

A l’ère des réseaux sociaux, les classiques de la communication sont soumis à rude épreuve. Et quand une administration invite une influenceuse de moins de 30 ans qui trône sur 2,7 millions de followers, c’est s’exposer à une communauté qu’elle n’a presque jamais côtoyer.

La démonstration s’est faite en directe, quand Ihssane Benalluch, ambassadrice de bonne volonté de l’Union Européenne, a rapporté les interrogations de ses followers. «Les jeunes me demandent c’est quoi la simplification des procédures administratives ?».

M. Laamoumri n’a pas caché son étonnement après avoir profondément écouté l’intervention de la jeune créatrice de contenu. «Votre retour est déconcertant. Des choses qu’on prenait comme acquises ne le sont finalement pas.» a-t-il concéder.

Et de rajouter : «Nous nous comprenons parfaitement entre nous, nous les 1 millions d’agents de l’Administration nous avons notre propre jargon. Nous sommes conscients que nous devons améliorer notre communication avec les usagers et les citoyens. D’ailleurs c’est la raison pour laquelle nous nous sommes réunis aujourd’hui».