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Israël redevient membre de l’Union africaine avec un statut d’observateur après l’avoir quitté en 2002

Israël a obtenu le statut d’observateur à l’Union africaine, qu’il réclamait depuis des années. Jusqu’en 2002, Israël était membre observateur de l’Organisation de l’unité africaine, jusqu’à ce qu’elle soit dissoute et remplacée par l’Union africaine.

Avec Agences

L’ambassadeur israélien Aleli Admasu a présenté jeudi ses lettres de créances au président de la Commission de l’UA, Moussa Faki Mahamat, selon des communiqués de l’organisation panafricaine et de la diplomatie israélienne. «Cela corrige une anomalie qui a perduré pendant près de deux décennies et représente une partie importante du renforcement des relations extérieures d’Israël», s’est félicité dans un communiqué le ministre israélien des Affaires étrangères Yaïr Lapid.

Israël entretient des relations diplomatiques avec 46 pays africains «et a des partenariats de grande ampleur et des coopérations dans de nombreux domaines, y compris le commerce et l’aide», selon le texte. Israël avait ce statut d’observateur au sein de l’Organisation de l’unité africaine (OUA) jusqu’à sa transformation en Union africaine en 2002. La Palestine bénéficie déjà de ce statut d’observateur à l’UA, où elle compte d’importants soutiens, notamment dans le conflit israélo-palestinien.

« C’est un jour de fête pour les relations israélo-africaines », a déclaré le ministre des Affaires étrangères Yair Lapid. « Cet exploit diplomatique est le résultat des efforts du ministère des Affaires étrangères, de la division africaine et des ambassades israéliennes sur le continent. Il s’agit d’une mesure corrigeant l’anomalie qui a prévalu pendant près de deux décennies et constitue un élément important du renforcement du tissu des relations étrangères d’Israël. »

Des appels à l’expulsion de l’Algérie de l’UA

Après l’annonce de l’établissement établissement officiel du statut d’observateur d’Israël auprès de l’Union Africaine, les réactions sur twitter de diplomates, journalistes et activistes israéliens se sont enchainées.

Outre les tweets de satisfaction de cet «exploit diplomatique», quelques leaders d’opinion particulièrement suivis sur le réseaux sociaux ont toutefois pas ménagé leurs critiques à l’égard de l’Algérie qui a toujours été chef de fil de l’opposition contre le retour d’Israël en Union Africaine.

David Govrin s’indigne du support d’El Otmani au Hamas

Key points :

  • Le Chef du bureau de liaison israélien à Rabat David Govrin a publié un tweet ce mardi dans lequel il exprime son indignation au sujet du message de félicitation envoyé par le Chef de gouvernement marocain Saad Eddine El Otmani au leader du Hamas, Ismaïl Haniyeh.
  • «Soutenir le Hamas c’est soutenir l’Iran» a écrit l’ambassadeur israélien. «Et soutenir l’Iran c’est soutenir un pays qui sème la destruction dans les pays arabes et qui supporte le Polisario» a-t-il insisté.
  • David Govrin avait quitté le Maroc le mardi 11 mai au moment où les tensions entre Israël et le Hamas étaient à leur apogées.
  • Saad Eddine El Otmani a envoyé ce samedi une lettre à Ismail Haniyeh, dans laquelle il lui adresse ses « plus chaleureuses félicitations » pour sa victoire sur Israël.

Que se passe-t-il :

«J’ai été interpellé par la déclaration du chef de gouvernement marocain, M. El Otmani, qui a soutenu et félicité les organisations terroristes Hamas et Jihad islamique soutenues par l’Iran. Quiconque soutient les alliés de l’Iran renforce de facto son influence régionale. Le renforcement de l’Iran, qui sème la destruction dans les pays arabes et soutient le Front Polisario, n’est-il pas en contradiction avec les intérêts du Maroc et des pays arabes modérés? » s’est indigné David Govrin, Chef du bureau de liaison israélien à Rabat dans un tweet en langue arabe publié sur son compte ce mardi 25 mai.

Dimanche dernier, Saad Eddine El Otmani a annoncé sur son compte twitter avoir envoyé un message personnel au chef du groupe du Hamas pour le féliciter de sa « victoire » sur « l’entité sioniste » lors des récents combats entre Israël et la bande de Gaza.

Selon le site d’information Ynet, le Chef de Gouvernement marocain Saad-Eddine El Othmani, a envoyé samedi une lettre au chef du Hamas, Ismail Haniyeh, dans laquelle il lui adresse ses « plus chaleureuses félicitations » pour « la victoire remportée par le peuple palestinien et la résistance suprême après l’accord de cessez-le-feu entre les factions de la résistance et l’entité sioniste ».

El Otmani s’était entretenu, , le 11 mai dernier, avec le chef du bureau politique du Hamas Ismaïl Haniyeh, et avoir érigé la situation des Palestiniens « au sommet de ses préoccupations ».

C’est depuis Israël que David Govrin a écrit son tweet. Il avait rejoint son pays le 15 mai dernier pour des raisons familiales liées à « l’hospitalisation de son père ».

The Big Picture

Le Maroc a été le troisième État arabe à normaliser ses liens avec Israël en 2020 dans le cadre d’accords négociés par les États-Unis, rejoignant ainsi les Émirats arabes unis et Bahreïn. Saad Eddine El Otmani, issu du Parti islamiste de la justice et du développement (PJD) proche da la galaxie des frères musulmans et très attaché à la cause palestinienne, a été le signataire de l’accord tripartite entre le Maroc, Israël et les Etats-Unis. C’est évènement historique annonçait une ère nouvelle dans les relations entre le Rabat et Tel-Aviv. 

Très attaché au pouvoir et particulièrement docile quand il s’agit d’influence américaine, le PJD , toute structures confondues, du bureau politique à la jeunesse, s’est résigné à la décision du Roi Mohammed VI de la reprise des relations avec Israël, laissant à son bras religieux, le Mouvement unicité et réforme (MUR), le rôle de catalyseur des voix dissonantes du parti clairement anti-normalisation.

Les échauffourées puis les affrontements armés qui ont éclaté les derniers jours du Ramadan ont mis le Chef du gouvernement islamiste dans l’embarras, ne sachant pas sur quel pied danser. Celui du signataire de la normalisation ou celui du frère musulman historiquement solidaire avec son frère Ismail Haniyeh.

Heureusement pour El Otmani, les provocations de l’extrême droite israélienne et de Netanyahu ont exaspéré l’administration Biden qui a laissé monter une campagne médiatique propalestinienne jamais observée dans l’histoire du conflit.

Quatre jours après avoir parlé avec l’émir du Qatar Cheikh Tamim ben Hamad Al Thani et deux jours avant son entretien avec Ismael Qaani, commandant de la Force Al-Qods des Gardiens de la révolution iranienne, Ismail Haniyeh leader du mouvement Hamas qui dirige la bande de Gaza a téléphoné à Saad Eddine El Otmani en sa qualité de Chef de Gouvernement.

https://twitter.com/NadeebQa/status/1391102904992403460

Le chef du bureau politique du Hamas, Ismaël Haniyeh, a informé Saad Eddine El Otmani sur « les événements dangereux qui se déroulaient dans les territoires palestiniens, en particulier à Al Qods-Est et dans la bande de Gaza, les tentatives de judaïsation de la ville sainte et la prise du quartier de Sheikh Jarrah ainsi que les incursions répétées dans la Mosquée Al Aqsa », a indiqué un communiqué de la Chefferie du gouvernement marocain.

Lors de cet entretien El Otmani a réitéré au chef du Hamas « le rejet catégorique du Royaume du Maroc de toutes les mesures des autorités d’occupation qui affectent le statut juridique de la mosquée Al-Aqsa et d’Al Qods Al-Sharif ou violent les droits légitimes du peuple palestinien ». Il a également assuré à Ismaël Haniyeh que le Maroc considère toujours la question palestinienne comme sa « cause nationale ».

Cet entretien «autorisé» semble avoir donné des ailes au Secrétaire Général du PJD. Ce dernier n’est pas peu satisfait des points qu’il a regagné auprès du Hamas qui avait qualifié la reprise des relations entre le Maroc et Israël de «péché politique qui ne sert pas la cause palestinienne» et de «décision qui encourage l’occupation et nie les droits du peuple palestinien». Mais également auprès de sa base partisane et d’une opinion publique nationale et arabe majoritairement en faveur de la «résistance» palestinienne. Il ne va pas s’arrêter aux déclarations, il va organiser et participer, cette fois-ci en sa qualité du Chef du parti islamiste, à un forum virtuel sous le thème «Palestine la Résistance, Palestine la Victoire». A l’issue de cet évènement, El Otmani ira même jusqu’à envoyer une lettre de félicitation au Hamas pour sa victoire contre le Hamas après le cessez-le-feu imposé par Biden.

Si le Royaume a toléré ces échanges avec le Hamas, ce n’est nullement en raison de la pression de l’opinion publique ou médiatique mais en raison d’un revirement géopolitique initié par la nouvelle administration Biden en ce qui concerne l’ensemble du Moyen-Orient.

Biden semble ne pas apprécier la politique du fait accompli que Netanyahu a souhaité lui imposer. Peu pressé à intervenir, le nouveau président veut être maitre des leviers d’action dans la région. Pour la première fois donc, des médias comme AP et CNN ont participé au relais d’un récit propalestinien évitant de donner beaucoup d’espace sur l’appui technique et militaire de l’Iran au Hamas.

Si l’Egypte a été autorisée et chargée à reprendre son rôle de médiateur auprès du Hamas, rejoignant le Qatar, la Jordanie ou la Turquie, le Maroc aurait jugé bon, de maintenir un lien de communication avec le mouvement palestinien. Une décision tactique qui permet au Royaume de maintenir son influence sur un dossier clé de l’avenir de l’ensemble de la région.

L’autorisation du gouvernement de sit-in le 15 mai à Rabat, organisé par des proches du PJD et d’Adl Wa Al Ihsan s’inscrit dans cette approche pragmatique de la diplomatie marocaine.

Cette posture exprime également un alignement parfait de la diplomatie marocaine avec celle de Washington et conforte les analyses qui prédisent un rôle géopolitique clé du Royaume.

Ahmed Charaï : Biden devrait prendre les devants pour relancer le processus de paix israélo-palestinien

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Depuis sa prise de fonction en janvier 2021, le président américain Joe Biden a montré peu d’engagement et beaucoup de prudence dans la poursuite de la mise en œuvre des accords de paix israélo-palestiniens enclenchés par son prédécesseur. Contrairement au dossier iranien pour lequel la nouvelle administration a affiché une forte détermination, Biden a choisi une approche «Stand Back» au sujet des «Accords d’Abrahams». Laquelle posture est devenue insoutenable avec l’éclatement du conflit armé entre israéliens et palestiniens. En effet, alors que les roquettes du Hamas pleuvaient sur les villes israéliennes, et que l’artillerie israélienne ripostait en bombardant et détruisant des bâtiments dans la bande de Gaza tuant femmes et enfants, le président Biden est resté longtemps muet face à l’escalade de la crise. «Le prolongement des combats armés à Gaza menace les fondations des accords de paix et de réconciliations naissants qui n’ont pas encore été fermement enracinés» alerte Ahmed Charaï dans son édito dans The Jerusalem Post. «Le président Biden devrait prendre les devants et chercher à mobiliser toutes les parties prenantes afin de créer une nouvelle initiative multilatérale pour relancer les efforts de paix israélo-palestiniens», recommande l’éditorialiste. Dans son autre «paper analysis» paru sur The National Interest, M. Charai, estime que le conflit armé qui se déroule actuellement en Israël est le résultat de l’impasse politique de Netanyahu, incapable de former une coalition gouvernementale solide et de la guerre par procuration que mène l’Iran via «son proxy», le Hamas.

Ahmed Charai a été l’un des premiers analystes à alerter sur la gravité de l’escalade armée entre palestiniens et israéliens et à noter la politique de retrait de Joe Biden dans sa gestion du conflit israélo-palestinien, et ce dès les premiers signes avant- coureurs de la crise qui enflamme aujourd’hui la région.

C’est dans un éditorial paru sur The Jerusalem Post et d’un «paper analysis» publié sur The National Interest le 13 mai dernier, que l’analyste a plaidé pour l’urgence d’un rôle plus activiste de Joe Biden et de son administration pour mettre fin aux affrontements meurtriers et pour préserver les accords de paix signés par son prédécesseur, ainsi que la réconciliation entre Tel-Aviv et les capitales arabes, avancée remarquable et décisive pour une coexistence pacifique entre palestiniens et israéliens.

«Le monde regarde avec détresse la souffrance des Palestiniens et des Israéliens victimes d’une autre série de conflits qui, selon toute vraisemblance, changera peu mais nuira à beaucoup» a écrit M. Charai.

«Cette fois-ci, l’affrontement est plus laid et peut s’avérer plus meurtrier que n’importe quelle conflagration précédente entre l’État hébreux et les factions armées palestiniennes», prédisait l’analyste.

Biden, la tête ailleurs

Dans des déclarations publiques, le président américain, son secrétaire d’État Antony Blinken ainsi que son ministre de défense ont répété avec force la formule américaine standard concernant le droit d’Israël à la légitime défense face aux tirs de roquettes palestiniennes.

Tout en se déclarant préoccupé par le nombre croissant de Palestiniens tués dans les frappes aériennes israéliennes, ils ont établi une «distinction claire et absolue» entre «une organisation terroriste ciblant des civils et Israël ciblant les terroristes».

Joe Biden n’a vu aucune «réaction excessive significative» dans la réponse israélienne à la pluie de missiles du Hamas, un jugement qui pourrait être compris comme un feu vert implicite pour que l’opération se poursuive, malgré les appels au calme de la communauté internationale.

Par ces déclarations ainsi que par trois vétos en une semaine contre un texte du Conseil de sécurité condamnant l’Etat hébreux, Washington donne à Israël une «carte blanche» pour répondre aux attaques des factions armées palestiniennes jusqu’au moment où il sera jugé qu’Israël aurait réussi de détruire l’infrastructure militaire du Hamas.

Mais en même temps, la nouvelle administration américaine indique clairement que ses priorités diplomatiques se situaient ailleurs. Elle continue d’imposer une approche minimaliste discrète, naviguant dans un cimetière d’initiatives de paix qu’elle a dirigée, essayant de faire le tout contraire de l’administration Trump.

Une pression ferme de Joe Biden pour empêcher une escalade majeure à Gaza

Joe Biden et son administration ont utilisé jusqu’à aujourd’hui un ton bienveillant, appelant à la désescalade de la violence et à la nécessité pour les Israéliens et les Palestiniens «d’être en mesure de vivre en sécurité» et de «jouir dans la même mesure de la liberté, de la sécurité, de la prospérité et de la démocratie», souligne M Charaï.

Toutefois, estime l’éditorialiste, l’administration Biden gagnerait à s’investir davantage pour mettre fin à cette vague d’escalade, la plus intense depuis sept ans.

Reconnaissant que les priorités de l’administration américaine en matière de politique étrangère se trouvent ailleurs, Ahmed Charaï considère qu’une posture plus «militante» pourrait commencer par «une série de petits pas qui signaleraient une volonté d’impliquer les parties locales» à savoir :

1.L’administration américaine devrait agir rapidement pour pourvoir le poste vacant d’ambassadeur américain à Jérusalem; «un tel déménagement ne coûte rien d’autre que des cables diplomatiques», précise notre analyste.
2.Biden qui avait tardé à parler avec Mahmoud Abbas, devrait donner une plus forte influence internationale au président palestinien. Un tel coup de pouce est indispensable pour que le dirigeant modéré ne soit pas éclipsé par les extrémistes du Hamas. «Même si l’éclat de l’Autorité palestinienne s’est estompé ces dernières années, elle reste néanmoins le représentant internationalement reconnu du peuple palestinien. Qui de surcroit affirme toujours l’engagement en faveur d’une solution à deux États».
3.Une pression ferme de l’administration américaine pour empêcher une escalade majeure à Gaza pourrait servir le double objectif de réaffirmer le leadership américain dans la région et de sauvegarder une nouvelle tête de pont pour la coexistence arabo-israélienne.

Un engagement volontariste de Joe Biden servira un objectif immédiat et urgent, affirme M. Charaï. Car une fois un état de calme serait rétabli, une nouvelle initiative multilatérale pour relancer les efforts de paix israélo-palestiniens s’impose. Le président américain devrait prendre les devants et chercher à mobiliser les parties prenantes à même d’assurer des résultats fructueux. Lesquelles parties prenantes devraient être constituées «des Émirats arabes unis, du Bahreïn, du Maroc, de la Jordanie, de l’Égypte et de l’Union européenne».

Guerre par procuration entre l’Iran et Israël

Avec le déplacement de la politique étrangère américaine vers la Chine, la mise en veille des «Accords d’Abraham» et la baisse considérable de la pression de la communauté internationale sur l’Iran, le régime des mollahs a profité de l’impasse électorale israélienne et des manœuvres de l’extrême droite du pays pour déplacer la guerre qui fait rage entre Tel-Aviv et Téhéran depuis l’assassinat de Qassem Soleimani, numéro 2 du régime, au cœur des territoires palestiniens.

Dans une interview diffusée sur la chaine de télévision irakienne Al-Ahd TV en date du 7 mai 2021, un haut responsable du Jihad Islamique Palestinien, Ramez Al-Halabi, a déclaré que les roquettes utilisées par la faction pour cibler Tel Aviv portent la signature de l’Iran et de Quassem Soleimani, commandant de la Force Qods du Corps des gardiens de la révolution islamique (CGRI) tué en janvier 2020 lors d’une frappe aérienne américaine à Bagdad.

Il a affirmé que les membres des factions étaient formés par le CGRI et que l’argent iranien était utilisé pour acheter des armes pour les factions armées à Gaza et au Liban. Al-Halabi a ajouté que chaque maison de Gaza a le portrait de Soleimani et que «ce sont eux [l’Iran] qui nous soutiennent avec des armes, de l’argent et de la nourriture».

L’Iran fournit nos missiles, armes, fonds et nourriture, nos hommes armés «ont été formés par nos frères dans le GRI»; Sans l’aide de l’Iran, nous ne serions pas en mesure de tirer des roquettes sur Tel Aviv. Qassem Soleimani a personnellement supervisé le transfert de roquettes vers Gaza.

Entre l’axe Jérusalem et Beyrouth, l’axe Jérusalem et Bagdad, l’axe Jérusalem et Damas, l’axe Jérusalem et Sanaa, l’axe entre Jérusalem Téhéran, est l’axe victorieux.

Ramez Al-Halabi Haut responsable du Jihad Islamique palestinien

Dans une interview du secrétaire général du Hezbollah, Hassan Nasrallah, en date du 27 décembre 2020, ce dernier a révélé que les avions israéliens avaient bombardé des usines d’armes au Soudan, car ils disposaient d’entrepôts d’armes, de munitions et de missiles qui seront envoyés plus tard, par des moyens divers, dans la bande de Gaza.»

Dans une autre déclaration cette fois-ci de Mahmoud Al-Zahar, en date du 28 décembre 2020, le haut responsable du Hamas a remercié l’Iran sur la fourniture du missile antichar russe le Kornet. Al-Zahar a affirmé que ce missile est devenu nécessaire à la lutte contre l’Etat d’occupation car il lui sera difficile de s’approcher des frontières de Gaza.

Aujourd’hui, il y a donc plus aucun doute sur les responsabilités de Téhéran dans l’approvisionnement continu en matériel de guerre en faveur à la fois des milices armée palestiniens et également au profit des rebelles chiites houthis du Yémen. D’ailleurs, la stratégie des «attaques en essaim» avec des batteries mobiles activées simultanément afin d’atteindre la saturation des batteries israéliennes du système d’interception «Iron Dome» est la même qui a été utilisée contre l’Arabie Saoudite et son système de défense antiaérien Patriot, endommageant entre autres une installation stratégique d’Aramco.

Le Hamas a réussi à lancer plus de 3000 missiles et roquettes en une semaine atteignant des fois une portée de plus de 250 km. Une artillerie en quantité et en qualité incroyables à travers laquelle Téhéran a réussi à mener une guerre par procuration au cœur d’Israël.

«Comme dans chaque cycle de conflit israélo-palestinien, le combat entre les deux parties est transmis et amplifié à travers la région, alimentant encore plus d’animosité envers les Israéliens dans le monde arabe», indique Ahmed Charaï.

L’Iran profite de cette dynamique négative et de cet environnement empoisonné. Le recours à la violence aveugle est assimilé à du courage, donnant l’illusion aux yeux de nombreux Palestiniens, que le Hamas était la seule force disposée à «tenir tête à Israël» et à «défendre al-Aqsa» contre l’empiétement israélien.

Ce machiavélisme iranien isole jour après jour les Palestiniens et autres Arabes sympathisants de la paix et de la réconciliation. Ils sont confrontés à la marginalisation ou sont qualifiés de traîtres. Cela s’étend même à ceux, comme le président de l’Autorité palestinienne Mahmoud Abbas, avec de longs antécédents d’opposition à la politique israélienne, s’indigne M. Charaï.

Et d’ajouter, une confrontation prolongée menacerait sûrement la stabilité sociale en Cisjordanie, qui jusqu’à présent a été une oasis de calme.

Une sévère crise politique en toile de fond

Quatre élections en moins de deux ans et toujours pas de majorité claire pouvant constituer le gouvernement israélien. Après l’échec de Benjamin Netanyahu à former une coalition, le président israélien Reuven Rivlin a donné, mercredi 5 mai jusqu’au 2 juin, mandat au chef de l’opposition, Yaïr Lapid, de former un gouvernement.

Quelques jours après, Itamar Ben-Gvir, chef du parti extrémiste Otzma Yehudit (Force juive), allié de Netanyahu, va mettre un coup de pression en participant aux affrontements à Cheikh Jarrah et autour du mont du Temple. Deux évènements déclencheurs de l’actuel escalade meurtrière.

Ces évènements vont certainement peser sur la gauche qui a suspendu ses négociations pour former un gouvernement. Son échec donnerait à Netanyahu, en procès pour corruption, une nouvelle chance à travers une cinquième élection. Mais à quel prix. Le Hamas financé par le Qatar et armé par l’Iran se positionne en défenseur de Gaza avec 2 millions de Palestiniens pris en otage. L’organisation islamo-nationaliste réussi à fédérer une large frange des musulmans de par le monde ainsi que le mouvement palestinien en mal de leadership et sans horizon politique, en prétendant incarner la défense de Jérusalem et plus particulièrement de la mosquée al-Aqsa.

«Il est à peine besoin de dire que la paralysie politique en Israël au cours des deux dernières années a largement contribué à cette impasse» écrit Ahmed Charai dans son analyse parue sur The National Interest.

«La plupart des dirigeants du pays s’attachent étroitement à survivre aux épreuves politiques de l’époque, ne laissant aucune place à l’empathie stratégique à long terme sans laquelle Israël ne peut établir des relations amicales et pacifiques avec ses voisins palestiniens. Pour le bien de l’avenir de leur pays, ils doivent travailler pour transcender ces deux épreuves – et leurs propres ego conflictuels – pour parvenir à un cessez-le-feu.» conclut-il.


M. Ahmed Charai est éditorialiste et éditeur de presse, Administrateur de Plusieurs Think tank à Washington – Membre du Conseil d’Administration du “Center for Strategic and International Studies” à Washington, – – Membre du Directoire de l’ONG “Search for Common Ground” à Washington, – Membre du Conseil du Directoire de ” The Atlantic Council of United States” à Washington – Membre du Conseil Editorial Consultatif de “The National Interest’s Magazine” à Washington. – Membre du Conseil d’Administration du “The Foreign Policy Research Institute” à Philadelphia– Membre du Conseil d’Administration du International Crisis Group. Mr Charai est aussi membre du conseil Consultatif de Gatestone Institute à New York. Mr Charai, s’exprime souvent dans de grands journaux et médias américains dont le Wall Street Journal, New York Times, Le Monde, Fox News, National Interest Magazine, Huffington Post.

LIVE UPDATES : Biden estime qu’Israël a le droit de se défendre

– Israël a le droit de se défendre, quand des centaines de roquettes atterrissent sur son territoire, a déclaré Joe Biden.

– L’armée israélienne a publié mercredi soir les noms et les photos de six commandants du Hamas tués dans des frappes aériennes aujourd’hui mercredi.

Hamas a affirmé mardi soir avoir lancé 130 roquettes en direction de la métropole israélienne Tel-Aviv où des sirènes d’alarme retentissent.

Le trafic aérien a été suspendu et a repris une heure après à l’aéroport Ben Gourion.

Depuis lundi soir, et avant la salve sur Tel-Aviv, 800 roquettes ont été lancées par différents groupes palestiniens depuis la bande de Gaza vers Israël, selon l’armée israélienne. 

Les tensions sont vives depuis plusieurs semaines à Jérusalem et en Cisjordanie, autre territoire palestinien occupé par Israël. Les Palestiniens manifestent contre les restrictions d’accès imposées par Israël à certains secteurs durant le ramadan et la possible éviction de Palestiniens d’un des quartiers de Jérusalem-Est Cheikh Jarrah.

Cette menace d’expulsion planant sur les habitants au profit de colons israéliens a catalysé la colère des Palestiniens et les tensions, qui ont déjà fait plusieurs centaines de blessés dans la Ville sainte d’Al-Qods.

La situation s’est aggravée ce lundi après que des salves de roquettes ont été tirées lundi depuis la bande de Gaza vers Israël. Tsahal a riposté en visant plusieurs positions faisant au moins vingt personnes, dont neuf enfants et un commandant du Hamas.

Les roquettes ont frappé Tel-Aviv et les villes du centre du pays blessant au moins huit personnes, dont certaines gravement, selon la police israélienne.

Plusieurs alertes à la roquette ont retenti mardi soir dans plusieurs villes du centre d’Israël et plusieurs explosions ont été entendues.

Dans une déclaration commune, les mouvements terroriste Hamas et Jihad islamique à Gaza affirment qu’ils viseront les villes de Haïfa et d’Eilat à 18h.

Maroc-Israël : Medi1TV programme mercredi une émission exceptionnelle sur les expressions culturelles de la composante juive de l’identité marocaine

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La reprise des relations entre le Maroc et Israël va bon train. Après la réouverture du bureau de liaison israélien avenue Mehdi Ben Barka à Rabat, la programmation d’un échange de visites de délégations à Tel-Aviv, ce mois de février, Nasser Bourita s’est entretenu aujourd’hui avec le ministre israélien des affaires étrangères, Gabi Ashkenazi. Dans ce contexte favorable au dialogue et aux échanges, MEDI1TV diffusera demain mercredi 03 février 2021 à partir de 21h00 GMT+1 sur ses canaux linéaires et numériques, une émission exceptionnelle sur les expressions culturelles de la composante juive de l’identité marocaine.

Intitulée «Tamaghrabit», cette initiative relève du projet culturel de MEDI1TV pour revisiter la diversité et la richesse culturelles du patrimoine marocain, et refléter l’esprit de tolérance qui caractérise et rassemble la société marocaine dans sa diversité culturelle, précise un communiqué de la chaine tangéroise annonçant la programmation de ce mercredi.

MEDI1TV prévoit un plateau de deux heures de direct avec des invités prestigieux : artistes, universitaires, historien, personnalités publiques et citoyens du monde, avec des témoignages exclusifs, des reportages et images inédites, symboles de la présence juive millénaire au Maroc.

«Tamaghrabit permettra aux téléspectateurs et internautes au Maroc et ailleurs, de redécouvrir l’apport de la culture juive dans l’identité marocaine», indique le communiqué de MEDI1TV.

Dans la bande d’annonce de l’émission dévoilée ce lundi, on voit des marocains de confession juive, témoigner de leurs relations toujours fortes avec leur pays d’origine et évoquer avec tendresse leurs souvenirs personnels dans les rues, les synagogues et les écoles marocaines.

L’émission sera diffusée en arabe à 21h00 simultanément sur les canaux Maghreb et Arabic, et en version française à la même heure sur le canal Afrique et à 23h00 sur le canal Maghreb.

Urgent – signature d’un accord d’ouverture de ligne aérienne directe entre le Maroc et Israël

Highlights

  • Israël et le Maroc ont signé jeudi un accord pour opérer des vols directs entre les deux pays.
  • Il s’agit du troisième accord aérien signé ces derniers mois à la suite d’accords similaires entre Israël et les Émirats arabes unis et Bahreïn.
  • Les vols directs devraient commencer en mars.

Histoire

Israël avait établi des bureaux de liaison au Maroc dans les années 90 lors d’une ouverture diplomatique de courte durée. Ils ont été fermé au début des années 2000 avec l’éclatement de la deuxième Intifada palestinienne.

Pourtant, les relations se sont poursuivies, avec quelque 149 millions de dollars de commerce bilatéral entre 2014 et 2017, selon les données statistiques marocaines.

Contexte

Le premier vol commercial direct entre Tel Aviv et Rabat a eu lieu en décembre, marquant l’accord de normalisation entre les deux pays en vertu duquel Washington a également reconnu la souveraineté marocaine sur le Sahara.

Cette reprise des relations intervient dans le cadre d’une initiative de la Maison Blanche portée par l’ancien conseiller spécial de Donald Trump, Jared Kushner. Initiative connue par le deal du siècle puis rebaptisée «Abrams accords» à laquelle ont adhéré officiellement le Bahreïn et les Émirats arabes unis, en signant septembre de l’année dernière ces accords à la Maison Blanche.

Il fallait attendre le 22 décembre 2020, pour la formalisation de la reprise des relations entre Rabat et Tel-Aviv. Un évènement qui a été couronnée par la signataire d’une déclaration tripartite, détaillant les engagements de chaque pays signataire. Cette déclaration prévoit entre autres l’ouverture de bureaux de liaisons dans les deux pays et de vols aériens directes.

The News

Aujourd’hui les gouvernements marocains et israéliens ont scellé un accord qui permet désormais de connecter le Maroc à Israël par voie aérienne sans aucune limite de volume ni de compagnie aérienne. Toutefois, la presse nationale avait révélé, citant des sources de la RAM, que à trois compagnies ont été shortlistées pour le premiers vols : les compagnies israéliennes El Al et Israir d’une part et la Royal Air Maroc d’autre part. Les premières lignes desserviront dans un premier temps Casablanca et Tel Aviv.

L’accord touche également le fret aérien, assurant une fréquence hebdomadaires de 10 vols cargos directs pour le transport de marchandises entre les deux pays.

La réouverture des bureaux de liaison pourrait permettre aux Marocains d’obtenir des visas pour se rendre en Israël beaucoup plus facilement. Le Maroc espère également accueillir davantage de visiteurs israéliens.

What to watch:

Alors que le Maroc et Israël donnent des signaux d’engagement et de respect des termes de la déclaration tripartite de Rabat, tous les regards sont désormais tournés vers l’administration du président fraichement investi, Joe Biden.

Les premiers signes donnés par l’équipe Biden sont perturbants, car à peine été investie elle a souhaité marqué le coup et montrer la rupture avec l’administration sortante en opérant des mises à jours et des archivages dans les supports numériques: sites web, comptes twitter et Facebook, annonciateurs de possible rétropédalage de la politique américaine pour le Moyen-Orient et Israël

Live

Urgent – Israël : Biden change le nom Twitter de l’ambassadeur américain en Israël et y inclut la Cisjordanie et Gaza

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Juste après son investiture en tant que président des États-Unis, Joe Biden a procédé au changement de la dénomination du titre de l’ambassadeur des États-Unis sur le son compte Twitter «d’ambassadeur des États-Unis en Israël» à « C’est le compte Twitter officiel de l’ambassadeur des États-Unis en Israël, en Cisjordanie et à Gaza». La célérité avec laquelle ce changement a été opéré démontre de la volonté du nouveau président de se démaquer de son prédécesseur.

!! Nouveaux développements plus bas !!

Ce changement de titre de l’ambassadeur en Israël à moins de 2 heures de l’investiture du nouveau président marque une transformation significative de la politique américaine envers Israël.

Les États-Unis ont refusé pendant des décennies de prendre une position politique sur la Cisjordanie et les territoires de Gaza, optant pour que les Israéliens et les Palestiniens arrivent à décider lors de leurs négociations sur la manière dont les zones seront réparties dans le cadre de la naissance d’un futur État palestinien.

En incluant Gaza et la Cisjordanie dans le portefeuille de l’ambassadeur, l’administration Biden semble déterminer qu’aucune des deux régions ne feront partie d’Israël – une décision qui ne manquera pas d’agacer les dirigeants israéliens.

La décision de la nouvelle administration indique également qu’elle élèvera la mission du prochain ambassadeur américain pour inclure la conduite d’une diplomatie directe avec les dirigeants palestiniens, y compris dans la bande de Gaza contrôlé par le Hamas maintient.

Une décision qui fera du prochain ambassadeur en Israël, en Cisjordanie et à Gaza, un cas unique de diplomate américain chargé de mener une diplomatie dans une région contrôlée par un groupe désigné par les États-Unis comme étant un «groupe terroriste».

Biden se distingue ainsi d’Obama, qui avait désigné l’ancien ambassadeur Dan Shapiro comme «l’ambassadeur des États-Unis en Israël».

Reprise des pourparlers de paix israélo-palestiniens

Pour Joe Biden, l’ambassade américaine en Israël «n’aurait pas dû être déplacée» de Tel Aviv à Jérusalem par l’administration Trump sans que cela n’entre dans le cadre d’un accord de paix plus large au Proche-Orient. «Mais maintenant que c’est fait, je ne ramènerais pas l’ambassade à Tel Aviv», avait déclaré le candidat Biden mercredi 29 avril 2020.

Une promesse réitérée par le prochain Secrétaire d’Etat américain, Antony Blinken, à l’occasion de son audience au sénat mardi.

Toutefois, cette décision d’intégration dans le portefeuille de l’ambassadeur en Israël de la Cisjordanie et Gaza, il est probable que le nouveau président projette de mettre davantage l’accent sur les pourparlers de paix israélo-palestiniens, qui sont bloqués depuis longtemps. Biden sera également aux prises avec la décision de la dernière administration de reconnaître la région du plateau du Golan le long de la frontière israélo-syrienne comme faisant officiellement partie de l’État juif, estime Jonathan Schanzer, un expert chevronné du Moyen-Orient et vice-président de la recherche à la Fondation pour la défense des démocraties.

« Cette décision de l’administration Biden pourrait entraîner des changements politiques importants», souligne l’expert.

Développements :

Assaillis par les appels des journalistes israéliens, le porte-parole de l’ambassade des États-Unis en Israël a répondu à leurs interrogations en affirmant qu’«il ne s’agit pas d’un changement de politique ou d’une indication d’un changement de politique futur».

Devant la pression médiatique l’ambassade a rétablit le titre initial, sans donner aucune explication.