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Conjoncture

Le Porte-parole d’Akhannouch : Captieux et Ganache

On peut faire pire que Abayba, faire du Baitas. La malhonnêteté politico-intellectuelle de ce dernier, entretenue par l’obédience aveugle à son maître Aziz Akhannouch, a atteint des sommets. Dans son dernier point de presse, pour justifier les gabegies de Fatim-Zahra Ammor, la pourrie gâtée du gouvernement, Baitas a sous-entendu qu’il ne s’agissait «que d’un don de l’AFD», la ministre peut donc en faire ce qu’elle veut. Circulez y’a rien à voir!

Avec seulement 1,1% de croissance pour l’année en cours et un gouvernement impuissant et incompétant, le Maroc n’est pas à l’abris d’une grave crise économique. Les échos qui viennent des pays voisins sont inquiétants. Il n’y a qu’à suivre le débat sur les menaces de faillite de l’Egypte, lancé cette semaine par Al-Sissi, secoué par le dernier rapport de la Banque Mondiale et du cas du Sri Lanka. Pourtant L’Égypte annonce une croissance de plus 5% en 2022.

Il est urgent de mettre hors d’état de nuire la clique d’amateurs qui gangrènent le gouvernement. Le temps n’est pas à l’amateurisme, il est au jihad économique.

«Quand la médiocrité règne, l’incompétence est une règle, la roublardise une culture», telle est la devise du gouvernement Akhannouch. Entre la cherté de la vie, la passivité de l’excutif, la gabegie des ministres et des élus et l’absurdité de la communication du gouvernement, les marocains ne savent plus où donner la tête.

Cette semaine, le gouvernement s’est surpassé. Tout le monde a entendu Akhannouch scandé au parlement «Simo, Simo, Simo ..» sans que ce Simo daigne l’écouter. – Nota Bene : Simo n’est autre que Mohamed Ghayat, ancien DRH de La Samir, qui pantoufle au parlement, le temps qu’Akhannouch remette la main sur la raffinerie-.

Tout le monde a vu et entendu le Chef du Gouvernement se donner à la délation, accusant son complice dans la libéralisation des hydrocarbures, celui qui lui a permis de doubler sa fortune, Abdelilah Benkirane, d’être à l’origine des flambées des prix.

Tout le monde a vu et entendu également, le SG du PAM et ministre de la Justice, Abdellatif Ouahbi, plaidoyer au parlement contre la lutte contre la corruption des élus.

Par contre, peu de marocains ont vu ou entendu le porte-parole du gouvernement mentir sur le prix de la tomate, donner le feu vert à l’augmentation de 30% du prix de l’huile de tournesol et justifier le népotisme et la gabegie de la ministre du tourisme pretextant l’origine de l’argent utilisé, à savoir l’Agence Française de Développement.

Dans un cynisme funeste, la déclartion de Baitas, ce jeudi, au sujet du prix de l’huile de tournosole a été suivi instantanément par l’augmentation de son prix : de 18 à 26 dirhams le litre. «Le prix de l’huile n’a pas augmenté depuis des mois. Les prix des huiles sont liés à la qualité et les produits qu’elles contiennent» a-t-il déclaré, quelques heures seulement avant que le prix des bidons d’huile de 5 litres dans les supermarchés est passé à 130 dirhams.

Au sujet de la polémique de la sous-traitance de l’élaboration d’une loi à deux cabinets conseil dont l’un est celui d’un ancien membre du bureau politique du RNI, Hassan Belkhayat, le porte-parole du gouvernement a fait une déclaration qui a choqué les journalistes présents au point de presse.

Après avoir débité les élèments de langage de la communication de crise: respect des procédures, appel d’offre, bla bla bla, il a clairement sous-entendu que l’argent qui sera versé à ces prestataires, n’est pas du budget de l’Etat mais rien qu’un don de l’Agence Française de Développement. Fatim-Zahra Ammor, la BFF d’Aakhannouch, pouvait donc, selon l’argumentaire de Baitas, en disposer comme elle veut.

Quand le Président de la CGEM utilise du financement de l’Union européenne pour promouvoir sa nièce et son mari, et quand la ministre du Tourisme exploite celui de l’AFD pour arroser ses amis et les consultants proches du parti, c’est la crédibilité du Royaume face aux bailleurs de fonds internationaux qui est menacée.

« Je pense que le point faible de M. Aziz Akhannouch, c’est qu’il s’est entouré, peut-être de n’importe qui, de personnes comme Ammor et comme Baitas. Ce dernier qui, comme on me l’a rapporté, pratiquait jusqu’à récemment, pour arrondir ses fins de mois du racolage avec ses collègues enseignants dans un taxi clandestin dans la commune Assbouya à Sidi Ifni» a écrit le journaliste Mustafa Elfanne sur sa page Facebook.

Le directeur de publication de Anfas a écrit pour sa part : «Dans la perpective d’un remaniement ministériel, Akhannouch est appelé à revoir l’éducation de ses ministres défaillants (losers)».

L’économiste, Philippe Hugon a écrit : «La fragilité renvoie à la faillite des États quant à leurs fonctions régaliennes (finances, sécurité, éducation, santé), aux défauts de légitimité des pouvoirs, à la remise en question du vouloir vivre ensemble». La fragilité est incarnée dans notre contexte par l’incompétence du gouvernement Akhannouch et les menaces alimentaires et énergétiques causées par les bouleversements de l’ordre mondial catalysés par la guerre en Ukraine.

L’amateurisme fait perdre du temps préciseux au Maroc. Le caractère brouillon et improvisé de la politique économique et énergétique gouvernementale menace la solvabilité de l’État.

Les marocains ne croient plus en Akhannouch, il impératif de leur redonner confiance mais également une perspective. C’est l’absence de récit, de courage et de cohérence qui font les jacqueries et les frondes.

Maroc : l’inflation atteint 5,3 % son plus haut niveau depuis plus de 26 ans

Dissimulé dans le dernier paragraphe du communiqué du HCP, l’inflation au Maroc a atteint un niveau jamais vu depuis plus de 26 ans, à savoir 5,3 % en mars par rapport au même mois de l’année précédente, en raison de la montée en flèche des coûts de l’énergie et des denrées alimentaires.

Dans une dépêche MAP au titre rassurant «Hausse de 1,8% des prix à la consommation en mars» se cache une information de taille : l’inflation au Maroc a atteint le niveau record de 5,3 % son plus haut niveau depuis plus de 26 ans.

Il s’agit des derniers chiffres du Haut Commissariat au Plan sur l’indice des prix à la consommation. Le HCP explique ce niveau historique d’inflation par la hausse de l’indice des produits alimentaires de 9,1% et de celui des produits non alimentaires de 2,8%. Des chiffres qui viennent démentir les messages rassurants du Chef du gouvernement lors de sa dernière sortie au parlement où il a accusé les députés de l’opposition d’exagérer les prix de certaines denrées alimentaires.

Statistic: Morocco: Inflation rate from 1986 to 2026 (compared to the previous year) | Statista
Find more statistics at Statista

Le HCP précise également que pour les produits non alimentaires, les variations sur un an glissant vont d’une stagnation pour la «santé» et la «communication» à une hausse de 7,6% pour le «Transport».

Les hausses des produits alimentaires observées entre février et mars 2022 concernent principalement :

  • Les “Légumes” + 13,8%,
  • les “Poissons et fruits de mer” + 6,2%,
  • les “Fruits” + 5,2%,
  • les “Viandes” + 3,5%,
  • le “Lait, fromage et œufs” + 2,1%,
  • le “Pain et céréales” avec 1,9% les “Huiles et graisses” + 1,2%,
  • “Eaux minérales, boissons rafraichissantes, jus de fruits et de légumes” -0,2%

Pour les produits non alimentaires, la hausse a concerné principalement les prix des “Carburants” avec + 8,0%.

Par villes, les hausses de l’IPC ont été enregistrées à :

  1. Errachidia + 2,8%,
  2. Beni- Mellal + 2,5%,
  3. Settat et Al-hoceima + 2,4%,
  4. Fès, Tétouan et Safi + 2,3%,
  5. Meknès, Tanger et Laâyoune avec 2,1%,
  6. Kénitra et Oujda + 1,9%,
  7. Casablanca + 1,7%,
  8. Dakhla + 1,6%,
  9. Marrakech + 1,4%,
  10. Agadir et Rabat + 1,2%,
  11. Guelmim + 0,7%.

Le danger d’un tel niveau d’inflation est qu’il ne soit pas tiré par une économie forte, ni par une tension sur le marché du travail. Le Maroc ne dépassera pas les 1,1% de croissance en 2022 et l’économie continue à détruire des emplois.

En raison de la passivité et l’impuissance du gouvernement Akhannouch face aux défis géostratégiques, le Maroc s’engouffre jour après jour dans une crise à ne plus finir.

L’inflation américaine atteint 8,5 % son plus haut niveau depuis plus de 40 ans.

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L’inflation aux États-Unis a atteint un niveau jamais vu depuis plus de 40 ans, à savoir 8,5 % en mars par rapport au même mois de l’année précédente, en raison de la montée en flèche des coûts de l’énergie et des denrées alimentaires, des contraintes d’approvisionnement et de la forte demande des consommateurs.

Le département du travail américain a indiqué mardi que l’indice des prix à la consommation aux États-unis – qui mesure ce que les consommateurs paient pour les biens et les services – a augmenté le mois dernier à son rythme annuel le plus rapide depuis décembre 1981, contre un taux annuel de 7,9 % en février. La hausse des prix a été implacable, avec six mois consécutifs d’inflation supérieure à 6 %, ce qui dépasse largement l’objectif de 2 % de la Réserve fédérale.

L’invasion de l’Ukraine par la Russie a entraîné une flambée des prix du pétrole et de l’essence en mars. Les prix de l’énergie ont augmenté de 11 % en mars par rapport au mois précédent, selon le ministère. Les prix des produits alimentaires se sont accélérés en mars, augmentant de 1,5 % par rapport au mois précédent, tandis que la hausse des coûts des repas au restaurant s’est modérée.

Approvisionnement, Ukraine et Covid en Chine

«Nous observons une forte dynamique d’inflation dans tous les domaines, tant pour les biens que pour les services», a déclaré au Wall Street Journal Blerina Uruci, économiste américaine chez T. Rowe Price Group Inc. Uruci a souligné que les contraintes de la chaîne d’approvisionnement continuent de pousser les prix à la hausse, à l’exception d’un allègement des coûts pour les voitures d’occasion.

«Pour moi, c’est un voyant rouge», affirme l’économiste. «L’autre voyant rouge est l’invasion de l’Ukraine par la Russie et la montée du Covid en Chine. Ceux-ci posent des risques que la soi-disant normalisation des chaînes d’approvisionnement prenne plus de temps à se concrétiser.»

Le voyage et l’automobile en constante hausse

Les tarifs des compagnies aériennes ont bondi de 10,7 % en mars par rapport à février, s’accélérant au fur et à mesure que la demande de voyages se rétablissait après la dernière vague de Covid-19. Les prix des voyages aériens étaient 23,6 % plus élevés qu’il y a un an.

Le rebond de la demande de voyages, de restaurants et d’autres services à la suite de la diminution des cas de Covid-19 est également à l’origine de la hausse des prix, et pourrait s’amplifier à mesure que les vacances d’été stimulent les dépenses de loisirs. Une hausse constante des coûts du logement, qui représentent près d’un tiers de l’IPC, ajoute également à la pression inflationniste.

Les prix de l’automobile, qui ont alimenté une grande partie de la poussée inflationniste, ont diminué en mars. Les prix des véhicules d’occasion ont baissé de 3,8 % le mois dernier par rapport à février, mais ils étaient encore en hausse de 35,3 % par rapport à l’année précédente. Les prix des véhicules neufs ont ralenti sur une base mensuelle, augmentant de 0,2 % en mars par rapport au mois précédent. Toutefois, l’augmentation de 12,5 % sur 12 mois a été la plus forte depuis 1975.

Tensions sur le marché du travail

La persistance de la hausse des prix intervient alors que l’économie américaine est forte et que le marché du travail reste tendu. Les employeurs américains ont créé 431 000 emplois en mars, soit le 11e mois consécutif où les gains sont supérieurs à 400 000, ce qui constitue la plus longue période depuis le début des statistiques en 1939.

Les taux d’inflation élevés et en hausse ont accru la pression sur la Fed pour qu’elle continue à relever les taux d’intérêt cette année afin de réduire les pressions sur les prix. La banque centrale a relevé son taux de référence en mars pour la première fois depuis 2018.

Avec une forte croissance de l’emploi et une inflation bien supérieure à l’objectif de la Fed, de nombreux responsables de la Fed ont indiqué qu’ils pourraient soutenir une hausse des taux d’un demi-point de pourcentage – au lieu du traditionnel quart de point – lors de leur prochaine réunion début mai.

Énergie et denrées alimentaires

Les prix de l’énergie ont grimpé en flèche début mars, l’invasion de l’Ukraine par la Russie ayant fait grimper les prix du pétrole brut. Bien que les prix de l’essence aient légèrement baissé ces dernières semaines, ils restent proches des records.

L’inflation des denrées alimentaires fait également grimper la facture d’épicerie des consommateurs. En mars, les prix de la viande aux États-unis ont augmenté de 14,8 % par rapport à l’année précédente, les hot-dogs et les viandes à déjeuner ayant connu la hausse la plus rapide depuis 1979. Les prix des céréales pour petit-déjeuner ont augmenté de 9,2 % l’année dernière, soit la plus forte hausse depuis 1989. La crise ukrainienne risque d’accentuer la pression au cours des prochains mois en raison des perturbations de la production mondiale de blé et d’engrais.

Le poids de la hausse des prix pourrait déclencher un repli de la consommation, a déclaré Richard F. Moody, économiste en chef de Regions Financial Corp. Les dépenses de consommation ont ralenti en février, augmentant de 0,2 % par rapport à janvier, mais elles restent fortes, avec une hausse de 13,7 % par rapport au même mois en 2021.

«Il y a un élément de choc des prix lorsque les gens font le plein ou vont à l’épicerie. Les ménages à revenus faibles et moyens doivent déjà faire des choix sur ce qu’ils achètent parce qu’ils doivent payer beaucoup plus pour la nourriture et l’énergie», a déclaré Richard Moody.

Source WJS

Décrédibilisé, Akhannouch cède sa place à Bourita pour rassurer les acteurs économiques

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Fait inédit dans l’histoire du Maroc moderne. Le Chef de la diplomatie se réunit avec les acteurs économiques du pays pour les écouter, les rassurer et leur proposer des solutions pour faire face à la conjoncture actuelle! Discrédit total du Chef de gouvernement Aziz Akhannouch devenu en seulement 6 mois partie intégrante de la crise sociale-économique sévère dont fait face le Royaume.

C’est une dépêche de la MAP qui restera gravée dans l’histoire du pays. Le ministre des Affaires étrangères, de la Coopération Africaine et des Marocains Résidant à l’Etranger, Nasser Bourita, et la ministre de l’Economie et des Finances, Nadia Fettah Alaoui, ont présidé, jeudi à Rabat, une réunion de travail avec :

  • Bank Al-Maghrib,
  • Tamwilcom,
  • Office des Changes
  • Confédération générale des entreprises du Maroc (CGEM)
  • Groupement Professionnel des Banques du Maroc (GPBM)

L’objet de cette réunion de Nasser Bourita avec les représentants du secteur privé et financier du pays, comme l’a défini la dépêche de la MAP est de :

  1. Prendre connaissance de la situation économique et financière nationale,
  2. Examiner les impacts potentiels de la crise ukrainienne sur l’économie marocaine,
  3. Proposer des solutions aux opérateurs économiques pour faire face à la conjoncture actuelle.

Le tact et la rigueur de Nasser Bourita ont été déterminant dans la réussite de cette concertation avec un écosystème économique et financier qui navigue à vue en raison de l’inertie et la torpeur du Chef du gouvernement Aziz Akhannouch. D’autant plus que ce dernier est un acteur économique majeur du Maroc et pas n’importe lequel. Il est le premier fournisseur des hydrocarbures du pays, secteur sous tension depuis des mois et source des risques d’inflations et de baisse de pouvoir d’achat des marocains. Il est de facto un boulet à tout dialogue gouvernemental avec le tissu économique, car il en sera juge et partie.

La communication maitrisée de Nasser Bourita et sa crédibilité auprès des citoyens ainsi que le sérieux de Nadia Fettah ont rassuré les opérateurs économiques qui ont demandé à ce que ce cadre de concertation soit maintenu. A ce titre, Bourita s’est engagé pour en apporter l’appui du ministère des Affaires étrangères de la Coopération Africaine et des Marocains Résidant à l’Etranger.

Décisions actées

Eu égard aux résultats favorables réalisés dans le cadre de la mise en œuvre des programmes d’appui au financement des entreprises, notamment les dispositifs covid-19, et afin de renforcer l’appui au financement du cycle d’exploitation et la relance de l’investissement des entreprises, il a été décidé à l’issue de cette rencontre de relever les plafonds de garantie au titre de l’offre classique «Tamwilcom» afin d’augmenter le potentiel d’offre de crédits de trésorerie et de rééchelonner les crédits «Oxygène et relance» pour une durée pouvant atteindre 3 ans.

L’inflation espagnole atteint son plus haut niveau depuis 33 ans en raison de la flambée des prix de l’électricité

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Les prix à la consommation espagnols ont augmenté bien au-delà des attentes en février et ont atteint le niveau le plus élevé depuis trois décennies, soit 7,4 % en glissement annuel, contre 6,1 % en janvier, selon les données rapides de l’Institut national de la statistique (INE) lundi.

Reuters

Les augmentations soutenues des prix des aliments et des boissons non alcoolisées ainsi que des coûts des carburants ont porté l’inflation à son point le plus élevé depuis juillet 1989, a indiqué l’Institut national de la statistique d’Espagne, l’INE.

La hausse des prix «est principalement due aux prix de l’énergie et au fait que nous comparons à un mois plat l’année dernière», a déclaré la ministre de l’Économie espagnole Nadia Calvino dans une interview à la station de radio Cadena SER lundi.

Les analystes interrogés par Reuters s’attendaient à ce que les prix à la consommation sur 12 mois augmentent de 6,8 % en février.

Les poussées d’inflation en Espagne et dans d’autres pays de la zone euro mettent la pression sur la Banque centrale européenne pour qu’elle modifie sa politique monétaire, commence à supprimer progressivement son programme d’achat d’obligations et augmente les taux d’intérêt.

L’inflation sur 12 mois en Espagne atteint 7,4 % en février, le taux le plus élevé depuis 1989.

L’indice des prix à la consommation harmonisé de l’UE pour l’Espagne a augmenté de 7,5 % au cours de la période de 12 mois se terminant en février, soit une hausse plus rapide que les 6,8 % attendus par les analystes interrogés par Reuters et que les 6,2 % enregistrés en janvier.

L’inflation de base, qui exclut les prix volatils de l’alimentation et de l’énergie, s’est établie à 3,0 % en glissement annuel, contre 2,4 % en janvier, atteignant son taux le plus élevé depuis la crise financière de 2008.

La ministre de l’Économie espagnole Nadia Calvino a prévenu que l’invasion de l’Ukraine par la Russie jeudi dernier pourrait maintenir l’inflation à un niveau élevé dans la région à l’avenir, car elle a déclenché des hausses des prix du pétrole et du gaz.

«L’évolution des prix est le principal aspect que cette guerre peut avoir d’un point de vue économique», a déclaré Nadia Calvino. Elle a appelé à une réponse européenne commune pour minimiser l’impact sur la croissance économique.

Hausse des prix : Les épiciers dénoncent les «magouilles» des distributeurs d’Unilever

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Dans une vidéo vue par 1,6 million de marocains, un épicier de la ville d’Agadir lance une alerte sur des pratiques douteuses des vendeurs et distributeurs de la multinationale Unilever. Un coup de sang qui vient alimenter la grogne populaire naissante contre la hausse des prix des denrées alimentaires et des hydrocarbures.

ll ne manquait plus que les multinationales, leurs vendeurs et leurs distributeurs de contribuer par leurs pratiques douteuses et leur manque de transparence à la hausse des prix, menaçant par ricochet le pouvoir d’achat des marocains et accentuant leur précarité.

Cette une vidéo cumulant plus de 1,6 million de fois, 14.000 partages, 1.500 commentaires et 48.000 interactions qui va lancer l’alerte. Elle a été postée le 17 février courant par un épicier de la ville d’Agadir sur la page Facebook de l’Association Agadir des commerçants de denrées alimentaires de détail.

«Nous voulons que cette vidéo arrive à cette société», entame le membre de l’association pointant du doigt un détergeant de la multinationale Unilever.

«Le vendeur nous annonce un prix pour le détergent et quand les camions nous livrent ils nous présentent systématiquement des tarifs plus élevés inscrits au stylo sur les factures», a-t-il dénoncé.

«Cela dure depuis longtemps (…) l’attitude du distributeur n’a qu’une seule explication et on va être directes : il y a des magouilles et nous nous en payons le prix. Réglez vos problèmes entre vous» poursuit notre épicier.

Et d’ajouter :« Il n’y a plus de confiance entre les épiciers et cette société (ndlr, Unilever/OMO)».

A la lecture des commentaires, outre l’expression du mécontentement général contre la hausse des prix, il en sort que le distributeur applique des hausses non contractuelles d’environ 3% sur certains produits d’unilever sans aucun contrôle de celle-ci. Une anarchie qui accentue davantage le sentiment ambiant de cherté de la vie et de baisse du pouvoir d’achat au Maroc.

Unilever et les pouvoirs publics doivent prendre très au sérieux ces alertes émanant d’une population fragile menacée par la précarité et la pauvreté.

Pour passer la pilule des 100 jours, Akhannouch remplace Baitas par Instagram

Secoué violemment par la levée de bouclier médiatique après 100 jours d’hibernation, Aziz Akhannouch structure enfin sa communication et investit les réseaux sociaux. L’efficacité du digital est telle que tous les messages noyés dans les discours creux du porte-parole Mustapha Baitas sont désormais accessibles au bout des doigts.

Alors qu’il était sensé mener le chantier de la communication de son action gouvernementale dès le premier jour de sa nomination, Aziz Akhannouch a attendu 123 jours pour s’y atteler. Secoué par la levée de bouclier médiatique contre la faiblesse de son bilan, le Chef de Gouvernement a dû se rendre compte, un peu tard, du faible rendement de son porte-parole et homme de confiance Mustapha Baitas.

Ce dernier a disparu des radars comme à la veille du grand oral d’Akhannouch sur ses 100 premiers jours de son gouvernement.

Inaudible et inefficace, Baitas a été remplacé par Instagram et Facebook.

En effet, il y a six jours seulement, des comptes au nom du gouvernement marocain ont été créés sur les ces deux plateformes ainsi que sur Twitter.

Le but de cette communication est annoncée :«Pour que l’information soit comprise».

Mais pour communiquer il faut des faits, des réalisations et une histoire à raconter. Et le factuel n’est pas le point fort du maigre bilan des 129 jours du gouvernement.

En scrollant sur Instagram ou Facebook, (Twitter n’est pas mis à jour) on peut d’ores et déjà avoir tous les éléments de langage d’Akhannouch ce soir face à Abdellah Tourabi et Yassine El Idrissi :

  1. Awrach, le programme de création de 250.000 emplois, (Projet que conteste le PJD , le qualifiant de pale copie de l’Entraide Nationale ),
  2. Le planning de la mise en oeuvre du projet royal de la généralisation de la couverture sociale,
  3. Le déblocage de 13 milliards dhs de crédit de TVA. (Il faut voir de combien en a profiter le tentaculaire groupe Akwa),
  4. Signature de l’accord entre le Chakib Benmoussa et les syndicats de l’enseignement (la véritable réalisation des 100 jours),
  5. Le plan de relance d’urgence de 2 milliards dhs au profit du Secteur de Tourisme
  6. Lancement du label digital marocain MoroccoTech.

Chakib Benmoussa sauve le bilan des 100 jours d’Aziz Akhannouch

C’est la première performance du gouvernement et elle est signée Chakib Benmoussa. Il s’agit de la signature d’un accord avec cinq syndicats d’enseignement les plus représentatifs. Un jalon essentiel à la réussite du chantier de la réforme du système d’éducation et de formation.

Chakib Benmoussa, ministre de l’Éducation nationale, du Préscolaire et des Sports a signé mardi 18 janvier, un accord avec les cinq syndicats d’enseignement les plus représentatifs, dans le cadre du dialogue social sectoriel.

L’accord comporte plusieurs mesures en relation avec les dossiers posés sur la table du dialogue :

  • Révision du statut actuel des fonctionnaires du ministère de l’Éducation nationale
  • Création d’un statut motivant et unifié qui englobe l’ensemble des catégories du système éducatif
  • Règlement de plusieurs dossiers revendicatifs prioritaires, à savoir ceux des cadres de l’administration éducative, des conseillers en orientation et planification pédagogique, des enseignants du primaire et du collégial chargés hors de leur cycle, des cadres d’enseignement titulaires de diplômes supérieurs ou de doctorat.

«L’accord d’étape signé entre le gouvernement et les cinq syndicats d’enseignement les plus représentatifs constitue un prélude à la réforme du système d’éducation et de formation», a indiqué mardi le ministre.

Chakib Benmoussa a mis en avant la nécessité de mobiliser les hommes et les femmes de l’éducation qui font des efforts particuliers au sein de ce système, afin d’améliorer les performances de l’école publique et de redonner confiance aux citoyens en elle, faisant en sorte que cette école contribue à la promotion sociale, à l’équité et à l’égalité des chances.

Vers un statut unifié

De même, a-t-il ajouté, cet accord prévoit une révision de l’actuel statut des fonctionnaires du ministère de l’Éducation nationale, et la création d’un statut motivant et unifié qui englobe l’ensemble des catégories du système de l’éducation, ce qui conduirait à des «perspectives d’avenir très importantes pour employés du secteur de l’éducation».

Et de souligner que le consensus entre le gouvernement et les centrales syndicales prévoit également le règlement de plusieurs dossiers en suspens.

Chakib Benmoussa a en outre indiqué que l’accord entre le gouvernement et des syndicats «a laissé la porte ouverte au dialogue avec de nombreux groupes, y compris les cadres des académies», ajoutant que «des rencontres sont prévues afin de trouver des solutions innovantes aux problèmes soulevés».

Parmi ces problèmes figurent notamment plusieurs dossiers revendicatifs prioritaires, à savoir ceux des cadres de l’administration éducative, des conseillers en orientation et planification pédagogique, des enseignants du primaire et du collégial chargés hors de leur cycle, des cadres d’enseignement titulaires de diplômes supérieurs ou de doctorats.

Il s’agit aussi de la programmation de l’examen des autres dossiers revendicatifs présentés par les cinq syndicats les plus représentatifs et la poursuite du dialogue au sujet du dossier des cadres des Académies régionales de l’éducation et de la formation.

Récupération politique d’Akhannouch

La cérémonie de signature de cet accord a été faite sous la supervision du Chef de Gouvernement. Ce dernier s’en est félicité dans un communiqué tout en qualifiant l’accord d’«étape importante qui ouvrira de nouvelles perspectives dans le cadre du dialogue social qu’entretiennent les deux parties».

«Après des mois de dialogue sérieux et responsable entre le gouvernement et les secrétaires généraux des syndicats, nombre de dossiers posés sur la table des négociations pendant plusieurs années ont été réglés (..) cela contribuera à asseoir la confiance et la coopération entre les parties prenantes», a déclaré Akhannouch.

L’annonce de cet accord survient vingt-quatre heures seulement avant son premier grand oral ce soir à la télé. Cette réalisation importante de Chakib Benmoussa est un cadeau en or de ce dernier à Aziz Akhannouch qui faisait l’unanimité sur son incapacité à faire face à la rue.

https://twitter.com/2MInteractive/status/1482097830055587840

Akhannouch et la MAP snobent Nizar Baraka

Nizar Baraka a annoncé, le lundi 17 janvier 2022, la mise en place d’un programme d’urgence pour stress hydrique doté d’un budget de 3 milliards dhs. Un non évènement pour Aziz Akhannouch et un non sujet pour notre agence de presse officielle MAP.

Nizar Baraka a annoncé au parlement, ce lundi, une importante mesure prise par son département d’Equipement et de l’Eau. Il s’agit de l’allocation d’une enveloppe budgétaire de 3 milliards de dirhams dans le cadre d’un programme d’urgence pour résoudre la problématique de la rareté des ressources hydriques.

Attendu au tournant ce soir à l’occasion de son premier grand oral, Aziz Akhannouch aurait dû exploiter l’annonce de son ministre pour enrichir son maigre bilan. Il n’en est rien. Comme si l’urgence était ailleurs et que le stress hydrique et la souffrance du monde rural, première victime de ce phénomène, passait au second plan.

Une posture qu’on retrouve également auprès de l’agence de presse officielle MAP qui n’en a fait aucune dépêche.

«En collaboration avec le ministère de l’Intérieur, nous avons donné la priorité à l’approvisionnement des écoles et des mosquées afin de réduire le taux du décrochage scolaire dans ces régions» a pourtant affirmé Nizar Baraka au sujet de son programme d’urgence.

Notons que le programme d’eau potable et d’irrigation 2020-2027 a été lancé par l’ancien gouvernement et qui a permis à ce jour le lancement de la réalisation de 11 grands barrages sur les 20 programmés pour un coût de 15 milliards de dirhams, rapporte Le360.

Akhannouch annonce une pluie de milliards à 24h de son premier grand oral ce soir à la télé

Fuyant les médias depuis son élection, Aziz Akhannouch répondra, ce soir, à 22h, aux questions d’Abdellah Tourabi. L’entretien sera diffusé sur Al Aoula et 2M. Le Chef du Gouvernement a attendu la veille de cet évènement médiatique pour annoncer le principal de tout le bilan de ses 100 jours.

Cinq milliards de dirhams d’aides directes ont été annoncées mardi par le gouvernement Aziz Akhannouch à vingt-quatre heures de son premier grand oral à la télé. 2 milliards de dirhams de l’enveloppe sont destinés pour le soutien du tourisme, et 3 milliards pour résoudre la problématique de la rareté des ressources hydriques.

https://twitter.com/2MInteractive/status/1482097830055587840

Contrairement au chantier Awrach annoncé par le gouvernement et qui vise la création de 250.000 emplois directs entre 2022 et 2023 et la création d’un label digital «Morocco Tech» dont les retombées sont hypothétiques et lointaines, l’impact de l’annonce de déblocage de milliards d’aide directe est très parlant et efficace.

Il faut dire que le bilan des 100 premiers jours de Aziz Akhannouch est très maigre pour ne pas dire nul. Si il a quelque chose à défendre ce soir, ça sera uniquement grâce à l’agilité de Fouzi Lekjaâ qui a réussi à sauver la ministre de Tourisme, la sagesse et la générosité de Chakib Benmoussa qui est arrivé à sceller un accord avec les syndicats de l’enseignement tout acceptant d’en faire bénéficier Akhannouch et l’expérience de Nizar Baraka et Abdelouafi Laftit pour venir au secours des populations menacées par le stress hydrique.

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