Rédaction

La sortie de route de Chakib Alj indigne le GPBM

Pour une première épreuve, l’échec est cuisant pour le président de la CGEM. Soixante jours après son élection à la tête du patronat, Chakib Alj, commet une violente sortie de route, au risque d’ébranler l’élan de la mobilisation nationale pour la lutte contre les répercussions de l’épidémie du coronavirus. Alors que le Comité de Veille Economique est engagé dans une course contre la montre pour trouver des solutions viables à un tissu économique fragile, le successeur de Mezouar a succombé à la tentation de se dédouaner de ses responsabilités en essayant de faire porter le chapeau de son impuissance au secteur bancaire. Lequel secteur représente avec le corps médical la première ligne du front de cette guerre sanitaire. Une guerre qui exige des femmes et des hommes responsables, qui mettent en priorité l’unité des forces vives de la nation et qui redoublent de courage et d’ingéniosité pour faire vivre la solidarité nationale auprès des marocains, particulièrement les plus démunis.

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[Teaser] Interview de S.E Thomas Reilly

Trois ans après le référendum sur le Brexit, le Royaume-Uni sort officiellement de l’Union européenne ce vendredi 31 janvier 2020, à minuit. Dans une interview exclusive que l’ambassadeur britannique au Maroc a bien voulu nous accorder, S.E Thomas Reilly nous livre avec sa transparence habituelle sa vision sur le brexit et sur la qualité des relations entre son pays et le Maroc.

L’intégralité de l’interview sera mise en ligne prochainement.

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Crise du Golfe : Trump casse le blocus du Qatar, Mohammed VI grand gagnant

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Deux ans se sont écoulés depuis l’éclatement de la crise du Golfe. Un conflit inutile qui a brisé ce qui subsistait encore comme liens historiques entre les pays de l’axe sunnite. Il a fallu attendre l’arbitrage du président américain, au lendemain de la visite officielle de l’émir du Qatar à la Maison Blanche pour mettre fin au blocus. Tamim Ben Hamd Al-Thani qui a fait preuve d’une formidable résilience, a profité de ce déplacement pour abattre ses cartes gagnantes qui ont fait basculer la situation en sa faveur. MBZ, furieux, n’a pas eu le choix que de baisser la tension envers le Qatar, mais il semble être déterminé à se rattraper sur d’autres sujets. MBS est fragilisé comme jamais. Son premier réflexe a été de déployer des marines américains sur le sol saoudien pour sécuriser son imminente intronisation.
Dans ce bourbier, le roi Mohammed VI a été l’un des rares leaders aux côtés du Sultan Qabus à s’attacher aux principes d’indépendance et de neutralité. Et ce, malgré l’usage systématique par les protagonistes de différentes formes de pression, campagnes médiatiques, chantage budgétaire et ingérence dans la politique interne du pays. Une ténacité et une détermination qui ont eu raison des rêves hégémoniques et destructeurs des frères ennemies du Golfe.

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MBS au Pakistan, en Inde et en Chine : Une course aux alliances sur un tapis de pétrodollars

Boudé par l’Occident, le Prince héritier de l’Arabie Saoudite, Mohamed Ben Salmane, après avoir effectué une tournée dans certains pays arabes, a mis le cap sur l’Asie où il a entamé une tournée qui le conduit notamment au Pakistan, en Inde et en Chine. Il est arrivé dimanche à Islamabad au Pakistan où il a été reçu avec les honneurs par le Premier ministre Imran Khan. MBS s’est envolé le lendemain pour l’Inde où il a rencontré le chef du gouvernement Narendra Modi. Il se rendra ensuite en Chine. Deux courtes escales prévues en Indonésie et en Malaisie ont été annulées. Les autorités de Djakarta et de Kuala-Lampur, traditionnellement amies, l’ayant quasiment considéré persona non grata.

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Pourquoi Anas Doukkali doit démissionner

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Le ministre de la Santé, Anas Doukkali, a réuni il y a quelques jours la presse nationale et quelques professionnels du secteur dans un luxueux Palace de Casablanca pour leur présenter son « bilan » 2018 et les «réalisations » de son département. J’ai beaucoup apprécié le déroulé de son intervention. En bon orateur et dans l’habit d’un communicant aguerri, il a su «convaincre » son auditoire malgré quelques voix dubitatives notamment en ce qui concerne la gestion catastrophique des services des urgences et, plus grave encore, celle de l’épidémie du virus de la grippe H1N1. Quand, par exemple, devant l’insistance des journalistes il a nié en bloc tout décès suite à ce virus, je n’ai pu que le croire : ne représente-t-il pas la parole publique ? N’est-il pas responsable de ses actes et de sa politique devant le roi et le parlement ?

Après un show ministériel qui a duré presque une heure, j’ai eu l’occasion de parler à Anas Doukkali quelques minutes, en aparté. J’ai trouvé en lui un homme affable, trop sûr un peu de sa personne et figé sur ses certitudes, mais il me paraissait sincère. J’ai loué ses qualités devant quelques amis et me suis dit qu’il était peut-être cet homme providentiel dont le ministère de la Santé avait besoin et qui allait secouer le cocotier tout en se débarrassant des brebis galeuses qui rongent le secteur de l’intérieur. Mais jamais je n’aurais pu penser, un seul instant, qu’il pouvait mentir. Eh ben oui, durant tout son exposé, son exercice était basé sur le mensonge dont il a fait un outil de «communication».

Toutes les personnes présentes à la conférence de presse étaient certaines que le virus de la grippe H1N1 avait fait plusieurs victimes. Des morts. Non seulement le ministre était dans le déni total et repoussait en bloc ces «accusations » mais il s’est permis, sans vergogne, de rétorquer à une journaliste qui lui rappelait le décès d’une femme enceinte à l’hôpital Cheikh Khalifa Ben Zayed de Casablanca de «prouver scientifiquement » qu’elle était morte des suites de la grippe porcine.

Sermonné et recadré le lendemain en Conseil de gouvernement pour la légèreté et la nonchalance avec laquelle il a communiqué sur l’épidémie de grippe, Anas Doukkali se rétracte et reconnaît du bout des lèvres que deux personnes étaient effectivement mortes des suites du virus H1N1. Sans bien sûr aucune compassion envers les victimes et aucune expression de soutien à leurs familles. Puis, en moins de 24 heures, on est passé à cinq morts le vendredi, neuf le samedi…si le ministre a menti d’une manière flagrante devant une brochette de journalistes et de hauts fonctionnaires de son département, sur quoi d’autre a-t-il encore menti ? Sur la gestion des urgences ? Sur les stocks de Tamiflu ? Sur les chiffres de son «bilan » et des ses « réalisations » ? Sur le bilan réel des victimes de H1N1 ? Pour le savoir, les élus de la nation doivent s’approprier le dossier, convoquer le ministre et diligenter une commission d’enquête. Quand l’ex- ministre français du Budget, Jérôme Cahuzac avait démissionné, c’était non pas à cause de ses millions d’euros déposés dans les banques suisses et au Panama, mais parce qu’il avait menti «les yeux dans les yeux » aux français, à l’Assemblée nationale et aux médias. Un sacrilège ! Et ce n’est que par la suite que la Justice a suivi son cours.

C’est le cas aujourd’hui de Anas Doukkali. Il nous a menti « les yeux dans les yeux ». Et personne ne pourra plus le croire désormais. Lorsqu’il a été nommé par le roi il y a tout juste un an, il a prêté serment devant le souverain par ces termes d’une charge symbolique et de responsabilité lourds de sens : «أقسم بالله العلي العظيم أن أكون مخلصاً لديني ولملكي ولوطني وأن أؤدي مهمتي بصدق وأمانة» ! Sans ambages, nous pouvons affirmer que Anas Doukkali est devant un cas de parjure caractérisé. A défaut d’être jugé –cela est du ressort de la Justice-, il doit immédiatement présenter sa démission. Sinon, il appartient au chef de gouvernement de demander au roi de le relever de ses fonctions.

Sommet de Beyrouth : Un chant de l’union entonné par des dizaines de voix discordantes

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Jamais les Etats arabes n’auront fait preuve de désunion comme lors du 4ème Sommet économique arabe de Beyrouth qui s’est tenu le 20 janvier dans la capitale libanaise en présence de trois chefs d’Etat : ceux du Liban, de la Mauritanie et du Qatar, qui entendait briser le siège qui lui est imposé par l’Arabie Saoudite et ses alliés. A vrai dire, les divisions dans les rangs étaient palpables dès les travaux préparatoires qui se sont déroulés dans une ambiance lourde et chargée d’animosité. En plus d’incidents qui ont hypothéqué les chances du sommet

Electrique, l’ambiance l’aura été tout au long du sommet. Les absences et les divisions auront vidé de sa substance une rencontre qui voulait débattre de l’avenir socioéconomique des peuples arabes, le cadet des soucis des régimes de ces pays. Ce ne sont d’ailleurs pas les incidents qui ont manqué. A commencer par l’incinération du drapeau libyen dans la nuit du 13 au 14 janvier dernier par des partisans du Mouvement chiite libanais Amal, dirigé par le président du parlement libanais Nabih Berri. Ces derniers s’en sont pris à l’ambassade libyenne à Beyrouth et foulé des pieds sa plaque. Ils ont aussi remplacé le drapeau libyen par celui de leur mouvement. Le Mouvement Amal fondé en 1975 par l’imam Moussa Sadr, entendait protester contre la disparition de son fondateur en 1978 à Tripoli. La Libye, suite à cet incident, a décidé de boycotter le sommet, surtout après que le Conseil supérieur chiite libanais ait condamné sa participation au sommet économique de Beyrouth.

La Syrie divise les rangs sur le terrain et en diplomatie

La participation de la Syrie aux travaux a également divisé les rangs arabes. Gelée depuis 2011, sa participation au sommet a été écartée même si le ministère des Affaires étrangères libanais s’est dit persuadé que le retour de la Syrie à la table des nations arabes était en bon chemin. L’Arabie Saoudite, qui a choisi de se faire représenter par une délégation de second rang, n’entend manifestement pas cautionner toutes les décisions de ce sommet. Le Maroc, lui, a été représenté à ce sommet par son chef de la diplomatie, Nasser Bourita.


A regarder la « Déclaration de Beyrouth », les pays arabes ont accordé leurs violons sur quatre points. Le premier est l’appel lancé aux pays donateurs internationaux et arabes pour aider à « soulager la situation critique des réfugiés et déplacés » et pour le retour rapide des réfugiés dans leurs pays. Le second est relatif à l’activation de la zone arabe de libre échange.

Un bilan maigre qui reflète l’intérêt des régimes arabes pour leurs populations

Les représentants des pays arabes ont appelé à la poursuite des progrès accomplis dans la cadre du processus de mise en place de la zone arabe de libre échange comme préalable à la mise sur pied de l’Union douanière arabe. La déclaration finale a appelé à accroître le financement et le soutien aux projets relatifs à la complémentarité arabe et au parachèvement de l’initiative d’aide pour le commerce afin de renforcer la coopération économique arabe commune. Le troisième point concerne l’adoption, à l’issue de ce sommet, de la stratégie arabe de l’énergie durable 2030. Sur le plan des nouvelles technologies, les pays arabes ont insisté sur l’importance d’adopter des politiques proactives en rapport avec l’économie numérique. Sur ce point, les pays arabes ont convenu de créer un fonds de 200 millions de dollars pour développer l’économie numérique dans la région. Le Koweït et le Qatar y contribueront à hauteur de 50 millions de dollars chacun.

Les Etats-Unis auraient fait du forcing diplomatique pour faire capoter ce sommet

Mis à part d’autres déclarations d’intention, le rendu-final de ce sommet aura été bien pâle. Si pour Saad Hariri, Premier ministre libanais, ce sommet est une victoire importante pour le Liban, il n’en demeure pas moins qu’il a consacré les divisions et les champs dans le monde arabe. Selon Hilal Khassa, professeur de sciences politiques à l’American University de Beyrouth, «le Liban adore les apparences. Les Arabes ne s’entendent sur rien ». Et d’ajouter que « tout le Sommet devait souligner que le capital humain est d’une importance primordiale pour relancer la région. Ce sont des promesses vides de la part de pays qui humilient leurs peuples quotidiennement à force de répression et de corruption. C’est comme demander à Satan de mener la prière ! ». D’après lui, les Etats-Unis auraient œuvré en coulisses pour pousser plusieurs dirigeants à boycotter ce sommet. Si son homologue Rami Khoury au sein de la même université ne partage pas ce point de vue, il n’en demeure pas que ce serait conforme à la politique de la Maison Blanche au Moyen-Orient. « C’est enfantin et c’est cruel s’il s’avère que les Américains se sont servis de leur influence comme ça. Mais au fond, ce n’est peut-être pas surprenant. Ce serait un comportement criminel. C’est du terrorisme diplomatique. Après, ils disent favoriser la stabilité et la paix au Moyen-Orient, ça n’a pas de sens », a-t-il confié à Radio Canada. Que retenir donc de ce sommet si ce n’est qu’il a consacré la division, l’aliénation diplomatique, les querelles internes et la défense des intérêts de chaque Etat ?

L’adoption de l’accord agricole Maroc-UE, une grande victoire pour les populations du Sahara

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Immédiatement après le vote du parlement européen, à une large majorité, en faveur de l’adoption de l’accord agricole Maroc-UE qui étend les préférences commerciales aux produits agricoles et de la pêche issus des provinces du sud du royaume, les adversaires de notre intégrité territoriale, étourdis par ce séisme dont la puissante magnitude calculée sur l’échelle diplomatique n’a d’égale que la portée du revers politique qu’ils ont subi, les voilà dissertant aujourd’hui sur les thématiques de «souveraineté», de «juridiction territoriale» et de «puissance administrante» alors que le Maroc a, de jure et de facto, définitivement plié ces problématiques en sa faveur. Dans le cadre de l’Histoire et du droit. Pour en avoir le cœur net et s’en convaincre, il suffit d’un simple détour par les provinces du sud pour témoigner de l’engagement quotidien des femmes et des hommes sahraouis, des élus locaux, des acteurs de la société civile et des opérateurs économiques, engagés dans la vie de leurs communes respectives et de leurs régions, et pleinement investis au sein de la communauté à laquelle ils appartiennent.

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