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Abdelmounaim Dilami démissionne de la présidence de l’ANME, Rachid Niny lui succède

Suite à la démission de son président, Abdelmounaim Dilami, l’Association nationale des médias et des éditeurs, ANME, choisi pour sa succession son premier vice-président et fondateur du groupe média AWAL, Rachid Niny.

Avec MAP

«En réponse à la volonté de Abdelmounaim Dilami de démissionner de son poste de président de l’ANME pour des raisons personnelles, les membres du bureau exécutif ont examiné et approuvé cette demande», annonce un communiqué de l’Association nationale des médias et des éditeurs publié ce mardi 8 février 2022.

Conformément aux statuts de l’Association et à l’article 14 régissant le cas de vacance du poste de président et qui confie cette mission au premier vice-président jusqu’à la fin du mandat du bureau actuel fixée à trois ans, les membres du bureau exécutif ont décidé d’appliquer les dispositions de cet article et de confier à Rachid Niny la présidence de l’Association, souligne la même source.

Tout en remerciant Abdelmounaim Dilami pour sa bonne gestion de l’ANME depuis sa création en juin 2020, son professionnalisme et son expérience pour donner un meilleur élan à la profession, les membres du bureau exécutif de l’Association lui expriment leur gratitude pour avoir accepté la présidence d’honneur de ladite Association, conclut-on.

L’Organisation internationale du Travail s’investit dans l’entrepreneuriat agricole des jeunes de la région de Rabat-Salé-Kénitra

ProAgro Maroc, le programme de l’Organisation internationale du Travail (OIT) visant à la promotion du travail décent dans le secteur de l’agro-industrie au Maroc, se déploie dans la région Rabat-Salé-Kénitra. S’inscrivant dans le cadre d’un partenariat avec la Direction Régionale de l’Agriculture, l’OIT s’engage à apporter son appui technique et dispenser des formations d’initiation approfondies aux conseillers à l’entrepreneuriat.

La Direction Régionale de l’Agriculture (DRA) de la région Rabat-Salé-Kénitra a fait appel à l’expertise de l’Organisation internationale du Travail (OIT) pour renforcer davantage ses compétences en terme d’accompagnement des jeunes ruraux dans leurs projets entrepreneuriaux. Une démarche qui s’inscrit dans le cadre de la mise en oeuvre de l’axe «valorisation de l’élément humain» de la nouvelle stratégie de développement du secteur agricole «Génération Green 2020-2030», lancée par le Roi Mohammed VI en février 2020.

Il est à noter que l’OIT a déployé sur le Maroc depuis le 15 juin 2020, un programme sur 4 années, intitulé ProAgro Maroc. Il qui propose une stratégie intégrée combinant soutien à la mise en œuvre de politiques d’emploi, développement des compétences, développement de chaînes de valeur agro-industrielles et formation à l’entrepreneuriat.

Ce partenariat concerne le déploiement du programme ProAgro auprès du Centre Régional des Jeunes Entrepreneurs Agricoles et Agroalimentaires (CRJEAA).

Lancé par la Direction Régionale de l’Agriculture, fin 2021, le CRJEAA a pour objectif l’encadrement, l’accompagnement et le coaching de proximité des jeunes porteurs de projet en lien avec le secteur agricole et agroalimentaire. Il sera composé d’un centre régional et de six antennes provinciales et sera doté d’une équipe de cadres et animateurs spécialisés.

Dans le cadre de sa mise en œuvre, le projet ProAgro Maroc dotera le CRJEAA de toute l’expertise nécessaire afin que celui-ci réalise son plein potentiel d’encadrement et d’accompagnement. Un appui qui s’articule autour des axes suivants :

  • Appui l’élaboration du schéma organisationnel du centre ;
  • Appui au développement d’une plateforme de gestion, coordination et suivi des activités
    du centre ;
  • Renforcement des capacités des équipes régionales et locales du centre sur les méthodes
    et démarches d’accompagnement des jeunes sur tout le parcours entrepreneurial :
    idéation, création, gestion et développement des entreprises et coopératives ;
  • Mise à disposition des équipes du centre d’un ensemble de guides et d’outils pour faciliter
    leur mission.

Dans son communiqué, ProAgro Maroc annonce l’organisation, dans le cadre de ce partenariat, une première formation d’initiation du 24 au 26 janvier 2022. Durant ces trois jours, cette formation sera dispensée à une vingtaine de personnes désignées parmi le personnel local de la DRA, de l’Office Nationale du Conseil Agricole (ONCA), de l’Office Régional de Mise en Valeur Agricole du Gharb (ORMVAG) et des Directions Provinciales de l’Agriculture (DPA), qui vont constituer les équipes régionales et locales du CRJEAA.

L’objectif principal de cette formation est d’initier les participants aux meilleures pratiques de pré-création et création d’entreprises dans les domaines agricoles et agroalimentaires.

A la fin de la formation, les participants disposeront des connaissances et des capacités requises, du comportement et des méthodes qu’un conseiller à l’entrepreneuriat doit acquérir à travers des présentations théoriques et des mises en situation sur un ensemble de thèmes, en l’occurrence :

  • les principales démarches de création d’entreprises,
  • les spécificités de l’entrepreneuriat agricole
    et agroalimentaire,
  • les démarches de pré-création et de création de sociétés agricoles et
    agroalimentaires
  • une initiation à l’élaboration d’un plan d’affaire.

Cette formation d’initiation sera suivie par plusieurs formations de formateurs approfondies notamment sur les outils de l’OIT à savoir les modules GERME (Gérer mieux son Entreprise), les modules MYCOOP (Gérer sa Coopérative Agricole) et l’éducation financière.

Les Domaines Agricoles lancent l’opération «Un verre recyclé, un verre plein de promesses» au profit des enfants du rural

Le groupe marocain «Les Domaines Agricoles» a annoncé la poursuite de son opération de collecte de verre, dans le cadre de sa politique de responsabilité sociale et environnementale (RSE) et afin de soutenir davantage les enfants en zones rurales.

Avec MAP

Les Domaines Agricoles, qui ont lancé en 2013 une opération environnementale et solidaire à travers la collecte de leurs emballages en verre usagés, invitent aujourd’hui leurs clients à renforcer ce geste éco-responsable.

«Les retombées financières de cette opération seront doublées par l’entreprise à l’instar des années précédentes, pour soutenir les enfants en zones rurales», indique Les Domaines Agricoles dans un communiqué.

«Un verre recyclé, est un verre plein de promesses» que chaque citoyen peut tenir pour le respect de l’environnement et le soutien des plus démunis. Les Domaines Agricoles tiennent cette promesse depuis des années, car en plus d’avoir fait du verre, matière première recyclable à l’infini, un des composants phares de leurs emballages, ils ont mis en place dans leurs différentes boutiques un dispositif de récupération de ces emballages et ce, dès 2013.

Aujourd’hui, Les Domaines Agricoles invitent leurs clients à renforcer leur participation à cette opération en déposant les emballages en verre des produits «Les Domaines Agricoles», mais également tout verre usagé sans couvercles, dans leurs boutiques de Rabat, Casablanca et Marrakech.

Dispositif logistique dédié

Par ailleurs, Les Domaines Agricoles ont mis en place un dispositif logistique dédié, permettant une collecte efficiente et en toute sécurité et ce, au niveau de tout le réseau de Boutiques.

Il est à noter que les Domaines Agricoles ont adopté depuis longtemps une gouvernance écoresponsable intégrée à l’ensemble de leur chaine de valeurs, confirmant ainsi leur engagement environnemental et solidaire notamment à travers des actions de responsabilité sociétale des entreprises d’envergure. La dernière en date est le programme de reboisement “1 collaborateur = 1 arbre” lancé à l’occasion la Journée mondiale de l’environnement de 2021.

En plus de ces deux opérations phares, Les Domaines Agricoles ont entrepris de nombreuses actions structurantes qui confirment, année après année, leur engagement écoresponsable, dont la valorisation des déchets organiques par le compostage, l’efficacité énergétique via l’optimisation de la consommation énergétique au niveau des sites LDA, l’agriculture et l’élevage raisonnés par la diminution de l’utilisation des intrants chimiques et en privilégiant la santé et la sécurité des consommateurs et le reboisement des zones incultes LDA.

Il s’agit également de la lutte biologique grâce à :

  • l’utilisation d’auxiliaires (insectes amis),
  • la gestion des déchets solides par le tri,
  • la collecte et leur valorisation,
  • l’engagement social et Sociétal au niveau des zones d’implantation LDA
  • la gestion optimisée de la ressource eau et la pratique d’une agriculture sans glyphosate et d’élevages sans soja.

#LesDomainesEngagés

L’hashtag #LesDomainesEngagés, lancé cette année à l’occasion du programme de reboisement, est également celui de tous les citoyens. Les Domaines Agricoles désirent ainsi encourager un comportement «éco-socio-responsable», pour la préservation de l’environnement et le soutien des plus démunis.

A propos des Domaines Agricoles

Les Domaines Agricoles sont un groupe marocain opérant dans les métiers de la production agricole et agro-industrielle depuis plus de 60 ans. Ils interviennent dans de nombreuses filières de l’agriculture marocaine: les agrumes, le maraîchage, l’arboriculture fruitière, les fruits rouges l’élevage, la transformation laitière, les plantes aromatiques, les cultures annuelles, l’apiculture et l’aquaculture.

Chacune de ces filières est totalement intégrée allant jusqu’à la mise en place d’un réseau de boutiques propre et de représentations commerciales à l’international. Cela permet aux Domaines Agricoles de garantir une traçabilité totale et une qualité contrôlée. Les Domaines Agricoles répondent ainsi aux cahiers des charges de ses clients et aux exigences règlementaires et normatives les plus strictes.

Pour passer la pilule des 100 jours, Akhannouch remplace Baitas par Instagram

Secoué violemment par la levée de bouclier médiatique après 100 jours d’hibernation, Aziz Akhannouch structure enfin sa communication et investit les réseaux sociaux. L’efficacité du digital est telle que tous les messages noyés dans les discours creux du porte-parole Mustapha Baitas sont désormais accessibles au bout des doigts.

Alors qu’il était sensé mener le chantier de la communication de son action gouvernementale dès le premier jour de sa nomination, Aziz Akhannouch a attendu 123 jours pour s’y atteler. Secoué par la levée de bouclier médiatique contre la faiblesse de son bilan, le Chef de Gouvernement a dû se rendre compte, un peu tard, du faible rendement de son porte-parole et homme de confiance Mustapha Baitas.

Ce dernier a disparu des radars comme à la veille du grand oral d’Akhannouch sur ses 100 premiers jours de son gouvernement.

Inaudible et inefficace, Baitas a été remplacé par Instagram et Facebook.

En effet, il y a six jours seulement, des comptes au nom du gouvernement marocain ont été créés sur les ces deux plateformes ainsi que sur Twitter.

Le but de cette communication est annoncée :«Pour que l’information soit comprise».

Mais pour communiquer il faut des faits, des réalisations et une histoire à raconter. Et le factuel n’est pas le point fort du maigre bilan des 129 jours du gouvernement.

En scrollant sur Instagram ou Facebook, (Twitter n’est pas mis à jour) on peut d’ores et déjà avoir tous les éléments de langage d’Akhannouch ce soir face à Abdellah Tourabi et Yassine El Idrissi :

  1. Awrach, le programme de création de 250.000 emplois, (Projet que conteste le PJD , le qualifiant de pale copie de l’Entraide Nationale ),
  2. Le planning de la mise en oeuvre du projet royal de la généralisation de la couverture sociale,
  3. Le déblocage de 13 milliards dhs de crédit de TVA. (Il faut voir de combien en a profiter le tentaculaire groupe Akwa),
  4. Signature de l’accord entre le Chakib Benmoussa et les syndicats de l’enseignement (la véritable réalisation des 100 jours),
  5. Le plan de relance d’urgence de 2 milliards dhs au profit du Secteur de Tourisme
  6. Lancement du label digital marocain MoroccoTech.

Chakib Benmoussa sauve le bilan des 100 jours d’Aziz Akhannouch

C’est la première performance du gouvernement et elle est signée Chakib Benmoussa. Il s’agit de la signature d’un accord avec cinq syndicats d’enseignement les plus représentatifs. Un jalon essentiel à la réussite du chantier de la réforme du système d’éducation et de formation.

Chakib Benmoussa, ministre de l’Éducation nationale, du Préscolaire et des Sports a signé mardi 18 janvier, un accord avec les cinq syndicats d’enseignement les plus représentatifs, dans le cadre du dialogue social sectoriel.

L’accord comporte plusieurs mesures en relation avec les dossiers posés sur la table du dialogue :

  • Révision du statut actuel des fonctionnaires du ministère de l’Éducation nationale
  • Création d’un statut motivant et unifié qui englobe l’ensemble des catégories du système éducatif
  • Règlement de plusieurs dossiers revendicatifs prioritaires, à savoir ceux des cadres de l’administration éducative, des conseillers en orientation et planification pédagogique, des enseignants du primaire et du collégial chargés hors de leur cycle, des cadres d’enseignement titulaires de diplômes supérieurs ou de doctorat.

«L’accord d’étape signé entre le gouvernement et les cinq syndicats d’enseignement les plus représentatifs constitue un prélude à la réforme du système d’éducation et de formation», a indiqué mardi le ministre.

Chakib Benmoussa a mis en avant la nécessité de mobiliser les hommes et les femmes de l’éducation qui font des efforts particuliers au sein de ce système, afin d’améliorer les performances de l’école publique et de redonner confiance aux citoyens en elle, faisant en sorte que cette école contribue à la promotion sociale, à l’équité et à l’égalité des chances.

Vers un statut unifié

De même, a-t-il ajouté, cet accord prévoit une révision de l’actuel statut des fonctionnaires du ministère de l’Éducation nationale, et la création d’un statut motivant et unifié qui englobe l’ensemble des catégories du système de l’éducation, ce qui conduirait à des «perspectives d’avenir très importantes pour employés du secteur de l’éducation».

Et de souligner que le consensus entre le gouvernement et les centrales syndicales prévoit également le règlement de plusieurs dossiers en suspens.

Chakib Benmoussa a en outre indiqué que l’accord entre le gouvernement et des syndicats «a laissé la porte ouverte au dialogue avec de nombreux groupes, y compris les cadres des académies», ajoutant que «des rencontres sont prévues afin de trouver des solutions innovantes aux problèmes soulevés».

Parmi ces problèmes figurent notamment plusieurs dossiers revendicatifs prioritaires, à savoir ceux des cadres de l’administration éducative, des conseillers en orientation et planification pédagogique, des enseignants du primaire et du collégial chargés hors de leur cycle, des cadres d’enseignement titulaires de diplômes supérieurs ou de doctorats.

Il s’agit aussi de la programmation de l’examen des autres dossiers revendicatifs présentés par les cinq syndicats les plus représentatifs et la poursuite du dialogue au sujet du dossier des cadres des Académies régionales de l’éducation et de la formation.

Récupération politique d’Akhannouch

La cérémonie de signature de cet accord a été faite sous la supervision du Chef de Gouvernement. Ce dernier s’en est félicité dans un communiqué tout en qualifiant l’accord d’«étape importante qui ouvrira de nouvelles perspectives dans le cadre du dialogue social qu’entretiennent les deux parties».

«Après des mois de dialogue sérieux et responsable entre le gouvernement et les secrétaires généraux des syndicats, nombre de dossiers posés sur la table des négociations pendant plusieurs années ont été réglés (..) cela contribuera à asseoir la confiance et la coopération entre les parties prenantes», a déclaré Akhannouch.

L’annonce de cet accord survient vingt-quatre heures seulement avant son premier grand oral ce soir à la télé. Cette réalisation importante de Chakib Benmoussa est un cadeau en or de ce dernier à Aziz Akhannouch qui faisait l’unanimité sur son incapacité à faire face à la rue.

https://twitter.com/2MInteractive/status/1482097830055587840

Akhannouch et la MAP snobent Nizar Baraka

Nizar Baraka a annoncé, le lundi 17 janvier 2022, la mise en place d’un programme d’urgence pour stress hydrique doté d’un budget de 3 milliards dhs. Un non évènement pour Aziz Akhannouch et un non sujet pour notre agence de presse officielle MAP.

Nizar Baraka a annoncé au parlement, ce lundi, une importante mesure prise par son département d’Equipement et de l’Eau. Il s’agit de l’allocation d’une enveloppe budgétaire de 3 milliards de dirhams dans le cadre d’un programme d’urgence pour résoudre la problématique de la rareté des ressources hydriques.

Attendu au tournant ce soir à l’occasion de son premier grand oral, Aziz Akhannouch aurait dû exploiter l’annonce de son ministre pour enrichir son maigre bilan. Il n’en est rien. Comme si l’urgence était ailleurs et que le stress hydrique et la souffrance du monde rural, première victime de ce phénomène, passait au second plan.

Une posture qu’on retrouve également auprès de l’agence de presse officielle MAP qui n’en a fait aucune dépêche.

«En collaboration avec le ministère de l’Intérieur, nous avons donné la priorité à l’approvisionnement des écoles et des mosquées afin de réduire le taux du décrochage scolaire dans ces régions» a pourtant affirmé Nizar Baraka au sujet de son programme d’urgence.

Notons que le programme d’eau potable et d’irrigation 2020-2027 a été lancé par l’ancien gouvernement et qui a permis à ce jour le lancement de la réalisation de 11 grands barrages sur les 20 programmés pour un coût de 15 milliards de dirhams, rapporte Le360.

Akhannouch annonce une pluie de milliards à 24h de son premier grand oral ce soir à la télé

Fuyant les médias depuis son élection, Aziz Akhannouch répondra, ce soir, à 22h, aux questions d’Abdellah Tourabi. L’entretien sera diffusé sur Al Aoula et 2M. Le Chef du Gouvernement a attendu la veille de cet évènement médiatique pour annoncer le principal de tout le bilan de ses 100 jours.

Cinq milliards de dirhams d’aides directes ont été annoncées mardi par le gouvernement Aziz Akhannouch à vingt-quatre heures de son premier grand oral à la télé. 2 milliards de dirhams de l’enveloppe sont destinés pour le soutien du tourisme, et 3 milliards pour résoudre la problématique de la rareté des ressources hydriques.

https://twitter.com/2MInteractive/status/1482097830055587840

Contrairement au chantier Awrach annoncé par le gouvernement et qui vise la création de 250.000 emplois directs entre 2022 et 2023 et la création d’un label digital «Morocco Tech» dont les retombées sont hypothétiques et lointaines, l’impact de l’annonce de déblocage de milliards d’aide directe est très parlant et efficace.

Il faut dire que le bilan des 100 premiers jours de Aziz Akhannouch est très maigre pour ne pas dire nul. Si il a quelque chose à défendre ce soir, ça sera uniquement grâce à l’agilité de Fouzi Lekjaâ qui a réussi à sauver la ministre de Tourisme, la sagesse et la générosité de Chakib Benmoussa qui est arrivé à sceller un accord avec les syndicats de l’enseignement tout acceptant d’en faire bénéficier Akhannouch et l’expérience de Nizar Baraka et Abdelouafi Laftit pour venir au secours des populations menacées par le stress hydrique.

Leila Benali, Younes Sekkouri, deux belles surprises des 100 premiers jours du gouvernement Akhannouch

Pour la première fois depuis 4 ans, la presse a été unanime pour critiquer l’action de Aziz Akhannouch. Du disruptif Barlamane au très officiel LeMatin passant par le très équilibré Médias24, le constat est sans appel : les 100 premiers jours du gouvernement Akhannouch ont été plus que décevants, ils sont inquiétants. Ces faiseurs d’opinion n’ont fait qu’exprimer une frustration générale face à un exécutif tétanisé, sensé nous faire oublier les sombres jours du PJD. Les signaux négatifs envoyés par le gouvernement ont au contraire réveillé la tentation de reconsidérer le jugement porté «aux barbus». Pourtant, dans ce climat de scepticisme, aggravé par cette pandémie qui n’en finit pas, de belles surprises ont émergé de ce désert de désespoir. Une goutte d’eau qui n’étanche aucune soif mais nourri notre instinct et désir de survie.

Ils se présentent très bien, dosent leur communication, déploient leur feuille de route et de surcroît arborent les plus beaux sourires du gouvernement. Leila Benali, Younes Sekkouri deux talents prometteurs qui ont honoré la confiance qu’on leur a accordé.

Leila Benali, un talent en or

Leila Benali notre Ministre de la Transition Énergétique et du Développement Durable a confirmé ligne par la ligne son impressionnant CV qu’on rappellera ci-après, rien que pour le plaisir de faire pâlir de jalousie la vielle garde.

Mme Benali est une experte internationale en énergie, planification stratégique, investissements, finance et diplomatie énergétique. Elle possède une vaste expérience de la gestion des plans directeurs énergétiques, de la stratégie d’entreprise et des acquisitions. Consultée notamment dans des circonstances sensibles, elle a contribué à l’élaboration de la loi irakienne sur les hydrocarbures, à la création d’une compagnie gazière, à la stratégie économique nationale de la Libye, à la réponse du G20 à la crise de 2008, ainsi qu’à de multiples transactions commerciales et grands projets.

Elle a rejoint APICORP en provenance de la plus grande compagnie pétrolière au monde, Saudi Aramco, où elle était en charge de la politique énergétique et de la stratégie gazière. Elle a été directrice pour le Moyen-Orient et l’Afrique à IHS Cambridge Energy Research Associates, une société américaine qui fournit des analyses sur les marchés de l’énergie, la géopolitique, les tendances industrielles et la stratégie.

Leila Benali trouvait le temps pour assurer des cours à Sciences Po!

Elle est titulaire d’une maîtrise en génie industriel de Centrale Paris, d’une maîtrise en sciences politiques et d’un doctorat «Summa Cum Laude » ( avec la plus haute louange ) en économie de Sciences Po. Elle préside l’Arab Energy Club et a été distinguée comme «future leader 2016» par le Petroleum Economist, en tant que personne la plus susceptible de façonner l’avenir de l’industrie dans les années à venir.

Il est peu probable que le commun des mortels sache le sacrifice financier et de qualité de vie auquel un talent comme celui de Leila Benali a dû consentir pour accepter une mission en tant que ministre.

Une mission complexe où il ne faut pas juste déployer une stratégie nationale de l’énergie mais surfer entre les goutes radioactives de la politique, des jeux d’intérêts et des égos.

Leila Benali évolue dans un contexte de tensions et d’incertitudes où les réponses doivent être immédiates: la fin du contrat du gazoduc Maghreb-Europe qui transportait le gaz algérien, augmentation des prix de l’énergie et perturbation de la logistique mondiale, retard dans la structuration et règlementation du secteur aval du gaz naturel, ralentissement des actions de Masen après la disgrâce de Mustapha Bakkoury et last but not least imbroglio politique autour de l’entente sur les prix des hydrocarbures.

Younes Sekkouri, l’enchanteur

Son regard froid et ferme et sa posture distante, symptomatique d’un processus mental en constante mobilisation, se dissolvent comme par enchantement au contact de ses interlocuteurs, laissant place à un large sourire charmeur et un discours enchanteur.

Younes Sekkouri aime la politique et c’est ce qui le différencie d’un grand nombre de parachutés du gouvernement Akhannouch. De plus, il a de l’expérience dans les politiques publiques et maitrise les enjeux Macro-économiques et sociétaux du pays. Il a été formé à bonne école.

Si sa vision des politiques publiques a été forgée au ministère de l’intérieur où il a été durant quatre années chargé de mission sur des politiques sectorielles de l’Emploi, l’industrie, la décentralisation et la digitalisation des services publics et que sa formation politique a été faite au sein du MTD et du PAM, son école de communication a été Feu le Roi Hassan II.

Son amour pour les discours du défunt roi sont, à ce propos, légendaires dans le microcosme de la jeunesses des partis politiques.

Sa volonté d’apprentissage et de partage l’ont emmené après neuf années d’engagement politique de rejoindre l’École des Ponts Business School ParisTech où il a enseigné des cours de « corporate strategy » ayant le titre de Professeur adjoint mais aussi de doyen de cette entité au niveau de l’Afrique.

Un mois de sa nomination en tant que ministre de l’Inclusion économique, de la petite entreprise, de l’emploi et des compétences, Sekkouri lance un programme d’emploi de 125.000 jeunes pour un budget de 2,5 milliards dhs, en concertation avec les douze régions du Royaume.

Aux côtés de Mehdi Bensaid et Fatima-Zahra Mansouri, Younes Sekkouri est un cas d’école pour les partis politiques de la coalition gouvernementale. Le PAM démontre qu’il est possible d’attirer les jeunes talents, de les former, de les responsabiliser et fidéliser les plus émérites.

Chakib Benmoussa et Fouzi Lekjaâ, les piliers

Chakib Benmoussa n’est pas né de la dernière pluie. Quand on lui donne une mission, il trace et n’attends pas de consignes. Un état d’esprit qui dénote avec la dilettante du Chef du Gouvernement.

La malheureuse polémique sur l’âge des enseignants n’aurait pas eu lieu si le gouvernement allait de concert et avançait à la même vitesse.

Bourreau de travail, Chakib Benmoussa est sur tous les sujets, y compris dans le sport malgré le retard pris dans la nomination d’un secrétaire d’état en charge de ce département. D’ailleurs, il est toujours désigné comme le porteur du nouveau modèle de développement.

Dans une équipe gouvernementale fragile, il est rassurant d’avoir un calibre comme celui de M. Benmoussa pour la préserver de tout risque de décrochage.

Un autre ministre qui endosse plusieurs responsabilités sans faire beaucoup de vague est Fouzi Lekjaâ.

Pour ceux qui ne le savent pas peut-être encore, le patron du foot marocain est, selon la description très juste de Maroc Hebdo, le véritable argentier du Royaume et le principal gestionnaire des ressources de l’État.

En effet, début novembre dernier à la lecture du dernier BO édité par la SGG, on a découvert non sans surprise, que Nadia Fettah avait délégué ses principales prérogatives à Fouzi Lekjaâ, à savoir la gestion de la Direction générale des impôts et l’Administration des douanes et impôts indirects.

«C’est un remaniement qui ne dis pas son nom», commente un observateur averti.

Fouzi Lekjaâ connu par ses saillies médiatiques quand il prend sa casquette de président de la FRMF, a des qualités insoupçonnées quand il s’agit de trouver la bonne procédure administrative pour débloquer les budgets. Il est malin, rapide et retombe toujours sur ses pieds.

Sans le fardeau du foot, sa carrière dans les finances aurait été tout autre.

Nadia Fettah, Mohcine Jazouli, des énergies comprimées

Voilà deux profils très prometteurs sur le papier mais qui en deux mandats nous ont laissé sur notre faim. Pourtant, ils viennent tous deux du privé où ils ont fait preuve de leadership, évolué et réussi dans des contextes de pression et de complexité et reconnu pour leurs qualités humaines et leur grande capacité de travail.

Nadia Fettah est une femme brillante. Elle est passée par l’école Moulay Hafid Elalamy réputé pour être un rouleau compresseur. «On ne survit pas après une opération fusion menée par MHE», dit la légende urbaine. Mme Fettah a survécu à deux grosses opérations, CNIA et Es Saada et l’acquisition de Saham Finances par le sud-africain Sanlam, en 2018.

Alors qu’elle a dû sacrifier une rémunération à huit chiffres et le titre de la CEO de l’année à l’Africa CEO Forum, son tracking record au tourisme puis à l’Economie et les Finances et en-dessous des attentes et de son réel potentiel.

Idem pour Mohcine Jazouli. Le fondateur de Valyans a travaillé sur presque toutes le stratégies publiques, de l’industrie et du commerce jusqu’au sport passant par la coopération économique en Afrique. Si avec l’amiral Nasser Bourita il a été réduit à faire de la figuration, sauf sur le dossier des Abraham Accords où il était «un chouia visible», on pensait qu’avec Aziz Akhannouch, avec qui il entretient des relations de confiance et pas que, il serait la tour de contrôle, la matière grise de la Chefferie du gouvernement.

Mohcine Jazouli est notre Ministre délégué auprès du Chef du gouvernement chargé de l’Investissement, de la Convergence et de l’évaluation des Politiques publiques. Une mission transversale, sensée harmoniser et prioriser les politiques publiques. Sauf que, avec sa posture de consultant dont il n’arrive pas à s’en défaire, la réserve et la retenue trop appuyée qu’il partage avec Nadia Fettah, des ministres très visibles comme Ryad Mezzour, Younes Sekkouri et Fouzi Lekjaâ et l’inexpérience de la plus jeune secrétaire général de la Chefferie du gouvernement de l’histoire du Maroc, Mohcine Jazouli risque de porter le passif de son patron et d’endosser la stérilité de son action.

Pénurie de frites McDonald’s au Japon

Les japonais devront se contenter d’une petite portion de frites McDonald’s pour le mois à venir, après que la chaîne de restauration rapide a déclaré qu’elle limitait à nouveau les portions en raison des perturbations de la chaîne d’approvisionnement attribuable à la pandémie de Covid-19.

McDonald’s Holdings Co. Japon, a déclaré vendredi dans un communiqué que l’impact des dégâts causés par les inondations dans le port de Vancouver et d’autres perturbations depuis l’année dernière retarderaient une expédition prévue de pommes de terre en provenance d’Amérique du Nord.

Des images d’un reportage de la télévision locale ont montré des clients formant de longues files d’attente dans l’un des magasins de Tokyo pour obtenir leurs dernières commandes de frites en grande quantité avant l’entrée en vigueur du rationnement.

McDonald’s au Japon s’approvisionne en pommes de terre aux États-Unis, où les cas d’Omicron se sont multipliés, tandis que les inondations dans un port de Vancouver au Canada ont perturbé le réseau logistique.

En conséquence, McDonald’s a déclaré qu’à partir de dimanche, elle ne vendrait que des portions de frites de petite taille pendant environ un mois «afin de s’assurer que nous disposons d’un stock suffisant et que nos clients peuvent déguster les frites McDonald’s sans interruption».

La chaîne de restauration rapide a pris la même mesure pendant une semaine à la fin du mois de décembre dernier dans ses quelque 2 900 succursales au Japon.

Le transitaire américain Flexport Inc à la rescousse

Le transitaire américain Flexport Inc. va envoyer trois avions chargés de pommes de terre vers le Japon, où une pénurie de patates a poussé les McDonald’s du pays à rationner les frites.

https://twitter.com/business/status/1476065158585856003

«Flexport vient de signer un contrat pour le transport de trois 747 chargés de pommes de terre vers le Japon pour faire face à la pénurie de frites», a déclaré le président-directeur général Ryan Petersen dans un tweet, sans fournir de détails. M. Petersen a déclaré dans un message la semaine dernière qu’il avait été informé de la lutte de McDonald’s contre la pénurie de frites dans le pays.

La pénurie ne se limite pas au Japon. À New York, l’emblématique établissement de burgers J.G. Melon a déclaré dans un post Instagram la semaine dernière qu’il suspendait la vente de ses frites cottage en raison de problèmes de chaîne d’approvisionnement. L’écoulement des produits, du fromage frais aux filets de poulet, a également été mis à mal.

Ahmed Rahhou bloque la loi Rabbah sur le Gaz Naturel

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C’est un niet officiel du successeur de Driss Guerraoui à la tête du Conseil de la Concurrence au sujet du projet de loi n° 94.17 relatif au secteur aval du gaz naturel. Lequel projet de loi avait été initié par Aziz Rabbah, il y a exactement cinq ans. L’ancien ministre PJDiste voulait donner à une seul et unique société privée le monopole du transport gazier et de limiter le droit d’importation de cet hydrocarbure à l’ONEE et aux distributeurs (Afriquia, Vivo Energy et Total entre autres).

Neuf mois après sa nomination, Ahmed Rahhou s’attaque à l’un des dossiers brulants que lui a laissé son prédécesseur, débarqué manu militari pour «très mauvaise gestion» de l’affaire de l’entente sur les prix des hydrocarbures. Le dossier en question est le projet de loi n° 94.17 relatif à la régulation du secteur aval du gaz naturel.

Il faut revenir au contexte de l’élaboration de ce texte de loi fin 2017. Le Maroc venait d’organiser la COP22, un évènement qui représentait le fruit d’une décennie d’investissement et d’engagement en matière de transition énergétique et d’énergie propre. De plus, le marché des hydrocarbures constatait une offre abondante du GNL (Gaz Naturel Liquéfié), favorisée, entre autres, par la rentrée en opération de nouvelles capacités de liquéfaction et d’exportation, principalement en Australie, aux Etats Unis et en Russie. Une situation que le Roi Mohammed VI avait anticipé en mettant la pression sur le gouvernement Benkirane II pour élaborer un plan national pour le développement du gaz naturel. Et last but not least, le Royaume voulait disposer de sources alternatives d’importation du gaz en provenance d’Algérie dont les contrats expiraient en 2021.

Aziz Rabbah, alors ministre de l’Energie et des Mines, présente le 08 décembre 2017, le projet de loi n° 94.17 sensé régulé et organisé ce nouveau secteur juteux. Dans la note d’information de ladite loi, le ministre rappelle le contexte de son élaboration et ses objectifs.

«En raison des grands changements qui se produisent au niveau international en matiere d’approvisionnement énergétique et de protection de l’environnement, notre pays a adopté une stratégie visant la sécurisation de son approvisionnement en énergie au moindre cout, tout en assurant sa transition énergétique avec prévoyance et pragmatisme», ainsi a été exprimée l’introduction de la note d’information.

«A cet égard, et afin d’assurer les besoins croissants en énergie le Maroc s’est fixé comme objectif, en plus du développement des energies renouvelables, la diversification des combustibles, en augmentant la part du gaz naturel dans le mix énergétique» poursuit le document. Et ce, pour les principales raisons suivantes :

  • Disposer de sources alternatives d l’importation du gaz en provenance d’Algérie a travers Ie Gazoduc Maghreb Europe. Les contrats et accords qui encadrent cette importation arriveront à échéances en 2021 ;
  • Répondre aux besoins croissants du pays en électricité a moyen et long termes, et qui évoluent avec un taux de croissance annuel de près de 6%;
  • Diversifier ie mix électrique, ou sa production est actuellement dominée par l’utilisation du charbon;
  • Répondre aux contraintes techniques resultant de la montée en puissance des energies renouvelables dans la production d’électricité étant donné Ie manque de régularité naturelle de ces energies ;
  • Assurer la stabilité du système électrique national en utilisant les technologies de cycle combiné consommant Ie gaz naturel, ce qui permet une plus grande souplesse ;

La note d’information rappelle «l’approbation par le Souverain de la feuille de route du plan national pour le développement du gaz naturel lancée le 16 Décembre 2014. Lequel plan visait, entre autres, la réalisation d’un projet intégré appelé « Gas To Power » comprenant un terminal à Jorf Lasfar pour l’importation de gaz naturel liquéfié (GNL) pour alimenter les centrales électriques et fournir certaines industrie».

Rabbah voulait verrouiller le marché du gaz naturel au profit de quelques «happy few»

Dans sa conception de la régulation du secteur aval du gaz naturel, Aziz Rabbah prévoyait de donner sa gestion à une seule et unique société privée qui porterait le nom de la Société de Transport du Gaz Naturel (STGN) et à limiter l’importation du gaz et sa vente à à l’ONEE aux distributeurs gaziers dont les leaders Afriquia, Vivo Energy et Total, qui concentrent à eux trois près de 60 % de parts de marché avaient «plaidé coupable» dans le scandale de entente sur les prix des carburants.

En effet, dans les articles 8, 10, 11, 12 et 13 du projet de loi n° 94.17, Aziz Rabbah instaurait le monopole de la STGN sur le transport du gaz naturel. La SGTN qui, en vertu d’une concession attribuée par l’Etat, d’une durée de 25 ans renouvelable une seule fois, devait assurer le développement, le financement, la construction, l’exploitation et la maintenance de tout ouvrage de transport de gaz naturel sur l’ensemble du territoire. Le texte prévoyait aussi, une possible participation étatique au capital de la SGTN en apportant ses actifs constitués par les gazoducs existants appartenant à l’État.

Tandis que l’article 9 stipulait que « l’exercice des activités d’importation du gaz naturel ou du gaz naturel liquéfié et d’achat du gaz naturel auprès des producteurs locaux sont réservés exclusivement aux distributeurs et à l’Office National de l’Electricité et de I’Eau Potable ».

Ahmed Rahhou : «Établir des monopoles et octroyer des exclusivités auront un impact négatif sur le développement du secteur», REFAITES VOTRE COPIE !

Le nouveau président du Conseil de la Concurrence, Ahmed Rahhou, six jours après s’être exprimé, avec des pincettes certes, sur un autre sujet délicat, les huiles de tables, un secteur qui connait fort bien, vient de publier ce jeudi son avis sur la loi° 94-17. Et il est défavorable.

Politiquement, M. Rahhou sait qu’il est sur un terrain glissant, en raison de la grosse polémique qui a concerné, aussi, les hydrocarbures et qui a couté la place à son prédécesseur. Une affaire qui s’est transformée en une épée de Damoclès suspendue au-dessus de la tête de l’actuel Chef de Gouvernement, avec tout son lot de mauvaise presse, entachant l’image de l’institution dont Rahhou tient aujourd’hui les rênes.

Le communiqué de Rahhou, repris dans une dépêche de la MAP, a été clair et sans ambiguïté : «le Conseil de la concurrence recommande la reprise de la rédaction du projet de loi en vue de l’harmoniser avec les règles relatives au libre jeu de la concurrence, telles qu’édictées par la loi n° 104.12 relative à la liberté des prix et de la concurrence». Et bien sur dans la ligne de mire du Conseil figurent les articles sus-cités, stipulant le monopole de la distribution et l’exclusivité à l’approvisionnement et à la vente.

«Étant donné que le secteur du gaz naturel n’est pas encore établi, il est impératif de profiter des bienfaits de la concurrence sur ce marché et d’éviter, dès la mise en place initiale de ce secteur, de figer des positions, d’établir des monopoles et d’octroyer des exclusivités qui auront un impact négatif sur le développement du secteur», souligne le Conseil.

Ahmed Rahhou a également pointé du doigt le manque de visibilité et la prévisibilité du projet de loi° 94-17. Il a recommandé à ce titre de clarifier et de préciser certaines dispositions « en vue de disposer d’un cadre juridique stable, équitable et attractif et de renforcer sa prévisibilité afin d’adresser des signaux rassurants aux investisseurs nationaux et étrangers dans le secteur du gaz naturel ».

Le Conseil a tenu à souligner l’importance de «garantir le libre jeu de la concurrence sur le segment transport et stockage», estimant «qu’il ne serait pas indiqué d’hypothéquer le développement du marché du gaz naturel par la seule technologie de transport via les gazoducs».

En conséquence, le Conseil de Rahhou «recommande de ne pas octroyer le monopole sur la totalité des prestations et des moyens de transport car il portera atteinte à la concurrence sur un marché embryonnaire et empêchera le développement rapide du secteur du gaz naturel au Maroc».

«Il est question, en outre, de garantir le libre jeu de la concurrence sur le segment distribution, en évitant d’octroyer des exclusivités de distribution régionales et en encourageant les opérateurs à réaliser les ouvrages de distribution» martèle l’avis du Conseil de la Concurrence.

Par ailleurs, les équipes de Rahhou ont émis d’autres recommandations d’ordre technique, juridique et organisationnel, notamment le risque de chevauchement des prérogatives entre le Conseil de la Concurrence et l’ANRE :

  • Remplacer le système d’autorisation par un système de déclaration,
  • Permettre au producteur local d’être exempté de l’autorisation d’importation,
  • Veiller au respect du principe de séparation des activités,
  • Garantir l’indépendance du ou des gestionnaires de Réseau de Transport (GRT) et des infrastructures lourdes (le stockage) vis-à-vis des structures de fourniture et de production,
  • Harmoniser de la loi n° 21.90 portant code des hydrocarbures avec le projet de loi relatif au gaz naturel,
  • Mettre en place une régulation ex-ante forte et éviter les chevauchements de compétences entre l’Agence Nationale de Régulation de l’Électricité (ANRE) et le Conseil de la concurrence,
  • Revoir en profondeur la rédaction du projet de loi concernant les compétences de l’ANRE,
  • Consacrer la protection des droits des consommateurs,
  • Concilier entre les impératifs liés aux contrats à long terme des concessions conclus en vertu de la loi n° 21.90 portant code des hydrocarbures et le respect de l’ordre public concurrentiel et garantir à tous les utilisateurs l’accès non-discriminatoire et transparent au réseau de transport.

La balle est maintenant dans le camp de l’exécutif et du législatif pour sortir enfin cette loi qui aurait dû voir le jour il y a des années. Entre la vision du Roi Mohammed VI exprimée publiquement en 2014 et aujourd’hui, sept années se sont écoulées. Le marché du GNL sature et depuis moins de deux années, une nouvelle compétition énergétique globale s’intensifie : la course à l’hydrogène décarboné.

L’hydrogène décarboné est aujourd’hui au cœur des initiatives de recherche publiques et privées des grandes puissances. Car il répond à l’ensemble des enjeux environnementaux, technologiques et économiques du moment.

Nous constatons avec regret, l’inertie de notre machine à légiférer qui fait perdre au pays des années de croissance et de développement. Nous ne pouvons qu’espérer que notre nouveau Chef de Gouvernement, Aziz Akhannouch, soit plus alerte et plus performant que ses prédécesseurs sur le sujet crucial de la souveraineté énergétique du Royaume.