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Citant la «détérioration de la gouvernance», Moody’s abaisse les perspectives de crédit d’Israël

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La principale agence de notation Moody’s a abaissé la perspective économique d’Israël de positive à stable vendredi, citant la «détérioration de la gouvernance d’Israël» au cours des mois de bouleversements provoqués par la tentative très controversée du gouvernement de réformer radicalement le système judiciaire.

L’agence de notation a publié vendredi ses perspectives annuelles détaillées. Si la note de crédit d’Israël reste inchangée pour l’instant (A1), les perspectives d’avenir, dans lesquelles la société estime la direction que prendra la note dans un avenir prévisible, ont été revues à la baisse.

Cette décision intervient en dépit des efforts déployés par le président Isaac Herzog et le premier ministre Benjamin Netanyahu, qui se sont entretenus avec des cadres supérieurs de Moody’s pour les persuader de ne pas abaisser la cote de crédit d’Israël.

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En avril 2022, Moody’s a relevé sa perspective pour Israël de «stable» à «positive», mais n’a pas augmenté la note de crédit en conséquence, en partie à cause de l’instabilité politique dans le pays, qui a conduit à des élections anticipées en novembre 2022.

L’agence a déclaré que la décision d’abaisser sa perspective était due à «une détérioration de la gouvernance d’Israël», en raison de la réforme judiciaire.

Dans son communiqué, Moody’s a déclaré que «le changement de perspective, de stable à positive, reflète une détérioration de la gouvernance d’Israël, comme l’illustrent les récents événements autour de la proposition du gouvernement de réviser le système judiciaire du pays».

Moody’s souligne également que «bien que les protestations de masse aient conduit le gouvernement à suspendre la législation et à rechercher le dialogue avec l’opposition, la manière dont le gouvernement a tenté de mettre en œuvre une réforme de grande envergure sans rechercher un large consensus indique un affaiblissement de la force institutionnelle et de la prévisibilité de la politique».

Expliquant le raisonnement qui sous-tend sa décision, Moody’s a également affirmé que «les risques pesant sur la notation d’Israël sont désormais équilibrés, ce qui conduit à une perspective stable».

Du côté des risques, alors que les délibérations sur la forme exacte de la réforme judiciaire se poursuivent, le gouvernement a réitéré son intention de modifier le mode de sélection des juges. Cela signifie que le risque de nouvelles tensions politiques et sociales dans le pays demeure, poursuit Moody’s.

«En revanche, si une solution est trouvée sans aggraver ces tensions, les tendances économiques et fiscales positives que Moody’s avait précédemment identifiées demeurent. Dans l’ensemble, les événements récents ont contrebalancé les développements positifs qui avaient conduit Moody’s à attribuer une perspective positive en avril 2022, liée à la forte performance économique et fiscale et à la mise en œuvre de réformes structurelles par le gouvernement précédent.» Conclut l’agence de notation.

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