Maroc : Loi-cadre sur la protection sociale passe la case Chambre des représentants (Timeline/Infographie)

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Annoncé par le Roi Mohammed VI à l’occasion de la fête du trône, le 29 juillet dernier, le chantier de la généralisation de la protection sociale marque une étape importante avec l’adoption à l’unanimité du projet de loi-cadre n°09.21 par le parlement. Il faut dire que le sujet a bénéficié d’un cadrage précis du souverain et d’une forte mobilisation des deux chambres du Parlement ainsi que du ministre de l’Economie, des Finances et de la Réforme de l’administration, Mohamed Benchaâboun.

La Chambre des représentants a approuvé en séance plénière, lundi à l’unanimité, le projet de loi-cadre n°09.21 relatif à la protection sociale, en présence du ministre de l’Économie, des Finances et de la Réforme de l’Administration, Mohamed Benchaâboun.

Intervenant à cette occasion, le ministre a salué l’unanimité de ce vote qui «nous donnera la force nécessaire pour aller de l’avant dans la mise en œuvre de cette réforme sociétale d’envergure, laquelle constitue une véritable révolution sociale et un tournant décisif dans le processus de réforme de la protection sociale dans le Royaume».

L’objectif étant d’améliorer l’impact direct de cette protection sociale sur les citoyens à même de réduire la pauvreté et la vulnérabilité, ainsi que de soutenir le pouvoir d’achat des familles, a-t-il précisé.

Cette adoption à l’unanimité confirme le fort engagement et la mobilisation des députés eu égard de l’importance de ce chantier qui constitue un projet structurant, lequel encadrant les objectifs et les principes de la réforme du système de protection sociale, dont les contours ont été définis par le Roi Mohammed VI dans les Discours du Trône et de l’ouverture de la première session de la cinquième année législative, a ajouté le ministre.

Timeline du chantier de la généralisation de la protection sociale

29 Juillet 2020

Discours du Trône : Mohammed VI annonce le projet de généralisation de la couverture sociale

Le roi Mohammed VI a annoncé, mercredi soir 29 juillet, dans le discours du trône la généralisation de la couverture sociale « au profit de tous les Marocains » au cours des cinq prochaines années et la création d’un fonds de 11 milliards d’euros pour relancer l’économie après la pandémie..

Discours ouverture de la session parlementaire d’automne : Mohammed VI présente la feuille de route pour la réforme de la sécurité sociale

Le roi invite le gouvernement à activer en premier lieu la généralisation de la couverture médicale obligatoire, dès fin 2020 à la fin de l’année 2022, de façon à ce que 22 millions de bénéficiaires additionnels accèdent à l’Assurance maladie de base qui couvre les frais de soins, de médicaments, d’hospitalisation et de traitement.

09 Octobre 2020
11 Février 2021

Conseil des ministres : Adoption de la loi-cadre de la Généralisation de la couverture sociale en 5 ans

Le Conseil des ministres, présidé par le Roi à Fès, le 11/02/2021 a approuvé un projet de loi-cadre relatif à la protection sociale. 

Ce projet vise à définir les principes et objectifs relatifs à la réforme du système de la protection sociale, durant les cinq prochaines années, et les engagements de l’État, des collectivités territoriales, des établissements et entreprises publics, du secteur privé, de la société civile, des différentes instances publiques et privées et des citoyens.

Chambre des Conseillers: Adoption de la loi-cadre sur la protection sociale

La Chambre des conseillers a adopté en séance plénière, mardi à l’unanimité, le projet de loi-cadre n°09.21 relatif à la protection sociale, en présence du ministre de l’Economie, des Finances et de la Réforme de l’Administration, Mohamed Benchaâboun.

09 Mars 2021
15 Mars 2021

Chambre des représentants: Adoption de la loi-cadre sur la protection sociale

La Chambre des représentants a approuvé en séance plénière, lundi à l’unanimité, le projet de loi-cadre n°09.21 relatif à la protection sociale, en présence du ministre de l’Économie, des Finances et de la Réforme de l’Administration, Mohamed Benchaâboun.

Généralisation de l’Assurance maladie obligatoire

La généralisation de l’Assurance maladie obligatoire, à fin 2022, au profit de 22 millions personnes supplémentaires qui bénéficieront d’une assurance couvrant les frais de traitement, de médicaments et d’hospitalisation :
T1-2021 : Intégration de 800.000 commerçants et artisans, alors 1,6 million agriculteurs et 500.000 artisans seront intégrés durant les deuxième et troisième trimestres.
T3-T4-2021 : Intégration des professionnels du secteur du transport (220.000) et des personnes exerçant des professions libérales et réglementées (80.000).

2021-2022
2023-2024

Généralisation des allocations familiales

La généralisation des allocations familiales durant les années 2023 et 2024 au profit des familles qui n’en profitent pas selon les textes en vigueur. Ces familles bénéficieront selon le cas d’indemnités forfaitaires ou d’indemnités de protection des dangers relatifs à l’enfance (déperdition scolaire) ciblant 7 millions d’enfants en âge de scolarité.

Retraite et indemnité pour perte d’emploi 

L’élargissement de la base des adhérents aux régimes de retraite pour inclure environ 5 millions de personnes qui exercent un emploi et ne bénéficient d’aucune pension à horizon 2025.
La généralisation de l’indemnité pour perte d’emploi durant l’année 2025 pour couvrir toute personne exerçant un emploi stable.

2025

Projet en chiffres

Le projet vise principalement à protéger les catégories pauvres et vulnérables, ainsi que les familles à revenu limité contre les dangers relatifs à l’enfance, la maladie, la vieillesse et la perte d’emploi, relevant que près de 22 millions marocains, dont 11 millions de Ramedistes et 11 millions de professionnels, commerçants, agriculteurs, artisans traditionnels et de personnes exerçant une activité libérale, bénéficieront d’une assurance maladie obligatoire (AMO) avec les mêmes services et paniers de soins dont bénéficient actuellement les travailleurs du secteur privé.

L’Etat supportera les droits d’affiliation des 11 millions de Ramedistes, appartenant aux catégories vulnérables et pauvres, pour une enveloppe annuelle d’environ 9 milliards de dirhams (MMDH), soit une augmentation annuelle de 7 MMDH par rapport aux dépenses liées à l’achat de médicaments dans le cadre du système actuel de Ramed.

Ce chantier royal est un projet sociétal de nature inédite, qui nécessiterait selon le Ministère des Finances, la mobilisation de près de 51 MMDH annuellement, la modification d’un certain nombre de textes législatifs et réglementaires en vigueur et d’en élaborer d’autres, le lancement d’un ensemble de réformes structurelles pour la réhabilitation du système de santé, ainsi que la réforme du système de compensation afin de remédier aux déséquilibres au niveau du ciblage des catégories éligibles au soutien parallèlement à la mise en œuvre du registre social unifié.

Deuxième Fausse mort de Abdallah Laroui : Les réseaux sociaux emballent les médias

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En moins de deux mois, une des figures emblématiques de la scène littéraire et philosophique marocaine, Abdallah Laroui, est annoncé mort par les réseaux sociaux puis par les médias électroniques nationaux. Et pour la deuxième fois, il a fallu une déclaration des proches de l’écrivain pour tenter d’arrêter un emballement devenu pesant.

Il est 21h00 quand les réseaux sociaux ont commencé à crépiter. Abdallah Laroui est mort. Il n’a pas fallu longtemps pour que l’information soit reprise par les médias électroniques. «Intellectuel reconnu, à la renommée mondiale, Abdallah Laroui décède à l’âge de 88 an» titre Le360 un article publié à 21h40 tapante.

Alors que les condoléances et les témoignages d’affection affluent sur Facebook, Twitter et Instagram, une voix tente de calmer la surchauffe des médias sociaux en mal de «trending topic». Il s’agit du journaliste et animateur télé, Abdellah Tourabi. «Encore une fois, en nom de Dieu, c’est honteux ce que vous faites avec cette information sur la mort de Laroui.» a-t-il publié sur son compte Facebook à 21h50.

Il faut dire que Tourabi a été à l’origine du démenti de la première fausse mort de l’historien marocain le 5 févier dernier, en prenant la peine de contacter la famille de l’intéressé.

Ce lundi 15 mars 2021, c’est encore l’animateur de l’émission phare de la chaine télé 2M, Confidence de presse, qui transmettra à ses followers le message d’un membre de la famille Laroui excédé : «Cette rumeur est devenue insupportable, Ssi Abdellah n’est même pas au courant, il est en train de regarder une vidéo tranquillement à la maison».

L’éditeur de M. Laroui, Cenre Culturel du Livre, a également réagit à cette rumeur en publiant sur sa page officielle un message à l’encontre des colporteurs des fausses informations : « Que Dieu vous pardonne, Dr Abdallah Laroui est en
bonne santé, que Dieu prolonge sa vie. Arrêtez vos allégations»

Quand Zola s’inquiétait de la surexcitation nerveuse du journalisme

En 1888, Emile Zola a choisi pour la préface de «La Morasse, nouvelles», un ouvrage publié par les secrétaires de rédaction des principaux journaux de Paris, une étude sur le journalisme contemporain. Un sujet plus que jamais d’actualité.

Mon inquiétude unique devant le journalisme actuel, écrivait Emile Zola, «c’est l’état de surexcitation nerveuse dans lequel il tient la nation. Et ici je sors un instant du domaine littéraire, il s’agit d’un fait social. Aujourd’hui, remarquez quelle importance démesurée prend le moindre fait. Des centaines de journaux le publient à la fois, le commentent, l’amplifient».

Si l’écrivain avait vécu dans l’ère des réseaux sociaux, il n’aurait, sans aucun doute, pas hésiter à dégainer une seconde fois son célèbre «J’accuse» à l’endroit des tweets et des posts.

La deuxième fausse mort d’Abdallah Laroui vient nous rappeler la nécessité des professionnels de l’information mais également de tout citoyen, de tourner ses dix doigts, au moins sept fois avant d’interagir avec les feeds d’actualité qui ne cesseront de s’accélérer.

Pour le moment, il nous reste la MAP, source ultime de l’information officielle vérifiée.

L’AMMC rappelle aux sociétés faisant appel public à l’épargne leurs obligations légales et réglementaires en matière de communication financière

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L’AMMC a diffusé ce mercredi un communiqué de rappel à l’attention des sociétés faisant appel public à l’épargne, détaillant les obligations et les règles auxquelles les émetteurs devront s’y conformer. L’autorité du marché des capitaux insiste, en plus des publications trimestrielle et annuelle, sur l’obligation d’informer les investisseurs des faits importants pouvant impacter significativement les cours de bourse et le patrimoine des détenteurs des titres.

L’AMMC rappelle aux sociétés faisant appel public à l’épargne leurs obligations légales et réglementaires en matière de communication financière, ainsi que des recommandations pour y répondre au mieux dans le contexte actuel, indique le communiqué.

  1. Publication d’informations importantes:

Les obligations des émetteurs en matière de publication d’informations importantes sont fixées par les dispositions de l’article 15 de la loi n°44-12 relative à l’appel public à l’épargne et aux informations exigées des personnes morales et organismes faisant appel public à l’épargne, ainsi que celles des articles 2.19 à 2.27 de la circulaire de l’AMMC n° 03/19 relative aux opérations et informations financières.

En application des dispositions législatives et réglementaires précitées, les émetteurs sont tenus de publier, aussitôt qu’ils en ont pris connaissance, tout fait intervenant dans leur organisation, leur situation commerciale technique ou financière, et pouvant avoir une influence significative sur les cours en bourse de leurs titres ou une incidence sur le patrimoine des porteurs de titres.

Ainsi, et à la lumière du contexte actuel, l’AMMC rappelle aux émetteurs les règles et recommandations suivantes :

  • Rendre publiques, aussitôt qu’ils en ont pris connaissance, les informations fiables dont ils disposent concernant les impacts du contexte sanitaire sur leurs activités, leurs comptes et leurs perspectives ;
  • Prendre en compte les impacts favorables et défavorables dans l’appréciation ;
  • Chiffrer, autant que possible, les impacts précités ;
  • Actualiser, le cas échéant, les informations prospectives qualitatives et quantitatives précédemment rendues publiques. 

L’AMMC rappelle aussi que l’annexe III.2.J de la circulaire de l’AMMC n°03/19 précitée fournit une liste indicative de faits pouvant être qualifiés d’information importante. Ainsi, les émetteurs doivent apprécier, sous leur responsabilité, l’influence significative de tout fait susceptible d’avoir un impact sur leur situation sans se limiter aux impacts du contexte sanitaire.

Par ailleurs, l’arrêté des comptes annuels constitue une information importante dont la diffusion est obligatoire en vertu de l’article 2.19 de la circulaire de l’AMMC n°03/19. Ainsi, les émetteurs sont invités à publier un communiqué de presse immédiatement après la tenue de la réunion de l’organe de gouvernance qui arrête les états financiers annuels sociaux et consolidés, le cas échéant, au titre de l’exercice 2020. Ledit communiqué doit contenir les principaux agrégats arrêtés (sociaux et consolidés, le cas échéant), notamment le chiffre d’affaires et le résultat net, accompagnés d’un commentaire expliquant les réalisations de la période.

  1. Publication des indicateurs trimestriels:

A l’occasion de la publication des communiqués de presse relatifs aux indicateurs du quatrième trimestre 2020 dont la date limite est fixée à fin février 2021*, l’AMMC rappelle aux émetteurs que lesdits communiqués de presse doivent être, le même jour :

  • Publiés sur un journal d’annonces légales ; 
  • Publiés sur le site internet de l’émetteur ; 
  • Transmis à l’AMMC ;

Lesdits communiqués doivent contenir au moins les éléments suivants :

  • Un commentaire sur l’activité pendant le trimestre écoulé, décrivant la situation financière de l’émetteur ainsi que les principaux faits marquants intervenus pendant le trimestre ;
  • Les indicateurs sociaux et consolidés de l’émetteur suivants:
  • Indicateurs sur l’activité: volumes de production et de ventes… ;
  • Chiffre d’affaire net du trimestre écoulé (PNB pour les établissements de crédit et primes nettes pour les compagnies d’assurances et de réassurance) ;
  • Informations sur les investissements et désinvestissements réalisés (Montant, nature, commentaire, …) ;
  • Montant de l’endettement financier (Long et Court terme : Emprunts, titres de créances, découverts bancaires, redevances leasing restant à payer, …) ;
  • La variation du périmètre de consolidation pour les émetteurs assujettis à l’obligation de consolidation des comptes ;

En outre, les émetteurs doivent veiller à :

  • Préciser la mention « néant » lorsque la valeur de l’indicateur concerné est nulle, ou que les évènements à commenter (faits marquants, variation de périmètre de consolidation…) ne sont pas intervenus ;
  • Comparer les indicateurs du quatrième trimestre 2020 à ceux du quatrième trimestre 2019 ;
  • Présenter les indicateurs cumulés pour l’exercice 2020, en les comparant à ceux de l’exercice 2019 ;
  • Ne présenter d’autres indicateurs qu’en complément des indicateurs exigés, tout en précisant clairement leurs portées et le cas échéant, leurs formules de calcul.
  1. Publications annuelles:

En prévision des publications annuelles au titre de l’exercice 2020, dont la date limite est fixée à fin avril 2021, l’AMMC rappelle aux émetteurs que lesdites publications doivent comprendre :

  • Un rapport financier annuel, publié sur le site internet de l’émetteur et communiqué simultanément à l’AMMC ; et
  • Un communiqué de presse, publié le même jour dans un journal d’annonces légales, et contenant au minimum :
  • Les bilans et comptes de produits et charges sociaux et consolidés, le cas échéant ;
  • Un commentaire sur les réalisations ;
  • Les rapports définitifs des commissaires aux comptes sur les comptes sociaux et consolidés, le cas échéant ;
  • Le lien internet permettant d’accéder directement au rapport financier annuel.

Le rapport financier annuel doit comprendre l’exhaustivité des éléments suivants :

  • Les comptes annuels sociaux et consolidés, le cas échéant, comprenant l’ensemble des états de synthèse, y compris l’Etat des Informations Complémentaires (ETIC) ou l’ensemble des notes annexes. Lesdits comptes doivent en outre être accompagnés des rapports définitifs des commissaires aux comptes ; 
  • Le rapport spécial des commissaires aux comptes sur les conventions réglementées ;
  • L’état des honoraires versés aux commissaires aux comptes ;
  • Le rapport de gestion relatif à l’exercice 2020, contenant au moins les éléments précisés aux articles 142 et 155 de la loi 17-95 telle que complétée et modifiée;
  • Le commentaire des dirigeants, contenant une brève présentation de l’émetteur, les principaux faits marquants de l’exercice, les principales réalisations en termes d’activité et leurs impacts sur les comptes, en expliquant les principales variations desdits comptes. Le commentaire précité doit fournir des explications sur la formation des résultats, et apporter un éclairage sur les éléments significatifs des réalisations et de la situation financière de l’émetteur (selon ses secteurs d’activité, sa réglementation, sa présence géographique…);
  • Le rapport « ESG », en veillant à respecter le contenu prévu à l’annexe III.2.M de la circulaire 03/19 précitée. Dans le cas où certaines informations ne pourraient être produites, il convient d’en expliquer les raisons ;
  • La liste des communiqués de presse publiés par l’émetteur au cours de l’exercice.

L’AMMC recommande aux émetteurs de publier le rapport financier annuel en un document unique portant le titre « rapport financier annuel 2020 », et de structurer les éléments ci-dessus sous forme de chapitres distincts avec des titres clairs.

  1. Autres rappels :

L’AMMC rappelle aux émetteurs dont les titres ont été transférés du marché principal au marché alternatif de la Bourse des Valeurs au cours de l’année 2020, qu’en vertu des dispositions de l’article 2.5.5 du règlement général de la Bourse des Valeurs, ils demeurent soumis aux mêmes obligations d’information auxquelles ils étaient assujettis dans le marché principal et ce, jusqu’à la publication du rapport financier annuel au titre de l’exercice 2021.

Par ailleurs, les émetteurs nouvellement assujettis à l’obligation de consolidation des comptes en vertu des dispositions de l’article 14 de la loi 44-12 et de l’article 2.5 de la circulaire de l’AMMC n°03/19 précitée, sont tenus d’établir et de publier leurs comptes consolidés au titre de l’exercice 2020. Ladite publication devra se faire dans le cadre du rapport financier annuel 2020 visé ci-dessus.

Enfin, l’AMMC recommande fortement aux émetteurs d’adopter les bonnes pratiques de communication financière, notamment: 

  • Procéder aux publications dans un ou plusieurs journaux d’annonces légales à large tirage/diffusion en privilégiant les jours ouvrés ;
  • Veiller à la clarté et à la lisibilité du contenu des publications, et y préciser la date de publication, les coordonnées du responsable de la communication financière ainsi que le lien permettant d’accéder directement à la publication sur le site internet de l’émetteur ;
  • Transmettre à l’AMMC toutes les publications, le jour même de leur publication, sur la plateforme SESAM ou, en cas de difficultés, à destination de l’adresse mail suivante :  Information_Financiere@ammc.ma;
  • Dédier une rubrique de leur site web aux publications financières, en veillant à structurer ces dernières d’une manière à en faciliter l’accès. En outre, ces dernières doivent être disponibles sur le site internet de l’émetteur pendant une durée minimale de 5 ans.

Maroc-Israël : Medi1TV programme mercredi une émission exceptionnelle sur les expressions culturelles de la composante juive de l’identité marocaine

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La reprise des relations entre le Maroc et Israël va bon train. Après la réouverture du bureau de liaison israélien avenue Mehdi Ben Barka à Rabat, la programmation d’un échange de visites de délégations à Tel-Aviv, ce mois de février, Nasser Bourita s’est entretenu aujourd’hui avec le ministre israélien des affaires étrangères, Gabi Ashkenazi. Dans ce contexte favorable au dialogue et aux échanges, MEDI1TV diffusera demain mercredi 03 février 2021 à partir de 21h00 GMT+1 sur ses canaux linéaires et numériques, une émission exceptionnelle sur les expressions culturelles de la composante juive de l’identité marocaine.

Intitulée «Tamaghrabit», cette initiative relève du projet culturel de MEDI1TV pour revisiter la diversité et la richesse culturelles du patrimoine marocain, et refléter l’esprit de tolérance qui caractérise et rassemble la société marocaine dans sa diversité culturelle, précise un communiqué de la chaine tangéroise annonçant la programmation de ce mercredi.

MEDI1TV prévoit un plateau de deux heures de direct avec des invités prestigieux : artistes, universitaires, historien, personnalités publiques et citoyens du monde, avec des témoignages exclusifs, des reportages et images inédites, symboles de la présence juive millénaire au Maroc.

«Tamaghrabit permettra aux téléspectateurs et internautes au Maroc et ailleurs, de redécouvrir l’apport de la culture juive dans l’identité marocaine», indique le communiqué de MEDI1TV.

Dans la bande d’annonce de l’émission dévoilée ce lundi, on voit des marocains de confession juive, témoigner de leurs relations toujours fortes avec leur pays d’origine et évoquer avec tendresse leurs souvenirs personnels dans les rues, les synagogues et les écoles marocaines.

L’émission sera diffusée en arabe à 21h00 simultanément sur les canaux Maghreb et Arabic, et en version française à la même heure sur le canal Afrique et à 23h00 sur le canal Maghreb.

Glen Invest de Hassan Bennis et la Fondation «FRDISI» d’André Azoulay s’engagent pour l’inclusion économique des jeunes

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Hassan Bennis, Président de la société d’investissement Glen Invest et André Azoulay, Président de la Fondation de Recherche, de Développement et d’Innovation en Sciences et Ingénierie (FRDISI), ont ratifié la semaine dernière un partenariat pour l’inclusion économique des jeunes à travers la promotion de l’innovation à l’échelle nationale et internationale. Cet accord s’inscrit dans le cadre de la dynamique insufflée par le Roi Mohammed VI lors du lancement de la phase III de l’INDH en 2018 et qui s’articule autour de quatre principaux programmes, dont notamment l’inclusion économique des jeunes et l’impulsion du capital humain des générations montantes. La cérémonie de signature s’est déroulée en présence de Moulay Hafid Elalamy, Ministre de l’Industrie, du Commerce et de l’Économie Verte et Numérique, Mohammed Fikrat, Président Directeur Général de COSUMAR et de Abderrahim El Hafidi, Directeur Général de l’Office National de l’Electricité et de l’Eau Potable (ONEE).

Le ralentissement économique dû à la crise sanitaire du Covid-19 remet à l’ordre du jour la situation précaire des jeunes de par le monde. En effet, après moins de 12 mois de pandémie, plusieurs organisations mondiales ont tiré la sonnette d’alarme, constatant l’aggravation de l’impact socioéconomique du virus sur les jeunes :

  • difficultés de formation et d’orientation,
  • arrêt des stages et des projets professionnels,
  • chômage,
  • précarité des familles,
  • perte de revenus,
  • détresse psychologique.

«Les personnes âgées ont payé les plus lourdes conséquences du coronavirus en matière de santé, les jeunes vont subir l’essentiel de ses retombées économiques», avait alerté le directeur de l’Observatoire des inégalités français en novembre dernier.

André Azoulay, très réactif

Au Maroc, la question de l’inclusion économique des jeunes a longtemps été au cœur des préoccupations du Roi Mohammed VI et il en avait fait l’essentiel de ses discours. Le souverain avait en effet : exigé des gouvernements qui se sont succédés à prioriser la jeunesse dans leurs stratégies; appelé le secteur privé et bancaire à soutenir la formation professionnelle et l’entreprenariat; tenu à inclure la problématique de l’inclusion financière des jeunes au centre de la phase III de l’Initiative nationale, hautement stratégique, pour le développement humain (INDH).

La Fondation de Recherche, de Développement et d’Innovation en Sciences et Ingénierie (FRDISI), présidée par André Azoulay, a été l’une des premières ONG à s’inscrire dans cette dynamique insufflée par le roi Mohammed VI.

En s’appuyant sur des partenariats publics privés, le Conseiller royal multiplie depuis, les conditions favorables à la jonction entre monde universitaire, les secteur privé et le secteur public.

Face à la pandémie et les alertes sur la précarité des jeunes, M. Azoulay a été particulièrement réactif en lançant une série d’initiatives visant à participer à l’effort national de relance économique sous l’angle de l’inclusion économique de la jeunesse marocaine.

C’est à ce titre que durant ce mois de janvier, M. Azoulay a signé pas moins de trois conventions avec des partenaires publics et privés et a lancé une plateforme pour l’insertion économique des jeunes à Sidi Bennour.

Glen Invest, innovation industrielle et engagement social

Glen Invest, société d‘investissement spécialisée dans la création, l’accélération et le développement d’entreprises industrielles, qui entame un tournant stratégique dans son développement, fait partie de ces acteurs privés qui accompagnent la prestigieuse Fondation «FRDISI», d’André Azoulay dans son engagement pour l’innovation au profit des jeunes.

En effet, le 15 janvier dernier, Hassan Bennis, Président de Glen Invest et M. Azoulay ont paraphé un accord qui vise à mettre en œuvre un plan d’action pour une meilleure inclusion économique et sociale des jeunes marocains à travers la promotion de l’innovation à l’échelle nationale et internationale. Glen Invest mettra à disposition, son conseil, ses ressources humaines et ses diverses études et recherches. Une démarche sociétale qui s’appuiera sur une approche intégrée visant à améliorer l’employabilité des jeunes, à créer de la valeur ajoutée locale, et à assurer la pérennité des projets industriels.

Cette cérémonie s’est déroulée en présence de Moulay Hafid Elalamy, Ministre de l’Industrie, du Commerce et de l’Économie Verte et Numérique, de Mohammed Fikrat, Président Directeur Général de COSUMAR et de Abderrahim El Hafidi, Directeur Général de l’ONEE ainsi que d’autres personnalités et invités.

« Nous sommes heureux de ce partenariat important avec la Fondation FRDISI qui nous permettra de porter notre contribution aux efforts et à l’engagement de M. André Azoulay pour l’inclusion économique des jeunes surtout en cette période complexe de crise sanitaire. Nous allons œuvrer avec les équipes de la Fondation pour apporter des solutions permettant de surmonter les barrières à l’inclusion des Jeunes à travers la promotion de l’innovation, la sensibilisation, l’accompagnement, la formation, l’entreprenariat et la création des start-ups », s’est félicité le PDG de Glen Invest à l’issue de cet événement.

Hassan Bennis, un serial entrepreneur, est tout d’abord un industriel. Il a été à la tête durant plus de 30 ans d’un fleuron de l’industrie du Royaume, les laboratoires pharmaceutiques Laprophan.

Avec ce partenariat avec la Fondation « FRDISI », Hassan Bennis affirme son engagement social et donne un avant goût de son plan développement dans lequel il prend le pari gagnant d’investir dans l’industrie nationale et dans la jeunesse marocaine.

D’après nos informations, Hassan Bennis s’active depuis des mois, en toute discrétion, à déployer une nouvelle stratégie de développement de sa société d’investissement, Glen Invest. Son objectif serait de lancer et d’accélérer des projets industriels marocains inédits créateurs de valeur ajoutée locale.

MAMDA-MCMA : Abed Yacoubi Soussane prend du recul et passe le témoin à Hicham Belmrah nouveau PDG «plénipotentiaire»

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S’il prend du recul, Abed Yacoubi Soussane, patron emblématique de la très discrète mais puissante Assurance de l’Agriculteur MAMDA-MCMA, il n’en reste pas moins l’Administrateur et Président Fondateur Honoraire, et il continuera à apporter ses conseils et son expérience, longue de 53 ans, au nouveau Président Directeur Général, Hicham Belmrah dont la compétence n’est plus à prouver.

Réuni le 27 Janvier 2021 à Rabat, le Conseil de Surveillance de la MAMDA-MCMA, a décidé, sur proposition de son président Abed Yacoubi Soussane, de faire évoluer la gouvernance des deux principales et des plus anciennes mutuelles du Maroc d’une gestion duale, à Conseil de Surveillance et Directoire, à celle de société à Conseil d’Administration.

«Cette décision qui sera entérinée après les validations règlementaires requises, vise à adopter un mode de gouvernance aligné avec les meilleures pratiques de la place et le retour d’expérience» précise le communiqué publié à l’issue de ce Conseil.

Ce changement de mode gouvernance a été accompagné par la nomination de celui qui a passé 53 ans à la tête de l’organisme d’assurance, Abed Yacoubi Soussane, en tant qu’Administrateur et Président Fondateur Honoraire de la MAMDA-MCMA ainsi que celle de Hicham Blemrah en tant que Président Directeur Général.

« Le Conseil de Surveillance a rendu un vibrant hommage à Monsieur Yacoubi Soussane et a souhaité qu’il reste actif dans la gouvernance de la MAMDA-MCMA, du fait de son rôle historique pour l’institution, de ses liens très forts avec les sociétaires et de sa connaissance aigüe de la mutualité de manière générale. Le Conseil de Surveillance a ainsi proposé sa nomination en tant qu’Administrateur et Président Fondateur Honoraire de la MAMDA-MCMA » annonce le communiqué.

Toujours debout, toujours vivant

La longévité, l’influence et la discrétion du fondateur et président honoraire de la MAMDA-MCMA, Abed Yacoubi Soussane, font de l’homme, du haut des ses 80 ans, une énigme, une légende et un cas unique dans l’histoire de l’économie nationale.

Pieux, n’hésitant pas à interrompre les conseils d’administration et ses réunions pour faire ses prières tout en s’imposant un jeûne intermittent, les lundis et les jeudis, Abed Yacoubi Soussane est un éternel et farouche battant, comme le décrit si bien l’un de ses rares portraits publié par le mensuel Economie & Enterprise en févier 2010, après l’annonce de la nomination du jeune associé du cabinet Ernest & Young, Hicham Belmrah, président du directoire de la MAMDA.

L’article décrivait Yacoubi Soussane en homme «courtois et doté d’une grande culture et qui cherchait toujours le consensus, arrivant à s’adapter à toutes les situations».

Aujourd’hui, Yacoubi Soussane, lâche du leste après onze années de co-pilotage en passant le témoin à un brillant dirigeant et fin connaisseur de système financier marocain, Hicham Belmrah, avec qui il partage au moins deux qualités, la discrétion et la fidélité.

Tanger Med est désormais le 1er port à conteneurs dans le bassin méditerranéen

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Key points

  • Tonnage global traité en progression de + 23%
  • Trafic conteneurs, du vrac liquide et du vrac solide en augmentation à deux chiffres
  • Trafic maritimes, passagers et camions impacté par le contexte sanitaire

TMSA a publié ce lundi 25 janvier, les chiffres des activités portuaires à Tanger Med de l’année écoulée. Hormis le trafic passager, véhicules, maritime impacté par la crise sanitaire liée à la pandémie du Coronavirus, l’ensemble des activités du complexe portuaires ont affiché une croissance soutenue durant l’année 2020. Une performance qui a permis à Tanger Med de consacrer sa position en tant que premier port à conteneurs dans le bassin méditerranéen.

Les chiffres

Tonnage global traité

Le tonnage global traité durant l’année échue est de 81 millions de tonnes soit une progression de + 23% par rapport à 2019. le port Tanger Med traite à lui seul près de 47 % de l’ensemble du tonnage portuaire du Royaume.

Activité conteneurs cartonne

Un total de 5 771 221 conteneurs evp* a été manutentionné au sein du complexe portuaire Tanger Med en 2020 soit une progression importante de +20 % par rapport à 2019.

Ce trafic confirme désormais la position de Tanger Med comme étant le premier port à conteneurs dans le bassin méditerranéen.

L’activité de «Bunkering» propulse le trafic du vrac liquide en hausse de +26%

Le trafic du vrac liquide a connu une croissance de +26% par rapport à l’année 2019, annonce TMSA. Il a enregistré un trafic total de 7 968 485 tonnes d’hydrocarbures traitées.

Une croissance due principalement à l’activité de Bunkering (Soutage) au profit des navires transitant par le détroit de Gibraltar, qui a généré un trafic de près de 1,6 millions de tonnes.

Trafic maritime en baisse de 32%

Durant l’année 2020, un total de 9 702 navires ont accosté au port Tanger Med en baisse de 32% par rapport à 2019 à cause de la forte diminution des escales maritimes des navires passagers et rouliers.

Toutefois, nuance TMSA, un total de 4 306 navires de commerce ont fait escale à Tanger Med en 2020, en croissance de + 10 % comparé à 2019. De même, 916 navires méga ships (+290 m) ont accosté à Tanger Med, en hausse de +14% par rapport à 2019.

Crise sanitaire impacte le trafic des passagers et des véhicules

TMSA a constaté une baisse de -75% du transit des passagers par le port de Tanger Med en 2020. L’agence rappelé que l’activité a été a été suspendue depuis le mois de Mars 2020 en raison de la fermeture des frontières due à la crise sanitaire, puis a légèrement repris au mois de Juin 2020 dans le strict respect des mesures sanitaires.

Un cumul de 701 599 passagers a transité par le port Tanger Med en 2020.

Le trafic maritime a enregistré une baisse de 32% par rapport à 2019 à cause de la forte diminution des escales maritimes des navires passagers et rouliers. Un total de 9 702 navires ont accosté au port Tanger Med en 2020.

Par ailleurs, en raison de la baisse des ventes de véhicules en Europe et par le ralentissement de la production automobile de Renault et PSA durant la période (Mars – Mai) le trafic des véhicules a baissé de -28% par rapport à l’année dernière.