Israel

Maroc-Israël : Medi1TV programme mercredi une émission exceptionnelle sur les expressions culturelles de la composante juive de l’identité marocaine

//

La reprise des relations entre le Maroc et Israël va bon train. Après la réouverture du bureau de liaison israélien avenue Mehdi Ben Barka à Rabat, la programmation d’un échange de visites de délégations à Tel-Aviv, ce mois de février, Nasser Bourita s’est entretenu aujourd’hui avec le ministre israélien des affaires étrangères, Gabi Ashkenazi. Dans ce contexte favorable au dialogue et aux échanges, MEDI1TV diffusera demain mercredi 03 février 2021 à partir de 21h00 GMT+1 sur ses canaux linéaires et numériques, une émission exceptionnelle sur les expressions culturelles de la composante juive de l’identité marocaine.

Intitulée «Tamaghrabit», cette initiative relève du projet culturel de MEDI1TV pour revisiter la diversité et la richesse culturelles du patrimoine marocain, et refléter l’esprit de tolérance qui caractérise et rassemble la société marocaine dans sa diversité culturelle, précise un communiqué de la chaine tangéroise annonçant la programmation de ce mercredi.

MEDI1TV prévoit un plateau de deux heures de direct avec des invités prestigieux : artistes, universitaires, historien, personnalités publiques et citoyens du monde, avec des témoignages exclusifs, des reportages et images inédites, symboles de la présence juive millénaire au Maroc.

«Tamaghrabit permettra aux téléspectateurs et internautes au Maroc et ailleurs, de redécouvrir l’apport de la culture juive dans l’identité marocaine», indique le communiqué de MEDI1TV.

Dans la bande d’annonce de l’émission dévoilée ce lundi, on voit des marocains de confession juive, témoigner de leurs relations toujours fortes avec leur pays d’origine et évoquer avec tendresse leurs souvenirs personnels dans les rues, les synagogues et les écoles marocaines.

L’émission sera diffusée en arabe à 21h00 simultanément sur les canaux Maghreb et Arabic, et en version française à la même heure sur le canal Afrique et à 23h00 sur le canal Maghreb.

Urgent – signature d’un accord d’ouverture de ligne aérienne directe entre le Maroc et Israël

Highlights

  • Israël et le Maroc ont signé jeudi un accord pour opérer des vols directs entre les deux pays.
  • Il s’agit du troisième accord aérien signé ces derniers mois à la suite d’accords similaires entre Israël et les Émirats arabes unis et Bahreïn.
  • Les vols directs devraient commencer en mars.

Histoire

Israël avait établi des bureaux de liaison au Maroc dans les années 90 lors d’une ouverture diplomatique de courte durée. Ils ont été fermé au début des années 2000 avec l’éclatement de la deuxième Intifada palestinienne.

Pourtant, les relations se sont poursuivies, avec quelque 149 millions de dollars de commerce bilatéral entre 2014 et 2017, selon les données statistiques marocaines.

Contexte

Le premier vol commercial direct entre Tel Aviv et Rabat a eu lieu en décembre, marquant l’accord de normalisation entre les deux pays en vertu duquel Washington a également reconnu la souveraineté marocaine sur le Sahara.

Cette reprise des relations intervient dans le cadre d’une initiative de la Maison Blanche portée par l’ancien conseiller spécial de Donald Trump, Jared Kushner. Initiative connue par le deal du siècle puis rebaptisée «Abrams accords» à laquelle ont adhéré officiellement le Bahreïn et les Émirats arabes unis, en signant septembre de l’année dernière ces accords à la Maison Blanche.

Il fallait attendre le 22 décembre 2020, pour la formalisation de la reprise des relations entre Rabat et Tel-Aviv. Un évènement qui a été couronnée par la signataire d’une déclaration tripartite, détaillant les engagements de chaque pays signataire. Cette déclaration prévoit entre autres l’ouverture de bureaux de liaisons dans les deux pays et de vols aériens directes.

The News

Aujourd’hui les gouvernements marocains et israéliens ont scellé un accord qui permet désormais de connecter le Maroc à Israël par voie aérienne sans aucune limite de volume ni de compagnie aérienne. Toutefois, la presse nationale avait révélé, citant des sources de la RAM, que à trois compagnies ont été shortlistées pour le premiers vols : les compagnies israéliennes El Al et Israir d’une part et la Royal Air Maroc d’autre part. Les premières lignes desserviront dans un premier temps Casablanca et Tel Aviv.

L’accord touche également le fret aérien, assurant une fréquence hebdomadaires de 10 vols cargos directs pour le transport de marchandises entre les deux pays.

La réouverture des bureaux de liaison pourrait permettre aux Marocains d’obtenir des visas pour se rendre en Israël beaucoup plus facilement. Le Maroc espère également accueillir davantage de visiteurs israéliens.

What to watch:

Alors que le Maroc et Israël donnent des signaux d’engagement et de respect des termes de la déclaration tripartite de Rabat, tous les regards sont désormais tournés vers l’administration du président fraichement investi, Joe Biden.

Les premiers signes donnés par l’équipe Biden sont perturbants, car à peine été investie elle a souhaité marqué le coup et montrer la rupture avec l’administration sortante en opérant des mises à jours et des archivages dans les supports numériques: sites web, comptes twitter et Facebook, annonciateurs de possible rétropédalage de la politique américaine pour le Moyen-Orient et Israël

Live

Urgent – Israël : Biden change le nom Twitter de l’ambassadeur américain en Israël et y inclut la Cisjordanie et Gaza

/

Juste après son investiture en tant que président des États-Unis, Joe Biden a procédé au changement de la dénomination du titre de l’ambassadeur des États-Unis sur le son compte Twitter «d’ambassadeur des États-Unis en Israël» à « C’est le compte Twitter officiel de l’ambassadeur des États-Unis en Israël, en Cisjordanie et à Gaza». La célérité avec laquelle ce changement a été opéré démontre de la volonté du nouveau président de se démaquer de son prédécesseur.

!! Nouveaux développements plus bas !!

Ce changement de titre de l’ambassadeur en Israël à moins de 2 heures de l’investiture du nouveau président marque une transformation significative de la politique américaine envers Israël.

Les États-Unis ont refusé pendant des décennies de prendre une position politique sur la Cisjordanie et les territoires de Gaza, optant pour que les Israéliens et les Palestiniens arrivent à décider lors de leurs négociations sur la manière dont les zones seront réparties dans le cadre de la naissance d’un futur État palestinien.

En incluant Gaza et la Cisjordanie dans le portefeuille de l’ambassadeur, l’administration Biden semble déterminer qu’aucune des deux régions ne feront partie d’Israël – une décision qui ne manquera pas d’agacer les dirigeants israéliens.

La décision de la nouvelle administration indique également qu’elle élèvera la mission du prochain ambassadeur américain pour inclure la conduite d’une diplomatie directe avec les dirigeants palestiniens, y compris dans la bande de Gaza contrôlé par le Hamas maintient.

Une décision qui fera du prochain ambassadeur en Israël, en Cisjordanie et à Gaza, un cas unique de diplomate américain chargé de mener une diplomatie dans une région contrôlée par un groupe désigné par les États-Unis comme étant un «groupe terroriste».

Biden se distingue ainsi d’Obama, qui avait désigné l’ancien ambassadeur Dan Shapiro comme «l’ambassadeur des États-Unis en Israël».

Reprise des pourparlers de paix israélo-palestiniens

Pour Joe Biden, l’ambassade américaine en Israël «n’aurait pas dû être déplacée» de Tel Aviv à Jérusalem par l’administration Trump sans que cela n’entre dans le cadre d’un accord de paix plus large au Proche-Orient. «Mais maintenant que c’est fait, je ne ramènerais pas l’ambassade à Tel Aviv», avait déclaré le candidat Biden mercredi 29 avril 2020.

Une promesse réitérée par le prochain Secrétaire d’Etat américain, Antony Blinken, à l’occasion de son audience au sénat mardi.

Toutefois, cette décision d’intégration dans le portefeuille de l’ambassadeur en Israël de la Cisjordanie et Gaza, il est probable que le nouveau président projette de mettre davantage l’accent sur les pourparlers de paix israélo-palestiniens, qui sont bloqués depuis longtemps. Biden sera également aux prises avec la décision de la dernière administration de reconnaître la région du plateau du Golan le long de la frontière israélo-syrienne comme faisant officiellement partie de l’État juif, estime Jonathan Schanzer, un expert chevronné du Moyen-Orient et vice-président de la recherche à la Fondation pour la défense des démocraties.

« Cette décision de l’administration Biden pourrait entraîner des changements politiques importants», souligne l’expert.

Développements :

Assaillis par les appels des journalistes israéliens, le porte-parole de l’ambassade des États-Unis en Israël a répondu à leurs interrogations en affirmant qu’«il ne s’agit pas d’un changement de politique ou d’une indication d’un changement de politique futur».

Devant la pression médiatique l’ambassade a rétablit le titre initial, sans donner aucune explication.

Vaccin Covid-19 : Israël, premier de la classe

Israël a administré son 650.000e dose de vaccin Pfizer/BioNTech contre le coronavirus, une semaine après le début de sa campagne de vaccination, faisant de l’État hébreu le premier pays au monde pour le nombre de vaccinations par habitant.

Israël a entamé dimanche son troisième confinement pour au moins deux semaines, afin de tenter d’endiguer la recrudescence des contaminations ces dernières semaines alors que le pays se dirige vers une quatrième élection en deux ans après l’implosion du dernier gouvernement de coalition dirigé par Netanyahu.

Par ailleurs, Israël semble mener avec succès sa campagne de vaccination. Ce mercredi, le ministre israélien de la santé, David Herzl Levy , a annoncé que 650.000 Israéliens ont d’ores et déjà reçu la première dose du vaccin Pfizer/BioNTech contre le coronavirus, faisant ainsi de l’État hébreu le premier pays au monde pour le nombre de vaccinations par habitant, devant le Royaume-Uni, les États-Unis et le Canada.

Le ministre israélien s’est également félicité de la vaccination de 152.000 personnes en 24h, un record depuis le début de la campagne.

« En route vers un million de vaccinés! 152000 vaccinés hier, Près de 650 000 au total. C’est comme ça comment on va vaincre une épidémie! », s’est pour sa part félicité le ministre de la Santé, Yuli Edelstein, sur son compte Twitter.

Edelstein avait affirmé mardi à la presse, qu’un cinquième des Israéliens de plus de 60 ans ont reçu le vaccin COVID-19.

«Nous avons travaillé pour faire venir des millions de vaccins en Israël, et maintenant, grâce au ministère de la Santé, aux hôpitaux et aux caisses d’assurance maladie, qui gèrent une énorme opération, nous avons atteint cet objectif», a déclaré Netanyahu à l’occasion de sa visite à une clinique de Jérusalem en compagnie avec le maire de la ville, Moshe Lion.

«Ma mission est d’assurer la poursuite de ce rythme», a-t-il déclaré. «Si nous continuons ainsi, nous serons le premier pays au monde à sortir de la pandémie».

Netanyahu a affirmé vouloir faire vacciner 2,25 millions d’Israéliens – plus d’un quart des 9,2 millions d’habitants d’Israël – d’ici fin janvier.

Pas d’exemption de visa de court séjour pour les marocains voyageant en Israël

Yossi Melman, journaliste et commentateur sur le renseignement et la sécurité, a dévoilé dans un article publié sur Haaretz, que contrairement aux E.A.U, il n’y aurait pas d’accord sur l’exemption de visa pour raison de sécurité.

Dans cet article qui traite des candidats à la direction du Shin Bet, le Service de sécurité intérieure israélien, l’expert en renseignement, Yossi Melman, a évoqué le nom de Meir Ben-Shabbat, en voyage aujourd’hui à Rabat, dans le vol inaugural entre Israël et le Maroc.

M. Melman a révélé dans son papier que l’accord qui sera signé aujourd’hui entre l’Etat hébreu et le Royaume du Maroc n’allait pas comprendre de clause concernant l’exemption de visa de court séjour, en évoquant «des risques de sécurité».

Il est à rappeler qu’Israël et les Émirats arabes unis avaient décidé d’exempter leurs ressortissants de visas, une première pour les citoyens d’un pays arabe.

Ahmed Charaï : Israël peut changer et l’amertume des vieux peut être remplacée par l’espoir des jeunes

//

Analyste et fin observateur des relations américano-marocaines et de la géopolitique au Moyen-Orient, Ahmed Charaï, a réussi à couper l’herbe sous les pieds des adversaires du Maroc au sujet de l’accord de reprise des relations entre Rabat et Tel-Aviv décidé par le Roi Mohammed VI. L’éditorialiste n’a pas laissé champs vide à la propagande du polisario qui a investi les médias israéliens en publiant des opinions et analyses mettant en avant le rôle décisif du Royaume à faire progresser la paix dans la région.

A la lecture des articles d’opinion d’Ahmed Charaï sur Israel Hayom, Jerusalem Post ou National Interest, destinés au premier abord au lectorat américain et israélien, l’évolution actuelle des évènements prend tout son sens : dévoilant le pragmatisme, la sagesse et l’ouverture du Maroc dans la gestion de ses relations avec Israël mais aussi avec l’ensemble des pays du Moyen-Orient.

Les récits et les faits apportés par M. Charaï, démontrent également que, certes la politique de Jared Kushner qu’il a qualifié de «Disrupteur créatif» a réussi à faire bouger les lignes et à faire adhérer Donald Trump et les dirigeants arabes, le Maroc est resté maître de sa décision et de son planning, de par les relations fortes qu’il a gardé avec la communauté juive marocaine. Lesquelles relations ont été préservées grâce à l’engagement et la protection de la commanderie des croyants, de tous les croyants.

Des siècles d’histoire partagée garantiront la survie de la paix entre le Maroc et Israël

«Certains observateurs ont diminué le nouvel accord comme étant simplement la formalisation d’un partenariat de fait entre le Maroc et Israël datant de 60 ans» a réagit M. Charaï à certaines voix qui essayent d’installer l’idée que l’accord n’est qu’une formalité sans histoire ni sens.

L’éditorialiste rappelle que la coopération fructueuse entre le Maroc et Israël, notamment en matière de renseignement et de sécurité, découle du fait des liens de sang qui rapprochent les deux pays. En effet, l’état hébreu compte 1 million d’Israéliens d’origine marocaine très attachés au seul pays en dehors d’Israël, où le code de la famille des citoyens juifs est régi par les dispositions du droit hébraïque. Le pays où le roi Mohammed VI est désigné «Commandeur des fidèles» par les juifs et les musulmans.

Le Roi Mohammed VI, poursuit M. Charaï, a d’ailleurs donné ses hautes instructions, durant ces dernières années, pour que le gouvernement marocain accélère la réhabilitation du patrimoine juif dans les villes du Royaume, dans le cadre de la réconciliation du pays avec son identité plurielle ainsi que pour promouvoir le rapprochement juif-musulman à l’échelle mondiale.

L’éditorialiste reconnaitra le rôle important de feu Hassan II, considéré comme le principal architecte du premier accord de paix entre l’Égypte et Israël. Un engagement maintenu par son fils, le roi Mohammed VI pour faire progresser le rapprochement israélo-arabe – qui de plus affiche la même volonté de le faire discrètement.

«Les observateurs israéliens d’un certain âge se rappelleront le sens politique du défunt père du roi actuel, Hassan II, qui a travaillé sans relâche pour favoriser le rapprochement entre Israël et ses voisins, y compris les Palestiniens. Il l’a fait en privé et en public, facilitant dans les coulisses chaque initiative majeure, de Camp David à Oslo. Le roi Hassan II est considéré comme le principal architecte du premier accord de paix entre l’Égypte et Israël.» a-t-il écrit.

Résistances à la transition vers des relations formelles entre le Maroc et Israël

M. Charaï n’a pas caché l’existence de résistance diverses à la transition vers des relations formelles entre Rabat et Tel-Aviv.

«La transition vers des relations formelles n’était pas inévitable. Un tiers de la population marocaine s’identifie actuellement aux mouvements et partis islamistes qui continuent de rejeter le droit d’Israël à exister.» a-t-il constaté.

Et de poursuivre, « l’activisme anti-normalisation reste une facette importante de notre culture, qui a trouvé son expression il y a moins de cinq ans dans un projet de loi parlementaire qui allait rendre criminel d’engager les citoyens israéliens de quelque manière que ce soit. »

A ce sujet, le Roi Mohammed VI qui a toujours plaidé pour l’ouverture et l’acceptation de l’autre, a lancé une réforme, avant même la décision de reprise des relations diplomatiques avec Israël, décrite par certains comme un « tsunami » : l’histoire et la culture de la communauté juive vont bientôt être enseignées aux élèves marocains. Les premiers cours, en langue arabe, seront dispensés au prochain trimestre en dernière année de primaire, où l’âge des élèves tourne autour de 11 ans, selon le ministère marocain de l’Éducation nationale.

Pour accompagner ces efforts du Roi Mohammed VI, M. Charaï estime que dans le système politique multipartite dynamique du royaume, «une direction politique inébranlable sera nécessaire pour mener à bien le processus diplomatique et garantir que l’accord remporte un large soutien populaire».

M. Charaî reste toutefois confiant, en affirmant que la paix entre le Maroc et Israël trouvera ses mécontentements, certes, à la fois au sein du royaume et ailleurs. Mais sa base solide – des siècles d’histoire commune – lui permettra de survivre à ses détracteurs.

La déclaration de la Maison Blanche reconnaissant la souveraineté du Maroc sur le territoire saharien, un coup dur pour les séparatistes du Polisario

Aux critiques de certaines voix de gauche «qui dépeignant les revendications marocaines sur le territoire du Sahara comme quelque peu en décalage avec les normes internationales et que la reconnaissance de Washington de la marocanité de ses provinces du Sud était une offre qu’il ne pouvait refuser », Ahmed Charaï, précise que les grandes puissances se sont rapprochées de plus en plus de la position marocaine sur le dossier et ce depuis 2007. Date à laquelle, le royaume a proposé son initiative pour la négociation d’un statut d’autonomie pour la région du Sahara, dans le cadre de la souveraineté marocaine.

Une initiative alimentée d’un attachement indéfectible du Royaume à son intégrité et unité territoriale, du soutien d’une grande majorité des marocains et d’un pragmatisme largement loué par la communauté internationale.

D’ailleurs, explique M. Charaï, l’ONU et l’UE ont présenté le plan marocain comme «sérieux et crédible», et même la Russie et la Chine, alliées de longue date du principal soutien du Polisario, l’Algérie, ont exprimées leur intérêt pour une «solution politique» qui s’inspirerait de la proposition marocaine.

«Il n’est pas étonnant que les États-Unis reconnaissent la souveraineté du Maroc sur le Sahara ou que la communauté internationale juge crédible son initiative, au moment où l’enclave du Polisario au-delà des frontières du Maroc reste un lieu de pauvreté et de souffrance et une plaque tournante du terrorisme» souligne l’éditorialiste. Une misère, poursuit-il qui contraste avec le développement important de la partie marocaine du Sahara qui a profité de plusieurs milliards d’investissements, transformant le territoire en un lieu de vie digne pour les femmes et les hommes du peuple sahraoui.

Israël peut aussi changer et l’amertume des vieux peut être remplacée par l’espoir des jeunes

«Le monde arabe n’a jamais été monolithique», écrit Ahmed Charai sur Israel Hayom. «Si l’unité du monde arabe ne soutient pas une impasse qui dure depuis un demi-siècle, les Palestiniens devront réajuster leurs stratégies» a-t-il affirmé.

Face à ce changement de paradigmes dont font face les pays arabes, M. Charaï estime qu’Israël peut aussi changer. «Le commerce, l’échange de biens et d’idées, peut forger de nouvelles connexions entre les jeunes et les ambitieux des deux côtés. Avec le temps, l’amertume des vieux peut être remplacée par l’espoir des jeunes» suggère l’éditorialiste.

Dans mon pays, poursuit-il, «des millions de jeunes en ont assez des idéologies extrémistes et xénophobes et veulent les opportunités et les avantages que seuls la paix et le partenariat peuvent apporter. Ils voient en Israël un partenaire solide pour développer leur économie, diffuser des opportunités et assurer l’avenir du Maroc».

Jared Kushner le «Disrupteur créatif» qui a fait bouger les lignes

M. Charaï a par ailleurs insisté dans ses analyses de louer le rôle décisif de Jared Kushner dans ce processus de paix.

« Il n’est donc pas possible de comprendre pleinement la nouvelle décision remarquable du Royaume du Maroc sans reconnaître un changement catalyseur: le rôle joué par Jared Kushner en tant que «Disrupteur créatif» de décennies d’une diplomatie conventionnelle » a-t-il écrit sur The Jerusalem Post.

Le Maroc étant désormais le quatrième pays arabe à atteindre de nouveaux termes avec Israël en autant de mois, il devrait être clair que la vision stratégique de Kushner d’une approche régionale – longtemps jugée comme «naïve» – a porté ses fruits. « Il appartient aux décideurs politiques d’examiner et de tirer des leçons de l’approche de Kushner afin de s’en inspirer dans les années à venir » a-t-il souligné.

Sur Israel Hayom, M. Charaï estime que les années de négociation patiente et silencieuse en coulisse de Kushner ont porté leurs fruits. « Jetant les scripts désuets des discours passés, il écoutait, il apprenait, il résumait pour montrer sa compréhension et il posait de nouvelles questions. Kushner a réussi à faire adopter sa vision. » s’est-il félicité.

Comptez-moi parmi ceux qui croient depuis longtemps qu’une normalisation totale mérite une chance

«Comptez-moi parmi de nombreux Arabes qui croient depuis longtemps que la paix entre les Arabes et Israël, grâce à une normalisation totale mérite une chance – même si l’un des rares à le dire publiquement. J’ai soutenu ce point de vue à la surprise de nombreux amis américains, israéliens et palestiniens» s’est confié Ahmed Charai sur les colonnes d’Israël Haoym.

L’éditorialiste confiant dans la base solide des siècles d’histoire commune et de la dynamique de la jeunesse, à même de maintenir la paix entre le Royaume et Israël, invite d’une part, l’État hébreu à bénéficier de la destination Maroc prisée pour le tourisme, le commerce et l’enrichissement culturel et un point d’ancrage sur le continent africain et d’autre part, les Palestiniens, de compter sur le Maroc et son Roi pour défendre leurs droits et à leur bien-être.

Reprise des relations avec Israël : Mohammed VI appelle le Chef de l’Autorité Palestinienne

//

Suite aux décisions prises par le Royaume du Maroc et les États-Unis au sujet du dossier du Sahara et sur la situation dans la région du Moyen-Orient, le roi Mohammed VI s’est entretenu, ce jeudi, au téléphone avec le président de l’Autorité Nationale Palestinienne. Le souverain a tenu à réaffirmer son soutien inchangée de la cause palestinienne, position héritée de son père feu Hassan II.

Le Cabinet Royal a confirmer dans un communiqué publié sur l’agence de presse nationale, MAP, l’entretien téléphonique entre le roi Mohammed VI et Mahmoud Abbas Abou Mazen, président de l’Autorité Nationale Palestinienne, survenu quelques peu après l’échange entre le souverain et le président américain Donald Trump.

Lors de cet entretien, le roi a informé le président palestinien de la teneur de l’entretien téléphonique que le Souverain a eu avec Donald Trump, eu égard à l’estime que voue le Roi au président palestinien, précise le communiqué.

Mohammed VI a réaffirmé à Mahmoud Abbas que «sa position soutenant la cause palestinienne demeure inchangée, position que le Souverain a héritée de son père feu Hassan II».

Dans ce sens, le roi a souligné que le Maroc soutient la solution à deux États et que les négociations entre les parties palestinienne et israélienne sont la seule voie pour parvenir à une solution définitive, durable et globale à ce conflit, souligne le Cabinet Royal.

Et de rappeler, qu’en sa qualité de Président du Comité Al-Qods, émanant de l’Organisation de la coopération islamique, le Roi n’a eu de cesse d’insister sur la nécessité de préserver le statut spécial de la ville d’Al Qods Acharif et de respecter la liberté de pratiquer les rites religieux pour les adeptes des trois religions monothéistes, ainsi que le cachet musulman d’Al-Qods Acharif et de la mosquée Al-Aqsa.

La question palestinienne au même rang de la question du Sahara marocain

Le Cabinet Royal s’est attardé sur la constance de la position du Roi au sujet de la question palestinienne, que Mohammed VI place au même rang que le dossier du Sahara marocain. Ainsi que sur son engagement pour mettre à profit toutes les dispositions et contacts convenus entre lui et le président américain pour promouvoir la paix dans la région.

« Le Maroc place toujours la question palestinienne au même rang de la question du Sahara marocain et que l’action du Royaume pour consacrer sa marocanité ne se fera jamais, ni aujourd’hui ni dans l’avenir, au détriment de la lutte du peuple palestinien pour ses droits légitimes» a assuré le roi Mohammed VI à Abou Mazen.

Le souverain a noté également lors de cet entretien téléphonique, que le Roi du Maroc jouit d’un statut particulier et qu’Il a des relations distinguées avec la communauté juive d’origine marocaine, dont des centaines de milliers de juifs marocains établis en Israël.

Il a souligné par ailleurs, que le Maroc, qui place la cause palestinienne en tête de ses préoccupations, «ne renoncera jamais à son rôle dans la défense des droits légitimes du peuple palestinien, et restera, comme il était toujours, roi, gouvernement, et peuple, aux côtés de nos frères palestiniens, et continuera son engagement constructif pour parvenir à l’établissement d’une paix juste et durable dans la région du Moyen-Orient».

1 2 3 16