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Vilain pied de nez d’al-Sissi à Biden : la Russie lance la construction de la première centrale nucléaire d’Égypte

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Après le sommet Poutine, Erdogan et Raïssi à Téhéran, le président américain Joe Biden reçoit un autre affront au lendemain de sa tournée au Moyen-Orient. Cette fois-ci d’Abdelfatah al-Sissi. Ce dernier a donné, ce mercredi, le coup d’envoi de la construction du premiers réacteur nucléaire de son pays, confiée à Rosatom, une société contrôlée par l’État russe.

Avec Bloomberg

C’est un vilain pied de nez du président égyptien donné à la tournée de Joe Bien au Moyen-Orient. Les cause sont à chercher dans l’échec de la réconciliation avec Mohammed Ben Salmane; le choix d’une présence virtuelle de Mohammed Ben Zayed, marquant une forme distance avec la nouvelle administration américaine; les vives tensions économiques et sociales provoquées par le va-t-en-guerre contre la Russie et la mollesse de la réponse américaine au programme nucléaire iranien.

Les présidents iranien Ebrahim Raïssi (au centre), russe Vladimir Poutine (à gauche) et turc Recep Tayyip Erdogan posant pour une photo lors de leur sommet tripartite à Téhéran, en Iran, le 19 juillet 2022. Photo AFP

En effet, dans l’objectif d’apporter une forme d’équilibre avec le Kremlin et ses alliés occidentaux qui ont sanctionné Moscou pour sa guerre en Ukraine, Al-Sissi a donné le coup d’envoi des travaux de la première centrale nucléaire d’Egypte.

Il s’agit de la première des quatre unités de puissance de 1 200 mégawatts qui seront construites à El Dabaa, à 300 kilomètres au nord-ouest du Caire, selon un communiqué de la société publique Rosatom. Cette dernière est le plus grand fournisseur mondial de combustible nucléaire et de réacteurs. Elle n’a pas été visée par les sanctions américaines ou européennes contre Vladimir Poutine.

La Russie a l’habitude de mener des projets énergétiques à grande échelle en Égypte, souvent dans le cadre d’un effort plus large visant à contester l’influence politique, militaire et économique des États-Unis. Pour rappel, la défunte URSS avait participé à la construction du haut barrage d’Assouan dans les années 1960.

Le président russe Vladimir Poutine et son homologue égyptien Abdel-Fattah El-Sisi étaient présents lorsque les pays ont signé un accord pour la construction de ces quatre réacteurs en 2017.

Le président égyptien Abdel Fattah al-Sissi à droite, et son homologue russe Vladimir Poutine à gauche, applaudissent alors que le ministre égyptien de l’électricité et des énergies renouvelables, Mohamed Shaker, serre la main d’Alexei Likkhachev, le directeur général de la société russe de l’énergie atomique Rosatom, après avoir signé un accord bilatéral au Caire en 2017. AFP

Le coût du projet était estimé à 30 milliards de dollars, dont une grande partie devait être financée par un prêt de Moscou. Rosatom fournira quand à elle du combustible nucléaire à chacun des quatre réacteurs tout au long de la vie opérationnelle de la centrale. Tandis que trois entreprises égyptiennes présélectionnées participeront à la construction de la centrale située sur la côte méditerranéenne.

https://twitter.com/EgyProjects/status/1549747421462380544

L’Égypte a développé des liens économiques plus forts avec la Russie depuis qu’al-Sissi a arraché le pouvoir en 2014, tout en conservant des liens historiques avec des partenaires occidentaux. Cette année, Le Caire a participé au Forum économique international de Saint-Pétersbourg, a acheté des quantités substantielles de blé à la Russie, tout en signant un accord avec Israël pour stimuler les ventes de gaz à l’Union européenne, qui cherche à réduire sa dépendance aux importations énergétiques de Moscou.

Le projet Rosatom a été retardé après l’attentat à la bombe de 2015 contre un avion de ligne russe au-dessus de l’Égypte, qui a tué 224 touristes. Les vols entre les deux pays n’ont repris que l’année dernière, offrant une aubaine à l’industrie touristique égyptienne qui avait auparavant attiré un grand nombre de visiteurs russes.

L’invasion de l’Ukraine par la Russie et les sanctions américaines et européennes qui ont suivi n’ont guère contribué à décourager l’intérêt international pour la technologie de Rosatom. Outre l’Égypte, la société contrôlée par le Kremlin a fait avancer des projets en Hongrie et au Myanmar depuis le début du conflit.

Massive et soudaine «contestation digitale» contre la cherté de l’essence

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En quelques heures, alors que le feu ravageait plusieurs hectares de forêts au nord du pays, les réseaux sociaux se sont embrasés, jeudi soir, par un mouvement de contestation aussi soudain qu’inédit par son ampleur. Le buzz s’est manifesté par trois hashtags : #7dh_Gazoil, #8dh_Essence et … #Dégage_Akhannouch. C’est la deuxième fois en cette année, que le Chef du Gouvernement et propriétaire de la plus grande société d’hydrocarbures du Maroc est cible d’une campagne exigeant son départ. La particularité de ce dernier mouvement est l’utilisation exclusive de la langue française et la raison du #Dégage_Akhannouch est plus explicite: la baisse du prix à la pompe.

Les cours du pétrole ont conclu en forte baisse jeudi 14 juillet 2022, lestés par les craintes de récession alimentée par les récentes données et prévisions sur les taux d’inflation dans les pays occidentaux, toujours à des niveaux historiques. Une tendance baissière des hydrocarbure entamée depuis le mois de juin et qui ne cesse de se confirmer.

Dans la matinée, le baril de Brent de la mer du Nord, pour livraison en septembre, perdait 2,21% à 97,37 dollars. Le baril de West Texas Intermediate (WTI) américain, pour livraison en août, glissait quant à lui de 2,76% à 93,64 dollars.

La Commission européenne a abaissé jeudi ses prévisions de croissance dans la zone euro pour 2022 et 2023, à respectivement 2,6% et 1,4%, contre 2,7% et 2,3% anticipés jusqu’ici. L’inflation a atteint des plus hauts historiques. La hausse des prix à la consommation étant estimée à 7,6% en 2022 et 4% en 2023, contre 6,1% et 2,7% précédemment, selon les prévisions de l’UE.

Mercredi 13 juillet, la publication de l’indice des prix à la consommation (CPI) aux États-Unis en juin a renforcé la perspective d’une hausse agressive des taux d’intérêt par la banques centrale américaine pour ralentir l’économie américaine, affirment des analystes.

Cette baisse significative des cours du pétrole se fait ressentir dans tous les pays du monde sauf au Maroc. Et pour cause, le gouvernement du pays est dirigé par le magnat des hydrocarbures local, Aziz Akhannouch. Ce dernier, est sous le coup d’un rapport alarmant du Conseil de la concurrence accusant son conglomérat Afriquia SMDC et le français TotalEnergies, entre autres, d’avoir participé à une entente portant sur la fixation des prix et le partage de marché dans le secteur.

Le Chef du gouvernement est également accusé par son prédécesseur, Abdelilah Benkirane, de faute morale. Akhannouch aurait profité de la réforme de la Caisse de compensation pour quadrupler ses marges dans les hydrocarbures, en puisant directement des poches des citoyens.

Empêtré jusqu’au coup, Akhannouch ne trouve rien d’autre à faire que de s’en prendre au Ministère de l’intérieur

Depuis son installation à l’automne 2021, Aziz Akhannouch et son gouvernement est empêtré dans un immobilisme ridicule, qui commence à nuire à l’image du pays et à sa stabilité.

Akhannouch et beaucoup de ses ministres transparents ont créé de l’incertitude, du flottement et un attentisme fatal. Car l’incertitude devant nombre de défis nationaux et internationaux génère tergiversations, scepticisme et précarité.

Sans l’exceptionnelle vision stratégique du Souverain et les actions diplomatiques déployés, depuis 2013, par Nasser Bourita sous l’oeil vigilant de Fouad Ali El Himma, propulsant le Maroc au centre de la géostratégie mondiale, sans l’exceptionnel bouclier sécuritaire établit par Abdellatif Hammouchi, qui a mis fin à toute les convoitises des prédateurs européens et algériens, sans l’exceptionnelle réussite sportive de Fouzi Lekjaa et de la mécanique puissante de l’Etat, canalisant l’énergie des jeunes et moins jeunes et enfin sans les exceptionnelles rigueur, solidité, sérieux, discipline et compétence des équipes du ministère de l’Intérieur et à leur tête Abdelouafi Laftit, Aziz Akhannouch n’aurait pas tenu une semaine à la tête du gouvernement.

Malgré cet état de fait, Aziz Akhannouch, un milliardaire aux pieds d’argile, n’a pas trouvé mieux que de focaliser toute sa frustration de ses échecs à répétions et de son impopularité sur le Ministère de l’Intérieur.

Selon les indiscrétions qui filtrent depuis des mois, Abdelouafi Laftit et l’ensemble de ses équipes se sont vite rendus compte de l’incompétence de certains ministres et l’avidité et l’inutilité des élus du parti du Chef du Gouvernement.

Paraît-il, devant l’incompétence ahurissante d’une ministre du gouvernement Akhannouch, M. Laftit excédé, n’aurait pas mâché ses mots. En pleur, elle se serait plainte au Chef du Gouvernement. Ce dernier, n’a pas hésité un moment pour appeler le ministre de l’intérieur pour le «sommer» sèchement de ne plus s’adresser à ses ministres.

Quand aux élus du RNI, le plus grand scandal de gestion communal est à chercher du côté de Casablanca. Mohamed Boussaïd, ex-wali de la même ville et ex-ministre des Finances limogé par le Roi Mohammed VI, s’est érigé, sans aucune attribution officielle comme le véritable patron de la capitale économique. Nabila Rmili, la mairesse ne fait que de la figuration. Quant à son mari, promoteur immobilier, faisait la pluie et le beau temps dans le Conseil de la ville, jusqu’au moment où un ancien élu de l’ancienne garde du parti du Chef du Gouvernement, s’insurge contre la «mafia de ses néo-collègues du RNI». Dans une vidéo postée sur Facebook, Mohammed Hadadi a appelé les élus de son parti de «dégager leurs entreprises de la ville de Casablanca».

Massive et soudaine «contestation digitale» contre la cherté de l’essence et Aziz Akhannouch

Trois hashtags, #7dh_Gazoil, #8dh_Essence et #Dégage_Akhannouch, ont soudainement et massivement envahit ce jeudi, les murs Facebook et les timelines Twitter des marocains.

Les internautes ne comprenant toujours pas pourquoi le gouvernement n’impactait pas les baisses successives des cours du pétrole sur les prix à la pompe, se sont insurgés en grand nombre. La «demande populaire digitale» a été plus explicite que celle du mouvement de février dernier : rétablissement du prix de sept dirham le litre pour le gasoil et de huit dirham le litre pour l’essence.

Les statistiques de la campagne font état de plus de 220.000 publications sur Facebook et de 11.000 publications sur Twitter. Le reach, le nombre de personnes ayant reçu des impressions d’une publication, se compte en plusieurs millions.

Analytics Facebook : 220.000 publications au vendredi 15 juillet au matin

Analytics Twitter : 50% des tweets ne mentionnent pas #Dégage_Akhannouch

Analytics Twitter : 88% des tweets proviennent de jeunes de moins de 34 ans

Analytics Twitter : Un wording très virulent

Les leaders d’opinion poussés à se joindre au mouvement

Tard dans la soirée du jeudi, les leaders d’opinion sur les réseaux sociaux n’ont pas le choix que se joindre au mouvement. Les plus visibles ont été Mayssa Salama Naji, Hamid El Mahdaouy et Khalid El Bekkari, en plus de quelques formations politique comme le PSU. Il faut dire que la vague était massive.

Safir prend la tête de la CDG, Boutayeb le Crédit Agricole du Maroc

Ces dernières heures, des rumeurs se sont répandues laissait entendre qu’il y aurait des nominations importantes d’horizons différents. Une liste de Walid et de Gouverneurs a même fait le tour des réseaux sociaux. Ce mercredi après-midi, le Roi Mohammed VI a présidé un Conseil ministériel qui a donné lieu à deux surprises de taille notamment : la nomination de Khalid Safir à la tête de la CDG et Nourredine Boutayeb à la présidence du directoire du Crédit Agricole du Maroc.

La dépêche de la MAP vient de tomber, confirmant les informations de la tenue d’un Conseil ministériel présidé par le Roi Mohammed VI.

«Le Roi Mohammed VI, que Dieu L’assiste, accompagné de SAR le Prince Héritier Moulay El Hassan, a présidé, mercredi au Palais Royal à Rabat, un Conseil des ministres au cours duquel il a été procédé à l’adoption de deux projets de loi-cadre, d’un projet de loi, de deux projets de décret et d’une série de conventions internationales» annonce la MAP.

L’ordre du jour du Conseil ministériel comprenait des nominations de dirigeants d’établissements publiques stratégiques, notamment la CDG, le Crédit Agricole du Maroc, l’Agence nationale des eaux et forêts.

Khalid Safir, l’un des hauts cadres de l’Etat qui fait l’unanimité sur ses qualités professionnelles et humaines, quitte son poste de Wali, Directeur Général des Collectivités Locales et prend les rênes de la Caisse de Dépôt et de Gestion (CDG).

M. Safir remplace Abdellatif Zaghnoun qui se voit charger de la Direction générale de l’Agence Nationale de Gestion Stratégique des Participations de l’Etat et de suivi des performances des établissements et entreprises publics.

Mais ce qui constitue la plus grande surprise de cette vague de nomination est le départ de M. Tariq Sijilmassi, l’un des piliers du secteur agricole du Royaume. Il cède sa place à un commis de l’Etat, qui au même titre que Khalid Safir, a marqué son passage au ministère de l’Intérieur, par sa discrétion, son efficacité et ses valeurs humaines.

Une autre surprise a caractérisé cette série de nominations. Il s’agit du remplacement du Directeur général de l’Agence marocaine de développement des investissements et des exportations, AMDIE, Youssef El Bari. Son successeur n’est autre que son collègue au ministère de l’industrie, Ali Seddiki, Directeur Général de l’Investissement et du Climat des Affaires.

Abdeladim El Hafi jette enfin l’éponge

Abdeladim El Hafi, l’indéboulonnable Haut-commissaire aux Eaux et forêts est enfin officiellement en retraite. En effet, le Souverain a approuvé aujourd’hui la nomination de Abderrahim Houmy, Directeur général de la toute nouvelle Agence nationale des eaux et forêts.

Déclaré, à mainte reprises, sur la touche, M. El Hafi, s’est maintenu durant plusieurs mois à son poste en raison du retard pris pour l’activation de ladite Agence.

Abderrahim Houmy avait déclaré, février dernier, que la nomination d’un directeur général de l’agence supprimera automatiquement le poste du Haut-commissaire aux Eaux et forêts.

Le projet de loi portant création de l’Agence nationale des eaux et forêts a été approuvé par le Conseil des gouvernent le 12 mai 2021. Elle a pour mission l’exécution de la politique gouvernementale en matière de gestion des espaces forestiers et de lutte contre la désertification, et la définition des règles de création et de gestion des réserves et parcs nationaux.

Remaniement ministeriel en perspective

Tout porte à croire que la contre-performance de la coalition gouvernementale depuis son installation en octobre 2021, sera sanctionnée par un remaniement ministériel d’envergure dans la rentrée. Le premier ministre qui devrait faire les frais de ce remaniement serait Abdellatif Ouahbi. Ses gaffes à répétitions et son incapacité à coordonner et supporter les ministres de sa formation politique vont probablement lui être fatale pour sa carrière politique.

Cette vague de nominations approuvée par le souverain ce mercredi, constituerait un avant goût de ce qui attend les ministres transparents du gouvernement Akhannouch. Plusieurs pacseront des vacances plutôt agités.

Forbes : Protestations contre l’inflation au Sri Lanka, en Albanie, en Argentine, au Panama, au Kenya, au Ghana – Combien de temps avant qu’elles ne touchent les États-Unis ?

Forbes a publié, ce lundi 11 juillet, un article alarmant sur le mouvement massif de protestation populaires qui ont émergé ces derniers jours sur presque tous les continents du globe. La baisse du pouvoir d’achat est arrivé à un point où les ménages n’arrivent plus à suivre la hausse brutale des prix de l’énergie et des denrées alimentaires. Le journal s’interroge sur le temps qui reste aux États-unis avant d’être gagné par le même phénomène.

Le Sri Lanka n’est pas le seul pays où les budgets des ménages sont tendus jusqu’au point de rupture. Dans de nombreux pays, l’inflation élevée a augmenté le coût de la vie, et les protestations éclatent à un rythme rapide.

Sri Lanka

Au Sri Lanka, l’inflation a atteint 54,6 % en juin, tandis que la banque centrale a relevé ses taux d’intérêt à 15,5 %. Cela signifie que les travailleurs sri-lankais perdent leurs économies à la seconde, tandis que les remboursements de dettes ont augmenté, mettant à mal le budget des ménages. Le gouvernement n’a pas honoré sa dette extérieure et le FMI a exigé qu’il augmente les impôts et combatte la corruption comme condition pour recevoir un prêt de sauvetage.

Albanie

Des milliers d’Albanais ont défilé à Tirana la semaine dernière, exigeant la démission du gouvernement en raison de la corruption présumée et d’une augmentation massive des prix à la consommation. La banque centrale albanaise a annoncé une augmentation de 1,25 % des taux d’intérêt, alors que l’inflation officielle de juin était de 6,7 %.

Argentine

Des milliers d’Argentins ont défilé à Buenos Aires la semaine dernière pour protester contre la hausse du coût de la vie. Avec des taux d’intérêt directeurs de 52 % et une inflation de 60,7 % en mai, les manifestants ont exhorté le gouvernement à démissionner tout en rejetant les prêts du FMI qui s’accompagnent de conditions toujours plus dures pour les citoyens.

Panama

Les manifestations contre le gouvernement du Panama ont commencé le 1er juillet, exigeant du gouvernement de résoudre le problème du coût élevé de la vie dans le pays. Les manifestants réclament une hausse des salaires, une baisse des prix des produits de base et la suppression des goulets d’étranglement dans la chaîne d’approvisionnement. Alors que l’inflation reste faible dans ce pays fortement monétaire, les problèmes de la chaîne d’approvisionnement mondiale ont eu un impact sur les recettes du canal de Panama, réduisant les recettes et les projections du gouvernement.

Kenya

Le coût des denrées alimentaires de base est monté en flèche au Kenya et des centaines de manifestants ont défilé samedi à Nairobi, exhortant le gouvernement à réduire les prix des denrées alimentaires. Les manifestants ont affirmé que le coût élevé de la vie était dû aux emprunts excessifs de l’État et à la corruption endémique. Le taux d’inflation officiel du Kenya est de 7,91 %, tandis que les taux d’intérêt sont de 7,50 %.

Ghana

Les Ghanéens sont descendus dans la rue en juin pour protester contre le coût élevé de la vie. Le gouvernement a pu négocier un renflouement par le FMI après que l’inflation ait atteint 27,6 % et que l’augmentation des taux d’intérêt à 19 % n’ait pas semblé fonctionner. L’économie ghanéenne a flirté avec une crise de la dette en raison d’emprunts excessifs.

La guerre en Ukraine alimente une crise alimentaire mondiale

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La Russie et l’Ukraine représentent ensemble environ un quart de la production mondiale de blé. Il n’est donc pas surprenant que la guerre qu’elles mènent actuellement bouleverse l’offre mondiale.

Alors que la demande mondiale post-pandémique, les conditions météorologiques extrêmes, le resserrement des stocks alimentaires, les prix élevés de l’énergie, les goulets d’étranglement de la chaîne d’approvisionnement et les restrictions et taxes à l’exportation mettent le marché alimentaire à rude épreuve depuis deux ans, la convergence récente de tous ces facteurs à la suite de l’invasion de la Russie est sans précédent et a fait monter en flèche les taux d’inflation alimentaire dans le monde entier.

En Europe, l’indice des prix à la consommation des denrées alimentaires a fortement augmenté dans toutes les grandes économies du continent, tandis qu’aux États-Unis, l’IPC a grimpé de plus de 14 points de pourcentage depuis janvier 2020.

Dans les pays en développement et les marchés émergents, l’évolution de l’indice est encore plus dramatique, laissant les consommateurs face à des prix beaucoup plus élevés pour les denrées alimentaires de base essentielles.

Les exemples les plus extrêmes ont vu l’inflation alimentaire augmenter de plusieurs centaines de points. Le Liban, un pays qui dépend fortement des importations alimentaires, y compris la plupart de son blé en provenance d’Ukraine, a vu l’indice des prix augmenter de plus de 3 000 points de pourcentage depuis 2020.

La dynamique est assez simple du côté ukrainien : avec de larges pans de la partie orientale du pays occupés par les forces russes et une grave pénurie de main-d’œuvre qualifiée alors que les Ukrainiens partent au front, quelque 20 à 30 % des terres agricoles ukrainiennes ne seront pas plantées ou récoltées cette année, selon les estimations de la FAO. Par exemple, on estime qu’environ 50 % des terres où l’on plante normalement du blé d’hiver sont désormais occupées par la Russie, de même qu’environ 40 % des terres à seigle.

Les retombées ne se limitent pas aux exportations de blé. L’Ukraine est également un grand producteur d’huile de tournesol, qui représente environ 50 % du marché mondial, la Russie étant également un acteur important avec une part de marché de 25 %. L’huile de tournesol représente environ 13 % du marché mondial des huiles végétales, et certains États africains sont très dépendants des huiles importées, à savoir la Namibie (100 % de l’approvisionnement importé), le Botswana (100 %), Madagascar (90,9 %), le Gabon (88,6 %), l’Algérie (84,7 %) et l’Éthiopie (81,7 %).

La Russie coupe temporairement Nord Stream. L’Europe en état d’alerte

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Nord Stream 1, le plus grand gazoduc transportant du gaz russe vers l’Allemagne a commencé à faire l’objet d’une maintenance annuelle lundi. Les flux devraient s’arrêter pendant 10 jours, mais les gouvernements, les marchés et les entreprises craignent que la fermeture ne soit prolongée en raison de la guerre en Ukraine.

L’Europe se prépare à un arrêt prolongé de l’approvisionnement en gaz russe alors que des travaux de maintenance ont commencé ce lundi sur le gazoduc Nord Stream 1 qui achemine le gaz vers l’Allemagne via la mer Baltique.

L’opérateur Nord Stream AG a confirmé que les travaux, qui doivent se dérouler du lundi au 21 juillet, ont débuté comme prévu lundi matin. Les flux de gaz russe via le gazoduc devraient tomber à zéro plus tard dans la journée.

Le gazoduc Nord Stream 1 est le plus grand composant de l’infrastructure d’importation de gaz en Europe. Il transporte environ 55 milliards de mètres cubes de gaz par an de la Russie vers l’Allemagne.

L’Europe craint que la suspension des livraisons ne soit prolongée au-delà du délai de dix jours, ce qui ferait dérailler les préparatifs d’approvisionnement hivernal de la région et aggraverait la crise du gaz qui a entraîné une hausse vertigineuse des factures d’énergie des ménages et des mesures d’urgence de la part des décideurs politiques.

Cette crise survient alors que les gouvernements européens se démènent pour alimenter les stockages souterrains en gaz afin que les ménages disposent de suffisamment de combustible pour garder les lumières allumées et les maisons chaudes en hiver.

L’Union européenne, qui reçoit environ 40 % de son gaz par des gazoducs russes, tente de réduire rapidement sa dépendance à l’égard des hydrocarbures russes en réponse à l’offensive menée par le président Vladimir Poutine en Ukraine depuis plusieurs mois.

Les spécialistes de l’énergie s’accordent à dire que le risque d’une interruption temporaire est élevé, d’autant que les flux de gaz russe ont déjà chuté d’environ 60 % ces derniers mois.

Le géant russe de l’énergie Gazprom, soutenu par l’État, a invoqué le retour tardif des équipements réparés par l’entreprise allemande Siemens Energy au Canada pour expliquer la réduction des flux.

Le Canada a déclaré ce week-end qu’il allait renvoyer une turbine à gaz réparée à l’Allemagne pour qu’elle soit utilisée dans le gazoduc Nord Stream 1, tout en élargissant les sanctions contre le secteur énergétique russe.

L’Ukraine a réagit à cette annonce du Canada, en l’appelant à l’annulation le retour de la turbine en Allemagne.

Les ministères ukrainiens de l’énergie et des affaires étrangères ont déclaré qu’ils étaient «profondément déçus» par la décision du Canada de restituer à l’Allemagne une turbine Siemens réparée utilisée pour le gazoduc Nord Stream 1.

La Russie a déclaré la semaine dernière qu’elle augmenterait ses livraisons de gaz à l’Europe si la turbine réparée au Canada était renvoyée. Le porte-parole du Kremlin, Dmitri Peskov, a également rejeté les allégations selon lesquelles la Russie utilise le pétrole et le gaz pour exercer une pression politique sur l’Europe, rapporte Reuters.

Pression maximale de Poutine

Les analystes du cabinet de conseil en risques politiques Eurasia Group ont déclaré que si Vladimir Poutine orchestrait une interruption totale des approvisionnements en gaz au-delà de la fin prévue des travaux de maintenance du gazoduc Nord Stream 1, l’Allemagne serait probablement contrainte de passer au niveau trois de son plan d’urgence en trois étapes.

À ce niveau, l’autorité de régulation allemande, la Bundesnetzagentur, devrait décider de la manière de distribuer les fournitures de gaz dans tout le pays.

Henning Gloystein, directeur de l’énergie, du climat et des ressources chez Eurasia Group, a déclaré à CNBC que cette décision représenterait un scénario de «guerre économique maximale».

«L’Allemagne est devenue un point critique pour l’ensemble de l’UE», a déclaré Gloystein. «L’Allemagne a la plus grande population d’Europe, c’est la plus grande économie, c’est le plus grand consommateur de gaz, c’est le plus grand importateur unique de gaz russe, et elle a neuf frontières terrestres. Donc, tout ce qui se passe en Allemagne se répercute sur le reste de l’Europe.»

La Russie a coupé les livraisons de gaz à plusieurs pays européens qui ont refusé de se conformer à la demande de paiement de gaz contre des roubles de Poutine.

«C’est en fait la raison pour laquelle … nous pensons que la Russie va faire machine arrière», a déclaré Gloystein. «Ils veulent avoir une petite monnaie d’échange au cas où les Européens renforceraient encore les sanctions, de sorte que les Russes puissent riposter avec cela

Un porte-parole du ministère fédéral allemand de l’économie et de l’action climatique a déclaré à CNBC la semaine dernière que le gouvernement surveillait de près la situation du marché du gaz avant les travaux de maintenance prévus.

«La sécurité d’approvisionnement est actuellement toujours garantie, mais la situation est grave», a déclaré le porte-parole.

«Actuellement, les quantités peuvent être achetées sur le marché, mais à des prix élevés. Le stockage se poursuit également à l’heure actuelle. Nous sommes en échange étroit à ce sujet avec les négociants, qui se préparent à cette date», ont-ils ajouté.

L’Europe sur le qui-vive

Outre le risque de couverture des besoins en énergie durant l’hiver prochain, un autre risque plane sur l’Allemagne en cas d’arrêt des flux de gaz russe: la récession. Le coup porté à l’économie pourrait être de 193 milliards d’euros au cours du second semestre de cette année, selon les données de l’association industrielle «The vbw» de l’État de Bavière, publiées le mois dernier.

«L’arrêt brutal des importations de gaz russe aurait également un impact significatif sur la main-d’œuvre en Allemagne… Environ 5,6 millions d’emplois seraient touchés par ces conséquences», a déclaré Bertram Brossardt, directeur général de vwb.

Les effets seraient encore plus étendus. Un arrêt complet maintiendrait plus longtemps les prix du gaz en Europe à un niveau élevé, alors que l’industrie et les ménages en ont déjà fait les frais.

Les prix de gros du gaz néerlandais, la référence européenne, ont augmenté de plus de 400 % depuis juillet dernier.

«Si Nord Stream est coupé, ou si l’Allemagne perd toutes ses importations russes, alors l’effet se fera sentir sur tout le nord-ouest de l’Europe», a déclaré le ministre néerlandais de l’énergie, Rob Jetten.

Dans une interview accordée à Reuters jeudi, il a déclaré que le champ gazier néerlandais de Groningen pourrait encore être appelé à aider les pays voisins en cas d’arrêt complet des approvisionnements russes, mais que l’augmentation de la production risquerait de provoquer des tremblements de terre.

Le ministère des finances russe avait déclaré en juin qu’il s’attendait à recevoir 393 milliards de roubles (6,4 milliards de dollars) de recettes pétrolières et gazières de plus que prévu dans sa planification budgétaire.

Pour juillet, il s’attend à recevoir 259 milliards de roubles de plus que ce que prévoyait son plan budgétaire.

Selon Goldman Sachs, la prolongation des travaux de maintenance pourrait également entraîner un plus grand nombre d’arrêts de la production de gaz russe, par rapport à la baisse de 9 % en glissement annuel de la production de Gazprom signalée jusqu’à présent cette année.

Elon Musk ne va plus acheter Twitter en raison des faux comptes

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Fondateur de SpaceX, PDG de Tesla Motors, inventeur de l’Hyperloop, le milliardaire sud-africain Elon Musk, devenu l’homme le plus riche du monde, a annoncé, vendredi, mettre fin à l’accord de rachat de Twitter. Musk a invoqué les informations prétendument insuffisantes fournies par Twitter sur les faux comptes.

Dans une lettre publiée par le gendarme boursier américain, les avocats du patron de Tesla et SpaceX assurent que Twitter n’a pas respecté ses engagements pris dans l’accord, notamment en ne fournissant pas toutes les informations demandées sur le nombre de comptes inauthentiques et de spams. Ils affirment que ce manquement constituait une rupture de contrat, permettant à Musk de se retirer de l’accord.

« Twitter n’a pas respecté de multiples clauses de l’accord et semble avoir donné des informations fausses et trompeuses sur lesquelles M. Musk s’est basé pour s’engager dans l’accord d’acquisition », affirme la lettre officielle, qui évoque également des licenciements récents de salariés de Twitter et le gel des recrutements.

Depuis des semaines, Musk remettait publiquement en question les chiffres de Twitter, ce que de nombreux analystes considéraient comme une tentative de faire baisser le prix des actions du géant technologique. L’action Twitter a plongé de plus de 6 % dans les échanges après les heures de marché, suite à cette annonce.

Depuis la mi-mai, Musk s’est concentré sur les estimations prétendument fausses de Twitter concernant le nombre de bots et de faux comptes utilisant le service, déclarant que l’opération de rachat était suspendue en conséquence.

Twitter a répété ces dernières semaines que le nombre de faux comptes sur sa plate-forme était inférieur à 5 %. Musk et son équipe estiment que le réseau ment et que cela affecte la viabilité de son activité – et donc la valeur de la société.

Le patron de twitter déterminé à conclure la transaction au prix et aux termes convenus

En mettant fin à son engagement de racheter Twitter, M. Musk s’expose à des poursuites judiciaires importantes, écrit l’AFP. Les deux parties se sont engagées à verser une indemnité de rupture pouvant aller jusqu’à 1 milliard de dollars dans certaines circonstances. Le président du conseil d’administration de Twitter, Bret Taylor, a ainsi affirmé, dès vendredi, que l’entreprise allait engager une action en justice pour « faire respecter l’accord » de rachat.

«Le conseil d’administration de Twitter s’est engagé à conclure la transaction au prix et aux conditions convenus avec M. Musk et prévoit d’engager une action en justice pour faire respecter l’accord de fusion. Nous sommes convaincus que nous obtiendrons gain de cause devant la Cour de chancellerie du Delaware» a écrit Bret Taylor sur son compte Twitter vendredi soir.

«Mélanger le patrimoine personnel et celui de l’activité professionnelle», la solution inédite du Crédit Agricole du Maroc

Partenaire historique de l’agriculture et du monde rural, le Crédit Agricole du Maroc innove en lançant une nouvelle approche qui permet désormais à l’agriculteur de disposer de deux comptes distincts et étanches : un compte professionnel « Hssab Al Ard » lié à son exploitation agricole et son activité professionnelle et un autre compte personnel « Hssab Dar » pour gérer ses besoins personnels et familiaux.

Le Crédit Agricole du Maroc apporte désormais aux agriculteurs une solution inédite à des pratiques de gestion qui se sont installées en raison du défaut de structuration juridique de leurs activités professionnelles.

En effet, une grande majorité d’agriculteurs mêlent leurs dépenses personnelles et professionnelles, ce qui ne fait que leur compliquer les choses et les empêcher de dresser un portrait clair du fonctionnement de leur exploitation agricole et de leur ménage.

Cette nouvelle solution du Crédit Agricole du Maroc offre la possibilité aux agriculteurs de pouvoir bénéficier d’une distinction entre leurs besoins, revenus et dépenses personnels en tant que clients particuliers et leurs revenus et dépenses liés à leurs activités professionnelles à l’instar de la pratique dans le monde urbain.

Généralisation de la couverture sociale : un Programme Royal catalyseur de bonnes pratiques

Cette nouvelle approche adoptée par le groupe dirigé par Tariq Sijilmassi, s’inscrit dans le cadre du soutien et l’accompagnement de la mise en place du Registre National de l’Agriculture (RNA) et du chantier voulu et initié par le Roi Mohammed VI, celui de la généralisation de la couverture sociale notamment au profit des agriculteurs.

Le Crédit Agricole du Maroc s’investit dans une double relation bancaire avec les agriculteurs afin de les accompagner à la fois dans leurs activités professionnelles et dans leurs activités privées. Laquelle relation s’appuiera sur la mise en place du RNA pour assurer une gestion spécifique et distincte des projets de financement adossés au compte professionnel de l’agriculteur tout en lui offrant l’ouverture d’un compte personnel gratuit pour couvrir l’ensemble de ses besoins personnels et familiaux.

Cette nouvelle approche permet à l’agriculteur de disposer en toute quiétude de ses fonds personnels pour subvenir aux besoins de sa famille en cas de difficultés professionnelles liées à son exploitation agricole.

«Hssab Al Ard», le compte dédié pour gérer les besoins professionnels

Grâce à l’identification du numéro unique octroyé dans le cadre de la mise en oeuvre du Registre National Agricole, l’agriculteur bénéficiera d’un compte courant permettant, en opération au crédit du compte, les déblocages des crédits, les recettes de l’exploitation, les subventions FDA, les autres Incitations financières de l’Etat, les indemnisations issues des produits d’assurances MAMDA (Assurance Multirisque Climatique, Assurance Arboricole et Assurance Mortalité de bétail….). Au débit de ce compte, seront portées les dépenses diverses de l’exploitation, les redevances d’eau d’irrigation, le remboursement des crédits ainsi que les cotisations de l’AMO en faveur de la CNSS.
Ce compte professionnel fonctionnera comme le compte des entreprises selon les tarifications en vigueur pour les différentes opérations.

«Hssab Dar», un compte personnel gratuit pour gérer les besoins personnels

Identifié par le numéro de la CNIE, l’agriculteur pourra disposer d’un compte chèque lui permettant de gérer ses revenus et dépenses personnels et familiaux et comptera comme opérations au crédit son épargne, le produit de sa retraite, les virements divers à son bénéfice, les recettes hors exploitation agricole. Au débit, figureront les dépenses personnelles, les remboursements crédits personnels (hors exploitation), les souscriptions aux produits de bancassurance optionnels (épargne, retraite, santé, etc).
Hssab Dar est un compte personnel proposé par la banque et pour lequel aucun frais de tenue de compte ne sera facturé.

Une offre multicanale pour une ouverture de compte personnel facilitée pour l’agriculteur où qu’il soit

En complément du canal Agence Physique et Agence Mobile, le Crédit Agricole du Maroc démocratise l’accès à la digitalisation et offre la possibilité à l’agriculteur via l’application mobile « Hssab-e » de bénéficier de l’offre digitale dédiée à cette approche.

Crédit Agricole du Maroc fin prête pour la généralisation de la couverture médicale des agriculteurs

Proactif, le Groupe Crédit Agricole du Maroc s’est investi dans la mise en oeuvre du projet royal de la généralisation de la protection sociale qui intègre agriculteurs, acteurs du secteur informel et indépendants. La banque annonce le lancement effectif d’un produit dédié à l’Assurance Maladie Obligatoire «Tasbiq Addaman Al-Ijtimaii » et la mise en place un dispositif spécifique pour accompagner ce programme.

Le Crédit Agricole du Maroc, premier partenaire des agriculteurs et du monde rural, se mobilise aux côtés du Ministère de l’Agriculture, de la Pêche Maritime, du Développement Rural et des Eaux et Forêts et de la Caisse Nationale de Sécurité Sociale pour la réussite du programme de généralisation de la couverture sociale au profit des agriculteurs.

Le groupe financier dirigé par Tarik Sijilmassi s’est doté d’un dispositif d’accompagnement qui s’inscrit dans le cadre de la volonté du Roi Mohammed VI de promouvoir l’élément humain et à améliorer les conditions de vie des agriculteurs et leurs familles dans le milieu rural. Lequel dispositif s’articule autour de trois principaux axes :

  1. l’échange de données;
  2. la communication et la sensibilisation des bénéficiaires;
  3. la bancarisation et l’inclusion financière.

Échange de données

Premier axe du dispositif CAM pour la généralisation de l’AMO est la structuration des échanges de données. Il consiste à partager avec les parties prenantes les informations nécessaires concernant les agriculteurs éligibles afin de les fiabiliser et permettre à la CNSS de pouvoir servir un maximum de bénéficiaires. 

Communication et sensibilisation des bénéficiaires

Afin d’assurer la communication et la sensibilisation des bénéficiaires, le CAM mettra à disposition son large réseau d’agences Crédit Agricole du Maroc et filiales : La Fondation ARDI, Tamwil El Fellah, Al Filahi Cash et Al Akhdar Bank.

Aussi, afin de toucher les agriculteurs basés dans les zones et régions les plus enclavées, le CAM mobilise :

  • Son large réseau d’agences Crédit Agricole du Maroc et filiales (La Fondation ARDI, Tamwil El Fellah, Al Filahi Cash et Al Akhdar Bank),
  • Ses agences mobiles permettant de toucher les agriculteurs basés dans les zones et régions les plus enclavée,
  • Son Centre de Relation Client ainsi que ses canaux digitaux en utilisant les différents services digitaux développés par la banque au cours de ces dernières années en particulier l’application dédiée aux agriculteurs « Imtiazat-e ».

Pour cela, un produit bancaire dédié nommé « Tasbiq Addaman Al-Ijtimaii » a été mis en place.

Tasbiq Addaman Al-Ijtimaii : une aide précieuse à l’agriculteur

Il s’agit d’une avance que le CAM accordera automatiquement à l’agriculteur à sa demande et sans aucune garantie et qui assurera les prélèvements mensuels de la CNSS sur le compte professionnel de l’agriculteur pour une durée pouvant aller jusqu’à trois ans et ce, même en cas de manque de provision.
Cette disposition permet à l’agriculteur de profiter pleinement de la totalité de la couverture sociale et des prestations de l’AMO.

Les remboursements de la CNSS sont servis sur le compte personnel de l’agriculteur quelle que soit la situation du compte professionnel, déduction faite des seules cotisations AMO avancées par la banque.

Pour cela et afin d’accompagner efficacement cette opération d’envergure, le Crédit Agricole du Maroc repense la relation avec l’agriculteur, en mettant désormais à sa disposition deux comptes distincts et complètement étanches pour lui :

  • un compte professionnel baptisé « Hssab Al Ard » lié à son exploitation agricole et à son activité professionnelle et dont l’identification sera basée sur le nouveau Registre National Agricole (RNA) ;
  • un compte personnel baptisé « Hssab Dar » pour gérer ses besoins personnels et familiaux.

Ils seront également déclinés en version digitale.

La souscription à « Tasbiq Addaman Al-Ijtimaii » se fera dans ce cadre.

Centre de Relation Client (CRC) dédié

Enfin, le Crédit Agricole du Maroc mettra en place un dispositif renforcé d’assistance et d’accompagnement de l’agriculteur avec la mobilisation de son Centre de Relation Client dédié (CRC) dans le cadre d’une action pédagogique pour expliciter et mobiliser le plus grand nombre de bénéficiaires potentiels sur les avantages et l’intérêt de ce programme de généralisation de la couverture sociale au profit des agriculteurs.

Les actions du CRC se déclineront via :

  • Des actions de phoning (appels sortants) pour expliquer aux bénéficiaires éligibles le fonctionnement et les modalités;
  • Réception d’appels entrants pour répondre aux questions des agriculteurs sur ce sujet;
  • Envoi de SMS VOCAUX pour communiquer aux agriculteurs le bénéfice de ce programme et les inciter à souscrire.

Campagne de communication ad hoc

Pour assurer la réussite du programme de généralisation de la couverture sociale au profit des agriculteurs et contribuer à en fédérer le plus grand nombre, le groupe Crédit Agricole du Maroc annonce le lancement d’un dispositif multicanal de communication dédié et une large campagne de communication à vocation pédagogique.

Younes Sekkouri chef de file d’un «Manifeste politique» nord africain de l’emploi

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Younes Sekkouri, ministre de l’Inclusion économique est l’hôte d’une conférence régionale sur « le futur de l’emploi et le rôle de l’entrepreneuriat et des TPME » en Afrique du Nord. Ministres égyptiens, marocains et tunisiens, experts nationaux et internationaux et ambassadeurs se réunissent durant deux jours, le 7 et 8 juin, à Rabat pour analyser les changements structurels du marché du travail en Afrique du Nord, accélérés ces derniers temps par la révolution numérique et la pandémie de Covid-19.

Initié par Younes Sekkouri et en partenariat avec le Groupe de la Banque africaine de développement (BAD), une conférence régionale de grande envergure a démarré ce mardi 7 juin à Rabat. La conférence, à laquelle participent plusieurs experts et ministres de l’Égypte, du Maroc et de la Tunisie a pour thématique: « Le futur de l’emploi et le rôle de l’entrepreneuriat et des TPME ». Dans un contexte international de crise et après deux années de pandémie, l’employabilité et l’autonomisation des jeunes et la relance des activités des petites entreprises sont au coeur des préoccupation des gouvernements et des politiques publiques aussi bien pour les économies émergentes que les économies matures.

Le coup d’envoi des travaux de la conférence a été fait ce matin par une plénière conduite par Younes Sekkouri, Ministre de l’Inclusion économique, des Petites entreprises, de l’Emploi et des Compétences, Nadia Fettah Alaoui, Ministre de l’Économie et des Finances et Achraf Tarsim, Représentant Résident Maroc (BAD).

Plusieurs invités de marques ont répondu présents à cette rencontre :

  • Myriam Dossou-D’Almeida, Ministère du développement local, de la jeunesse et de l’emploi, Togo,
  • Dr Nivine Gamea, Ministre du Commerce et de l’Industrie et directeur exécutif de l’Agence des micro, petites et moyennes entreprises (MSMEDA), Égypte,
  • Dr Rania El Mashaat, Ministre de la Coopération Internationale, Égypte,
  • Toyin Adeniji, Directrice exécutive Micro-entreprises, Bank of Industry, Nigeria,
  • Férihane Korbi Boussofara, Directrice générale de l’Agence nationale pour l’emploi et le travail indépendant (ANETI), Tunisie,
  • Tarek Shash, Directeur exécutif adjoint, Agence pour les micro, petites et moyennes entreprises (MSMEDA), Égypte,
  • Anouar Gaddour, Membre du bureau exécutif, Union générale tunisienne du travail (UGTT), Tunisie,
  • Salim M. AlMalik, Directeur général de l’Organisation islamique mondiale pour l’éducation, les sciences et la culture (ICESCO),
  • Jesper Kammersgaard, Ambassadeur du Danemark, Maroc,
  • Edward A. Cristow, Représentant Résident, Programme des Nations unies pour le développement (PNUD)

Tous les hauts responsables de l’écosystème de l’inclusion financière marocain ont également pris part à cet événement :

  • Mohamed Dardouri, Wali – Coordinateur de l’Initiative nationale de développement humain (INDH),
  • Mohamed Achiq, Directeur général de l’Agence nationale pour la promotion de l’emploi et des compétences (ANAPEC),
  • Hicham Zanati Serghini, Directeur général de Tamwilcom,
  • Mohamed Idrissi, Chef de la Division du financement sectoriel et de l’inclusion financière, Direction du Trésor et des Finances extérieures (DTFE) du ministère de l’Économie et des Finances (MEF),
  • Ait El Habti Fatima Ezzahra, Chef de division, Plateformes technologiques et clusters, ministère du Commerce et de l’Industrie.

Un « Manifeste politique » à la clé

La conférence aboutira à la signature d’un « Manifeste politique » pour définir les contours des
politiques publiques qui permettront aux trois pays d’Afrique du Nord, le Maroc, l’Égypte et la Tunisie de créer un nombre suffisant d’emplois décents dans les années à venir.

Il s’agit d’une déclaration politique de haut niveau pour la région, décrivant les éléments clés d’une stratégie générale visant à créer des emplois de qualité en facilitant l’émergence d’opportunités entrepreneuriales et en mobilisant les investissements privés pour soutenir l’expansion des TPME. Le document sera rédigé avant la conférence en consultation avec les homologues gouvernementaux et les principaux partenaires au développement.

La préparation de cette conférence et du « Manifeste politique » a été conduite de concert avec
les différents partenaires au développement : l’Agence de coopération internationale allemande
pour le développement (GIZ), l’Agence française de développement (AFD), la Banque mondiale, la Banque européenne de reconstruction et de développement (BERD) et l’Organisation internationale du travail (OIT).