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5G, Mobile Banking, dégroupage, transformation digitale, telles seront les missions du nouveau patron d’INWI

Au lendemain du premier tour d’enchères pour l’attribution des fréquences 5G en France, inwi, le troisième opérateur télécom du pays, opère un changement stratégique dans son organisation. Azzeddine El Mountassir Billah, gardé au chaud à la Fondation Cheikh Khalifa Ibn Zaïd, a été nommé ce mercredi Président Directeur Général de la filiale du groupe Al Mada. L’ancien DG de l’autorité de régulation des télécoms succède ainsi à Nadia Fassi-Fehri, la dame de fer qui a mené avec succès la mission de sauvetage financier d’Inwi. Le profil d’El Mountassir Billah colle parfaitement à la stratégie de développement d’inwi voulue par son actionnaire de référence, à savoir : réussir le virage 5G, renforcer l’offre Mobile Banking, gagner la guerre du dégroupage, accompagner la transformation digitale du pays et internationaliser la société.

«Le départ de Nadia Fassi-Fehri, n’était qu’une question de temps» commente un observateur du secteur à l’annonce du remplacement de la PDG d’inwi. « NFF a atteint ses objectifs fixés par son actionnaire de référence, avec un an d’avance. Elle devait passer le témoin en 2019.» croit savoir la même source.

Nadia Fssi-Fehri, ancienne PDG d’inwi, ancienne DG de FC Com, ancienne DRH du groupe ONA, et ancienne directrice d’exploitation dans une mine de Managem

L’information de la démission de Nadia Fessi-Fihri est tombée en fin de matinée de ce mercredi 30 septembre à l’issu du Conseil d’Administration de Wana Corporate.

«Après l’examen des comptes du premier semestre et un passage en revue des actions entreprises durant cette période, Nadia Fassi-Fehri a présenté sa démission au Conseil d’Administration pour des raisons de convenances personnelles. Le Conseil a accepté la démission de Madame Fassi-Fehri et lui a rendu un hommage appuyé pour les efforts déployés durant les cinq années passées à la tête de la société » a annoncé un communiqué dudit conseil.

«Nadia Fassi-Fehri a rappelé que les objectifs qui lui avaient été confiés lors de sa nomination à savoir la restructuration de la société et le retour de la croissance avec le développement de différentes segments étaient atteints.» précise la même source.

NFF a mis fin à la gabegie de Fréderic Debord et aux poches de résistance héritées de Karim Zaz, a rétabli l’équilibre financier de la société et l’a engagé dans un processus de transformation numérique

Nadia Fassi-Fehri a eu comme missions délicates, dès sa nomination en juin 2015, de tourner la page définitivement au mauvais départ de la marque opéré par Karim Zaz et à l’hémorragie financière causée par son successeur Fréderic Debord. Sous l’œil attentif de son conseil d’administration, Nadia Fassi-Fehri va mener une révolution interne en déstructurant toutes les mauvaises pratiques héritées des anciennes équipes dirigeantes. NFF, n’a pas cherché à plaire. elle se devait d’honorer ses engagements envers ses actionnaires : rétablir l’équilibre financier de l’opérateur et pourquoi pas enclencher un cercle vertueux de rentabilité.

Dès sa deuxième années les efforts de la dame de fer vont commencer à porter leurs fruits pour aller par la suite affronter sereinement la concurrence.

Parmi les décisions stratégiques prises par l’ancienne PDG d’inwi et qui ont engagé l’opérateur dans un investissement très lourd n’est autres que le choix de la solution Vlocity de Salesforce. Le marché parle d’un investissement qui dépasserait 50millions de dirhams. Un investissement qui a permis à l’opérateur télécoms de faire un bond technologique très important distançant tous les concurrents de la place.

Toutefois, si Nadia Fassi-Fehri devait garder un seul sujet d’insatisfaction, ça serait san aucun doute celui de la gestion de sa communication dans l’affaire du dégroupage face à un Ahizoune plus machiavélique que jamais.

Azzeddine El Mountassir Billah, le profil parfait

Ingénieur Télécom Paris, cadre dirigeant de banque, père de l’e-Commerce au Maroc, DG de l’autorité de régulation des télécoms, discret, brillant et travailleur, Azzeddine El Mountassir Billah (AMB) a le profil parfait pour la mission qui lui a été impartie par Al Mada.

AMB est d’ailleurs l’un des très rares profils nationaux à même à accompagner le pays dans la gestion de la quatrième révolution industrielle qui est là et qui s’appuie sur l’émergence des nouvelles technologies.

La 5G, des recettes pour l’état et un nouveau souffle de développement pour le secteur

L’engouement des opérateurs télécom français constaté au premier tour d’enchères pour l’attribution des fréquences 5G, nous donne un avant goût de ce qui va se passer dans notre pays les prochains mois.

L’Etat français s’est assuré d’empocher au moins 2,4 milliards d’euros de la vente de l’ensemble des fréquences 5G en France après les offres présentées mardi 29 septembre, lors de la première journée des enchères organisées par l’Arcep (autorité française de régulation des télécoms).

Et c’est Orange qui a été l’opérateur le plus ambitieux en se positionnant sur le maximum possible des fréquences à savoir 50 MHz de fréquences (en plus des 50 MHz déjà détenus par la société). Orange a demandé cinq blocs de 10 MHz de fréquences sur la bande des 3,5 GHz, au prix unitaire de 85 millions d’euros, au terme du quatrième tour des enchères, qui s’est achevé mardi.

La désignation de Azzeddine El Mountassir Billah tombe donc à point nommé. Avec son expérience à la tête de l’ANRT, le nouveau patron d’inwi sera très probablement décisif dans la gestion de l’appel d’offre des fréquences de la 5G au Maroc.

Le Mobile Money, la bataille de la décénie

Son autre atout indéniable est sa connaissance approfondie de la fintech. AMB maitrise au bout des doigts les interactions électroniques entre les banques vu qu’il a été dirigeant d’Interbanque et de l’ancêtre du CMI. Une compétence qu’a souhaité mettre à profit, Mohamed Horani Président fleuron nationale de la fintech, HPS, en lui confiant des missions de conseil stratégique après son départ de l’ANRT.

Avoir un profil pareil à la tête d’un opérateur télécoms, devrait donner sans aucun doute un boost important au Mobile Money qui bat tous les records en Afrique subsaharienne mais qui fait face à des blocages systémiques dans notre pays. Inwi se donne ainsi les moyens de faire face à la puissance de l’offre banking d’Orange mais également de déployer une offre Afrique complète.

D’ailleurs, l’enjeu du Mobile Money au Maroc est stratégique, car il constitue entre autres la solution aux aides directes de l’état aux populations précaires.

Après trois années de morosité du marché et de la stagnation des offres, la nomination d’Azzeddine El Mountassir Billah est un signal positif donné par Al Mada au secteur. Une nomination qui réveillera un Ahizoune en hibernation en raison des soubresauts des relations diplomatiques entre le Royaume et les Emirats-arabes-unis, ses actionnaires des références, et poussera à réagir le management d’Orange, tapi dans l’ombre prêt à bondir sur le marché de la 5G et du Mobile Money.

Médicaments importés : l’AMIP saisit le Conseil de la Concurrence et plaide pour la restauration de la souveraineté sanitaire

Il a suffit d’une phrase glissée dans un décret et d’une signature de l’ancien Chef de gouvernement Abdelilah Benkirane pour hypothéquer l’avenir de toute l’industrie pharmaceutique nationale. Fruit d’un lobbying intense des chancelleries étrangères, le deuxième alinéa de l’article 4 du décret n° 2-13-852 relatif aux conditions et aux modalités de fixation du prix public de vente des médicaments, a offert gracieusement aux multinationales 10% de marge sur les médicaments importés au détriment de la fabrication locale. Six ans après, le bilan est sans appel : les importations des médicaments ont augmenté de 46% et la valeur ajoutée locale du secteur a chuté de 50%!

Afin de corriger cette anomalie préjudiciable, au pays, au citoyen et à l’industrie pharmaceutique nationale, l’AMIP a déposé le 14 septembre dernier une saisine auprès du Conseil de la Concurrence. Une démarche par laquelle l’Association Marocaine de l’industrie Pharmaceutique espère que l’avis du Conseil permettra de garantir une souveraineté sanitaire nationale. Mais également d’enclencher une dynamique de transformation de la politique du médicament du Royaume dans un contexte d’urgence  sanitaire et de récession économique.

Le 18 décembre 2013, le gouvernement Benkirane a promulgué un décret qui stipule entre autres ce qui suit : «Pour les médicaments importés, le PFHT retenu est majoré de 10% couvrant la marge importateur, les frais d’approche et les droits de douane. »

Le décret co-signé par Abdelilah Benkirane et El Houssaine Louardi et qui par miracle est passé entre les mailles du filets du SGG va ainsi offrir sur un plateau d’argent plus de 10% de marge aux importateurs qui sont principalement des multinationales. Au moment où les mêmes responsables avaient entamé une guerre sur les marges des officines et des fabricants locaux.

En favorisant le médicament importé, la nouvelle réglementation a condamné la fabrication locale, réduit les recettes de l’état et grugé le pouvoir d’achat du citoyen marocain

C’est par un courrier adressé à Driss Guerraoui, le 14 septembre dernier, que notre rédaction a pu consulter, l’Association Marocaine de l’industrie Pharmaceutique représentée par son président, Ali Sedrati, a procédé à la saisine du Conseil de la Concurrence et ce dans la stricte application de la loi 20.13 relative au dit conseil.

D’emblée l’AMIP fixe le périmètre de la saisine : «L’Association Marocaine de l’Industrie Pharmaceutique introduit la présente demande d’avis spécifiquement à l’Article 4/alinéa 2 du décret n° 2-1 3-852»

Il faut dire que les industriels marocains ont entrepris de multiples démarches auprès de plusieurs institutions nationales avant de s’adresser au Conseil de la Concurrence. Le sujet devient brûlant car au delà de l’inéquité de la réglementation en vigueur, la menace sur l’autonomie du pays en matière de couverture des besoins en médicaments s’est aggravée en raison de la crise sanitaire liée au coronavirus.

De plus, la majoration discriminatoire envers les fabricants locaux stipulé dans le décret n° 2-1 3-852 n’a pas seulement impacté le secteur pharmaceutique, mais également les recettes de l’État et le pouvoir d’achat du citoyen marocain.

En effet, cette mesure qui favorise le médicament importé à celui fabriqué localement, a eu comme conséquence directe le ralentissement des investissements locaux dans l’outil industriel et la fabrication domestique, et la baisse de presque 50% de la valeur ajoutée locale du secteur.

L’impact a été aussi ressenti violemment sur le déficit commercial et augmenter les sorties de devises qui s’est aggravé durablement suite à l’augmentation des importations en prix et en volume. Selon les chiffres de l’Office des Changes, le déficit de la balance commerciale pharmaceutique s’est élevé en 2017 à 4,7 MMDH soit un creusement annuel de presque 10%. Lequel déficit dépassera sans aucun doute la barre des 6 milliards de dirhams à la fin de cette année.

Le citoyen marocain fait également les frais de cette décision puisqu’elle engendre une augmentation du Prix Public de Vente constante de plusieurs médicaments importés. Surtout qu’une part importante de ces médicaments concerne des pathologies lourdes comme le cancer ou les hépatites. Ce qui réduit année après année l’accès à ces médicaments.

Dans sa saisine, l’AMIP rappelle que la réglementation n’a pas toujours été aussi discriminatoire envers l’industrie locale. En effet, une ancienne disposition relative à la fixation des prix des produits importés imposait aux fournisseurs étrangers d’accorder une remise d’au moins 20% à partir du Prix Grossiste Hors Taxes de leur pays d’origine en faveur de l’importateur national. Ce qui greffait au final le Prix Public de Vente au patient et obligeait à déclarer au minimum cette remise de 20% au Maroc. Une approche souveraine permettant un meilleur contrôle des marges et sortie de devises et une meilleure contribution fiscale en faveur du Royaume.

LEMM : le lobby qui milite pour reconquérir la souveraineté sanitaire de la France et mettre en péril celle du Maroc

Autre indicateur alarmant présenté par l’AMIP est celui du taux de couverture des besoins en médicaments par la fabrication locale. Il est passé de presque 80% au début des années 2000 à moins de 60% en 2020. Sachant que la moitié des médicaments importés au Maroc sont
fabricables dans notre pays compromet davantage la souveraineté nationale en matière de médicaments.

Le décret n° 2-1 3-852 promulgué par le gouvernement Benkirane y est pour beaucoup. En raison des des marges élevées à l’importation les acteurs du secteur ont été encouragé à avoir recours à leur importation au détriment de leur fabrication locale. Les importations des médicaments sont passées de 4,8 milliards de dirhams en 2014, année de l’entrée en vigueur du nouveau décret, à 5,7 milliards en 2017. Avec une Croissance moyenne de 7% annuellement, elles devraient se situer à presque 7 milliards de dirhams à fin 2020. Soit 46% d’augmentation en six ans.

Ainsi devant l’indifférence totale de l’exécutif, l’industrie pharmaceutique nationale n’a cessé de perdre de sa compétitivité dans son marché domestique. Au moment où les multinationales qui opèrent dans le pays, intarissables, assiègent littéralement les ministères pour arracher année après année avantages et réglementations à même d’augmenter les dividendes de leurs sociétés mères et de mettre en oeuvre la stratégie sanitaire de leurs pays.

Organisés en association, la LEMM, les représentants de la Big Pharma sont plus que jamais en mode commando en raison de la pandémie du Coronavirus. Appendice de la LEEM, l’organisation professionnelle des entreprises du médicament opérant en France, l’association marocaine suit les orientations stratégiques de la maison mère et son président Frédéric Collet. Ce dernier n’est autre que le porte drapeau de la relocalisation de la fabrication des médicaments en France.

L’urgence de l’élaboration d’une véritable politique nationale du médicament

La crise sanitaire de la Covid-19 a tout changé. Le monde a découvert l’importance de la souveraineté économique, notamment dans le domaine vital de la santé publique. Si la France, estime de manière officielle qu’elle devrait  s’interroger sur les conséquences désastreuses des délocalisations à l’étranger de la fabrication de produits essentiels à la santé de ses citoyens, nous devons également nous en alarmer. Il est temps pour que nos responsables et nos industriels prennent des initiatives fortes pour reprendre la main sur la question de la politique industrielle du médicament délaissée depuis plus d’une décennie.

En dépit de cette conjoncture, l’optimisme est de mise. En effet, la vision développée par le Conseil de la Concurrence au sujet de la vision stratégique future du marché du médicament au Maroc présenté juin dernier est particulièrement ambitieuse et s’inscrit dans la volonté des acteurs du secteur de garantir la souveraineté sanitaire du Royaume. 

Le Conseil recommande à juste titre, l’élaboration d’une véritable politique nationale du médicament qui puisse répondre aux impératifs de sécurisation de l’approvisionnement du pays en médicaments et dispositifs médicaux, en conformité avec les nouvelles priorités épidémiologiques de la population marocaine, avec le pouvoir d’achat des citoyens et avec les exigences de qualité et de respect des normes sanitaires universelles.

Enfin, la sélection d’un laboratoire marocain et non d’une multinationale, en l’occurrence Sothema, un fleuron national qui de plus est dirigé par une femme marocaine, pour conduire les essais cliniques du vaccin chinois, nous comble de fierté et nous rassure sur la capacité de notre industrie pharmaceutique à s’adapter, à innover et faire preuve d’une grande agilité.

Il est donc impératif de profiter de la crise du Coronavirus pour accélérer la mise en place d’une politique de médicament volontariste tout en garantissant à notre industrie locale l’environnement économique et réglementaire idoine.

Covid-19 : Mansouri, Hammouchi et Haramou se sont administrés le vaccin chinois

Pas moins de 600 membres des FAR, de la Gendarmerie royale, de la DGSN, de la DGST et de la DGED se sont portés volontaires pour les essais cliniques du vaccin chinois contre le covid-19. A leur tête figurent les noms de Yassine Mansouri, Abdellatif Hammouchi et Mohamed Haramou. L’information a été révélée par le très informé directeur de publication de ChoufTV, Driss Chahtan.

Dans un signe de confiance dans le protocole chinois de développement du vaccin contre le Covid, les dirigeants de la Sécurité Nationale du pays à savoir Abdellatif Hammouchi, patron de la Police et des Services de Renseignements Intérieurs, Mohamed Haramou, patron de la Gendarmerie Royale et Yassine Mansouri patron des Services de Renseignements Extérieurs se sont tous administrés le vaccin chinois dans le cadre de la phase III des essais cliniques que réalise au Maroc le laboratoire Sinopharm.

C’est un choix stratégique que celui qu’a fait le Maroc en signant un partenariat avec la Chine au sujet du vaccin le plus prometteur développé à ce jour dans le monde. La réussite de ce projet donnerait au Maroc des mois d’avance sur la planète et permettrait au pays de retrouver rapidement une vie normale pour faire face au défit de la crise économique mondiale qui se profile.

Le Royaume suit ainsi les pas des Emirats arabes unis qui ont pour leur part quelques semaines d’avance. En effet, le site d’information émiratie, Hespress, avait rapporté que les essais cliniques de ce vaccin sont entrés dans la troisième phase, dans ce pays du Golfe. Des essais qui s’inscrivent dans le cadre d’un partenariat entre Sinopharm et le groupe G4, un leader de l’intelligence artificielle et du cloud computing, basé dans la capitale émiratie, Abu Dhabi. Le Pérou et l’Argentine sont les seuls autres pays à participer également à la conception de ce vaccin potentiel contre le coronavirus, rapporte la même source.

Exclusif – OCP investit dans une usine d’engrais indienne valorisée à 280 millions de dollars

Dans sa note annonçant un profit warning pour le premier trimestre 2020, le conseil d’administration de la société indienne d’engrais Zuari Agro Chemicals Ltd dévoile avoir approuver la cession de son usine à Goa, valorisée à 280 millions de dollars. L’acquéreur n’est autre que Paradeep Phosphates Ltd (PPL), une JV qu’elle avait constitué depuis 1981 avec le groupe OCP. La note d’information annonce également que le géant des phosphates marocain avait fait, décembre dernier, une offre de 46,5 millions dollars pour le rachat de sa filiale Zuari Farmhub Limited spécialisée dans le commerce d’engrais. Une offre qui a finalement été approuvée par le Conseil qui cherche à réduire les tensions sur la trésorerie de la société engendrée par la pandémie du Coronavirus.

Mostafa Terrab profite de la crise du Coronavirus pour renforcer sa présence en Inde. En effet, le conseil d’administration de son partenaire indien, Zuari Agro Chemicals Ltd vient d’approuver une double opération qui va permettre au Groupe OCP de contrôler une usine de production d’engrais dans la région indienne de Goa, qui abrite l’un des meilleur ports commerciaux du pays et une société spécialisée dans la commercialisation de fertilisants.

En plus du fait que le groupe indien trouve son compte en se rapprochant davantage du premier exportateur mondial du phosphate, Zuari Agro Chemicals subit de plein fouet les effets de la crise sanitaire.

Dans son rapport d’audit financier, Zuari Agro déclare «qu’en raison des retards importants dans la réception des subventions du gouvernement indien au cours des périodes précédentes, la société a constaté une détérioration conséquente de ses liquidités». Et que de plus, «elle n’a pas été en mesure de répercuter l’augmentation des prix des matières premières sur les agriculteurs, ce qui a impacté négativement les flux de trésorerie de l’entreprise».

C’est dans ce contexte que le Conseil d’administration de Zuari tenu fin de semaine dernière a approuver les offres du Groupe OCP.

Il a donc été acté la cession de l’usine d’engrais de GOA pour un montant de 280 millions de dollars au profit Paradeep Phosphates Ltd (PPL), une JV entre la société et l’OCP, de droit indien spécialisée dans la production d’engrais phosphatés (DAP/NPK) avec une capacité de 1,6 million de tonnes par an.

Le produit de la cession de l’usine sera utilisé pour faire face aux passifs à long terme de la société, assure le management de Zuari. Lequel espère également de faire de Paradeep Phosphates Ltd (PPL) une grande entreprise d’engrais ayant accès à différents types de produits et marchés desservis par Zuari et l’OCP.

Il est à rappeler que Paradeep Phosphates, PPL, est détenue à hauteur de 80,45% par Zuari Maroc Phosphates Pvt. Ltd (ZMPPL) qui est elle même détenue à part égale 50/50 par Zuari Agro et OCP. Le reste du capital de PPL est détenu par le gouvernement indien.

Zuari Maroc Phosphates Pvt. Ltd est piloté par un directoire constitué de six directeurs, trois indiens et trois marocains. Du côté marocain, on retrouve Ghislane Guedira, Directrice financière du Groupe OCP, Mohamed Belhoussain, Vice-Président en charge des ventes et du Marketing et l’homme de confiance de Mostafa Terrab, Mohamed Soual.

De plus, le Groupe OCP a eu le feu vert pour entrer dans le capital de la filiale Zuari, Zuari Farmhub Limited qui est spécialisée dans les opérations commerciales relatives à la vente de détail des fertilisants spéciaux, des produits chimiques de protection des cultures, des semences et des engrais mélangés. Terrab devrait débourser pour cela 46,5 millions $.

Endin, la finalisation de l’opération dépendra des opérations de due diligence qu’opèrent les équipes d’OCP mai aussi de l’accord des autorités compétentes

Les 15.000 appelés au service militaire se sont confinés chez-eux, loin des casernes

Par mesure de précaution et pour éviter les scénarios des paras «Hadar», de la base militaire de Benguerir et des éléments de la Garde royale, touchés par le Covid-19, les appelés au service militaire et les stagiaires des Forces auxiliaires ont été prié de se confiner chez eux, loin des casernes, croit savoir Maghreb Intelligence.

Le 10 août 2019, un an après l’adoption de la loi rétablissant le service militaire obligatoire pour les hommes et femmes âgés de 19 à 25 ans, le premier groupe des jeunes assujettis au service militaire ont rejoint les casernes, pour suivre une formation de 12 mois. Depuis ce sont pas moins de 15.000 appelés qui ont regagné 14 centres de formation à travers le pays. Une opération qui a coûté à l’Administration de la Défense nationale, au titre de 2019, des budgets de l’ordre de 780 millions de dirhams.

Cependant, à peine que cette première promotion d’appelés ait terminé ses quatre mois de formation commune de base (FCB) et entamé le cursus de spécialisation, le Maroc décrète l’état d’urgence sanitaire et les 15.000 jeunes ont été priés de rentrer chez eux durant toute la période de confinement.

Maghreb Intelligence qui a révélé l’information rapporte que d’autres corps militaires et sécuritaires ont décidé de renvoyer momentanément leurs stagiaires à l’annonce de la crise sanitaire. Ceux des Forces auxiliaires, par exemple, continuent à être suivis à distance. Un enseignement qui ne concerne pas la formation militaire proprement dite, rapporte la même source.

Ces révélations surviennent après la découverte de foyers au sein de quelques corps des Forces Armées Royale. Le premier a été celui de la caserne de Benguerir où plusieurs paras «Hadar» ont été testé positifs au Covid-19 et le second au sein de la Garde royale et qui a couté la place à son Commandant, le Général de division, Mimoun Mansouri, en, poste depuis plus de 45 années.

Le Général de Brigade Abdelaziz Chatar, nouveau Commandant de la Garde Royale

Le Général de Brigade, infanterie, Abdelaziz Chatar, vient d’être nommé nouveau Commandant de la prestigieuse Garde Royale. Il succède ainsi au Général de division Mimoun Mansouri, qui dirige ce corps d’armée depuis plus de quarante ans. Un changement attendu depuis le mouvement de rajeunissement de l’état -major des Forces Armées Royales, et qui aurait été précipité par la pandémie du Coronavirus qui aurait touché, selon des sources médiatiques, plusieurs éléments de la Garde Royale.

Clap de fin pour le Général de division Mimoun Mansouri, 74 ans, l’un des derniers généraux emblématiques des Forces Armées Royales, héritage militaire du défunt Roi Hassan II.

Il dirige depuis la fin des années 1970, le plus ancien corps militaire au monde toujours en activité, la Garde royale. Il a succédé au Général Abdeslam Sefrioui (héros de la guerre du Golan en 1973).

Général de Division Mimoun Mansouri

Après l’accession au trône du Roi Mohammed VI, Mimoun Mansouri, alors Général de brigade, survivra au « nettoyage » auquel a procédé le jeune roi et commandant suprême et chef d’Etat-major général des Forces Armées Royales. Il sera même promu en 2002, général de division et confirmé dans son poste de Commandant de la Garde royale, une marque de pleine et totale confiance du souverain.

Il est à noter que le général Mimoun Mansouri, est issu d’une grande famille de commis de l’Etat, originaire d’El Aroui dans la province de Nador. Il est en effet le frère de Benali Mansouri, chargé de mission au Cabinet royal et ancien ministre des Transports et de Mustapha Mansouri, actuel ambassadeur du Maroc en Arabie saoudite et ancien président de la Chambre des représentants et du Rassemblement national des indépendants.

Coronavirus a précipité le changement

Après le départ en retraite du puissant homme de pouvoir, le Général Hosni Benslimane et le remplacement des généraux incontournables Abdelaziz Bennani et Bouchaib Arroub, les Forces Armées Royales ont entamé un processus de modernisation et de rajeunissement du commandement supérieur de l’armée marocaine.

« Il fallait passer de l’armée de Hassan II à celle de Mohammed VI, jeune, moderne et ouverte sur le monde », avait déclaré un ancien haut gradé à la retraite à notre confrère Maghreb Intelligence à l’annonce, en octobre 2017, de mise ne retraite de plus d’une quarantaine de généraux et de colonels, par l’Inspecteur général des Forces Armées Royales, le général de Corps d’armée Abdelfatah Louarak, 9 mois seulement après sa nomination.

Une opération «mains propres» spectaculaire pilotée de très près par le Roi Mohammed VI qui a ouvert la voie à une nouvelle génération d’officiers aux commandes des FAR.

Trois généraux de l’ancienne garde avaient été épargnés par cette mutation de l’armée marocaine. Il s’agit, du général Abdelkébir Benyaïch, Commandant de la sécurité des Palais, le général Bénachir Sourallah, Commandant de la 1ere Brigade d’Infanterie Parachutiste, qui est de tous les déplacements royaux et le général Mimoun Mansouri.

Selon des informations relayées par nos confrères d’Al Alam et Maghreb Intelligence, un foyer de coronavirus a été découvert dans trois quartiers de la capitale Rabat. Parmi les cas de Covid-19 confirmés, figurent plusieurs éléments de la Garde royale et leurs familles.

Ces sources médiatiques avancent le chiffre de 128 cas avérés qui seraient actuellement pris en charge à l’hôpital militaire Mohammed V de Rabat. Alors que 600 autres personnes, entre membres de la Garde royale et leurs familles, attendent toujours les résultats des tests des autorités sanitaires militaires marocaines.

Suite à cette grave défaillance dans la gestion de la pandémie au sein de la Garde Royale, un corps militaire sensible et fortement symbolique, le Roi Mohammed VI aurait ordonné le remplacement immédiat du Général Mimoun Mansouri, par le Général Abdelaziz Chatar.

Juillet 2017 : Abdelaziz Chatar, promu Général de Brigade, infanterie

Le nouveau Commandant de la Garde royale fait partie de cette nouvelle génération d’officiers supérieurs qui a pour mission de porter la vision du Roi Mohammed VI d’une armée jeune et moderne.

Le Général Abdelaziz Chatar est peu connu du public. Son nom apparait officiellement en juillet 2017, à l’occasion d’une dépêche sur sa promotion de sept autres officiers des FAR. Il sera en effet promu général de brigade au moment même où Abdelfatah Louarak passera Général de Corps d’armée.

On retrouve le nom de Abdelaziz Chatar, dans la liste des officiels accrédités par les Nations unies à l’occasion de la tenue de la COP22 à Marrakech. M. Chatar est désigné comme «chargé de mission au Palais Royal».

Abdelaziz Chatar apparait également dans la liste de personnalités ayant reçu la plus haute distinction honorifique décernée par le Pérou, «L’ordre du Soleil». Il a été désigné par les officiels péruviens comme «Protocole du Palais royal». Cette décoration a été décernée en 2006, soit deux ans après la visite historique du roi Mohammed VI à Lima et Amérique du sud en novembre 2004.

La Garde Royale, un corps d’armée prestigieux

La Garde royale est un corps à part entière relevant des Forces Armées Royales mais dont la charge historique et culturelle fait de lui une «organisation» à part. Etant le plus ancien corps militaire au monde toujours en activité, la Garde royale puise ses origines dans la prestigieuse garde noire créée au XIème siècle par Youssef Ibn Tachfine pour assurer sa propre protection.

Connue par sa cavalerie émérite, son bataillon musical unique et son incroyable maniement des armes, la Garde royale, et comme son nom l’indique, veille à la sécurité des résidences et de la famille royales.

Elle rend les honneurs à l’occasion des visites officielles, défile lors des fêtes nationales ou religieuses, escorte le souverain lors de ses déplacements à l’intérieur du royaume.

D’ailleurs le monde entier garde en souvenir les images historiques du défunt Roi Hassan II, dans sa dernière apparition en public, regardant fièrement défiler la Garde royale sur les Champs-Elysées au son de la Marche Verte, le 14 juillet 1999.

Si certaines de ses unités gardent par exemple le Mausolée Mohammed V à Rabat en tenue traditionnelle, ses unités d’élite, en treillis et béret rouge, sont en revanche constamment opérationnelles dotées d’armes automatiques modernes.

Contre les fake news sur ses responsables administratifs, Medi1TV réagit

Medi1TV, la chaîne de télévision panafricaine, dément catégoriquement les allégations et calomnies infondées, relayées par des confrères de la presse électronique et les accuse de déformer et de mal interpréter une note de communication interne du Président Hassan Khyar.

En ligne avec sa stratégie de communication interne et sa politique de transparence, Hassan Khyar, PDG de la chaine panafricaine Medi1TV, a diffusé lundi 4 mai, une note interne dans laquelle, il a tenu à rendre hommage à la mobilisation exemplaire de l’ensemble des équipes de la chaîne pour informer l’opinion publique, sensibiliser et accompagner les téléspectateurs sur l’évolution du coronavirus et la situation exceptionnelle au Maroc et en Afrique. M. Khyar a partagé par la même occasion, une évaluation de l’impact de la pandémie de nouveau coronavirus, qui frappe de plein fouet l’économie mondiale, sur les activités de la chaîne et sur la gestion de certaines affaires financières.

Certains confrères de la presse électronique qui ont pris connaissance de ce document interne, et qui faute d’avoir une vue d’ensemble, ont interprété cette communication du top management de Médi1TV comme un «warning» sur le devenir de la chaîne tout en laissant entendre à ses collaborateurs à «s’attendre à des décisions désagréables»

Quelques articles ont même pris à partie les responsables administratifs de la chaîne en leur attribuant des chiffres mirobolants de salaire et d’indémnités.

Face à ces attaques, la chaîne tangéroise a publié, mardi 5 mai, un communiqué cinglant, démentant catégoriquement ces allégations et se réservant le droit de recourir à la justice.

«La chaîne “Medi 1 TV” dément toutes les allégations publiées par ces sites électroniques, qui devaient s’assurer de la véracité des informations avant de les relayer et d’exercer leurs missions médiatiques dans le respect des lois en vigueur et conformément à l’éthique de la profession» a souligné la chaîne dans son communiqué.

La même source affirme que la chaîne se donne droit de recourir aux procédures légales à même de réhabiliter sa réputation et son image, pour lesquelles, son personnel ne «ménage aucun effort pour être à la hauteur des attentes des citoyens».

Au sujet de la note interne, objet de cette polémique, le communiqué précise que le président, Hassan Khyar, tenait à travers cet exercice de communication RH, à remercier les collaborateurs de Médi1TV et à les informer des éventuelles difficultés que pourrait rencontrer la chaîne dans la gestion de certaines affaires financières, eu égard de la pandémie du Covid-19.

En rappelant l’engagement total de la chaîne «à payer les salaires de tous les travailleurs qui ont été contraints, par les mesures de protection préventive, à prendre un congé ou à faire du télétravail», Medi1TV se désole que certaine presse électronique n’avait respecté les règles de la déontologie professionnelle en faisant une «lecture erronée» de la note de communication interne adressée par Hassan Khyar.

«Ces sites Web ont recouru à des titres sensationnalistes, rédigés d’une manière qui suscite des interrogations sur les motifs réels derrière leur publication, qui affirment que “la chaine est proche de la faillite”, et que “MEDI 1 TV est devenue une chaîne sinistrée”, et que “la note laisse entendre aux employés qu’ils doivent s’attendre à des décisions désagréables”. Des qualificatifs et des expressions qui s’inscrivent dans le cadre des fausses informations.» fustige la même source.

Medi1TV assure à cet égard que certains organes de presse électronique ont relayés ces informations se basant uniquement sur «une mauvaise et fausse interprétation» du communiqué interne publié par le PDG de la chaîne le lundi 04 mai, dans le cadre de sa communication avec le personnel durant cette «période exceptionnelle que connaît notre pays».

La chaîne réfute également les chiffres avancés par ces sites web d’information, attribués à la rémunération des responsables administratifs de la chaîne. Elle rappelle à ce propos que tous les comptes et les transactions financières de l’entreprise font l’objet d’un examen minutieux de la part des organes de gouvernance et de contrôle qui exercent leurs fonctions à cet égard conformément à la loi.

«Dans leurs calomnies et leurs affabulations, les articles de ces sites sont allés jusqu’à inventer des salaires et des primes perçus par les responsables administratifs de la chaîne, sur la base de chiffres sans fondement que ne peut assimiler un esprit sain, ainsi que d’autres allégations mensongères prétendant une dilapidation présumée des ressources financières de la chaîne», s’indigne le communiqué.

Medi1TV rappelle enfin que le conseil d’administration de la chaîne avait approuvé, lors de sa réunion du 26 mars, les comptes arrêtés jusqu’au 31 décembre 2019 et «félicité» le président et le personnel de la chaîne pour les efforts déployés et les résultats obtenus, «se réjouissant» des réalisations qui sont en harmonie avec les objectifs de développement de la chaîne et ses plans futurs et qui lui ont permis de jouer un «rôle de leadership et de rayonner aux niveaux local, régional et continental».