Conjoncture

Akhannouch : le Maroc connaît une abondance de denrées alimentaires et une stabilité des prix des produits locaux

Le Chef du gouvernement, Aziz Akhannouch, a affirmé, jeudi à Rabat lors d’un Conseil de gouvernement tenu en visioconférence, que le Maroc connaît une abondance de denrées alimentaires et enregistre une stabilité des prix des matières produites localement, voire même une baisse dans certains cas.

MAP

Le ministre délégué chargé des Relations avec le parlement, Porte-parole du gouvernement, Mustapha Baitas, a déclaré lors d’une conférence de presse à l’issue de ce Conseil, que Aziz Akhannouch avait précisé que «ces matières sont nombreuses et variées, comme le sucre, la farine, les légumes, les fruits, la viande et le lait».

«D’autres produits, qui dépendent de matières premières dépendant des cours internationaux, connaissent des fluctuations dues à la situation mondiale», a souligné le Chef du gouvernement.

«Le gouvernement est soucieux de fournir les produits et de surveiller leurs prix», a expliqué Akhannouch, appelant les ministres concernés à intensifier les procédures de surveillance et de contrôle afin d’assurer l’approvisionnement des produits dans des conditions saines et sans dysfonctionnements.

«Tous les pays du monde assistent à une reprise économique, après la période de stagnation de l’économie mondiale due à la pandémie, qui a entraîné une augmentation de la demande ayant affecté considérablement l’abondance des produits et les cours sur le marché mondial», a noté M. Akhannouch.

Plus de 642.000 créations d’emplois au Maroc au troisième trimestre 2021

L’économie marocaine a créé 642.000 emplois au niveau national entre le 3ème trimestre de 2020 et la même période de 2021, contre une destruction nette de 581.000 postes enregistrée une année auparavant, soit une création annuelle moyenne de 145.000 emplois au cours des trois années pandémie, selon le Haut-Commissariat au Plan (HCP). Toutefois, le Maroc ne retrouve pas encore le niveau du taux d’emploi d’avant la pandémie.

Avec MAP

Le Haut-Commissariat au Plan (HCP) vient de publier sa note d’information sur la situation du marché du travail au troisième trimestre de 2021 qui fait état de la création de 642.000 emplois dont 274.000 postes en milieu rural et 368.000 postes en milieu urbain.

14% des postes créés sont non rémunérés

Par catégorie, l’emploi rémunéré a enregistré une hausse de 572.000 postes au niveau national, résultant d’une création de 187.000 en milieu rural et de 385.000 postes en milieu urbain, ajoute la même source.

L’emploi non rémunéré a connu, de son côté, une création de 70.000 postes, conséquence d’une création de 87.000 en zones rurales et d’une perte de 17.000 emplois en zones urbaines.

Le taux d’activité a augmenté de 43,5% à 45,1% entre T3-2020 et T3-2021, précise le HCP, notant qu’il a progressé de 41,0% à 42,4% en milieu urbain et de 48,0% à 50,3% en milieu rural. Avec cette augmentation, le taux d’activité a atteint un niveau avoisinant celui enregistré avant la pandémie (44,9% au troisième trimestre de 2019).

Taux d’emploi en dessous du niveau d’avant la pandémie

Le taux d’emploi a connu, de son côté, une hausse de 37,9% à 39,8%, au niveau national (+1,8 points). Il a augmenté de 44,8% à 47,7% en milieu rural, et de 34,3% à 35,6% en milieu urbain, et il a augmenté de 61,9% à 63,1% parmi les hommes (+1,2 point) et de 14,7% à 17,1% parmi les femmes (+2,4 points).

Toutefois, le taux d’emploi demeure inférieur au niveau enregistré avant la pandémie (40,7% au troisième trimestre de 2019).

Exportations Maroc : Automobile, Phosphates et électronique cartonnent

Keys Points

  • L’office de change a annoncé une hausse de 38,9% des exportations du secteur automobile au titre du premier trimestre de 2021,
  • Les exportations de phosphates et dérivés ont progressé de 21,7%,
  • Ceux du secteur électronique et électricité ont augmenté de 21,5%,
  • L’aéronautique et le textile & cuir ont baissé respectivement de 17,3% et de 5,5%,
  • Stagnation du secteur agriculture et agro-alimentaire

Avec MAP

Les exportations du secteur automobile ont atteint plus de 22,6 milliards de dirhams (MMDH) au titre du premier trimestre de 2021, en hausse de 38,9% par rapport à fin mars 2020, selon l’Office des changes.

Cette évolution s’explique, principalement, par la hausse des ventes du segment de la construction (51,9%) et celles du segment du câblage (23,4%), précise l’Office dans son bulletin sur les indicateurs des échanges extérieurs de mars 2021.

Par ailleurs, le bulletin fait ressortir que les exportations de phosphates et dérivés ont progressé de 21,7% à 13,4 MMDH, suite principalement à la hausse des ventes de l’acide phosphorique (+1,5 MMDH) et celles des engrais naturels et chimiques de 879 millions de dirhams (MDH).

Concernent les ventes du secteur électronique et électricité, elles ont affiché une croissance de 21,5%.

Toutefois, la hausse des exportations a été atténuée par la baisse des ventes de l’aéronautique de 17,3% et celles du textile et cuir de 5,5%, en raison du repli des ventes des vêtements confectionnés de 7,1% et des chaussures (19,5%).

D’un autre côté, les exportations du secteur agriculture et agro-alimentaire ont enregistré une quasi stabilité à fin mars dernier (+0,6%). Cette évolution est due à la hausse des ventes de l’agriculture, sylviculture, chasse de 2,6%, atténuée par la baisse des ventes de l’industrie alimentaire (1,9%).

Intelligence économique : Jouahri se plug aux Douanes

Key Points

  • Bank Al-Maghrib a signé une convention avec l’Administration des douanes et impôts indirects (ADII) visant au partages de donnés, d’études et de travaux de recherche à caractère économique et financier.
  • Abdellatif Jouahri renforce le développement d’un pôle d’expertise économique et financière dans le cadre du plan stratégique 2019-2023.

Que se passe-t-il ?

Bank Al-Maghrib et l’Administration des douanes et impôts indirects (ADII) ont signé, jeudi, une convention de partenariat ayant pour objectif la mise en place d’un cadre formalisé pour l’échange de données et d’expériences dans les domaines d’intérêt commun des deux institutions, annonce une dépêche de la MAP.

Ce nouveau cadre de coopération permettra l’échange de données et l’accès aux informations et études produites par les deux institutions dans le cadre de leurs missions respectives, indique le communiqué conjoint des deux institutions.

Pourquoi est-ce important ?

En plus de son rôle de régulation du marché financier et et la préservation de la valeur du dirham, Bank Al-Maghrib est en charge de l’élaboration et la publication des statistiques monétaires du pays, l’élaboration d’un certain nombre de rapports notamment le rapport remis annuellement au roi Mohammed VI.

Abdellatif Jouahri, est devenu au fil du temps une personnalité influente dans le paysage médiatique en ce qui concerne la conjoncture économique du pays. Une posture qui s’est révélée avec sa sortie tonitruante, annonçant le report de la libéralisation du dirham contre l’avis de l’ancien ministres des finances Mohamed Boussaid. Ses conférences de presse, désormais diffusées en directe sur les réseaux sociaux, sont devenues de véritables évènements médiatiques. Sa disponibilité et le ton marocain du grand oncle, font de lui un excellent client de la presse.

Jouahri fait face à plusieurs défis et à des ruptures historiques, notamment la relance économique post-Covid, la pression européenne sur le dossier de blanchiment et la monnaie digitale. C’est dans ce contexte qu’il a prévu, dans son plan stratégique 2019-2023, le développement d’un pôle d’expertise économique et financière.

La présente convention avec la douane est un exemple de partenariats à travers lesquels, BAM souhaite consolider une remontée d’information fiable et rapide à même de permettre d’accroître la robustesse de l’analyse économique et de la stabilité financière mais aussi de renforcer les techniques de contrôle.

Biden : «La théorie du ruissellement n’a jamais fonctionné»

Le président américain vient d’enterrer le mythe de la théorie du ruissèlement chère à Ronald Reagan, Margaret Thatcher et Emmanuel Macron selon laquelle l’allégement fiscal des plus riches stimulerait l’économie et profiterait aux plus pauvres.

«La théorie du ruissellement n’a jamais fonctionné. L’économie doit marcher du bas vers le haut, du milieu vers l’extérieur.» a déclaré Joe Biden lors de son premier discours présidentiel devant le Congrès.

https://twitter.com/Inside_US4/status/1387671610124034049

«20 millions d’Américains ont perdu leur emploi pendant la pandémie alors que 650 milliardaires ont augmenté leur richesse de 1 billion de dollars» a martelé le successeur de Donald Trump.

Inspiré par la méthode Franklin D. Roosevelt après la Grande Dépression, le président américain a signé des budgets gigantesques s’élevant à 6.000 milliards de dollar pour relancer une économie malmenée par la crise sanitaire :

  • 1.900 milliards de dollars pour le plan de relance,
  • 2.300 milliards de dollars pour reconstruire ou rénover les infrastructures (20.000 miles de route et 10.000 ponts notamment),
  • 1.800 milliards de dollars de l’American Families Plan.

Face à l’importance de ces dépenses, les critiques ont fusé quant à leurs sources de financement. La réponse de Biden a été claire: impôt sur les revenus du capital des 500.000 familles les plus riches, imposition minimum pour les multinationales à l’échelle globale, annulation des baisses d’impôts accordées par Trump (2017) à certaines niches fiscales.

L’approche du président démocrates fera des petits

«Alors que la page des « Reaganomics » se referme, la France d’Emmanuel Macron risque de se retrouver en complet décalage.» écrit L’Obs en réaction aux déclarations susmentionnées du président américain.

Le journal rappelle que la « théorie du ruissellement » a coloré la politique d’Emmanuel Macron dès son arrivée à l’Elysée, lorsqu’il a défendu ses réformes fiscales, la suppression partielle de l’ISF et l’aplatissement de l’impôt sur les gains du capital. Et de surenchérir : «A un an de la présidentielle, en pleine crise sanitaire et sociale, et alors que les Etats-Unis amorcent un virage idéologique tant attendu, le locataire de l’Elysée n’envisage pas de mettre au placard son costume de « président des riches ».

Au Maroc, la page du Reganomics qui se tourne devrait pousser la Commission spéciale pour le Modèle de développement (CSMD) à revoir la copie de son rapport sensé être prêt en janvier 2021. L’économiste Najib Akesbi, l’un des détracteurs du ruissèlement avait réagi lors des débats sur les travaux de ladite commission en déclarant : «cette théorie de ruissellement ne s’est pas avérée au Maroc, je dirais même qu’elle défie la loi de la gravité ».

Partenariat ASMEX / TFO Canada : de l’export marocain «haut débit» vers le Canada

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KEY POINTS

  • L’ASMEX a signé jeudi à l’ambassade canadienne à Rabat, un partenariat avec l’Agence gouvernementale canadienne, TFO Canada, qui implique les acheteurs et grands donneurs d’ordre canadiens pour importer les produits marocains issus de ce programme.
  • Le partenariat couvre l’ensemble des régions du Royaume y compris les provinces du Sud au Sahara marocain, récemment reconnu par l’administration américaine.
  • Le rôle désormais affirmé du Maroc en tant qu’environnement idoine de développement économique de l’Afrique, a été déterminant dans ce partenariat.
  • Amine Laghidi président de l’ASMEX Région Centre, homme de confiance du président Sentissi, a été l’architecte de ce partenariat.

The news :

«L’Association marocaine des exportateurs (ASMEX) et l’Agence gouvernementale canadienne en charge du Commerce Extérieur, de l’investissement et de la durabilité du commerce (TFO Canada) ont conclu, jeudi à Rabat, un partenariat visant à soutenir les exportateurs marocains.» a annoncé la ce vendredi une dépêche de l’agence de presse officielle MAP.

L’évènement qui s’est déroulé sous le regard bienveillant de l’Ambassadrice du Canada au Maroc, Nell Stewart, a vu la participation des signataires : Steve Tipman, directeur exécutif de TFO Canada, Hassan Sentissi, président de l’ASMEX et Amine Laghidi, président de l’ASMEX Région Centre. Des chefs d’entreprises, banquiers et personnalités publiques ont également répondu présents.

Pourquoi c’est important :

Ce partenariat s’inscrit dans les efforts des acteurs économiques marocains pour faire face à la morosité de l’économie mondiale engendrée par la crise sanitaire. La mise en œuvre de ce programme maroco-canadien permettra aux entreprises marocaines d’accéder à un marché structuré, très normé certes, mais d’une taille très importante.

En effet, selon les termes de l’accord, l’ASMEX et TFO Canada ont convenu d’impliquer des acheteurs et grands donneurs d’ordre canadiens pour importer les produits marocains issus de ce programme, garantissant ainsi les débouchés d’export pour les entreprises et coopératives accompagnées de manière durable.

Le partenariat prévoit également un plan d’action de partage du savoir-faire marocain en matière d’export avec les pays africains ainsi que l’accompagnement des femmes exportatrices et la valorisation des exportations à forte valeur ajoutée culturelle, immatérielle et technologique.

Nerf de la guerre, le financement fait partie de l’engagement de la partie canadienne, qui envisage de consacrer un budget spécial pour accompagner, former et renforcer les compétences des exportatrices et exportateurs marocains.

Qu’est ce qu’ils ont dit :

«Cette entente est haute en symboles, dans la mesure où elle intervient en période de pandémie et de crise économique mondiale et démontre de ce fait le caractère privilégié et la résilience des relations maroco-canadiennes, soulignent les deux parties.» ont souligné les deux parties.

«Ce programme cible trois catégories d’export, à savoir les exports agricoles et agroalimentaires, les exports à forte composante culturelle, et les exports à forte composante technologique. L’objectif est d’augmenter la valeur ajoutée des exports marocains vers le Canada, de les pérenniser dans le temps et d’avoir un impact palpable concret et permanent sur les conditions de vie et la prospérité des entreprises, coopératives et personnes bénéficiaires.», affirme Hassan Sentissi, , président de l’ASMEX.

«Cette action aura une incidence directe sur la création d’emplois valorisants et permanents, l’amélioration des conditions de vie des bénéficiaires et constituera une source importante de rentrées en devises.», a déclaré Amine Laghidi, architecte de cette convention.

Hassan Sentissi, président de l’ASMEX et Amine Laghidi, président de l’ASMEX Région Centre ratifient la convention de partenariat entre l’ASMEX et TFO canada

#Tabsite, une volonté royale transformée en choc de simplification administrative

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Ahmed Laamoumri, est le haut responsable qui s’apprête à administrer à coup d’articles de sa loi 55.19 et de notifications de son #PNA, en guise de défibrillateurs, le choc de simplification administrative, à même de recréer le lien de confiance entre les citoyens marocains et leur administration. Un seul mot d’ordre : #Tabsite! Un vocabulaire emprunté du discours royal du 29 juillet 2019 et transformé en hashtag mobilisateur et en appel de ralliement à toutes les bonnes volontés et les bonnes énergies.

«Le secteur public doit, sans tarder, opérer un triple sursaut en termes de simplification, d’efficacité et de moralisation», un passage du discours royal du 29 juillet 2019, qui semble avoir bien résonné dans la têtes des responsables de l’administration marocaine. Il faut dire que le sujet revenait systématiquement dans presque tous les discours royaux.

«La Réforme de l’Administration et de la Fonction Publique est un chantier qui n’a que trop duré. Le Roi Mohammed VI, qui met cette reforme au cœur du projet social du Royaume, ne cesse d’ailleurs de nous rappeler l’urgence de sa mise œuvre» a déclaré Ahmed Laamoumri, Secrétaire Général du Ministère de la Fonction Publique et de la Modernisation de l’Administration, à l’occasion du rencontre d’information au sujet du lancement d’une campagne de sensibilisation sur la mise en œuvre de la loi N° 55.19 relative à la simplification des procédures et formalités administratives.

Choc de simplification

«La copie légalisée, c’est fini»

«Les double et triple copies, c’est fini»

«Le silence de l’administration, c’est fini»

«Les procédures qui n’ont aucune référence juridique, c’est fini»

«Citoyens, on va vous munir d’un outil qui va vous permettre de na pas subir les abus de certaines administrations».

Tenez-vous bien chers lecteurs, ces phrases n’émanent pas d’un politique en campagne mais bel et bien de M. le Secrétaire général, himself, depuis les bureaux de son administration et devant un parterre d’invités composés entre autres de journalistes et de créateurs de contenus.

Un ton qu’on retrouve chez l’ensemble des membres de la commission technique de simplification des procédures et formalités administratives qui ont également pris la parole pour témoigner sur l’avancement du chantier de mise en œuvre de la loi N° 55.19.

Ahmed Laamoumri n’a jamais été aussi sur de son choc de simplification et de la faisabilité de son modèle et pour cause l’impressionnant succès de l’organisation de la campagne de vaccination contre le Covid-19.

«Si notre administration a réussi, en un temps record, à mettre en place un dispositif aussi simple, aussi efficace et aussi orienté vers l’écoute de nos citoyens, c’est qu’on peut tout faire par ailleurs.» s’est exclamé le haut responsable devant ses invités.

Le Portail National de l’Administration (PNA), 1er jalon structurant du chantier de la simplification

Créée sous la présidence du Chef de gouvernement, la commission nationale de simplification des procédures et formalités administratives a adopté une feuille de route portant sur la planification stratégique des modalités de mise en œuvre des dispositions de la loi N° 55.19. Laquelle feuille de route s’articule autour de 3 phases et de 7 axes principaux à savoir:

  1. Guides d’orientation,
  2. Communication et Formation,
  3. Simplification des formalités de l’Usager,
  4. Soutien et Accompagnement,
  5. Digitalisation,
  6. Conduite du Changement,
  7. Préparation des texte d’application de la loi N° 55.19

Si la conduite de changement, la formation et la sensibilisation des agents des administrations sur l’ensemble du territoire nationale constituent un enjeu majeur pour la réussite du chantier, le jalon structurant et essentiel du dispositif reste le lancement du Portail National de l’Administration, le PNA.

1ère phase de la feuille de route, le PNA a l’objectif de devenir le référentiel national des procédures et formalités administratives. Pour cela, la commission technique s’est attelée :

  1. à recenser les décisions administratives entrant dans leur champ de compétence de chaque Administration,
  2. à les classifier,
  3. à les documenter,
  4. à les retranscrire
  5. à les soumettre à l’approbation de la Chefferie du gouvernement avant leur publication sur le PNA

«L’alimentation du PNA est un travail minutieux et fastidieux, qui a demandé un très fort engagement des différentes équipes» s’est confié M. Laamoumri. «Aujourd’hui plus de 3000 articles ont été finalisés, une grande partie sera approuvée dans les jours qui suivent par le Chef de Gouvernement», a-t-il souligné.

Au sujet du délai de la mise en ligne du portail, préalablement annoncé pour le 28 mars courant, le Secrétaire Général a annoncé que le calendrier risque d’être remanié. «Nous n’avons pas encore tranché si nous allons attendre l’exhaustivité du recensement où procéder par lots.» a-t-il déclaré.

M. Laamoumri a par la suite insisté sur l’importance de la digitalisation dans l’accélération de la simplification des procédures et formalités administratives. La célérité de ce processus dépend, selon le haut responsable, de la mise à niveau de certaines administrations dont découlerait l’interopérabilité entre l’ensemble des administrations et par conséquent un environnement propice à l’optimisation et à l’amélioration du service aux usagers et aux citoyens.

«Le bonheur pour moi en tant que citoyen, est de ne pas perdre mon temps devant une administration»

La «confiance», l’ADN du dispositif

«Le cœur du modèle de simplification que nous avons adopté est la confiance. Nous allons faire confiance au citoyen et nous le rendra par retour» a répété M. Laamoumri. «C’est à ce titre que nous avons demandé à l’ensemble des administrations de proposer un remplacement systématique de certains documents par une déclaration sur l’honneur» a-t-il souligné.

«La confiance» a d’ailleurs été placée en tête de liste de dix principes généraux de la loi 55.19. Une liste qui comprend entre autres : la transparence, la proximité, le feed-back et l’engagement.

Des principes qui ont amené les intervenants à évoquer la mesure de satisfaction des usagers dans leurs rapports avec l’administration et son impact sur la notion de bonheur, citant des exemples de pays qui ont nommé des ministres du bonheur. Une notion que M. Laamoumri a tenu à ramené au contexte de «son rêve» de voir une administration réactive et à l’écoute de l’usager (usager est un terme qui a été au centre des échanges, en raison de sa traduction difficile en arabe ).

«Le bonheur pour moi en tant que citoyen, est de ne pas perdre mon temps devant une administration» s’est-il exclamé à l’audience. «Nous n’avons pas besoin d’un ministère de confiance qui se positionnera en intermédiaire avec le citoyen» a-t-il lancé à l’audience.

A l’écoute des jeunes

A l’ère des réseaux sociaux, les classiques de la communication sont soumis à rude épreuve. Et quand une administration invite une influenceuse de moins de 30 ans qui trône sur 2,7 millions de followers, c’est s’exposer à une communauté qu’elle n’a presque jamais côtoyer.

La démonstration s’est faite en directe, quand Ihssane Benalluch, ambassadrice de bonne volonté de l’Union Européenne, a rapporté les interrogations de ses followers. «Les jeunes me demandent c’est quoi la simplification des procédures administratives ?».

M. Laamoumri n’a pas caché son étonnement après avoir profondément écouté l’intervention de la jeune créatrice de contenu. «Votre retour est déconcertant. Des choses qu’on prenait comme acquises ne le sont finalement pas.» a-t-il concéder.

Et de rajouter : «Nous nous comprenons parfaitement entre nous, nous les 1 millions d’agents de l’Administration nous avons notre propre jargon. Nous sommes conscients que nous devons améliorer notre communication avec les usagers et les citoyens. D’ailleurs c’est la raison pour laquelle nous nous sommes réunis aujourd’hui».

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