Câbles - Page 2

Israël : Le marocain Meir Ben-Shabbat laisse sa place à Eyal Hulata, un officier supérieur du Mossad

Le gouvernement israélien a approuvé, ce lundi, la nomination d’Eyal Hulta, Conseiller à la Sécurité Nationale et chef du Conseil de sécurité nationale. Son prédécesseur, le marocain Meir Ben Shabbat a envoyé il y a quelques jours une lettre officielle mettant fin à son mandat. Hulata, 45 ans, a été chef de la Division de la planification stratégique et des politiques et de la Division de la technologie du Mossad.

C’est officiel, celui qui avait été reçu par le roi Mohammed VI en décembre 2021 exprimant son émotion et sa gratitude au souverain devant les caméras, en sa qualité de Chef de la délégation israélienne signataire de l’accord tripartite aux côté du Royaume et des États-Unis, l’israélo-marocain Meir Ben-Shabbat a été officiellement remplacé ce lundi.

Il s’agit du Dr Eyal Hulta, un officier supérieur du Mossad, spécialiste du dossier iranien qui a été choisi par le nouveau premier ministre, Naftali Bennett, puis approuvé par le Conseil de gouvernement pour occuper le poste de conseiller à la sécurité nationale et chef d’état-major de la sécurité nationale (Conseil de sécurité nationale).

Dr Eyal Hulta Photo : Cabinet du Premier ministre israélien

Au Mossad, Hulta état le chef de la Division de la planification stratégique et des politiques et chef de la Division de la technologie. Selon la presse israélienne qui a publié son profil, il a été «chargé de promouvoir les liens politiques stratégiques essentiels pour l’État d’Israël et sa sécurité, ainsi que de développer des réponses technologiques aux besoins de l’organisation, sur un large front de domaines».

Selon les observateurs israéliens, Hulta devrait être la liaison de Bennett avec l’administration Biden concernant la conduite de la campagne diplomatique contre l’Iran. Un sujet complexe en vue des divergences d’intérêt entre les deux pays sur le dossier iranien.

Dr Eyal Hulta, âgé de 45 ans, marié et père de trois enfants et réside Kfar Saba, rapporte le site israélien spécialisé en de défense israeldefense.co.il. Il est titulaire d’un doctorat en physique de l’Université de Tel Aviv, d’une maîtrise en administration publique de l’Université de Harvard et du diplôme du programme «Talpiot» de Tsahal pour la formation au leadership technologique à l’Université hébraïque. Au cours de son service au sein de l’institution, qui a duré 23 ans, Eyal Hulta a remporté le prix de la sécurité israélienne, souligne la même source.

Démission de Meir Ben-Shabbat

Meir Ben-Shabbat l’ancien titulaire du poste de Chef du Conseil de sécurité nationale israélien, avait annoncé son attention de quitter le gouvernement quelques jours après l’installation du gouvernement Bennett-Lapid. Quand le choix sur le successeur a été arrêté, Ben-Shabbat a envoyé sa démission au secrétaire du Gouvernement où il assure qu’il allait travailler avec le nouveau Conseiller pour la passation des dossiers. Ci-après la traduction de sa lettre de démission partagée par le journaliste Barak Ravid.


A l’aimable attention de M. Shalom Shlomo
Secrétaire de Gouvernement


Objet : Cessation de fonctions

Conformément à la loi sur le siège de la sécurité nationale, 5768-2008, section> et suite à ma conversation avec Rosh
Gouvernement en date du 30 juin 2021, je vous annonce la fin de mon mandat en tant que conseiller à la sécurité nationale et en tant que chef d’état-major de la sécurité nationale.

Je suis reconnaissant du privilège qui m’est conféré d’occuper ce poste et de renforcer la sécurité nationale.

J’ai rencontré des gens formidables, vu le beau visage du pays qui chaque jour donne des conseils au combat et s’émeut quotidiennement par les expressions de dégoût et d’admiration à l’endroit de notre pays, de la part des dirigeants mondiaux, des chefs d’État, des rois, des présidents et des ministres.

Bénit soit le peule qui s’est apaisé.

Je souhaite beaucoup de succès au Dr Eyal Hultaa, désigné succésseur.

Comme convenu avec le Premier ministre, je travaillerai pour lui transférer le poste d’ici fin août 2021 (et si nécessaire – même au-delà).

Enième scandale du régime militaire algérien: le général en fuite Ghali Belkecir s’offre le passeport de l’archipel Vanuatu

«Jamais un officier de ce rang ni un responsable ayant occupé de hautes fonctions n’a été poursuivi en justice pour un tel chef d’inculpation» écrit le quotidien algérien El Watan, au lendemain des révélations du célèbre journal britannique «The Guardian» concernant le nouveau passeport que s’est offert l’ancien patron de la Gendarmerie Nationale, le général Ghali Belkecir. Ce dernier est désormais porteur du passeport Vanuatu, petit archipel de 260 000 habitants situé au milieu de l’océan Pacifique au mêm titre que l’ancien Premier ministre libyen Fayez al-Sarraj et l’une des figures du régime de Bachar Al-Assad, l’ancien gouverneur de la province de DamasAlaa Ibrahim.

Jour après jour l’Etat algérien enlisé dans un mouvement social qui n’en finit pas depuis février 2019, perd toute sa crédibilité et sa légitimité et se retrouve tenu en marge du concert des nations. Aujourd’hui, pas moins de 30 généraux et 18 anciens ministres croupissent en prison. Accusés de très haute trahison, ils encourent de très lourdes peines allant jusqu’à leur mise à mort.

«C’est une véritable hécatombe ! Les Algériens assistent ainsi depuis 2019 à ce feuilleton spectaculaire interminable des incarcérations et emprisonnements. Depuis le début de la crise politique en Algérie avec le 5e mandat d’Abdelaziz Bouteflika, le pays est otage de ces interminables guerres de clans», écrit le site d’information Algérie Part.

La dernière victime de cette guerre intestinale est le général-major Abdelhamid Ghriss, ex-secrétaire général du ministère de la Défense nationale . Il a été placé, ce 13 juillet 2021, sous mandat de dépôt par le tribunal militaire de Blida pour plusieurs chefs d’inculpation, notamment pour «enrichissement illicite», «abus de fonction» et «détournement de deniers publics».

Alors que l’ancien secrétaire particulier de l’ancien chef de l’état-major de l’armée algérienne, l’adjudant-chef Guermit Benouira, s’est fait extrader de Turquie, un autre gros bonnet du régime, l’ancien patron de la Gendarmerie Nationale, le général Ghali Belkecir, l’un des officiers les plus corrompus de l’armée algérienne, impliqué dans de nombreuses affaires de corruption en fuite court toujours entre l’Espagne et la France depuis août 2019.

Ce dernier, vient de se faire rattraper par un scandale mondial en liaison avec un programme controversé de « passeports dorés » lancé par le petit archipel du pacifique, le Vanuatu. Selon les révélation exclusives du journal britannique The Guardian, ledit programme a déjà séduit plus de 2 000 personnes, dont une multitude d’hommes d’affaires et d’individus en disgrâce, recherchés par la police dans des pays du monde entier. Ce passeport doré permet à son détenteur d’acheter la citoyenneté Vanuatu en 2020 et avec elle un accès sans visa à l’UE et au Royaume-Uni.

Selon El Watan, le général Ghali Belkecir, qui était l’un des hommes forts de l’appareil sécuritaire de ces trois dernières années, est accusé de «possession d’informations et de documents secrets pour les remettre à des agents d’un pays étranger». Un mandat d’arrêt international a été lancé contre lui par la justice militaire du régime.

«Aujourd’hui, qui voudra signer un contrat, réaliser un investissement conséquent ou nouer un accord pragmatique avec un pays où n’importe quel ministre, général ou Premier-ministre peut se retrouver le lendemain en prison pour tout et n’importe quoi ? Au lieu de changer le système, les Algériens sont en train de ruiner leur Etat.» alerte Algérie Part.

Enième scandale du régime militaire algérien: le général en fuite Ghali Belkecir s’offre le passeport de l’archipel Vanuatu

«Jamais un officier de ce rang ni un responsable ayant occupé de hautes fonctions n’a été poursuivi en justice pour un tel chef d’inculpation» écrit le quotidien algérien El Watan, au lendemain des révélations du célèbre journal britannique «The Guardian» concernant le nouveau passeport que s’est offert l’ancien patron de la Gendarmerie Nationale, le général Ghali Belkecir. Ce dernier est désormais porteur du passeport Vanuatu, petit archipel de 260 000 habitants situé au milieu de l’océan Pacifique au mêm titre que l’ancien Premier ministre libyen Fayez al-Sarraj et l’une des figures du régime de Bachar Al-Assad, l’ancien gouverneur de la province de DamasAlaa Ibrahim.

Jour après jour l’Etat algérien enlisé dans un mouvement social qui n’en finit pas depuis février 2019, perd toute sa crédibilité et sa légitimité et se retrouve tenu en marge du concert des nations. Aujourd’hui, pas moins de 30 généraux et 18 anciens ministres croupissent en prison. Accusés de très haute trahison, ils encourent de très lourdes peines allant jusqu’à leur mise à mort.

«C’est une véritable hécatombe ! Les Algériens assistent ainsi depuis 2019 à ce feuilleton spectaculaire interminable des incarcérations et emprisonnements. Depuis le début de la crise politique en Algérie avec le 5e mandat d’Abdelaziz Bouteflika, le pays est otage de ces interminables guerres de clans», écrit le site d’information Algérie Part.

La dernière victime de cette guerre intestinale est le général-major Abdelhamid Ghriss, ex-secrétaire général du ministère de la Défense nationale . Il a été placé, ce 13 juillet 2021, sous mandat de dépôt par le tribunal militaire de Blida pour plusieurs chefs d’inculpation, notamment pour «enrichissement illicite», «abus de fonction» et «détournement de deniers publics».

Alors que l’ancien secrétaire particulier de l’ancien chef de l’état-major de l’armée algérienne, l’adjudant-chef Guermit Benouira, s’est fait extrader de Turquie, un autre gros bonnet du régime, l’ancien patron de la Gendarmerie Nationale, le général Ghali Belkecir, l’un des officiers les plus corrompus de l’armée algérienne, impliqué dans de nombreuses affaires de corruption en fuite court toujours entre l’Espagne et la France depuis août 2019.

Ce dernier, vient de se faire rattraper par un scandale mondial en liaison avec un programme controversé de « passeports dorés » lancé par le petit archipel du pacifique, le Vanuatu. Selon les révélation exclusives du journal britannique The Guardian, ledit programme a déjà séduit plus de 2 000 personnes, dont une multitude d’hommes d’affaires et d’individus en disgrâce, recherchés par la police dans des pays du monde entier. Ce passeport doré permet à son détenteur d’acheter la citoyenneté Vanuatu en 2020 et avec elle un accès sans visa à l’UE et au Royaume-Uni.

Selon El Watan, le général Ghali Belkecir, qui était l’un des hommes forts de l’appareil sécuritaire de ces trois dernières années, est accusé de «possession d’informations et de documents secrets pour les remettre à des agents d’un pays étranger». Un mandat d’arrêt international a été lancé contre lui par la justice militaire du régime.

«Aujourd’hui, qui voudra signer un contrat, réaliser un investissement conséquent ou nouer un accord pragmatique avec un pays où n’importe quel ministre, général ou Premier-ministre peut se retrouver le lendemain en prison pour tout et n’importe quoi ? Au lieu de changer le système, les Algériens sont en train de ruiner leur Etat.» alerte Algérie Part.

Le nouveau ministre des Affaires étrangères : « Il est nécessaire de renforcer les relations avec le Maroc et les États-Unis»

L’ancienne ministre des Affaires étrangères, Arantxa González Laya, a remis ce matin le portefeuille du ministère des Affaires étrangères, de l’Union européenne et de la Coopération à José Manuel Albares, un proche confident du président du gouvernement Pedro Sánchez. Le ministre sortant a déclaré que c’était un moment doux-amer. Doux pour les réalisations et amer car il y a beaucoup à faire. Justement, le nouveau ministre des Affaires étrangères a souligné la nécessité de renforcer les relations avec le Maroc et les États-Unis. «Pour les Espagnols, les choses ne peuvent pas bien se passer à l’intérieur si nous ne les faisons pas bien à l’extérieur», a déclaré José Manuel Albares.

José Manuel Albares, qui remplace Arancha González Laya à la tête du ministère des Affaires étrangères après le transfert de portefeuille ministériel et la refonte de l’Exécutif , a pris ses fonctions ce lundi lors de la cérémonie qui s’est tenue dans la salle d’audience du Palacio de la Zarzuela : « Je partage pleinement votre projet politique : vos objectifs et vos idéaux. J’ai travaillé avec lui, le conseillant, apprenant avec lui, toujours dans le domaine des relations internationales », a-t-il déclaré en s’adressant à Pedro Sánchez.

Le nouveau ministre s’est exprimé sur la situation actuelle concernant la crise sanitaire, arguant que «si nous ne le faisons pas bien, cela pourrait se transformer en crise diplomatique en raison des déséquilibres qui peuvent survenir autour du vaccin». « Je suis bien conscient que je prends le ministère dans des moments très difficiles. Jamais auparavant nous n’avons connu une crise sanitaire qui s’est transformée en crise économique et en crise sociale ».

Toutefois lors de son investiture, si quelque chose a pris de l’importance, ce sont ses propos sur le crise qui a éclaté entre le Maroc et l’Espagne après l’accueil par l’Espagne du chef des séparatistes du Polisario, Brahim Gali : «Avec nos voisins du sud, nous devons renforcer davantage nos relations, notamment avec le Maroc, notre grand voisin et ami du sud», a-t-il déclaré devant Arancha González Laya.

Albares a également souligné, en évoquant le États-Unis et le Maroc, l’obligation de son pays de travailler avec ses alliés et amis sur les sujets de « changement climatique », « de la sécurité » et « des mouvements migratoires ».

« Il y a des choses que nous pouvons faire seuls au sein du ministère, mais nous devons travailler en équipe avec d’autres ministères », a-t-il déclaré, avant de souligner que « nous devons expliquer au monde que l’Espagne est un endroit sûr pour venir passer le été .»

Il a également souligné que l’Espagne «est à la pointe du monde en matière de vaccination».

Il est à noter que les relations entre Madrid et Washington se sont dégradées suite au soutien financier qu’a apporté l’Espagne au régime de Maduro au Venezuela. Une crise telle, que la Maison Blanche avait menacé le gouvernement de Pedro Sanchez de représailles économique sur son pays. ( lire Arancha González Laya, sacrifiée sur l’autel des relations entre le Maroc et l’Espagne ? )

Les anciens ministres des Affaires étrangères Marcelino Oreja (UCD) et les « populaires » Ana Palacio et Josep Piqué étaient également présents à la cérémonie de passation de pouvoir.

Arancha González Laya, sacrifiée sur l’autel des relations entre le Maroc et l’Espagne ?

Le président du gouvernement espagnol Pedro Sanchez a limogé ce samedi 10 juillet sa ministre des Affaires étrangères, Arancha González Laya, qui a cristallisé la colère du Maroc en jouant un rôle central dans la décision de l’Espagne d’accueillir sous une fausse identité un repris de justice et criminel de guerre, en dépit des mises en garde de son collègue au ministère de l’Intérieur, Fernando Grande-Marlaska. C’est l’ambassadeur espagnol à Paris, José Manuel Albares qui devient le nouveau Chef de le diplomatie du pays et qui a la lourde tâche de rattraper les erreurs de la politique étrangère de l’Espagne vis-à-vis le Maroc mais également vis-à-vis l’administration américaine.

De la décision de l’administration américaine de reconnaitre la souveraineté du Maroc sur le Sahara, jusqu’à l’exclusion des conclaves de Ceuta et Melilla de l’opération d’accueil des MRE Marhaba 2021, passant par l’hospitalisation du chef des séparatistes du polisario dans un hôpital de Logrones, près de Saragosse, les relations entre le Maroc et l’Espagne ne se sont jamais aussi dégradées.

Pedro Sanchez, président du gouvernement espagnol plus affaibli que jamais sur la scène locale et internationale, annonce ce samedi matin un large remaniement ministériel marqué par le limogeage de la ministre des Affaires Etrangères Arancha González Laya.

Au centre de la crise entre le Maroc et son pays, Arancha González Laya est celle qui a coordonné avec le régime militaire algérien et autorisé l’arrivée en Espagne dans un état critique et dans la plus grande clandestinité de Brahim Ghali le 18 avril 2021 dans un avion de la présidence algérienne. L’information rapportée par le quotidien colombien El Heraldo a fait l’effet d’une bombe en raison des plaintes pour «tortures» et «génocide» déposées en Espagne contre le chef du Front Polisario.

Constituant un front commun avec Berlin, Alger et Pretoria, Madrid souhaitait faire barrage à la reconnaissance des États-Unis de la souveraineté du Maroc sur le Sahara. Un lobbying intense de ce groupe de pression anti-Maroc s’est mis en branle dès novembre 2021 pour tenter d’influencer les décisions des Nations unies.

La réaction de Rabat a été inattendue de par sa fermeté et son audace en gelant toute coopération avec Berlin et Madrid notamment la coopération anti-migratoire. L’impact sur les frontières nord du Maroc a été immédiat, des milliers de migrants se sont déplacés vers l’Espagne et les conclaves de Ceuta et Melilla.

Les images impressionnantes de ces candidats à la migration ont fait que le monde entier s’est rendu compte du rôle vital du Maroc dans la gestion des flux migratoires vers l’Europe mais aussi de la l’incompétence du gouvernement espagnol qui a fait de l’Espagne le maillon faible de l’UE mettant en équation l’avenir de tout le continent.

Par ailleurs, L’Espagne est, depuis 2019, dans le collimateur des États-Unis en raison du soutien du gouvernement de Pedro Sanchez au régime de Maduro au Venezuela et de son rôle «perturbateur» dans ses anciennes colonies en Amérique latine dans lesquelles elle perd chaque jour son influence historique. A ce titre, Washington avait menacé publiquement Madrid de représailles économiques si elle n’arrêtait pas de financer Maduro et son régime.

En juin dernier, le malaise entre les États-Unis et l’Espagne revient sur la scène publique, quand Arancha González Laya a exprimé sa colère contre Washington quand le Secrétaire d’Etat Antony Blinken avait téléphoné à son homologue marocain, Nasser Bourita, arguant la crise diplomatique et migratoire auxquelles était confronté son pays.

L’Espagne va continuer sa pression en menant une campagne de désinformation sur le déroulement des exercices militaires «African Lions 2021» tout en refusant d’y participer. Madrid n’a fait que donner de la visibilité à ces manœuvres militaires qui ont été les plus médiatisées et les plus intenses de l’histoire de la coopération militaire entre le Maroc et les États-Unis.

Au lendemain de la fin de l’«African Lions 2021», Madrid a du encaisser l’arrivée sur le détroit de Gibraltar du l’USS Alaska (SSBN-732), un sous-marin nucléaire lanceur de missiles, dans le cadre du «renforcement de la coopération entre les États-Unis et le Royaume-Uni-Gibraltar, et pour démontrer la capacité, la préparation, la flexibilité et la continuité des États-Unis».

«Vous pouvez entendre les vaisseaux sanguins éclater à Madrid pendant qu’ils lisent ceci !» a commenté un spécialiste sur le compte Twitter de la US Navy Europe.

Pedro Sanchèz a ensuite essuyé un affront public sans précédent de la part des américains quant il n’a eu droit que de 25 secondes chronos du temps de Joe Biden en marge d’une réunion de l’Otan. Les caméras de télévision ont capturé le moment où le premier ministre espagnol tentait de parler avec le président américain alors qu’il se dirigeait pour la prise de la photo de groupe des 30 dirigeants mondiaux présents. «Ce fut une affaire beaucoup plus brève que prévu, après que des sources gouvernementales espagnoles avaient annoncé une semaine plus tôt que Sánchez et Biden tiendraient une réunion bilatérale» ont rapporté les médias espagnols.

Détail du remaniement du gouvernement espagnol

En plus de la ministre des Affaires étrangères, Arancha González Laya, qui sera remplacée par José Manuel Albares, jusqu’à présent ambassadeur à Paris, le remaniement ministériek a touché :

  • Le ministre de la Culture, José Manuel Rodríguez Uribes
  • Le ministre de la Science et de l’Innovation, Pedro Duque
  • Le chef de cabinet de Pedro Sanchèz, Iván Redondo, remplacé par Óscar López, historien du PSOE
  • La Première vice-présidente du gouvernement Carmen Calvo, remplacée par Nadia Calviño.

Le PDG de Recipharm ému devant le roi Mohammed VI

A l’occasion de la signature des accords visant entre autres à faire entrer le Maroc dans le cercle très fermé des producteurs du vaccin anti-Covid, M. Marc Funk, PDG du 5ème plus grand sous-traitant mondial de l’industrie biotechnologique Recipharm, est apparu particulièrement ému devant le Roi Mohammed VI. Respectueux à l’égard du souverain, M. Funk ponctuait son allocution de l’expression propre aux sujets marocains «Que Dieu l’assiste».

Le protocole et le rituel ancestral de la Maison Royale a fait son effet sur Marc Funk, PDG de la société suédoise Recipharm. Sa voix trahissait son émotion, lundi, lors de la cérémonie de signature des accords devant le roi Mohammed VI qui consacrent l’autosuffisance, la complémentarité et la souveraineté sanitaire.

«Sa Majesté Que Dieu L’assite, merci de vitre invitation et votre hospitalité. C’est pour moi un immense honneur et privilège d’être présent ici à cette cérémonie, et d’assister au nom du groupe que je représente Recipharm, d’aider à construire ici un centre de compétence et de manufacture.» a-t-il entamé son allocution.

Le projet d’établissement de capacités de fabrication de vaccins au Maroc, dont le mémorandum d’accord a été signé lundi sous la présidence de SM le Roi Mohammed VI, est en phase avec la stratégie sanitaire du Royaume, a indiqué M. Marc Funk.

M. Funk a souligné que le projet de la société Recipharm au Maroc a pour objectif d’accroître les possibilités d’accès aux campagnes vaccinales, qu’elles soient préventives, endémiques ou pandémiques.

La contribution de Recipharm vise à démontrer que le Maroc sera, le plus rapidement possible, «le premier centre d’excellence de remplissage de vaccins injectables par voie parentérale au service du peuple marocain et du Continent africain», a poursuivi M. Funk, notant que Recipharm aidera à poursuivre l’ambition en créant dans un second temps la manufacture des vaccins complets (forme active et remplissage) en partenariat avec les compagnies innovantes dans la branche.

Réitérant l’engagement de Recipharm au service de l’Initiative Royale de production de vaccins et de biothérapies, M. Funk a affirmé que son groupe apportera son assistance au pilotage de la construction de l’usine de remplissage de vaccin.

Il contribuera également à la formation des équipes de travail au Maroc et en Europe dans les usines Recipharm, au transfert de technologies de manufacture en salle blanche et savoir-faire adéquat, à la gestion de l’usine au Maroc et la garantie de la qualité des lots fabriqués, a-t-il poursuivi.

Au sujet de l’impact du projet sur le plan sanitaire, social et économique, M. Funk a assuré que Recipharm contribuera à l’amélioration de la sécurité sanitaire du peuple marocain, comme il favorisera les échanges avec les États partenaires africains en exportant dans les meilleurs délais les futurs vaccins nécessaires pour anticiper les futures vagues de maladies infectieuses endémiques ou pandémiques.

Ce projet pilote contribuera à la création d’un centre de compétences marocain pour la fabrication des vaccins de demain selon le modèle «Public-Private Partnership», ainsi qu’à la création d’emplois dans ce secteur d’avenir et au développement d’une expertise dans le secteur.

«Son Excellence, Que Dieu l’assiste. Merci de votre invitation. Soyez assuré de notre total engagement» a-t-il conclut non sans moins d’émotion.

Le Roi Mohammed VI amorce l’ère de la souveraineté sanitaire et industrielle du Maroc

Key points

  • Le Roi Mohammed VI a présidé ce lundi à Fès la signature d’un mémorandum relatif à la coopération pour le vaccin anti-Covid19 entre l’État marocain et le Groupe Pharmaceutique National de Chine (SINOPHARM). La délégation chinoise a participé à la cérémonie par visioconférence depuis Pékin.
  • Le Maroc s’appuie pour établir sa capacité de fabrication de vaccins sur le savoir-faire du groupe suédois Recipharm, 5ème sous-traitant mondial. Son président, Marc Funk, a fait le déplacement à Fès pour présenter le projet devant le roi.
  • Le Laboratoire marocain Sothema est partie prenante du projet en mettant à la disposition de l’État marocain ses installations de remplissage aseptiques.
  • A court terme, 5 millions de doses de vaccin anti-Covid19 seront produites par mois.
  • Le projet mobilisera un investissement global de l’ordre de 500 millions de dollars.
  • Samir Machhour, vice-président de Samsung Biologics, conseille le Maroc dans cette stratégie de fabrication et de mise en seringue au Maroc du vaccin anti-Covid19 et autres vaccins.

L’évènement

C’est à Fès que le Roi Mohammed VI, entouré de son Conseiller Fouad Ali El Himma, du Ministre des Affaires Étrangères, Nasser Bourita, du président du GPBM, Othman Benjelloun, du PDG d’Attijariwafa-Bank, Mohamed El Kettani, du PDG de la Banque Populaire, Mohamed Karim Mounir et du vice-président de Samsung Biologics, Samir Machhour, a lancé ce lundi 5 juillet un projet d’une enveloppe budgétaire de 500 millions de dollars pour le transfert de technologie visant à assurer le «fill & finish» des vaccins anti-Covid au Maroc, dernière étape de leurs fabrication (le flaconnage ou la mise en seringue).

Deux laboratoires pharmaceutiques étrangers ont été mis à contribution dans ce projet, le groupe chinois Sinopharm et le groupe suédois Recipharm. Le marocain Sothema pour sa part mettra à disposition de l’État marocain des installations de remplissage aseptiques pour la fabrication du vaccin anti-Covid19.

La cérémonie a été clôturée par la signature de trois accords devant le Roi, à savoir :

  1. Le Mémorandum relatif à la coopération pour le vaccin anti-Covid19 entre l’État marocain et le Groupe Pharmaceutique National de Chine (SINOPHARM), signé par le Ministre de la Santé, Khalid Ait Taleb, et le Président du Groupe Sinopharm, Liu Jingzhen.
  2. Le Mémorandum d’accord concernant l’établissement de capacités de fabrication de vaccins au Royaume du Maroc entre l’État marocain et la société Recipharm, signé par le Ministre de l’Économie, des Finances et de la Réforme de l’Administration, et Président du Conseil d’Administration du Fonds Mohammed VI pour l’Investissement, Mohamed Benchaâboune, le Président Directeur Général de la Société Recipharm, Marc Funk, et le représentant du consortium de banques marocaines, Othmane Benjelloun.
  3. Le Contrat de mise à disposition de l’État marocain des installations de remplissage aseptiques de la Société de Thérapeutique Marocaine (Sothema) pour la fabrication du vaccin anti-Covid19 propriété de la société Sinopharm entre l’État marocain et la société Sothema, signé par le Ministre de la Santé, Khalid Ait Taleb, et la Présidente Directrice Générale de la Sothema, Lamia Tazi.

En chiffres, le projet mis en branle ce lundi vise à démarrer à court terme avec une capacité de production mensuelle de 5 millions de doses de vaccin anti-Covid19, avant de passer à la vitesse de croisière sur le moyen terme.

Ce qu’on doit retenir

Face à la rareté des vaccins à l’échelle mondiale, aux risques sanitaires, aux dépendances extérieures et aux contingences politiques, le Roi Mohammed VI avait dès le troisième trimestre de 2020, enclenché le processus de l’établissement de capacités industrielles et biotechnologiques complètes et intégrées nationales, dédiées à la fabrication de vaccins au Maroc.

En effet le roi s’était entretenu le 31 août 2020 au téléphone avec le président chinois Xi Jinping. Les deux chefs d’État s’étaient engagés à une coopération opérationnelle bilatérale dans le cadre de la lutte contre la pandémie.

Le Maroc a été parmi les rares pays ayant participé aux essais cliniques du vaccin Sinopharm. En contrepartie, la Chine s’était engagée à opérer graduellement le transfert de son savoir faire au Royaume dans le but d’en faire une plateforme avancée d’export du vaccin anti-Covid vers l’Afrique.

Une année après, le Maroc n’a pas démérité dans sa gestion de la pandémie. Il se distingue au niveau mondial pour sa stratégie nationale de vaccination, surpassant certaines puissances européennes avec 25% de la population marocaine vaccinée, au moment où le continent africain enregistre un taux de 3% de taux de vaccination.

Aujourd’hui, Mohammed VI donne un coup d’accélérateur à la feuille de route de l’autosuffisance, la complémentarité sanitaire, en impliquant des géants mondiaux du pharmaceutique et de l’industrie biotechnologique, un acteur national dynamique et des bailleurs de fonds nationaux. Un écosystème vertueux, fruit partenariat prometteur qui amorce l’ère de la souveraineté sanitaire et industrielle du Maroc et consacre son rayonnement international.

Le Maroc s’engage ainsi dans la production, non seulement du vaccin anti-Covid, mais dans d’autres vaccins clés, de manière à faire du Maroc une plateforme de biotechnologie de premier plan à l’échelle du continent africain et du monde dans le domaine de l’industrie du «fill & finish».

Ce que vous devez observer

  1. Géopolitique : L’annonce de cet accord Maroc/Sinopharm (Chine) est d’ores et déjà reprise par l’ensemble des agences de presses internationales. Alors que le monde n’a jamais été aussi protectionniste et divisé, le Royaume du Maroc brise cet état de fait et joue la coopération internationale en impliquant trois continents : Asie, Europe et Afrique. Le monde occidental rejette la fabrication asiatique, notamment chinoise et indienne, faisant fi des besoins pressants des pays en voie de développement au moment où le Maroc persiste et signe dans sa feuille de route tracée dès le début de la pandémie en faveur d’une intégration régionale et continentale.
  2. Samir Machhour : Cet électron libre qui révèle un caractère moins introverti que celui du ministre de la santé semble plutôt bien engagé dans ce projet signé devant le souverain. Sa société MarocVax sera-t-elle parti prenante de l’écosystème industriel qui bénéficierait du savoir faire du groupe suédois Recipharm ?
  3. Sothema : Le rôle de Sothema dans la fabrication des vaccins Covid va-t-il se limiter à la mise à disposition de l’Etat de ses installations ?
  4. Pfizer/Sanofi : La mise en œuvre de cette plateforme biotechnologique, poussera-t-elle les autres fabricants mondiaux comme Pfizer ou Sanofi à signer d’autres accords similaires à ceux de Sinophram avec le Maroc ?