L’adoption de l’accord agricole Maroc-UE, une grande victoire pour les populations du Sahara

Immédiatement après le vote du parlement européen, à une large majorité, en faveur de l’adoption de l’accord agricole Maroc-UE qui étend les préférences commerciales aux produits agricoles et de la pêche issus des provinces du sud du royaume, les adversaires de notre intégrité territoriale, étourdis par ce séisme dont la puissante magnitude calculée sur l’échelle diplomatique n’a d’égale que la portée du revers politique qu’ils ont subi, les voilà dissertant aujourd’hui sur les thématiques de «souveraineté», de «juridiction territoriale» et de «puissance administrante» alors que le Maroc a, de jure et de facto, définitivement plié ces problématiques en sa faveur. Dans le cadre de l’Histoire et du droit. Pour en avoir le cœur net et s’en convaincre, il suffit d’un simple détour par les provinces du sud pour témoigner de l’engagement quotidien des femmes et des hommes sahraouis, des élus locaux, des acteurs de la société civile et des opérateurs économiques, engagés dans la vie de leurs communes respectives et de leurs régions, et pleinement investis au sein de la communauté à laquelle ils appartiennent.

Si l’accord voté par le Parlement européen souligne explicitement que les produits agricoles et de pêche, issus des provinces du Sud bénéficient des mêmes préférences tarifaires que ceux couverts par l’Accord d’Association, il confirme également que tout accord couvrant le Sahara marocain ne peut être négocié et signé que par le royaume du Maroc. Et c’est là, une reconnaissance tacite au Maroc de l’exercice de sa souveraineté pleine et entière sur cette partie de son territoire.

D’aucuns diront, et disent déjà, que l’expression «souveraineté du Maroc» sur le territoire n’a pas été employée par le Parlement européen, mais les représentants des populations sahraouies, présents au vote à Strasbourg, et à leur tête le président de la région Dakhla-Oued Eddahab, considèrent que ce vote est une grande victoire pour les populations du Sahara, en ce sens que le message politique envoyé par le parlement européen est un message d’inclusion et non d’exclusion qui, d’une part, ôte toute entrave au développement économique et social des provinces du sud et, d’autre part, préserve le climat de sérénité et d’engagement qu’impose le processus onusien en cours pour le règlement de ce différend régional artificiel.

Qu’il s’agisse de Sidi Hamdi Ould Errachid ou Ynja Khattat, respectivement présidents de la région Laâyoune-Sakia el-Hamra et de la région Dakhla-Oued Eddahab, ou des larges populations sahraouies qu’ils représentent, à savoir la majorité écrasante de la population du Sahara marocain, témoignent unanimement que cette décision importante du parlement européen n’est autre que l’émanation de la réalité politique et économique sur le terrain qui perdure depuis des décennies. En effet, un travail titanesque a été fait et un autre encore plus important est en train d’être déployé dans l’ensemble des provinces du sud du royaume du Maroc.

De Laâyoune à Dakhla, en passant par Boujdour, Tarfaya, Smara ou Aousserd, les villes, communes, petites ou grandes localités du Sahara vivent aujourd’hui une mobilisation générale des acteurs politiques et des opérateurs économiques au profit de l’ensemble des populations sahraouies et surtout au profit des jeunes. Une mobilisation qui commence à porter ses fruits sur le terrain.

Le Maroc, sous l’impulsion du roi Mohammed VI, s’est engagé de manière irréversible dans un processus de régionalisation avancée voulu par le souverain, et qui est en train de refaçonner le paysage politique et démocratique du Maroc. Le défi est grand, les attentes sont nombreuses, les contraintes réelles, mais cette réforme institutionnelle, qui conjugue à la fois un objectif d’extension du champ de la démocratie représentative régionale et celui d’en faire un levier de développement économique et humain intégré et durable, a justement, comme objectifs la résorption des inégalités, la préservation de la dignité des citoyens, la promotion d’une dynamique de croissance et une répartition équitable des fruits de cette croissance, grâce aux outils que permet cette nouvelle législation qui constitue la locomotive de ce processus de décentralisation et d’autonomie de gestion.

Le vote du parlement européen est un événement qui conforte la stratégie de développement des régions du sud et encourage davantage les élus dans leurs objectifs d’unité, d’inclusion, de développement et de prospérité au profit de l’ensemble du peuple sahraoui. Et ceci constitue un appel d’espoir aux jeunes sahraouis, surtout ceux qui doutent de leur avenir dans les camps de Tindouf, enchaînés dans les velléités d’un malentendu dépassé, et qui aspirent à une vie digne, à une vie meilleure.

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