fbpx

Chine

«140 000 soldats et 953 navires» : un leak audio révèle le plan d’invasion de Taïwan par la Chine

/

La fuite d’un enregistrement audio dans lequel des hauts gradés du Parti communiste chinois discuteraient de plans militaires en vue d’une invasion de Taïwan provoque un tollé. Selon les médias indiens, ce clip de 57 minutes serait le tout premier enregistrement d’une réunion de hauts gradés chinois.

L’analyse par des experts d’un enregistrement audio publié sur la chaîne YouTube de Lude Media semble authentique, rapporte le Times Of India, un média basé à New Delhi. Le clip audio viral a également été partagé par Jennifer Zeng, une militante des droits de l’homme née en Chine, sur son compte Twitter. Zeng a également publié la transcription sur son site Web.

Pour l’instant aucune confirmation officielle de Pékin à ce sujet.

La réunion porte sur la feuille de route du plan de «transition de la normalité à la guerre» élaboré par les hauts dirigeants du Parti Communiste Chinois. Le clip audio suggère que parmi les personnes présentes à la réunion de haut niveau figurent le secrétaire du parti, le secrétaire adjoint, le gouverneur et le vice-gouverneur de Guangdong.

La réunion s’est concentrée sur Taïwan, en insistant sur le fait qu’il fallait «écraser les forces indépendantistes et ne pas hésiter à déclencher une guerre». Les hauts dirigeants ont également discuté de la «défense de la souveraineté nationale et de l’intégrité territoriale», une décision stratégique majeure du président chinois Xi Jinping, et de la «situation stratégique globale du grand rajeunissement de la Chine».

Ils ont également recommandé d’ouvrir un commandement civil-militaire conjoint et de «planifier-déployer-organiser» la transition normale de la province vers la guerre.

La réunion de mobilisation pour la guerre a été codifiée comme « événement DY-2022 ». DY est l’abréviation de Dong Yuan(动员), qui signifie mobilisation. Voici l’accord de confidentialité que chaque participant doit signer avant d’assister à la réunion. Fourni par Lude Media.
Traduction en anglais de l’accord de confidentialité susmentionné

Les participants à la réunion ont discuté des entreprises qui joueraient un rôle crucial pendant la guerre. Il s’agit de Zhuhai Orbita, Shenzhen Aerospace Dongfanghong Satellite Co., Foshan Deliya et Ji Hua Laboratory. En outre, quatre détachements de satellites seront formés.

«Nous disposons au total de 16 satellites en orbite basse, dotés de capacités de détection et d’imagerie à très haute résolution optique de 0,5 à 10 mètres», déclarent les responsables dans l’enregistrement audio.

La mobilisation lancée à Guangdong par les zones de guerre de l’est et du sud comprend «20 catégories et 239 articles». Elle comprend 140 000 soldats, 953 navires, 1 653 unités d’équipement sans pilote, 20 aéroports et docks, six chantiers de réparation et de construction navale, 14 centres de transfert d’urgence et des ressources telles que des dépôts de céréales, des hôpitaux, des postes de transfusion sanguine, des dépôts de pétrole, des stations-service, etc.

Le recrutement de nouveaux militaires, de militaires à la retraite et de talents spéciaux, soit 15 500 personnes de la province, a également été discuté.

«La déclaration de la Commission de défense nationale a clairement indiqué que notre province (Guangdong) coordonnera la mise en œuvre des sept types de ressources de guerre de niveau national, dont, principalement, 64 navires rouliers de 10 000 tonnes, 38 avions, 588 wagons de train et 19 installations civiles, notamment des aéroports et des docks», a-t-on entendu dans l’enregistrement audio.

Les dépôts en yuan remplacent le dollar et l’euro dans les banques russes

//

Alors que la Russie est désormais officiellement coupée du dollar et de l’euro, la banque russe VTB, a proposé à sa clientèle d’ouvrir des comptes d’épargne en yuans chinois, rémunérés à un taux de 8 %. La deuxième banque russe, propriété à 61 % de l’Etat, a été frappée par les sanctions occidentales visant à isoler totalement la Russie sur le plan financier en raison de sa guerre en Ukraine.

«À la lumière de la hausse des taux de change du dollar et de l’euro, de nombreux clients se montrent intéressés par des investissements dans d’autres devises, et le yuan est l’une des options les plus abordables et les plus prometteuses pour investir des fonds», a déclaré la banque dans un communiqué.

Les clients existants seraient en mesure d’ouvrir des dépôts à distance sur VTB Online avec un montant minimum de 100 yuans (16 dollars). Dans les agences de la VTB, ils peuvent déposer un minimum de 500 yuans.

Selon la banque, cette dernière offre sera l’alternative la plus rentable aux dépôts dans d’autres devises étrangères. Le rendement annuel d’un dépôt de trois mois est de 8 % en dollars et de 7 % en euros.

Au même moment, un dépôt de six mois en roubles offre actuellement un rendement annuel de 21 %. La VTB a déclaré qu’au cours de la semaine dernière, les clients avaient investi plus de mille milliards de roubles (15 milliards de dollars) dans des produits d’épargne traditionnels.

Les institutions financières russes ont été soumises à une pression croissante après l’imposition des sanctions suite à l’invasion de l’Ukraine. Les banques ont dû se tourner vers la Chine pour utiliser son système UnionPay pour les cartes de crédit, après que Visa et Mastercard ont annoncé la suspension de leurs opérations dans le pays.

«Certaines banques russes ne peuvent pas avoir accès à d’autres devises, donc le yuan est probablement la meilleure autre alternative», a déclaré à Bloomberg Khoon Goh, responsable de la recherche sur l’Asie à l’Australia & New Zealand Banking Group.

«Pourtant, le moyen le plus facile pour la Russie de se procurer des yuans serait de recevoir des yuans par le biais de transactions. Les clients des banques russes qui sont des exportateurs pourraient vendre à la Chine et recevoir des renminbi en paiement.»

Après la suspension de Visa et Mastercard, la Russie switch au système chinois UnionPay, le deuxième plus grand réseau mondial de cartes de crédit

//

Après la suspension des activités de Visa et Mastercard, les banques russes ont déclaré qu’elles envisageaient désormais d’émettre des cartes utilisant le système chinois UnionPay, deuxième plus grand réseau mondial de cartes de crédit et celui qui connaît la plus forte croissance.

Plusieurs banques russes ont déclaré dimanche qu’elles commenceraient bientôt à émettre des cartes utilisant le système de l’opérateur de cartes chinois UnionPay couplé au réseau Mir propre à la Russie, après que Visa et MasterCard ont déclaré qu’ils suspendaient leurs opérations en Russie.

La Sberbank, première banque russe à tomber sous le coup des sanctions occidentales, a déclaré qu’elle étudiait la possibilité d’émettre des cartes co-brandées Mir-UnionPay. «Nous vous informerons ultérieurement du calendrier d’émission.» a souligné le communiqué.

Pendant ce temps, Alfa Bank, deuxième banque russe, a déclaré qu’elle «travaille déjà au lancement de cartes sur UnionPay, le système de paiement national chinois».

Selon les agences de presse russes, la Rosbank, la Tinkoff Bank et la Credit Bank of Moscow (MKB) travaillent également au lancement de cartes UnionPay.

Le réseau chinois UnionPay s’est récemment étendu à 180 pays, dont les États-Unis, le Canada et l’Union européenne.

Visa et Mastercard suspendent leurs activités en Russie

«Notant la nature sans précédent du conflit actuel et l’environnement économique incertain», Mastercard a déclaré avoir «décidé de suspendre les services de notre réseau en Russie».

De son côté, Visa a déclaré qu’à «compter d’aujourd’hui» (samedi), elle allait «travailler avec ses clients et partenaires en Russie pour cesser toutes les transactions Visa au cours des prochains jours.»

Selon la Maison Blanche, le président américain Joe Biden, lors d’une conversation avec Volodymyr Zelenskyy, a salué les décisions de Visa et Mastercard de suspendre leurs services en Russie.

«Le président Biden a souligné les actions en cours entreprises par les États-Unis, leurs alliés et partenaires, et le secteur privé pour augmenter les coûts de l’agression de Russie en Ukraine. Il a salué en particulier la décision prise par Visa et Mastercard de suspendre leurs services en Russie», a déclaré la Maison Blanche dans un communiqué.

INSS : Comment la Chine espionne les États-Unis et Israël

/

En juillet 2021, le groupe de réflexion américain CSIS a publié un rapport détaillant les activités d’espionnage menées par les services de renseignement chinois aux États-Unis, visant des cibles dans les secteurs du gouvernement, de la défense et du civil. Les efforts d’espionnage comprenaient l’utilisation extensive d’organismes gouvernementaux, de partis politiques, d’entreprises et d’universités chinoises. Il est fort probable que les efforts d’espionnage de la Chine soient également en cours en Israël, que la Chine considère comme une puissance technologique de premier plan. Les capacités avancées d’Israël, notamment en matière de technologie d’élite, de cybernétique, de médecine et d’agriculture, peuvent contribuer à presque tous les aspects des plans de développement de la Chine. Par conséquent, il est impératif de se tenir au courant des modèles d’activité de renseignement de la Chine et de réduire le niveau d’exposition des cibles en Israël à ces efforts.

Source : INSS

Le 14e plan quinquennal de la Chine pour les années 2021-2025 décrit ses principaux objectifs stratégiques et vise l’indépendance technologique et économique, tout en réduisant sa dépendance vis-à-vis des pays du monde. Le plan Made in China 2025 définit des objectifs pour lancer la Chine vers son accession au rang de grande puissance technologique et économique, et définit dix secteurs dans lesquels elle doit devenir un leader mondial, notamment : 

  1. les technologies de l’information,
  2. les réseaux 5G,
  3. les véhicules électriques,
  4. les «nouveaux matériaux»,
  5. l’énergie verte,
  6. la robotique,
  7. les équipements médicaux et agricoles,
  8. l’aviation.

Différents rapports provenant des États-Unis et de nombreux autres pays révèlent qu’en plus d’actions et mesures manifestes, la Chine emploie des outils secrets et dissimulés pour la collecte d’informations, et combine des partenariats civils avec diverses activités de renseignement et d’espionnage menées par ses agences de renseignement. L’effort national chinois d’espionnage et de collecte d’informations comprend l’utilisation extensive d’organismes gouvernementaux, de partis, d’entreprises et d’universités ainsi que de particuliers. Il s’agit d’un effort systématique et à long terme au service des objectifs stratégiques de la Chine, qui visent à atteindre une supériorité technologique, à renforcer sa puissance militaire et à créer une dépendance et une influence parmi les pays et les élites étrangers. Les modi operandi de la Chine – au Royaume-Uni, en Allemagne, en Australie et ailleurs – sont similaires, avec les adaptations nécessaires aux conditions locales de chaque pays. Ces observations ont également des implications pour Israël.

L’espionnage chinois aux États-Unis

En juillet 2021, le Center for Strategic and International Studies (CSIS) a publié un rapport sur les modes opératoires et les méthodes d’espionnage des services de renseignement chinois aux États-Unis. Le rapport du think tank américain fait référence à quelque 160 incidents d’espionnage survenus entre 2000 et 2021, dont les détails ont été rendus publics. Le rapport ne tient pas compte d’autres incidents d’espionnage contre des cibles et des objectifs américains dans des territoires étrangers, ni des 1 200 incidents présumés de vol de propriété intellectuelle aux États-Unis. Le rapport souligne une augmentation significative des activités d’espionnage aux États-Unis à partir de 2010, avec 76 % des incidents documentés au cours de la décennie suivante et seulement environ un quart au cours de la décennie précédente (figure 1). Cette tendance fait suite à la nomination de Xi Jinping au poste de secrétaire général du Parti communiste chinois, en 2013, date à laquelle 84 incidents ont été documentés.

Figure 1. Activités d’espionnage chinoises aux États-Unis depuis 2000 | Source : CSIS

Les cibles et les méthodes d’espionnage étaient diverses. La plupart des activités visaient des institutions gouvernementales, notamment la Maison Blanche, des organismes gouvernementaux (Département d’État, Département du commerce, Département de la défense, Sécurité intérieure, Département de l’énergie et Département du travail), des branches militaires, des agences de renseignement (CIA, FBI, DIA) et la National Aeronautics and Space Administration (NASA), ainsi que des industries de défense de premier plan (Lockheed Martin, Boeing et Raytheon). Parmi les activités d’espionnage, 34% visaient à obtenir des technologies militaires, 51% visaient à obtenir des technologies à usage civil et les 15% restants visaient à obtenir des informations sur les agences gouvernementales et les politiciens (Figure 2).

Figure 2. Cibles des activités d’espionnage documentées aux États-Unis

Parmi les cibles civiles (figure 3), le rapport cite les secteurs de la haute technologie, de l’énergie, de l’industrie automobile et de la peinture, les universités et les instituts de recherche, l’aviation, la santé, les communications, la presse et, enfin, les personnalités politiques (candidats à la présidence et au Sénat des États-Unis et autres politiciens).

Figure 3. Espionnage chinois dans le secteur civil

Le rapport montre que les services de renseignement chinois ont adopté diverses méthodes d’opération pour atteindre leurs objectifs aux États-Unis. Un effort notable a été fait pour recruter et utiliser des personnalités du gouvernement, de l’industrie et du monde universitaire pour recueillir et obtenir des informations. Certaines des personnes impliquées étaient conscientes dès le premier contact de l’activité d’espionnage et de ses implications, tandis que d’autres ont été recrutées par la ruse et la tromperie, et ont été progressivement « racolés ». Les services de renseignements chinois ont exploité les possibilités de coopération dans le secteur commercial et civil pour créer des entreprises et des sociétés détenues conjointement par des Américains et des Chinois dans le but d’avoir accès à des connaissances et à une influence précieuses. Une autre méthode principale consistait à attaquer des cibles dans le cyberespace et à obtenir l’accès à des réseaux informatiques, des bases de données, des plans de développement et d’approvisionnement et des projets classifiés. La plupart des personnes accusées dans les affaires d’espionnage étudiées dans le rapport étaient des citoyens chinois (74 %), dont 42 % étaient des fonctionnaires ou servaient dans l’armée, et 32 % n’avaient aucune affiliation organisationnelle avec le gouvernement ou l’armée. Vingt-six pour cent (26 %) des personnes accusées d’espionnage et d’avoir aidé la Chine étaient des citoyens américains (figure 4).

Figure 4. Les auteurs des activités d’espionnage aux États-Unis

 Espionnage chinois en Israël ?

Israël est considéré par la Chine comme une puissance technologique de premier plan. Les capacités avancées d’Israël dans les technologies d’élite, la cybernétique, la médecine, l’agriculture et plus encore ont le potentiel de contribuer technologiquement à presque tous les aspects des plans de renforcement de la Chine. Ainsi, Israël est une source attrayante de technologies dont la Chine a besoin, comme l’exprime explicitement le partenariat global pour l’innovation signé entre les deux pays en 2017. Par conséquent, parallèlement à l’activité manifeste et convenue, il est probable que les agences de renseignement de la Chine travaillent en Israël pour atteindre ses objectifs en matière d’espionnage, ainsi que dans d’autres pays de valeur pour elle. Comme aux États-Unis, on ne peut exclure que des ministères, des industries de défense et des entreprises civiles d’Israël aient été attaqués au service des objectifs de la Chine en matière de renseignement. Il est également probable que le système complexe de relations entre Israël et son allié, les États-Unis, constitue un important centre d’intérêt aux yeux des services de renseignement chinois.

L’establishment de la sécurité et l’Armée de défense d’Israël (Tsahal) sont probablement une cible de ces efforts de renseignement chinois, à la fois en eux-mêmes et compte tenu de leurs liens profonds avec leurs homologues aux États-Unis. 

Les objets de ces efforts comprendraient les principaux systèmes d’armes en Israël qui sont développés en coopération avec les États-Unis ou produits par eux, certaines des industries israéliennes ayant des filiales aux États-Unis, tandis que d’autres produisent des composants qui sont intégrés dans les systèmes d’armes américains. Il est probable que la technologie militaire israélienne avancée destinée à l’exportation soit également la cible des activités de renseignement chinoises, y compris sur le territoire des pays qui l’ont acquise.

Comme dans d’autres pays avancés, il est probable qu’en Israël aussi, le milieu universitaire soit une cible attrayante pour les services de renseignement chinois, en raison des nombreux partenariats de ce secteur avec l’establishment de la sécurité, ainsi qu’avec des institutions en Chine, y compris des recherches conjointes et des échanges de chercheurs. L’accès aux réseaux d’information universitaires, aux études, aux chercheurs de premier plan et aux titulaires de postes, et en particulier à ceux qui sont impliqués dans la recherche et le développement de la défense, est relativement simple. Selon les méthodes de collecte de renseignements documentées aux États-Unis, Israël est assez exposé aux cyberattaques qui visent à voler des connaissances. Cela est dû à l’utilisation intensive d’ordinateurs et d’informations numériques, à l’infrastructure de communication bien établie en Israël, ainsi qu’à la facilité relative d’accès à distance, avec peu de risques pour les attaquants. Cependant, l’espionnage basé sur les citoyens chinois est vraisemblablement moins courant en Israël qu’aux États-Unis, avec sa grande population de citoyens chinois (étudiants, enseignants et travailleurs), ainsi qu’une grande population d’Américains d’origine chinoise, qui est une cible des efforts de la Chine.

Au fil des ans, Israël s’est officiellement abstenu d’accuser la Chine ou d’autres puissances étrangères d’espionnage sur son territoire. Les informations publiques sur les activités de renseignement de la Chine en Israël proviennent principalement de publications de sources commerciales et étrangères. En août, la société internationale de cybernétique FireEye a révélé que des dizaines d’organismes privés et gouvernementaux israéliens de divers secteurs ont fait l’objet d’une cyberattaque coordonnée par un groupe d’attaque, dont l’origine se trouve probablement en Chine. L’objectif de ces attaques était l’espionnage technologique, commercial et industriel. La société a noté dans son annonce que l’incident a fait l’objet d’une enquête en coopération avec les autorités en Israël, bien que les sources officielles israéliennes n’aient pas fait état de l’incident et de ses ramifications.

Le rapport du CSIS ne traite pas directement des investissements étrangers, mais ceux-ci pourraient également servir de plate-forme pour l’acquisition de technologies et pour l’espionnage en participant à la mise en place et surtout à l’exploitation de projets d’infrastructures avancées en réseau. Le Conseil consultatif pour l’évaluation des aspects de sécurité nationale des investissements étrangers, qui a été créé en vertu d’une décision du cabinet politico-sécuritaire en octobre 2019, vise également à répondre à une telle menace de renseignement, mais ses pouvoirs sont limités aux domaines qui sont soumis à la réglementation, et il n’est pas autorisé à examiner les conséquences de sécurité des investissements étrangers dans le secteur privé. 

Conclusion et recommandations

La Chine n’est pas un ennemi de l’État d’Israël, et les relations économiques bilatérales présentent des avantages importants. Cependant, la Chine s’efforce ouvertement de devenir une puissance mondiale de premier plan, et elle déploie des efforts considérables pour obtenir les technologies dont elle a besoin par des méthodes dont la légitimité varie. Les méthodes d’opération et les capacités de renseignement et d’espionnage de la Chine, telles qu’elles sont documentées à l’étranger, constituent également un défi important pour Israël, en tant que cible attrayante et source de technologies avancées.

Il y a peu d’indications publiques réelles d’espionnage chinois en Israël, mais il est probable que la communauté du renseignement en Israël voit une image plus large et plus profonde.

L’hypothèse de travail devrait être que les efforts déployés par la Chine en Israël pour faire avancer ses objectifs économiques et technologiques ressemblent à ceux qu’elle emploie dans d’autres pays avancés, et qu’ils sont menés selon des modes opératoires similaires, avec des adaptations locales. En tenant compte des leçons tirées de l’expérience d’autres pays, il est possible d’estimer le défi qui se pose à Israël, son niveau d’exposition et la réponse nécessaire.

La menace que le renseignement fait peser sur le système militaro-industriel, en mettant l’accent sur ses relations avec les États-Unis, est particulièrement importante et exige d’être protégée et d’assurer le plus haut niveau de réponse existant, tout en coopérant et en coordonnant étroitement avec les agences de sécurité des États-Unis. En outre, il est important d’accroître la résilience des systèmes gouvernementaux, industriels, civils et universitaires face aux activités de renseignement étranger, qui entraînent des risques stratégiques et militaires et la perte de capital intellectuel et de technologie, ainsi que des dommages commerciaux et économiques.

Une première étape essentielle pour faire face à ce défi est d’accroître la sensibilisation au risque et à ses implications. Israël serait bien avisé d’observer et d’apprendre de l’expérience des autres pays du monde en ce qui concerne les mesures et les méthodes de renseignement employées par la Chine pour atteindre ses objectifs, ainsi que les moyens de réagir pour réduire leurs dommages. Ce n’est que par une gestion responsable et professionnelle des risques qu’Israël pourra continuer à entretenir des relations productives et sûres avec la Chine et renforcer ses relations stratégiques avec les États-Unis.

_____________

** Nir Ben Moshe est chercheur invité dans le programme Israël-Chine de l’Institut d’études de sécurité nationale (INSS), et ancien directeur de la sécurité de l’établissement de défense du ministère israélien de la défense.

*** INSS, Institut d’études de sécurité nationale, est un organisme indépendant israélien spécialisé dans les domaines de la sécurité nationale des questions telles que militaires et les affaires stratégiques, le terrorisme et les conflits de faible intensité , l’équilibre militaire dans la Moyen-Orient et cyberguerre. 

Chine : Biden boycotte les JO 2022, MBZ, MBS et TBH s’y rendent personnellement

//

Malgré l’appel au boycott diplomatique de Joe Biden des JO 2022 de Pékin, les dirigeants des trois pays les plus riches du Moyen-Orient se sont envolés ce vendredi, afin d’assister à la cérémonie d’ouverture de ces jeux d’hiver. C’est le signe révélateur du malaise diplomatique entre l’administration Biden et les pays du Golfe. C’est également la manifestation de l’interdépendance des économies de ces pays avec celle de la Chine.

Les Etats-Unis ont appelé le 6 décembre dernier au boycott diplomatique envers la Chine pour les Jeux d’hiver 2022. Neuf pays ont suivi le mouvement et ont annoncé qu’aucun membre de leur gouvernement ne se rendrait à Pékin. Il s’agit du Royaume-Uni, l’Australie, le Canada, la Nouvelle-Zélande, la Lituanie, le Japon, le Danemark et les Pays-Bas.

La Maison Blanche avait justifié ce choix en raison du « génocide et des crimes contre l’humanité en cours à Xinjiang ». Une cause partagé par l’alliance anglo-saxonne composée du Royaume-Uni, l’Australie, le Canada, la Nouvelle-Zélande.

Tokyo explique sa décision par le fait « qu’il est important que les valeurs communes partagées par la communauté internationale, telles que la liberté, les droits de l’Homme et l’État de droit, soient également respectées en Chine». Copenhague dénonce pour sa part la situation des droits humains dans le pays. Quand à Amsterdam, elle évoque la situation épidémiologique.

Tibet, Ouïghours, Mongolie, Hongkong et Taïwan, les griefs de Washington

En réaction à l’annonce des pays sus-cités du boycott diplomatique des Jeux olympiques d’hiver de Pékin, le porte-parole du ministère chinois des Affaires étrangères, Wang Wenbin a menacé qu’ils «en paieraient le prix». Il a accusé les États-Unis d’utiliser les JO 2022 à des fins de manipulation politique et a promis de prendre des «contre-mesures résolues».

«Le recours des Etats-Unis, de l’Australie, du Royaume-Uni et du Canada à la scène des Jeux olympiques à des fins de manipulation politique est impopulaire et revient à s’isoler soi-même. Ils paieront inévitablement le prix de ce mauvais coup», a promis Wang.

«Le sport n’a rien à voir avec la politique. Les Jeux olympiques sont un grand rassemblement d’athlètes et d’amoureux des sports, pas une scène pour que les politiciens se donnent en spectacle», a-t-il ajouté. 

Il est à noter qu’une coalition des groupes de défense des droits des Tibétains, des Ouïghours, des Mongols du Sud, des Hongkongais et des Taïwanais s’est constituée pour composer une campagne digitale anti-JO : #NoBeijing2022.

Emmanuel Macron a voulu impliquer l’Europe mais a échoué

Le président français Emmanuel Macron avait tenté dès les premiers jours de l’appel au boycott de Biden de se cacher derrière l’Europe. « Avec les partenaires européens et en lien avec le Comité international olympique (CIO),  on verra la décision qu’il convient de prendre dans les prochaines semaines », a-t-il dit lors de sa conférence de presse consacrée à la présidence française de l’UE. «Je pense qu’il ne faut pas politiser ce sujet surtout si c’est pour prendre des mesures toutes petites et symboliques » a-t-il souligné.

Et comme l’Union n’est plus que l’ombre d’elle même et aux premiers signes d’hésitation de quelques capitales, Macron pousse son ministre de l’Éducation nationale, de la Jeunesse et des Sports, Jean-Michel Blanquer, de prendre rapidement position contre le boycott. «Il n’y aurait pas de boycott diplomatique de la France » a-t-il affirmé. Il annonce qu’il n’allait pas se déplacer à Pékin, mais enverrait, Roxana Maracineanu, la ministre déléguée aux Sports.

MBZ, MBS et TBH répondent présents à l’invitation de Xi Jinping

Ils ont tous décollé ce vendredi matin pour Pékin pour assister à la cérémonie d’ouverture des JO 2022 aux côtés de l’empereur du commerce mondial, Xi Jinping.

Mohammed Ben Zayed, au delà des solides relations économiques qu’il entretient avec la Chine, a une dent contre le successeur de Donald Trump. Et pour cause, Biden préfère «dealer» avec l’Emir du Qatar au point de le désigner «allié majeur» de l’Otan, un statut refusé aussi bien pour les E.A.U que l’Arabie saoudite.

Mohammed Ben Salmane, plus docile que son allié MBZ, fait également les frais de l’inimitié des démocrates à son égard. N’ayant pas reçu le feu vert pour accéder au trône, il s’efforce de maintenir un équilibre diplomatique et commercial entre Pékin et Washington.

https://twitter.com/OKAZ_online/status/1488960847879753735

Quand à Tamim ben Hamad, TBH, le nouveau chouchou de Biden, il peut se permettre quelques libertés mais il sait pertinemment que la politique de la chaise vide donnerait l’occasion à son ennemi juré MBZ de manoeuvrer contre lui sur la scène internationale.

Othman Benjelloun canalise l’investissement chinois en Afrique

///

Othman Benjelloun, l’homme d’affaire, d’influence et de soft power, fait partie de ceux qui ont vu de très prés la naissance de l’hyperpuissance chinoise. Il fut d’ailleurs le premier marocain à être reçu par le fondateur du Parti communiste chinois, Mao Tsé-Toung. Une visite qui s’inscrivait dans la stratégie américaine pensée et déroulée par son ami Henry Kissinger. Laquelle stratégie consistait à contenir par une muraille de feu, d’alliances mais aussi de business, une Chine, hyperpuissance en devenir. Kissinger estimait qu’un monde bipolaire peut être dangereux, et qu’une pluralité des pôles de puissance donnait davantage de jeu. Alors que les démons de la guerre totale sont de retour, Sir Othman Benjelloun, de haut de ses 90 ans, remet ses gants de velours pour offrir au Royaume, un levier économique et diplomatique d’influence, d’innovation et d’action porteur de paix et d’espoir dans un continent, objet de de toutes les convoitises.

«Le mot retraite n’existe pas dans mon vocabulaire. Dans notre famille, on travaille tant qu’on a la capacité de le faire». Cette devise est celle de Othman Benjelloun, reprise sur les colonnes de notre confrère Médias24 cette semaine. Une déclaration que le «Gentleman de la finance marocaine» a fait suivre aussitôt par des faits. Il a eu l’honneur d’accompagner le Souverain pour le lancement du projet qui fait intégrer et propulser le Royaume dans le cercle très fermé de la BioTech mondiale. Ensuite, il mobilise, le jour même, la filiale de sa banque à Shanghai pour canaliser les investissements chinois en Afrique.

« Ma succession ? Je n’y ai jamais pensé », nous avait-il lancé. « Les gens me disent que je devrais prendre ma retraite et passer le relais depuis 15 ans déjà et on me le dit encore aujourd’hui. A chaque fois, je réponds que le mot retraite n’existe pas dans mon vocabulaire. Dans notre famille, on travaille tant qu’on a la capacité de le faire ».

Othman Benjelloun, Médias24 – 26/01/2022

SENSYO Pharmatech, un coup de maître du Roi Mohammed VI, une mise en oeuvre de Othman Benjelloun

SENSYO Pharmatech concentre toute la vision et l’ambition du Roi Mohammed VI pour son pays :

  1. UN MAROC SOUVERAIN

La pandémie a joué un rôle de révélateur, en mettant en évidence la dépendance aux approvisionnements de produits essentiels tels que les denrées alimentaires, les médicaments, l’énergie et les matières première. Le Roi Mohammed VI a été l’un des premiers dirigeants du monde à annoncer publiquement la nouvelle réorientation stratégique de son pays sur la voie de la souveraineté «sanitaire, énergétique, industrielle, alimentaire». Une prise de conscience motivée par la bonne lecture royale de ce mouvement structurel de montée des tensions géopolitiques.

De fait, la crise pandémique a révélé le retour en force du thème de la Souveraineté. Qu’elle soit sanitaire, énergétique, industrielle, alimentaire ou autre, sa préservation est devenue l’enjeu d’une véritable compétition qui suscite des réactions fébriles chez certains.

Roi Mohammed VI, Discours du 08/10/2021
  1. UN MAROC DANS LA COUR DES GRANDS

Depuis le début de son règne, le Roi Mohammed VI voyait très grand pour son pays. Un projet comme Tanger Med a transformé le poids stratégique mondial du Royaume, corrigeant le déséquilibre historique au fil des années qui s’était installé entre les deux rives nord et sud de la Méditerranée.

SENSYO Pharmatech s’inscrit dans cette catégorie de projets de rupture, aussi bien par la taille, les investissements consentis que par l’appui et l’ambition royaux. Un projet vise non seulement à ce que le Maroc maintienne sa trajectoire ascendante mais à s’imposer à la cour des grands.

Les chiffres du projets sont éloquents et les ambitions sont grandes :

  • 500 millions d’euros, d’investissements;
  • 16 millions d’unités de capacité combinée de production en 2024;
  • 20 vaccins et produits bio-thérapeutiques, dont 3 anti Covid-19;
  • 2 milliards de doses de vaccins Siinopharm à horizon 2025
  • 70% des besoins du Royaume et plus de 60% de ceux du Continent
  • Création d’un Pôle africain d’innovation biopharmaceutique et vaccinale de facture mondiale
  • N°1 en Afrique et 5ème mondial dans le monde dans l’industrie du «Fill & Finish».
  • UN MAROC LIBÉRÉ DES EMPRISES DE SES PARTENAIRES HISTORIQUES

Avec un partenaire technologique suédois, un premier client chinois, un financement marocain et un expert de Corée du Sud, SENSYO Pharmatech est le «business case» qui démontre la ferme volonté du Roi Mohammed VI de s’ouvrir à de nouvelles alliances stratégiques.

D’ailleurs, c’est cet engagement irréversible et stratégique pris par le Souverain qui a déclenché autant de haine et d’attaques de la France envers le Maroc et la monarchie au point de faire circuler les rumeurs d’un plan de retrait de ses investissements dans le pays.

Ce partenariat multidimensionnel que représente SENSYO Pharmatech, peut être lu également de l’angle du soft power marocain pour solutionner définitivement le dossier du Sahara marocain. Si la Chine suit de très prés le dossier du Sahara en raison du cas de Taiwan, le renforcement des partenariats économiques et scientifiques avec la Suède, permettront aux deux partenaires de se mieux se connaître et au pays scandinave de libérer une partie de son intelligentsia du poison de l’emprise idéologique des protégés du régime militaire algériens.

Après SENSYO Pharmatech, Othman Benjelloun mobilise BOA Shangai pour canaliser l’investissement chinois en Afrique

Othman Benjelloun ne s’est pas contenté des images du lancement de la plateforme de Benslimane. Le même jour, et pour honorer l’engagement pris devant le souverain pour accompagner la réussite du projet SENSYO Pharmatech, il scelle à travers Bank Of Africa un partenariat avec l’AMDIE visant à canaliser les investissements chinois en Afrique.

En effet, dans une dépêche de l’Agence de presse officielle MAP, Bank Of Africa, le groupe financier panafricain contrôlé par Othman Benjelloun, annonce la signature avec l’Agence Marocaine de Développement des Investissements et des Exportations (AMDIE) d’une convention de coopération pour «encourager les investissements chinois en Afrique».

«Une convention de partenariat a été signée entre Khalid Nasr, directeur général exécutif de Bank Of Africa d’une part, et Youssef El Bari, directeur général de l’AMDIE d’autre part, ayant pour objet la définition des modalités de coopération entre l’AMDIE, Bank Of Africa et BOA Shanghai en matière de développement des investissements chinois au Maroc et en Afrique, et des relations d’affaires entre les opérateurs marocains et chinois de manière générale», indique le communiqué de la banque de Othman Benjelloun.

Les deux parties prévoient la mise en place d’un comité ayant pour rôle de fixer les orientations stratégiques de cette collaboration et de veiller à la mise en œuvre des actions inscrites dans le cadre de ce partenariat, précise la même source.

Ce partenariat, le premier du genre concernant la Chine, est d’une importance cruciale à plusieurs dimensions aussi bien sur le plan économique, que sur le plan diplomatique et géostratégique :

  1. institutionnaliser et formaliser les relations économiques avec la Chine, qui ont connu des hauts et des bas et plusieurs tentatives non abouties. En s’adossant de manière formelle à BAO Shangai, l’AMDIE peut dérouler sa machine de guerre pour accueillir, traiter et analyser toutes les opportunités d’investissement chinois au Maroc et en Afrique.
  2. mettre en pratique des recommandations du souverain quand à l’encouragement des PPP dans l’action due l’exécutif. L’AMDIE profitera de l’expertise de BOA Shangai mais également de l’Intelligence économique poussée du groupe bancaire, unique institution financière de la place y avoir consacré un département dédié.
  3. protéger et sécurisé l’action diplomatique du Royaume avec la Chine des parasites et des vendeurs de sable.

La feuille de route royale pour le Maroc de demain se précise de jour en jour avec des actions concrètes et visibles. Le Maroc de Mohammed VI sort de sa zone de confort au prix de coups bas et de lâches manoeuvres qui regardent encore le monde dans le rétroviseur et à travers du prisme du colonialisme et de l’impérialisme.

La Chine exhorte les familles à s’approvisionner en nourriture pour l’hiver

La Chine a appelé les familles et les gouvernements locaux à s’approvisionner en produits de première nécessité alors que le mauvais temps, les pénuries d’énergie et les restrictions liées au Covid-19 menacent de perturber la chaine d’approvisionnement.

Le ministère du Commerce du pays a publié lundi soir un communiqué appelant les gouvernements locaux d’encourager les gens à stocker des «produits de première nécessité», y compris les légumes, les huiles et la volaille, afin de «répondre aux besoins de la vie quotidienne et aux urgences».

Le ministère a également exhorté les autorités locales à s’assurer que les populations disposent d’un «approvisionnement adéquat» en produits de première nécessité cet hiver jusqu’au printemps prochain. Exigeant par ailleurs à ces autorités de maintenir les prix stables. Une source d’anxiété chez les chinois ces dernières semaines, car le coût des légumes a bondi dans toute la Chine en raison de précipitations exceptionnellement fortes qui ont nuit aux cultures.

Onde choc

A l’approche des vacances de septembre, les autorités chinoises alertent systématiquement les gouvernements locaux sur l’importance de renforcer la nourriture et d’autres approvisionnements quotidiens.

Cette fois-ci, l’appel a été destiné à l’ensemble des citoyens, ce qui a créé une vent de panique car en deux ans de pandémie, le gouvernement chinois n’a jamais demander aux populations de de stocker des marchandises.

Certains résidents se sont tournés vers les médias sociaux ces derniers jours pour se plaindre de la flambée des prix. Un commentateur de la plateforme chinoise Weibo a décrit le choc d’avoir appris le prix des tomates lors d’un récent voyage au marché.  «Je pensais que j’avais un problème d’audition», a-t-il écrit.

Cette onde choc lancée par les autorités chinoises survient après un week-end mouvementé par la découverte d’un cas Covid dans le Disneyland de Shanghai où plus de 30.000 personnes y ont été enfermées durant une journée dans l’attente de se faire dépister.

La dépendance de la Chine au reste du monde et la politique du zéro Covid accentuent l’inflation et la pénurie des denrées alimentaires

La Chine est le premier importateur mondial de produits alimentaires, rappelle les Echos. Une situation qui la rend vulnérable aux tensions diplomatiques, comme celles en cours avec ses gros fournisseurs comme les Etats-Unis, le Canada ou l’Australie. En octobre, les prix de 28 denrées alimentaires étaient en hausse de 16 % sur un mois, a rapporté lundi la presse chinoise, s’appuyant sur des données officielles. 

Une tension que justifie Wang Hongcun, un responsable du Bureau municipal du commerce de Pékin par «les efforts nationaux visant à réduire les cas de coronavirus pourraient contribuer en partie à la hausse du coût de la nourriture». Le même responsable chinois a également déclaré la semaine dernière lors d’une conférence de presse que le coût du transit dans les régions pourrait augmenter en raison de mesures de confinement strictes.

Wang a ajouté que les prix de certains légumes dans la capitale chinoise avaient grimpé de plus de 50 % durant le mois d’octobre.

Certains légumes, comme les épinards, ont doublé de prix, coûtant dans certains cas autant que la viande, selon un rapport local .

Mais d’autres facteurs contribuent aussi à la hausse des prix. Une pénurie généralisée de charbon a rendu l’agriculture en serre plus coûteuse en raison de l’augmentation du coût du chauffage et de l’électricité. Et les conditions météorologiques extrêmes ont endommagé les cultures dans les principales provinces agricoles.Le ministère du Commerce a exhorté lundi les autorités locales à se préparer à l’hiver en signant des contrats à long terme avec les fournisseurs de produits agricoles, ainsi qu’en achetant des légumes qui sont conservés.

D’ailleurs, le Chine vient d’annoncer à contre-courant des enjeux mondiaux liés aux réchauffement climatique et en plein Cop26, l’augmentation de la production du charbon et la réouverture de nouvelles mines. Le pays subit de plein fouet la flambée du coût des matières premières, notamment charbon, dont le géant asiatique dépend à 60 % pour alimenter ses centrales électriques.

Chasse au gaspillage alimentaire

Pékin a pris récemment d’autres mesures qui semblent cibler la sécurité alimentaire. Lundi, le gouvernement a dévoilé un «plan d’action» encourageant les gens à ne pas commander plus de nourriture qu’ils n’en ont besoin et à signaler les restaurants qui gaspillent de la nourriture. Une mesure similaire à une campagne menée par le président Xi Jinping l’année dernière, lorsque la pandémie de coronavirus et les inondations extrêmes menaçaient les chaînes d’approvisionnement alimentaire.

Durant le mois d’avril de cette année, la Chine a adopté une loi qui permet aux restaurants de facturer aux clients des frais supplémentaires pour avoir laissé des restes «excessifs» dans leurs assiettes. La loi pénalise également les personnes qui font ou partagent des vidéos sur la frénésie alimentaire, avec des amendes allant jusqu’à 100 000 yuans (environ 15 000 $).

Pour la Chine, la 3ème guerre mondiale sera biologique

/

Key points

  • Des scientifiques chinois se préparent depuis six ans à une troisième guerre mondiale utilisant des armes biologiques et génétiques, dont le coronavirus, selon un document obtenu par des enquêteurs du département d’État américain.
  • Selon ce rapport, Pékin aurait considéré le potentiel militaire des coronavirus depuis 2015.
  • La troisième guerre mondiale «sera biologique» selon les auteurs de l’enquête.

Que se passe-t-il

Le DailyMail et The Australien ont révélé l’existence d’un dossier produit par l’Armée populaire chinoise de libération en 2015, Pékin considérait le potentiel militaire des coronavirus SRAS.

Des enquêteurs du département d’État américain qui ont eu accès à ce rapport explosif affirment que des scientifiques chinois se préparent depuis six ans à une troisième guerre mondiale à base d’armes biologiques et génétiques, dont le coronavirus.

L’article du «The Australian» rapporte que les scientifiques et des responsables de la santé de l’Armée populaire de libération ont examiné la manipulation de maladies pour fabriquer des armes d’une manière jamais vue auparavant.

Le document insiste sur le fait que le fait qu’une troisième guerre mondiale sera biologique et que les virus seront l’arme principale de la victoire dans un tel conflit, contrairement aux deux premières guerres qui ont été décrites respectivement comme chimique et nucléaire.

«les armes biologiques seront l’arme principale de la victoire dans une troisième guerre mondiale.», souligne le rapport. Lequel document décrit les conditions parfaites pour libérer une arme biologique et documente l’impact qu’elle aurait sur le système médical de l’ennemi.

Les scientifiques chinois estiment que les attaques ne devraient pas être menées au milieu d’une journée lumineuse, car la lumière du soleil intense peut endommager les agents pathogènes, tandis que la pluie ou la neige peuvent affecter les particules d’aérosol.

«Au lieu de cela, il doit être libéré la nuit, à l’aube, au crépuscule ou par temps nuageux, avec une direction du vent stable afin que l’aérosol puisse flotter dans la zone cible», décrivent-ils.

L’étude chinoise note par ailleurs que toute attaque biologique entraînerait une augmentation du nombre de patients nécessitant des soins hospitaliers, ce qui pourrait entraîner l’effondrement du système médical de l’ennemi.

En quoi est-ce important

Après le départ de Donald Trump qui n’a cessé d’accuser la Chine d’être derrière l’éclatement de la pandémie du Covid-19, le monde entier scrute les faits et gestes de la nouvelle administration américaine sur le sujet.

Alors que les États-Unis s’apprêtent à annoncer sa victoire contre le virus le 4 juillet prochain, la publication de ce type de rapports dans la presse internationale incriminant indirectement Pékin, soulève plusieurs interrogations et suscite de l’inquiétude. Plusieurs déclarations vont ainsi dans ce sens :

  • Le député Tom Tugendhat, président de la Commission des affaires étrangères : « ce document soulève des inquiétudes majeures quant aux ambitions de certains de ceux qui conseillent les dirigeants du parti. Même sous les contrôles les plus stricts, ces armes sont dangereuses. »
  • Hamish de Bretton-Gordon, expert en armes chimiques : « la Chine a contrecarré toutes les tentatives de réglementation et de police de ses laboratoires où une telle expérimentation a pu avoir lieu ».
  • Peter Jennings, directeur exécutif de l’Australian Strategic Policy Institute : « Si vous développez des compétences apparemment pour protéger votre armée d’une attaque biologique, vous donnez en même temps à votre armée la capacité d’utiliser ces armes de manière offensive. Vous ne pouvez pas séparer les deux. »

Ces révélations redonnent une nouvelle vie aux théories et hypothèses que soutiennent entre autres des agences de renseignement qui soupçonnent que le Covid-19 pourrait être le résultat d’une fuite accidentelle dans un laboratoire de Wuhan. Mais elles indiquent surtout que la lutte d’influence entre les États-Unis et la Chine est entrée dans une phase critique et potentiellement dangereuse.

La Chine sanctionne Pompeo durant la cérémonie d’investiture de Biden

/

La Chine a annoncé mercredi des sanctions contre près de 30 responsables du gouvernement de l’ancien président américain Donald Trump, dont son secrétaire d’État Mike Pompeo, pour violation de sa «souveraineté».

Avec AFP

La Chine a décidé de sanctionner 28 personnes qui ont gravement violé la souveraineté chinoise, a déclaré son ministère des Affaires étrangères dans un communiqué diffusé au moment même où Joe Biden était investi dans les fonctions de président à Washington.

https://twitter.com/SpokespersonCHN/status/1351942432292626433

Outre Mike Pompeo sont notamment cités par la diplomatie chinoise Peter Navarro, conseiller au commerce de Donald Trump, Robert O’Brien, qui fut un de ses conseillers à la sécurité nationale, Alex Azar, le secrétaire à la Santé sortant, ainsi que John Bolton et Stephen Bannon, qui ont aussi conseillé le milliardaire républicain.

Toutes ces personnalités et les membres de leurs familles se verront interdire d’entrer sur le territoire chinois, y compris Hong Kong et Macao, a souligné le ministère des Affaires étrangères.

Eux et les sociétés et les institutions qui leur sont associées ne peuvent également pas faire d’affaires avec la Chine, a-t-il ajouté.

Génocide contre les Ouïgours

À sa dernière journée comme secrétaire d’État américain, Mike Pompeo a annoncé que les États-Unis considèrent désormais que la Chine commet un génocide contre les Ouïgours.

Je pense que ce génocide est encore en cours et que nous assistons à une tentative systématique de détruire les Ouïgours de la part du parti-État chinois, a-t-il ajouté, dans un communiqué publié mardi.

Il a aussi évoqué des crimes contre l’humanité menés depuis au moins mars 2017 par les autorités chinoises contre les Ouïgours et d’autres membres de minorités ethniques et religieuses au Xinjiang.

Les États-Unis appellent la République populaire de Chine à libérer immédiatement toutes les personnes détenues arbitrairement et à mettre fin à son système de camps d’internement et de détention, de résidences surveillées et de travail forcé, a martelé Mike Pompeo.

Selon des experts étrangers, plus d’un million de Ouïgours sont ou ont été détenus dans des camps de rééducation politique du Xinjiang.

Chiffon de papier

Plus tôt dans la journée, la Chine avait tourné en dérision ces accusations de Mike Pompeo selon lesquelles un génocide est en cours contre les musulmans ouïgours dans sa région du Xinjiang (nord-ouest).

Cette qualification n’est qu’un chiffon de papier à nos yeux, a déclaré devant la presse la porte-parole du ministère chinois des Affaires étrangères, Hua Chunying.

Ces dernières années, Mike Pompeo a propagé un nombre incalculable de mensonges et d’idées pernicieuses. Cette accusation d’un prétendu [génocide] n’est qu’un de ses mensonges absurdes et éhontés, a dénoncé Mme Hua.

Nouvelle guerre froide

La question ouïgoure constitue l’un des nombreux points de friction entre Pékin et Washington avec la COVID-19, Hong Kong ou encore Taïwan. Une confrontation à laquelle le secrétaire d’État américain sortant aura donné des allures de nouvelle guerre froide.

Le président élu Biden avait lui estimé avant son élection en novembre, selon un communiqué de son équipe de campagne publié en août, que la répression contre cette minorité musulmane constituait un génocide perpétré par le gouvernement autoritaire de la Chine.

Vaccin chinois : le Président de Sinopharm démissionne pour «raisons personnelles»

Li Zhiming, président de Sinopharm, unique laboratoire pharmaceutique à avoir jusqu’à présent obtenu le feu vert du gouvernement chinois pour son vaccin contre le Covid-19, a démissionné pour «raisons personnelles», a annoncé Sinopharm dans un communiqué diffusé à la Bourse de Hong Kong. C’est avec ce laboratoire que le Maroc avait conclut un partenariat pour fournir le vaccin chinois en Afrique.

Avec EFE

Dans un communiqué publié sur le site de la bourse de Hongkong, Sinopharm annonce que Li Zhiming n’est plus président de son conseil d’administration. Le communiqué cite M. Zhiming qui précise qu’il n’avait pas de désaccord avec le conseil, que sa démission était d’ordre personnel, réfutant tout problème susceptible d’attirer l’attention des actionnaires et créanciers de l’entreprise ». «L’entreprise continue de mener ses opérations normalement», souligne le texte.

Dans le même document, Sinopharm a annoncé la nomination de Yu Qingming, jusqu’à présent directeur exécutif, comme nouveau président de son conseil d’administration.

Les actions de la société à Hong Kong ont perdu 1,8% de leur valeur aujourd’hui après 14 heures, heure locale (06 heures GMT).

Dans une autre note envoyée hier au parquet de Hong Kong, la société a annoncé que Li Hui, PDG de l’une de ses filiales, la National Medicines Corporation of China (CNCM), avait également démissionné de son poste pour des raisons personnelles. ». Une démission qui « n’aura pas d’effets négatifs tangibles sur les opérations » de cette entreprise, assure Sinopharm.

Efficacité de 79%

Le laboratoire chinois Sinopharm avait annoncé, en décembre dernier, que l’un de ses vaccins contre le Covid-19 était efficace à 79%. C’est le premier pharmacien chinois à communiquer des chiffres concernant l’efficacité d’un vaccin en préparation. Les autorités chinoises n’en ont pas moins commencé à vacciner plus d’un million de personnes à l’aide de produits qu’elles n’ont pas encore formellement validés.

Dans un communiqué, Sinopharm a fait état d’un taux d’efficacité de 79,43% pour ce produit mis au point par le laboratoire CNBG à Pékin. Ce chiffre est inférieur à ceux des vaccins des laboratoires Pfizer/BioNTech (95%) et Moderna (94,1%).

Le Beijing Institute of Biological Products – une filiale de Sinopharm avec laquelle il développe ce vaccin – a déclaré en décembre que les résultats des tests de phase 3 montraient que ses niveaux de sécurité étaient «bons» et que tous les participants développaient des niveaux élevés d’anticorps après avoir reçu les deux doses, bien qu’il ne mentionne pas les effets secondaires possibles.

A cet égard, il convient de rappeler que les autorités sanitaires chinoises ont réitéré ces derniers mois qu’aucun effet indésirable grave n’avait été détecté lors des essais avec les différents candidats vaccins développés dans le pays. Le communiqué indiquait, conformément aux tests déjà réalisés aux EAU, que le taux de séroconversion des anticorps neutralisants était de 99,5%.

1 2 3 8