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Abraham Accords - Page 3

À l’invitation de MBZ, le président israélien et son épouse atterriront demain dimanche 30 janvier à Abu Dhabi

Le président israélien Isaac Herzog s’envolera à Abu Dhabi, ce dimanche 30 janvier, pour la première visite d’un chef d’Etat israélien aux Emirats arabes unis. Dévoilé par le gouvernement de Naftali Bennet, le programme de la visite de deux jours prévoit une rencontre avec MBZ en sa qualité de Chef d’Etat puis un déplacement à Dubaï pour rencontrer le premier ministre Mohammed ben Rachid al-Maktoum et lancer la journée nationale d’Israël à l’Expo 2020. Isaac Herzog sera accompagné de son épouse Michal.

Dans un communiqué publié par le gouvernement de Naftali Bennet mercredi 26 janvier, la présidence israélienne a annoncé que le Chef de l’Etat hébreu Isaac Herzog et son épouse Michal seront en visite officielle aux E.A.U le 30 et le 31 janvier, invités par le prince héritier d’Abu Dhabi, Mohammed ben Zayed, dirigeant de facto des Emirats. 

«Pour la première fois dans l’histoire, le président de l’État d’Israël effectuera une visite présidentielle aux Émirats arabes unis. Au cours de cette visite, les 30 et 31 janvier 2022, le président Isaac Herzog rencontrera le dirigeant de facto des Émirats arabes unis, le prince héritier Sheikh Mohammed bin Zayed Al Nahyan, le dirigeant de Dubaï, des hauts fonctionnaires du gouvernement et la communauté juive. Il ouvrira également la journée nationale d’Israël à l’Expo 2020 de Dubaï» a annoncé le communiqué.

https://twitter.com/IsraelDubai/status/1486007775071244289

Programme de la visite

Le président israélien se rendra à Abu Dhabi et à Dubaï et tiendra des réunions officielles avec le cheikh Mohammed ben Zayed, le ministre des Affaires étrangères et de la Coopération internationale des EAU, cheikh Abdallah ben Zayed, le vice-président, premier ministre, ministre de la Défense des EAU et gouverneur de Dubaï, cheikh Mohammed ben Rachid Al Maktoum, ainsi que des représentants de la communauté juive. Au cours de la visite, le président israélien inaugurera la journée nationale d’Israël à l’Expo 2020 de Dubaï.

Le Premier ministre israélien Naftali Bennett avait effectué une première visite officielle dans ce pays le 12 décembre dernier. Une visite qui n’avait pas été annoncée et dont le contenu est resté assez vague puisqu’il n’y avait pas de journalistes dans l’avion officiel du premier ministre. Il a été le premier chef de gouvernement israélien à se rendre dans ce pays depuis la signature des accords d’Abraham, du moins de manière ouverte.

«Nous avons le privilège d’entrer dans l’histoire en effectuant la première visite d’un président israélien aux Émirats arabes unis. Cette visite importante intervient alors que les nations israélienne et émiratie sont engagés à jeter les bases d’un nouvel avenir commun. Je suis convaincu que notre nouveau partenariat audacieux transformera le Moyen-Orient et inspirera toute la région. Nous sommes une nation éprise de paix et, ensemble, nous élargirons le cercle historique de paix des accords d’Abraham et créerons un monde meilleur, plus tolérant et plus sûr pour nos enfants. Je remercie le Cheikh Mohammed ben Zayed Al Nahyan pour cette gracieuse invitation à approfondir les liens d’amitié entre nos nations.» a affirmé le président Isaac Herzog dans son communiqué.

Le président israélien, dont le rôle est essentiellement honorifique, a été en contact avec plusieurs dirigeants arabes dont les relations avec Israël avaient été tendues sous les gouvernements de l’ancien Premier ministre Benjamin Netanyahu. Depuis son élection, Isaac Herzog s’est entretenu ou rencontré les chefs d’État de Jordanie, d’Égypte et de Turquie, ainsi que le président de l’Autorité palestinienne.

Sur son compte twitter, l’ambassadeur des E.A.U en Israël Mohamed Al Khaja s’est félicité ce samedi de cette visite.

« Les EAU recevront le président israélien Isaac Herzog, ce dimanche, lors d’une visite officielle précédemment prévue le 9 janvier, reportée en raison du Covid-19» a-t-il annoncé.

Et d’ajouter : «Le président participera à la célébration de la journée nationale d’Israël, qui tombe le 31 janvier, à l’Exposition universelle. »

«Nous nous réjouissons de cette visite historique, qui renforcera les relations bilatérales entre les deux pays, alors que nous espérons signer d’importants accords économiques et commerciaux entre les deux pays dans un avenir proche.» a-t-il ajouté.

Jonathan Harroch recrute un israélien pour le championnat marocain de basketball, une première dans le monde arabe

Le basketteur israélien Mohamed Abu Arisha, ancien joueur de l’équipe nationale israélienne de basket-ball est récemment entré dans l’histoire en devenant le premier joueur israélien recruté par une équipe arabe, a rapporté le journal israélien Israel Hayom mardi. Mohamed Abu Arisha, rejoint le club AMI Basket d’ifrane, qui vient de fusionner avec le leader national du Fitness, City Club, présidée par l’homme d’affaire juif-marocain, Jonathan Harroch.

L’attaquant israélien de 24 ans a signé un contrat d’un an avec l’Association Michlifen Ifrane Basket du Maroc, plus connue sous le nom d’AMI Basket qui évolue en Division Excellence, le championnat national d’élite.

Mohamed Abu Arisha, qui a joué pour l’Hapoel Beersheba dans la Premier League israélienne de basketball ainsi que pour l’équipe nationale israélienne de basket-ball, est à Ifrane depuis plus de deux mois et est considéré comme l’un des principaux joueurs étrangers du championnat marocain, écrit Israel Hayom.

Né dans la ville de Hadera, dans le centre d’Israël, Abu Arisha, qui mesure 2,1 mètres, a joué pour le Wingate Basketball Academy d’Israël, puis pour le Elev8 Sports Academy de Delray Beach, en Floride.

Il a ensuite fréquenté l’université d’État de Jacksonville de 2016 à 18, jouant pour les Jacksonville State Gamecocks. En 2020, il a obtenu une bourse d’études pour le Kentucky Wesleyan College, où il a joué pour les Kentucky Wesleyan Panthers.

Il a joué également pour l’équipe nationale israélienne de basket-ball lors du Championnat d’Europe U20 de la FIBA 2016, avec une moyenne de 5,2 points par match.

Le magnat du fitness au Maroc, Jonathan Harroch, aux commandes

Le recrutement du joueur israélien coïncide avec l’OPA opérée par le magnat du fitness au Maroc, Jonathan Harroch, sur le club de basketball AMI Ifrane.

En effet, au début de la nouvelle année, City Club, leader du fitness au Maroc avec pas moins de 39 salles, a annoncé sa fusion avec AMI Ifrane, une association sportive qui évolue dans la division d’excellence de basketball.

Sur sa page Facebook, le Club de Jonathan Harroch annonce la fusion avec l’association AMI Ifrane, l’adoption d’un nouveau naming de l’équipe de basket «AMI CITY» et l’ambition de remporter la double Coupe et Championnat de la saison 2021 -2022.

«Naissance d’une fusion entre une association sportive de la ville d’IFRANE et le groupe CITY CLUB.Pari réussi pour le Leader du Fitness au Maroc City Club, qui à travers son partenariat public privé avec l’Equipe AMI de Ifrane a su s’imposer et briller sur le terrain du basket-ball marocain dès sa première année face à tous ses adversaires. 6 rencontres 6 victoires, la nouvelle équipe de city club nommée AMI CITY à crée cette équipe sur des bases solides», peut-on lire sur la page Facebook de AMI CITY.

«L’équipe d’IFRANE présidé par Jonathan HARROCH propriétaire du groupe CITY CLUB a pour ambition de gagner la double Coupe et Championnat de la saison 2021 -2022.» promet le nouveau club.

Selon la même source, l’initiative de Jonathan Arroch aurait l’appui de la région de Fès-Meknès ainsi que celui de l’autorité locale et de la Commune d’Ifrane.

Le Maroc normalise à sa manière propre

Il se confirme jour après jour, depuis la signature des Accords d’Abraham fin 2020, que le Maroc gère le tempo de la normalisation des rapports avec Israël et impose sa manière de faire. Pour en assurer la pérennité et ne pas tomber dans le «fake» et le chantage politique c’est à travers les enfants du Royaume de confession hébraïque que ce processus évolue. Sans tapage et dans la discretion et la sérénité que les contacts culturels, sportifs et économiques se font renforçant ainsi l’aura d’un royaume séculaire.

Abraham Accords : Cela ne s’est pas passé comme vous le croyez – (Partie 1)

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Vous a-t-il traversé l’esprit, un instant, que les Accords d’Abraham avaient été décidés presque par accident ? Et que Netanyahu n’en voulait pas du tout ? Que Trump considère Mahmoud Abbas comme son père et en veut à mort à l’ancien premier ministre israélien ? Que Jared Kushner a jeté l’ambassadeur israélien à Washington, Ronald Dermer, hors de son bureau ? Que le Royaume-Uni a menacé Trump de reconnaitre la Palestine ? Probablement non! Sauf si vous aviez lu le livre explosif du journaliste israélien, Barak Ravid, intitulé « La paix de Trump : les Accords d’Abraham et la refonte du Moyen-Orient » sorti le 8 décembre 2021.

Le livre de Barak Ravid est le récit inédit des coulisses souvent incroyables des négociations qu’ont mené l’ancien président américain, son gendre Jared Kushner et le jeune Avi Berkowitz, donnant lieu aux accords de normalisation entre Israël et quatre pays arabes. Sa sortie a été accompagnée par la diffusion de quelques enregistrements audio de Donald Trump interviewé par l’auteur. Lesquels enregistrements ont suscité de vives réactions, notamment celles de la communauté juive-américaine que l’ancien président accuse de détester Israël. Ce présent livre est un document pour l’histoire qui impactera sans aucun doute la suite des négociations de paix entre palestiniens et israéliens mais également le retour aux affaires de Trump et de Netanyahu. Le récit captivant de Barak Ravid perce le voile doré et scintillant qui magnifiait les relations israélo-américaines pour laisser apparaitre une réalité moins idyllique, présageant une ère d’incertitudes.

Dans cet article, nous avons essayé de synthétiser les révélations clés et inédites dont regorge le livre de Barak Ravid. Dans l’absence d’une version anglaise ou française, car le livre est paru en hébreu, nous avons épluché toutes les interventions de l’auteur, les articles parus sur les principaux journaux israéliens et britanniques, la synthèse disponible sur Amazon éditée par Washington press et surtout trois podcasts essentiels auxquels a participé le journaliste.

Ce que vous devez retenir

  1. Les accords d’Abraham signés en grandes pompes sur le perron de la Maison Blanche sont nés des cendres du deal du siècle avorté par Netanyahu lorsqu’il a annoncé son attention d’annexer la Cisjordanie.
  2. C’est Mohammed Ben Zayed qui a sauvé la mise, à un moment où la relation entre Tel-Aviv et Washington était au plus bas de l’histoire au point de menacer leur alliance historique.
  3. Le deal du siècle de Donald Trump prévoyait d’octroyer à Israël le tiers de la Cisjordanie. Une offre jamais proposée aux israéliens que Netanyahu a tout simplement ignoré.
  4. Donald Trump s’est rendu compte à l’image de Barak Obama et de Bill Clinton que Netanyahu ne voulait pas d’accord de paix avec les palestiniens.
  5. Netanyahu en complicité avec l’ambassadeur américain en Israël, David Friedman, et celui d’Israël à Washington Ronald Dremer, ont essayé de forcer la main à Trump, en annonçant l’annexion de colonies israéliennes de la Cisjordanie.
  6. L’annonce de Netanyahu a suscité la colère de Trump mais aussi du Royaume-uni. L’envoyé britannique aux États-Unis a menacé ses homologues américains de reconnaitre la Palestine ainsi que d’autres pays si Trump autorise le plan d’annexion de l’ancien premier ministre israélien.
  7. Pour dissuader Netanyahu, empêtré dans ses affaires judiciaires et ses échecs électoraux, de mettre à exécution sa menace d’annexion de la Cisjordanie à la date butoir du 1er juillet 2020 que lui même à fixer, Trump a du le menacer de lui retirer tout le soutien international.
  8. Mohammed Ben Zayed, ne faisant pas confiance en Netanyahu, a exigé qu’Israël s’engage envers les américains et non Anvers son pays pour sceller la normalisation.
  9. Le 12 août 2020, à j-1 de l’annonce publique de l’accord de normalisation entre les E.A.U et Israël, Netanyahu a tenté de le faire capoter. Il a exigé des américains la présence d’au moins deux autres pays arabes aux côtés des Émirats.
  10. Toujours à j-1 de l’annonce, les accords n’avaient pas encore de nom. C’est le général Miguel Correa, directeur principal au Conseil national de sécurité, qui a proposé l’appelation «Accords d’Abraham».
  11. Après l’annonce par Trump des Accords d’Abraham, le Bahrein prend attache avec la Maison Blanche par le bias de son ministre des Finances et annonce son souhait de faire partie des signataires. Le ministre Bahreïni s’est confié à Jared Kushner : «La décision des E.A.U est la couverture dont on avait besoin pour révéler publiquement les relations de notre pays entretenait secrètement avec Israël».
  12. Donald Trump savait qu’on reconnaissant Jerusalem comme capitale d’Israël allait fâcher les palestiniens. Il pensait convaincre de prime abord les deux partis en mettant la main dans la poche et miroiter les dollars. Il voulait appâter les israéliens avec des annonces fortes, puis consacrer son deuxième mandat à faire revenir les palestiniens sur la table des négociations.
  13. Trump s’est investi autant dans le dossier israélo-palestinien pour deux raisons. La première est électorale. Trump voulait absolument séduire les électeurs évangéliques. La seconde est la grande influence qu’exerçait son principal soutien financier, Sheldon Adelson. Ce multimilliardaire, magnat de l’immobilier et des casinos, était le véritable architecte de la reconnaissance de Jérusalem capitale d’Israël.
  14. Les relations entre Netanyahu et Trump se sont beaucoup détériorées quand ce dernier s’est rendu compte que l’ancien premier ministre israélien l’utilisait et ne se souciait nullement de son ambition de briquer un deuxième mandat. Dans son interview à Barak Ravid, Trump n’a pas hésité à lancer un «qu’il aille se faire foutre» à l’encontre de Netanyahu.
  15. L’assassinat du général iranien, Qassem Soleimani, en janvier 2020, présentée au monde entier comme le point culminant de la coopération et l’alliance israélo-américaine, s’est transformée rapidement en un point de tension majeur entre les deux pays.
  16. Selon Trump, d’aucuns de son entourage ne croit à un possible accord de paix entre palestiniens et israéliens. Les deux parties cultivent trop de haine de part et d’autre. Cette conviction est également partagé par l’auteur du livre Barak Ravid, qui estime à son tour qu’il n’y aurait pas de son vivant un accord de paix entre israéliens et palestiniens.

Le pitch

Le 15 septembre 2020, les pelouses de la Maison Blanche ont vu la signature des «Accords d’Abraham» qui ont changé la configuration géopolitique du Moyen-Orient. Négociés par Donald Trump, ces traités inédits visent à instaurer de relations officielles entre Israël et un certain nombre d’États arabes. A ce jour, quatre pays au total ont ratifié ces accords avec l’Etat hébreu sous l’égide de l’administration américaine : les Emirats arabes unis, le Bahreïn, le Maroc et le Soudan.

Un an après, alors que les pays signataires fêtent le 1er anniversaire de ces traités, le plus connecté et l’un des plus respectés journalistes du Moyen-Orient, Barak Ravid, créé l’évènement avec la publication de son livre « La paix de Trump : les Accords d’Abraham et la refonte du Moyen-Orient ».

Le journaliste israélien retrace la naissance de ces accords en apportant ses propres témoignages ainsi que ceux de dizaines de hauts responsables de tout bord, impliqués dans le processus de négociations, y compris Donald Tump lui-même. L’entretien avec l’ancien Président américain a suscité un fort engouement des médias et des réseaux sociaux et ce dès la sortie du livre. Des passages sonores de l’interview de Trump ont fait le tour du monde donnant un coup du publicité inattendu à cet ouvrage.

« Au cours des quatre années de sa présidence, Trump a changé la face du Moyen-Orient : il s’est retiré de l’accord nucléaire avec l’Iran, a déplacé l’ambassade des États-Unis à Jérusalem, a reconnu le plateau du Golan comme faisant partie d’Israël, a présenté un plan pour résoudre le conflit israélien. -Le conflit palestinien et le point culminant – les accords de paix et la normalisation.» peut-on lire sur la quatrième de couverture du livre.

« Les accords d’Abraham ont été la plus grande avancée du processus de paix au Moyen-Orient au cours des 25 dernières années. Ils ont totalement reconfiguré les relations au sein de la région et un groupe de personnes vraiment improbables les ont rendus possibles. Malgré les échecs de Trump dans les affaires internationales et toutes les décisions controversées comme le retrait de l’accord de Paris sur le climat et l’accord sur le nucléaire iranien, dans ce domaine, de nombreux républicains et démocrates pensent qu’il a eu raison.» a affirmé Barak Ravid dans un podcast du site d’information américain Axios.

Jared Kushner, un problème à Washington, un atout au Moyen-Orient

Jared Kushner, le gendre devenu redoutable conseiller de Trump à la Maison Blanche, a été la cible de critiques acerbes et d’attaques multiples de la sphère politique de Washington dès les premiers jours de sa nomination.

Promoteur immobilier et fils de promoteur immobilier comme son beau-père, Kushner est arrivé à la Maison Blanche avec un mépris assez profond pour le style, la politique et la diplomatie de Washington.

Selon Barak Ravid, il était plein de confiance, venant tout juste de la campagne Trump. A cause de sa mine de papier glacé, il paraissait aux yeux de ses collègues être habité par une arrogance inébranlable.

«Les gens avec qui il discutait, pensaient qu’ils avait affaire à quelqu’un qui venait d’ingurgiter un tas de livres de management et de commerce de la Silicone Valley. Il évoquait souvent sa volonté de rendre la Maison Blanche complètement différente en apportant davantage l’esprit du secteur privé à Washington et la culture start-up» écrit le journaliste. «Ces stéréotypes et ces reprsentations que Kushner avait de la chose politique, ont très probablement influencé la façon dont les choses se sont déroulées durant le mandat de son beau-père» poursuit-il.

Ce que les gens ne savaient pas, c’est que Kushner a appris de la presse la nature de la mission que le nouveau président comptait lui confier.

En effet, avant-même son investiture, Donald Trump dans un brief au New York Times et lors d’une séance d’enregistrement, a annoncé que Jared Kushner, son gendre, allait «diriger les efforts diplomatiques de la Maison Blanche pour parvenir à la paix au Moyen-Orient».

Barak Ravid qui s’est entretenu aussi bien avec Donald Trump que son gendre, affirme que ce dernier n’en savait absolument rien. Kushner avoue même qu’il «n’y connaissait rien du dossier israélo-palestinien, qu’il n’avait aucune expérience sur cette question et qu’il ne pensait même pas qu’il allait s’en occuper». «Je suis un gars de l’immobilier, pas un diplomate» a-t-il insisté.

Quand Kushner arrive à la Maison Blanche, poursuit Barak Ravid, il lance une plaisanterie à son équipe : « Je pense que le président ma confié cette mission parce qu’il ne m’aime pas vraiment».

L’auteur du livre explique dans le podcast d’Axios ( voir ci-dessus) que Jared Kushner a géré le conflit israélo-palestinien comme une affaire immobilière. La nomination de Kushner a été très critiquée à Washington, poursuit-il. Toutefois au Moyen-Orient, sa nomination a été perçue différemment.

Pour de nombreux pays de la région, y compris Israël, parler à quelqu’un qui faisait partie de la famille du président américain avait du sens et du poids.

«Kushner voulait éviter de «re-continguer l’histoire», mais lorsque l’on traite du conflit israélo-palestinien ce n’est pas une option possible . L’histoire est partout et est vite devenue l’obstacle ultime à ce qu’ils essayaient de faire», reconnait Barak Ravid.

Après sa nomination au poste de Conseiller Spécial du président élu, Jared Kushner et Donald Trump ont commencé par mettre en place une équipe en charge du processus de paix. Ils vont ainsi constitué un cercle de conseillers qui allaient de «très pro Israël» à «très très très très pro Israël», souligne le journaliste.

L’une des personnalités clés qui vont peser sur le cours des choses était David Friedman, l’avocat de Trump spécialisé dans les faillites, que le nouveau président a nommé ambassadeur en Israël.

Trump, le plus pro-palestinien de son administration

Le plus drôle, révèle Barak Ravid, commentant l’équipe en charge du «deal du siècle» ainsi constituée, c’est que déjà au tout début de leurs échanges, la personne qui semblait se soucier le plus du côté palestinien était Trump lui-même !

Et ce que beaucoup de gens ne savent pas, signale l’auteur, c’est qu’en réalité, dans la première année de sa présidence, et Trump me l’a dit, sa relation avec le président palestinien Mahmoud Abbas était très très bonne.

Trump a été surpris par les sentiments positifs qu’il éprouvait à son égard, rapporte-t-il.

« Avant de les rencontrer tous les deux (Mahmoud Abbas et Netanyahu, ndlr). Je pensais que les Palestiniens étaient impossibles, et les Israéliens feraient n’importe quoi pour faire la paix et aboutir à un accord. J’ai trouvé que ce n’était pas vrai. C’était exactement le contraire. », s’est confié Donald Trump à Barak Ravid.

Toujours sur sa relation avec le Chef de l’Autorité Palestinienne, Trump confit : «C’était presque comme un père. Il était si gentil. Il n’aurait pas pu être plus gentil.»

Mais cette relation chaleureuse ne va pas durer très longtemps.

En effet, explique M. Ravid, face au manque de sérieux de Netanyahu, et pour faire aboutir son deal du siècle Donald Trump va prendre de court tout le monde en annonçant le transfert de l’ambassade américaine à Jérusalem. Trump pensait, poursuit l’auteur du livre, que ce coup politique pousserait Israël à accepter un plan de paix avec les palestiniens en leur cédant le tiers des territoires occupés.

Finalement sa prise de risque n’a pas servi son dessein de paix, les palestiniens quittèrent la table des négociations et Netanyahu poussera le bouchon encore plus loin.

Dans son podcast Axios, Barak Ravid est interpellé par son co-animateur Jonaythan Swan : « Il est surprenant que, comme Obama et Bill Clinton, Trump soit également arrivé à la conclusion que Bibi (surnom de Netanyahu) n’était pas sincère dans sa volonté de paix avec les Palestiniens ».

En réponse, Barak Ravid cite une déclaration de Donald Trump qu’il lui a fait sur le sujet :

«Je pense qu’il nous a juste fait la pression, beaucoup de pression. Je ne pense pas que Bibi ait jamais voulu faire la paix», a affirmé l’ancien président.

Malgré l’attitude de Trump envers Abbas et Netanyahu à l’époque, la décision de Trump de déplacer l’ambassade américaine à Jérusalem et de reconnaitre Jérusalem comme la capitale d’Israël était inattendue. C’est un tournant important dans l’histoire et c’est aussi un énorme doigt d’honneur aux Palestiniens.

Israël et les Palestiniens considèrent tous deux que Jérusalem est leur capitale. Reconnaître Jérusalem revient donc à prendre parti sur une question qui a fait l’objet de plusieurs cycles de négociations de paix au cours des 25 dernières années.

Pour Trump, cette décision était politique, explique M. Ravid. Il l’a fait pour sa base électorale. Trump et ses conseillers savaient que le transfert de l’ambassade nuirait à leur effort de paix, mais ils pensaient que Jérusalem ne serait qu’une «bombe sur la route». Cela s’est avéré être une énorme erreur de calcul.

Les Palestiniens ont pris connaissance de la décision du président américain lorsqu’une délégation de l’autorité palestinienne s’est déplacée à la Maison Blanche vers la fin de 2017. Jared Kushner a informé le négociateur en chef, feu Saeb Erekat, que l’ambassade allait déménager à Jérusalem. Rabougri, Erekat a dit à Kushner que «si vous faites cela, vous vous seriez disqualifié de tout rôle dans ce processus de paix». Kushner a rétorqué en criant: «Ne me menacez pas ! C’est notre affaire, c’est notre politique». Eurekat a répondu, «si vous faites cela, vous amènerez les Israéliens et les Palestiniens au point de désastre».

Les Palestiniens avaient perdu l’une des choses qui comptait le plus pour eux, écrit Barak Ravid. Ils étaient tellement en colère qu’ils sont sortis de la Maison Blanche et ne sont jamais revenus.

Un peu plus tard, Trump a appelé Mahmoud Abbas, nous informe le journaliste. Il lui a dit de ne pas s’inquiéter, qu’il obtiendrait quelque chose de grand par la suite. Mais Abbas était très en colère. Trump a fait un long monologue pour essayer de le calmer. A un moment donné, il s’est rendu compte que la ligne était coupée et qu’il parlait tout seul depuis plusieurs minutes. L’opérateur a demandé au président s’il voulait reprendre l’appel, Trump a répondu qu’il l’appellerait un autre jour.

Ce fut la dernière fois qu’ils se sont parlés. C’était le mardi 5 décembre 2017.

Le lendemain, Trump fait la grande annonce de sa décision de déplacer l’ambassade américaine à Jerusalem.

«Israël se réjouissait et les Palestiniens étaient furieux», explique le M. Ravid.

Mais survient un autre incident qui va envenimer davantage les relations entre Trump et Abbas.

En janvier 2018, ce dernier présidait une réunion avec les dirigeants palestiniens à Ramallah. Durant son discours, Abbas surpris l’auditoire et maudit le président américain en déclarant en arabe : «que sa maison soit détruite.»

La phrase arrive aux oreilles de Donald Trump, et on lui explique qu’il s’agit de la pire chose qu’on puisse souhaiter à son ennemie «Yekhreb bitak».

Trump ripostera. Dans les mois qui suivent cet incident, il coupe presque toutes les aides aux palestiniens. Il ferme le bureau de l’OLP à Washington ainsi que le consulat américain à Jérusalem qui accueillait la mission diplomatique américaine auprès de l’autorité palestinienne.

Les ponts ont été coupés pour de bon et les Palestiniens ne reviendront plus jamais à la table des négociations.

«Trump a sapé ses propres efforts en vue d’un accord de paix lorsqu’il a reconnu, en décembre 2017, Jérusalem comme capitale d’Israël et a déclaré que l’ambassade des États-Unis y déménagerait», affirme Barak Ravid.

L’auteur rapporte par ailleurs que l’équipe de Kushner s’inquiétait des retombées de la décision de Trump sur l’éventualité d’un accord avec les Palestiniens. «Cela s’est avéré être beaucoup plus grave, devenant la pire crise entre les États-Unis et les Palestiniens depuis au moins 15 ans», écrit-il.

Lorsqu’on lui a demandé s’il pouvait comprendre la colère des Palestiniens, Trump a répondu : «Nous allions faire quelque chose pour eux dans une autre partie de Jérusalem. J’ai dit : Écoutez, Israël vient de gagner un point. Le prochain point sera le leur. Ils vont obtenir quelque chose de très grand qu’ils veulent’. Je le leur ai fait savoir.».

Trump a également concédé que la réduction de l’aide aux Palestiniens n’avait pas été efficace pour les ramener à la table des négociations. «Ce sont des gens endurcis», a-t-il déclaré.

L’ancien président américain voulait à tout prix être celui qui a réussi à signer un accord de paix entre palestiniens et israéliens malgré la réticence de tout son entourage. A ce sujet, Trump va se confier au journaliste en ces termes :

« Tout le monde m’a dit que ce n’était pas possible. Sheldon Adelson a dit que ce n’était pas faisable. La haine est si grande entre les Palestiniens et les Israéliens. Ils apprennent dès qu’ils sont en capacité d’ouvrir des livres à se détester les uns les autres, surtout les Palestiniens envers Israël. Sheldon m’a raconté les choses horribles sur le peuple juif qu’ils enseignent aux enfants dès leur jeune âge».

Et poursuit : «Sheldon Adelson qui était un de mes amis et sa femme Myriam est une femme fantastique, et qui était reconnu pour être un grand négociateur, il dit aussi que c’est impossible. Mais moi j’y suis allé. Ne connaissez-vous pas l’adage : Qu’est-ce que vous avez à perdre ? Essayez !»

Trump : Netanyahu est déloyal et ne veux pas la paix, «qu’il aille se faire foutre»!

Barak Ravid s’est entretenu avec Donald Trump à deux reprises en 2021, dans le cadre de ses recherches pour son livre sur les accords d’Abraham. Décrivant l’une de ces rencontres : « Nous nous sommes juste assis là seuls. C’était même un peu touchant ».

M. Ravid ne savait pas encore que les enregistrements sonores de l’interview de l’ancien président américain allaient faire autant de bruit. Deux passages créeront l’évènement, celui sur les relations avec Netanyahu d’une part et sa théorie sur les juifs américains et Israël d’autre part.

Au sujet de l’ancien premier ministre israélien, le journaliste affirme que Trump a critiqué Netanyahu à plusieurs reprises lors des deux interviews.

«Bibi ne voulait pas faire d’accord», a déclaré Trump à Barak Ravid.

«Même plus récemment, lorsque nous sommes arrivés avec les cartes et tout, il a dit : C’est bien, c’est bien. Tout était toujours génial, mais il ne voulait pas faire d’accord. Je pensais que les [Palestiniens] étaient impossibles et que les Israéliens feraient tout pour faire la paix et conclure un accord. J’ai découvert que ce n’était pas vrai….. Je ne pense pas que Bibi ait jamais voulu faire la paix, je pense qu’il nous a mis la pression, juste mis la pression, mis la pression, mis la pression…. Bibi ne voulait pas faire la paix, il ne l’a jamais fait.»

Trump a également eu le sentiment d’avoir contribué à assurer la survie politique de Netanyahu, mais n’a pas obtenu la même chose en retour, assure Barak Ravid. Il ne sera d’ailleurs pas au bout des surprises quand Trump lâche à l’encontre de Netanyahu un «Fuck him».

En effet, la goutte d’eau qui a fait déborder le vase pour Trump a été lorsque Netanyahu a félicité le président élu Biden pour sa victoire électorale alors que Trump contestait encore le résultat.

«J’aimais bien Bibi. J’aime toujours Bibi. Mais j’aime aussi la loyauté. La première personne à féliciter Biden a été Bibi. Et non seulement il l’a félicité, mais il l’a fait sur une vidéo».

«Je ne lui ai pas parlé depuis», a ajouté Trump, «qu’il aille se faire foutre».

Frappe contre le Général Soleimani, Trump estime qu’il a été utilisé et qu’Israël «n’avait pas fait ce qu’il fallait»

L’assassinat du commandant iranien Qasem Soleimani en janvier 2020 semblait être l’apogée de la coopération sécuritaire et diplomatique entre les États-Unis et Israël. La vérité est que cet assassinat est devenu un point de tension majeur entre les alliés, écrit Barak Ravid.

Donald Trump s’attendait, selon ses déclarations, à ce qu’Israël joue un rôle plus actif dans l’attaque. «Mais Israël n’a pas fait ce qu’il fallait» s’est-il plaint.

Et de menacer : «Je ne peux pas parler de cette histoire. Mais j’ai été très déçu par Israël ayant à voir avec cet événement. … Les gens entendront parler de cela au bon moment».

Même si la partie israélienne (Un haut responsable de Tsahal) assure qu’elle avait proposé un rôle plus actif pour les forces israéliennes, et que les États-Unis avaient insisté pour que ce soit eux qui exécutent la frappe, M. Ravid justifie l’exaspération de Trump par son sentiment ainsi que celui de son administration d’être constamment utilisé par Netanyahu.

L’ancien président américain a d’ailleurs illustré la situation par une phrase d’un haut responsable de la Maison Blanche : «Benjamin Netanyahu, était prêt à combattre l’Iran jusqu’au dernier soldat américain».

Trump était foncièrement convaincu qu’aussi bien l’Otan ou Israël, les alliés voulaient systématiquement que les États-Unis combattent à leur place.

Israël annule un avertissement aux voyageurs pour le Maroc vieux de 10 ans

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Réunis ce lundi 25 Octobre au siège du Conseil de la sécurité nationale à Tel-Aviv, les responsables sécuritaires de l’Etat hébreu ont décidé d’annuler l’avertissement émis il y a dix ans jugeant la destination Maroc dangereuse pour les voyageurs israéliens. Cette décision a été prise à la lumière de l’évaluation de la situation selon laquelle le niveau de menace estimé au Royaume a diminué.

«Israël n’a plus d’avertissement officiel contre les voyages au Maroc» écrit The Jerusalem Post suite à la décision du Conseil national de sécurité portée aux média ce lundi.

https://twitter.com/Jerusalem_Post/status/1452609721953882114

En effet, dans son communiqué, le NSC israélien a déclaré que la décision avait été prise à la suite d’une évaluation de haut niveau selon laquelle le niveau de menace estimé pour les Israéliens au Maroc a diminué après l’accord de normalisation de l’année dernière entre les pays.

« Simultanément, il est conseillé de continuer à être en état d’alerte élevé tout en restant dans le pays », indique le communiqué.

https://twitter.com/simonarann/status/1452611590826729478

L’avertissement de voyage pour le Maroc a été émis il ya plus d’une décennie par Israël.

Les deux pays ont annoncé la normalisation de leurs relations l’année dernière, après l’adhésion des Émirats arabes unis, du Bahreïn et du Soudan aux accords d’Abraham. Rabat et Jérusalem avaient auparavant des liens de faible intensité, avec des bureaux de liaison économique, qui ont été suspendus pendant la deuxième Intifada. Ces bureaux ont été rouverts cette année et pourraient se transformer en ambassades.

Israël élève le statut de sa représentation diplomatique au Maroc

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Israël a renforcé aujourd’hui sa représentation diplomatique au Maroc en élevant son bureau de liaison à Rabat au rang d’ambassade et son Chef, David Govrin, en rang d’ambassadeur.

La commission des nominations du ministère des Affaires étrangères israélien a nommé dimanche le Chef de son bureau de liaison d’Israël au Maroc ambassadeur permanent du pays auprès de Rabat, rapporte The Jerusalem post ce dimanche soir.

David Gorvin, le Chef du bureau de liaison de tel-Aviv à Rabat lui-même annoncé sur son compte Twitter sa nomination : « J’ai l’honneur de partager avec mes followers et amis du monde entier la nouvelle de ma nomination en tant qu’ambassadeur officiel de l’État d’Israël au Maroc », a annoncé David Govrin.

Dans son message, Govrin a remercié le Maroc pour ses efforts «pour établir la paix et la sécurité» et a ajouté qu’Israël poursuivra son travail «pour développer des relations conjointes au profit des deux pays frères».

L’agence de presse espagnole EFE, a été la première agence internationale à reprendre le tweet de David Gorvin. Dans sa dépêche, EFE révèle avoir contacté le ministère des Affaires étrangères israélien qui ne s’est pas encore prononcé sure cette nomination.

David Govrin, qui a dirigé la mission diplomatique à Rabat au cours des deux derniers mois, dirigera désormais l’ambassade entièrement rénovée, rapporte The Time Of Israel. M. Govrin, 58 ans, est diplomate israélien depuis 1989. Il parle couramment l’arabe, il a été ambassadeur en Égypte de 2016 à août 2020.

En août, le ministre des Affaires étrangères israéliens, Yair Lapid, a inauguré le bureau de liaison d’Israël dans la capitale marocaine. Il avait annoncé que le ministre marocain des Affaires étrangères Nasser Bourita devait arriver en Israël en octobre ou début novembre pour inaugurer l’ambassade du Maroc à Tel-Aviv.

Yair Lapid, vice-premier ministre d’Israël, est arrivé à Rabat

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L’avion transportant le vice-premier ministre d’Israël et ministre des Affaires étrangères Yair Lapid a atterrit à l’aéroport international de Rabat à 10h45 heure marocaine. Le haut responsable israélien entame ce mercredi une visite de deux jours au Maroc, le premier déplacement officiel d’un haut responsable gouvernemental israélien depuis 2003.

C’est sur Twitter que les membres de la délégation israélienne ont annoncé l’atterrissage de l’avion de la compagnie EL AL à l’aéroport international de Rabat-Salé. Des images qui montrent Mohcine Jazouli, ministre délégué chargé de la Coopération africaine et David Govrin chef de la mission diplomatique de l’Etat hébreux au Maroc accueillant à sa descente d’avion Yair Lapid.

Selon la presse israélienne, lM. Lapid ouvrira officiellement le bureau de liaison israélien à Rabat dans l’après-midi, et rencontrera son homologue marocain, Nasser Bourita.

Il se dirigera jeudi vers Casablanca pour retrouver des responsables de la communauté juive, et se rendra au Temple Beth-El, la célèbre synagogue de la ville portuaire.

Dans le cadre de ce déplacement, Yaïr Lapid sera notamment accompagné du ministre des Affaires sociales Meir Cohen, né à Essaouira, au Maroc, du directeur général du ministère des Affaires étrangères, Alon Ushpiz, et du président de la commission des Affaires étrangères et de la Défense, Ram Ben Barak, rapporte la même source.

Premier vol direct Israël-Maroc vu par les réseaux sociaux

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Un premier groupe de 90 touristes israéliens à bord d’un avion de la compagnie aérienne israélienne Israir est arrivé à Marrakech cet après-midi inaugurant le premier vol commercial direct vers le Maroc. Pour l’occasion les membres de l’équipage d’Israir ont été vêtus de djellabas. La compagnie nationale El-Al a elle aussi lancé une ligne directe vers Marrakech, lors d’une cérémonie à l’aéroport international Ben Gourion, près de Tel-Aviv, en présence notamment du ministre du Tourisme Yoel Razvozov.

Ces vols d’Israël vers le Maroc ont été trés suivis sur les réseaux sociaux, ci-après un tour d’horizon des publications les plus partagées.

Diplomatie américaine

Diplomatie israélienne

https://twitter.com/Israel/status/1419191249890856965
https://twitter.com/IsraelinSpanish/status/1419235979152429061
https://twitter.com/IsraelArabic/status/1419245295091785731
https://twitter.com/StandWithUs/status/1419203547552436224
https://twitter.com/IsraelArabic/status/1419301976861446149
https://twitter.com/kh_lorena/status/1419221191521353730
https://twitter.com/LeviMiz/status/1419204106003042311
https://twitter.com/StandWithUs/status/1419203547552436224
https://twitter.com/IsraelenFrance/status/1419227858317283329
https://twitter.com/IsraelArabic/status/1419201886478114817
https://twitter.com/IsraelArabic/status/1419192796314054658
https://twitter.com/IsraelArabic/status/1419175417915772928

https://twitter.com/simonarann/status/1419296864973828098
https://twitter.com/kh_lorena/status/1419292806548533251
https://twitter.com/kh_lorena/status/1419221191521353730
https://twitter.com/AviKaner/status/1419284709889220615
https://twitter.com/StandWithUs/status/1419303337091112969
https://twitter.com/a_ichil/status/1419289114130763782

Compagnie aérien EL AL

https://twitter.com/EL_AL_ISRAEL/status/1419313376791080965
https://twitter.com/EL_AL_ISRAEL/status/1419313536682053644

Médias israéliens

https://twitter.com/ItayBlumental/status/1419175565005926405
https://twitter.com/marcospeckel/status/1419306032183103492

Israélo-marocains

https://twitter.com/moroccanjewish/status/1419295729466609668
https://twitter.com/moroccanjewish/status/1419201848175734787
https://twitter.com/moroccanjewish/status/1419152777096441858
https://twitter.com/sussman_mike/status/1419238212015431682

Autres

https://twitter.com/morocco_israel/status/1419223998626422788
https://twitter.com/numanmazlan/status/1419199298844041225
https://twitter.com/DDMexico/status/1419306117709053957

Maroc-Israël : Le vol T7-CPX, dernier vol à passer sous le radar ?

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Après des années de vols vers le Maroc sous le radar, avec parfois des escales de correspondance à Malte – comme l’avion d’affaires T7-CPX qui y a atterri ce vendredi dans le royaume, les deux premiers vols commerciaux vers Marrakech décolleront dimanche prochain d’Israël : El Al LY553 et Israir, a écrit Itay Blumental, le correspondant militaire Le radiodiffuseur public israélien Kann News.

L’avion Gulfstream Aerospace G-IV-SP (T7-CPX, 5001BB) a atterrit ce vendredi 23 juillet à Marrakech en provenance de Tel-Aviv après une escale dans la ville de Luqa à Malte. Il s’agit de la même immatriculation de l’avion d’affaires privé, appartenant à l’homme d’affaires israélien Udi Angel, parfois utilisé par l’ancien premier ministre Benjamin Netanyahu.

https://twitter.com/ItayBlumental/status/1418530565603606529
https://twitter.com/Intel_Sky/status/1330784347603996674

Itay Blumental, le correspondant militaire Le radiodiffuseur public israélien Kann News, qui a révélé le détail de vol de ce jet privé, affirme qu’il s’agit la fin d’une époque où les vols entre le Maroc et Israël passaient sous le radar et où les vols étaient étaient obligés de constater une escale dans un pays «neutre» comme Malte.

En effet, ce dimanche 25 juillet, atterriront à Marrakech, les deux vols commerciaux directs en provenance de Tel-Aviv. Il s’agit des vols opérés des compagnies aériennes israéliennes El Al et Israir, convenus à l’issu de l’accord tripartite de reprise des relations diplomatiques entre le Royaume chérifien et l’Etat hébreu.

« Les vols opérés par les compagnies aériennes israéliennes et marocaines favoriseront considérablement le tourisme et le trafic d’affaires entre les pays », a déclaré le nouveau ministère israélien des Affaires étrangères, Yair Lapid, attendu au Maroc dans une visite historique pou inaugurer la mission diplomatique à Rabat.

Les vols de ce dimanche 25 juin qui décolleront de l’aéroport international Ben Gurian de Tel Aviv à l’aéroport de Menara à Marrakech, prendraient environ cinq heures dans chaque sens et que le prix des billets commencerait à 499 $ pour un aller-retour. Les membres de l’équipage ont été minutieusement choisis, ils sont tous issus de familles marocaines.

Urgent – Un avion des Forces Royales Air atterrit en Israël

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L’avion de transport militaire Hercules (CNA-OK) appartenant aux Forces Royales Air marocaines a atterri ce dimanche à la base aérienne de Hatzor en Israël. Selon les médias israéliens, le Maroc pourrait participer à des manœuvres militaires internationales majeures programmées cette semaine par l’Etat hébreux.

Le vol RMAF213 a atterri il y a 4 heures à Kanaf 4, la base de l’armée de l’air israélienne de Hatzor. Il s’agit d’un avion de transport de l’armée de l’air marocaine Lockheed C-130 Hercules immatriculé CNA-OK C130.

L’arrivée de cet avion militaire marocain survient en amont d’un exercice international conjoint avec l’armée de l’air israélienne et mené par les États-Unis.

Sollicité par le journaliste Barak Ravid de walla. co.il, le porte-parole de l’armée israélienne, Tsahal, a refusé de donner de détails au sujet de l’arrivée de l’avion militaire marocain, notamment sur la durée de son escale et sur l’éventuelle participation du Maroc aux manœuvres militaires aux côtés d’Israël.

« Tsahal coopère avec divers pays et armées étrangers, tout en menant des exercices, des réunions de haut niveau, des recherches et des développements conjoints. Nous ne parlerons pas de coopération avec un pays en particulier. » a-t-il souligné.

Le vol RMAF130 a été particulièrement suivi, ce dimanche matin, par les observateurs israéliens sur Twitter. Et pour cause, c’est la première fois qu’un avion militaire marocain atterrit en Israël.

https://twitter.com/ItayBlumental/status/1411624540837457920

La coopération en matière de sécurité entre Israël et le Maroc est une question politiquement très sensible, affirme le journaliste Barak Ravid. Ce dernier, rappelle l’information rapportée par l’agence de presse turque concernant la participation de navires de la marine israélienne et marocaine à un exercice international en mer Noire.

Après le départ de Netanyahu, le processus de paix entamé il y a quelques mois après la signature des accords d’Abraham, semble reprendre de plus belle. Le gouvernement Bennet-Lapid accélère depuis quelques jours avec la bénédiction de Washington la mise en œuvre desdits accords: nomination d’un ambassadeur du Bahreïn en Israël et ouverture des représentations diplomatiques à Abu Dhabi et à Dubaï en présence du ministre des affaires étrangères Yair Lapid.

Maroc -Israël : Mohammed VI félicite le tombeur de Netanyahu

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Le Maroc devient le troisième pays arabe à féliciter le nouveau ministre d’Israël, Naftali Bennett, après le vote de confiance du Knesset dimanche dernier en faveur du nouveau gouvernement issue de la coalition dite de changement qui a mis terme à douze années de règne de Benjamin Netanyahu.

Le Roi Mohammed VI a adressé un message de félicitations à Naftali Bennett, à l’occasion de son élection au poste de Premier ministre de l’Etat ‘Israël, rapporte l’agence de presse officielle marocaine MAP.

Dans ce message, indique la même source, le souverain alaouite a exprimé au nouveau premier ministre de l’Etat hébreux, ses chaleureuses félicitations pour son élection et ses meilleurs vœux de succès dans ses hautes fonctions.

Le roi a saisi cette occasion pour faire part à Naftali Bennett de la détermination du Royaume du Maroc à poursuivre son rôle agissant et ses bons offices en faveur d’une paix juste et durable au Moyen-Orient, à même de garantir à l’ensemble des peuples de la région de vivre côte à côte dans la paix, la stabilité et la concordance, conclut la dépêche de la MAP.

https://twitter.com/simonarann/status/1404922312953057282

Il est à noter que Mohammed VI a fait preuve de beaucoup de prudence quand à la gestion de la relations avec le premier ministre sortant Benjamin Netanyahu. Ce dernier avait tout essayer pour décrocher une rencontre avec le roi du Maroc dans l’espoir de faire basculer en sa faveur les élections marathons de ces deux derniers années.

Ce message personnel de Mohammed VI au tombeur du «roi Bibi» est annonciateur d’une nouvelle ère de relation avec l’exécutif de l’Etat hébreux. Il n’est plus impossible d’imaginer une remontre au sommet Mohammed VI-Bennett pour donner un coup d’accélérateur au processus de paix palestinien.

Le Bahreïn et les EAU ont également félicité officiellement l’intronisation de Bennett

Les dirigeants des Emirats arabes unis et de Bahreïn ont félicité dimanche le chef du parti Yamina, Naftali Bennett, pour son nouveau rôle de Premier ministre.

Sur Twitter, le ministère émirati des Affaires étrangères a écrit : «Les #EAU félicitent le Premier ministre Naftali Bennett et le Premier ministre adjoint et ministre des Affaires étrangères Yair Lapid pour la formation d’un nouveau gouvernement #israélien»

«Nous sommes impatients de travailler ensemble pour faire avancer la paix régionale, renforcer la tolérance et la coexistence, et nous lancer dans une nouvelle ère de coopération dans les domaines de la technologie, du commerce et de l’investissement», poursuit la même source.

Lundi, le ministre émirati des Affaires étrangères, Cheikh Abdallah ben Zayed, annonce dans un tweet qu’il a félicité le ministre des Affaires étrangères et Premier ministre désigné Yair Lapid et lui a souhaité du succès lors d’un appel téléphonique au cours duquel les deux diplomates ont discuté de «la coopération bilatérale entre les deux pays, en plus des accords d’Abraham».

Pour sa part, le prince héritier de Bahreïn, Salmane, a été le premier chef d’Etat arabe à envoyer un télégraphe de félicitations à Bennett, dans lequel il a exprimé ses vœux sincères au gouvernement nouvellement formé pour qu’il réussisse dans ses missions «d’une manière qui renforce les piliers du développement, de la stabilité et de la paix dans la région et dans le monde».

Pour rappel, le président américain Joe Biden a été le premier dirigeant à féliciter le nouveau Premier ministre israélien Naftali Bennett, à la suite du vote à la Knesset qui a mis fin au mandat de 12 ans du chef du Likud Benjamin Netanyahu.