fbpx

Câbles

AKDITAL obtient la certification ISO 9001. Un exemple de transversalité

Après son développement exceptionnel et une croissance très soutenue de ses activités, le Groupe AKDITAL consolide ses bonnes pratiques dans l’objectif ultime d’améliorer des prestations de santé à ses patients. En effet, la holding, les cliniques de Jerrada Oasis et de Ain Borja Casablanca ont décroché le label officiel ISO 9001 version 2015, une norme internationale de management de la Qualité.

La diversité des métiers, des activités, des risques, des pathologies et des populations adréssées que requiert un groupe de santé aussi important qu’AKDITAL, nécessite une organisation sans faille, une mécanique humaine, matérielle et financière très précise.

A ce titre, le groupe c’est engagé à consolider son développement en menant un chantier important de mise en place d’un management de la qualité basée sur une approche par processus. Laquelle approche fait de la transversalité des interactions existantes entre la holding et les divers structures du groupe hospitalier un facteur clé de l’optimisation et l’amélioration de la qualité et de la sécurité de prise en charge du patient.

Clinique Jerrada Oasis, certifiée

«A l’issue d’un audit rigoureux mené par le bureau VERITAS Maroc, la Clinique Jerrada Oasis est désormais certifiée ISO 9001 : 2015 au titre des circuits de prise en charge des patients pour les hospitalisations médico-chirurgicales, les activités ambulatoires, l’imagerie et les urgences» annonce un communiqué du groupe privé de santé.

Clinique Ain Borja Casablanca, certifiée

«La Clinique Ain Borja Casablanca est également certifiée ISO 9001 : 2015 en ce qui concerne les circuits de prise en charge des patients pour les hospitalisations médico-chirurgicales et obstétricales, les activités ambulatoires, l’imagerie et les urgences», poursuit la même source.

AKDITAL holding, certifiée

«La Holding du Groupe AKDITAL décroche la certification ISO 9001 : 2015 pour Assistance au développement et au fonctionnement des établissements de santé du groupe AKDITAL», assure le communiqué du groupe.

AKDITAL : 9 hôpitaux privés et cliniques, 2.000 lits, 3.000 collaborateurs

Le Groupe AKDITAL détient à son actif, neuf infrastructures de soins, avec plus de 20%
de la capacité litière globale du royaume, sans compter neuf autres projets en cours de réalisation. AKDITAL déclare employer 3000 personnes.

L’accélération du développement du groupe observé depuis 2015, s’inscrit dans la dynamique nationale de mise à niveau du secteur de la santé et de la généralisation de l’accès aux soins pour les patients.

Le ministère de l’intérieur s’insurge contre les allégations malveillantes de Abdelilah Benkirane

/

Les marocains ne pardonnent pas le mensonge, l’hypocrisie et la manipulation. Ils ont, encore une fois, fait mordre la poussière à Abdelilah Benkirane et son parti le PJD. Cette fois-ci à l’occasion des élections partielles à  Al Hoceima, Meknès et Mediouna. Le pestiféré des islamistes, l’homme politique le plus détesté par les marocains après Aziz Akhannouch, n’a pas eu le courage d’assumer sa défaite personnelle. Donnant libre cours à sa réthorique habituelle : «les agents de l’Intérieurs seraient responsables de sa déconfiture».

Le ministre de l’Intérieur, Abdelouafi Laftit, n’a pas voulu laissé passer cette énième attaque de l’individu, au risque de porter atteinte à la crédibilité de l’opération électorale. Un communiqué de presse cinglant du Ministère, publié ce lundi, a étrillé le Secrétaire Général du PJD sans le citer nommément, l’accusant de véhiculer des allégations infondées en place et lieu de recourir aux institutions constitutionnelles compétentes pour contester les résultats électoraux.

La malédiction Benkirane commence à peser lourd sur le PJD. Son double langage et ses plans machiavéliques ne passent plus ni auprès de sa base partisane ni auprès des marocains. Celui qui rêve d’une V2.0 du printemps arabe pour espérer refaire le coup du sauveur, n’hésite pas à ménager Aziz Akhannouch, l’ennemie numéro 1 des marocains, pour rester rester dans ses bonnes grâces, et de s’en prendre frontalement à la technostructure de l’intérieur. Laquelle administration qui absorbe les contrecoups de l’incompétence de la galaxie Akhannouch et les manoeuvres et guet-apents de tout genre.

A l’approche des élections partielles du jeudi 21 juillet 2022, Abdelilah Benkirane jouait sur les deux tableaux : celui des hashtags contre la cherté de la vie, tout en épargnant Aziz Akhannouch, son complice dans la dégradation du pouvoir d’achat des marocains. De plus, paraît-il, Mustapha El Khalfi, l’un de ses fidèles lieutenants espère toujours être nommé ambassadeur.

Mais les résultats du scrutin ont confirmé la déconfiture historique du PJD le 8 septembre 2021. Le parti de Abdelilah Benkirane ne fait plus le poids face à ses anciens concurrents, le PAM, l’USFP, le PI et le RNI.

Le ministère de l’Intérieur nie catégoriquement les allégations malveillantes de la direction d’un parti prétendant que le vote était orienté par des agents d’autorité

Dans un communiqué, le ministère a souligné que «la direction d’un parti politique ayant participé aux élections législatives partielles du 21 juillet 2022 a tenté, de manière délibérée, de porter atteinte à la crédibilité de cette opération électorale, en faisant la propagande d’informations erronées prétendant que le vote aurait été orienté par certains agents d’autorité, en proférant à leur encontre des propos diffamatoires qui ne sont pas à la hauteur du discours politique sérieux dont doit faire preuve le secrétaire général d’un parti politique».

Le ministère d’Abdelouafi Laftit a également relevé que ces «allégations malveillantes et inacceptables ont pour objet de porter atteinte à cette étape électorale et semer le doute sur son déroulement d’une manière méthodique et délibérée, à l’instar de la ligne politique adoptée par le parti lors des échéances électorales du 8 septembre 2021».

Tout en se disant étonné par la justification de cet échec pour le mettre sur le dos des agents d’autorité qui ont contribué d’une manière patriotique au succès de ces élections partielles, le ministère de l’Intérieur note que ces accusations qui se répètent à l’occasion de chaque échéance électorale sont «une forme de dénigrement des acquis démocratiques réalisés par notre pays et de tous les efforts déployés par tous, gouvernement, institutions constitutionnelles, partis politiques responsables et médias professionnels.» Pire, il s’agit ni plus, ni moins que d’un mépris et d’un refus de la volonté des électeurs qui ont choisi en toute liberté et responsabilité leurs représentants dans la gestion de la chose publique nationale, déplore-t-on de même source.

D’où, le nécessaire rappel qu’il s’agit de faire en soulignant que le pays a veillé à réunir toutes les garanties juridiques, judiciaires et politiques assurant un déroulement transparent des échéances électorales, relève la même source, ajoutant que tous ceux qui ne sont pas de cet avis ont la possibilité de recourir aux institutions constitutionnelles compétentes pour contester les résultats électoraux, laquelle démarche est une pratique démocratique bien ancrée dans l’expérience électorale marocaine, au lieu de véhiculer des accusations infondées.

Variole du singe : l’OMS décrète l’état d’urgence sanitaire mondiale

L’Organisation mondiale de la santé a classé l’épidémie mondiale de variole du singe comme une «urgence de santé publique de portée internationale», la plaçant au même niveau que des maladies telles que le Covid-19, Ebola et la polio. Plus de 16 000 cas ont été recensés en dehors de l’Afrique, et le virus a atteint 75 pays et territoires.

Pour la deuxième fois en deux ans, l’Organisation mondiale de la santé a pris la mesure extraordinaire de déclarer une urgence mondiale. Cette fois, il s’agit de la variole du singe, qui s’est propagée en quelques semaines à des dizaines de pays et a infecté des dizaines de milliers de personnes.

Samedi, le Dr Tedros Adhanom Ghebreyesus, directeur général de l’Organisation Mondiale de la Santé (OMS), a annulé la décision d’un groupe de conseillers, qui n’ont pas pu parvenir à un consensus, et a déclaré une «urgence de santé publique de portée internationale», une désignation que l’OMS n’utilise actuellement que pour deux autres maladies, le Covid-19 et la polio.

«Nous sommes face à une épidémie qui s’est propagée rapidement dans le monde entier par de nouveaux modes de transmission, dont nous ne savons pas grand-chose, et qui répond aux critères» d’une urgence de santé publique, a déclaré le Dr Tedros aux journalistes.

L’incapacité du comité à parvenir à un consensus souligne également la nécessité d’un meilleur processus pour décider quels événements représentent des urgences de santé publique. C’est apparemment la première fois que le directeur général passe outre ses conseillers pour déclarer une urgence de santé publique.

https://twitter.com/WHO/status/1550847224963371010

«Ce processus démontre une fois de plus que cet outil vital doit être affiné pour être plus efficace», a déclaré le Dr Tedros, en faisant référence aux délibérations de l’OMS. Les pays membres étudient les moyens d’améliorer le processus, a-t-il ajouté.

La déclaration de l’OMS signale un risque pour la santé publique nécessitant une réponse internationale coordonnée. Cette désignation peut amener les pays membres à investir des ressources importantes dans le contrôle d’une épidémie, à mobiliser davantage de fonds pour la réponse et à encourager les nations à partager les vaccins, les traitements et d’autres ressources essentielles pour contenir l’épidémie.

Il s’agit de la septième urgence de santé publique depuis 2007, la pandémie de Covid en est la plus récente. Certains experts de la santé mondiale ont critiqué les critères utilisés par l’OMS pour déclarer de telles urgences, les qualifiant d’opaques et d’incohérents.

Lors d’une réunion en juin, les conseillers de l’OMS ont conclu que si la variole du singe représentait une menace croissante, elle ne constituait pas encore une urgence internationale. Le groupe n’a pas pu prendre de décision jeudi, a déclaré le Dr Tedros.

De nombreux experts ont vivement critiqué le processus, le qualifiant de myope et de trop prudent.

Rapports sexuels entre les hommes

On dénombre plus de 16 000 cas de variole du singe en dehors de l’Afrique, soit environ cinq fois plus que lors de la réunion des conseillers en juin. Presque toutes les infections sont survenues chez des hommes ayant des rapports sexuels avec des hommes.

À ce samedi, les États-Unis avaient enregistré près de 3 000 cas, dont deux enfants, mais le bilan réel serait bien plus lourd, car les tests commencent seulement à être intensifiés. La Grande-Bretagne et l’Espagne ont chacune environ autant de cas, et le reste est réparti dans environ 70 pays.

Un grand nombre des personnes infectées dans ces pays ne signalent aucune source d’infection connue, ce qui indique une propagation communautaire non détectée.

Vaccin et antiviraux

Selon une étude de Nature Medicine publiée le mois dernier, les premières données suggèrent que le virus mute plus rapidement que prévu.

Il existe des contre-mesures efficaces, notamment un vaccin, normalement utilisé contre la variole, et un antiviral.

Les gouvernements se sont empressés de s’approvisionner en ces deux produits et, dans certains endroits – notamment au Royaume-Uni, à New York et dans certaines régions du Canada – les autorités sanitaires ont élargi les conditions de vaccination afin d’atteindre un plus grand nombre de personnes potentiellement vulnérables. Certains pays européens envisagent de faire de même, selon les responsables.

Les pays africains montent au créneau

Durant les débats houleux au sein des commissions de l’OMS traitant le monkeypox, les gouvernements africains se sont insurgés.

«Nous avons la variole du singe depuis des décennies et vous ne vous en rendez compte que maintenant, et c’est parce que les pays riches du nord ont quelques cas et que vous faites tout ce bruit.» se sont-ils indignés.

Une autre personne ayant connaissance des débats a déclaré que l’hésitation était due à la crainte que l’organisme de santé ne soit accusé d’en faire trop.

En 2020, l’OMS a été accusée d’avoir tardé à déclarer Covid comme une pandémie, les critiques affirmant que le processus était devenu profondément politisé.

Gonflé à bloc par la remontada de Lopinion.ma, Nizar Baraka lance un hebdomadaire économique

Lopinion.ma connaît depuis l’élection de Nizar Baraka à la tête de l’Istiqlal, un succès grandissant dépassant de très loin l’audience réunie de l’ensemble des supports du Chef du Gouvernement, le milliardaire Aziz Akhannouch, y compris celui de son parti, le RNI. Gonflé à bloc par ce succès, et selon les informations de Maghreb Intelligence, Baraka décide d’investir davantage l’espace médiatique en lançant un hebdomadaire économique.

Lopinion.ma : 45.000 visites par jour. Rni.ma : 5.000 visites par jour. Lavieco.com : 5.000 visites par jour. Aujourdhui.ma : 11.000 visites par jour. Le constat est sans appel, Aziz Akhannouch, son conglomérat économique et son parti au pouvoir ne font pas la moitié de l’audience du support de son allié gouvernemental et néanmoins rival, le parti de l’Istiqlal. Et on se pose encore la question sur le déficit chronique du Chef de gouvernement en communication. Il est d’ailleurs tellement mauvais, qu’il s’est donné à la facilité : les RP de «l’enveloppe».

Fondé en avril 1965, huit après LaVieEco d’Akhannouch, l’Opinion a longtemps été un quotidien francophone généraliste de référence. Plusieurs plumes et figures illustres du paysage médiatique marocain ont marqué l’histoire de ce journal, à l’image de Khalid El Jamaï, Naïm Kamal, Najib Salmi, Saïd El Fatmi, Fatima Belarbi, Mounir Rahmouni et Nordine Benmansour.

Deux ans après son élection, Nizar Baraka procède à la refonte de la maquette du journal et de son site web. L’investissement a porté ses fruits, aujourd’hui l’opinion.ma a conquis un lectorat en dehors de sa sphère partisane.

Au vu déficit chronique du gouvernement en communication surtout en ces temps très troubles et de la situation sinistrée de la presse marocaine, M. Baraka a décidé de lancer «un magazine économique, le parti de Nizar Baraka compte défendre ses visions économiques et les choix de ses politiques».

Selon le très bien informé site d’information Maghreb Intelligence, il sera question, dans un premier temps, d’un supplément économique publié chaque week-end et distribué avec le quotidien L’Opinion. Par la suite, il sera question d’un magazine hebdomadaire à part entière. C’est un ancien journaliste de TelQuel qui a été chargé du lancement de ce projet.

Notons, que le parti de l’Istiqlal est le seul parti du pays qui dispose d’un centre de réflexion économique «Alliance des Économistes Istiqlaliens (AEI) » participant à l’élaboration d’une vision propre au parti sur les questions économiques. L’AEI est actuellement dirigée par le président de la région Casablanca-Settat, Abdellatif Maâzouz.

Violents feux de forêt dans le nord du Maroc : Dernier bilan du Ministère de l’Intérieur

Pompiers, militaires et gendarmes continuent d’affronter les cinq feux de forêt agressifs au Nord du Maroc et combattent désormais des incendie «virulents» de la forêt «Sahel Al Manzala» et de «Bab Azhar». Le ministère de l’intérieur déplore une personne décédée, plus de 1.510 hectares brûlés, et annonce le transfert de 1100 familles.

Le ministère de l’Intérieur vient de diffuser trois communiqués de presse présentant les derniers développements des feux de forêt agressifs déclarés au Nord du Maroc. Au total, 1.510 hectares ont été ravagés par les incendies, plus de 1.100 familles ont été déplacés, trois foyers n’ont pas encore été totalement éteints. Les autorités locales ont enregistré le décès d’une personne.

Larache

Des sources locales de la région de Larache ont rapporté que, dans les derniers développements des feux de forêt dans la région, ils ont eu lieu jusqu’au matin du vendredi 15 juillet 2022 :

  • Maîtrise de l’incendie enregistré dans la forêt de Mbeka dans la ville de Larache.
  • Confinement de l’incendie connu de la forêt «Sahel Al Manzala» dans la Communauté du Sahel.
  • Transfert de 1100 familles de leurs habitations à partir de 15 ronds-points situés à proximité des foyers d’incendie, afin de préserver la sécurité de la population et d’écarter tous les dangers.

Quant aux pertes humaines et matérielles qui ont été dénombrées, elles sont :

  • Le corps d’une personne portant de multiples traces de brûlures a été retrouvé.
  • L’enregistrement de la hauteur de la zone touchée par le feu à environ 900 hectares, avec la propagation du feu à certaines habitations.

Wazzan

Des sources locales dans la province de Wazzan ont rapporté que les efforts se poursuivent pour contrôler le feu de forêt qui a éclaté au niveau des communautés Zumi et Muqrisat. Cet incendie a connu un dénouement provisoire jusqu’à la matinée du vendredi 15 juillet 2022 :

  • L’enregistrement de la hauteur de la zone forestière qui a été détruite par le feu à environ 210 hectares de couverture forestière, sans enregistrer les pertes humaines jusqu’à l’heure.

Taza

Des sources locales dans la province de Taza ont rapporté que concernant les développements de l’incendie de forêt enregistré au niveau de la forêt «Bab Azhar», la communauté Samia, district Tahilah, province de Taza, il a eu lieu jusqu’au matin du vendredi 15 juillet 2022 :

  • Enregistrement d’une augmentation de la superficie touchée par l’incendie à près de 400 hectares, sans enregistrer de pertes humaines.
  • Mise à disposition d’une ambulance et transport de 420 personnes appartenant à 8 districts loin des lieux de l’incendie, afin de préserver leur sécurité.
  • Renforcement des efforts d’intervention terrestre et aérienne et accroître la mobilisation des ressources humaines, techniques et logistiques afin de maîtriser l’incendie.

Le nord du Maroc touché par de violents incendies

Forte mobilisation, ce jeudi 14 juillet, des pompiers et des militaires dans le nord du Maroc pour maîtriser les incendies, qui se sont déclarés dans les provinces de Larache, Ouezzane, Tétouan et Taza. Les causes de ces feux de forêt ne sont pas encore connues, mais la sécheresse, les fortes chaleurs accompagnées de vents pourraient en être à l’origine. 1000 hectares de forêt auraient été touchés. Aucun bilan de pertes humaines ou matérielles n’a encore été communiqué.

Un millier d’hectares de massifs forestiers ont été ravagés depuis mercredi soir dans les provinces de Larache et Ouezzane, selon un bilan provisoire. Des centaines d’éléments de la Protection civile, des Eaux et Forêts, des Forces armées royales et de la gendarmerie, assistés par les autorités locales, participent à la lutte anti-incendie.

Avions Canadair mobilisés

Trois avions Canadair des Forces royales air et un avion Turbo trush de la Gendarmerie royale ont été dépêchés sur place pour venir à bout des flammes qui ont déjà ravagé plus de 80 hectares, selon les données recueillies par Le360 auprès des autorités locales.

Autoroute Kenitra-Larache réouverte

Le premier incendie qui s’est déclaré tôt dans la journée de mercredi au niveau de la forêt urbaine La Hipica, a engendré la suspension du trafic autoroutier entre Larache et Kénitra. Des centaines d’éléments et un nombre important d’engins et de camions-citernes ont été mobilisés pour maîtriser l’incendie. La circulation a depuis repris son cours normal sur l’autoroute entre les deux villes.

Vague caniculaire

Le Royaume est frappé depuis plusieurs jours par une vague caniculaire, avec des températures approchant les 45 degrés, dans un contexte de sécheresse hors norme et de stress hydrique.

Le sud de l’Europe en proie aux incendies

De l’autre côté du détroit de Gibraltar, les incendies font rage dans le sud de l’Europe, du Portugal à la Grèce, en passant par l’Espagne et la France, terrassé par une vague de chaleur asphyxiante. Le pic des 45 degrés a été atteint pour le deuxième jour consécutif dans la péninsule ibérique.

En Grèce, la bataille contre les flammes a fait deux morts mercredi lorsqu’un hélicoptère s’est écrasé en mer alors qu’il tentait d’éteindre un feu de forêt dans l’île de Samos, ont annoncé jeudi les garde-côtes. Au Portugal, dont le centre est ravagé depuis une semaine par des incendies attisés par la chaleur caniculaire, plus de 2000 pompiers étaient toujours mobilisés pour lutter notamment contre quatre foyers toujours actifs à travers le pays.

Selon le dernier bilan de la protection civile portugaise, 860 personnes ont été évacuées et une soixantaine de maisons détruites ou endommagées. En une semaine, les feux ont ravagé environ 13’500 hectares, d’après les données disponibles sur le site du système européen d’information sur les incendies de forêt (EFFIS).

En France, les températures élevées compliquaient également la tâche des pompiers luttant depuis mardi en Gironde (sud-ouest) contre deux feux de forêt, qui ont déjà brûlé 5000 hectares. Près de la touristique dune du Pilat, dont l’accès a été fermé «jusqu’à nouvel ordre», le vent tournant a entraîné jeudi après-midi l’évacuation de 4000 habitants, non loin de la station balnéaire d’Arcachon.

Boris Johnson était le chouchou de Kiev. Maintenant qu’il s’en va, Zelenskyy craint le pire

Lorsque Boris Johnson a finalement annoncé qu’il quittait son poste de Premier ministre britannique jeudi, après avoir désespérément tenté de s’accrocher au pouvoir malgré une rébellion historique du gouvernement, sa décision a suscité un sentiment de soulagement au palais de Westminster -la chambre du parlement-. À Kiev, c’est la douche froide et le désespoir.

Avec CNN & VOA

Le Premier ministre britannique Boris Johnson a été l’un des plus ardents soutiens occidentaux de l’Ukraine dans sa guerre contre la Russie. Sa démission, annoncée jeudi, interpelle les ukrainiens et les observateurs internationaux sur le futur de la politique Britanique envers le conflit.

Boris Johnson a été l’un des plus ardents défenseurs de l’Ukraine, avant et après l’agression russe. Il a alloué le deuxième plus important budget d’aide militaire et humanitaire au gouvernement de Zelenskyy après les Etats-unis. Plus de 4,6 milliards de dollars depuis le début de l’année. Une manne financière et un appui militaire et de renseignement désormais menacés après l’annonce de la démission du premier ministre Britanique jeudi dernier.

Le premier ministre démissionnaire a été l’un des premiers dirigeants occidentaux à se rendre à Kiev après l’invasion russe, défilant dans les rues de la capitale aux côtés du président ukrainien Volodymyr Zelenskyy, quelques jours seulement après le retrait des troupes russes de la périphérie de la ville.

Les deux hommes ont tissé des liens étroits, postant fréquemment des messages publics d’admiration et de soutien l’un envers l’autre sur les médias sociaux. Ces dernières semaines, Zelenskyy a explicitement exprimé son souhait de voir Johnson rester en poste.

Dans son discours de démission de jeudi, Johnson a fait une mention spéciale de l’Ukraine. «Permettez-moi de dire maintenant au peuple ukrainien que je sais que nous, au Royaume-Uni, continuerons à soutenir votre combat pour la liberté aussi longtemps qu’il le faudra», a-t-il déclaré.

Johnson a parlé à Zelenskyy au téléphone immédiatement après sa démission, réitérant le soutien de la Grande-Bretagne. Selon des responsables gouvernementaux, il a terminé la conversation en disant au président ukrainien : «Vous êtes un héros, tout le monde vous aime».

«Nous avons tous appris cette nouvelle avec tristesse. Pas seulement moi, mais aussi toute la société ukrainienne», a déclaré Zelensky à Johnson lors de cet appel téléphonique. «Nous ne doutons pas que le soutien de la Grande-Bretagne sera préservé, mais votre leadership personnel et votre charisme l’ont rendu spécial», a ajouté Zelensky.

Si l’Ukraine et Zelensky peuvent toujours compter sur l’appui de l’ensemble du complexe militaro-intellectuel, d’aucun des dirigeants du monde occidental ne pourra justifier une engagement aussi poussé que celui de Boris Johnson. Ce dernier a par ailleurs toujours cultiver une animosité irréductible envers Poutine. Les affaires d’empoisonnement d’opposants politiques russes, notamment Navalny, Skripal et Litvinenko ont accéléré la dégradation des relations entre deux pays.

L’audace de Johnson vs la timidité de Scholz et le double jeu de Macron

Kristine Berzina, chargée de la politique de sécurité et de défense au German Marshall Fund des États-Unis, a déclaré qu’outre le soutien militaire du Royaume-Uni, la personnalité de Boris Johnson a joué un rôle important dans la manière dont les Ukrainiens le perçoivent.

«L’éclat et l’audace du soutien de Johnson au combat de l’Ukraine … contrastent fortement avec le soutien discret apporté par le chancelier allemand (Olaf) Scholz. Voilà un dirigeant d’une grande puissance européenne, une puissance nucléaire, qui n’avait pas peur de soutenir l’Ukraine et d’interpeller la Russie», a-t-elle déclaré à CNN dans un courriel.

Alors que le président français Emmanuel Macron a fait l’objet de critiques de la part de Zelensky, qui l’a accusé de tenter d’apaiser le président russe Vladimir Poutine, alors que Boris Johnson a toujours été considérée comme un soutien sans équivoque.

Le Premier ministre britannique sortant est si populaire en Ukraine que plusieurs villes ont déjà proposé de donner son nom à des rues. Lorsque la nouvelle de sa démission a été annoncée, la principale chaîne de supermarchés, Silpo, a ajouté à son logo une illustration de la tignasse de cheveux blonds en désordre, caractéristique de Johnson.

Le conseiller présidentiel ukrainien Mykhailo Podolyak a qualifié Johnson de «héros», tandis que le ministre des affaires étrangères Dmytro Kuleba a déclaré que le dirigeant britannique était «un homme sans peur, prêt à prendre des risques pour la cause à laquelle il croit».

Peter Kellner, expert britannique en matière de sondages, journaliste et chercheur invité à Carnegie Europe, a déclaré que le dévouement de Johnson envers l’Ukraine était probablement inspiré par l’histoire — et par ses propres ambitions politiques.

«L’Ukraine a donné à Johnson une rare chance d’imiter son héros : prendre une position dure et sans compromis sur une question à la fois morale et militaire», a-t-il déclaré à CNN, faisant référence à l’admiration bien connue de Johnson pour le leader britannique de la Seconde Guerre mondiale, Winston Churchill. L’expert en sondage politique a ajouté que Bori Johnson a souvent essayé d’utiliser la crise ukrainienne en période de crise dans son propre pays.

L’invasion russe est survenue à un moment où Johnson était submergé par les scandales, notamment le «Partygate». L’inflation historique qui secoue le Royaume-unis lui a été fatale, a-t-il noté.

«Il n’est pas le premier, et ne sera pas le dernier, dirigeant national à utiliser la fermeté à l’étranger pour masquer la faiblesse à l’intérieur.», souligne l’expert.

Boris Johnson a utilisé la guerre en Ukraine «pour détourner le regard du public» : Ex-conseiller principal du Kremlin au Royaume-Uni

L’ex-conseiller en chef de Johnson, Dominic Cummings, estime cependant que le Premier ministre britannique «utilisait la guerre en Ukraine pour distraire le public» des questions relatives à sa propre gouvernance en Grande-Bretagne.

Glyn Morgan, professeur associé de sciences politiques à l’université de Syracuse, a également mis en doute les motivations de Johnson.

«Si l’on était cynique, on pourrait penser que l’engagement de Johnson en Ukraine reflétait un effort éhonté pour détourner l’attention de ses relations de longue date avec des intérêts commerciaux russes et de sa popularité en chute libre au Royaume-Uni à l’époque», a-t-il déclaré.

«Si l’on était romantique, on pourrait penser que l’engagement de Johnson en faveur de l’Ukraine reflétait un penchant très britannique pour l’outsider, le héros courageux qui s’oppose à la grande brute. Johnson n’est rien d’autre qu’un romantique, qui se voit comme le héros d’une épopée.»

La Russie, quant à elle, a formulé des allégations similaires à l’encontre de Johnson, affirmant que le chef de l’État britannique tentait de distraire le public avec le mantra «Moscou, Kremlin, Poutine».

La porte-parole du ministère russe des Affaires étrangères, Maria Zakharova, a déclaré que le parti au pouvoir du Premier ministre britannique était «incapable de distraire le public.»

«Les gens savent qui a provoqué la situation en Grande-Bretagne qui les a poussés au bord de l’effondrement économique», a déclaré Zakharova. Le gouvernement britannique tente de détourner l’attention du public en se livrant à «des activités anti-russes, des provocations en Ukraine, une déstabilisation économique mondiale et une piraterie financière», a-t-elle affirmé.

https://twitter.com/russianembassy/status/1545347389967503360?s=21&t=VEY0eY5-9mkwPN2LWV_8cQ

Tristesse de Zlenskyy

C’est dans l’une vidéo de ses fameuses vidéos où il apparait dans son éternel tee-shirt kaki, Zelenskyy a exprimé sa «tristesse» face à la démission de Boris Johnson.

«Le rôle de la Grande-Bretagne dans la protection de la liberté est véritablement mondial», a-t-il déclaré dans une vidéo enregistrée jeudi soir.

«Bien qu’il s’agisse d’un reflet de la position de la société britannique, le leadership et le charisme des dirigeants de l’État revêtent toujours une importance particulière. Surtout en cette période – celle de la guerre anti-européenne à grande échelle de la Russie, qui a lancé une attaque contre toute l’Europe via notre pays. Il n’est donc pas surprenant que les Ukrainiens éprouvent une gratitude personnelle envers Boris».

Deuxième pays après les États-Unis pour le montant de l’aide militaire

La Grande-Bretagne est le deuxième pays après les États-Unis pour le montant de l’aide militaire qu’elle a accordée à l’Ukraine – notamment des roquettes antichars, des systèmes de missiles, de l’artillerie et, plus récemment, des systèmes avancés de roquettes à lancement multiple ou MLRS. Des centaines de soldats ukrainiens reçoivent une formation en Grande-Bretagne.

Sa démission entraînera-t-elle un changement dans le niveau de soutien de la Grande-Bretagne à l’Ukraine ? Peu probable, selon l’analyste John Kampfner, directeur exécutif de la U.K. in the World Initiative à Chatham House à Londres.

«Celui qui succédera à Johnson poursuivra, à mon avis, la politique telle qu’elle est. Non seulement parce qu’elle a été, par rapport aux normes de ce conflit, aussi réussie que l’approche de n’importe quel pays, mais aussi parce qu’elle est populaire au niveau national», a-t-il déclaré.

Le ministre britannique de la défense, probable successeur de Johnson, rassure

Le ministre britannique de la défense, Ben Wallace, lui-même candidat possible au poste de premier ministre, a souligné que le soutien militaire apporté à l’Ukraine bénéficiait du soutien de tous les partis.

«La Grande-Bretagne les soutient pleinement. Vous savez, l’aide que nous apportons à l’Ukraine n’est pas le fait d’une seule personne, ni de moi, ni du Premier ministre, c’est un effort collectif», a déclaré Wallace à la presse jeudi.

Moscou a salué la démission de Boris Johnson. Un porte-parole du ministère des affaires étrangères a déclaré que la morale de l’histoire était «ne cherchez pas à détruire la Russie».

AUKUS, l’héritage Boris Johnson

Boris Johnson a cherché à repositionner la Grande-Bretagne dans d’autres arènes de sécurité, en soulignant l’importance du pacte de sécurité AUKUS avec l’Australie et les États-Unis dans l’Indo-Pacifique tout en poussant à l’éviction de la France

«Cette réorientation vers l’Asie et plus particulièrement vers la puissance et la menace que représente la Chine, qui a été exposée dans « l’Integrated Review » du gouvernement il y a un peu plus d’un an, constitue une importance capitale», a déclaré Kampfner.

Le Roi Mohammed VI accomplit la prière de l’Aïd Al-Adha et procède au rituel du sacrifice

Le Roi Mohammed VI, accompagné du Prince Héritier Moulay El Hassan et du Prince Moulay Rachid, a accompli, ce dimanche 10 juillet, à la résidence royale à Salé, la prière de l’Aïd Al-Adha et au rituel du sacrifice. La cérémonie a été marquée par la présence, pour la première fois, de Moulay Ahmed, fils du frère du Roi.

Au terme de plus de deux semaines de convalescence après avoir été atteint par le Covid-19, sous forme asymptomatique, le Roi Mohammed VI a fait son retour dans la résidence royale de Salé, ce dimanche, en accomplissant le rituel religieux de l’Aid Al-Adha.

L’évènement, particulièrement attendu en raison de l’importance que porte la fête de l’Aïd el Kebir au sein de la société marocaine, a été retransmis en direct sur les ondes de la radio et de la télévision nationale.

En raison de la situation sanitaire et la résurgence des cas Covid-19, liées aux nouveaux variants plus contagieux, le Roi Mohammed VI a tenu à garder un cratère privé et une assistance très réduite pour cette cérémonie.

Fait inédit de cette activité royale est la participation, pour la première fois, du Prince Moulay Ahmed, fils du Prince Moulay Rachid. Le jeune prince s’est tenu «sagement» aux côtés de son père durant la prière tout en répétant les takbirs de l’imam.

Après la prière, le Souverain a procédé au rituel du sacrifice, suivant en cela la tradition du Prophète Mohammed. L’Imam a, ensuite, procédé à l’immolation du deuxième mouton.

Ont participé à cette cérémonie, les cousins du Roi, Sharif Moulay Abdallah Alaoui et Sharif Moulay Youssef Alaoui, Charif Sidi Mohammed El Alaoui, cousin et Chambellan du Roi, Mohamed Mounir El Majidi, secrétaire particulier du Roi, Ahmed Taoufiq, ministre des Habous et des Affaires Islamiques et Abdelali Belkacem, directeur du Protocole Royal et de la chancellerie.

La Fondation AKDITAL, pour préserver la dignité des plus démunis

Le Groupe AKDITAL leader de la santé privée au Maroc, avec plus de 20% de la capacité litière globale du royaume, lance sa propre Fondation. L’objectif ? Aider les plus démunis, atteints de pathologies cardiaques et cancéreuses, à accéder aux soins dans ses 18 établissements multidisciplinaires répartis sur plusieurs villes
du royaume.

Après des mois de développement et de croissance externe vertigineux, le premier groupe de santé privé AKDITAL, s’engage dans une démarche de Responsabilité Sociétale des Entreprises (RSE) et contribue ainsi aux enjeux de santé des marocains les plus défavorisés.

En effet, le Groupe a annoncé ce mardi via un communiqué avoir eu l’autorisation des Autorités compétentes, pour lancer sa Fondation, «la Fondation AKDITAL».

« L’objectif de la Fondation est d’assister et d’accompagner les personnes vulnérables bénéficiant valablement du Ramed et donc considérées administrativement comme ne disposant pas de ressources suffisantes pour faire face aux dépenses inhérentes aux soins » affirme le communiqué.

Comment bénéficier de l’aide de la «Fondation AKDITAL» ?

La Fondation AKDITAL informe le grand public qu’elle offrira «gratuitement» l’accès à ses cliniques et établissements, en fonction des capacités financières et des ressources budgétaires dont elle dispose, aux :

  • Malades éligibles ( bénéficiant de la carte Ramed )
  • Malades dont le dossier médical a été approuvé par une commission spéciale de la Fondation
  • Malades souffrants de cataractes, de pathologies cancéreuses ou ayant besoin de chirurgie cardiaque.
  • Malades présentés par les associations partenaires ou homologuées de la Fondation.
  • Malades présentant une urgence médicale, de la lourdeur de la pathologie, de la réversibilité du cas et d’âge à risque.

Gouvernance

Dans le but d’assurer le bon fonctionnement de la mécanique d’aide, la Fondation AKTIDAL a mis en place trois organes de gouvernance clés: une Assemblée générale, un Conseil d’Administration et une Commission de Sélection.

L’assemblée générale de la Fondation AKDITAL a choisi, à l’unanimité, pour présider la Fondation, le Docteur Fatima AKDIM, Médecin Spécialiste en Radiodiagnostic et Imagerie Médicale. Puis a voté l’élection de 13 membres du Conseil d’administration pour un mandat de 7 ans.

Lequel Conseil a nommé par la suite les six membres du bureau de la Fondation.

L’étude des dossiers des malades est confié à une commission composée des 4 médecins siégeant au Conseil d’Administration.

«Les dossiers des malades candidats à la prise en charge dans les premières pathologies identifiées par la Fondation (Chirurgie cardiaque, cancer et cataracte) devront faire l’objet d’une pré-sélection minutieuse et documentée par les Associations partenaires et/ou homologuées avant d’être soumises par lesdites associations à l’évaluation de la commission en charge de statuer sur les suites à donner.» conclut le communiqué du Groupe AKDITAL.

Une première : Le 1er cimentier indien règle le charbon russe en yuan chinois

Le plus grand producteur de ciment de l’Inde, UltraTech Cement (ULTC.NS), a réglé en yuan chinois l’importation d’une cargaison de charbon russe, selon un document des douanes indiennes examiné par Reuters. Une méthode de paiement rare qui, selon les spécialistes, pourrait devenir plus courante.

Reuters

Reuters a révélé ce mercredi que le cimentier indien, UltraTech, a payé en monnaie chinoise une importation de 157 000 tonnes de charbon du producteur russe SUEK, chargées sur le vraquier MV Mangas depuis le port de Vanino, dans l’Extrême-Orient russe. L’agence qui s’est procurée la facture de la transaction, datée du 5 juin, évalue la cargaison à 172 652 900 yuans (25,81 millions de dollars).

Deux sources commerciales au fait de l’affaire ont déclaré que la vente de la cargaison a été organisée par l’unité de SUEK basée à Dubaï, ajoutant que d’autres sociétés ont également passé des commandes de charbon russe en utilisant des paiements en yuan.

L’utilisation croissante du yuan pour régler les paiements pourrait aider à isoler Moscou des effets des sanctions occidentales imposées à la Russie suite à son invasion de l’Ukraine et soutenir les efforts de Pékin pour internationaliser davantage la monnaie et réduire la domination du dollar américain dans le commerce mondial.

«Ce geste est significatif. Je n’ai jamais entendu parler qu’une entité indienne a payé en yuan pour le commerce international au cours des 25 dernières années de ma carrière. Cela revient à contourner l’USD (dollar américain)», a déclaré à Reuters un cambiste basé à Singapour.

Cette vente montre comment l’Inde a maintenu des liens commerciaux avec la Russie pour des produits de base tels que le pétrole et le charbon, malgré les sanctions occidentales. L’Inde a des liens politiques et sécuritaires de longue date avec la Russie et s’est abstenue de condamner l’attaque en Ukraine, qui, selon la Russie, est une «opération militaire spéciale».

«Il n’a pas été immédiatement clair quelle banque a ouvert une lettre de crédit pour UltraTech et comment la transaction avec SUEK a été exécutée», souligne Reuters.

L’Inde a envisagé de mettre en place un mécanisme de paiement en roupies pour le commerce avec la Russie, mais cela ne s’est pas concrétisé. Les entreprises chinoises utilisent le yuan dans les règlements commerciaux avec la Russie depuis des années.

Pour les règlements commerciaux indiens utilisant le yuan, les prêteurs devraient potentiellement envoyer des dollars à des succursales en Chine ou à Hong Kong, ou à des banques chinoises avec lesquelles ils ont des liens, en échange de yuan pour régler le commerce, ont déclaré deux banquiers indiens de haut niveau.

«Si la voie roupie-yuan-rouble s’avère favorable, les entreprises ont toutes les raisons et les incitations pour passer à cette voie. Cela devrait se produire davantage», a déclaré Subash Chandra Garg, ancien secrétaire aux affaires économiques du ministère indien des finances.

Le commerce bilatéral de l’Inde avec la Chine, pour lequel les entreprises paient en grande partie en dollars, a prospéré même après un affrontement militaire meurtrier entre les deux pays en 2020, bien que New Delhi ait renforcé la surveillance des investissements et des importations chinoises et ait interdit certaines applications mobiles pour des raisons de sécurité.

Le gouvernement indien est au courant

«L’utilisation du yuan pour régler les paiements des importations en provenance de pays autres que la Chine était rare jusqu’à présent, et pourrait augmenter en raison des sanctions contre la Russie», a déclaré un haut responsable indien.

Les importations d’énergie de l’Inde en provenance de Russie ont connu une forte hausse ces dernières semaines, les négociants ayant proposé des remises importantes, a rapporté Reuters ce mois-ci. New Delhi défend ses achats de produits russes en affirmant qu’un arrêt soudain ferait grimper les prix et nuirait aux consommateurs.

Les unités commerciales des négociants en charbon russes à Dubaï sont devenues des centres actifs pour faciliter les transactions avec l’Inde ces dernières semaines, Singapour craignant de provoquer les nations occidentales qui ont invoqué des sanctions contre la Russie, ont déclaré plusieurs négociants en charbon basés en Russie, à Singapour, en Inde et à Dubaï.

Un négociant en charbon russe basé à Dubaï a déclaré que le plus grand défi était d’envoyer des roubles en Russie.

«Vous pouvez soit accepter des paiements en yuan à Dubaï, soit les recevoir en dollars ou en dhiram (des Émirats arabes) et les convertir en roubles», a-t-il déclaré, ajoutant qu’il était plus facile de convertir le yuan en rouble et qu’il était préféré aux autres devises.

1 2 3 119