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Europe

Les Pays-Bas se déclarent officiellement en «pénurie d’eau»

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Les Pays-Bas entrent dans une troisième semaine de pénurie d’eau officielle, à la suite d’un été exceptionnellement sec et des températures dépassant à nouveau les 30 degrés. Pour y faire face, le gouvernement néerlandais travaille sur une gestion intelligente de l’eau et la sauvegarde des digues.

Le 2 août, le gouvernement néerlandais a officiellement déclaré le pays en « pénurie d’eau ». De violentes vagues de chaleur ont frappé une grande partie de l’Europe le mois dernier, suscitant des appels à redoubler d’efforts pour lutter contre le réchauffement climatique, qui, selon les scientifiques, rend les périodes de chaleur extrême plus fréquentes et plus meurtrières.

L’annonce du gouvernement néerlandais ne s’est pas accompagnée pas d’interdictions majeures, car les stocks d’eau potable ne sont pas menacés. Toutefois, comme les deux tiers de la population néerlandaise vivant sous le niveau de la mer, les sécheresses peuvent rapidement devenir un problème aigu aux Pays-Bas, entraînant l’envasement des rivières et entravant la circulation de l’eau.

L’Etat compte sur la prise de conscience des habitants pour éviter les gaspillages. Toutefois, au niveau local, les interdictions d’utiliser les eaux de surface à des fins agricoles se multiplient. Car l’eau diminue à vue d’œil.

Les grands utilisateurs d’eau, tels que les industries sidérurgique et chimique et les fabricants de produits alimentaires, n’ont pas encore dû interrompre leur production, mais ils pourraient bientôt rejoindre les secteurs de la navigation et de l’agriculture et subir les conséquences de la sécheresse, a déclaré à l’AD Roy Tummers, porte-parole de l’institut des eaux industrielles VEMW.

Assèchement des voies navigables

L’assèchement des digues pose un autre problème, car beaucoup d’entre elles ont besoin du poids de l’eau elle-même pour rester solides.

«Depuis plusieurs semaines, nous constatons que les Pays-Bas sont de plus en plus secs en raison de l’évaporation dans notre propre pays et du très faible débit des rivières en provenance de l’étranger», a déclaré Michele Blom, de l’agence nationale des travaux publics et de la gestion de l’eau, chargée de superviser un groupe de travail sur la sécheresse.

En ce moment, les barges sur le Rhin inférieur – une voie importante pour le transport du charbon de Rotterdam vers les aciéries et les producteurs d’électricité allemands – fonctionnent à moins de la moitié de leur capacité.

Le ministère néerlandais des infrastructures et des transports a déclaré qu’à partir de mardi, l’eau s’écoulait dans le Rhin à 850 mètres cubes par seconde à Lobith, la ville orientale où il entre aux Pays-Bas, «exceptionnellement bas pour la période de l’année».

L’IJselmeer, un grand lac artificiel d’eau douce situé dans le nord du pays qui a été creusé dans la mer du Nord au 20e siècle, est raisonnablement rempli et peut fournir de l’eau à la province de Groningue.

Cependant, les niveaux des eaux souterraines baissent et «sont très bas dans certains endroits du sud», a déclaré le ministère, ce qui entraîne la prolifération d’algues et la mort de poissons.

Appels à la vigilance pour l’utilisation de l’eau potable

Les districts de distribution d’eau néerlandais appellent la population à l’économie d’eau potable. Les provinces méridionales de Zeeland et de Limburg demandant à la population de ne pas utiliser les eaux de surface pour l’arrosage.

La baisse des niveaux d’eau augmente la température et la teneur en sel de l’eau, ce qui peut entraîner la corrosion et l’usure des installations, en particulier dans les provinces occidentales où la salinisation devient un problème.

La température de l’eau est un autre problème potentiel. Si l’eau est trop chaude, les entreprises peuvent ne pas être autorisées à libérer l’eau qu’elles ont utilisée pour le refroidissement, ce qui peut également entraîner des pertes de production.

Bloomberg : L’Europe se dirige droit vers une pénurie de diesel

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Malgré une nette détente du prix du pétrole ces derniers jours, l’Europe se dirige droit vers une pénurie de diesel et de ses dérivés, notamment le fioul, alerte Bloomberg. L’hiver commence déjà à pointer le bout de ses froides menaces dans les esprits des européens.

Les expéditions de carburant de type diesel en provenance des pays de l’ex-Union soviétique devraient diminuer ce mois-ci, ce qui pourrait compliquer une situation d’approvisionnement déjà chaotique en Europe, rapporte Bloomberg.

Les exportations de gasoil et de diesel de la région devraient baisser de 4 % en août par rapport au mois précédent, selon la société d’analyse du commerce pétrolier maritime Petro-Logistics SA. Une grande partie – sinon la totalité – de l’offre proviendra de Russie, un important fournisseur de ces carburants, en particulier pour l’Europe.

Faiblesse des niveaux d’eau des voies navigables

Les faibles niveaux d’eau sur la voie fluviale cruciale du Rhin entravent les flux de diesel et d’autres produits de base vers l’Europe intérieure. Le continent a récemment connu plusieurs pannes de raffineries, planifiées ou non, et les gouvernements ont récemment déclaré qu’ils allaient libérer du pétrole des réserves stratégiques pour soutenir l’offre.

En novembre prochain, les stocks de carburant de type diesel dans le nord-ouest de l’Europe devraient atteindre leur niveau le plus bas depuis au moins le début de 2011. Cela se passera quelques mois avant l’entrée en vigueur de l’interdiction par l’Union européenne des importations maritimes en provenance de Russie, qui est actuellement le principal fournisseur extérieur du continent. Les stocks dans les entrepôts indépendants de la plateforme pétrolière Amsterdam-Rotterdam-Anvers sont actuellement à leur plus bas niveau saisonnier depuis au moins 2008.

Les exportations prévues ce mois-ci en provenance des pays de l’ex-Union soviétique font suite à un mois de juillet «fort» et sont en hausse de 8 % par rapport à l’année précédente, a déclaré à Bloomberg Daniel Gerber, directeur général de Petro-Logistics.

La société estime les flux de Primorsk – le principal port russe pour l’expédition de diesel à l’étranger – à 1,15 million de tonnes ce mois-ci. Cela représente environ 280 000 barils par jour, soit peu de changement par rapport aux prévisions de juillet.

Le diesel, pillier des économies de l’Europe du Nord-Ouest

Le diesel est capital pour le fonctionnement des économies de l’Europe du Nord-Ouest. Pour une partie de son parc automobile, bien sûr, mais également pour le chauffage (fioul) ou pour alimenter nombre d’industries et d’usines en énergie, rappelle Thomas Burgel.

Or, le stock sur lequel le continent est assis est dangereusement bas, alors même que les fournitures d’électricité, de gaz, de charbon et de pétrole ne sont pas garanties, dans un contexte de tensions internationales sur l’énergie, de difficultés techniques du nucléaire, en France notamment, de guerre de la Russie en Ukraine et des sanctions et embargos qui en découlent.

«Le stress énergétique européen est tel que Londres commence à se préparer à des black-outs et coupures au creux de l’hiver et –exemple curieux parmi d’autres angoisses plus classiques– que les crématoriums allemands s’inquiètent» écrit le journaliste.

Les spéculations découragent le stockage

L’essor du Trading en ligne de ces dernières années, a poussé le marché à se tourner vers les marchés à terme. Relativement faciles d’accès, entièrement négociables en ligne et ne nécessitent pas de capital conséquent.

Le volume sur ces marchés sont devenus tellement importants qu’ils influent sur le comportement des investisseurs et des stockeurs des hydrocarbures. Aujourd’hui, ces marchés connaissent un phénomène nommé «backwardation», ou «déport», lors duquel le prix d’un contrat à terme est inférieur au prix au comptant.

Les traders se voient ainsi découragés de constituer des stocks, puisque le bien qu’ils échangent perdra de la valeur dans les mois qui viennent. L’hiver arrive, et il risque donc d’être particulièrement rude pour l’Europe.

Plus de la moitié de l’Europe touchée par une extrême sécheresse

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Environ 60 % de l’UE et du Royaume-Uni ont été touchés par la sécheresse, selon l’Observatoire européen de la sécheresse. Les vagues de chaleur record liées au changement climatique ont asséché les rivières du continent et fait chuter les réserves d’eau à des niveaux historiquement bas.

De la distribution d’eau en France à l’ouest à la mort de poissons en Serbie à l’est, en passant par l’évaporation d’un fleuve en Allemagne et le dépérissement des oliviers en Espagne et en Italie, une grande partie du territoire européen souffre de ce qui devrait être la pire sécheresse depuis 500 ans.

Selon de nouvelles données publiées mardi soir par l’Observatoire européen de la sécheresse (OED) de la Commission, quelque 47 % des terres de l’Union européenne ont connu des conditions de sécheresse « d’alerte » – la deuxième catégorie de sécheresse la plus grave – au cours des dix jours précédant le 30 juillet.

Ce qui est plus inquiétant, c’est que 17 % des terres ont atteint le statut d' »alerte » le plus grave, contre 15 % auparavant, ce qui signifie que non seulement les sols s’assèchent après de faibles précipitations, mais que les plantes et les cultures souffrent également.

47 % du territoire de l’UE ont été placés en état d’alerte à la sécheresse
Les poissons meurent en raison de la baisse des niveaux d’eau en Serbie

De nouvelles vagues de chaleur et peu de pluie se profilent à l’horizon, mais les prévisions à plus long terme sont plus inquiétantes, a déclaré mardi Andrea Toreti, chercheur principal au Centre commun de recherche de la Commission européenne.

«Si l’on considère les trois prochains mois, nous voyons toujours un risque très élevé de conditions sèches sur l’Europe occidentale et centrale, ainsi que sur le Royaume-Uni», a-t-il déclaré aux journalistes.

https://twitter.com/andreatoreti/status/1557714129846259712?s=21&t=eNHoc-yVFLs5g9zX3f2k8Q

Copernicus, un service de surveillance du climat associé à l’Union européenne, simule un danger croissant d’incendie en Europe occidentale dans les années à venir, les températures continuant à augmenter.

https://twitter.com/mrjamescosgrove/status/1557694528554950656?s=21&t=ljRv_sHxCLEZVsLlQFFP8w

Salah Abdeslam condamné à la prison à vie

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Plus de six ans après les attentats du 13-Novembre, le pire crime de l’après-guerre en France, la cour d’assises spéciale de Paris a condamné mercredi soir Salah Abdeslam, le seul membre encore en vie de commandos qui ont fait 130 morts, à la perpétuité incompressible, la peine la plus lourde du code pénal.

AFP

Le 13 novembre 2015, des commandos islamistes avaient ouvert le feu sur des terrasses de café et de restaurants, attaqué la salle de spectacles du Bataclan pendant un concert et trois kamikazes s’étaient fait exploser aux abords du Stade de France pendant une rencontre de football opposant la France et l’Allemagne.

Les attaques revendiquées par l’État islamique avait fait 130 morts.

Prison à vie pour l’unique survivant du commando, Salah Abdeslam

Les cinq magistrats professionnels ont suivi les réquisitions du ministère public, qui avait demandé cette sanction rarissime à l’encontre du seul accusé du box reconnu par la cour comme co-auteur des attaques de Paris et Saint-Denis qui ont «épouvanté» et «sidéré» la France.

La perpétuité incompressible, également appelée «perpétuité réelle», rend infime la possibilité pour celui qui y est condamné d’obtenir une libération. Elle n’avait jusque-là été prononcée qu’à quatre reprises.

Salah Abdeslam, en polo kaki dans le box, est resté impassible à l’énoncé du verdict. Pendant la lecture du délibéré par le président Jean-Louis Périès, qui a duré moins d’une heure et dit d’un débit très rapide, il a gardé les bras croisés, le regard dur.

Ses avocats, Mes Olivia Ronen et Martin Vettes, avaient plaidé vendredi contre cette perpétuité incompressible, une «peine de mort lente».

Le Français de 32 ans, à l’isolement total en prison depuis plus de six ans, a affirmé à plusieurs reprises au cours des débats avoir « renoncé » à déclencher sa ceinture explosive le soir du 13 novembre 2015, par «humanité».

«Je ne suis pas un assassin, je ne suis pas un tueur», avait-il soutenu dans ses derniers mots à la cour lundi matin, réitérant ses excuses «sincères» aux victimes.

La cour a considéré que son gilet explosif était «défectueux», remettant «sérieusement en cause» les déclarations de l’intéressé sur son «renoncement».

Elle l’a reconnu coupable d’être « co-auteur » d’une scène unique de crime. Il est ainsi condamné à la perpétuité incompressible pour les seules tentatives de meurtres sur les policiers intervenus lors de l’assaut du Bataclan.

Dans la salle d’audience spécialement construite pour ce procès, et qui n’avait jamais connu une telle affluence, seuls des murmures ont accueilli la condamnation du principal accusé à cette peine extrêmement rare.

De nombreuses parties civiles, qui s’étaient serrées sur les bancs de bois clair, se sont étreintes après le verdict, rendu au terme de 148 jours d’audiences marquées par les quelque 400 dépositions de rescapés et proches de victimes.

14 accusés condamnés

Outre Salah Abdeslam, la cour a condamné Mohamed Abrini à cette peine, assortie d’une période de sûreté de 22 ans. « L’homme au chapeau » des attaques de Bruxelles en mars 2016, qui était aussi « prévu » mais qui a renoncé à faire partie des commandos du 13-Novembre, a été reconnu complice des attentats.

Le Suédois Osama Krayem, le Tunisien Sofien Ayari et le Belgo-marocain Mohamed Bakkali ont également été reconnus complices, mais condamnés à trente ans de réclusion assortis d’une sûreté des deux tiers.

Le Pakistanais Muhammad Usman et l’Algérien Adel Haddadi, les deux « opérationnels contrariés » qui auraient dû faire partie des commandos selon l’accusation, mais qui ont été bloqués sur la route du retour de Syrie, ont écopé chacun de 18 ans de réclusion. Le Pnat avait demandé 20 ans à leur encontre.

Les peines prononcées à l’égard de ceux qui avaient apporté une aide ponctuelle à la cellule jihadiste sont globalement en-deçà des réquisitions.

Les trois accusés qui comparaissaient libres ont été condamnés à des peines d’emprisonnement assorties du sursis et ne retourneront pas en prison.

Par ailleurs, les cinq hauts cadres de l’Etat islamique présumés morts en Syrie et jugés par défaut, dont le commanditaire des attentats Oussama Atar, ont été condamnés à la perpétuité incompressible. Un sixième homme emprisonné en Turquie et également jugé en son absence a été condamné à trente ans de réclusion.

Danone donne refuge à la ministre espagnole limogée après avoir hébergé le chef du Front Polisario

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La France n’exporte pas uniquement ses yaourts en Espagne mais également ses pratiques propres d’influence, en l’occurence le «pantouflage». Cette spécialité française qui évoque aujourd’hui une forme de « corruption » des élites, fait la une des médias de la péninsule ibérique après l’annonce du recrutement de l’ancien ministre des affaires étrangères Arancha González en tant que conseillère de Danone. Une ministre limogée après avoir été prise la main dans le sac dans l’affaire de l’hébergement clandestin du leader du Front Polisario, le criminel de guerre Brahim Ghali.

Neuf mois après avoir été débarquée par le président du gouvernement, Pedro Sánchez, l’ancienne ministre des affaires étrangères Arancha González Laya, a trouvé un refuge professionnel chez Danone. Le deuxième du genre offert par l’administration française à celle qui a été à l’origine de la plus sévère crise diplomatique entre Rabat et Madrid.

La presse espagnole a rapporté ce jeudi matin que l’ex ministre Arancha González a signé un contrat de conseillère avec la multinationale de produits laitiers Danone, avec pour mission de «contribuer à la réalisation des objectifs fixés par l’entreprise». Autrement dit du pantouflage. Une pratique qui désigne le fait qu’un haut fonctionnaire, quitte le service de l’Etat et rejoint une entreprise privée.

Le souci avec ce pantouflage est que l’ancien ministre des affaires étrangères d’Espagne est toujours sujette à une procédure judiciaire pour avoir donné le feu vert à l’accueil du leader du Front Polisario, Brahim Gali, en Espagne par des méthodes illégales.

En effet, en avril 2021, le chef des séparatistes du polisario a été admis en Espagne sous le nom fictif de «Mohamed Benbatouche» pour soins médicaux. L’entrée sur le territoire espagnol a été autorisée par Arancha González et en connivence avec le régime algérien, alors que l’individu était sous le coup d’un mandat d’arrêt et accusé de torture, d’enlèvements et de crimes de guerre perpétrés contre des victimes de nationalité espagnole.

La ministre s’est défendu devant le juge que «l’entrée – du Ghali – était conforme à la loi», selon son point de vue. Toutefois, il a été confirmé par la suite que Ghali était entré clandestinement en Espagne avec un faux passeport dans lequel il apparaît comme «ambassadeur retraité», sous le nom de Mohamed Benbatouche sur un document avec l’en-tête de la République d’Algérie.

En mars dernier, le magistrat espagnol Rafael Lasala a clos l’enquête concernant l’ancien chef de cabinet du ministère des affaires étrangères, Camilo Villarino, mais a rejeté la demande du bureau du procureur de l’État de clore la procédure contre la ministre Arancha González Laya. Ainsi, l’ancien ministre est toujours accusée de prévarication.

SciencesPo Paris puis Danone Global, quel message la France envoie-t-elle au Maroc ?

Selon les sources de Danone, le contrat offert à l’ancienne ministre espagnole n’a rien avoir avec la filiale en Espagne, mais avec l’entreprise au niveau mondial. Arancha González a rejoint un groupe d’experts de Danone Global qui se réunit trois fois par an. Elle reçoit une indemnité à ce titre, sans être employée de la multinationale française. Danone justifie son recrutement par «son expérience en commerce international à l’OMC».

Il s’agit du deuxième contrat signé par Arancha González avec une organisation française en moins de deux mois. En février dernier, le directeur de l’Institut d’études politiques de Paris (Sciences Po), Mathias Vicherat, l’a nomme au poste de doyenne de la Paris School of international affairs (PSIA).

«Je suis très heureux d’accueillir Arancha González Laya, dont la riche expérience politique au niveau national, européen et international nous permettra de franchir une nouvelle étape dans le développement de la PSIA», s’était félicité Vicherat.

L’ancienne ministre des affaires étrangères avait déclaré à l’occasion être «très honorée» de rejoindre Sciences Po pour «œuvrer à un monde plus durable et plus pacifique». «Après une longue carrière dans le commerce international, j’ai décidé de consacrer mon énergie et ma passion à la préparation des dirigeants de demain».

L’annonce de la cooptation par Danone Globale de celle qui a causé beaucoup de tort aux relations maroco-espagnoles, celle qui est connu pour être l’ambassadrice du Polisario en Espagne, comme conseillère stratégique le jour même de la très attendue visite officielle de Pedro Sánchez soulève des interrogations sérieuses.

Quel avantage tireront Science Po et Danone de recruter une ancienne ministre objet de poursuites judiciaires si ce n’est une manoeuvre cynique de Paris contre Rabat ?

Indignations et appels au boycott de Danone

«Ce contrat avec la multinationale française a eu lieu malgré le fait que Arancha González soit inculpée dans l’affaire Ghali et qu’à peine neuf mois se soient écoulés depuis son licenciement, alors que la loi exige une période d’incompatibilité de deux ans pour les hauts fonctionnaires» s’indigne le journal «OK DIARIO».

«Il est surprenant qu’une marque aussi connue que Danone ne voit pas d’inconvénient à ce que sa réputation soit compromise par le recrutement d’une personne mise en examen par la justice, au-delà des incompatibilités», poursuit la même source.

https://twitter.com/okdiario/status/1511959100455899137

Un partisan du partie populaire PP a écrit sur Twitter : «La loi sur les incompatibilités exige une période d’incompatibilité de deux ans à partir du moment où elle a été licenciée, et il s’avère que l’ancienne ministre socialiste Arancha González Laya a signé pour Danone. Elle est accusée de falsification de passeports, de prévarication et de dissimulation dans l’affaire Ghali»

«La loi des incompatibilités est pour les autres.» a écrit Juan Carlos Girauta, éditorialiste du journal ABC.

Par ailleurs, des appels de boycott de la marque française Danonce ont été lancés sur les réseaux sociaux espagnols.

« Ils ont toujours menti sur les propriétés de leurs produits. Maintenant, ils ont également embauché une idiote inutile. Je l’ai déjà payée pendant 2 ans, et 1 centime de plus pour cette femme qui nous a causé tant d’ennuis, Arancha González. #BoycottDanone ».

https://twitter.com/Lizzymd66/status/1512109740154888197

«Danone engage González Laya malgré le non-respect de la période d’incompatibilité. Le juge met en cause l’ancien ministre González Laya dans « l’affaire Ghali » et refuse de classer l’enquête. #BoycottDanone» écrit la militante Sabah Yacoubi.

https://twitter.com/Sabah_Yacoubi/status/1512057554553253892

L’inflation espagnole atteint son plus haut niveau depuis 33 ans en raison de la flambée des prix de l’électricité

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Les prix à la consommation espagnols ont augmenté bien au-delà des attentes en février et ont atteint le niveau le plus élevé depuis trois décennies, soit 7,4 % en glissement annuel, contre 6,1 % en janvier, selon les données rapides de l’Institut national de la statistique (INE) lundi.

Reuters

Les augmentations soutenues des prix des aliments et des boissons non alcoolisées ainsi que des coûts des carburants ont porté l’inflation à son point le plus élevé depuis juillet 1989, a indiqué l’Institut national de la statistique d’Espagne, l’INE.

La hausse des prix «est principalement due aux prix de l’énergie et au fait que nous comparons à un mois plat l’année dernière», a déclaré la ministre de l’Économie espagnole Nadia Calvino dans une interview à la station de radio Cadena SER lundi.

Les analystes interrogés par Reuters s’attendaient à ce que les prix à la consommation sur 12 mois augmentent de 6,8 % en février.

Les poussées d’inflation en Espagne et dans d’autres pays de la zone euro mettent la pression sur la Banque centrale européenne pour qu’elle modifie sa politique monétaire, commence à supprimer progressivement son programme d’achat d’obligations et augmente les taux d’intérêt.

L’inflation sur 12 mois en Espagne atteint 7,4 % en février, le taux le plus élevé depuis 1989.

L’indice des prix à la consommation harmonisé de l’UE pour l’Espagne a augmenté de 7,5 % au cours de la période de 12 mois se terminant en février, soit une hausse plus rapide que les 6,8 % attendus par les analystes interrogés par Reuters et que les 6,2 % enregistrés en janvier.

L’inflation de base, qui exclut les prix volatils de l’alimentation et de l’énergie, s’est établie à 3,0 % en glissement annuel, contre 2,4 % en janvier, atteignant son taux le plus élevé depuis la crise financière de 2008.

La ministre de l’Économie espagnole Nadia Calvino a prévenu que l’invasion de l’Ukraine par la Russie jeudi dernier pourrait maintenir l’inflation à un niveau élevé dans la région à l’avenir, car elle a déclenché des hausses des prix du pétrole et du gaz.

«L’évolution des prix est le principal aspect que cette guerre peut avoir d’un point de vue économique», a déclaré Nadia Calvino. Elle a appelé à une réponse européenne commune pour minimiser l’impact sur la croissance économique.

Garde tes distances, Emmanuel !

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Tous les chefs d’Etats savent aujourd’hui comment Emmanuel Macron joue à fond la com’ au corps à corps. Le toucher, la poignée de main et l’accolade sont autant d’armes qu’use à volonté le président français pour «mettre les gens dans sa poche». Une stratégie bien huilée qui a fonctionné jusqu’à ce qu’elle se brise face à plus calculateur et darwinien que lui, Vladmir Poutine. Le président russe à tout simplement installé son homologue français, venu en Russie pour renforcer sa stature de chef d’Etat et jouer au président de l’UE, au bout d’une table de plus de trois mètres. L’image de la rencontre diffusée par le Kremlin a fait le tour du monde. Poutine a réussi à imposer sa communication dans son bras de fer contre l’OTAN tout en mettant en échec toute tentative de récupération d’Emmanuel Macron dans sa course aux présidentielles.

«Dans sa relation avec les gens, il met peu d’affecte mais il sollicite celle des autres et déclenche des sentiments quasiment amoureux. Une séduction qui doit s’exercer en face-à-face parce qu’elle est très physique. Ça commence par le regard. Il a un regard bleu transparent. Il vous fixe, vous harponne (…) Et puis, il est très tactile. Plus avec les hommes qu’avec les femmes parce qu’avec les femmes, il sent qu’il faut maintenir quand même un peu de distance. Donc il commence à vous prendre la main, le bras, l’épaule et vous êtes ferré et vous y croyez. Et il vous dit, comme tous les bons séducteurs, ce que vous avez envie d’entendre». Ceci est un extrait du livre «Président cambrioleur» écrit par la journaliste politique Corinne Lhaïk, sorti en 2020.

Emmanuel Macron, séducteur calculateur, et darwinien a trouvé plus fort que lui. En une photo, le président russe, plus jamais autant sur de lui, après sa rencontre avec Xi Jinping, a transformé la dernier médiation d’un dirigeant occidental sur l’Ukraine en un symbole de sa puissance et de son ascendant sur l’Europe.

En installant son homologue français face à lui sur une table ovale d’une longueur démesurée, après l’avoir fait attendre 1h30, Vladimir Poutine semble lui dire : « Garde tes distances, Emmanuel !».

Privé de son besoin tactile vital, Macron a été plus que jamais dans sa zone d’inconfort la plus extrême. Lui, le président-candidat qui espérait décrocher une concession du président russe et s’approprier une désescalade des tensions dans la crise ukrainienne, afin de renforcer sa stature de chef d’Etat et sa légitimité en tant que président de l’Union Européenne.

Le Président français a été tellement mal à l’aise, qu’il a choisi comme photo officielle de sa visite en Russie, une perspective où il n’apparaît que de dos mais où l’on ne voit pas la distance imposée par le président russe.

«Photo officielle de l’Élysée tentant de détourner l’image (terrible) de la table de 4 mètres de long qui séparait #Poutine et #Macron. Ce dernier n’a pas même décroché la promesse d’une réunion prochaine des chefs d’Etat du format Normandie (Russie, Ukraine, Allemagne et France)» écrit sur Twitter Florence Desruol, une observatrice de la politique française.

Pourtant avant son départ pour Moscou, Macron a tenté de préparer le terrain. Au cours du week-end dernier, il a fait allusion à la stratégie potentielle de Poutine consistant à utiliser principalement la crise ukrainienne pour améliorer les règles de cohabitation de la Russie avec l’OTAN et l’UE, sur un continent où les séquelles de la Seconde Guerre mondiale ont autrefois établi des sphères d’influence géopolitique claires.

«Les arguments de Moscou devaient être écoutés», a-t-il affirmé.

Le porte-parole du Président russe, Dmitri Peskov, a qualifié la visite de Macron de «très importante», mais a cherché à tempérer les attentes, déclarant que «la situation est trop complexe pour espérer une percée décisive après une seule réunion».

Il a noté que «l’atmosphère est restée tendue», ajoutant que les États-Unis et leurs alliés ont continué à ignorer les demandes de sécurité de Moscou.

Table démesurée et distance glaciale: objet de tous les détournements sur les réseaux sociaux

Vladimir Poutine a réussi à faire un grand buzz avec sa distanciation exagérée face à Macron. Les internautes se sont donnés à cœur joie en détournant la photo de la rencontre entre les deux présidents.

«Poutine manque de respect au président français Macron en plaçant une table massive pour séparer les deux présidents lors de la réunion. C’était aussi un acte intentionnel pour impliquer une « distance » entre la Russie et l’OTAN», poste un compte Twitter proche de l’armée israélienne Tsahal.

https://twitter.com/terror_alarm/status/1490733202721452035

«L’histoire raconte qu’un fuseau horaire sépare Macron et Poutine» écrit sur Twitter, Romain Herreros, journaliste politique du Huffington post.

«Distanciation sociale spectaculaire pour Macron et Poutine aujourd’hui» commente le journaliste américain Ian Bremmer.

«Même selon les critères de feu Hafez el-Assad, Poutine et Macron semblent étrangement éloignés l’un de l’autre», tweet l’écrivain israélien Louis Fishman.

«De la rencontre Poutine Xi Jinping à la rencontre Poutine-Macron. #Géopolitique» a noté Velina Tchakarova directrice du think tank autrichien, AIES.

https://twitter.com/vtchakarova/status/1490733381084233734

«Quelle photo!», commente tout simplement l’économiste, Maxime Sbaihi.

«Rencontre Emmanuel Macron – Vladimir Poutine, 2018 vs 2022», commente Brut France.

«Ukraine : Macron et Poutine passent à table #Poutine #UkraineConflict», caricature Placide.

«Macron à table avec Poutine : cinq heures et pas de désescalade à se mettre sous la dent», ironise Libération.

D’autres détournements plus farfelus sont devenus viraux.

https://twitter.com/WUTangKids/status/1490805566100455426

Zemmour : Le «J’emmerde les non-vaccinés» de Macron c’est pour faire du Covid le sujet de la présidentielle

Invité sur la matinale d’Europe 1, la radio de son principal soutien financier et médiatique, le candidat à l’élection présidentielle Eric Zemmour a commenté le «coup de buzz» d’Emmanuel Macron sur les non-vaccinés. «Le président-candidat instrumentalise cyniquement le Covid pour en faire le sujet de la campagne présidentielle (..) Je ne tombe pas dans son panneau !» s’est-il exclamé.

Éric Zemmour, candidat de son mouvement «Reconquête» à l’élection présidentielle, a répondu aux questions de Sonia Mabrouk, journaliste de la station de Vincent Bolloré, au sujet de l’épidémie de Covid-19, des derniers propos d’Emmanuel Macron sur les non-vaccinés, des parrainages pour l’élection présidentielle et de son programme pour la France rurale.

Interpellé d’emblée au sujet de la déclaration polémique du Président Français, Zemmour suggère qu’en lâchant la formule choc affirmant son désir d’« emmerder les non-vaccinés », Emmanuel Macron tente d’utiliser cyniquement le Covid pour imposer son propre tempo à la présidentielle

«Que fait Emmanuel Macron ? Il instrumentalise cyniquement le Covid pour deux raisons. La première, c’est parce qu’il veut faire du Covid le sujet de la présidentielle pour pouvoir être tranquille, qu’on ne parle pas de son bilan, et surtout qu’on ne parle pas de l’identité de la France que j’avais réussi à imposer comme thème majeur de la campagne présidentielle à l’automne. La deuxième, c’est parce qu’il voit les sondages, que 70% des Français considèrent qu’il vaut mieux sauver et protéger sa santé que défendre les libertés. Il voit que 90% des Français approuvent le pass sanitaire, donc il clive et fait de la politique», a-t-il jugé.

Bousculer «délicatement» par Sophia Mabrouk, Zemmour a reconnu que le président «a réussi à imposer son tempo pendant une semaine» mais que «ça ne durera pas. Ça ne durera pas autant que les impôts, comme disait mon père».

Emmanuel Macron fait de la politique, a-t-il poursuivit, il veut cliver, et avec moi ça ne marchera pas. Je me souviens d’Emmanuel Macron, en 2015 au moment du débat sur la déchéance de nationalité, qui disait des terroristes qu’on ne peut pas traiter le mal en expulsant les responsables du mal. «Et là, la phrase la plus grave est lorsqu’il dit que les non-vaccinés ne sont pas des citoyens. Donc les terroristes qui tuent au Bataclan ce sont ses enfants, et en revanche les non-vaccinés ne sont pas citoyens ?», s’est interrogé Eric Zemmour. 

Je ne vais tomber dans le panneau de Macron

Le candidat à la présidentielle ne voulant pas passer à un autre sujet après la bousculade de la journaliste a dit : «J’aimerais bien qu’il emmerde d’autres gens comme les caïds, les trafiquants de drogue, les gens qui ont brûlé les voitures à la Saint-Sylvestre. Je ne tombe pas dans son panneau. Je ne fais pas du Covid le sujet de la présidentielle. Le sujet de la présidentielle c’est l’identité de la France. Je continuerai à le dire inlassablement».

Et de conclure par une citation du conte d’Andersen « « L’enfant dit le roi est nu », permettez moi d’être cet enfant

Le 1er meeting de campagne de Zemmour en cinq actes

Une vidéo de Brut s’est attardée sur le discours de Zemmour prononcé lors de son 1er meeting de campagne du candidat de l’extrême droite, Eric Zemmour, qui a été émaillé d’affrontement et d’incidents violents. Cinq séquences ont été ainsi identifiées : 1) Mimétisme de Donald Trump; 2) Les «ils» : ceux qui sont contre le peuple, 3) Les «vous» et les «nous» et le «moi» : les persécutés; 4) Programme : immigration zéro; 4) Macron : l’adolescent.

Le candidat à l’élection présidentielle Éric Zemmour a tenu son premier meeting de campagne ce dimanche à Villepinte,  cinq jours après avoir officiellement déclaré qu’il briguait l’Élysée.

Selon les organisateurs, 13.000 militants avec de nombreux drapeaux bleu-blanc-rouge ont accueilli le candidat. Une foule surchauffée qui s’est prise aux journaliste de Quotidien, l’émission de TMC présenté par Yann Barthès ainsi qu’à un groupe de militants de SOS Racisme, qui était dissimulé dans le public.

Zemmour fait du Trump

Depuis la sortie du livre d’Eric Zemmour «La France n’a pas dit son dernier mot», la presse française n’a pas cessé de pointer du doigt les similitudes entre le polémiste et Donald Trump.

«Depuis le début de ses prises de parole, Éric Zemmour a fait usage d’excès et de fractures idéologiques. Un style qui n’est pas sans rappeler celui de Donald Trump» écrit FranceInfo le 20/11/2021.

Et de rajouter : «La couverture du dernier livre d’Éric Zemmour, La France n’a pas dit son dernier mot, s’inspire directement de celle de Donald Trump. Et ce n’est pas leur seul point commun. En effet, les deux hommes ont construit leur notoriété grâce à la télévision. Tous deux partagent également le goût de la provocation, sur le sujet de l’immigration d’abord. Le milliardaire américain s’en prenait à celle venue du Mexique, tandis que le polémiste tient des propos similaires contre les musulmans».

Au lendemain du derby meeting de Zemmour, le média 100% vidéo Brut notera les similitudes entre le discours du candidat et l’ancien président américain. Brut a en effet réalisé un montage dans lequel on entend Eric Zemmour attaquer les «système» et les «journalistes» en utilisant presque mot pour mot des déclarations de campagne de Donald Trump.

«Depuis des mois, il ne se passe pas une seule journée sans que le pouvoir et ses relais médiatiques ne m’attaquent: ils inventent des polémiques (…), ils fouillent dans ma vie privée, ils me traitent de tous les noms» s’exclamé Eric Zemmour.

«A chaque élection, le système exclut soigneusement les candidats qui lui déplaisent avec ses juges aux ordres et ses journalistes militants.» persiste et signe le polémiste.

«Ils» contre le peuple

«A chacun de mes déplacements, ils enragent, en voyant ce peuple qu’ils pensaient à jamais disparu. S’ils me détestent, c’est parce qu’ils vous détestent. S’ils me méprisent, c’est parce qu’ils vous méprisent. Vous êtes arrivés, nous sommes arrivés, et nous avons bouleversé les plans les mieux établis.» a scandé Zemmour devant un public enflammé.

«Ils veulent me rendre inéligible, ils veulent vous voler la démocratie. Ne les laissons pas faire.» s’est-il attaqué à ces ennemis qui persécutent le «peuple».

Dans son analyse de ce discours, le politologue et professeur en rhétorique, Clément Viktorovitch estime qu’Éric Zemmour se décrit «en seul représentant d’un peuple qui aurait été trahi par tous les pouvoirs, politiques, judiciaires et médiatiques». Cette opposition, souligne-t-il, c’est la définition exacte de ce qu’en science politique on a appelé le populisme.

Vous, nous et moi, contre les autres

«Vous êtes arrivés, nous sommes arrivés, et nous avons bouleversé les plans les mieux établis et rompu le pacte tacite entre tous les acteurs de cette farce», a clamé Éric Zemmour.

«Contre moi, tout est permis. Et la meute est désormais lancée à mes trousses : Mes adversaires veulent ma mort politique, les journalistes veulent ma mort sociale et les djihadistes veulent ma mort tout court».

Éric Zemmour a développé amplement le lien si particulier qui l’unirait au peuple français à savoir : « qu’en faisant partie du peuple, si ses adversaires le méprisent, c’est qu’ils méprisent aussi le peuple», écrit Clément Viktorovitch. Cela s’appelle du sophisme par division, poursuit-il, ce qui est vrai pour la partie serait vrai pour le tout, et inversement.

Dans le discours d’Éric Zemmour, les individus qui composent le système n’ont pas simplement échoué, failli, ni même trahi le peuple. Ils ont « juré sa perte » ; ils veulent le « faire disparaître » et menacent jusqu’à son « existence ». Autrement dit, ils auraient une intention maligne, voire perverse, affirme le politologue français.

Programme : Immigration, immigration, immigration

En tordant les chiffres et en faussant les additions., Eric Zemmour s’est saisi de la thèse sulfureuse du «grand remplacement» autour de laquelle il a construit tout un discours haineux sur l’immigration et l’islam. Le polémiste d’extrême droite a fait de cette vision ethniciste de la nation le point central de sa candidature aux présidentielles.

Sans surprise donc, Zemmour n’a pas oublié de faire appel à sa réthorique sur l’immigration lors de son allocution du meeting de Villepinte.

«Dès la rentrée prochaine, nous referons de l’école l’instrument de l’assimilation à la française et nous chasserons des classes de nos enfants le pédagogisme, l’islamo-gauchisme, et l’idéologie LGBT»

«Dès les premières semaines de mon mandat, l’immigration zéro deviendra un objectif clair de notre politique. Avant l’été prochain, je veux :

  • Limiter le droit d’asile à une poignée d’individus chaque année pour redonner son sens à ce droit dévoyé
  • Exiger que les demandes d’asile soient formulées dans nos consulats pour éviter l’installation des déboutés qui ne repartent jamais
  • Supprimer le droit au regroupement familial et réduire drastiquement l’immigration familiale.
  • Opérer une meilleure sélection des étudiants étrangers et poser le principe de leur retour à la fin de leurs études
  • Démanteler les filières d’immigration clandestine,
  • Mettre hors d’état de nuire les associations qui ramènent ces migrants en Europe.»

Macron, adolescent et mannequin de plastique

Le candidat d’extrême-droite à la présidentielle a violemment tancé le président français Emmanuel Macron, le qualifiant de «mannequin en plastique», d’«automate», de «masque sans visage» et d’«adolescent».

«Macron a vidé de leur substance notre économie, notre identité, notre culture, notre liberté, notre énergie, nos espoirs, nos existences. Il a tout vidé, parce qu’il est à lui tout seul le grand vide, le gouffre.» a lancé Eric Zemmour.

Et de rajouter : «En 2017, la France a élu le néant et elle est tombée dedans.

Mes amis, il est temps. Il est temps de sortir notre pays et notre peuple de ce puits sans fond.

Nous laissons dans sa vitrine ce mannequin de plastique, cet automate qui erre dans un labyrinthe de miroirs, ce masque sans visage qui défigure le nôtre.

Nous laissons cet adolescent se chercher éternellement. Nous le laissons avec son obsession pour lui-même.»

À la toute fin de son discours, Éric Zemmour a annoncé officiellement le nom de son parti : «Reconquête». 

La colère française persistante contre les État-unis entache la réunion des américains et européens à Pittsburgh

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De hauts responsables des États-Unis et de l’Union Européenne se sont rencontrés mercredi à Pittsburgh pour tenter d’enterrer la hache de guerre après la colère noire d’Emmanuel Macron causée par le récent accord de Washington de la vente de sous-marins nucléaires à Canberra laissant sur la touche Paris.

La première réunion du Conseil du commerce et des technologies (CCT) UE-États-Unis qui s’est tenue à Pittsburgh a bien failli être annulée en raison de la fureur de Paris suite à l’annulation par Canberra d’un contrat d’achat de sous-marins français d’une valeur de 56 milliards d’euros au profit de sous-marins à propulsion nucléaire et de technologies américaines et britanniques.

Les pourparlers de mercredi se sont finalement déroulés comme prévu, bien que la France n’ait accepté le texte de la déclaration finale qu’après avoir clairement exigé plusieurs changements.

Par exemple, un accord pour se réunir dès le printemps prochain pour la prochaine session du conseil a rencontré le rejet des Français, qui ont également exigé qu’une déclaration formulée de manière positive sur la confiance mutuelle dans la production de semi-conducteurs soit modifiée.

Ce faisant, la France a clairement indiqué qu’après ce qu’elle considère comme la récente trahison de trois alliés proches, l’UE devrait lutter pour une bien plus grande indépendance vis-à-vis de son partenaire atlantique de longue date.

https://twitter.com/MehreenKhn/status/1442508547569471491

Les goulots d’étranglement actuels pour les semi-conducteurs, qui ont conduit, entre autres, à de nombreux constructeurs automobiles incapables de produire suffisamment de véhicules, ont été l’un des principaux sujets de la réunion, ainsi que la coopération dans le domaine de l’Intelligence Artificielle.

L’électronique grand public est rare dans le monde en raison d’une demande en plein essor, la pénurie n’étant exacerbée que par les perturbations du transport et de la production liées à la pandémie.

Selon le texte de la déclaration finale de la réunion, les goulots d’étranglement de l’approvisionnement devraient être surmontés grâce à une meilleure coordination UE-États-Unis et en réduisant la dépendance actuelle vis-à-vis de l’électronique asiatique, et en particulier chinoise.

Le Conseil du commerce et de la technologie a été créé en juin par la présidente de la Commission européenne Ursula von der Leyen et le président américain Joe Biden, essentiellement pour mettre fin aux conflits sur les tarifs commerciaux qui ont surgi sous l’administration Trump, mais aussi pour aborder des questions telles que sécuriser les chaînes d’approvisionnement et lutter contre les pratiques commerciales déloyales employées par des pays comme la Chine.

Suite à la première réunion du conseil de mercredi, 10 groupes de travail ont été invités à élaborer des plans concrets sur ces sujets et d’autres au cours des prochains mois.

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