Benjamin Netanyahu

Maroc-Israël : La Déclaration tripartite de Rabat à l’ordre du jour du conseil ministériel israélien de ce dimanche

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Keys points

  • Un conseil ministériel présidé par Netanyahu discutera ce dimanche de la déclaration tripartite fixant les termes de la reprise des relations diplomatiques entre Rabat et Tel-Aviv.
  • Compte tenu de l’importance de la déclaration commune, le ministère des Affaires étrangères israélien approuve la soumission de la déclaration conjointe à la Knesset pour approbation.
  • Le ministère de la Justice a confirmé également que rien n’empêchait de soumettre la déclaration conjointe à la Knesset pour approbation.
  • Le texte sujet d’approbation contient bien la reconnaissance des États-Unis de la souveraineté du Maroc sur «l’ensemble du Sahara occidental» et son soutien à la proposition «sérieuse, crédible et réaliste d’autonomie du Maroc comme seule base, pour une solution juste et durable au conflit du Sahara Occidental».
  • Il mentionne également «la position ferme du Royaume du Maroc à l’égard de la question palestinienne» ainsi que son importance.
  • La note explicative en annexe de l’ordre du jour révèle qu’il y a eu un différend concernant la réouverture des bureaux de communication à Tel-Aviv et Rabat.
  • Le conseiller juridique du gouvernement précise que la Déclaration commune sur l’établissement de relations diplomatiques, de paix et d’amitié avec le Royaume du Maroc «est une déclaration historique d’une grande importance politique».
  • En vue de l’urgence de la décision, le conseiller juridique souligne l’importance de l’achèvement les procédures de ratification avant fin janvier 2021.
  • Le Procureur général du Ministère des affaires étrangères et le Département du droit international des conseils et de la législation du ministère de la Justice affirment «qu’il n’existe aucun obstacle juridique à l’approbation de la résolution proposée».

The News :

Le bureau du premier ministre israélien Benjamin Netanyahu a publié samedi sur le site du gouvernement l’ordre du jour du Conseil ministériel No40, via Zoom, du dimanche 24.01.2021 dans lequel figure l’approbation de la déclaration conjointe signée le 22 décembre à Rabat par Israël, les États-Unis et le Maroc.

Le document de neuf pages et constitué de l’annonce de l’ordre du jour, d’une note explicative ainsi que du scan de la déclarations tripartite signée devant le roi Mohammed VI en anglais et en hébreu.

La note explicative révèle que le gouvernement israélien n’a émit aucune objection juridique, politique ou budgétaire de cette déclaration, tout en soulignant l’urgence de sa ratification avant fin janvier 2021. Le seul point qui n’a pas été traité par les médias jusqu’à aujourd’hui, c’est l’existence de différend sur le point relatif à l’ouverture des bureaux de liaison. D’ailleurs, la note explicative ne donne aucun détail.

La déclaration qui sera très probablement approuvée ce dimanche par le Conseil ministériel sera présentée dans un deuxième temps pour approbation par la Knesset, le parlement monocaméral d’Israël.

Dans les coulisses :

Il a fallu quatre jours après l’investiture de Joe Biden pour qu’il ait eu le premier contact officiel entre la Maison Blanche Biden et le bureau du Premier ministre israélien.

Pendant la transition, l’équipe de Biden s’est abstenue de parler aux gouvernements étrangers.

En effet, le conseiller américain à la sécurité nationale Jake Sullivan s’est entretenu au téléphone ce samedi avec son homologue israélien Meir Ben Shabbat. Les deux responsables ont évoqué entre autres, le dossier iranien et les accords de paix entre Israël et les pays arabes.

Le Premier ministre israélien Benjamin Netanyahu ne cache pas sa préoccupation par l’objectif déclaré du président Biden d’essayer de reprendre l’accord nucléaire avec l’Iran. Une telle décision pourrait entraîner des tensions entre l’administration Biden et le gouvernement israélien, malgré une forme de prudence du secrétaire d’État «désigné» Tony Blinken qui avait souligné lors de son audience par le Sénat américain que les États-Unis consulteront Israël et les États du Golfe avant de prendre des décisions.

Driving the news :

Deux évènements importants en relation avec le dossier de la normalisation entre le Maroc et Israël ont survenu samedi:

  1. Conseil national du PJD avec un seul ordre du jour : Normalisation avec Israël

La tenue du Conseil national du Parti de la justice et du développement, PJD, parti islamique qui dirige le gouvernement marocain. Un conseil provoqué par la jeunesse du parti qui accuse son secrétaire général et Chef de Gouvernement de traitrise après sa signature de la déclaration conjointe annonçant la reprise des relations diplomatique entre Rabat et Tel-Aviv.

Les leaders du PJD ont tenu un discours ambigu, laissant croire que Saad Eddine El Otmani avait ratifié la déclaration de la normalisation avec Israël, non par conviction mais par devoir de Chef de gouvernement. «Ce n’est pas le Chef du parti qui avait signé mais le Chef de gouvernement» a-t-il laissé entendre.

Driss El Azami, membre du bureau politique du PJD, maire de la ville Fès, et dernier soutien de l’ancien Secrétaire Générale du Parti et ancien Chef de Gouvernement, Abdelilah Benkirane, a été encore plus ambigu en soulignant sa fierté de cette «victoire stratégique, décisive et historique du Maroc» et en affirmant son soutien inconditionnel et son appui ferme à la lutte et à la lutte de l’héroïque peuple palestinien contre «l’ennemi , l’occupant, le brut.». Un double discours qui caractérise l’ADN de ce parti dont le discours religieux n’a été que marketing et propagande.

  1. Manœuvres algériennes et fake news

La propagande algéro-polisarienne tente vainement de montrer une «zone de guerre», à travers des fake news, des «communiqués de guerre», des dépêches et des reportages quotidiens sur des «accrochages imaginaires».

Dans la soirée du samedi, le front séparatiste déboutée par la position de l’administration Trump, a fait publier un communiqué annonçant une attaque militaire contre le passage douanier de Guergarate situé entre le Maroc et la Mauritanie.

Rabat a réagit à cette communication en affirmant que malgré les harcèlements sans incidents des milices du «Polisario», la situation à Guerguarate était calme et normale, et que le trafic routier entre le Maroc et la Mauritanie, et au-delà vers l’Afrique subsaharienne, «n’est aucunement perturbé».

L’Algérie, qui vit une vacance de pouvoir enfant jour après jour le pays dans l’incertitude, tente tant bien que mal de faire pression sur la nouvelle administration américaine en créant une situation de crise armée.

Israël: 60% du Likoud voteront pour Netanyahu lors du 4e scrutin, son adversaire Benny Gantz donné pour perdant

Alors qu’Israël se dirige vers un 4e scrutin électoral en deux ans, seuls 14% des électeurs de la liste centriste Bleu Blanc prévoient de voter pour Benny Gantz, selon un nouveau sondage mené par l’Institut de recherche Maagar Mochot. 60% prévoient du Likoud prévoient de voter Netanyahu.

Avec I24

Le sondage de l’institut de recherche Maagar Mochot a révélé que, sur l’ensemble de l’échiquier politique, de nombreux Israéliens ne voteront pas pour les mêmes partis pour lesquels ils avaient voté lors des élections précédentes.

En ce qui concerne le parti Likoud du Premier ministre Benyamin Netanyahou, 60% prévoient de voter à nouveau pour lui et que seuls 14% des électeurs de la liste centriste Bleu Blanc prévoient de voter pour Benny Gantz

Seuls 23% des électeurs de Yesh Atid-Telem voteront à nouveau pour ce parti, 4% des personnes qui ont choisi le parti travailliste feront le même choix et 53% des électeurs du parti de gauche Meretz, conserveront leur choix initial.

En outre, le nouveau parti de Gideon Saar recueillera les votes de diverses tendances politiques, selon le sondage.

Environ 10% des électeurs du Likoud, 18% de ceux de Bleu Blanc et 14% des électeurs de Yamina voteront pour le parti de G. Saar.

Un récent sondage effectué jeudi pour le journal Maariv révèle que G. Saar serait en mesure de former un gouvernement avec Yamina, Yesh Atid, Yisrael Beytenu et Bleu Blanc, laissant le Likoud, Shas, Judaïsme unifié de la Torah, Meretz et la Liste arabe commune dans l’opposition. 

Maroc-Israël Acte 2 : Une délégation marocaine se rendra en Israël dimanche prochain pour faire avancer l’accord de normalisation

Une délégation marocaine se rendra en Israël dimanche prochain pour travailler à l’avancement des relations diplomatiques entre les deux pays, a déclaré samedi le Premier ministre Benjamin Netanyahu.

C’est dans une vidéo publiée sur les réseaux sociaux que Netanyahu, a annoncé qu’une délégation marocaine se déplacera à Tel-Aviv une semaine après la visite de la délégation conjointe américano-israélienne au Maroc, qui a permis la signature de la Déclaration tripartite de Rabat, instituant la feuille de route de la reprise des relations entre le Maroc et Israël.

«Les parties discuteront de la réouverture des bureaux de liaison, de la création d’ambassades et du lancement de vols directs entre les pays», a déclaré Netanyahu.

La délégation atterrira en Israël dimanche, selon le site d’information Walla.

Netanyahu a par ailleurs évoqué l’appel téléphonique avec le roi Mohammed VI effectué vendredi.

«Ce fut une conversation très chaleureuse, très émouvante et passionnante qui s’est déroulée dans mon pas très bon arabe, l’hébreu, son excellent français et mon anglais», a déclaré le Premier ministre.

«Je pense que c’est le début d’une belle amitié», a déclaré Netanyahu au roi, en empruntant la célèbre dernière réplique du célèbre film de Humphrey Bogart, Casablanca, qui se déroulait au Maroc.

Maroc-Israël : Premier entretien téléphonique entre le Roi Mohammed VI et Netanyahu

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Le Cabinet Royal annonce dans un communiqué, que le Roi Mohammed VI a eu, ce vendredi, un entretien téléphonique avec le Premier Ministre de l’Etat d’Israël, Benjamin Netanyahu. Selon les médias israéliens, ce dernier aurait invité le souverain à visiter Israël.

Au cours de cet entretien, indique le communiqué, le Roi a rappelé les liens forts et particuliers entre la communauté juive originaire du Maroc et la Monarchie marocaine.

«Le Souverain a, également, réitéré la position cohérente, constante et qui demeure inchangée du Royaume du Maroc au sujet de la Question Palestinienne ainsi que le rôle pionnier du Royaume pour la promotion de la paix et de la stabilité au Moyen-Orient», souligne le communiqué.

C’est dans ce contexte que le Roi s’est félicité de la réactivation des mécanismes de coopération entre le Royaume du Maroc et l’Etat d’Israël, et de la reprise des contacts réguliers, dans le cadre de relations diplomatiques pacifiques et amicales, indique la même source.

Pour sa part, le Premier Ministre israélien a assuré le Roi Mohammed VI, de sa détermination à mettre en œuvre tous les engagements pris, selon un calendrier précis de mise en œuvre.

La déclaration trilatérale entre le Royaume du Maroc, les États-Unis d’Amérique et l’Etat d’Israël, signée devant le Roi Mohammed VI, le 22 décembre dernier, constitue le cadre de référence pour le développement et l’évolution de ces relations, conclut le communiqué du Cabinet Royal.

Invitation à visiter Israël

Durant cet entretien téléphonique, Benjamin Netanyahu a invité le Roi Mohammed VI à se rendre en Israël, révèle Reuters, citant le bureau de Netanyahu.

Netanyahu a également remercié le roi Mohammed d’avoir accueilli une délégation officielle israélienne cette semaine, selon la même source.

https://twitter.com/aviberkow45/status/1342553824280633344

Urgent – le Gouvernement de Netanyahu est renversé

La 23e législature de la Knesset a été automatiquement dissoute sur le coup de minuit, mercredi, entraînant la convocation de nouvelles élections, les quatrièmes en deux ans, après l’échec des parlementaires à adopter un budget pour l’Etat. Des élections qui auront lieu en mars 2021. Cette énième crise consacre l’impossible union de Benjamin Netanyahu et Benny Gantz dans un même gouvernement.

Avec AFP et i24

Le mariage forcé aura été de courte durée. Huit mois tout au plus, avant le divorce et le retour en campagne électorale avec cette fois une pandémie de Covid-19 et le procès pour corruption du Premier ministre Netanyahu qui doit prendre son véritable envol début 2021, avant le nouveau scrutin prévu en mars, écrit l’AFP dans sa dépêche.

Mercredi, à la première seconde de la date butoir prévue pour adopter le budget de l’État, le Parlement s’est dissous faute d’accord sur le budget au sein même du gouvernement « d’union et d’urgence » formé en avril par le Premier ministre Benjamin Netanyahu et son ex-rival Benny Gantz.

Le Premier ministre Benyamin Netanyahou a accusé mardi soir son adversaire de ne pas avoir respecté ses promesses dans le cadre de l’accord de rotation convenu entre les deux dirigeants, promettant par ailleurs que son parti remporterait le prochain scrutin, écrit i24News.

Après trois scrutins les ayant placés au coude-à-coude, MM. Netanyahou et Gantz avaient provisoirement enterré la hache de guerre au printemps afin de mettre fin à la plus longue crise politique de l’histoire d’Israël, en s’alliant dans un même gouvernement.

L’accord, visant à rassembler les principales forces politiques du pays pour affronter la pandémie de Covid-19, prévoyait notamment une rotation pour le poste de Premier ministre et l’adoption d’un budget unique pour les années 2020 et 2021.

Une 4e élection en deux ans

Mais pour concrétiser cette rotation, et permettre à M. Gantz d’accéder au poste de chef de gouvernement l’an prochain, les parlementaires devaient au préalable s’entendre sur le budget, un pas qu’ils n’ont finalement jamais franchi.

La saga du budget, considérée par la presse locale comme le révélateur des tensions entre MM. Netanyahu et Gantz, s’est étirée sur des mois avec pour échéance le 23 décembre. Si à cette date aucun compromis n’était trouvé, la Knesset (Parlement) se dissolvait et les Israéliens étaient convoqués à nouveau aux urnes.

Mais mardi, les parlementaires ont rejeté, par 49 voix contre 47, ce compromis, ne laissant plus de place au doute sur le sort du gouvernement.

Le Likoud reste pour l’heure en tête des intentions de vote, mais l’apparition de ce nouveau parti et la montée de la formation de droite radicale Yamina d’un autre ancien ministre, Naftali Bennett, grignotent des voix à M. Netanyahu qui pourrait se retrouver après cet énième scrutin sans assez de partenaires pour se maintenir au pouvoir.

Saad Eddine El Otmani signe la déclaration conjointe sur l’ouverture d’une ère nouvelle dans les relations entre le Royaume du Maroc et l’Etat d’Israël

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Devant le roi Mohammed VI qui était accompagné du Prince héritier Moulay El Hassan, Saad Eddine El Otmani, Chef de gouvernement et secrétaire général du parti islamiste, Parti Justice et Développement, a apposé, pour l’histoire, sa signature sur la Déclaration Conjointe qui a mis l’accent sur l’ouverture d’une ère nouvelle dans les relations entre le Royaume du Maroc et l’Etat d’Israël. Laquelle déclaration a été également paraphée par le candidat à la direction du Service de sécurité intérieure israélien, le Shin Bet, Meir Ben-Shabbat. La signature de Saad Eddine El Otmani, chef de gouvernement démocratiquement élu et de surcroit porte parole du mouvement anti-normalisation du pays n’est qu’un autre miracle de la baraka et de la grâce divine qui sanctifie et protège la marche du Royaume chérifien.

Hier, fervent activiste contre la reconnaissance de l’Etat d’Israël, aujourd’hui, signataire de la déclaration de normalisation avec ce même pays, Saad Eddine El Otmani est la preuve qu’une page de l’Histoire est entrain de se tourner et que «les opportunités de stabilité et de prospérité qui ne viennent que de la paix, ne fait qu’accélérer l’effondrement des vieux préjugés», comme l’a affirmé si bien Jared Kushner dans les colonnes de L’observateur du Maroc.

Sur quoi s’est engagé Saad Eddine El Otmani ?

Aujourd’hui, une délégation américano-israélienne de haut niveau, présidé par le conseiller Spécial de Donald Trump, s’est déplacée depuis Tel-Aviv en grandes pompes, déployant un dispositif de communication huilée alliant bonne attention, nostalgie et marketing politique. Le côté israélien savait pertinemment que le Maroc était un cas spécial et avait un statut particulier dans le cœur du millions d’israélien d’origine marocaine.

La délégation «de paix» a eu droit à une audience royale, confirmant les déclarations de Jared Kushner dans lesquelles il exprimait sa fierté de son amitié avec le roi Mohammed VI et le contact permanent qu’il avait avec son équipe depuis le Iftar de mai 2019. Une audience qui a été sanctionnée par la signature d’une déclaration conjointe entre le Royaume du Maroc, l’Etat d’Israël et Les États-Unis d’Amérique.

Cette déclaration conjointe, signée devant le Roi par le Chef du Gouvernement, Saad Eddine El Otmani, le Conseiller principal du Président des États-Unis d’Amérique Jared Kushner et Meir Ben-Shabbat, Conseiller à la Sécurité, s’articule autour des axes suivants :

Engagement tripartite

Les trois pays formalisent dans cette déclaration conjointe les accords annoncés précédemment suite à l’entretien téléphonique entre Mohammed VI et Donald Trump.

C’est écrit noir sur blanc sur ce document : Ladite déclaration tripartie se réfère à «l’entretien téléphonique qui a eu lieu entre le Roi Mohammed VI et le Président Donald Trump, le 10 décembre 2020, ainsi qu’à leurs déclarations historiques respectives publiées le même jour, ainsi que par le Premier ministre israélien, Benjamin Netanyahu».

La déclaration Conjointe signée et paraphée par les trois partenaires met aussi en exergue la Proclamation des Etats-Unis portant sur la reconnaissance de la souveraineté du Royaume du Maroc sur le Sahara, tout en stipulant que les « Etats-Unis reconnaissent la souveraineté marocaine sur l’ensemble du territoire du Sahara occidental et réaffirment leur soutien à la proposition d’autonomie sérieuse, crédible et réaliste du Maroc comme seule base pour une solution juste et durable du différend sur le territoire du Sahara occidental ».

Dans ce document, le Royaume du Maroc, les États-Unis d’Amérique et l’État d’Israël conviennent de s’engager à respecter pleinement les dispositions de la présente Déclaration, à les promouvoir et à les défendre et de convenir que chaque partie aura pleinement honoré ses engagements avant fin janvier, et qu’elle aura identifié des actions nouvelles.

Ils conviennent aussi d’œuvrer en conséquence aux niveaux bilatéral, régional et multilatéral.

Washington et Rabat s’impliquent dans le développement économique et social du territoire du Sahara

Les États-Unis s’engage par la présente déclaration d’encourager le développement économique et social avec le Maroc, y compris sur le territoire du Sahara occidental, et, à cette fin, ouvriront un consulat sur le territoire du Sahara occidental, à Dakhla, pour promouvoir les opportunités économiques et commerciales en faveur de la région.

Préservation du statut spécial de la ville sacrée de Jérusalem

Dans la même Déclaration, les trois pays rappellent l’échange de vues qui a eu lieu durant ledit entretien entre le Roi Mohammed VI et le Président Trump à propos de la situation actuelle au Moyen-Orient, au cours duquel «le Roi a réitéré la position cohérente, constante et inchangée du Royaume du Maroc sur la question palestinienne, ainsi que la position exprimée sur l’importance de préserver le statut spécial de la ville sacrée de Jérusalem pour les trois religions monothéistes, pour le Roi, en sa qualité de Président du Comité Al-Qods».

Les trois pays reconnaissent, dans le même document, le rôle historique dont le Maroc s’est toujours acquitté pour le rapprochement des peuples et la promotion de la paix et de la stabilité au Moyen-Orient, et tenant compte des liens particuliers que le Roi entretient avec la communauté juive marocaine vivant au Maroc et partout dans le monde, y compris en Israël.

Relations diplomatiques complètes

Saad Eddine El Otmani, Chef de Gouvernement du Maroc, a approuvé la déclaration qui stipule que les trois parties se disent conscientes que «l’établissement de relations diplomatiques complètes, pacifiques et amicales entre le Maroc et Israël est dans l’intérêt commun des deux pays», et qu’il contribuera à faire avancer la Cause de la paix dans la région, à renforcer la sécurité régionale, à ouvrir de nouvelles opportunités pour l’ensemble de la région.

Le roi Mohammed VI a confirmé l’intention du Royaume du Maroc et de l’Etat d’Israël d’accorder les autorisations de vols directs entre le Maroc et Israël, y compris via les compagnies aériennes israélienne et marocaine , et d’octroyer des droits de survol.

Le souverain a aussi ratifié sa décision «de reprendre sans délai les contacts officiels pleins et entiers entre homologues marocains et israéliens et d’établir des relations diplomatiques complètes, pacifiques et amicales».

Ainsi il sera procédé à la réouverture des bureaux de liaison à Rabat et à Tel-Aviv dans les prochaines deux semaines;

Coopération économique entre le Maroc et Israël

Enfin, la Déclaration Conjointe stipule l’engagement du Maroc et d’Israël de promouvoir une coopération économique bilatérale dynamique et innovante et de poursuivre la coopération dans les domaines :

  • du commerce;
  • de la finance et de l’investissement,
  • en matière d’innovation et de technologie;
  • d’aviation civile;
  • de visas et de services consulaires;
  • de tourisme;
  • d’eau,
  • d’agriculture et de sécurité alimentaire;
  • de développement;
  • d’énergie et de télécommunications;
  • et dans d’autres secteurs qui pourraient être définis d’un commun accord

Jared Kushner : «Demain nous allons, avec fierté, aller de l’avant avec les accords d’Abraham»

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Le Conseiller spécial du Président américain, Jared Kushner, et le premier ministre Israélien, Benjamin Netanyahu, ont tenu lundi soir un point de presse, la veille de l’inauguration du premier vol commercial direct entre Israël et le Maroc, annonçant la reprise des relations entre les deux pays, mises en veilleuse en 2000 après le déclenchement de la deuxième intifada en 2000.

Avec Agences

«Demain nous allons, avec fierté, aller de l’avant avec les accords d’Abraham (nom des accords de normalisation, ndlr) avec le premier vol commercial direct, d’El Al, d’Israël au Maroc», a déclaré lundi soir à Jérusalem M. Kushner lors d’un point de presse aux côtés du Premier ministre israélien Benjamin Netanyahu.

Jared Kushner qui a atterri en Israël ce lundi a tenu à remercier le roi Mohammed VI pour ses efforts et ses conseils pour la paix : « Je remercie mon ami le roi Mohammed VI pour avoir donné son accord cette année à une normalisation de ses relations avec Israël et qui ouvre une nouvelle opportunité pour l’Afrique du Nord et l’ensemble du Proche-Orient. »

M. Kushner a indiqué que les accords d’Abraham avaient conduit à des «résultats spectaculaires», assurant avoir «fait preuve de réalisme face à ces défis qui n’avait pas été résolus depuis trop longtemps».

«Trump a accepté de prendre des risques que personne n’avait voulu prendre», a-t-il assuré. «Tout cela a permis la naissance d’un nouveau Proche-Orient

«J’espère que cette nouvelle ère va ouvrir de nouvelles opportunités au Proche-Orient», a poursuivi M. Kushner, expliquant en outre que l’antisémitisme et la désignation de bouc-émissaires avaient «entraîné un comportement destructeur qui a duré bien trop longtemps. Les peuples veulent la paix».

«Israël est prêt à faire des compromis véritables pour la paix et non pour sa sécurité, j’appelle le monde à comprendre la perspective israélienne», a-t-il conclu.

Une explosion de paix

La visite de Kushner en Israël est probablement la dernière à son poste de conseiller principal de la Maison Blanche. Lors de ses réunions multiples ce maton depuis l’ambassade américaine, a été l’occasion aux responsables israéliens et américains de le remercier ainsi que Trump pour leurs efforts au nom d’Israël, rapporte le Jerusalem Post.

Netanyahu qui a reçu le conseiller de Trump dans sa résidence a remis à ce dernier une plaque, l’ambassade des États-Unis à Jérusalem a nommé sa cour intérieur «Kushner», tandis que le Keren Kayemeth LeIsrael-Jewish National Fund a inauguré dans le bosquet des nations dans la forêt de Jérusalem : «le jardin Kushner pour la paix».

Lors de la cérémonie dans le Bosquet des Nations, Kushner a évoqué le rôle que Jérusalem avait joué pour offrir des opportunités de paix, notant qu’elle n’était pas la source des divisions au Moyen-Orient.

«Jérusalem n’est pas la cause du problème; c’est le cœur de la solution», a-t-il déclaré.

En tant que petit-enfant des survivants de l’Holocauste, les arbres étaient une partie importante de l’histoire de sa famille, a déclaré Kushner. Il a rappelé comment pendant l’Holocauste, ses grands-parents s’étaient cachés dans la forêt et avaient combattu les nazis.

«Les accords de paix que nous avons conclus sont des graines plantées qui soutiendront la vie et porteront leurs fruits si elles sont correctement entretenues», a déclaré Kushner.

«Au cours des quatre derniers mois, nous avons conclu quatre accords de paix», a-t-il déclaré, ajoutant «qu’un accord de paix n’est possible que lorsque deux parties poursuivant des intérêts communs acceptent de prendre des mesures audacieuses

«En 2017, Trump a été averti qu’il déclencherait une explosion au Moyen-Orient», a déclaré Kushner. «Et il y a eu une explosion … Les actions audacieuses de Trump ont conduit à une explosion de paix.»

Abordant la décision de déplacer l’ambassade des États-Unis à Jérusalem, il a déclaré: «Jérusalem reste ouverte et unit des personnes de toutes confessions».

«La transformation régionale est en marche», et «nous devons continuer à réécrire de nouveaux chapitres passionnants et ne pas revenir à de vieilles idées … le monde change pour le mieux», a déclaré Kushner.

Plus précisément, «l’Arabie saoudite autorise les Israéliens à arriver, Bahreïn ouvre des restaurants casher … Le Maroc enseigne l’histoire juive – des choses qui ne seraient pas imaginables autrement», a-t-il déclaré.

Kushner a terminé son discours en remerciant Netanyahu, qu’il a qualifié d’avoir été «un partenaire formidable pour la paix».

Le premier ministre israélien a déclaré qu’au cours des années, il avait rencontré plein de personnes qui ont voulu faire avancer la paix au Proche-Orient, que «tous avaient épousé des valeur nobles et avaient des intentions nobles, mais peu d’entre eux, si ce n’est aucun, n’a connu la réussite que vous avez connue, M. Kushner».

«Les initiatives (portées) par les accords d’Abraham ont permis d’avoir la paix avec les Emirats, Bahreïn, le Soudan et maintenant le Maroc, et il y en aura d’autres», a-t-il ajouté. «Vous pouvez être fier de votre contribution à la normalisation entre Israël et le monde musulman».

«Nous devons beaucoup à M. Trump et à ses actions, son leadership, nous sommes convaincus que ces réussites et accords vont perdurer», a souligné le Premier ministre.

«50.000 Israéliens viennent tout juste de se rendre à Dubaï et ce qui se passe là-bas est une révolution parce que les Emiratis les ont accueillis chaleureusement (…) et la même chose va se produire maintenant à Rabat et Casablanca», a déclaré Netanyahu.

«Vous allez voir que cette paix entre les Juifs et les Arabes à l’extérieur d’Israël est en train de créer un nouvelle dynamique, positive, entre les Juifs et les Arabes au sein même d’Israël», a ajouté le Premier ministre israélien, précisant que son conseiller spécial à la sécurité, Meir Ben Shabbat, sera du vol de mardi pour Rabat.

Ce vol Tel-Aviv/Rabat, qui doit être suivi par l’ouverture de ligne aérienne entre les deux pays, sera accompagné de la signature de plusieurs accords, selon le programme en cours de préparation à Rabat.

Le Maroc revendique l’affluent juif de son histoire

Israël, qui compte un million de juifs d’origine marocaine, et le Maroc, où vit encore la communauté juive la plus importante d’Afrique du Nord, avaient déjà entretenu des relations officielles à la fin des années 1990.

Deux bureaux diplomatiques ont assuré la liaison après les accords de paix israléo-palestiniens d’Oslo de 1993, jusqu’à leur fermeture après le déclenchement de la deuxième intifada en 2000.

Le nouvel accord formalise «un partenariat de facto remontant à plus de 60 ans», avec notamment une «coopération dans le domaine du renseignement et de la sécurité», a rappelé Ahmed Charaï, patron de presse marocain connu pour sa proximité avec les cercles de pouvoir, dans une chronique publiée par le Jerusalem Post.

Car si les relations étaient officiellement suspendues, les liens n’ont jamais cessé: les échanges commerciaux bilatéraux ont représenté 149 millions de dollars entre 2014 et 2017, selon des statistiques publiées par la presse marocaine, et le Maroc figure parmi les cinq plus importants clients africains d’Israël, selon un bulletin de la chambre de commerce France-Israël.

Fait rare dans le monde arabe, le Maroc revendique «l’affluent juif» de son histoire, sous l’impulsion du roi Mohammed VI. Casablanca accueille notamment un «musée du judaïsme marocain», affirme l’AFP.

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