Europe

L’UE signe l’accord post-Brexit, à la veille du divorce historique

A la veille de la sortie du Royaume-Uni du marché unique européen, les dirigeants de l’UE ont signé mercredi l’accord post-Brexit conclu avec Londres pour encadrer la rupture historique, et les députés britanniques entamé leurs débats pour ouvrir la voie à son application.

Lors d’une brève cérémonie à Bruxelles, la présidente de la Commission européenne Ursula von der Leyen et son homologue du Conseil (institution représentant les Etats membres) Charles Michel, tout sourire, ont signé ces documents, contenus dans des classeurs bleus, qui devaient ensuite être acheminés à Londres par avion de la Royal Air Force.

https://twitter.com/eucopresident/status/1344202420667219969

«Cela a été un long chemin. Il est temps désormais de laisser le Brexit derrière nous. Notre avenir se construit en Europe», a commenté la cheffe de l’exécutif européen sur Twitter. Charles Michel a salué «un accord juste et équilibré» et s’est félicité de «l’unité sans précédent» démontrée par les Vingt-Sept dans les négociations.

Le texte de 1.246 pages, conclu la veille de Noël pour éviter le chaos d’un «no deal», doit également être examiné par le Parlement britannique, où son adoption ne fait guère de doute vu la majorité dont dispose le gouvernement du Premier ministre conservateur à la Chambre des Communes.

Un voisin amical, le meilleur ami et allié

Boris Johnson pourra ensuite le parapher, permettant à l’accord d’entrer en vigueur jeudi à 23H00, à Londres et GMT (minuit à Bruxelles). Une application toutefois provisoire, en attendant le vote des eurodéputés – dont l’approbation est nécessaire à la ratification – qui n’interviendra qu’au premier trimestre 2021.

Boris Johnson a assuré mercredi, en ouvrant les débats, que son pays resterait «un voisin amical, le meilleur ami et allié» de l’Union européenne, après en avoir été un “membre peu convaincu, parfois obstructif».

Le dirigeant conservateur a aussi espéré que cet accord «mette fin à une partie de la rancune et des récriminations que nous avons eues ces dernières années» et permette aux Britanniques de «passer à autre chose».

Après 47 ans d’intégration européenne et quatre ans et demi de déchirements suivant le référendum du Brexit, le Royaume-Uni, sorti formellement de l’UE le 31 janvier dernier, va cesser d’appliquer les règles européennes. Il quittera le marché unique européen, l’union douanière et le programme d’échanges d’étudiants Erasmus.

Les députés britanniques qui ont interrompu leurs vacances pour siéger n’ont que quelques heures pour échanger sur le texte avant un vote en début d’après-midi. Ce sera ensuite au tour des Lords, à la chambre haute, de se prononcer.

Keir Starmer, le chef de l’opposition travailliste, a appelé ses troupes à approuver l’accord, malgré le rejet d’une partie du Labour. Jugeant «mince» l’accord obtenu, M. Starmer l’a jugé cependant “mieux que pas d’accord du tout”.

Dans le camp conservateur, les plus fervents partisans du Brexit de l’European Research Group sont rentrés dans le rang, estimant que l’accord «préserve la souveraineté britannique».

Parmi les opposants au texte le petit parti unioniste nord-irlandais DUP, favorable au Brexit mais opposé aux contrôles douaniers entre la province britannique et le reste du Royaume-Uni, ainsi que les europhiles du parti libéral démocrate et de la formation indépendantiste écossaise SNP.

Unité menacée

En arrivant à un accord de libre-échange, Londres et Bruxelles évitent le choc d’un «no deal» avec des barrières commerciales qui auraient coûté cher à leurs économies déjà affaiblies par la pandémie.

Boris Johnson n’a pas besoin d’une nouvelle crise, à l’heure où les hôpitaux britanniques se trouvent au bord de la rupture face à l’accélération des contaminations malgré le reconfinement d’une grande partie de la population.

Avec cet accord conclu après des mois de négociations acharnées, l’UE offre à Londres un accès sans droits de douane ni quotas à son marché de 450 millions de consommateurs, mais prévoit pour éviter tout dumping des sanctions et mesures compensatoires en cas de non respect de ses règles en matière d’aides d’État, d’environnement, de droit du travail et de fiscalité.

La fin de la période de transition marque cependant un bouleversement majeur: les contrôles douaniers aux frontières viendront alourdir les échanges et la libre-circulation s’arrête pour les Britanniques et les citoyens de l’UE sur leurs territoires respectifs.

Le gouvernement britannique voit par ailleurs l’unité du Royaume se fissurer. En Écosse, qui a voté à 62% contre le Brexit en 2016, les sondages montrent une majorité de la population favorable à l’indépendance, pourtant rejetée par un premier référendum en 2015.

Mauricette, 78 ans, première à être vaccinée en France, se dit «très émue»

Mauricette, une femme âgée de 78 ans, a été la première a recevoir dimanche le vaccin contre le COVID-19 en France où le virus continue de circuler fortement en dépit des mesures sanitaires assez strictes mises en oeuvre dans le pays.

«Je suis très émue», a-t-elle déclaré après avoir reçu une injection dans la matinée au sein de l’unité de soins de longue durée de l’hôpital René-Muret de Sevran, en Seine-Saint-Denis (93).

https://twitter.com/franceinfoplus/status/1343163986599161857

D’autres personnes âgées et des membres du personnel soignant ont été également vaccinés le même jour dans cet hôpital ainsi que dans l’Ehpad Champmaillot du CHU de Dijon en Bourgogne-Franche-Comté, une région où le coronavirus est très répandu, tout comme en Seine-Saint-Denis.

Emmanuel Macron a salué cette nouvelle étape cruciale de la lutte contre la pandémie. «Soyons fiers de notre système de santé», a-t-il déclaré dans un tweet.

La Haute autorité de santé française (HAS) a autorisé jeudi l’utilisation d’un premier vaccin, développé par les laboratoires Pfizer et BioNTech.

D’autres pays européens, comme l’Allemagne, l’Italie et l’Espagne ont également commencé le même jour à vacciner, dans le cadre d’une campagne coordonnée à l’échelle de l’UE.

En France, après l’Île-de-France et la Bourgogne-Franche-Comté, la campagne vaccinale va s’étendre progressivement dès janvier à l’ensemble du territoire.

Des contrats ont été passés pour cinq vaccins pour le premier semestre dont deux – celui de Pfizer et BioNTech utilisé dimanche et celui de Moderna – sont disponibles tout de suite, dit-on à Matignon.

Ceux d’AstraZeneca, de CureVac et de Janssen compléteront le portefeuille prévu pour le premier semestre.

Vaccination sur la base du volontariat

Une première phase, dans les prochaines semaines, concernera environ un million de personnes très âgées. Viendront ensuite les personnes de plus de 65 ans et les personnels de santé, avec en priorité les plus vulnérables au virus, puis le reste de la population.

Après les deux établissements retenus dimanche suivront la semaine prochaine 23 autres, situés en région parisienne et autour de Lyon, Lille et Tours. La campagne de vaccination s’accélérera ensuite à partir de la mi-janvier.

La vaccination ne sera pas obligatoire mais administrée sur la base du volontariat en s’appuyant sur les médecins traitants, qui seront chargés notamment d’informer les candidats, dont le consentement sera recueilli avant chacune des deux injections nécessaires.

Un sondage BVA publié par le Journal du Dimanche confirme que les Français sont parmi les plus réticents au monde à se faire vacciner. Seulement 44% d’entre eux envisageraient ainsi de le faire, contre 91% en Chine, 81% en Grande-Bretagne et 70% en Italie.

«Je l’ai dit, je le répète : le vaccin ne sera pas obligatoire. Ayons confiance en nos chercheurs et médecins. Nous sommes le pays des Lumières et de Pasteur, la raison et la science doivent nous guider», a souligné Emmanuel Macron sur Twitter, en ce jour anniversaire de la naissance de Louis Pasteur, né le 27 décembre 1822.

Le virus reste très actif en France, où un premier cas de contamination au variant actuellement très présent en Angleterre a été découvert vendredi. Une nouvelle souche est également apparue en Afrique du Sud et se propage dans plusieurs pays.

Les chiffres publiés samedi par les autorités sanitaires font état de 3.093 nouvelles infections en vingt-quatre heures en France. Ils marquent un recul important par rapport à la veille (20.262 nouveaux cas), qui s’explique toutefois essentiellement par la fermeture d’un grand nombre de laboratoires d’analyses pour Noël, qui a empêché la remontée des données.

Au total, plus de 2,5 millions de personnes ont été contaminées depuis le début de l’épidémie, faisant de la France le cinquième pays le plus touché au niveau mondial.

«Le virus circule encore trop: 15.000 contaminations détectées par jour en moyenne, alors qu’on était descendu à 11.000 (…) L’objectif des 5.000 s’éloigne», déclare le ministre de la Santé, Olivier Véran dans le JDD.

«Nous ne pouvons pas nous permettre de laisser flamber l’épidémie à nouveau. Nous prendrons les mesures nécessaires, si la situation devait s’aggraver», ajoute-t-il.

Un premier cas du variant du coronavirus le «VOC 202012/01» découvert en France

Un premier cas de contamination au variant du coronavirus actuellement très présent en Angleterre a été découvert en France, a rapporté vendredi soir le ministère de la Santé.

Reuters

Plusieurs prélèvements de cas positifs au coronavirus pouvant faire évoquer le variant VOC 202012/01 sont par ailleurs en cours de séquençage par les laboratoires du Centre national de référence (CNR), a précisé le ministère.

Cette annonce intervient alors que plusieurs pays européens, parmi lesquels l’Allemagne, ont fait état auparavant de la présence du variant du coronavirus sur leur territoire.

Les données publiées un peu plus tôt par les autorités sanitaires font état de 20.262 nouvelles infections en vingt-quatre heures en France, pour un total de 2.547.771 personnes contaminées depuis le début de l’épidémie.

Dans un communiqué, le ministère de la Santé a indiqué que le cas du variant du coronavirus avait été détecté à Tours et qu’il s’agissait d’un ressortissant français résident en Angleterre et arrivé de Londres le 19 décembre.

Cet homme, qui ne présente pas de symptômes du COVID-19, s’est isolé à son domicile et «se porte bien», est-il écrit.

Les autorités sanitaires ont «procédé à la recherche des personnes contacts à risque pour procéder à leur mise en isolement strict».

«Un système de détection et de surveillance des cas possibles d’infection ou de portage du variant VOC 202012/01 a été mis en place par Santé publique France et les Centres nationaux de référence, en lien avec les laboratoires d’analyses», a fait savoir le ministère.

«La même procédure a été mise en place pour les personnes au retour d’Afrique du Sud, où un autre variant du SARS-CoV-2 circule actuellement de façon active».

La campagne de vaccination contre le COVID-19 doit débuter dimanche dans l’Hexagone.

Brexit: L’accord UE-GB plus étendu que celui entre l’UE et le Canada

L’accord commercial post-Brexit entre l’Union européenne et le Royaume-Uni va au-delà de celui régissant les relations commerciales entre l’UE et le Canada, rapporte vendredi la BBC, disant s’être procurée une copie intégrale du texte de l’accord conclu jeudi par Bruxelles et Londres.

Reuters

Le document de 1.246 pages comprend 800 pages d’annexes et d’annotations, indique le groupe audiovisuel britannique, ajoutant que les pages de textes juridiques allaient régir tous les aspects des futurs échanges commerciaux entre le Royaume-Uni et l’UE.

Si le Royaume-Uni a formellement quitté le bloc communautaire le 31 janvier dernier, il est resté depuis lors intégré au marché unique et soumis aux normes européennes dans le cadre d’une période de transition qui prendra fin le 31 décembre à 23h00 GMT.

A peine sept jours avant la rupture effective, Bruxelles et Londres ont abouti jeudi à un accord qui va permettre de préserver l’accès sans quotas ni droits de douane du Royaume-Uni au marché unique européen.

Le Premier ministre britannique Boris Johnson a décrit l’accord de dernière minute comme un accord de libre-échange «énorme» dans la lignée de celui en vigueur entre l’UE et le Canada.

Toutefois, à première vue, l’intégralité du texte de l’accord va au-delà d’un accord dit «à la canadienne 175, rapporte la BBC.

Parmi les annexes figurent un compromis de dernière minute sur les automobiles électriques, fait savoir la BBC. Alors que l’UE voulait initialement autoriser seulement les véhicules électriques britanniques fabriqués majoritairement avec des pièces européennes à être importés dans l’UE sans droits de douane, ce processus va désormais s’étaler sur six ans, mais avec des critères moins généreux que ceux demandés par Londres.

La BBC indique également que le document inclut de clairs engagements sur les normes en matière d’environnement, de droits des salariés et de changement climatique. Ces standards similaires à ceux actuellement en vigueur ne doivent pas être revus à la baisse, et des mécanismes pour les faire appliquer seront mis en place.

Cependant, poursuit la BBC, le texte prévoit un droit mutuel à «rééquilibrer » les termes de l’accord s’il y a à l’avenir des «divergences importantes» à même d’affecter les échanges commerciaux. De même, les limites fixées pour les subventions publiques «ne s’appliquent pas» dans certains cas comme les catastrophes naturelles.

Le Parlement britannique a été appelé à se réunir le 30 décembre pour voter un projet de loi de mise en oeuvre de l’accord conclu avec l’Union européenne. L’opposition travailliste a indiqué jeudi qu’elle soutiendrait l’accord.

A Bruxelles, les chefs de file des groupes politiques du Parlement européen se réuniront le 28 décembre pour discuter de l’issue des négociations entre l’UE et le Royaume-Uni.

Accord post-Brexit: 1.246 pages et quelques jours pour les appliquer

Le gouvernement britannique et la Commission européenne ont publié samedi l’intégralité de leur accord historique encadrant leur relation post-Brexit, un texte de plus de 1.200 pages qu’ils doivent adopter en seulement quelques jours.

Annoncé jeudi pour une application le 31 décembre à 23H00 GMT, cet accord de libre-échange est «le résultat de nombreux mois de travail intensif», a rappelé le négociateur européen Michel Barnier sur Twitter.

https://twitter.com/MichelBarnier/status/1342763875847045122

«C’est l’un des plus vastes accords jamais conclus, qui couvre non seulement les marchandises mais aussi les services, l’aviation, le transport routier, la sécurité sociale, la coopération sanitaire, le maintien de l’ordre», a estimé son homologue britannique David Frost.

«C’est un moment de renouveau national», a-t-il insisté, soulignant que cet accord permettait au Royaume-Uni de sortir du marché unique et de l’union douanière européens sans alignements sur l’UE, ni rôle accordé à la Cour de justice de l’UE.

Permettant notamment d’éviter l’introduction de droits de douanes et quotas dans les échanges entre le Royaume-Uni et l’Union européenne et la fermeture des eaux britanniques pour les pêcheurs européens, le texte fait 1.246 pages, auxquelles s’ajoutent des notes explicatives et des accords annexes sur la coopération nucléaire ou les échanges d’informations classifiées.

Malgré cette complexité, les deux parties se préparent à une adoption à marche forcée.

A Bruxelles, après une première réunion dès vendredi des ambassadeurs des 27 autour de Michel Barnier, une nouvelle réunion est prévue lundi pour lancer la signature du projet par les Etats membres. Ils devront également décider d’une application provisoire car le Parlement européen ne pourra le ratifier que début 2021.

Côté britannique, les députés sont appelés à rentrer de vacances pour débattre du texte dès mercredi. Son adoption fait peu de doutes: même l’opposition travailliste compte le soutenir, le préférant à un «no deal» dévastateur pour une économie déjà très affaiblie par la pandémie de nouveau coronavirus.

Après quatre ans et demi d’incertitude et de déchirements suivant le référendum de 2016, cet accord offre aux entreprises «de la certitude et la capacité de préparer croissance et investissements» et fait espérer que «la politique évolue vers un meilleur environnement», a assuré dans le Times le ministre britannique Michael Gove.

«Nous pouvons développer une nouvelle coopération amicale avec l’UE, une relation spéciale», a-t-il ajouté, reprenant l’expression caractérisant traditionnellement la relation américano-britannique.

Si le Royaume-Uni est sorti de l’Union européenne le 31 janvier, il continue jusqu’à la fin de l’année d’appliquer ses règles.

Avec ce traité commercial, l’UE offre à son ancien Etat membre un accès inédit, sans droits de douane ni quotas, à son immense marché de 450 millions de consommateurs.

Cette ouverture sera assortie de strictes conditions : les entreprises d’outre-Manche devront respecter un certain nombre de règles en matière d’environnement, de droit du travail et de fiscalité pour éviter tout dumping. Des garanties existent aussi en matière d’aides d’Etat.

Concernant la pêche, sujet difficile jusqu’aux dernières heures, l’accord prévoit une période de transition jusqu’en juin 2026, à l’issue de laquelle les pêcheurs européens auront progressivement renoncé à 25% de leurs prises.

Coronavirus : L’Allemagne, la Hongrie et la Slovaquie lancent leurs campagnes de vaccination, avant le reste de l’UE

L’Allemagne, la Hongrie et la Slovaquie ont commencé samedi à vacciner leur population contre le coronavirus, à la veille du lancement des campagnes de vaccination dans la plupart des autres Etats membres de l’UE, qui a donné le 21 décembre son feu vert au vaccin Pfizer-BioNtech.

AFP

La première dose administrée sur le territoire allemand l’a été à Edith Kwoizalla, une résidente de 101 ans d’une maison de retraite de la région du Sachsen-Anhalt (est).

En Hongrie, c’est Arienne Kertesz, une femme médecin de l’hôpital South Pest de la capitale Budapest qui a ouvert la voie. «J’attendais depuis longtemps de l’avoir, parce que ma capacité à travailler calmement et en sécurité en dépend», a-t-elle déclaré.

Et c’est un spécialiste des maladies infectieuses, Vladimir Krcmery, qui a été le premier à être vacciné en Slovaquie, à Nitra (ouest).

Arrivée des premières doses dans l’UE

Les premières doses de vaccin sont arrivées samedi dans l’UE à la veille du démarrage dans la plupart de ses Etats membres des campagnes de vaccination contre le coronavirus, dont le variant britannique est de plus en plus signalé à travers le monde

La Russie, qui a dépassé samedi les trois millions de cas, le Royaume-Uni, les Etats-Unis, le Mexique et de nombreux autres pays ont déjà commencé à vacciner leurs populations au début du mois de décembre. La Chine avait été la première à le faire, l’été dernier.

Les Etats-Unis restent les plus touchés par le Covid-19, tant en nombre de morts (330.279) que de cas (18.761.363).

Joe Biden a mis en garde samedi contre les “conséquences dévastatrices” pour des millions d’Américains en difficulté, notamment en raison de la pandémie, si Donald Trump ne promulguait pas, comme il en a brandi la menace, le vaste plan de relance économique de 900 milliards de dollars voté par le Congrès après des mois de tractations.

L’actuel président l’a en effet rejeté, demandant entre autres une hausse des aides directes aux ménages.

Plusieurs pays ont annoncé samedi des cas confirmés du variant britannique du coronavirus, comme l’Italie, la Suède, l’Espagne et le Japon, après l’annonce cette semaine de contaminations en France, en Allemagne, au Liban et au Danemark.

Selon une étude de la London School of Hygiene and Tropical Medicine (LSHTM), ce nouveau variant est «50% à 74%» plus contagieux que ses prédécesseurs, faisant craindre plus d’hospitalisations et de morts en 2021 qu’en 2020.

Après sa découverte, l’inquiétude avait poussé des dizaines d’Etats à couper leurs liaisons aériennes, maritimes ou terrestres avec le Royaume-Uni, semant le chaos dans son approvisionnement et la pagaille aux abords de Douvres (sud-ouest) où des milliers de camions sont restés coincés plusieurs jours.

Mais la situation dans ce port stratégique, était désormais «résorbée» et le trafic vers Calais, dans le nord de la France, faiblissait «fortement», après le passage de 2.200 poids-lourds vendredi et de 1.500 samedi.

Le Japon a décidé samedi de mettre un terme à toutes nouvelles arrivées d’étrangers non résidents sur son territoire à partir de lundi et ce jusqu’à fin janvier. Un nouveau record quotidien de nouveaux cas de Covid-19, un millier, a été enregistré à Tokyo.

La Suisse trop optimiste

En Italie, le pays européen le plus endeuillé (plus de 71.000 morts), 9.750 doses de vaccin escortés par les carabiniers ont été livrés à l’hôpital Spallanzani de Rome samedi matin.

Face à une flambée du nombre des cas, l’Italie s’était déjà reconfinée avant même Noël, comme l’Irlande, qui a reçu samedi ses vaccins mais n’entamera sa campagne que mercredi.

La Suisse a pour sa part fait amende honorable, reconnaissant que le gouvernement avait été trop optimiste après la première vague de l’épidémie en relâchant les restrictions, avec pour résultat l’un des taux de contamination les plus élevés en Europe au cours de la deuxième vague.

A la fin de la première vague, l’été dernier, «on avait le sentiment que le pire était passé, cela a été l’une des plus graves erreurs», a déclaré Alain Berset, le ministre suisse de la Santé.

En France, 19.500 doses sont arrivées à la pharmacie centrale des Hôpitaux de Paris, en banlieue parisienne. Des employés masqués portant des gants de protection spéciaux contre le froid (le vaccin est conservé à -70°C) ont transféré les boîtes dans des réfrigérateurs spéciaux.

Jour plein d’espoir

En Allemagne, le ministre de la Santé Jens Spahn a salué «un jour plein d’espoir», car ce vaccin “est la clef qui nous permettra de nous réapproprier nos vies”. «L’automne, l’hiver et Noël de l’an prochain ne devraient plus être placés sous le signe de cette pandémie», a-t-il espéré.

Comme l’Italie, l’Autriche a confiné sa population samedi, au lendemain de Noël. Les commerces non essentiels, l’hôtellerie et la restauration seront fermés et la population soumise à un couvre-feu toute la journée jusqu’au 24 janvier.

Au Royaume-Uni, qui a dépassé vendredi les 70.000 morts, des confinements locaux ou de sévères restrictions sont entrés en vigueur pour des millions de personnes.

L’Ecosse continentale passe toute entière en alerte maximale, revenant à un quasi-confinement, comme l’Irlande du Nord.

En Angleterre, six millions de personnes dans le sud et l’est reviennent aussi à un confinement, qui y concerne désormais 24 millions de personnes au total.

En Chine, où l’OMS avait pour la première fois signalé le nouveau coronavirus il y a un an, le Parti communiste s’est félicité de son «rôle décisif (…) qui a permis une victoire glorieuse extrêmement extraordinaire dans cette année extrêmement inhabituelle».

Cette auto-congratulation précède de quelques jours l’arrivée sur le territoire chinois d’une équipe de l’OMS pour enquêter sur les origines du virus.

L’Asie (près de 215.000 morts et 13,7 millions de cas) reste loin des records européens ou américains, mais plusieurs pays connaissent une résurgence de la contagion.

La pandémie a fait au moins 1.750.780 morts et contaminé presque 80 millions de personnes, selon les dernières données officielles compilées samedi par l’AFP.

Covid-19 : premiers cas confirmés du variant britannique en Espagne

Quatre cas confirmés de contamination par le variant britannique du Covid-19 ont été détectés à Madrid, pour la première fois en Espagne, a annoncé samedi le gouvernement régional.

AFP

Ces cas concernent des personnes arrivées récemment du Royaume-Uni ou ayant eu des contacts étroits avec un voyageur en provenance de ce pays, a ajouté le gouvernement régional.

Le père, la mère et la soeur d’un jeune homme arrivé en avion à Madrid la semaine dernière ont été testés positifs au nouveau variant du coronavirus.

Le jeune homme est lui aussi soupçonné d’avoir contracté le variant britannique du coronavirus, mais les autorités de santé espagnoles attendent les résultats du test PCR pour confirmer ce cas.

Le quatrième cas confirmé concerne un homme arrivé à Madrid le 20 décembre sur un autre vol.

«Les patients ne sont pas gravement malades, nous savons que cette souche se transmet plus facilement mais elle ne provoque pas de cas plus sévères de la maladie», a déclaré lors d’une conférence de presse le numéro deux des autorités de santé de la région Antonio Zapatero, ajoutant : «il n’y a pas besoin de s’alarmer».

Trois autres cas suspects de contamination par ce variant britannique en Espagne sont également en cours d’examen et les résultats seront disponibles mardi ou mercredi prochains, a ajouté M. Zapatero.

L’Espagne a depuis mardi suspendu, comme de nombreux autres pays, les arrivées de passagers en provenance du Royaume-Uni, sauf pour les Espagnols ou résidents en Espagne.

La France et l’Italie ont également signalé des cas de contamination par le variant britannique tandis que l’Organisation mondiale de la Santé (OMS) a rapporté que neuf cas avaient été detectés au Danemark et respectivement un aux Pays-Bas et en Australie.

Le Premier ministre britannique Boris Johnson a déclaré que le nouveau variant pourrait être jusqu’à 70% plus contagieux que la souche originelle du virus.

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