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Europe

Danone donne refuge à la ministre espagnole limogée après avoir hébergé le chef du Front Polisario

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La France n’exporte pas uniquement ses yaourts en Espagne mais également ses pratiques propres d’influence, en l’occurence le «pantouflage». Cette spécialité française qui évoque aujourd’hui une forme de « corruption » des élites, fait la une des médias de la péninsule ibérique après l’annonce du recrutement de l’ancien ministre des affaires étrangères Arancha González en tant que conseillère de Danone. Une ministre limogée après avoir été prise la main dans le sac dans l’affaire de l’hébergement clandestin du leader du Front Polisario, le criminel de guerre Brahim Ghali.

Neuf mois après avoir été débarquée par le président du gouvernement, Pedro Sánchez, l’ancienne ministre des affaires étrangères Arancha González Laya, a trouvé un refuge professionnel chez Danone. Le deuxième du genre offert par l’administration française à celle qui a été à l’origine de la plus sévère crise diplomatique entre Rabat et Madrid.

La presse espagnole a rapporté ce jeudi matin que l’ex ministre Arancha González a signé un contrat de conseillère avec la multinationale de produits laitiers Danone, avec pour mission de «contribuer à la réalisation des objectifs fixés par l’entreprise». Autrement dit du pantouflage. Une pratique qui désigne le fait qu’un haut fonctionnaire, quitte le service de l’Etat et rejoint une entreprise privée.

Le souci avec ce pantouflage est que l’ancien ministre des affaires étrangères d’Espagne est toujours sujette à une procédure judiciaire pour avoir donné le feu vert à l’accueil du leader du Front Polisario, Brahim Gali, en Espagne par des méthodes illégales.

En effet, en avril 2021, le chef des séparatistes du polisario a été admis en Espagne sous le nom fictif de «Mohamed Benbatouche» pour soins médicaux. L’entrée sur le territoire espagnol a été autorisée par Arancha González et en connivence avec le régime algérien, alors que l’individu était sous le coup d’un mandat d’arrêt et accusé de torture, d’enlèvements et de crimes de guerre perpétrés contre des victimes de nationalité espagnole.

La ministre s’est défendu devant le juge que «l’entrée – du Ghali – était conforme à la loi», selon son point de vue. Toutefois, il a été confirmé par la suite que Ghali était entré clandestinement en Espagne avec un faux passeport dans lequel il apparaît comme «ambassadeur retraité», sous le nom de Mohamed Benbatouche sur un document avec l’en-tête de la République d’Algérie.

En mars dernier, le magistrat espagnol Rafael Lasala a clos l’enquête concernant l’ancien chef de cabinet du ministère des affaires étrangères, Camilo Villarino, mais a rejeté la demande du bureau du procureur de l’État de clore la procédure contre la ministre Arancha González Laya. Ainsi, l’ancien ministre est toujours accusée de prévarication.

SciencesPo Paris puis Danone Global, quel message la France envoie-t-elle au Maroc ?

Selon les sources de Danone, le contrat offert à l’ancienne ministre espagnole n’a rien avoir avec la filiale en Espagne, mais avec l’entreprise au niveau mondial. Arancha González a rejoint un groupe d’experts de Danone Global qui se réunit trois fois par an. Elle reçoit une indemnité à ce titre, sans être employée de la multinationale française. Danone justifie son recrutement par «son expérience en commerce international à l’OMC».

Il s’agit du deuxième contrat signé par Arancha González avec une organisation française en moins de deux mois. En février dernier, le directeur de l’Institut d’études politiques de Paris (Sciences Po), Mathias Vicherat, l’a nomme au poste de doyenne de la Paris School of international affairs (PSIA).

«Je suis très heureux d’accueillir Arancha González Laya, dont la riche expérience politique au niveau national, européen et international nous permettra de franchir une nouvelle étape dans le développement de la PSIA», s’était félicité Vicherat.

L’ancienne ministre des affaires étrangères avait déclaré à l’occasion être «très honorée» de rejoindre Sciences Po pour «œuvrer à un monde plus durable et plus pacifique». «Après une longue carrière dans le commerce international, j’ai décidé de consacrer mon énergie et ma passion à la préparation des dirigeants de demain».

L’annonce de la cooptation par Danone Globale de celle qui a causé beaucoup de tort aux relations maroco-espagnoles, celle qui est connu pour être l’ambassadrice du Polisario en Espagne, comme conseillère stratégique le jour même de la très attendue visite officielle de Pedro Sánchez soulève des interrogations sérieuses.

Quel avantage tireront Science Po et Danone de recruter une ancienne ministre objet de poursuites judiciaires si ce n’est une manoeuvre cynique de Paris contre Rabat ?

Indignations et appels au boycott de Danone

«Ce contrat avec la multinationale française a eu lieu malgré le fait que Arancha González soit inculpée dans l’affaire Ghali et qu’à peine neuf mois se soient écoulés depuis son licenciement, alors que la loi exige une période d’incompatibilité de deux ans pour les hauts fonctionnaires» s’indigne le journal «OK DIARIO».

«Il est surprenant qu’une marque aussi connue que Danone ne voit pas d’inconvénient à ce que sa réputation soit compromise par le recrutement d’une personne mise en examen par la justice, au-delà des incompatibilités», poursuit la même source.

https://twitter.com/okdiario/status/1511959100455899137

Un partisan du partie populaire PP a écrit sur Twitter : «La loi sur les incompatibilités exige une période d’incompatibilité de deux ans à partir du moment où elle a été licenciée, et il s’avère que l’ancienne ministre socialiste Arancha González Laya a signé pour Danone. Elle est accusée de falsification de passeports, de prévarication et de dissimulation dans l’affaire Ghali»

«La loi des incompatibilités est pour les autres.» a écrit Juan Carlos Girauta, éditorialiste du journal ABC.

Par ailleurs, des appels de boycott de la marque française Danonce ont été lancés sur les réseaux sociaux espagnols.

« Ils ont toujours menti sur les propriétés de leurs produits. Maintenant, ils ont également embauché une idiote inutile. Je l’ai déjà payée pendant 2 ans, et 1 centime de plus pour cette femme qui nous a causé tant d’ennuis, Arancha González. #BoycottDanone ».

«Danone engage González Laya malgré le non-respect de la période d’incompatibilité. Le juge met en cause l’ancien ministre González Laya dans « l’affaire Ghali » et refuse de classer l’enquête. #BoycottDanone» écrit la militante Sabah Yacoubi.

https://twitter.com/Sabah_Yacoubi/status/1512057554553253892

L’inflation espagnole atteint son plus haut niveau depuis 33 ans en raison de la flambée des prix de l’électricité

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Les prix à la consommation espagnols ont augmenté bien au-delà des attentes en février et ont atteint le niveau le plus élevé depuis trois décennies, soit 7,4 % en glissement annuel, contre 6,1 % en janvier, selon les données rapides de l’Institut national de la statistique (INE) lundi.

Reuters

Les augmentations soutenues des prix des aliments et des boissons non alcoolisées ainsi que des coûts des carburants ont porté l’inflation à son point le plus élevé depuis juillet 1989, a indiqué l’Institut national de la statistique d’Espagne, l’INE.

La hausse des prix «est principalement due aux prix de l’énergie et au fait que nous comparons à un mois plat l’année dernière», a déclaré la ministre de l’Économie espagnole Nadia Calvino dans une interview à la station de radio Cadena SER lundi.

Les analystes interrogés par Reuters s’attendaient à ce que les prix à la consommation sur 12 mois augmentent de 6,8 % en février.

Les poussées d’inflation en Espagne et dans d’autres pays de la zone euro mettent la pression sur la Banque centrale européenne pour qu’elle modifie sa politique monétaire, commence à supprimer progressivement son programme d’achat d’obligations et augmente les taux d’intérêt.

L’inflation sur 12 mois en Espagne atteint 7,4 % en février, le taux le plus élevé depuis 1989.

L’indice des prix à la consommation harmonisé de l’UE pour l’Espagne a augmenté de 7,5 % au cours de la période de 12 mois se terminant en février, soit une hausse plus rapide que les 6,8 % attendus par les analystes interrogés par Reuters et que les 6,2 % enregistrés en janvier.

L’inflation de base, qui exclut les prix volatils de l’alimentation et de l’énergie, s’est établie à 3,0 % en glissement annuel, contre 2,4 % en janvier, atteignant son taux le plus élevé depuis la crise financière de 2008.

La ministre de l’Économie espagnole Nadia Calvino a prévenu que l’invasion de l’Ukraine par la Russie jeudi dernier pourrait maintenir l’inflation à un niveau élevé dans la région à l’avenir, car elle a déclenché des hausses des prix du pétrole et du gaz.

«L’évolution des prix est le principal aspect que cette guerre peut avoir d’un point de vue économique», a déclaré Nadia Calvino. Elle a appelé à une réponse européenne commune pour minimiser l’impact sur la croissance économique.

Garde tes distances, Emmanuel !

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Tous les chefs d’Etats savent aujourd’hui comment Emmanuel Macron joue à fond la com’ au corps à corps. Le toucher, la poignée de main et l’accolade sont autant d’armes qu’use à volonté le président français pour «mettre les gens dans sa poche». Une stratégie bien huilée qui a fonctionné jusqu’à ce qu’elle se brise face à plus calculateur et darwinien que lui, Vladmir Poutine. Le président russe à tout simplement installé son homologue français, venu en Russie pour renforcer sa stature de chef d’Etat et jouer au président de l’UE, au bout d’une table de plus de trois mètres. L’image de la rencontre diffusée par le Kremlin a fait le tour du monde. Poutine a réussi à imposer sa communication dans son bras de fer contre l’OTAN tout en mettant en échec toute tentative de récupération d’Emmanuel Macron dans sa course aux présidentielles.

«Dans sa relation avec les gens, il met peu d’affecte mais il sollicite celle des autres et déclenche des sentiments quasiment amoureux. Une séduction qui doit s’exercer en face-à-face parce qu’elle est très physique. Ça commence par le regard. Il a un regard bleu transparent. Il vous fixe, vous harponne (…) Et puis, il est très tactile. Plus avec les hommes qu’avec les femmes parce qu’avec les femmes, il sent qu’il faut maintenir quand même un peu de distance. Donc il commence à vous prendre la main, le bras, l’épaule et vous êtes ferré et vous y croyez. Et il vous dit, comme tous les bons séducteurs, ce que vous avez envie d’entendre». Ceci est un extrait du livre «Président cambrioleur» écrit par la journaliste politique Corinne Lhaïk, sorti en 2020.

Emmanuel Macron, séducteur calculateur, et darwinien a trouvé plus fort que lui. En une photo, le président russe, plus jamais autant sur de lui, après sa rencontre avec Xi Jinping, a transformé la dernier médiation d’un dirigeant occidental sur l’Ukraine en un symbole de sa puissance et de son ascendant sur l’Europe.

En installant son homologue français face à lui sur une table ovale d’une longueur démesurée, après l’avoir fait attendre 1h30, Vladimir Poutine semble lui dire : « Garde tes distances, Emmanuel !».

Privé de son besoin tactile vital, Macron a été plus que jamais dans sa zone d’inconfort la plus extrême. Lui, le président-candidat qui espérait décrocher une concession du président russe et s’approprier une désescalade des tensions dans la crise ukrainienne, afin de renforcer sa stature de chef d’Etat et sa légitimité en tant que président de l’Union Européenne.

Le Président français a été tellement mal à l’aise, qu’il a choisi comme photo officielle de sa visite en Russie, une perspective où il n’apparaît que de dos mais où l’on ne voit pas la distance imposée par le président russe.

«Photo officielle de l’Élysée tentant de détourner l’image (terrible) de la table de 4 mètres de long qui séparait #Poutine et #Macron. Ce dernier n’a pas même décroché la promesse d’une réunion prochaine des chefs d’Etat du format Normandie (Russie, Ukraine, Allemagne et France)» écrit sur Twitter Florence Desruol, une observatrice de la politique française.

Pourtant avant son départ pour Moscou, Macron a tenté de préparer le terrain. Au cours du week-end dernier, il a fait allusion à la stratégie potentielle de Poutine consistant à utiliser principalement la crise ukrainienne pour améliorer les règles de cohabitation de la Russie avec l’OTAN et l’UE, sur un continent où les séquelles de la Seconde Guerre mondiale ont autrefois établi des sphères d’influence géopolitique claires.

«Les arguments de Moscou devaient être écoutés», a-t-il affirmé.

Le porte-parole du Président russe, Dmitri Peskov, a qualifié la visite de Macron de «très importante», mais a cherché à tempérer les attentes, déclarant que «la situation est trop complexe pour espérer une percée décisive après une seule réunion».

Il a noté que «l’atmosphère est restée tendue», ajoutant que les États-Unis et leurs alliés ont continué à ignorer les demandes de sécurité de Moscou.

Table démesurée et distance glaciale: objet de tous les détournements sur les réseaux sociaux

Vladimir Poutine a réussi à faire un grand buzz avec sa distanciation exagérée face à Macron. Les internautes se sont donnés à cœur joie en détournant la photo de la rencontre entre les deux présidents.

«Poutine manque de respect au président français Macron en plaçant une table massive pour séparer les deux présidents lors de la réunion. C’était aussi un acte intentionnel pour impliquer une « distance » entre la Russie et l’OTAN», poste un compte Twitter proche de l’armée israélienne Tsahal.

https://twitter.com/terror_alarm/status/1490733202721452035

«L’histoire raconte qu’un fuseau horaire sépare Macron et Poutine» écrit sur Twitter, Romain Herreros, journaliste politique du Huffington post.

«Distanciation sociale spectaculaire pour Macron et Poutine aujourd’hui» commente le journaliste américain Ian Bremmer.

«Même selon les critères de feu Hafez el-Assad, Poutine et Macron semblent étrangement éloignés l’un de l’autre», tweet l’écrivain israélien Louis Fishman.

«De la rencontre Poutine Xi Jinping à la rencontre Poutine-Macron. #Géopolitique» a noté Velina Tchakarova directrice du think tank autrichien, AIES.

«Quelle photo!», commente tout simplement l’économiste, Maxime Sbaihi.

«Rencontre Emmanuel Macron – Vladimir Poutine, 2018 vs 2022», commente Brut France.

«Ukraine : Macron et Poutine passent à table #Poutine #UkraineConflict», caricature Placide.

«Macron à table avec Poutine : cinq heures et pas de désescalade à se mettre sous la dent», ironise Libération.

D’autres détournements plus farfelus sont devenus viraux.

https://twitter.com/WUTangKids/status/1490805566100455426

Zemmour : Le «J’emmerde les non-vaccinés» de Macron c’est pour faire du Covid le sujet de la présidentielle

Invité sur la matinale d’Europe 1, la radio de son principal soutien financier et médiatique, le candidat à l’élection présidentielle Eric Zemmour a commenté le «coup de buzz» d’Emmanuel Macron sur les non-vaccinés. «Le président-candidat instrumentalise cyniquement le Covid pour en faire le sujet de la campagne présidentielle (..) Je ne tombe pas dans son panneau !» s’est-il exclamé.

Éric Zemmour, candidat de son mouvement «Reconquête» à l’élection présidentielle, a répondu aux questions de Sonia Mabrouk, journaliste de la station de Vincent Bolloré, au sujet de l’épidémie de Covid-19, des derniers propos d’Emmanuel Macron sur les non-vaccinés, des parrainages pour l’élection présidentielle et de son programme pour la France rurale.

Interpellé d’emblée au sujet de la déclaration polémique du Président Français, Zemmour suggère qu’en lâchant la formule choc affirmant son désir d’« emmerder les non-vaccinés », Emmanuel Macron tente d’utiliser cyniquement le Covid pour imposer son propre tempo à la présidentielle

«Que fait Emmanuel Macron ? Il instrumentalise cyniquement le Covid pour deux raisons. La première, c’est parce qu’il veut faire du Covid le sujet de la présidentielle pour pouvoir être tranquille, qu’on ne parle pas de son bilan, et surtout qu’on ne parle pas de l’identité de la France que j’avais réussi à imposer comme thème majeur de la campagne présidentielle à l’automne. La deuxième, c’est parce qu’il voit les sondages, que 70% des Français considèrent qu’il vaut mieux sauver et protéger sa santé que défendre les libertés. Il voit que 90% des Français approuvent le pass sanitaire, donc il clive et fait de la politique», a-t-il jugé.

Bousculer «délicatement» par Sophia Mabrouk, Zemmour a reconnu que le président «a réussi à imposer son tempo pendant une semaine» mais que «ça ne durera pas. Ça ne durera pas autant que les impôts, comme disait mon père».

Emmanuel Macron fait de la politique, a-t-il poursuivit, il veut cliver, et avec moi ça ne marchera pas. Je me souviens d’Emmanuel Macron, en 2015 au moment du débat sur la déchéance de nationalité, qui disait des terroristes qu’on ne peut pas traiter le mal en expulsant les responsables du mal. «Et là, la phrase la plus grave est lorsqu’il dit que les non-vaccinés ne sont pas des citoyens. Donc les terroristes qui tuent au Bataclan ce sont ses enfants, et en revanche les non-vaccinés ne sont pas citoyens ?», s’est interrogé Eric Zemmour. 

Je ne vais tomber dans le panneau de Macron

Le candidat à la présidentielle ne voulant pas passer à un autre sujet après la bousculade de la journaliste a dit : «J’aimerais bien qu’il emmerde d’autres gens comme les caïds, les trafiquants de drogue, les gens qui ont brûlé les voitures à la Saint-Sylvestre. Je ne tombe pas dans son panneau. Je ne fais pas du Covid le sujet de la présidentielle. Le sujet de la présidentielle c’est l’identité de la France. Je continuerai à le dire inlassablement».

Et de conclure par une citation du conte d’Andersen « « L’enfant dit le roi est nu », permettez moi d’être cet enfant

Le 1er meeting de campagne de Zemmour en cinq actes

Une vidéo de Brut s’est attardée sur le discours de Zemmour prononcé lors de son 1er meeting de campagne du candidat de l’extrême droite, Eric Zemmour, qui a été émaillé d’affrontement et d’incidents violents. Cinq séquences ont été ainsi identifiées : 1) Mimétisme de Donald Trump; 2) Les «ils» : ceux qui sont contre le peuple, 3) Les «vous» et les «nous» et le «moi» : les persécutés; 4) Programme : immigration zéro; 4) Macron : l’adolescent.

Le candidat à l’élection présidentielle Éric Zemmour a tenu son premier meeting de campagne ce dimanche à Villepinte,  cinq jours après avoir officiellement déclaré qu’il briguait l’Élysée.

Selon les organisateurs, 13.000 militants avec de nombreux drapeaux bleu-blanc-rouge ont accueilli le candidat. Une foule surchauffée qui s’est prise aux journaliste de Quotidien, l’émission de TMC présenté par Yann Barthès ainsi qu’à un groupe de militants de SOS Racisme, qui était dissimulé dans le public.

Zemmour fait du Trump

Depuis la sortie du livre d’Eric Zemmour «La France n’a pas dit son dernier mot», la presse française n’a pas cessé de pointer du doigt les similitudes entre le polémiste et Donald Trump.

«Depuis le début de ses prises de parole, Éric Zemmour a fait usage d’excès et de fractures idéologiques. Un style qui n’est pas sans rappeler celui de Donald Trump» écrit FranceInfo le 20/11/2021.

Et de rajouter : «La couverture du dernier livre d’Éric Zemmour, La France n’a pas dit son dernier mot, s’inspire directement de celle de Donald Trump. Et ce n’est pas leur seul point commun. En effet, les deux hommes ont construit leur notoriété grâce à la télévision. Tous deux partagent également le goût de la provocation, sur le sujet de l’immigration d’abord. Le milliardaire américain s’en prenait à celle venue du Mexique, tandis que le polémiste tient des propos similaires contre les musulmans».

Au lendemain du derby meeting de Zemmour, le média 100% vidéo Brut notera les similitudes entre le discours du candidat et l’ancien président américain. Brut a en effet réalisé un montage dans lequel on entend Eric Zemmour attaquer les «système» et les «journalistes» en utilisant presque mot pour mot des déclarations de campagne de Donald Trump.

«Depuis des mois, il ne se passe pas une seule journée sans que le pouvoir et ses relais médiatiques ne m’attaquent: ils inventent des polémiques (…), ils fouillent dans ma vie privée, ils me traitent de tous les noms» s’exclamé Eric Zemmour.

«A chaque élection, le système exclut soigneusement les candidats qui lui déplaisent avec ses juges aux ordres et ses journalistes militants.» persiste et signe le polémiste.

«Ils» contre le peuple

«A chacun de mes déplacements, ils enragent, en voyant ce peuple qu’ils pensaient à jamais disparu. S’ils me détestent, c’est parce qu’ils vous détestent. S’ils me méprisent, c’est parce qu’ils vous méprisent. Vous êtes arrivés, nous sommes arrivés, et nous avons bouleversé les plans les mieux établis.» a scandé Zemmour devant un public enflammé.

«Ils veulent me rendre inéligible, ils veulent vous voler la démocratie. Ne les laissons pas faire.» s’est-il attaqué à ces ennemis qui persécutent le «peuple».

Dans son analyse de ce discours, le politologue et professeur en rhétorique, Clément Viktorovitch estime qu’Éric Zemmour se décrit «en seul représentant d’un peuple qui aurait été trahi par tous les pouvoirs, politiques, judiciaires et médiatiques». Cette opposition, souligne-t-il, c’est la définition exacte de ce qu’en science politique on a appelé le populisme.

Vous, nous et moi, contre les autres

«Vous êtes arrivés, nous sommes arrivés, et nous avons bouleversé les plans les mieux établis et rompu le pacte tacite entre tous les acteurs de cette farce», a clamé Éric Zemmour.

«Contre moi, tout est permis. Et la meute est désormais lancée à mes trousses : Mes adversaires veulent ma mort politique, les journalistes veulent ma mort sociale et les djihadistes veulent ma mort tout court».

Éric Zemmour a développé amplement le lien si particulier qui l’unirait au peuple français à savoir : « qu’en faisant partie du peuple, si ses adversaires le méprisent, c’est qu’ils méprisent aussi le peuple», écrit Clément Viktorovitch. Cela s’appelle du sophisme par division, poursuit-il, ce qui est vrai pour la partie serait vrai pour le tout, et inversement.

Dans le discours d’Éric Zemmour, les individus qui composent le système n’ont pas simplement échoué, failli, ni même trahi le peuple. Ils ont « juré sa perte » ; ils veulent le « faire disparaître » et menacent jusqu’à son « existence ». Autrement dit, ils auraient une intention maligne, voire perverse, affirme le politologue français.

Programme : Immigration, immigration, immigration

En tordant les chiffres et en faussant les additions., Eric Zemmour s’est saisi de la thèse sulfureuse du «grand remplacement» autour de laquelle il a construit tout un discours haineux sur l’immigration et l’islam. Le polémiste d’extrême droite a fait de cette vision ethniciste de la nation le point central de sa candidature aux présidentielles.

Sans surprise donc, Zemmour n’a pas oublié de faire appel à sa réthorique sur l’immigration lors de son allocution du meeting de Villepinte.

«Dès la rentrée prochaine, nous referons de l’école l’instrument de l’assimilation à la française et nous chasserons des classes de nos enfants le pédagogisme, l’islamo-gauchisme, et l’idéologie LGBT»

«Dès les premières semaines de mon mandat, l’immigration zéro deviendra un objectif clair de notre politique. Avant l’été prochain, je veux :

  • Limiter le droit d’asile à une poignée d’individus chaque année pour redonner son sens à ce droit dévoyé
  • Exiger que les demandes d’asile soient formulées dans nos consulats pour éviter l’installation des déboutés qui ne repartent jamais
  • Supprimer le droit au regroupement familial et réduire drastiquement l’immigration familiale.
  • Opérer une meilleure sélection des étudiants étrangers et poser le principe de leur retour à la fin de leurs études
  • Démanteler les filières d’immigration clandestine,
  • Mettre hors d’état de nuire les associations qui ramènent ces migrants en Europe.»

Macron, adolescent et mannequin de plastique

Le candidat d’extrême-droite à la présidentielle a violemment tancé le président français Emmanuel Macron, le qualifiant de «mannequin en plastique», d’«automate», de «masque sans visage» et d’«adolescent».

«Macron a vidé de leur substance notre économie, notre identité, notre culture, notre liberté, notre énergie, nos espoirs, nos existences. Il a tout vidé, parce qu’il est à lui tout seul le grand vide, le gouffre.» a lancé Eric Zemmour.

Et de rajouter : «En 2017, la France a élu le néant et elle est tombée dedans.

Mes amis, il est temps. Il est temps de sortir notre pays et notre peuple de ce puits sans fond.

Nous laissons dans sa vitrine ce mannequin de plastique, cet automate qui erre dans un labyrinthe de miroirs, ce masque sans visage qui défigure le nôtre.

Nous laissons cet adolescent se chercher éternellement. Nous le laissons avec son obsession pour lui-même.»

À la toute fin de son discours, Éric Zemmour a annoncé officiellement le nom de son parti : «Reconquête». 

La colère française persistante contre les État-unis entache la réunion des américains et européens à Pittsburgh

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De hauts responsables des États-Unis et de l’Union Européenne se sont rencontrés mercredi à Pittsburgh pour tenter d’enterrer la hache de guerre après la colère noire d’Emmanuel Macron causée par le récent accord de Washington de la vente de sous-marins nucléaires à Canberra laissant sur la touche Paris.

La première réunion du Conseil du commerce et des technologies (CCT) UE-États-Unis qui s’est tenue à Pittsburgh a bien failli être annulée en raison de la fureur de Paris suite à l’annulation par Canberra d’un contrat d’achat de sous-marins français d’une valeur de 56 milliards d’euros au profit de sous-marins à propulsion nucléaire et de technologies américaines et britanniques.

Les pourparlers de mercredi se sont finalement déroulés comme prévu, bien que la France n’ait accepté le texte de la déclaration finale qu’après avoir clairement exigé plusieurs changements.

Par exemple, un accord pour se réunir dès le printemps prochain pour la prochaine session du conseil a rencontré le rejet des Français, qui ont également exigé qu’une déclaration formulée de manière positive sur la confiance mutuelle dans la production de semi-conducteurs soit modifiée.

Ce faisant, la France a clairement indiqué qu’après ce qu’elle considère comme la récente trahison de trois alliés proches, l’UE devrait lutter pour une bien plus grande indépendance vis-à-vis de son partenaire atlantique de longue date.

https://twitter.com/MehreenKhn/status/1442508547569471491

Les goulots d’étranglement actuels pour les semi-conducteurs, qui ont conduit, entre autres, à de nombreux constructeurs automobiles incapables de produire suffisamment de véhicules, ont été l’un des principaux sujets de la réunion, ainsi que la coopération dans le domaine de l’Intelligence Artificielle.

L’électronique grand public est rare dans le monde en raison d’une demande en plein essor, la pénurie n’étant exacerbée que par les perturbations du transport et de la production liées à la pandémie.

Selon le texte de la déclaration finale de la réunion, les goulots d’étranglement de l’approvisionnement devraient être surmontés grâce à une meilleure coordination UE-États-Unis et en réduisant la dépendance actuelle vis-à-vis de l’électronique asiatique, et en particulier chinoise.

Le Conseil du commerce et de la technologie a été créé en juin par la présidente de la Commission européenne Ursula von der Leyen et le président américain Joe Biden, essentiellement pour mettre fin aux conflits sur les tarifs commerciaux qui ont surgi sous l’administration Trump, mais aussi pour aborder des questions telles que sécuriser les chaînes d’approvisionnement et lutter contre les pratiques commerciales déloyales employées par des pays comme la Chine.

Suite à la première réunion du conseil de mercredi, 10 groupes de travail ont été invités à élaborer des plans concrets sur ces sujets et d’autres au cours des prochains mois.

Les patronats marocain et européen unis pour la modernisation du cadre des relations commerciales et d’investissement UE-Maroc

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Le Président de la Confédération Générale des Entreprises du Maroc (CGEM), Chakib Alj, a eu, jeudi à Bruxelles, une rencontre avec Pierre Gattaz, Président de Business Europe, consacrée aux moyens de renforcer les relations commerciales et d’investissement entre le Maroc et l’UE, de faire avancer la nouvelle stratégie de l’UE en matière de commerce et de voisinage méridional et de créer de nouvelles synergies entre les entreprises marocaines et européennes pour une coopération plus forte.

MAP

Business Europe, la CGEM et EuroCham Maroc avaient adopté, le 21 septembre dernier, une déclaration conjointe, qui prône une modernisation du cadre des relations commerciales et d’investissement UE-Maroc, attendue depuis longtemps par les deux communautés des affaires. Cette modernisation devra libérer le potentiel économique inexploité du partenariat UE-Maroc afin de soutenir une reprise économique post-pandémique effective et durable.

Par le biais de cette alliance, les trois organisations appellent aussi à « une zone de libre-échange Maroc-UE sans aucune barrière aux échanges », qu’ils considèrent comme une « nécessité stratégique » en vue de favoriser des chaînes d’approvisionnement plus intégrées et durables, de construire l’économie numérique, ainsi que de soutenir les petites et moyennes entreprises frappées de plein fouet par la pandémie du Covid-19.

La visite du Président de la CGEM à Bruxelles a aussi été marquée par des rencontres avec des responsables de haut niveau des institutions de l’Union européenne, dont Olivér Varhelyi, Commissaire européen au Voisinage, ainsi que les eurodéputés Nathalie Loiseau, Présidente de la Commission sécurité et défense au Parlement européen, et Andrey Kovatchev, Vice-Président du Groupe PPE.

Les échanges ont porté sur les moyens de donner un nouveau souffle aux relations économiques Maroc-UE à travers, notamment l’amélioration du climat d’affaires, la promotion de l’investissement vert, la facilitation des transports, des échanges de services et des mouvements des professionnels et marchandises.

À noter que la nouvelle stratégie de l’UE pour le voisinage méridional considère le Maroc comme un partenaire privilégié dans tous les domaines, notamment pour sa vision ambitieuse en matière de développement durable et des objectifs stratégiques en commun avec le Pacte vert européen.

Durcissement de l’octroi des visas aux maghrébins, Macron lance officiellement sa campagne électorale

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Après avoir lancé son lièvre Eric Zemmour pour lui baliser le terrain des présidentielles en cultivant peur, racisme et haine, Emmanuel Macron passe à l’acte et montre la direction du monde merveilleux de la «Zemmour Land», la cité blanche, chrétienne et greco-romaine. De toutes les nationalités des migrants, le président-candidat a jeté son dévolu sur les maghrébins, en annonçant le durcissement de l’octroi de visas en représailles de ce qu’il a appelé «le refus de ces pays de délivrer les laisser-passer consulaires nécessaires à l’expulsion de leurs ressortissants».

Emmanuel Macron, ne déroge pas de ses prédécesseurs qui ont transformé cette communauté en souffre-douleur de la politique française surtout en période électorale. Sauf que cette fois-ci, le contexte international explosif menace l’ensemble des équilibres géopolitiques d’après-guère.

Depuis le Maroc, l’agitation nerveuse d’Emmanuel Macron se traduit comme un aveu de faiblesse d’un pays en déclin, au bord de l’implosion social et de l’expression d’une arrogance et d’une condescendance inacceptables.

C’est le porte-parole du gouvernement français lui-même Gabriel Attal, et c’est sur Europe1, la station radio de Vincent Bolloré, Sherpa d’Eric Zemmour, que l’annonce du durcissement des conditions d’obtention des visas à l’égard du Maroc, de l’Algérie et de la Tunisie a été faite.

«C’est une décision drastique, c’est une décision inédite, mais c’est une décision rendue nécessaire par le fait que ces pays n’acceptent pas de reprendre des ressortissants que nous ne souhaitons pas et ne pouvons pas garder en France», a justifié le porte-parole du gouvernement français sur Europe 1. Il a ainsi confirmé une information de la radio qui évoquait une baisse à venir de 50% du nombre de visas délivrés pour les ressortissants du Maroc et de l’Algérie et de 33% pour ceux de Tunisie, précise l’AFP.

L’attitude de ces pays «freine l’efficacité des reconduites effectives» à la frontière une fois les obligations de quitter le territoire français (OQTF) délivrées, a déclaré Gabriel Attal. 

Ce dernier n’a pas caché que son pays a eu recours à des menaces qui sont actuellement mises à exécution. «il y a eu un dialogue, ensuite il y a eu des menaces. Aujourd’hui on met cette menace à exécution», a-t-il révélé.  

Soulignant les visites sur ce sujet dans ces trois pays du Premier ministre français Jean Castex et de membres du gouvernement, dont le ministre de l’Intérieur Gérald Darmanin, ainsi que des réunions avec les ambassadeurs des pays concernés, il a fait valoir qu’«à un moment quand les choses ne bougent pas, nous faisons appliquer les règles», rapporte l’AFP. 

Interrogé sur la durée d’application de cette mesure, temporaire ou pérenne, le porte-parole du gouvernement français a indiqué qu’elle avait été «décidée il y a quelques semaines» et «va être mise à exécution» pour «pousser les pays concernés à changer de politique et accepter de délivrer ces laisser-passer consulaires». 

«On souhaiterait que la réaction soit davantage de coopération avec la France pour qu’on puisse faire appliquer nos règles migratoires», a insisté le porte-parole du gouvernement.

La campagne éléctorale de Macron est lancée

Il faut être dupe pour ne pas voir en cette décision du gouvernement français de cibler les maghrebins une stratégie électorale pensée par Macron et financée par Bolloré et qui porte le nom «Zemmour Land».

Eric Zemmour a saturé durant deux semaines l’ensemble des médias français, par la même sémantique et les mêmes éléments de langage qui ont permis aujourd’hui à Emmanuel Macron de lancer sa propre campagne en traduisant par des actes, les souhaits de son protégé.

Interpellé sur le sujet, le porte-parole du gouvernement, Gabriel Attal, a expliqué que le gouvernement n’avait «pas attendu qu’Eric Zemmour en parle pour (lui)-même en parler», les «premières réunions» sur le sujet datant d’«il y a plus d’un an». 

Sauf l’avénement surprise d’un candidat des militaires, Emmanuel Macron sera probablement réélu pour un deuxième mandat. Il devrait toutefois expliquer aux français, que la «Zemmour Land» est une chimère et un piège à cons.

Au Maroc, incompréhension et dépit

La réaction des marocains sur les réseaux sociaux a été unanime. D’aucuns ne comprend cette déferlante de haine de la France contre le pays. L’incompréhension est totale, surtout, qu’à cause de la crise sanitaire et la fermeture des frontières et des services consulaires, les marocains ne voyagent presque plus ni en Europe ni ailleurs d’ailleurs.

«Instrumentalisation électorale» et «décadence du régime français» dominent les commentaires et les réactions des marocains. Quelques appels à abandonner la langue française au profit de la langue anglaise ont également refait surface.

L’UE signe l’accord post-Brexit, à la veille du divorce historique

A la veille de la sortie du Royaume-Uni du marché unique européen, les dirigeants de l’UE ont signé mercredi l’accord post-Brexit conclu avec Londres pour encadrer la rupture historique, et les députés britanniques entamé leurs débats pour ouvrir la voie à son application.

Lors d’une brève cérémonie à Bruxelles, la présidente de la Commission européenne Ursula von der Leyen et son homologue du Conseil (institution représentant les Etats membres) Charles Michel, tout sourire, ont signé ces documents, contenus dans des classeurs bleus, qui devaient ensuite être acheminés à Londres par avion de la Royal Air Force.

https://twitter.com/eucopresident/status/1344202420667219969

«Cela a été un long chemin. Il est temps désormais de laisser le Brexit derrière nous. Notre avenir se construit en Europe», a commenté la cheffe de l’exécutif européen sur Twitter. Charles Michel a salué «un accord juste et équilibré» et s’est félicité de «l’unité sans précédent» démontrée par les Vingt-Sept dans les négociations.

Le texte de 1.246 pages, conclu la veille de Noël pour éviter le chaos d’un «no deal», doit également être examiné par le Parlement britannique, où son adoption ne fait guère de doute vu la majorité dont dispose le gouvernement du Premier ministre conservateur à la Chambre des Communes.

Un voisin amical, le meilleur ami et allié

Boris Johnson pourra ensuite le parapher, permettant à l’accord d’entrer en vigueur jeudi à 23H00, à Londres et GMT (minuit à Bruxelles). Une application toutefois provisoire, en attendant le vote des eurodéputés – dont l’approbation est nécessaire à la ratification – qui n’interviendra qu’au premier trimestre 2021.

Boris Johnson a assuré mercredi, en ouvrant les débats, que son pays resterait «un voisin amical, le meilleur ami et allié» de l’Union européenne, après en avoir été un « membre peu convaincu, parfois obstructif».

Le dirigeant conservateur a aussi espéré que cet accord «mette fin à une partie de la rancune et des récriminations que nous avons eues ces dernières années» et permette aux Britanniques de «passer à autre chose».

Après 47 ans d’intégration européenne et quatre ans et demi de déchirements suivant le référendum du Brexit, le Royaume-Uni, sorti formellement de l’UE le 31 janvier dernier, va cesser d’appliquer les règles européennes. Il quittera le marché unique européen, l’union douanière et le programme d’échanges d’étudiants Erasmus.

Les députés britanniques qui ont interrompu leurs vacances pour siéger n’ont que quelques heures pour échanger sur le texte avant un vote en début d’après-midi. Ce sera ensuite au tour des Lords, à la chambre haute, de se prononcer.

Keir Starmer, le chef de l’opposition travailliste, a appelé ses troupes à approuver l’accord, malgré le rejet d’une partie du Labour. Jugeant «mince» l’accord obtenu, M. Starmer l’a jugé cependant « mieux que pas d’accord du tout ».

Dans le camp conservateur, les plus fervents partisans du Brexit de l’European Research Group sont rentrés dans le rang, estimant que l’accord «préserve la souveraineté britannique».

Parmi les opposants au texte le petit parti unioniste nord-irlandais DUP, favorable au Brexit mais opposé aux contrôles douaniers entre la province britannique et le reste du Royaume-Uni, ainsi que les europhiles du parti libéral démocrate et de la formation indépendantiste écossaise SNP.

Unité menacée

En arrivant à un accord de libre-échange, Londres et Bruxelles évitent le choc d’un «no deal» avec des barrières commerciales qui auraient coûté cher à leurs économies déjà affaiblies par la pandémie.

Boris Johnson n’a pas besoin d’une nouvelle crise, à l’heure où les hôpitaux britanniques se trouvent au bord de la rupture face à l’accélération des contaminations malgré le reconfinement d’une grande partie de la population.

Avec cet accord conclu après des mois de négociations acharnées, l’UE offre à Londres un accès sans droits de douane ni quotas à son marché de 450 millions de consommateurs, mais prévoit pour éviter tout dumping des sanctions et mesures compensatoires en cas de non respect de ses règles en matière d’aides d’État, d’environnement, de droit du travail et de fiscalité.

La fin de la période de transition marque cependant un bouleversement majeur: les contrôles douaniers aux frontières viendront alourdir les échanges et la libre-circulation s’arrête pour les Britanniques et les citoyens de l’UE sur leurs territoires respectifs.

Le gouvernement britannique voit par ailleurs l’unité du Royaume se fissurer. En Écosse, qui a voté à 62% contre le Brexit en 2016, les sondages montrent une majorité de la population favorable à l’indépendance, pourtant rejetée par un premier référendum en 2015.

Mauricette, 78 ans, première à être vaccinée en France, se dit «très émue»

Mauricette, une femme âgée de 78 ans, a été la première a recevoir dimanche le vaccin contre le COVID-19 en France où le virus continue de circuler fortement en dépit des mesures sanitaires assez strictes mises en oeuvre dans le pays.

«Je suis très émue», a-t-elle déclaré après avoir reçu une injection dans la matinée au sein de l’unité de soins de longue durée de l’hôpital René-Muret de Sevran, en Seine-Saint-Denis (93).

https://twitter.com/franceinfoplus/status/1343163986599161857

D’autres personnes âgées et des membres du personnel soignant ont été également vaccinés le même jour dans cet hôpital ainsi que dans l’Ehpad Champmaillot du CHU de Dijon en Bourgogne-Franche-Comté, une région où le coronavirus est très répandu, tout comme en Seine-Saint-Denis.

Emmanuel Macron a salué cette nouvelle étape cruciale de la lutte contre la pandémie. «Soyons fiers de notre système de santé», a-t-il déclaré dans un tweet.

La Haute autorité de santé française (HAS) a autorisé jeudi l’utilisation d’un premier vaccin, développé par les laboratoires Pfizer et BioNTech.

D’autres pays européens, comme l’Allemagne, l’Italie et l’Espagne ont également commencé le même jour à vacciner, dans le cadre d’une campagne coordonnée à l’échelle de l’UE.

En France, après l’Île-de-France et la Bourgogne-Franche-Comté, la campagne vaccinale va s’étendre progressivement dès janvier à l’ensemble du territoire.

Des contrats ont été passés pour cinq vaccins pour le premier semestre dont deux – celui de Pfizer et BioNTech utilisé dimanche et celui de Moderna – sont disponibles tout de suite, dit-on à Matignon.

Ceux d’AstraZeneca, de CureVac et de Janssen compléteront le portefeuille prévu pour le premier semestre.

Vaccination sur la base du volontariat

Une première phase, dans les prochaines semaines, concernera environ un million de personnes très âgées. Viendront ensuite les personnes de plus de 65 ans et les personnels de santé, avec en priorité les plus vulnérables au virus, puis le reste de la population.

Après les deux établissements retenus dimanche suivront la semaine prochaine 23 autres, situés en région parisienne et autour de Lyon, Lille et Tours. La campagne de vaccination s’accélérera ensuite à partir de la mi-janvier.

La vaccination ne sera pas obligatoire mais administrée sur la base du volontariat en s’appuyant sur les médecins traitants, qui seront chargés notamment d’informer les candidats, dont le consentement sera recueilli avant chacune des deux injections nécessaires.

Un sondage BVA publié par le Journal du Dimanche confirme que les Français sont parmi les plus réticents au monde à se faire vacciner. Seulement 44% d’entre eux envisageraient ainsi de le faire, contre 91% en Chine, 81% en Grande-Bretagne et 70% en Italie.

«Je l’ai dit, je le répète : le vaccin ne sera pas obligatoire. Ayons confiance en nos chercheurs et médecins. Nous sommes le pays des Lumières et de Pasteur, la raison et la science doivent nous guider», a souligné Emmanuel Macron sur Twitter, en ce jour anniversaire de la naissance de Louis Pasteur, né le 27 décembre 1822.

Le virus reste très actif en France, où un premier cas de contamination au variant actuellement très présent en Angleterre a été découvert vendredi. Une nouvelle souche est également apparue en Afrique du Sud et se propage dans plusieurs pays.

Les chiffres publiés samedi par les autorités sanitaires font état de 3.093 nouvelles infections en vingt-quatre heures en France. Ils marquent un recul important par rapport à la veille (20.262 nouveaux cas), qui s’explique toutefois essentiellement par la fermeture d’un grand nombre de laboratoires d’analyses pour Noël, qui a empêché la remontée des données.

Au total, plus de 2,5 millions de personnes ont été contaminées depuis le début de l’épidémie, faisant de la France le cinquième pays le plus touché au niveau mondial.

«Le virus circule encore trop: 15.000 contaminations détectées par jour en moyenne, alors qu’on était descendu à 11.000 (…) L’objectif des 5.000 s’éloigne», déclare le ministre de la Santé, Olivier Véran dans le JDD.

«Nous ne pouvons pas nous permettre de laisser flamber l’épidémie à nouveau. Nous prendrons les mesures nécessaires, si la situation devait s’aggraver», ajoute-t-il.

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