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Vaccin Covid-19 : Israël, premier de la classe

Israël a administré son 650.000e dose de vaccin Pfizer/BioNTech contre le coronavirus, une semaine après le début de sa campagne de vaccination, faisant de l’État hébreu le premier pays au monde pour le nombre de vaccinations par habitant.

Israël a entamé dimanche son troisième confinement pour au moins deux semaines, afin de tenter d’endiguer la recrudescence des contaminations ces dernières semaines alors que le pays se dirige vers une quatrième élection en deux ans après l’implosion du dernier gouvernement de coalition dirigé par Netanyahu.

Par ailleurs, Israël semble mener avec succès sa campagne de vaccination. Ce mercredi, le ministre israélien de la santé, David Herzl Levy , a annoncé que 650.000 Israéliens ont d’ores et déjà reçu la première dose du vaccin Pfizer/BioNTech contre le coronavirus, faisant ainsi de l’État hébreu le premier pays au monde pour le nombre de vaccinations par habitant, devant le Royaume-Uni, les États-Unis et le Canada.

Le ministre israélien s’est également félicité de la vaccination de 152.000 personnes en 24h, un record depuis le début de la campagne.

« En route vers un million de vaccinés! 152000 vaccinés hier, Près de 650 000 au total. C’est comme ça comment on va vaincre une épidémie! », s’est pour sa part félicité le ministre de la Santé, Yuli Edelstein, sur son compte Twitter.

Edelstein avait affirmé mardi à la presse, qu’un cinquième des Israéliens de plus de 60 ans ont reçu le vaccin COVID-19.

«Nous avons travaillé pour faire venir des millions de vaccins en Israël, et maintenant, grâce au ministère de la Santé, aux hôpitaux et aux caisses d’assurance maladie, qui gèrent une énorme opération, nous avons atteint cet objectif», a déclaré Netanyahu à l’occasion de sa visite à une clinique de Jérusalem en compagnie avec le maire de la ville, Moshe Lion.

«Ma mission est d’assurer la poursuite de ce rythme», a-t-il déclaré. «Si nous continuons ainsi, nous serons le premier pays au monde à sortir de la pandémie».

Netanyahu a affirmé vouloir faire vacciner 2,25 millions d’Israéliens – plus d’un quart des 9,2 millions d’habitants d’Israël – d’ici fin janvier.

Pas d’exemption de visa de court séjour pour les marocains voyageant en Israël

Yossi Melman, journaliste et commentateur sur le renseignement et la sécurité, a dévoilé dans un article publié sur Haaretz, que contrairement aux E.A.U, il n’y aurait pas d’accord sur l’exemption de visa pour raison de sécurité.

Dans cet article qui traite des candidats à la direction du Shin Bet, le Service de sécurité intérieure israélien, l’expert en renseignement, Yossi Melman, a évoqué le nom de Meir Ben-Shabbat, en voyage aujourd’hui à Rabat, dans le vol inaugural entre Israël et le Maroc.

M. Melman a révélé dans son papier que l’accord qui sera signé aujourd’hui entre l’Etat hébreu et le Royaume du Maroc n’allait pas comprendre de clause concernant l’exemption de visa de court séjour, en évoquant «des risques de sécurité».

Il est à rappeler qu’Israël et les Émirats arabes unis avaient décidé d’exempter leurs ressortissants de visas, une première pour les citoyens d’un pays arabe.

Ahmed Charaï : Israël peut changer et l’amertume des vieux peut être remplacée par l’espoir des jeunes

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Analyste et fin observateur des relations américano-marocaines et de la géopolitique au Moyen-Orient, Ahmed Charaï, a réussi à couper l’herbe sous les pieds des adversaires du Maroc au sujet de l’accord de reprise des relations entre Rabat et Tel-Aviv décidé par le Roi Mohammed VI. L’éditorialiste n’a pas laissé champs vide à la propagande du polisario qui a investi les médias israéliens en publiant des opinions et analyses mettant en avant le rôle décisif du Royaume à faire progresser la paix dans la région.

A la lecture des articles d’opinion d’Ahmed Charaï sur Israel Hayom, Jerusalem Post ou National Interest, destinés au premier abord au lectorat américain et israélien, l’évolution actuelle des évènements prend tout son sens : dévoilant le pragmatisme, la sagesse et l’ouverture du Maroc dans la gestion de ses relations avec Israël mais aussi avec l’ensemble des pays du Moyen-Orient.

Les récits et les faits apportés par M. Charaï, démontrent également que, certes la politique de Jared Kushner qu’il a qualifié de «Disrupteur créatif» a réussi à faire bouger les lignes et à faire adhérer Donald Trump et les dirigeants arabes, le Maroc est resté maître de sa décision et de son planning, de par les relations fortes qu’il a gardé avec la communauté juive marocaine. Lesquelles relations ont été préservées grâce à l’engagement et la protection de la commanderie des croyants, de tous les croyants.

Des siècles d’histoire partagée garantiront la survie de la paix entre le Maroc et Israël

«Certains observateurs ont diminué le nouvel accord comme étant simplement la formalisation d’un partenariat de fait entre le Maroc et Israël datant de 60 ans» a réagit M. Charaï à certaines voix qui essayent d’installer l’idée que l’accord n’est qu’une formalité sans histoire ni sens.

L’éditorialiste rappelle que la coopération fructueuse entre le Maroc et Israël, notamment en matière de renseignement et de sécurité, découle du fait des liens de sang qui rapprochent les deux pays. En effet, l’état hébreu compte 1 million d’Israéliens d’origine marocaine très attachés au seul pays en dehors d’Israël, où le code de la famille des citoyens juifs est régi par les dispositions du droit hébraïque. Le pays où le roi Mohammed VI est désigné «Commandeur des fidèles» par les juifs et les musulmans.

Le Roi Mohammed VI, poursuit M. Charaï, a d’ailleurs donné ses hautes instructions, durant ces dernières années, pour que le gouvernement marocain accélère la réhabilitation du patrimoine juif dans les villes du Royaume, dans le cadre de la réconciliation du pays avec son identité plurielle ainsi que pour promouvoir le rapprochement juif-musulman à l’échelle mondiale.

L’éditorialiste reconnaitra le rôle important de feu Hassan II, considéré comme le principal architecte du premier accord de paix entre l’Égypte et Israël. Un engagement maintenu par son fils, le roi Mohammed VI pour faire progresser le rapprochement israélo-arabe – qui de plus affiche la même volonté de le faire discrètement.

«Les observateurs israéliens d’un certain âge se rappelleront le sens politique du défunt père du roi actuel, Hassan II, qui a travaillé sans relâche pour favoriser le rapprochement entre Israël et ses voisins, y compris les Palestiniens. Il l’a fait en privé et en public, facilitant dans les coulisses chaque initiative majeure, de Camp David à Oslo. Le roi Hassan II est considéré comme le principal architecte du premier accord de paix entre l’Égypte et Israël.» a-t-il écrit.

Résistances à la transition vers des relations formelles entre le Maroc et Israël

M. Charaï n’a pas caché l’existence de résistance diverses à la transition vers des relations formelles entre Rabat et Tel-Aviv.

«La transition vers des relations formelles n’était pas inévitable. Un tiers de la population marocaine s’identifie actuellement aux mouvements et partis islamistes qui continuent de rejeter le droit d’Israël à exister.» a-t-il constaté.

Et de poursuivre, « l’activisme anti-normalisation reste une facette importante de notre culture, qui a trouvé son expression il y a moins de cinq ans dans un projet de loi parlementaire qui allait rendre criminel d’engager les citoyens israéliens de quelque manière que ce soit. »

A ce sujet, le Roi Mohammed VI qui a toujours plaidé pour l’ouverture et l’acceptation de l’autre, a lancé une réforme, avant même la décision de reprise des relations diplomatiques avec Israël, décrite par certains comme un « tsunami » : l’histoire et la culture de la communauté juive vont bientôt être enseignées aux élèves marocains. Les premiers cours, en langue arabe, seront dispensés au prochain trimestre en dernière année de primaire, où l’âge des élèves tourne autour de 11 ans, selon le ministère marocain de l’Éducation nationale.

Pour accompagner ces efforts du Roi Mohammed VI, M. Charaï estime que dans le système politique multipartite dynamique du royaume, «une direction politique inébranlable sera nécessaire pour mener à bien le processus diplomatique et garantir que l’accord remporte un large soutien populaire».

M. Charaî reste toutefois confiant, en affirmant que la paix entre le Maroc et Israël trouvera ses mécontentements, certes, à la fois au sein du royaume et ailleurs. Mais sa base solide – des siècles d’histoire commune – lui permettra de survivre à ses détracteurs.

La déclaration de la Maison Blanche reconnaissant la souveraineté du Maroc sur le territoire saharien, un coup dur pour les séparatistes du Polisario

Aux critiques de certaines voix de gauche «qui dépeignant les revendications marocaines sur le territoire du Sahara comme quelque peu en décalage avec les normes internationales et que la reconnaissance de Washington de la marocanité de ses provinces du Sud était une offre qu’il ne pouvait refuser », Ahmed Charaï, précise que les grandes puissances se sont rapprochées de plus en plus de la position marocaine sur le dossier et ce depuis 2007. Date à laquelle, le royaume a proposé son initiative pour la négociation d’un statut d’autonomie pour la région du Sahara, dans le cadre de la souveraineté marocaine.

Une initiative alimentée d’un attachement indéfectible du Royaume à son intégrité et unité territoriale, du soutien d’une grande majorité des marocains et d’un pragmatisme largement loué par la communauté internationale.

D’ailleurs, explique M. Charaï, l’ONU et l’UE ont présenté le plan marocain comme «sérieux et crédible», et même la Russie et la Chine, alliées de longue date du principal soutien du Polisario, l’Algérie, ont exprimées leur intérêt pour une «solution politique» qui s’inspirerait de la proposition marocaine.

«Il n’est pas étonnant que les États-Unis reconnaissent la souveraineté du Maroc sur le Sahara ou que la communauté internationale juge crédible son initiative, au moment où l’enclave du Polisario au-delà des frontières du Maroc reste un lieu de pauvreté et de souffrance et une plaque tournante du terrorisme» souligne l’éditorialiste. Une misère, poursuit-il qui contraste avec le développement important de la partie marocaine du Sahara qui a profité de plusieurs milliards d’investissements, transformant le territoire en un lieu de vie digne pour les femmes et les hommes du peuple sahraoui.

Israël peut aussi changer et l’amertume des vieux peut être remplacée par l’espoir des jeunes

«Le monde arabe n’a jamais été monolithique», écrit Ahmed Charai sur Israel Hayom. «Si l’unité du monde arabe ne soutient pas une impasse qui dure depuis un demi-siècle, les Palestiniens devront réajuster leurs stratégies» a-t-il affirmé.

Face à ce changement de paradigmes dont font face les pays arabes, M. Charaï estime qu’Israël peut aussi changer. «Le commerce, l’échange de biens et d’idées, peut forger de nouvelles connexions entre les jeunes et les ambitieux des deux côtés. Avec le temps, l’amertume des vieux peut être remplacée par l’espoir des jeunes» suggère l’éditorialiste.

Dans mon pays, poursuit-il, «des millions de jeunes en ont assez des idéologies extrémistes et xénophobes et veulent les opportunités et les avantages que seuls la paix et le partenariat peuvent apporter. Ils voient en Israël un partenaire solide pour développer leur économie, diffuser des opportunités et assurer l’avenir du Maroc».

Jared Kushner le «Disrupteur créatif» qui a fait bouger les lignes

M. Charaï a par ailleurs insisté dans ses analyses de louer le rôle décisif de Jared Kushner dans ce processus de paix.

« Il n’est donc pas possible de comprendre pleinement la nouvelle décision remarquable du Royaume du Maroc sans reconnaître un changement catalyseur: le rôle joué par Jared Kushner en tant que «Disrupteur créatif» de décennies d’une diplomatie conventionnelle » a-t-il écrit sur The Jerusalem Post.

Le Maroc étant désormais le quatrième pays arabe à atteindre de nouveaux termes avec Israël en autant de mois, il devrait être clair que la vision stratégique de Kushner d’une approche régionale – longtemps jugée comme «naïve» – a porté ses fruits. « Il appartient aux décideurs politiques d’examiner et de tirer des leçons de l’approche de Kushner afin de s’en inspirer dans les années à venir » a-t-il souligné.

Sur Israel Hayom, M. Charaï estime que les années de négociation patiente et silencieuse en coulisse de Kushner ont porté leurs fruits. « Jetant les scripts désuets des discours passés, il écoutait, il apprenait, il résumait pour montrer sa compréhension et il posait de nouvelles questions. Kushner a réussi à faire adopter sa vision. » s’est-il félicité.

Comptez-moi parmi ceux qui croient depuis longtemps qu’une normalisation totale mérite une chance

«Comptez-moi parmi de nombreux Arabes qui croient depuis longtemps que la paix entre les Arabes et Israël, grâce à une normalisation totale mérite une chance – même si l’un des rares à le dire publiquement. J’ai soutenu ce point de vue à la surprise de nombreux amis américains, israéliens et palestiniens» s’est confié Ahmed Charai sur les colonnes d’Israël Haoym.

L’éditorialiste confiant dans la base solide des siècles d’histoire commune et de la dynamique de la jeunesse, à même de maintenir la paix entre le Royaume et Israël, invite d’une part, l’État hébreu à bénéficier de la destination Maroc prisée pour le tourisme, le commerce et l’enrichissement culturel et un point d’ancrage sur le continent africain et d’autre part, les Palestiniens, de compter sur le Maroc et son Roi pour défendre leurs droits et à leur bien-être.

Reprise des relations avec Israël : Mohammed VI appelle le Chef de l’Autorité Palestinienne

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Suite aux décisions prises par le Royaume du Maroc et les États-Unis au sujet du dossier du Sahara et sur la situation dans la région du Moyen-Orient, le roi Mohammed VI s’est entretenu, ce jeudi, au téléphone avec le président de l’Autorité Nationale Palestinienne. Le souverain a tenu à réaffirmer son soutien inchangée de la cause palestinienne, position héritée de son père feu Hassan II.

Le Cabinet Royal a confirmer dans un communiqué publié sur l’agence de presse nationale, MAP, l’entretien téléphonique entre le roi Mohammed VI et Mahmoud Abbas Abou Mazen, président de l’Autorité Nationale Palestinienne, survenu quelques peu après l’échange entre le souverain et le président américain Donald Trump.

Lors de cet entretien, le roi a informé le président palestinien de la teneur de l’entretien téléphonique que le Souverain a eu avec Donald Trump, eu égard à l’estime que voue le Roi au président palestinien, précise le communiqué.

Mohammed VI a réaffirmé à Mahmoud Abbas que «sa position soutenant la cause palestinienne demeure inchangée, position que le Souverain a héritée de son père feu Hassan II».

Dans ce sens, le roi a souligné que le Maroc soutient la solution à deux États et que les négociations entre les parties palestinienne et israélienne sont la seule voie pour parvenir à une solution définitive, durable et globale à ce conflit, souligne le Cabinet Royal.

Et de rappeler, qu’en sa qualité de Président du Comité Al-Qods, émanant de l’Organisation de la coopération islamique, le Roi n’a eu de cesse d’insister sur la nécessité de préserver le statut spécial de la ville d’Al Qods Acharif et de respecter la liberté de pratiquer les rites religieux pour les adeptes des trois religions monothéistes, ainsi que le cachet musulman d’Al-Qods Acharif et de la mosquée Al-Aqsa.

La question palestinienne au même rang de la question du Sahara marocain

Le Cabinet Royal s’est attardé sur la constance de la position du Roi au sujet de la question palestinienne, que Mohammed VI place au même rang que le dossier du Sahara marocain. Ainsi que sur son engagement pour mettre à profit toutes les dispositions et contacts convenus entre lui et le président américain pour promouvoir la paix dans la région.

« Le Maroc place toujours la question palestinienne au même rang de la question du Sahara marocain et que l’action du Royaume pour consacrer sa marocanité ne se fera jamais, ni aujourd’hui ni dans l’avenir, au détriment de la lutte du peuple palestinien pour ses droits légitimes» a assuré le roi Mohammed VI à Abou Mazen.

Le souverain a noté également lors de cet entretien téléphonique, que le Roi du Maroc jouit d’un statut particulier et qu’Il a des relations distinguées avec la communauté juive d’origine marocaine, dont des centaines de milliers de juifs marocains établis en Israël.

Il a souligné par ailleurs, que le Maroc, qui place la cause palestinienne en tête de ses préoccupations, «ne renoncera jamais à son rôle dans la défense des droits légitimes du peuple palestinien, et restera, comme il était toujours, roi, gouvernement, et peuple, aux côtés de nos frères palestiniens, et continuera son engagement constructif pour parvenir à l’établissement d’une paix juste et durable dans la région du Moyen-Orient».

Un commando de 12 professionnels ont assassiné le scientifique iranien dans une opération qui a durée 3 minutes

On en sait davantage sur l’assassinat de l’éminence grise du programme nucléaire iranien, Mohsen Fakhrizadeh, vendredi près de la capitale iranienne. L’Iran pointe du doigt les services secrets israéliens et les fuites de l’enquête évoquent l’implication de 62 agents dont 12 assassins qui auraient attaqué le convois du scientifique en seulement 3 minutes. Une autre version parle d’un tir téléguidé depuis une camionnette bleue.

Alors que l’Iran pleure devant le corps du père de la bombe iranienne, Mohsen Fakhrizadeh, âgé de 59 ans, assassiné vendredi aux abords de Téhéran, exposé devant les fidèles, les informations sur l’opération de sa liquidation font le tour des rédactions.

Version du Samedi

Selon une première version qui a prévalue depuis samedi soir, l’alimentation en courant électrique de toute la région, où allait passer le convoi de la cible, aurait été coupée. Puis une pluie de tirs d’armes à feu et d’explosifs auraient détruit le convoi avant que le corps de Mohsen Fakhrizadeh ne soit traîné de la voiture et liquidé.

Selon cette version 69 agents auraient participé à l’organisation de l’assassinat dont 12 assassins, tous évaporés dans la nature.

C’est un journaliste iranien, Mohamad Ahwaze, qui a publié sur twitter, un compte rendu des événements attribué aux services iranien.

Ahwaze a déclaré que 62 membres étaient impliqués dans l’attaque de Fakhrizadeh. Le convoi de Fakhrizadeh composé de trois voitures blindées a été pris pour cible près d’Absard, à 40Km à l’est de la capitale Téhéran par 12 membres du commando, qu’il a décrit comme étant hautement formés et assistés par des «services de sécurité et de renseignement à l’étranger».

«Plus de cinquante autres personnes auraient apporté un soutien logistique», ajoute Ahwaze.

Il n’a pas précisé s’ils étaient en Iran ou à l’étranger.

Le commando surveillait Fakhrizadeh et savait qu’il allait conduire de Téhéran à Absard vendredi.

Absard est un village montagneux de 10 000 personnes. C’est l’endroit où de nombreux Téhéranais disposent de résidences secondaires, et Fakhrizadeh, 59 ans, y avait une villa.

Le récit du journaliste iranien était particulièrement détaillé : «Une Nissan a été mise en place et gréée pour exploser au passage de Fakhrizadeh et des tireurs d’élite attendaient le convoi, ainsi qu’une voiture Hyundai avec des assassins à l’intérieur. Ils ont planifié l’attaque pour un rond-point à Absard, au pied d’un boulevard bordé d’arbres qui pénètre dans la ville. Une Hyundai Santa Fe avec quatre passagers, quatre motos et deux tireurs d’élite l’attendaient sur les lieux de l’embuscade, avec un pick-up Nissan piégé ».

Sepah Cybery, une chaîne de médias sociaux affiliée au corps des gardiens de la révolution islamique, a dévoilé que les hommes armés du commando auraient ouvert le feu sur les voitures et une intense fusillade s’en aurait suivie.

Ahwaze a rajouté dans sa série de tweet que selon les leaks iraniens, le chef de l’équipe d’assassinat aurait sorti Fakhrizadeh de sa voiture et lui aurait tiré dessus et s’est assuré qu’il était mort. »

«Le commando aurait ensuite disparu sans subir aucune perte», a rapporté Ahwaze.

Version du Dimanche

Dimanche, l’agence de presse iranienne Fars a publié une dépêche dans laquelle a donné quelques nouveaux détails sur l’exécution de Mohsen Fakhrizadeh.

L’agence de presse rapporte que l’opération n’aurait duré que trois minutes et que le convois aurait été la cible de tirs aurait effectués avec une arme téléguidée. Fars affirme qu’aucune trace des assassins n’a été trouvée dans la zone de l’attentat.

Cette camionnette aurait porté une arme téléguidée qui aurait tiré sur le convois de Mohsen Fakhrizadeh

Mais cette version des faits «serait de la pure désinformation» selon des observateurs israéliens. Minimiser la taille de l’opération mettrait moins dans l’embarras les services iraniens accusés d’avoir démontré des failles dans la surveillance du territoire.

Le ministère iranien du renseignement a annoncé plus tard: «Nous avons obtenu les premiers indices de l’attaque et de l’assassinat de Fahrizadeh»

De plus, des informations ont affirmé dimanche soir que l’un des gardes du corps du scientifique, gravement blessé, serait toujours vivant. Son témoignage pourrait éclairer les enquêteurs iraniens.

Les responsables iraniens ont blâmé le Mossad d’Israël pour l’assassinat. Un responsable américain et deux autres responsables du renseignement ont également déclaré au New York Times qu’Israël était derrière l’attaque.

L’Iran a juré des représailles pour le meurtre de son principal scientifique nucléaire

Inquiétudes le la communauté internationale

Les EAU et Oman, deux pays qui se concurrencent dans le rôle de pays tampon de la région, ont gardant des relations ouvertes avec le régime des mollahs de Téhéran, et qui sont tous deux engagés dans le processus de normalisation avec Israël, n’ont pas manqué de condamner l’assassinat de Fahrizadeh.

Alors qu’Abou Dhabi a publié un communiqué de sa diplomatie, décriant «le crime odieux» de l’assassinat du scientifique iranien et mettant en garde du risque d’escalade qui pourrait embraser la région, le ministre omanais des Affaires étrangères Badr al-Hamad al-Busaidi, a appelé son homologue iranien, Javad Zarif, pour condamner cet assassinat. Le ministre a exprimé ses condoléances à l’Iran, affirmant que l’assassinat était «contraire au droit humain et international».

La Jordanie a suivi les pas de ses voisins pour condamner dans un communiqué de sa diplomatie l’assassinat de Mohsen Fakhrizadeh et en appelant à coordonner les efforts pour «pour réduire les tensions, empêcher l’escalade dans la région et protéger la sécurité et la stabilité.»

Samedi, les Nations unies ont tenté de calmer le jeu en «exhortant à la retenue et à la nécessité d’éviter toute action qui pourrait mener à une aggravation des tensions dans la région du Moyen-Orient».

« Bien sûr, nous condamnons tout assassinat ou meurtre illégal », a ajouté Stéphane Dujarric, en réponse à une demande de réaction du secrétaire général de l’ONU, Antonio Guterres, à cet évènement vivement dénoncé par Téhéran qui a menacé de représailles.

Dans une lettre au secrétaire général de l’ONU, l’ambassadeur iranien auprès de l’Organisation, Majid Takht Ravanchi, avait réclamé dès vendredi soir à Antonio Guterres et au Conseil de sécurité une condamnation claire de l’assassinat de Mohsen Fakhrizadeh, chef du département recherche et innovation du ministère de la Défense.

Le porte-parole du Conseil de sécurité nationale et du Conseil de politique étrangère du Parlement iranien a pour sa part affirmé aujourd’hui que le rôle d’Israël aurait été prouvé dans l’assassinat de Fahrizadeh, mais en raison de la complexité de l’opération, d’autres éléments étrangers seraient probablement impliqués. Applaudi par les député, Abolfazl Amouei, a ajouté : «Il est clair qu’il s’agissait d’une opération préplanifiée, et complexe. Nous avons déjà de bons indices pour savoir qui était derrière».

Jared Kushner pour éteindre le feu ?

Aux États-Unis, un haut responsable de la Maison Blanche a déclaré que le conseiller et gendre du président, Jared Kushner, s’était rendu en Arabie saoudite et au Qatar et qu’il devait rencontrer le prince héritier saoudien Ben-Salman dans la ville de Naum. Les envoyés de Trump dans la région, Avi Berkowitz, qui a récemment travaillé à la normalisation des relations d’Israël avec les pays arabes, et Brian Hawke, l’envoyé de l’administration en Iran, se joindront également à la visite.

Sabotage de la diplomatie et de la feuille de route de l’administration Biden

Mais pour la plupart des analystes américains, l’assassinat de Mohsen Fakhrizadeh est dangereux et affaiblit la position de Joe Biden qui, désireux de rompre avec l’unilatéralisme de Donald Trump, a dit vouloir offrir «à l’Iran une voie crédible de retour à la diplomatie» en vue d’une réintégration des Etats-Unis à l’accord sur le nucléaire iranien.

L’éditorialiste, Barbara Slavin a écrit sur The New York Times que le président élu Joe Biden et son équipe ne peuvent pas faire grand chose de plus que «d’envoyer des messages à travers les médias à l’Iran pour qu’il reste patient jusqu’à l’inauguration le 20 janvier – et aux Israéliens pour arrêter leur campagne de sabotage».

Pour John Brennan, ancien patron de la CIA, c’est un «acte criminel et extrêmement dangereux», qui risque d’entraîner des «représailles létales et une nouvelle phase de conflit régional». Brennan, qui était à la tête de l’agence de renseignement américaine de 2013 à 2017, sous la présidence de Barack Obama et alors que Joe Biden était vice-président, a exhorté l’Iran à «résister à l’envie» d’exercer des représailles et d’attendre «le retour de dirigeants américains responsables sur la scène internationale».

Tarragone, Copenhague, Ashdod, les Marocains du monde mobilisés pour dénoncer les actes criminels du polisario

Des centaines de Marocains établis à Tarragone (Catalogne), à Copenhague (Danemark) et Ashdod (Israël), ont pris part, mardi soir, à d’imposantes manifestations pour exprimer leur soutien inconditionnel à l’intervention marocaine légitime afin de rétablir l’ordre et la sécurité dans la zone tampon d’El Guergarat.

Avec MAP

Tarragone – Catalogne

Des militants des droits de l’homme, des hommes politiques et des représentants de plus de 20 associations marocaines s’activant dans la région, en plus de nombreux membres de la communauté marocaine, se sont réunis à la place Imperial Tarraco dans la ville de Tarragone pour exprimer leur soutien total et inconditionnel à la démarche prise par le Maroc afin de lever le blocus imposé sur le passage d’El Guerguarat, de restaurer le flux des mouvements commerciaux et d’assurer la circulation normale des biens et des personnes, tout en saluant cette intervention légitime, professionnelle et pacifique.

Les participants à cette manifestation, qui a pris le départ de la place La Rambla en direction de celle de Imperial Tarraco, ont brandi des banderoles dénonçant l’attaque criminelle ayant visé le consulat général du Royaume du Maroc à Valence par des éléments du polisario, en violation des accords internationaux sur l’immunité et l’inviolabilité des représentations diplomatiques.

Brandissant fièrement le drapeau du Royaume et scandant à l’unisson l’hymne national, ils ont souligné la nécessité de traduire en justice les auteurs de cet acte criminel portant atteinte à l’intégrité du siège consulaire.

Copenhague – Danemark

Réunis le temps d’une manifestation devant le siège du ministère danois des Affaires étrangères à Copenhague, des hommes et des femmes, jeunes et moins jeunes, dont certains drapés dans leurs habits traditionnels sahraouis, ont bravé le froid d’une soirée glaciale pour dire haut et fort leur attachement à l’intégrité territoriale du Royaume et leur soutien à l’intervention des Forces armées royales pour nettoyer le passage d’El Guergarat des milices du «polisario».

Cette manifestation, initiée par l’Association Al Bayt Al Maghribi Assahrawi et le Conseil consultatif maroco-danois, a été l’occasion de mettre à nu une nouvelle fois les thèses fallacieuses des séparatistes et de leurs mentors qui, échaudés par le fiasco il y a une semaine de leur manifestation devant l’ambassade du Maroc à Copenhague, s’agitent fébrilement pour apporter de l’eau au moulin d’une «affaire perdue».

Ashdod – Israël

Mardi à 18h30, une dizaine d’enfants du Maroc établis en Israël se sont rassemblés dans la ville d’Ashdod, au parc Ben-Gurion, face à la pelouse du poste de police.

Les ressortissants marocains ont brandi les drapeaux du Maroc et les portraits du Roi Hassan II, en scandant l’hymne de la marche verte, en soutien au Sahara Marocain.

Cinq ans après sa libération, l’espion juif qui a aidé Israël à bombarder le QG de l’OLP à Tunis et d’assassiner Khalil al-Wazir, le numéro 2 d’Arafat, est désormais libre de quitter les Etats-Unis

Le Premier ministre israélien Benjamin Netanyahu a salué samedi la fin de l’interdiction de voyager de Jonathan Pollard, un juif américain emprisonné aux Etats-Unis en 1985 pour espionnage au profit de l’Etat hébreu. Le Pentagone et la CIA n’ont jamais pardonné à l’espion juif, la masse d’informations classées secret-défense qu’il a livré contre de l’argent. Il a passé trente années en prison et cinq années avec bracelet électronique.

Avec AFP

Vendredi, le département américain de la Justice avait indiqué avoir levé les conditions imposées au moment de la libération de Jonathan Pollard, un ancien analyste de la marine américaine âgé aujourd’hui de 66 ans.

«Le Premier ministre salue la levée des restrictions sur Jonathan Pollard» et espère qu’il arrivera «en Israël bientôt», selon un communiqué de son cabinet.

Pollard, qui avait plaidé coupable, avait été condamné en 1987 à la rétention à perpétuité pour avoir communiqué des documents américains secrets.

Après 30 ans en prison, il avait été libéré sur parole en novembre 2015 avec obligation de porter un bracelet électronique, de respecter un couvre-feu et interdiction de quitter le territoire américain pendant cinq ans supplémentaires, malgré les pressions israéliennes.

Netanyahu a travaillé sans relâche pour ramener l’espion en Israël

A l’issue de cette période, la Commission des probations, une agence du ministère de la Justice, a expliqué avoir examiné son dossier et «jugé que rien n’indiquait qu’il risquait de violer la loi».

Elle a alors «ordonné de lever les conditions imposées à sa libération».

Selon le communiqué israélien, Netanyahu s’était «engagé à obtenir la libération (de Jonathan Pollard) depuis plusieurs années» et a travaillé «sans relâche» pour le ramener en Israël.

Au milieu des années 1980, M. Pollard avait pris contact avec un colonel israélien à New-York et commencé à partager des secrets américains à l’Etat hébreu, en échange de dizaines de milliers de dollars.

Au total, Jonathan Pollard, a communiqué des milliers de documents américains. Son dossier a longtemps constitué une épine dans les relations entre Washington et Israël, allié stratégique en pleine guerre froide.

L’affaire s’était résorbée après la promesse d’Israël de mettre un terme à toutes ses activités d’espionnage sur le sol américain.

De hauts responsables du Pentagone ou de la CIA n’ont jamais pardonné à l’espion la masse d’informations classées secret-défense livrées contre de l’argent, et en pleine guerre froide, à l’allié stratégique israélien des Etats-Unis.

Selon des documents de la CIA déclassifiés, Pollard aurait aidé Israël à bombarder en 1985 le quartier général de l’Organisation de libération de la Palestine (OLP), alors exilée en Tunisie, et à assassiner le numéro deux de l’OLP, Abou Jihad, à Tunis en 1988.

«Nous sommes ravis que notre client soit enfin libéré de toute restriction, et nous espérons le voir bientôt en Israël», ont indiqué dans un communiqué ses avocats, Eliot Lauer et Jacques Semmelman.

Ils n’ont pas confirmé s’il comptait quitter prochainement New York où il vit depuis 2015. Il est, selon eux, d’abord «heureux d’être enfin capable d’aider son épouse», souffrant d’une «forme agressive de cancer».

Jonathan Pollard n’a pas de passeport pour pouvoir voyager en Israël

Jonathan Pollard a régulièrement exprimé son souhait d’aller s’installer en Israël, dont il a obtenu la nationalité en 1995 et où il est vu comme un héros national par une partie de la population.

Selon la radio publique israélienne, Pollard pourrait toutefois ne pas être en mesure de voyager dans l’immédiat car il ne possède pas de passeport.

Par ailleurs, il attendrait pour partir que sa femme Esther ait terminé sa chimiothérapie en cours.

«Jonathan et Esther prévoient de rentrer chez eux en Israël aussitôt que cela sera possible d’un point de vue médical», a indiqué Eliot Lauer.

«Toutes ces années, nous avons partagé la souffrance de Jonathan Pollard et ressenti une responsabilité et un engagement pour le faire libérer», a déclaré le président israélien Reuven Rivlin dans un communiqué en anglais.

Il sera accueilli après «de nombreuses années difficiles d’emprisonnement et de restrictions, pour une nouvelle vie en paix», a-t-il ajouté.