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Nawfal Laarabi

Intelligence analyst. Reputation and influence Strategist
20 années d’expérience professionnelle au Maroc / Spécialisé dans l’accompagnement des organisations dans la mise en place de stratégies de communication d’influence.

Nomination d’Al-Amine Nejjar à Al Barid Bank, l’Istiqlal place ses hommes

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Al-Amine Nejjar, Vice-Président de l’Alliance des Économistes Istiqlaliens et conseiller de Ryad Mezzour, ministre star du parti de Nizar Baraka, a officiellement pris ses nouvelles fonctions, ce lundi 2 janvier 2023, en tant que président du directoire d’Al Barid Bank. Indépendamment des compétences professionnelles de M. Nejjar et son parcours d’ancien banquier à Wafabank et au CIH, la question est de savoir si nous avons affaire à une nomination politique.

Le Conseil de Surveillance d’Al Barid Bank (ABB), filiale de Barid Al-Maghrib, s’est réuni le 30 novembre 2022 pour remplacer le président du directoire de la banque postale, nommé à peine un mois plus tôt.

M’Hamed El Moussaoui, installé tout juste le 3 octobre 2022 à la tête d’Al Barid Bank, a cédé sa place au conseiller du ministre de l’Industrie et du Commerce, Al-Amine Nejjar.

M. El Moussaoui occupait- et occuperait toujours – le poste de Directeur Général et sa nomination semble avoir servi à accélérer le départ de l’indéboulonnable et ancien homme fort de la jeune banque, Redouane Najm-Eddine.

Ce dernier soutenu par le président de Barid Al-Maghrib, Amin Bendjelloun Touimi, avait subit les foudres de Mohamed Benchaâboun. L’ancien ministre des finances avait même inscrit la sortie d’Al Barid Bank du giron de Poste Maroc dans le PLF 2022.

Le transfert à l’État du capital d’Al Barid bank aurait constitué un coup dur pour Barid Al-Maghrib. La part des services bancaires dans le chiffre d’affaires du groupe dépasse le taux de 60%. Dans une déclaration à E&E dans son édition de juillet 2021, le Wali de la banque centrale, Abdellatif Jouahri, semblait être opposé à la décision de Benchaâboun. «Ni l’une ni l’autre [ABB ou Barid Al Maghrib] n’a de raison de changer les relations structurelles qui les unissent. Car tout le monde va y perdre que ce soit Barid Al Maghrib ou Al Barid Bank» a-t-il alerté.

Benchaâboun avait comme objectif de créer un pôle financier public fort, fruit d’une restructuration du portefeuille de participations de l’État et le rapprochement entre établissements financiers et bancaires publics.

Le projet Benchaâboun s’inscrivait dans la volonté du Royaume de se doter d’une structure à la française, qui incarne l’État actionnaire. Lequel projet a été l’un des derniers chantiers que l’ancien ministre des finances a délivré avant la fin du mandat du gouvernement El Otmani.

Ainsi, juste avant les élections 2021, la loi n° 82-20 portant création de l’Agence nationale de gestion stratégique des participations de l’État et suivi des performances des établissements et entreprises publics -ANGSPE- est publiée sur le Bulletin Officiel.

Il fallait attendre le 12 décembre dernier, soit plus de dix-huit mois après la publication de la loi n° 82-20, pour l’annonce du démarrage effectif de l’ANGSPE par la ministre de l’Économie et des Finances, Nadia Fettah. Il est à rappeler que son Directeur Général, Abdellatif Zaghnoun, a été nommé par le Roi Mohammed VI le 14 juillet 2022. Tandis que les cinq représentants de l’Etat au sein du Conseil d’administration de l’agence ont été désigné le 1 décembre, lors du Conseil du gouvernement présidé par Aziz Akhannouch.

Lesquels représentants de l’Etat sont :

  1. Directrice du Trésor et des finances extérieures;
  2. Directeur général des collectivités territoriales;
  3. Secrétaire général du ministère de la transition énergétique et du développement durable;
  4. Secrétaire général du ministère de l’équipement et de l’eau;
  5. Secrétaire général du ministère l’agriculture, de la pêche, du développement rural, des eaux et forêts.

Al-Amine Nejjar à Al Barid Bank, une nomination politique ?

Tous les observateurs avisés s’accordent à dire que nous sommes à la veille du «big shift», ce changement tant attendu des dirigeants et responsables des administrations et autres organisations clés du royaume.

Le processus a été amorcé avec le changement de la doctrine de l’Etat observée lors de la nomination de deux pontes du ministère de l’Intérieur à la tête de structures historiquement sous l’influence des cercles du pouvoirs économiques.

En effet, la nomination de Nourredine Boutayeb, ancienne cheville ouvrière du ministère de l’Intérieur, en remplacement de Tariq Sijilmassi, un commis de l’Etat, de père en fils, constitue le plus grand séisme qu’a connu le monde des affaires national durant cette décennie.

Le choix de Nourredine Boutayeb pour diriger le Crédit Agricole du Maroc, la banque du monde rural, et de Khalid Safir pour piloter la CDG semble s’inscrire dans la stratégie de l’Etat d’optimiser ses ressources et d’orienter ses investissements dans des secteurs devenus par la force des choses, des secteurs d’importance vitale relevant de la sécurité nationale du pays.

La pandémie et la guerre en Ukraine ont entraîné des crises alimentaires et énergétiques dans le monde entier. Chaque stratégie et chaque dirham investi devront désormais prendre en compte les risques et les menaces de la conjoncture internationale. Qui d’autre que des dirigeants rompus aux problématiques de marketing territorial, de développement humain et de paix sociale sont à même de relever le défi ?

Par ailleurs, il est a rappelé que le Chef du Gouvernement a échoué à plusieurs reprises à faire aboutir ses tentatives de nomination de secrétaires d’état. Selon certaines sources médiatiques, la raison de ces échecs serait la pression du parti de l’Istiqlal sur Akhannouch. Le parti de la Balance se considère lésé quant à la distribution de portefeuilles entre les trois formations politiques de la majorité gouvernementale.

Nizar Baraka lui même serait sous les feux des critiques de son parti au sujet des nominations. Il serait tiraillé entre ses fidèles et les visés hégémoniques du puissant clan Ouled Errachid, qui contrôle aussi bien le bureau politique que le bras syndical du parti.

La propulsion d’Al Amine Nejjar, connu pour son obédience à Nizar Baraka, pourrait s’inscrire dans la volonté du parti de l’Istiqlal de placer et récompenser ses cadres. Au moment où les rumeurs concernant un probable remaniement ministériel s’intensifient.

Al Amine Nejjar (55 ans), ancien banquier et vice-Président de l’Alliance des Économistes Istiqlaliens aurait été dans les petits papiers de Baraka au moment de la constitution du gouvernement Akhannouch. Certaines informations disent qu’il le voulait pour le poste de ministre de l’Industrie et du Commerce. A défaut, M. Nejjar a pantouflé dans ce même ministère, en sa qualité de conseiller de celui qui a succédé à Mly Hafid Elalamy, Ryad Mezzour.

Le 1er février 2010, Al Amine Nejjar claque la porte du CIH après un désaccord avec Ahmed Rahhou, fraichement nommé cinq mois plus tôt. Ce dernier avait décidé de séparer le pôle immobilier de la banque de détail. Une décision qui réduisait drastiquement le périmètre d’action de M. Nejjar qui occupait le poste de directeur général adjoint en charge de la banque de détail et de l’immobilier. Il avait rejoint le CIH en mars 2005.

Al Amine Nejjar est diplômé en économie de l’Université de Montpellier I en 1990. Il est également titulaire d’un diplôme de 3ème cycle en Gestion des Entreprises dans les pays en développement de Paris Dauphine.

Il entame sa carrière professionnelle en intégrant le groupe Wafabank en 1991, qui était alors contrôlée par la famille Kettani, en tant que Directeur d’Agence puis en tant que Chargé de mission auprès de la Direction du réseau, en 1993.

En 1998, il est promu Directeur Régional de la Région Centre. Il assumera la fonction de Président du directoire de la filiale Wafa Immobilier de 2001 à 2004.

M. Nejjar ne survivra pas à la fusion BCM-Wafabank, il passera une année en tant que Directeur du réseau Casa-Nord d’Attijariwafa bank pour rejoindre le CIH, alors fraichement dirigée par l’USFPiste Khalid Alioua.

En 2007, il rejoint officiellement le parti de l’Istiqlal. Il faisait partie de cette vague de cadres, hauts fonctionnaire et chefs d’entreprises qui se sont intéressés à la politique à la veille des élections de 2009, animées par l’arrivée du PAM, à l’image de Moncef Belkhayat, Saïd Sekkat, Amyn Alami et Ahmed Chami.

Après le CIH, M. Nejjar disparait des radars et refais surface en 2018 en tant qu’associé d’un très discret cabinet conseil CCIP dont on retrouve pas de trace au registre de commerce de Casablanca. En 2021, il prend la parole dans les médias pour défendre le programme électoral de son parti.

Outre le caractère politique qui pourrait caractériser la nomination d’Al Amine Nejjar à la tête du directoire Al Barid Bank, ce dernier a bénéficié de soutiens décisifs. Le premier est bien évidement celui de son collègue de l’Istiqlal et son «boss», Ryad Mezzour, le ministre de l’Industrie et du Commerce. Le second est celui du président du Conseil de surveillance de la banque postale, Amin Bendjelloun Touimi.

En effet, le Conseil de Surveillance d’Al Barid Bank, filiale de Barid Al-Maghrib, compte 9 membres dont un mandat pour le Ministre de l’Industrie et du Commerce, 4 mandats pour le groupe Barid Al-Maghrib, un mandat pour la caisse de dépôt et de gestion, 2 mandats représentants l’Etat, notamment le Ministère de l’Économie et des Finances et un mandat pour un administrateur indépendant :

  • Monsieur Ahmed Amin BENDJELLOUN TOUIMI – Président ;
  • Caisse de dépôt et de gestion, représentée par Madame Latifa ECHIHABI – membre ;
  • BARID AL MAGHRIB, représentée par Monsieur Ahmed Amin BENDJELLOUN TOUIMI – membre ;
  • Monsieur Ryad MEZZOUR – membre ;
  • Monsieur Abderrahmane SEMMAR – membre ;
  • Monsieur Aziz ALOUANE – membre ;
  • Monsieur Adnane MOUDDEN – membre ;
  • Monsieur Jamal LEMRIDI – membre ;
  • Monsieur Ahmed LAHBABI – membre.

Si le soutien de Ryad Mezzour est trivial, celui de Ahmed Amin Bendjelloun Touimi est à chercher du parcours professionnel des deux hommes du temps de Wafabank.

MM. Nejjar et Bendjelloun Touimi ont rejoint la banque de Moulay Ali Kettani à une année d’intervalle. Le premier en 1991, le second en 1990. Aussi, quand l’un dirigeait Wafa immobilier, l’autre était-il à la tête d’une autre filiale, Wafasalaf.

Après la fusion BCM-Wafabank, Amin Bendjelloun Touimi sera nommé Responsable des Ressources Humaines du Groupe d’Attijariwafa bank. Un poste qui lui permettra de gérer le départ d’Al Amine Nejjar au CIH.

Al-Barid bank, un cadeau empoisonné ?

Au delà du soutien politique dont jouit pour le moment Al Amine Nejjar, la mission de ce dernier à la tête de la banque postale n’est pas de tout repos.

Sur le plan de gouvernance, les véritables patrons du président du directoire de Al Barid Bank ne sont ni Ryad Mezzour ni, Amin Bendjelloun Touimi.

D’une part, ABB est sous la coupole de l’Agence nationale de gestion stratégique des participations de l’État. Laquelle institution est sous la tutelle de la ministre des Finance, la RNIste Nadia Fettah et dirigée par l’ancien patron de la CDG, le très indépendant Abdellatif Zaghnoun.

D’autre part, le ministère de l’Industrie du Commerce et de l’Industrie n’ayant plus l’investissement dans son périmètre, Al Barid Bank devrait naturellement passer sous la houlette du vice-ministre de facto du gouvernement, Mohcine Jazouli, Ministre délégué chargé de l’Investissement, de la Convergence et de l’évaluation des Politiques publiques.

Sur le plan opérationnel, la difficulté est certaine. Créée le 8 juin 2010 pour autonomiser les activités financières de Barid Al Maghrib face à l’érosion des revenus des services postaux, Al Barid Bank a hérité des dysfonctionnements historiques de la poste.

La mise à niveau de la jeune banque est un chantier des plus compliqués. Il faudrait une révolution à la Ahmed Rahhou au CIH, pour espérer suivre un secteur bancaire marocain de plus en plus moderne, sophistiqué, agile et digitalisé.

Au vu des rapports conflictuels entre Mezzour et Jazouli, l’avenir incertain de Bendjelloun Touimi à la tête de Barid Al Maghrib et la complexité de l’environnement de l’ABB, Al Amine Nejjar n’aura sans doute pas le loisir de naviguer sur un long fleuve tranquille.

Macron, Tebboune complices contre le Maroc

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Emmanuel Macron, l’homme qui voulait être roi, chef de guerre et sauveur de l’Europe et du monde est plus que jamais seul face à ses échecs. Son arrogance est sa condescendance notoires couplées à sa fameuse diplomatie du «en même temps» a fini par rendre son pays, la France, totalement isolée, et pis brouillonne et aveugle. Dernier exemple en date, son pari perdu d’avance sur l’Algérie. Macron s’accroche à un régime en déliquescence pour camoufler la perte de son influence en Afrique et l’échec de sa stratégie Russe. Le président français a ainsi mobilisé toute son administration et ses services de renseignement pour piloter une campagne de communication du président algérien Abdelmajid Tebboune. A travers laquelle, il espère sauver la face et tenter de récupérer ses territoires d’influence perdus.

«Macron n’a rien sauvé du tout, ni le monde, ni l’Europe, pas même les apparences» écrit Thomas Dietrich sur le site d’information Le Media.

«Les incessants coups d’éclats et coups de com’ de Macron finissent comme autant de coups d’épées dans l’eau. Guerre en ukraine, proche-orient, Afrique… la France perd en influence sur tous les tableaux. Notre puissance moyenne est devenue une puissance médiocre, s’accrochant aux lambeaux de sa grandeur passée et reniant ses principes.» poursuit l’analyste.

«Macron semble mis de côté sur le grand échiquier du monde, et même dans son pré-carré africain, la France est aujourd’hui honnie par les populations locales ; nos soldats plient peu à peu bagages» écrit Le Media.

Des dizaines d’articles et d’analyses corroborent les propos de Thomas Dietrich sur l’isolement de Macron et de la France.

«Dans ce basculement du monde vers l’Asie, la France apparaît démunie.» affirme Marc Endeweld sur Le Monde Diplomatique. L’auteur décortique dans son analyse tous les échec de Macron depuis son élection :

  1. Sa stratégie indo-pacifique a donné lieu à l’humiliation de la France par le monde anglo-saxon.
  2. Sa gestion du dossier libyen et à force de gesticulations, il s’est lui-même isolé en Europe, divisant davantage le continent.
  3. Ses coups de com’ sur le dossier ukrainien sont un véritable camouflet. Russie et États-Unis imposent leur tempo diplomatique à la France et aux Européens.
  4. Son apposition à l’Allemagne sur la question de l’énergie, a révélé des divergences profondes et antagonismes économiques et stratégiques entre Paris et Berlin.
  5. Son appel à une défense européenne indépendante de l’Otan a tourné au ridicule par l’Allemagne qui se réarme unilatéralement et achète des avions F-35 aux États-Unis.
  6. L’intronisation par Macron du nouveau dirigeant tchadien contournant la constitution du pays a décrédibilisé tout la propagande française sur la démocratie vis-avis les autres pays de l’Afrique centrale et du Sahel.

Macron-Tebbounne, l’axe du mal

C’est un secret de polichinelle que Macron a financé sa campagne en Algérie. Une enquête de Off-Investigation ont documenté les origines de l’argent liquide venu d’Algérie qui était apparue au coeur de sa campagne de 2017.  « Macron, c’est un pote. Je lui ai filé 18 millions d’euros. » a déclaré Alexandre Djouhri. Le fils de ce dernier, Germain, est marié à la fille de l’oligarque russe Sergueï Niyzov.

L’enquête du média est arrivée à la conclusion que le président français aurait bénéficié, lors de son accession au pouvoir, du soutien discret d’un certain nombre d’oligarques algériens et d’intermédiaires utiles entre les deux pays historiquement liés aux gros bonnets de l’armée.

L’argent trouble du pouvoir algérien qui a permis au Président français de financer sa campagne explique cet étrange et inhabituelle complicité entre Emmanuel Macron et Abdelmajid Tebboune.

« Nous avons une certaine complicité » avec le chef de l’Etat français, a déclaré le président algérien dans un entretien avec Le Figaro, dans son édition de vendredi 30 décembre.

« Je vois en lui l’incarnation d’une nouvelle génération qui peut sauver les relations entre nos deux pays. Nous avons une amitié réciproque. Certes, nous avons eu, lui comme moi, des formules malheureuses, mais c’est la première fois, me semble-t-il, qu’il y a une telle relation de confiance entre nos deux pays. » s’est félicité Tebboune.

Cette déclaration d’amour de Tebboune Et Macron est l’aboutissement «d’une opération de communication qui a été préparée, élaborée et peaufinée par Paris et Alger» révèle en exclusivité Maghreb Intelligence.

«Bien avant sa publication, cette interview a été préparée, relue et annotée par des conseillers diplomatiques du Quai d’Orsay à Paris et elle a fait l’objet de plusieurs échanges entre la DGSE, le renseignement extérieur français, et les services secrets algériens» précise la même source.

«C’est la première fois qu’un président algérien se plie à un exercice de communication qui lui a été proposé et préparé par des officines françaises dans le but de satisfaire un agenda commun aux deux pays, à savoir l’Algérie et la France» souligne Maghreb Intelligence.

A la lecture de l’interview et de son traitement médiatique, les intentions de Bernard Émié, patron des services de renseignements français la DGSE sont clairs :

  1. Arracher une forme d’alliance de circonstance entre Paris et Alger au sujet du Sahel et une position hostile de l’Algérie contre la présence des troupes russes de Wagner dans la région. ( lire l’article RFI : Milice Wagner au Sahel: de l’argent qui serait plus utile dans le développement, selon le président Tebboune.
  2. Jeter un os à l’opinion publique algérienne sur une supposée affirmation du colonisé face au colonisateur. ( lire l’article TV5 Monde : Abdelmadjid Tebboune : «La France doit se libérer de son complexe de colonisateur et l’Algérie, de son complexe de colonisé»
  3. Confirmer la naissance de l’axe Paris-Alger et la mort de l’axe Rabat-Paris. ( Lire l’article du Figaro : Macron et Tebboune pour une «nouvelle dynamique irréversible» entre la France et l’Algérie
  4. Préparer le terrain à la visite d’Abdelmadjid Tebboune à Paris au début de l’année 2023.  ( Lire l’article de Maghreb Intelligence : L’interview de Tebboune au Figaro relue et annotée par des conseillers français.
  5. Décrocher un soutien publique de l’Algérie à Macron plus que jamais isolé sur la scène international.
  6. Préparer un probable redéploiement de l’armée française au Maghreb et au Sahel.

L’interview du Figaro, journal particulièrement fidèle à la Macronie, a mis au grand jour l’insanité d’Abdelmajid Tebboun quand il a déclaré que « Les Algériens devraient avoir des visas de 132 ans ». Le président algérien confirme par cette ridicule déclaration que son pays est toujours sous occupation française.

Pour confirmer l’alignement de l’axe Paris-Alger contre Rabat, Tebboune aidé par les scripts de la DGSE n’ont pas raté l’occasion pour attaquer le Maroc en comparant l’invasion de la Russie en Ukraine au dossier de la Palestine et du Sahara Marocain.

Il est on ne peut plus clair que la France d’Emmanuel Macron a choisi son allié pour la région au dépend de son partenaire historique, le Maroc. Il est à noter, la véritable nation qui a affiché clairement et sérieusement son indépendance par rapport au diktat d’un jeune illuminé, tout en refusant de se prêter à servir, dans une attitude de soumission et de démission complaisante, un dessein destructeur.

«Comme souvent avec le président français, le théâtre est de mise», rappelle Marc Endeweld. Après les haussements de ton, les gesticulations, les coups de Com’, Macron se heurte systématiquement et sèchement à la dure réalité : « La France, une puissance moyenne est devenue une puissance médiocre, s’accrochant aux lambeaux de sa grandeur passée, reniant ses principes et tournant le dos à ses vrais alliés». 

«Akhannouch préféré des marocains», «Incendie Afriquia Gaz», «Attaque à Paris» : Un brutal retour à la réalité

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La trêve fut courte. Les Marocains étaient encore sur les nuages quand la triste réalité les a très vite rattrapé. Une réalité qui porte le nom de Aziz « Scoumoune » Akhannouch. Au lendemain de la réception royale historique et émouvante réservée aux Lions de l’Atlas et à leurs mamans, la gueule de bois fut sévère. Les images terribles de l’explosion spectaculaire de l’un des plus grands dépôts des GPL privés, propriété du milliardaire suscité, ont fait le tour du monde. Vingt quatre heures plus tard, Akhannouch reconnu pour être l’homme politique le plus impopulaire de l’histoire du Maroc moderne, se voit désigner personnalité préférée des marocains selon un curieux, pour ne pas dire honteux sondage du magazine TelQuel. L’attaque mortelle à Paris tuant trois étrangers assombrit davantage le tableau.

Le retour à la réalité est brutal. L’année 2023 s’annonce rude, très rude. Que Dieu nous couvre de sa Miséricorde.

Qu’est ce qui est le plus choquant ?

  1. L’explosion d’un important dépôt de la ressource la plus prisée au monde ces derniers mois, le gaz ?
  2. La conflagration de la réputation et l’honneur de l’un des supports de presse les plus respectés du Royaume ?

La réponse a cette interrogation est laissée à la discrétion de nos lecteurs. Toutefois, nous vous prions de noter que les murs ça se reconstruit, le gaz ça s’achète tandis que la crédibilité n’a pas de prix.

C’est officiel, le dernier magazine francophone papier indépendant, hérité des temps heureux, est officiellement tombé dans l’escarcelle du milliardaire Aziz Akhannouch.

Nous aurions dû nous méfier de cet interview exclusif donné, ce 16 décembre, par le Directeur de publication de TelQuel, depuis Washington D.C., s’il vous plait, au Chef du gouvernement qui participait au Sommet des dirigeants États-Unis–Afrique.

La proximité physique des deux hommes nous aurait dû nous mettre la puce à l’oreille. Mais nous avions tous les yeux, les oreilles, le coeur rivés au Qatar. Nous n’avons lu ni l’interview, ni même remarqué le voyage d’Akhannouch. Pire, le tweet «historique» de Biden citant le Chef du gouvernement est passé complètement inaperçu chez-nous au Maroc.

Le 22 juillet dernier, M. Reda Dalil nous avait pourtant gratifié d’un édito tonitruant réagissant à la campagne digitale contre le Chef du Gouvernement, sous le titre : Akhannouch doit-il dégager ?

Le Directeur de publication avait entamé son édito par une affirmation à l’extrême opposé du sondage qui va publier 5 mois plus trad.

«Comment passe-t-on du statut de ministre le plus apprécié du pays à celui d’un chef du gouvernement aussi impopulaire ? Le cas Akhannouch est une énigme» a-t-il écrit.

TelQuel a longtemps résisté aux chants des sirènes du milliardaire et de ses rabatteurs. Le magazine de Khalid El Hariri, nous gratifié des plus belles «Unes» sur l’amère réalité du gouvernement Akhannouch, aka son incompétence. Les dossiers étaient équilibrés, objectifs et sans agressivité aucune.

L’impopularité de Aziz Akhannouch a atteint des niveaux rares de l’histoire politique du Royaume. Au point que des chantes populaires le maudissant sont répétés dans les mariages dans le Maroc profond.

La chute de TelQuel est vertigineuse. Le retournement de veste est assumé. Le pseudo-sondage est une faute.

Comment TelQuel a pu écrire un énormité pareille : «Aziz Akhannouch l’âge d’or du RNI» ?

M. Reda Dalil devrait relire l’histoire politique du pays avant de publier de bêtises sponsorisées. Quid du RNI présidé par Ahmed Osman, gendre de feu Mohammed V et époux de leur SAR Lalla Nezha ?

De plus, placer dans sa Cour’ Akhannouch avec Regragui et Bourita, n’est-ce pas de la mauvaise fois ? TelQuel falsifie-t-elle la réalité et l’histoire en incrustant l’image de son sponsor au dépend de personnalités qui ont bien mérité le coeur des marocains?

Aziz Akhannouch se prépare pour le choc de 2023

Pour comprendre cette «OPA» de Aziz Akhannouch sur la dernière citadelle de la presse francophone indépendante, nous vous invitons à lire la monographie publiée par Africa Intelligence sur le milliardaire. Un papier publié le 16 décembre. Le jour même de l’inattendu entretien exclusif à Washington de TelQuel, et au lendemain de la visite de la cheffe de la Diplomatie française en visite au Maroc, Catherine Colonna.

Africa Intelligence, reconnu pour sa proximité avec la communauté des renseignements français, a effectué un «profiling» du «carré des fidèles» d’Akhannouch. Un cercle sur lequel ce dernier s’appuierait, selon le site d’information, pour remonter la pente après une première année désastreuse.

https://twitter.com/Africa_In_FR/status/1603652441035182085

La monographie d’Africa Intelligence nous n’apprend rien de nouveau, malgré son titre racoleur : «Le commando d’Aziz Akhannouch pour transformer la primature en véritable centre de pouvoir». Toutefois, le travail a le mérite de documenter l’entourage de la première fortune du pays et de commenter chaque membre de l’équipe Akhannouch avec une lecture bien française.

A commencer par cette étrange flatterie à l’endroit de l’ancien pigiste de Le Monde, Youssef Aït Akdim. Africa Intelligence lui donne le titre fallacieux de tête pensante de la campagne électorale d’Akhannouch. Oubliant de mentionner que le journaliste était responsable des plus grands scandales qui ont entaché cette campagne ainsi que d’évoquer le fait décisif de la victoire d’Akhannouch, qui sont les fonds illimités qui ont inondé la presse, Facebook puis les circonscriptions.

Selon Africa Intelligence, le carré des fidèles du Chef du Gouvernement est constitué de :

  1. Youssef Aït Akdim, conseiller en communication.
  2. Ichrak Moubsit, DG de la société de presse Caractères.
  3. Lamia Bouzbouz, nouvelle conseillère en communication.
  4. Wafae Jamali, Secrétaire générale du chef du gouvernement ( fidèle des fidèles ).
  5. Jalila Nasraoui, Directrice de cabinet.
  6.  Mustapha Baïtas, porte-parole du gouvernement et protégé d’Aziz Akhannouch.
  7. Younes Abchir, Chargé des affaires politiques.
  8.  Chafik el-Oudghiri, Directeur des relations avec le Parlement.
  9. Ghali Fassi-Fihri, Conseiller chargé du pôle Relance économique.
  10. Ghassane Benchekroun, Directeur financier Akwa.
  11. Brahim el-Mazned, Directeur artistique du Festival Timitar d’Agadir, Conseiller Culture.
  12. Abderrahman el-Andaloussi : ex Valyans, Chef du pôle Veille stratégique.
  13. Mohammed Elmeski, Conseiller Éducation.
  14. Othmane el-Harmouchi, Conseiller Santé.
  15. Jihane Markouch, Chef pôle Affaires juridiques.
  16. Boutaïna Falsy, en charge du dossier la protection sociale.
  17. Marwane Mansouri, en charge du dossier de l’eau.
  18. Mohammed Sadiki, Ministre de l’Agriculture.
  19. Fatim Zahra-Ammor, Ministre du Tourisme.
  20. Chakib Benmoussa, le ministre de l’éducation 
  21. Amina Benkhadra, DG de l’ONHYM.
  22. Jaouad Bahaji, directeur général de l’Office national du conseil agricole (ONCA) et maire RNI de Meknès.
  23. Karim Achengli, le président de la région du Souss Massa.

Curieusement Africa Intelligence n’a pas intégré Mohcine Jazouli dans le carré des fidèles, alors qu’il le qualifie d’ami d’Akhannouch et dans un autre papier daté de 2021 l’avait désigné «premier ministre bis». Le site proche des renseignements français estimerait-il que le ministre délégué chargé des investissements, ne survivrait-il pas à la guerre déclarée contre le Ministère de l’Intérieur ?

«Aziz Akhannouch est parvenu en novembre à arracher à Abdelouafi Laftit le contrôle des CRI, désormais sous la tutelle de son ami Mohcine Jazouli. Peu d’observateurs donnaient pourtant gagnant le ministre délégué chargé des investissements» nuance Africa Intelligence.

Récapitulons la situation Akhannouch :

  1. Contexte international économique et sécuritaire explosif.
  2. Contexte économique et social national très difficiles.
  3. Chantiers de reformes compliqués.
  4. Carré de fidèles constitués de cadres d’Akwa, de jeunes technocrate et de novices en politique.
  5. Incapacité avérée d’Akhannouch de communiquer ou de débattre.
  6. Impopularité record.
  7. Conflit d’intérêt dans la hausse spectaculaire des prix de l’énergie.
  8. Guerre déclarée contre L’intérieur.
  9. Guerre déclarée contre le PAM, premier parti de son alliance gouvernementale, au sujet du portefeuille de communication, la stratégie énergétique et le programme Forsa, entre autres.
  10. Refus de nomination de ministres délégués.
  11. Adversaires locaux et ennemies étrangers en embuscade.

Que fait Akhannouch pour affronter cette année charnière et toutes ces difficultés ?

Il tente tout simplement et uniquement de se protéger et redorer son image en réorganisant sa communication et en resserrant ses hommes de confiance.

Les réunions mensuelles de Ichrak Moubsit dans le fameux restaurant casablancais avec les journalistes n’ayant pas porté leurs fruits sur le long terme, Akhannouch ressort LaVie Economique et se paye TelQuel.

Incendie STOGAZ : Akhannouch responsable

Que l’origine de l’incendie qui a détruit le dépôt gazier de Mohammedia de Aziz Akhannouch soit accidentelle ou malveillante, l’alerte est à prendre au sérieux.

D’une part nous devons en ce temps de guerre mondiale protéger nos intérêts vitaux et nos installation sensibles. D’autre part, nous devons mettre fin à ce conflit d’intérêt du Chef du Gouvernement.

Peut-être si ce dernier n’avait pas abandonné à sa fille Soukayna Akhannouch la gestion exécutive de son empire Akwa, le dépôt de Mohammedia n’aurait pas brulé.

Quand les directeurs d’Akwa sont impliqués dans la gestion du parti de leur président et de la chefferie du gouvernement, qui veille au respect des mesures de sécurités des installations stratégiques du premier fournisseurs des hydrocarbures du Royaume ?

Nous avons besoin d’un Chef du Gouvernement qui a la tête claire et l’attention exclusive à la gestion de l’exécutif. Il est humainement impossible d’être à l’écoute du peuple quand on est phagocyté par les affaires.

Aziz Akhannouch est au centre de plusieurs incendies déclarés. Entre Bruxelles, Akwa, Laftit, Ouahbi, les affaires des marocains sont bâclés.

La France n’est plus un partenaire fiable

L’attaque raciste contre des Kurdes à Paris est la confirmation que ce pays est plus une source de déstabilisation de notre région qu’un pays partenaire cherchant paix et codéveloppement. Les attaques systématiques et injustifiées contre les minorités arabes et musulmanes sont devenus une politique d’Etat.

Preuve que l’administration Macron ne veut pas de relation saines avec le Royaume, c’est ce chantage médiatique ignoble de L’Elysée instrumentalisant la radio publique France Inter contre le Chef du Gouvernement, alors que la ministre des Affaires Etrangères françaises était en visite officielle à Rabat. D’une main, Macron nous lance l’os des visas, d’une autre main il lâches les chiens.

Nos lecteurs doivent être certains que le Maroc est en meilleure position que la France.

Afriquia Gaz, celle-dont-on-ne-doit-pas-prononcer-le-nom

Stogaz, société de stockage des GPL, essentiellement du propane, filiale à 50% d’Afriquia Gaz de Aziz Akhannouch, a explosé ce jeudi 22 décembre… Oups, on a dit «Afriquia Gaz» — Mince ! Cet article est blasphématoire et illégal !

Une autocensure aussi prégnante, du jamais vu ! Alors que les habitants de la ville de Mohammedia commentaient les difficiles images de l’incendie du dépôt gazier par : «Explosion de l’usine Afriquia Gaz», aucun média ni influenceur reconnu n’a osé prononcer le nom d’Afriquia Gaz. Même Le360 qui a rapporté un tweet faisant allusion à l’identité de la société, qui en passant a écorché le nom : «STORGAZ» au lieu de STOGAZ, ne l’a pas repris dans son article.

Mais pourquoi cette auto-censure ? Est-ce peut-être comme dans l’oeuvre de J.K. Rowling, le vilain, le Seigneur des ténèbres, est toujours Celui-Dont-On-Ne-Doit-Pas-Prononcer-Le-Nom ?

Vidéo prise par les pompiers qui combattaient l’incendie de Stogaz. Les images montrent des conteneurs estampillés par le logo d’Afriquia Gaz

Aziz « Scoumoune » Akhannouch

«Les emmerdes, ça vole toujours en escadrille pour Akhannouch», pourrait dire le défunt ami du Maroc Jacques Chirac.

Jamais un responsable politique n’a porté aussi malchance et un une guigne aussi persistante au Maroc que Aziz Akhannouch. C’est, le seul Chef de Gouvernement dans le monde qui a dans son palmarès, la décimation de centaines de milliers d’hectares de figues de barbaries et de plus 50% des populations d’abeilles du pays ainsi que l’assèchement des barrages si chers à Hassan II.

Il porte tellement la poisse qu’il a été sommé de ne pas se montrer à Doha. Malgré cela, deux des parlementaires de son parti le RNI ont empoisonné le climat autour des Lions de l’Atlas à la veille du match contre les Bleus après avoir été pris en flagrant délit de distribution illégale de billets de match au Qatar.

Ce jeudi, la malédiction et la calamité Akhannouch ont encore frappé. Le milliardaire propriétaire de la société Afriquia Gaz a réussi l’exploit de gâcher la fête des marocains toujours ivres de joie et de bonheur suite à l’exploit historique de leur équipe de football au Qatar. Les images terribles de l’incendie qui a ravagé ses dépôts de propane ont fait le tour du monde.

La fin de La Samir a commencé par un incendie. L’incendie de Stogaz/Afriquia Gaz a-t-elle sonné le glas de l’empire Aziz Akhannouch ?

La «mafia» de la RAM n’épargne personne même le président de la compagnie Abdelhamid Addou

Avoir un billet pour Doha pour assister à un match de la Coupe du Monde n’est pas suffisant pour embarquer dans l’avion. Même si ce billet vous a été donné directement par le PDG de la compagnie aérienne lui-même. C’est l’histoire invraisemblable de l’impuissance d’Abdelhamid Addou face à une mafia qui a pris le pouvoir de la Royal Air Maroc.

Abdelhamid Addou, Président Directeur Général de la RAM, était dans un avion qui partait pour Doha pour assister à un match de la sélection nationale. Il reçoit un appel de deux personnes qu’il les aurait invité par ses soins. «L’avion est complet nous dit-on à l’enregistrement. On ne nous pas laissé embarqué» se sont-ils plaint au président.

Interloqué, M. Addou descend de l’appareil pour aller s’enquérir de la situation. Les billets émis à ses invités étaient en règle. C’est lui-même qu’il leur a donné.

Au guichet d’embarquement on lui jette à la figure le même discours : «l’avion est complet». Furieux, il appelle le chef d’escale et lui demande expressément de lui transmettre la liste des passagers.

En la parcourant, le PDG découvre le pot aux roses. Trente quatre (34) places étaient inscrites aux noms du personnel naviguant. Des places payées entre 80 et 500 dh soit au coût de l’assurance voyage !

Abdelhamid Addou décide alors de faire débarquer les trente passagers concernés. Ses invités ont finalement pu s’envoler à Doha.

Selon nos sources et des témoignages de plusieurs passagers de la RAM, il aurait fallu donner un dessous de table allant de 2000 à 6000 pour avoir un billet. Quand bien même le billet à la main, pour pouvoir embarquer à l’aéroport, fallait-il glisser 2000 à 3000 dirhams supplémentaires.

«C’était trop flagrant. C’est un scandale. J’ai demandé à être déchargé de traiter les vols vers Doha et de ne m’occuper que des billets pour les autres destinations», nous a confié un responsable dans une agence RAM.

Il faut donc être invité du PDG ou payer un dessous de table pour pouvoir s’envoler à Doha ?

C’est de la défaillance du management que naît la mafia

La RAM est une entreprise très difficile à gérer. Outre la conjoncture internationale depuis le Covid puis la flambée des prix de l’énergie qui ont a fait connaître au secteur de l’aérien la pire crise de son histoire. La particularité de la structure de gouvernance de la compagnie pèse lourdement sur son pilotage.

Décider de lancer un dispositif exceptionnel pour la Coupe du Monde sans mettre en place de garde-fous, de règles et des mesures nécessaires pour éviter les dérapages, les abus et le vol est une défaillance avérée du management.

Il est profondément désolant et regrettable, qu’à chaque fois le Maroc sous la conduite du Roi Mohammed VI souhaite de changer d’échelle et passer à la vitesse supérieur, l’avidité et la bassesse éthique de certains de nos petits responsables se manifestent avec férocité. Nous l’avons vécu avec le Covid et aujourd’hui avec la Coupe du Monde.

M. Abdelhamid Addou doit savoir que le Royaume du Maroc est engagé irréversiblement dans une dynamique exceptionnelle qui le met d’ores et déjà dans une place privilégiée dans le concert des nations. Le Maroc de demain se fera avec ou sans lui.

Faut-il démettre Mohamed Boudrika de toutes ses fonctions officielles ?

Mohamed Boudrika a déshonoré le Maroc ! Ses agissements ne doivent pas passer sous silence et rester impunis. Après avoir été arrêté par la police qatarie pour distribution illégale de billets d’entrée aux matchs du Maroc, ce parlementaire, sans aucun scrupule, ni morale, a joué des coudes pour mendier une photo avec le président français, juste après la défaite de l’équipe nationale. Une bassesse du protégé de Aziz Akhannouch qui a donné des haut-le-coeur aux marocains.

«Traitre», «Voleur», «Paria» tels sont les qualificatifs qu’ont scandé les marocains à Doha et sur les réseaux sociaux à l’endroit de Mohamed Boudrika, député Rassemblement national des indépendants de Aziz Akhannouch.

A lui seul, Boudrika a gâché l’harmonie et la joie des marocains la veille du match contre la France. Selon Barlamane.com, ce parlementaire illettré, a provoqué un énorme scandale en alimentant un circuit souterrain de la billetterie consacrée aux matchs du Maroc. Le site d’information évoque l’implication personnelle et avérée de Bourika dans le monopole, le clientélisme et le favoritisme et le détournements de billets en sa qualité de membre du bureau fédéral de Fédération royale marocaine de football (FRMF).

Selon la même source, Boudrika aurait distribué les billets du match Maroc-France à son entourage et à des membres du RNI, en dehors de toute légalité. Lesquels billets se sont négociés au prix de mille euros dans le marché noir. La revente de centaines de billets a engendré des mouvements de foule qui ont alerté les autorités qataris.

Mohamed Boudrika aurait été ensuite pris la main dans le sac et aurait été arrêté puis gardé au poste de police durant plus d’une heure. C’est Fouzi Lekjaa qui aurait réussi à le libérer.

Ce scandal de Boudrika n’a pas surpris les commentateurs. En effet, Barlamane.com revient sur les multiples récits sur l’appropriation illégale par l’ancien président du Raja de terres privées à travers des transactions foncières frauduleuses à grande échelle.

«Le système Boudrika est pervers, digne d’un parachuté de la dernière minute : arroser de bienfaits son fief pour s’assurer sa fidélité et sécuriser son territoire politique» écrit le site d’information.

Photo avec Macron après la défaite de son pays. Bassesse écoeurante

«La première qualité chez les fourbes, c’est la bassesse.»

Peut-on tomber plus bas ? Alors que l’équipe nationale n’a pas encore digéré sa défaite et les milliards de supporters pleurent encore l’élimination de leur équipe favorite, un responsable marocain n’a qu’une idée, se prendre en photo avec Macron, l’arrogant, le condescendant président français.

C’est plus que de l’inconscience, de l’ignorance et de bassesse, c’est de la traîtrise. Surtout que Mohamed Boudrika est membre du bureau politique du parti au pouvoir le RNI et secrétaire du bureau de la Chambre des représentants.


Mohamed Boudrika a gâché la fête et la joie des marocains et a déshonoré son pays. Y aurait-il une enquête indépendante pour faire la lumière sur les agissements avérés de cette personne indigne de ses responsabilités ?

A date d’aujourd’hui, le chef du Gouvernement, par ailleurs président en exercice du RNI, est resté muet sur ce scandale qui ternit gravement l’image du Maroc. Même constat pour le président de la Chambre des représentants, Rachid Talbi Alami et le président de la FRMF, Fouzi Lekjâa.

Aziz Akhannouch aura-t-il le courage de démettre de ses fonctions son protégé ?

Le sale jeu de Macron pour occire le Maroc de la Coupe du Monde

La présence de Yassine Mansouri et d’Abdellatif Hammouchi dans les tribunes officielles du stade Al-Thumama lors de la victoire historique du Maroc contre la Belgique a fait mal, très très mal au condescendant Emannuel Macron. Pour ne pas subir la même humiliation footballistique que les belges, Vulcain a mit en branle la machine à salir contre l’Émir du Qatar avant d’envoyer son maître-espion Bernard Emié pour «superviser» le match de la demi-finale France-Maroc. Quand la 7ème puissance mondiale tremble de simples cris de jeunes supporters, c’est que le colosse en pied d’argile craint le pire. L’ascension d’une nation, d’un continent.

Bernard Emié, patron de la Direction générale de la sécurité extérieure (DGSE) et ancien ambassadeur français à Alger serait à Doha pour «superviser» les coulisses du match de la demi-finale Maroc-France. Cette démarche à tout l’air d’être une réponse très remarquée de Yassine Mansouri et d’Abdellatif Hammouchi à la qualification du Maroc aux huitièmes de finale face à la Belgique.

Le maître-espion français aurait été dépêché par Emmanuel Macron pour accentuer la pression sur l’Emir du Qatar afin de mettre fin à tout soutien logistique, diplomatique ou morale aux marocains qui sont arrivés de partout dans le monde, en plusieurs milliers, pour soutenir leur équipe.

Le Maroc a surpris le monde à tous les niveaux. Aussi bien sur le plan de jeu que sur le plan humain, ferveur, unité et civilité. Jamais une équipe outsider un soutient universel comme celle du Maroc. Cela fait peur à l’esprit condescendant et colonial de certains pays européens.

Paris, Berlin et Bruxelles, pression maximale sur l’émir du Qatar

Les trois capitales phares d’un continent qui vit sa première guerre fratricide depuis la deuxième guerre mondiale, profitent de la Coupe du Monde pour exercer une pression énorme sur le dirigeant du pays organisateur.

C’est Berlin qui a entamé les hostilités en menant une guerre médiatique contre Doha, utilisant les droits des minorités LGBT pour pousser Tamim Ben Hamad à accepter des conditions préférentielles pour un énorme contrat gazier.

Pour leur part, Paris et Bruxelles ses ont mis en tandem, au lendemain de la disqualification de l’équipe belge de la Coupe du Monde pour multiplier les attaques contre le Qatar.

Le 9 décembre, la veille du match Maroc- Portugal, les autorités belges qui aurait été alimentées par de la documentation française ont procédé à l’interpellation de 5 euro-députés, dont la vice-présidente du Parlement européen, Eva Kaili, pour des soupçons de corruption en faveur de Qatar.

Au cours de l’opération, la police belge dis avoir a mis la main sur «environ 1,5 millions d’euros en liquide».

Sabotage du pont aérien entre le Maroc et le Qatar

Le dispositif exceptionnel déployé par le Maroc pour assurer la présence d’un maximum de supporters des Lions de l’Atlas a fait la une de toutes les agences de presses internationales et des plus grands médias des quatre coins du monde.

En plus des milliers de marocains présents sur place, 30 vols ont été programmés depuis l’aube du mardi 13 à l’aube du mercredi 14 décembre, jour du match. Une machine logistique redoutable a été mise en place par l’appareil de l’Etat marocain pour doter chaque marocain à Doha d’un ticket du match.

Les prévisions de remplissage du stade Al-Bayt de capacité de 58 895 donnaient à mardi midi, 45.000 pour les marocains et 5000 pour les français. Selon des sources concordantes, le président français qui avait annoncé sa présence lors de ce match aurait intervenu ainsi que son maître-espion, Bernard Emié, pour saboter ce pont aérien.

En dépit de cette pression, le Maroc a réussi à faire voler 23 avions sur les 30 et fournir le maximum de billet du match à ses supporters enflammés.

10.000 policiers mobilisés en France ce mercredi jour du match

La police française s’est préparée à la demi-finale de la Coupe du monde de football contre le Maroc mercredi.

Quelque 10 000 policiers ont été mobilisés dans tout le pays, dont 5 000 postés dans la région Île-de-France autour de Paris et quelque 2 200 dans la capitale, soit deux fois plus de personnel de sécurité que pour les précédents matches clés de la Coupe du monde, a déclaré le ministre de l’Intérieur Gérald Darmanin sur la chaîne de télévision France 2.

L’ascension du Nation, l’ascension d’un continent

Un nouvel ordre mondial se dessine sous nos yeux durant cette Coupe du Monde de Football. La descente aux enfers du continent européen précipitée par la guerre fratricide en Ukraine, s’est manifestée par l’élimination successive des puissances européennes : D’abord la Belgique, puis l’Espagne, et enfin le Portugal en quart de finale.

Avec la France aujourd’hui, le Maroc est le symbole de l’ascension de tout le contient africain et de l’émancipation de plus d’1 milliard d’africains face à ses anciens colonisateurs.

L’extraordinaire ferveur des opprimés autour du Maroc a fait trembler ces colosses européens aux pieds d’argile. Le Maroc, ce pays pluriel, multidimensionnel, ouvert et jeune suite espoir, l’admiration et écrit l’Histoire.

Maroc-France, tout pour la gagne : Un avion de supporters toutes les heures pour Doha

Comme l’a annoncé Abdelhamid Addou, PDG de la Royal Air Maroc, le pont aérien Casablanca-Doha permettant aux supporters des Lions de l’Atlas a bien eu lieu. Pas moins de 20 vols direct sur 30 sont arrivés à destination ce mardi 13 décembre. Un dispositif logistique exceptionnel pour un évènement historique.

La gagne, rien que la gagne et tout pour la gagne. C’est le leitmotive de tout Marocain où qu’il soit sur le globe à la veille de la première participation de leur sélection nationale à une demi-finale de la Coupe du Monde.

Au moment où Walid Regragui et ses Lions se préparent pour affronter les Bleus, le Maroc en entier se prépare pour vivre cette confrontation haute en couleurs et riche en symboles.

Il ne s’agit pas d’un match de football ordinaire. Nous sommes dans une représentation d’un couple qui se déchire, se dévore. Telle une ultime confrontation entre Eros et Thanatos. Le premier est jeune, bouillonnant, valeureux et pressé. Le second est vieux, jaloux, condescendant et rancunier.

Ce mercredi 14 décembre à 20 h GMT+1, plusieurs milliards de téléspectateurs auront les yeux rivés sur la première demi-finale d’un pays pluriel : africain, arabe, amazigh, musulman et fier de son affluent hébraïque, dans l’un des plus grands événements sportifs de la planète, organisé pour le première fois de son histoire dans un pays arabo-musulman.

Et rien au monde, le Maroc, ce jeune outsider dans le contexte d’un ordre mondial en construction, ne laissera passer cette occasion pour être à la hauteur de la promesse, du potentiel et de l’espoir qu’incarnent les Lions de l’Atlas.

Arrivée des premiers vols du ponts aérien Casablanca- Doha à l’aéroport International Hamad

Regragi , Hakimi, Boufale et les autres ne seront pas seuls. La machine redoutable du Makhzen, dans sa représentation la plus noble, a déployé un dispositif exceptionnel et historique pour permettre à plus de 40.000 supporters marocains de remplir les 68 895 places du stade Al-Bayt.

Les supporters marocains récupérant leur ticket de la demi-finale

Ils seront probablement 45.000 personnes qui scanderont à l’unisson « Allah, Alwatan, Almalik » et feront trembler les Bleus avec le fameux cri de guerre « SirSirSir ».

C’est un véritable pont aérien qui a été mis en place par la Royal Air Maroc à destination du Qatar, ce mardi 13 décembre. En effet, dès 5h du matin, un avion atterrit toutes les heures à l’aéroport International Hamad (HIA). Les supporters sont ensuite conduit vers une esplanade pour récupérer leur ticket souvent gratuit avant d’être dispatché vers leurs hôtels.

Une logistique redoublement efficace qui enflamme davantage la ferveur populaire historique qui entoure la sélection marocaine des Lions de l’Atlas. Laquelle ferveur est sans aucun doute un formidable moteur pour réussir l’impossible.

Allah, Al Watan, Al Malik !

Ahmed Charai : «La victoire du Maroc c’est l’espoir d’un nouvel ordre mondial»

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Les victoires sensationnelles et retentissantes du Maroc contre les grandes puissances européennes que sont la Belgique, l’Espagne et le Portugal (match nul contre la Croatie) et la victoire contre le Canada, pays d’Amérique du Nord, ont non seulement marqué l’histoire, mais aussi confirmé l’ascension du Royaume Chérifien et de l’Afrique.

Les lions de l’Atlas ont jeté les bases du démantèlement du complexe d’infériorité, inspirant l’espoir pas uniquement aux africains et arabes mais également au reste du monde resté longtemps dans l’ombre de l’Europe.

«Si le système de la Coupe du Monde a fonctionné permettant à un outsider de gagner, d’autres systèmes mondiaux basés sur des règles transparentes peuvent également fonctionner» écrit Ahmed Charai, auteur d’un article paru dans la revue américaine The National Interest.

Le 12 décembre 2022, Ahmed Charai, éditorialiste et analyste géopolitique, a publié un article en anglais intitulé « La véritable signification de la victoire du Maroc en Coupe du monde de football » dans la revue américaine The National Interest. La publication est intervenue quelques jours après la qualification du Maroc à la demi-finale de la Coupe du Monde au Qatar suite à sa victoire sur le Portugal de la star mondiale et cinq fois ballon d’or Cristiano Ronaldo .

Tous les commentateurs du football estiment que cette Coupe du monde du Qatar est l’une des plus passionnantes de l’histoire récente. D’aucuns, de leur vivant, ont été témoin d’autant de surprises dans les phases de groupes, et au-delà de la Coupe du monde. Les outsiders africains et asiatiques ont rendu ce tournoi sportif planétaire particulièrement fascinant et captivant.

«Avec sa victoire sur le Portugal samedi, l’équipe du Maroc est devenue la première équipe africaine et arabe à se qualifier pour les demi-finales de la Coupe du monde. Au delà des statistiques, cette victoire a des implications culturelles et politiques à la fois pour les États-Unis et pour le monde entier, que les outsiders ne voient peut-être pas immédiatement», écrit M. Charaï en guise d’introduction.

En effet, le Maroc n’est pas seulement le tout premier pays africain à atteindre les demi-finales, c’est aussi la première équipe arabe à réaliser cet exploit, et ce sur les terres du premier pays arabe à accueillir la Coupe du monde. C’est pour dire à quel point le Maroc de Mohammed VI a marqué l’histoire avec ce tour de force.

Ahmed Charai rappelle dans son article la concomitance de l’exploit du Maroc avec une autre date fortement symbolique : «La victoire du Maroc survient également le jour de l’anniversaire d’un autre événement qui a permis de franchir des barrières. Il y a 52 ans, le Maroc est devenu le premier pays africain à participer à une Coupe du monde, qui était auparavant réservée aux équipes européennes et sud-américaines».

«Se sont des courants politiques et culturels qui font leur apparition» souligne-t-il.

L’ADN de l’équipe marocaine : «Une identité stratifiée, une appartenance plurielle et de la tolérance»

Outre les victoires sensationnelles du Maroc, se sont les personnalités singulières des joueurs marocains qui ont fait la joie des supporters et des téléspectateurs du monde entier.

«L’équipe marocaine compte de nombreux joueurs qui sont nés et ont grandi aux Pays-Bas, en France, en Belgique et dans d’autres pays européens», rappelle Ahmed Charai.

«Ils étaient les enfants d’immigrants. Leurs parents ont respecté la loi, ont travaillé dur et ont construit leur vie dans leur nouveau pays. Ils ont grandi en apprenant les valeurs du labeur, de la tolérance et, dans les écoles, en travaillant aux côtés de coéquipiers de différentes confessions et langues, qu’ils soient natifs ou nouveaux arrivants» poursuit-il.

M. Charaï informe le lectorat du «The National Interest» que ces nouvelles générations de Marocains Résidents à l’Etranger ont épousé les valeurs de leur pays de naissance sans pour autant se détacher de leur pays d’origine, le Maroc.

«À l’âge adulte, ces athlètes ont reconnu leurs liens familiaux avec la terre de leurs ancêtres, ce qui a permis aux Marocains de les accepter comme les leurs, mais ils n’ont pas ressenti le besoin de se prononcer contre les terres où ils résidaient légalement». a-t-il affirmé.

Pour l’analyste, l’alchimie entre les joueurs de l’équipe nationale marocaine, d’appartenance plurielle, qui a donné lieu à cet exploit historique est l’expression du succès du libéralisme et de la tolérance.

«Ce type d’identité stratifiée, teintée de tolérance, est de plus en plus courant sur les lieux de travail et dans les domaines d’activité de notre monde globalisé» explique-t-il.

Et d’ajouter « Nous acceptons que des acteurs clés puissent venir de n’importe où et s’unir au-delà des clivages culturels. C’est une chose qu’un consultant de haut vol de Boston reconnaisse ce fait, c’en est une autre qu’un ouvrier de l’automobile de Tanger ou un éleveur aux confins du Sahara l’accepte comme une hypothèse de base tacite. Pourtant, cela s’est produit. C’est une victoire importante et méconnue du libéralisme et de la tolérance».

Équilibre entre réussite individuelle et liens familiaux

Les photos de Hakimi, Boufal ou Bounou célébrant leurs succès avec leurs membres de familles ont fait le tour du monde. Des images qui ont marqué et attendri les mamans avant les papas, renforçant davantage la légende ce groupe de héros arabo-africains.

Cet aspect culturel de l’équipe du Maroc, qui s’est manifesté dans la manière respectueuse dont les familles sont traitées et représentées n’a pas échappé à l’éditorialiste. Qualifiant ce respect des parents de valeur universelle permettant d’établir un équilibre entre réussite individuelle et les liens familiaux.

«Les joueurs marocains ont voyagé à la Coupe du monde avec leurs parents, un fait répété sans cesse dans les médias marocains» a-t-il écrit.

Sur les réseaux sociaux, les parents des joueurs apparaissent souvent à l’arrière-plan et parfois au premier plan.

Soufiane Boufale célébrant avec sa maman la victoire contre le Portugal à Doha

«Le respect des parents était autrefois une valeur universelle, même si elle n’était pas toujours honorée chez les jeunes adultes. Aujourd’hui, a émergé l’idée que l’on ne peut s’épanouir pleinement que lorsque l’on éjecte ou que l’on rejette toutes les personnes de son passé» se désole M. Charaï.

Et de s’insurger : «C’est une erreur ! Cette victoire en Coupe du monde montre que même les stars peuvent trouver un équilibre entre réussite individuelle et liens familiaux. Les jeunes diplômés de l’université pourraient en prendre note».

La victoire du Maroc c’est l’espoir d’un nouvel ordre mondial

Le monde vit depuis 2008 au rythme de crises géoéconomiques et géopolitiques ébranlant l’ordre mondial unipolaire établi depuis la chute de l’Union soviétique.

Comme pendant les deux conflits mondiaux du vingtième, le football, le sport le plus populaire de la planète, trouve aujourd’hui un terrain favorable à son épanouissement.

Le Qatar, n’est pas seulement le pays organisateur de la Coupe du Monde 2022, il est aussi le premier exportateur mondial de gaz naturel. Une denrée rare qui a mis à genou toute l’Europe après l’invasion de l’Ukraine par la Russie.

L’une des stratégies visant à renforcer la position mondiale du Qatar et son soft power a été l’information et le sport. Une stratégie qui a porté ses fruits puisque le pays a été depuis la première guerre du Golfe au centre des transformations de la région arabo-muslumane.

Principaux risques géopolitiques – Source Kroll

L’organisation de l’un des plus grands événements sportifs du monde sur le sol d’un pays 27 fois plus petit que la Pologne est loin d’être une histoire de mégalomanie d’un cheikh. Cette Coupe du Monde pourrait constituer une distraction qui effacerait les inquiétudes nées de la guerre de l’Ukraine et de la Pandémie. Mais également un possible rééquilibrage de l’ordre mondial.

Au vu de ce contexte, ce qu’a produit le Maroc au cours de cette Coupe du Monde, en émotion et en joie ne peut être un fait anodin. C’est un marqueur d’histoire, particulièrement significatif pour les communautés africaines, arabes et musulmanes. Une invitation à une conception de l’avenir d’un monde en souffrance.

Le test de tout système fondé sur des règles est de savoir ce qui se passe lorsque les nouveaux venus gagnent

Ahmed Charai – The National Interest

Dans son analyse, Ahmed Charaï fait le rapprochement entre un évènement sportif érigé par des règles claires permettant aux outsiders de décrocher leur place et l’ordre mondial.

«La Coupe du monde révèle qu’un ordre international fondé sur des règles, s’appuyant sur de nombreux pays et cultures, peut réussir, même lorsque les favoris régionaux perdent» écrit subtilement M. Charaï.

Pour notre éditorialiste rien ne vaut qu’un système érigé par des règles claires et transparentes qui permet l’ascension des nouveaux venus.

«L’excellente équipe du Portugal a dû être stupéfaite. On dit que le légendaire joueur portugais Cristiano Ronaldo a pleuré. Pourtant, personne n’a contesté les règles ou le résultat. Le test de tout système fondé sur des règles est de savoir ce qui se passe lorsque les nouveaux venus gagnent» a-t-il affirmé.

Et d’ajouter toujours avec la même subtilité : «Nous constatons ici que le système a fonctionné et cela suggère que d’autres systèmes mondiaux basés sur des règles transparentes peuvent également fonctionner».

Un hymne à la paix

Jamais une victoire d’un pays à la coupe du Monde n’a rassemblé autant de populations hétérogènes. Ceci est le fruit de l’identité plurielle du Royaume, africaine, arabe, amazighe, méditerranéenne, son ouverture sur le monde et la paix spirituelle garanties et préservées par le Roi Mohammed VI.

Cet appel à la paix du modèle marocain partagé par le monde entier a interpellé M. Charaï. Pour l’illustrer, il a choisi de souligner la célébration des israéliens de l’exploit du Maroc.

«Après la victoire télévisée du Maroc, plusieurs israéliens d’origine marocaine ont envahi les rues en liesse, rejoints par de nombreux Israéliens n’ayant aucun lien avec le Maroc. Cela suggère que de nombreuses personnes éprouvent des sentiments plus chaleureux envers leurs voisins que ne l’imaginent les extrémistes» a-t-il écrit.

«Arabes et Juifs célébrant côte à côte, sans que personne ne le mette en scène pour les caméras du monde entier. Cela devrait nous donner l’espoir que les accords d’Abraham, qui ont permis à quatre nations arabes (dont le Maroc) de reconnaître diplomatiquement Israël, puissent aboutir» s’est-il félicité.

Ahmed Charaï conclut sa tribune par une célèbre citation d’Albert Camus, lauréat du prix Nobel de littérature : « Le peu de morale que je sais, je l’ai appris sur les terrains de football et les scènes de théâtre qui resteront mes vraies universités »

Pour Albert Camus, le théâtre et le football sont vécus comme une véritable école de la vie où l’on apprend la nature humaine.

« La façon dont les gens jouent à des jeux révèle quelque chose sur leurs valeurs et leurs hypothèses. Dans le cas du Maroc, cela est révélateur de très bonnes choses » conclut M.Charaï.


M. Ahmed Charai est le Président-Directeur Général de Global Media Holding et Conseiller pour le Moyen-Orient aux États-Unis et à l’étranger. Il siège au conseil d’administration de nombreux groupes de réflexion et ONG, dont Atlantic Council, the International Center for Journalists, International Crisis Group, et le Jerusalem Institute for Strategy and Security. Ses articles sont parus dans des publications américaines et israéliennes de premier plan.

Premier bain de foule du Roi Mohammed VI post-pandémie

Sur un peu plus de 2 Km, plusieurs centaines de personnes se sont rassemblées ce lundi pour accueillir chaleureusement le Roi Mohammed VI, venu inaugurer la nouvelle gare routière de Rabat. Une première depuis l’avènement de la pandémie en mars 2020.

Le pas ferme, droit, d’aplomb, décidé, le Roi Mohammed VI a inauguré ce lundi la nouvelle gare routière de Rabat. Accueilli par le ministre de l’intérieur Abdelouafi Laftit et l’autre homme fort du département, le Wali de la région Rabat-Salé-Kénitra Mohamed Yacoubi, le Souverain s’est arrêté pour saluer la Directrice générale de l’UNESCO.

Audrey Azoulay a eu droit à 1min35 du l’oreille du Roi (une éternité). Elle en a profité pour saluer l’engagement du monarque pour la protection et la promotion du patrimoine immatériel du Maroc ainsi que la centralité et le caractère stratégique des relations entre l’UNESCO et le Royaume du Maroc.

La Directrice générale de l’Organisation des Nations Unies pour l’éducation, la science et la Culture (UNESCO), Mme Audrey Azoulay, saluant le Roi Mohammed VI en marge de en marge de l’inauguration par le Souverain de la nouvelle gare routière de Rabat.

Signal fort du Roi Mohammed VI, tournant la page de la pandémie, a été la levée de l’interdiction du salut physique. Youssef Bennani, Directeur général de «Rabat Voyageur» société gestionnaire de la nouvelle gare routière, chargé de présenter l’infrastructure au Roi, a même eu le privilège de prendre l’ascenseur avec le souverain, une proximité impossible du temps du Covid.

Le Roi Mohammed VI en visite inaugurale de la nouvelle gare routière de Rabat, sortant de l’ascenseur, accompagné de son aide de camp, son garde du corps et du DG de «Rabat Voyageur»

Bain de foule

Les rbatis ont réservé un accueil des plus chaleureux au roi Mohammed VI tout le long des artères qui menaient à la nouvelle gare de Rabat. Femmes et hommes de tout âge applaudissaient et scandaient des slogans à la gloire du souverain.

Rabat la magnifique, une volonté de Mohammed VI devenue réalité

«Rabat est l’une des plus belle ville au Monde». Ce n’est pas cette rédaction que l’affirme mais c’est la réaction de chaque visiteur de la capitale.

Transformée , embellie et modernisée par le Roi Mohammed VI, Rabat a tourné la page à l’héritage colonial. L’inauguration de la nouvelle gare routière de Rabat en est la parfaite illustration.

La gare routière de rabat à l’occasion de son inauguration par le Roi Mohammed VI le lundi 28 novembre 2022

Aussi bien l’architecture futuriste que les installations modernes et confortables, la nouvelle gare n’a rien à envier à un aéroport ou une gare de TGV. Mobilisant des investissements de l’ordre de 245 millions de dirhams, ce projet vient illustrer la ferme volonté du Souverain de doter la ville de Rabat d’infrastructures à la hauteur de son statut et en phase avec les attentes des populations, résidents et visiteurs.

Installations et équipements ultra-modernes de la nouvelle gare routière de Rabat

Par ailleurs, la position stratégique de la nouvelle gare routière et sa liaison au réseau des routes nationales et à celui des autoroutes devra contribuer au décongestionnement du trafic à l’intérieur de la ville de Rabat, à la réduction du taux de pollution et à l’optimisation du transport des voyageurs, à la faveur d’une liaison de la nouvelle gare au réseau de transport urbain.

Vue aérienne de la nouvelle gare routière de Rabat, inaugurée par Mohammed VI le 29 novembre 2022
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