Agriculture

MAMDA-MCMA : Abed Yacoubi Soussane prend du recul et passe le témoin à Hicham Belmrah nouveau PDG «plénipotentiaire»

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S’il prend du recul, Abed Yacoubi Soussane, patron emblématique de la très discrète mais puissante Assurance de l’Agriculteur MAMDA-MCMA, il n’en reste pas moins l’Administrateur et Président Fondateur Honoraire, et il continuera à apporter ses conseils et son expérience, longue de 53 ans, au nouveau Président Directeur Général, Hicham Belmrah dont la compétence n’est plus à prouver.

Réuni le 27 Janvier 2021 à Rabat, le Conseil de Surveillance de la MAMDA-MCMA, a décidé, sur proposition de son président Abed Yacoubi Soussane, de faire évoluer la gouvernance des deux principales et des plus anciennes mutuelles du Maroc d’une gestion duale, à Conseil de Surveillance et Directoire, à celle de société à Conseil d’Administration.

«Cette décision qui sera entérinée après les validations règlementaires requises, vise à adopter un mode de gouvernance aligné avec les meilleures pratiques de la place et le retour d’expérience» précise le communiqué publié à l’issue de ce Conseil.

Ce changement de mode gouvernance a été accompagné par la nomination de celui qui a passé 53 ans à la tête de l’organisme d’assurance, Abed Yacoubi Soussane, en tant qu’Administrateur et Président Fondateur Honoraire de la MAMDA-MCMA ainsi que celle de Hicham Blemrah en tant que Président Directeur Général.

« Le Conseil de Surveillance a rendu un vibrant hommage à Monsieur Yacoubi Soussane et a souhaité qu’il reste actif dans la gouvernance de la MAMDA-MCMA, du fait de son rôle historique pour l’institution, de ses liens très forts avec les sociétaires et de sa connaissance aigüe de la mutualité de manière générale. Le Conseil de Surveillance a ainsi proposé sa nomination en tant qu’Administrateur et Président Fondateur Honoraire de la MAMDA-MCMA » annonce le communiqué.

Toujours debout, toujours vivant

La longévité, l’influence et la discrétion du fondateur et président honoraire de la MAMDA-MCMA, Abed Yacoubi Soussane, font de l’homme, du haut des ses 80 ans, une énigme, une légende et un cas unique dans l’histoire de l’économie nationale.

Pieux, n’hésitant pas à interrompre les conseils d’administration et ses réunions pour faire ses prières tout en s’imposant un jeûne intermittent, les lundis et les jeudis, Abed Yacoubi Soussane est un éternel et farouche battant, comme le décrit si bien l’un de ses rares portraits publié par le mensuel Economie & Enterprise en févier 2010, après l’annonce de la nomination du jeune associé du cabinet Ernest & Young, Hicham Belmrah, président du directoire de la MAMDA.

L’article décrivait Yacoubi Soussane en homme «courtois et doté d’une grande culture et qui cherchait toujours le consensus, arrivant à s’adapter à toutes les situations».

Aujourd’hui, Yacoubi Soussane, lâche du leste après onze années de co-pilotage en passant le témoin à un brillant dirigeant et fin connaisseur de système financier marocain, Hicham Belmrah, avec qui il partage au moins deux qualités, la discrétion et la fidélité.

Le Siam, la grand-messe de l’agriculture chère à Akhannouch annulé pour la deuxième année consécutive

C’est dans une dépêche laconique que la MAP a annoncé l’annulation du Siam pour la deuxième année consécutive. Une annulation qui prive les acteurs du monde agricole et des acteurs de l’agroalimentaire de l’occasion de relancer leur activité après 12 mois de crise sanitaire mais également le ministre de tutelle, Aziz Akhannouch, d’une plateforme de communication politique à quelques mois des élections.

Le Conseil d’administration du Salon international de l’Agriculture au Maroc (SIAM) de Meknès, réuni mercredi en mode visioconférence, a décidé l’annulation de l’édition 2021 de ce salon, annonce le ministère de l’Agriculture, de la pêche maritime, du développement rural et des eaux et forêts, rapporte la MAP dans une dépêche publiée mercredi 20 janvier.

Cette décision, poursuit la même source qui cite le communiqué du département d’Akhannouch, survient en raison du contexte sanitaire actuel et des différentes mesures prises par les autorités pour endiguer la pandémie du nouveau coronavirus (Covid-19), notamment l’interdiction des grands rassemblements et les restrictions des déplacements internationaux.

Campagne agricole 2020-2021, le monde agricole veut y croire

Après deux années de sécheresse et 12 mois de crise sanitaire qui ont impacté significativement aussi bien les agriculteurs que les éleveurs, le monde agricole reprend de l’espoir suite au retour aux précipitations enregistrées ce mois de janvier 2021.

Lesquels précipitations ont permis de résorber progressivement le déficit pluviométrique. Ainsi, le cumul pluviométrique moyen national au 13 janvier 2021 s’élève à 180,6 mm, soit une hausse de 5% par rapport à la moyenne des 30 dernières années (172,2 mm) et une hausse de 50% par rapport à la campagne précédente (120,3 mm) à la même date.

Il est à noter que le monde agricole a pu résister à la double crise, sècheresse et pandémie principalement grâce à une stratégie proactive du Crédit Agricole du Maroc, qui en investissant dans l’innovation et la proximité a réussi à atténuer l’impact de ces crises principalement auprès des petits agriculteurs et des populations rurales en situation de précarité.

Par ailleurs, si l’optimise gagne du terrain chez les agriculteurs, et c’est tant mieux, sur le plan politique la morosité s’accentue et les déceptions se cumulent. Aziz Akhannouch qui a l’ambition de diriger le futur gouvernement, n’est pas en reste. Barricadé dans sa tour d’ivoire et emprisonné par ses conseillers dans la cage de la communication politique aseptisée et virtuelle, reste toujours inaudible et impopulaire auprès d’une grande partie des électeurs marocains toutes catégories confondues. Sa seule issue serait un vote sanction ou un vote par défaut pour absence d’adversaire face à la déconfiture du PJD, le manque d’audace et de prise du risque de l’Istiqlal et la cacophonie du PAM.

OCP et Hubei Forbon Technology s’allient pour le développement de nouvelles générations d’engrais

Le Groupe OCP et le Groupe chinois Hubei Forbon Technology ont annoncé, lundi, la signature d’un accord pour la création d’une joint-venture (JV) opérant dans le domaine de la R&D pour le développement de solutions d’engrais nouvelle génération et de la «Smart Agriculture».

MAP

Cette JV détenue à 50/50 et opérant dans le domaine de la R&D, vise le développement de nouvelles générations d’engrais ainsi que la promotion d’une agriculture intelligente (Smart Agriculture), précise-t-on dans un communiqué conjoint.

Située au sein de la «East Lake New Technology Development Zone» à Wuhan (Chine), la JV bénéficiera d’un accès privilégié à l’écosystème d’innovation chinois, considéré aujourd’hui comme l’un des plus dynamiques en termes de R&D dans le domaine de l’agriculture, fait savoir la même source.

A travers cette JV, OCP, leader mondial sur le marché des engrais phosphatés, et Forbon, acteur spécialisé dans la recherche, le développement et la fourniture de solutions globales d’additifs pour engrais et également actif dans le domaine de la Smart Agriculture, visent à établir un partenariat pour le développement d’engrais nouvelle génération et de solutions digitales pour l’agriculture en s’appuyant sur leurs capacités d’innovation respectives.

Ce partenariat profitera également de l’écosystème d’innovation dynamique du parc Biolake de l’Optic Valley, pour explorer des solutions agricoles durables visant à mettre à disposition des agriculteurs des formulations d’engrais sur mesure, des bonnes pratiques agricoles et des services digitaux qui répondent à leurs besoins.

«OCP a fait de l’innovation la pierre angulaire de sa stratégie de croissance, comme l’illustre l’approche systémique que nous avons élaborée avec l’Université Mohammed VI Polytechnique (UM6P). Localisée au sein de la «East Lake New Technology Development Zone» de Wuhan, la JV aura accès à l’un des réseaux les plus vastes et les plus dynamiques de professionnels investis dans l’innovation ainsi qu’à des universités et centres de recherche de premier plan en Chine travaillant sur l’avenir de l’agriculture», a déclaré le Chief Growth Officer du Groupe OCP, Soufiyane El Kassi, cité dans le communiqué.

De son côté, le Président-Directeur Général de Forbon, Wang Renzong, a fait savoir que l’OCP et Forbon affichent la même vision et la même ambition pour l’avenir de l’agriculture, à savoir mettre à disposition des agriculteurs des formulations d’engrais optimisées et des solutions digitales permettant d’améliorer l’agriculture traditionnelle et les techniques agricoles et ainsi assurer de meilleurs revenus pour ces agriculteurs.

Et de poursuivre que grâce à son expertise en matière d’Intelligence Artificielle (IA), d’équipements de précision, de capteurs, d’IOT et de technologie numérique, Forbon, avec OCP, pourrait ainsi à travers cette JV, mettre à disposition des agriculteurs les solutions les plus adaptées pour une agriculture novatrice et durable. La JV sera dédiée à l’innovation et bénéficiera à l’agriculture chinoise et mondiale.

La transaction est soumise aux conditions de clôture habituelles, y compris les approbations réglementaires, conclut le communiqué.

Les professionnels du Secteur Avicole remettent un «Trophée de reconnaissance» à Tariq Sijilmassi

Le président Crédit Agricole du Maroc, Tariq Sijilmassi, a tenu ce mardi 1er décembre sa deuxième réunion du cycle de rencontres avec les fédérations interprofessionnelles de l’agriculture, initié le 24 novembre dernier dans le cadre de l’approche participative et de l’accompagnement de la banque aux acteurs de l’écosystème agricole. Ce deuxième rendez-vous a été consacré au Secteur Avicole, représenté par la Fédération Interprofessionnelle du Secteur Avicole (FISA) et ses associations membres : APV (Association Nationale des Producteurs de Viandes de Volailles), ANPO (Association Nationale des Producteurs d’Œufs de Consommation), ANAM (Association Nationale des Accouveurs Marocains ), AFAC (Association des Fabricants d’Aliments Composés), ANAVI (Association Nationale des Abattoirs Industriels Avicoles).

Plusieurs opérateurs du secteur avicole national ainsi que de représentants du Ministère de l’Agriculture, de la Pêche Maritime, du Développement Rural et des Eaux et Forêts, ont répondu présent, mardi 1er décembre, à la réunion initiée par le Crédit Agricole du Maroc dans le cadre de son cycle de rencontres avec les fédérations interprofessionnelles de l’agriculture.

Présidée par Messieurs Tariq Sijilmassi, Président du Directoire du Crédit Agricole du Maroc, Youssef Alaoui, Président de la FISA et Mohamed Alamouri, Président de la Comader (Confédération marocaine de l’agriculture et du développement rural), la réunion a permis de faire le point sur les réalisations de la filière avicole notamment dans le cadre du Plan Maroc Vert, l’évolution de ses indicateurs, ainsi que sur ses contraintes et les leviers à actionner pour son développement mais aussi d’exposer les attentes des opérateurs en matière d’accompagnement financier.

Satisfaction de la filière avicole

Les participants à cette rencontre ont souligné le développement considérable qu’a connu le secteur avicole, un des piliers de la sécurité alimentaire du pays et un vivier de créations d’emplois. Ils ont également exprimé leur vive satisfaction suite au changement du statut fiscal de la profession consacrant désormais les aviculteurs en tant qu’agriculteurs et non plus comme marchands de gros.

Tariq Sijilmassi a été par ailleurs particulièrement à l’écoute des doléances des professionnels du secteur qui ont fait part de la persistance de contraintes liées à l’écosystème dans lequel elle évolue et qui freinent le développement du secteur.

A ce titre, le Président du Crédit Agricole du Maroc a réitéré son engagement ferme d’accompagner l’ensemble des acteurs de la chaîne de valeur, tant en amont qu’en aval, et de répondre aux besoins d’investissements importants qui doivent être réalisés par la filière dans le cadre de la nouvelle stratégie agricole Génération Green 2020-2030.


Lire aussi : Tariq Sijilmassi préside la 1ère réunion du cycle de rencontres avec les Fédérations interprofessionnelles de l’Agriculture


A l’issue de la rencontre, il a été convenu de mettre en place un cadre institutionnel impliquant l’ensemble des parties prenantes : MAPMDREF-FISA- CAM- COMADER afin de déployer des mesures de soutien spécifiques à la filière avicole et un dispositif d’accompagnement personnalisé par opérateur.

Tariq Sijilmassi a également annoncé que le CAM s’engageait à mettre ses produits et services digitaux au service des opérateurs en développant et en lançant une plateforme intégrée pour digitaliser l’ensemble des transactions de la chaîne de valeur avicole et développer ainsi un écosystème spécifique pour la profession.

Trophée de reconnaissance

Les acteurs économiques du Secteur Avicole ont tenu lors de cette réunion à saluer vivement la mobilisation du Crédit Agricole du Maroc pour le secteur et les efforts régulièrement consentis par la Banque pour appuyer et encourager le développement de l’aviculture marocaine en particulier et de l’ensemble des filières agricoles en général.

Une mobilisation que la Fédération Interprofessionnelle du Secteur Avicole a tenu à reconnaitre en remettant un trophée à Tariq Sijilmassi, en reconnaissance de la contribution du GCAM au développement du secteur avicole au Maroc et son soutien constant.

La France veut réduire sa dépendance aux importations de soja au nom de la souveraineté alimentaire

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La France cherche à réduire sa dépendance aux importations de soja en provenance d’Amérique du Sud et prévoit pour cela d’augmenter de 40% dans les deux ans ses surfaces agricoles destinées aux plantes riches en protéines, a déclaré mardi le ministre de l’Agriculture, Julien Denormandie.

Avec Reuters

La France et d’autres pays de l’Union européenne importent des millions de tonnes de soja et de farine de soja chaque année, principalement du Brésil et de l’Argentine, afin de nourrir leur bétail, ce qui les rend dépendants des prix mondiaux, des relations commerciales et des pratiques environnementales à l’étranger.

«On a un objectif, c’est de regagner en souveraineté alimentaire, c’est le maître mot pour notre agriculture française», a déclaré Julien Denormandie dans un entretien à Reuters.

«La crise a révélé un certain nombre de dépendance de notre agriculture dans différents domaines. La cible aujourd’hui, c’est clairement les importations de soja venant du continent américain», a-t-il ajouté.

La production française ne couvre qu’environ 50% des besoins de la France en protéagineux, a précisé le ministre.

https://twitter.com/J_Denormandie/status/1333743067619356677

Une augmentation de 40% des cultures de protéagineux représenterait 400.000 hectares de terres supplémentaires semés en 2022.

A plus long terme, la France prévoit de doubler d’ici dix ans la surface totale de ces cultures pour la porter à 2 millions d’hectares, ce qui aiderait à réduire de 10% la dépendance du pays aux importations de protéagineux.

La France, premier producteur de cultures de l’Union européenne, investira 100 millions d’euros sur deux ans dans des aides destinées à encourager les agriculteurs à consacrer davantage de surfaces aux cultures protéagineuses et à développer la recherche, a indiqué Julien Denormandie.

«Il y a évidemment une dimension politique à ce plan dans le contexte de réaffirmation de la souveraineté protéinique de la France,» a dit à Reuters le président de la Fédération française des producteurs d’oléagineux et de protéagineux (FOP), Arnaud Rousseau.

«Tout le monde est conscient que les imports de soja se poursuivront, en revanche l’ambition est réaliste et atteignable.»

Un autre objectif du plan est environnemental, a souligné Julien Denormandie.

«Quand vous importez du soja sud-américain, c’est de l’importation de la déforestation, donc au problème de souveraineté, vous avez un deuxième problème qui est un problème environnemental,» a-t-il déclaré.

Greenpeace a cependant regretté que la question de la surproduction de viande, d’œufs et de produits laitiers ait été «totalement éludée» dans la stratégie française en terme de protéines végétales.

«Tant que le gouvernement refusera d’examiner cette question, nous pouvons d’ores et déjà affirmer que cette stratégie sera vouée à l’échec,» a écrit l’association dans un communiqué lundi.

Tariq Sijilmassi préside la 1ère réunion du cycle de rencontres avec les Fédérations interprofessionnelles de l’Agriculture

Dans le cadre de son approche participative et de son accompagnement constant aux acteurs de l’écosystème agricole et face à la conjoncture que traverse notre pays, le Crédit Agricole du Maroc, lance un cycle de rencontres d’échange et de partage avec les différentes fédérations interprofessionnelles de l’agriculture. L’objectif est d’être à l’écoute de leurs besoins pour adapter au mieux ses offres aux problématiques spécifiques à chaque filière.

La banque a ainsi tenu, mardi 24 novembre, la première réunion s’inscrivant dans ce cadre avec Maroc Citrus, la Fédération Interprofessionnelle du Secteur des Agrumes.

Cette première réunion, qui a été présidée par Tariq Sijilmassi, Président du Directoire du Crédit Agricole du Maroc, Moulay M’Hamed Loultiti, Président de Maroc Citrus et Mohamed Alamouri, Président de la Comader (Confédération Marocaine de l’Agriculture et du Développement Rural), a vu la participation de plusieurs opérateurs du secteur agrumicole national ainsi que de représentants du Ministère de l’Agriculture, de la Pêche Maritime, du Développement Rural et des Eaux et Forêts.

Elle a permis de faire le point sur les différents sujets relatifs à la filière, ses spécificités, ses atouts et contraintes ainsi que le bilan des trois dernières campagnes et a surtout été l’occasion de recenser les attentes des opérateurs de la filière agrumicole en matière d’accompagnement financier.

Le CAM a réaffirmé, à cette occasion, l’importance de cette filière qui mérite tout le soutien nécessaire au vu de son impact économique et social à l’échelle nationale et pour les régions du Souss, de l’Oriental et du Centre en particulier.

Les participants à cette rencontre ont partagé le constat de la bonne viabilité de cette filière, qui contribue aux chiffres de l’export national. Dans le même temps, il a également été acté qu’un effort important de restructuration et d’investissements doit être réalisé pour maintenir et renforcer la qualité des produits et leur compétitivité.

Ce plan sectoriel, qui est réalisé sous l’égide du Ministère de l’Agriculture, de la Pêche Maritime, du Développement Rural et des Eaux et Forêts et en concertation avec les opérateurs, recevra tout le soutien financier nécessaire de la part du Crédit Agricole du Maroc.

A l’issue de la rencontre, il a été convenu de mettre en place un cadre institutionnel impliquant l’ensemble des parties prenantes : MAPMDREF – Maroc Citrus – CAM – COMADER afin de déployer des mesures de soutien spécifiques à la filière des agrumes et un dispositif d’accompagnement personnalisé par opérateur au cas par cas.

Les participants se sont félicité des décisions prises qui sont de nature à permettre à la filière de jouer pleinement son rôle dans la nouvelle stratégie Génération Green 2020-2030 et, plus généralement, dans le développement du secteur agricole marocain.

Inde: heurts entre la police et des agriculteurs mécontents des réformes

La police indienne a fait usage jeudi de gaz lacrymogènes et de canons à eau lors de heurts avec plusieurs milliers d’agriculteurs qui voulaient aller manifester à New Delhi contre les récentes réformes des marchés agricoles.

La condition paysanne est une question politique majeure en Inde où deux Indiens sur trois vivent en zone rurale. Les suicides d’agriculteurs se comptent par milliers ces dernières années en raison de l’endettement et de la sécheresse.

Jeudi, la police a tenté d’empêcher des agriculteurs venus manifester depuis l’Etat du Pendjab (Nord) de franchir un pont accédant à l’Haryana à environ 200 km de New Delhi.

Certains des manifestants, armés de bâtons et de pierres, ont jeté à l’eau des barrières de protection installées par la police, laquelle a lancé des gaz lacrymogène et actionné des canons à eau, ce qui a accru la colère des manifestants.

Après deux heure de face-à-face qui ont provoqué un gros embouteillage sur l’une des autoroutes indiennes les plus fréquentées reliant la capitale à plusieurs Etats septentrionaux, la police a fini par autoriser le passage des marcheurs vers la capitale.

https://twitter.com/sbajpai2806/status/1332004656684392452

En vertu de réformes adoptées fin septembre, les paysans ont dorénavant la liberté de vendre leurs produits à un acheteur et au prix de leur choix et non plus seulement sur les marchés régulés par l’Etat (les “mandis”) avec des prix fixés.

Le Premier ministre Narendra Modi avait salué «une transformation complète du secteur de l’agriculture” qui bénéficiera à “des dizaines de millions d’agriculteurs».

https://twitter.com/arshbrar_05/status/1331810531511050241

Mais le parti du Congrès, principal parti d’opposition qui détient le pouvoir au Pendjab et a soutenu les manifestations, accuse ces réformes de mettre les paysans à la merci des gros acheteurs privés, sans aucun pouvoir de négociation.

«Cela fait près de deux mois que les paysans manifestent pacifiquement au Pendjab sans aucun problème», a déclaré jeudi le ministre en chef de cet Etat, Amarinder Singh.

Il a demandé au parti de M. Modi, le Bharatiya Janata Party (BJP, nationaliste hindou), de donner pour instructions dans les Etats qu’il dirige comme l’Haryana «de ne se pas se laisser aller à utiliser la manière forte contre les paysans».

Au Pendjab, les paysans qui manifestent ont bloqué depuis près de deux mois la circulation des trains avant de céder à la pression du public et du gouvernement et de lever leurs barrages.

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