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Mohammed VI

Suite au message du Roi Mohammed VI, le Kenya décide de révoquer la reconnaissance du Polisario et d’entamer les étapes pour la fermeture de sa représentation à Nairobi

Suite au message du Roi Mohammed VI au nouveau président de la République du Kenya, William Ruto, la République du Kenya a décidé de révoquer la reconnaissance de la pseudo “RASD” et d’entamer les étapes pour la fermeture de sa représentation à Nairobi.

MAP

Un communiqué conjoint, dont des passages ont été rendus public par le site web du Palais d’Etat de la République du Kenya (State House), à la suite de la remise, ce mercredi, d’un message de Roi Mohammed VI au chef de l’Etat kényan, indique que «la République du Kenya a décidé de révoquer sa reconnaissance de la pseudo «RASD» et d’entamer les étapes pour la fermeture de sa représentation dans le pays.»

«Par respect du principe d’intégrité territoriale et de non-ingérence, le Kenya apporte son soutien total au plan d’autonomie sérieux et crédible proposé par le Royaume du Maroc, en tant que solution unique basée sur l’intégrité territoriale du Maroc, pour résoudre ce différend», souligne le communiqué conjoint.

«Le Kenya soutient le cadre des Nations Unies en tant que mécanisme exclusif pour parvenir à une solution politique durable et permanente au différend sur la question du Sahara», ajoute la même source.

Dans son message, le Roi Mohammed VI félicite William Samoei Ruto pour son élection en tant que 5ème président de la République du Kenya et salue l’achèvement réussi des élections démocratiques dans le pays en août 2022, soulignant que ces échéances consolident la position du Kenya en tant que pays phare en matière de démocratie au niveau du continent.

Le Souverain salue en outre la promesse du président kényan de renforcer et d’approfondir les relations bilatérales actuelles entre son pays et divers États d’Afrique et d’ailleurs.

Pour sa part, William Ruto a exprimé sa volonté et son engagement à travailler avec le souverain pour le renforcement des relations entre les deux pays, saluant le leadership du Roi Mohammed VI dans la promotion de politiques de tolérance et d’accommodement au niveau de la région du Maghreb, ainsi que Sa contribution à la paix et à la sécurité mondiales.

Les deux pays se sont engagés à hisser leurs relations diplomatiques bilatérales au niveau de partenariat stratégique dans les 6 prochains mois, souligne le communiqué, ajoutant que la République du Kenya s’est engagée à ouvrir son Ambassade à Rabat.

De même, il a été convenu d’accélérer immédiatement les relations économiques, commerciales et sociales entre les deux pays, notamment dans les domaines de la pêche et de l’agriculture et la sécurité alimentaire (importation d’engrais).

Il s’agit également des domaines de la santé, du tourisme, des énergies renouvelables, de la collaboration en matière de sécurité, ainsi que des échanges culturels, religieux et interpersonnels.

Le message Royal a été remis par une délégation conduite par le ministre des Affaires étrangères, de la Coopération africaine et des Marocains résidant à l’étranger, M. Nasser Bourita.

Al Ahdath Al Maghribia : Bourita et Akhannouch représenteront le Maroc au Sommet arabe d’Alger

Al Ahdath Al Maghribia met fin au suspens au sujet de la participation du Maroc au 31e sommet de la Ligue arabe, prévu les 1er et 2 novembre prochain à Alger. Citant une source autorisée ayant requis l’anonymat, le quotidien arabophone confirme la participation du Royaume avec une délégation de haut niveau présidée par le Chef du Gouvernement Aziz Akhannouch et le Chef de la diplomatie Nasser Bourita. Jeune Afrique avait annoncé ce lundi que le Roi Mohammed VI en personne prendrait part personnellement à ce sommet.

Mort d’Elizabeth II : le Roi Mohammed VI affirme que le Maroc a perdu une «grande amie spéciale»

Le Roi Mohammed VI a adressé un message de condoléances et de compassion à Charles III, nouveau Roi du Royaume Uni, suite au décès de la Reine Elizabeth II. Il a salué la mémoire de la Monarque qui tenait particulièrement à «renforcer l’amitié de longue date entre les deux monarchies séculaires».

Le Roi Mohammed VI a rendu hommage à la reine Elizabeth II qui vient de s’éteindre, à l’âge de 96 ans, ce jeudi 8 septembre. Dans un message diffusé par l’agence de presse officielle MAP, le souverain salue une «Monarque exceptionnelle», symbole de la grandeur du Royaume-Uni.

S’adressant au nouveau roi Charles III, Mohammed VI indique avoir appris avec une «profonde tristesse le décès de Votre mère, Sa Majesté la Reine Elizabeth II. Qu’elle repose en paix».

En cette triste circonstance, le Roi exprime, en son nom, et en celui de la Famille Royale et du peuple marocain, au Roi Charles III, à l’ensemble des membres de l’auguste famille royale et au peuple britannique ses sincères condoléances et sa profonde sympathie.

Le Roi Mohammed VI implore le Tout-Puissant de leur accorder force et réconfort face à cette perte tragique.

Dans ces circonstances les plus difficiles, le souverain se remémore, avec beaucoup d’estime, «les qualités et les mérites de cette illustre Reine qui se tenait, invariablement, comme un symbole de la grandeur du Royaume-Uni, consacrant Sa vie entière aux services de son pays».

«Sous le règne de cette Monarque exceptionnelle, le Royaume Uni a réalisé beaucoup de progrès et prospérité et acquis une grande stature aussi bien sur le plan régional qu’international», écrit SM le Roi dans ce message.

Avec la disparition de la Reine Elizabeth II, le Royaume du Maroc a perdu une «grande amie spéciale qui était profondément respectée», souligne Mohammed VI, ajoutant que la Reine «tenait particulièrement à renforcer l’amitié de longue date entre nos deux monarchies séculaires».

Changement imminent d’attachés militaires du Maroc en Afrique subsaharienne

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Le Roi Mohammed VI, Chef Suprême et Chef d’Etat-major Général des FAR, aurait donné le feu vert pour un large mouvement touchant les attachés militaires à l’étranger. Maghreb Intelligence, qui a rapporté ce scoop, croit savoir que ce large changement concerne principalement les représentations diplomatiques du Royaume en Afrique subsaharienne.

Le Maroc a annoncé ce juillet le renforcement de sa coopération en matière de défense avec l’Inde et la Turquie en ajoutant deux attachés militaires à ses missions diplomatiques à New Delhi et Ankara.

Cette décision entérinée par le Conseil des ministres, présidé par le Roi Mohammed VI le 13 Juillet dernier, n’a été que les prémices d’un large mouvement des attachés militaires du Royaume à l’étranger.

En effet, selon le très informé site en ligne Maghreb Intelligence, citant des sources fiables, sur instructions du Roi Mohammed VI, le Maroc procède actuellement à un large mouvement de ses attachés militaires à l’étranger.

«Sauf quelques très rares exceptions, il s’agit d’un mouvement qui n’a rien d’anormal puisque ces postes doivent être renouvelés tous les quatre ans», précise la source du journal.

Un attaché militaire est un expert militaire faisant partie d’une mission diplomatique. Il dépend généralement à la fois des Forces Armées Royales et du ministère des Affaires étrangères. Cette fonction est presque toujours exercée par un officier supérieur. Il est d’ailleurs nommé par décret en conseil des ministres que préside le Roi.

Ahmed Charaï : L’Espagne devrait s’impliquer davantage dans le rapprochement entre le Maroc et l’Algérie

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La position constante du Roi Mohammed VI quant à de relations fraternelles avec le voisin algérien est une leçon de realpolitik infligée au régime militaire sur place et à ses sponsors. Malgré toutes les attaques ignobles proférées contre le Maroc et la personne du Roi, le souverain n’a pas fait bouger d’un iota sa posture. Sans faillir, il a relevé et gagné les défis militaires, sécuritaires, économiques et diplomatiques de la relation exécrable que nourrie le palais d’El Mouradia, avec une détermination à toute épreuve tout en conservant une hauteur royale et toute la dignité des marocains.

Afin d’éclairer le lectorat espagnol, un des publics concernés par le discours du Roi Mohammed VI, prononcé, ce 30 juillet 2022, à l’occasion la fête du trône, l’éditorialiste marocain Ahmed Charaï a signé une tribune sur le quotidien madrilène La Razón, sous le titre «Supprimer les obstacles». M. Charaï démontre avec gravité que des relations fraternelles entre le Maroc et l’Algérie, souhaitées par le Roi, sont vitales pour l’avenir de l’Espagne et de toute l’Europe.

Une fois de plus, le roi du Maroc Mohammed VI, dans un discours prononcé à l’occasion de la fête du trône, a évoqué la nécessité de relations fraternelles entre le Maroc et l’Algérie et a rejeté toute tentative de créer des passions destructrices entre les deux peuples, écrit Ahmed Charaï dans une tribune publiée sur le journal espagnol La Razón.

Relations désastreuses et mauvaise fois algérienne

Ahmed Charaï brosse un tableau noir des relations Maroc-Algérie : « Aujourd’hui, les relations entre les deux pays sont bloquées, désastreuses, mettant en cause les intérêts des deux peuples. Les frontières sont fermées depuis un quart de siècle, les déclarations fracassantes sont monnaie courante et le choc des deux nationalismes est important».

Une dégradation nourrie essentiellement par l’animosité de la partie algérienne. «Dès que le Maroc prend une initiative dans le sens de l’apaisement, Alger répond par une virulence accrue et un rejet tonitruant», se désole l’éditorialiste.

Coût économique très élevé

«Cette situation de tension permanente est coûteuse et empêche l’émergence d’un marché fluide entre les deux grands pays de la région» affirme M. Charaï.

Le Maroc et l’Algérie ont des populations très jeunes. Les taux de croissance actuels ne permettent pas de réduire significativement le chômage. Dans ces conditions, les investissements étrangers ne sont pas un luxe mais sont absolument nécessaires et permettent la création de richesses, d’emplois et, en définitive, de bien-être pour les deux nations, souligne-t-il.

Alors que la Chine et la Russie envahissent l’Afrique, l’Europe a besoin d’un plan compact pour le sud de la Méditerranée.

Amhed Charaï – La Razón, 02/08/2022

La situation économique n’a jamais été aussi favorable. L’Europe, Espagne en tête, assure que le vieillissement de sa population limite les perspectives de croissance. Les possibilités résident dans le continent africain, dont l’Afrique du Nord est la porte d’entrée. Dans tous les secteurs – agriculture, industrie, tourisme – cette région est attractive.

«Mais les relations entre le Maroc et l’Algérie constituent un véritable obstacle» affirme M. Charaï.

Les économistes s’accordent à dire que les deux pays perdent 2 à 3 points de croissance chaque année, ce qui est énorme et semble suicidaire quand on sait que chaque point de croissance équivaut à des centaines de milliers d’emplois, poursuit l’éditorialiste.

La normalisation des relations Maroc-Algérie, un enjeu géostratégique

«Une normalisation entre Rabat et Alger permettrait un partenariat plus poussé avec la Tunisie et la Mauritanie et faciliterait la stabilisation de la Libye. Cela ne peut que renforcer le poids de ce groupe sur la scène internationale», analyse M. Charaï.

Le gouvernement Sánchez en Espagne s’inscrit dans cette vision qui ambitionne d’instaurer des relations pacifiques, réalistes et bénéfiques avec ses deux voisins, affirme-t-il.

M. Charaï rappelle l’importance du sud de la Méditerranée que le gouvernement espagnol considère comme une région vitale pour son pays. Toutefois, il appelle ce même gouvernement à s’engager de manière plus soutenue à apaiser les tensions.

«Il faut espérer que la diplomatie de Madrid s’implique davantage dans le processus de normalisation entre ses deux voisins, qu’elle considère comme des partenaires indispensables», insiste-t-il.

Il est dans l’intérêt de toutes les parties de s’orienter vers une coopération plus étroite entre les deux rives de la Méditerranée, poursuit M. Charaï.

Les dirigeants algériens viendront, plus ils seront nombreux, mieux ce sera, a-t-il renchéri.

Et de conclure : «Les enjeux géostratégiques dans cette région sont élevés. Alors que la Chine et la Russie envahissent l’Afrique, l’Europe a besoin d’un plan compact pour le sud de la Méditerranée. C’est une évidence qui s’applique à tous».

Roi Mohammed VI : «Il faut combattre, ceux qui n’oeuvrent qu’à la réalisation de leurs profits personnels»

Il était très attendu ce discours royal de la fête du trône de cette année. Dans le strict respect de la Constitution et des prérogatives dévouées au Gouvernement et aux institutions, le Souverain a choisi ce rendez-vous annuel, pour appeler à la lutte contre l’avidité de certains acteurs économiques du pays. Il faut dire que les marocains attendaient avec impatience l’arbitrage du Roi Mohammed VI au sujet de toute cette polémique qui entoure les prix du carburant.

Dans son discours prononcé ce samedi 30 juillet 2022, le Roi Mohammed VI s’est attardé sur le sujet qui occupe la planète entière et les marocains en particulier : la cherté des denrées alimentaires et la hausse vertigineuse des prix des carburants.

Après avoir rappelé les décisions que sa Majesté a prises pour atténuer l’impact de cette vague mondiale de hausse des prix sur les marocains, à savoir :

  • le lancement programme national pour atténuer l’impact de la sécheresse sur les agriculteurs et sur la population rurale,
  • l’allocation des crédits importants à la subvention de certains produits de base,
  • le dédoublement du budget alloué en 2022 à la Caisse de compensation.

le Roi Mohammed VI a appelé «à la consolidation des mécanismes de solidarité nationale, à la lutte déterminée et responsable contre les spéculations et la manipulation des prix».

Nous appelons à la consolidation des mécanismes de solidarité nationale, à la lutte déterminée et responsable contre les spéculations et la manipulation des prix.

Roi Mohammed VI – 30 juillet 2022

Toujours concernant la conjoncture socio-économique, le Roi Mohammed VI a engagé le gouvernement, les acteurs politiques et économiques à oeuvrer davantage pour drainer plus d’investissements, stimuler les exportations et promouvoir le produit national.

Toutefois, le souverain a mis en garde contre «l’avidité et la recherche du profit personnel», un phénomène qui met dans le plus grand péril le développement du pays.

«De fait, le plus grand péril pour le développement du pays et pour la promotion des investissements réside dans les entraves dressées à dessein par certains pour préserver leurs propres intérêts et réaliser des profits personnels», a signifié le Roi Mohammed VI dans son discours.

«Ces agissements doivent être combattus» a-t-il ordonné.

Le Roi Mohammed VI accomplit la prière de l’Aïd Al-Adha et procède au rituel du sacrifice

Le Roi Mohammed VI, accompagné du Prince Héritier Moulay El Hassan et du Prince Moulay Rachid, a accompli, ce dimanche 10 juillet, à la résidence royale à Salé, la prière de l’Aïd Al-Adha et au rituel du sacrifice. La cérémonie a été marquée par la présence, pour la première fois, de Moulay Ahmed, fils du frère du Roi.

Au terme de plus de deux semaines de convalescence après avoir été atteint par le Covid-19, sous forme asymptomatique, le Roi Mohammed VI a fait son retour dans la résidence royale de Salé, ce dimanche, en accomplissant le rituel religieux de l’Aid Al-Adha.

L’évènement, particulièrement attendu en raison de l’importance que porte la fête de l’Aïd el Kebir au sein de la société marocaine, a été retransmis en direct sur les ondes de la radio et de la télévision nationale.

En raison de la situation sanitaire et la résurgence des cas Covid-19, liées aux nouveaux variants plus contagieux, le Roi Mohammed VI a tenu à garder un cratère privé et une assistance très réduite pour cette cérémonie.

Fait inédit de cette activité royale est la participation, pour la première fois, du Prince Moulay Ahmed, fils du Prince Moulay Rachid. Le jeune prince s’est tenu «sagement» aux côtés de son père durant la prière tout en répétant les takbirs de l’imam.

Après la prière, le Souverain a procédé au rituel du sacrifice, suivant en cela la tradition du Prophète Mohammed. L’Imam a, ensuite, procédé à l’immolation du deuxième mouton.

Ont participé à cette cérémonie, les cousins du Roi, Sharif Moulay Abdallah Alaoui et Sharif Moulay Youssef Alaoui, Charif Sidi Mohammed El Alaoui, cousin et Chambellan du Roi, Mohamed Mounir El Majidi, secrétaire particulier du Roi, Ahmed Taoufiq, ministre des Habous et des Affaires Islamiques et Abdelali Belkacem, directeur du Protocole Royal et de la chancellerie.

Le Roi Mohammed VI contracte une coronavirus Covid 19 de forme asymptomatique

Le Roi Mohammed VI a contracté une coronavirus Covid 19 de forme asymptomatique, a indiqué ce jour le professeur Lahcen Belyamani, médecin personnel du Souverain.

Par conséquent, le médecin a prescrit une période de repos de Sa Majesté le Roi durant quelques jours, indique un communiqué du professeur Lahcen Belyamani, médecin personnel de Sa Majesté le Roi.

Carnet rose au foyer du Prince Moulay Rachid avec la naissance du «Prince Moulay Abdeslam»

Le 1e juin 2022 a été un jour de fête dans la famille royale. Le foyer du Prince Moulay Rachid vient d’accueillir son deuxième enfant : un petit garçon, que le Roi Mohammed VI, a baptisé du nom de «Son Altesse le Prince Moulay Abdeslam».

La Princesse Lalla Oum Kaltoum, épouse du Prince Moulay Rachid, a accouché le 1er Dou Al Qiida 1443 de l’Hégire, correspondant au 1er juin 2022, d’un petit garçon, que le roi Mohammed VI a baptisé «Prince Moulay Abdeslam».

C’est par un communiqué officiel publié tôt le matin du 2 juin, que le Palais Royal a annoncé l’heureux événement : «Le porte-parole du Palais Royal a le plaisir et l’honneur d’annoncer au peuple marocain que Dieu, le Donateur gracieux, a comblé, mercredi 1er Dou Al Qiida 1443 de l’Hégire correspondant au 1er juin 2022, SAR le Prince Moulay Rachid d’un nouveau-né qui a égayé l’illustre Famille Royale».

«Sa Majesté le Roi Mohammed VI, que Dieu L’assiste et Le Glorifie, a bien voulu baptiser le nouveau-né du nom de Son Altesse le Prince Moulay Abdeslam», souligne le communiqué.

«Moulay Abdeslam», un prénom dans la droite ligne de l’héritage alaouite

Comme l’a rappelé Jeune Afrique, le prénom choisi par le Roi Mohammed VI pour le nouveau-né princier est dans la droite ligne de l’héritage de la famille royale alaouite.

En effet, «Moulay Abdeslam» est un prénom qui a été porté, entre autres, par un des fils cadets du sultan Moulay Youssef, père du Mohammed V, roi libérateur qui instaura la démocratie et restaura la liberté, mais aussi par l’un des enfants de Mohammed III, prince érudit dont les talents de diplomate avaient contribué à résister aux tentatives d’occupation du royaume par Napoléon Bonaparte au début du XIXe siècle.

Moulay Abdeslam, deuxième enfant du couple princier

Mariés en novembre 2014, le prince Moulay Rachid, 51 ans, frère du roi Mohammed VI, et la princesse Lalla Oum Kaltoum ont eu leur premier enfant, prince Moulay Ahmed, le 23 juin 2016. Le frère ainé de Moulay Abdeslam fêtera ses 6 ans dans deux semaines.

Prince Moulay Ahmed avec son père le Prince Moulay Rachid – Juin 2020

Fact-checking : le PJD a-t-il caché la rupture du contrat du Gazoduc Medgaz, comme l’affirme Aziz Akhannouch ?

Alors qu’il fait face depuis des mois à une impopularité record, le Chef de Gouvernement Aziz Akhannouch semble prêt à tout pour sauver sa peau, jusqu’à accuser son adversaire le PJD d’avoir délibérément caché aux marocains la rupture du contrat du Gazoduc Maghreb-Europe. Pour y voir plus clair nous avons fact-checké les propos du Chef du Gouvernement. Résultat : Il n’en est rien, Aziz Akhannouch était bel et bien au courant de la menace, au moins depuis 2014.

Les faits :

Ce lundi 18 avril, le Chef du Gouvernement était devant le Parlement, lors d’une séance plénière et s’est s’exprimé pour la première fois sur la hausse des prix des denrées alimentaires et des carburants. Refusant de reconnaitre toute responsabilité dans cette situation, Aziz Akhannouch a accusé le PJD d’être à l’origine de la cherté de la vie, pointant du doigt la réforme qui faisait la fierté du parti islamiste : la libéralisation du secteur des hydrocarbures.

Dans sa lancée, Akhannouch a poussé le bouchon encore plus loin, en accusant ses prédécesseurs, Abdelilah Benkirane et Saad Dine El Otmani, d’avoir volontairement caché aux marocains l’information de la rupture du contrat du Gazoduc Maghreb-Europe.

«Marocains, je vous vous dire la vérité. C’est ce parti (PJD, ndlr) qui a augmenté tous les prix. C’est lui qui a libéralisé les hydrocarbures. Durant 10 ans, ils gouvernaient et ils étaient incapables de doter le Maroc d’un stock stratégique des hydrocarbures. Ce parti qui parle de la souveraineté énergétique, c’est lui-même qui nous a laissé jusqu’au dernier moment pour annoncer que le contrat de Gaz avec l’Algérie a été rompu.» a-t-il déclaré.

Qu’en est-il vraiment de ces très graves accusations du Chef du Gouvernement ?

Fack-cheking : Akhannouch était au courant de la menace algérienne depuis 2014

Le 16 décembre 2014, le Roi Mohammed VI approuve la feuille de route du Plan national de développement du gaz naturel liquéfié, présentée par le ministre PJDiste de l’Energie, des Mines, de l’Eau et de l’Environnement, Abdelkader Amara.

Dans la communication du lancement de ce plan, le ministre a bien pris soin de mentionner la date d’expiration du contrat du Gazoduc Maghreb-Europe à savoir novembre 2021.

En effet, dans une dépêche publiée sur l’agence de presse officielle MAP, le ministre PJDiste a déclaré : «Il a également pour objectif de satisfaire la demande électrique nationale, réduire notre dépendance énergétique vis-à-vis de l’extérieur et des combustibles fossiles, à travers la montée en puissance des énergies renouvelables et la valorisation de nos ressources énergétiques locales, et sécuriser l’approvisionnement de nos centrales électriques à cycle combiné gaz-turbine (CCGT) fonctionnant au gaz naturel, notamment après expiration en novembre 2021 de la validité de la convention de transit du gaz algérien par le gazoduc Maghreb-Europe (GME) et du contrat de fourniture de gaz naturel par la Sonatrach» peu-on lire dans une dépêche de la MAP en date du 16 décembre 2014.

Capture d’écran de la dépêche de la MAP

Réagissant à cette annonce, LaVieEco, hebdomadaire propriété de Aziz Akhannouch, publie un long article sur le sujet en prenant soin de consacrer un paragraphe au titre sans ambiguïté : «Vers une indépendance vis-vis du gaz algérien».

«Actuellement, le contrat signé par l’ONEE et la Sonatrach et les redevances en nature de l’Etat sur le gazoduc transportant le gaz algérien vers l’Europe sont les principales sources d’approvisionnement du Maroc en GNL. Or, ces deux contrats arrivent à expiration en novembre 2021. Pour anticiper cela, le ministère compte consacrer les premiers mois de 2015 à l’exploration de nouvelles pistes d’approvisionnement chez les pays producteurs autres que l’Algérie.» a écrit le journaliste salarié de Aziz Akhannouch le 23 décembre 2014.

LaVieEco – 23/12/2014

Le 08 décembre 2017, Aziz Rabbah, alors ministre de l’Energie et des Mines, présente le projet de loi n° 94.17 sensé régulé et organisé le secteur aval du gaz naturel. Dans la note d’information de ladite loi, le ministre rappelle le contexte de son élaboration et ses objectifs.

«(..) afin d’assurer les besoins croissants en énergie le Maroc s’est fixé comme objectif, en plus du développement des énergies renouvelables, la diversification des combustibles, en augmentant la part du gaz naturel dans le mix énergétique» poursuit le document. Et ce, pour les principales raisons suivantes :

  • Disposer de sources alternatives d l’importation du gaz en provenance d’Algérie a travers Ie Gazoduc Maghreb Europe. Les contrats et accords qui encadrent cette importation arriveront à échéances en 2021 ;
  • (…)

Rappelons, qu’Akhannouch a été membre de toutes délégations officielles qui ont accompagné le Souverain en Russie, au Nigéria et au Qatar. Des pays avec lesquels le Royaume a signé des accords sur les hydrocarbures dans un seul et unique but : «diversifier les partenaires internationaux en vue de se libérer de la dépendance du gaz algérien».

Outre le fait qu’il a été l’indéboulonnable ministre de l’agriculture de tous les gouvernements depuis 2007, Aziz Akhannouch agit comme s’il n’était pas à la tête de la première société pétrolière opérant dans les hydrocarbures du Royaume.

Conclusions :

1. Le PJD n’a pas caché l’éventualité du non renouvellement du contrat signé par l’ONEE et la Sonatrach et les redevances en nature de l’Etat marocain sur le gazoduc transportant le gaz algérien vers l’Europe.

2. Aziz Akhannouch n’était pas seulement au courant de la menace de l’arrêt du gazoduc Maghreb-Europe mais il avait accès à de l’information privilégiée sur le secteur des hydrocarbures du pays. Du fait d’être à la tête du premier groupe pétrolier du pays, d’avoir comme membre du bureau politique de son parti la DG de l’ONHYM Amina Benkhadra et d’être le deuxième actionnaire de la junior britannique Sound Energy, qui prospecte les concessions gazières de Tendrara et Meridja.

3. Décrié par tous les marocains en raison de sa gestion de la crise, Aziz Akhannouch n’a pas voulu porté seul le chapeau. Il a voulu trainer dans sa chute le PJD en attaquant la réforme de la caisse de compensation, principale réalisation du parti islamiste durant les deux mandats à la tête du gouvernement.

Stratégie de communication suicidaire

Les déclarations de Aziz Akhannouch au parlement ont été bel et bien préméditées. Ses conseillers lui ont transcrit en arabe dialectale tout le paragraphe contre le PJD sur une fiche que le Chef du gouvernement a lu sans lever les yeux.

Cette stratégie de communication a eu certes un effet immédiat en détournant temporairement l’opinion publique du sujet des flambées de prix et en arrachant 24h de répit mais lourdes seront les conséquences sur le moyen et long terme :

a- Atteinte à l’image du pays

Aziz Akhannouch a clairement affirmé que le pays a été surpris par la rupture du contrat du Gazoduc Maghreb-Europe et qu’il ne s’y était pas préparé. C’est d’autant plus inexcusable, que cette affirmation très grave sortie de la bouche d’un Chef de Gouvernement est complètement fausse.

Le Maroc, Sous l’impulsion du Roi Mohammed VI, mène depuis 2013 une diplomatie disruptive au service de sa souveraineté et de ses intérêts économiques. A ce titre, le Royaume ne tolère plus aucune attaque ou concession y compris de ses partenaires historiques avant même le voisin qui ne nous veut pas de bien. L’Etat marocain, sous la conduite du Roi Mohammed VI n’a jamais surpris par la décision du régime algérien. Au contraire, il l’a transformé en sa faveur. La nouvelle position historique de l’Espagne envers le Maroc en est la preuve irréfutable.

Enfin, les propos irresponsables d’Akhannouch décrédibilisent toutes les déclarations minimisant l’impact de l’arrêt de Medgaz sur le Maroc. Cela confirme le manque de lucidité du Chef du gouvernement et son état avancé de désespoir et d’incapacité à mener à bien son mandat.

b- Réveiller l’animosité du PJD

Aziz Akhannouch qui a réussi à configurer un parlement complètement soumis, n’a plus aucune tolérance à l’opposition structurée. Il se devait de faire taire le seul député qui s’est permis de critiquer le gouvernement.

En s’attaquant frontalement à Abdelilah Benkirane, Aziz Akhannouch s’est tiré une balle dans le pied car le Chef du PJD fait tout pour retenir sa base, qui n’arrive pas encore à digérer la déconfiture de septembre 2021.

c- Exposer davantage Afriquia Gaz

Abdelilah Benkirane et le PJD, dans un souci de gagner la confiance de l’Etat, des opérateurs économiques et des organisations internationales ont usé du discours religieux pour faire passer «crème» les réformes les plus impopulaires et les plus difficiles. Benkirane s’en est sorti avec une très confortable et inespérée retraite mais au prix de la destruction de son parti.

Si l’Etat marocain a réussi à soulager significativement ses finances grâce aux réformes assumées par le PJD, Aziz Akhannouch a vu sa fortune doublée depuis la libéralisation des hydrocarbures.

Le milliardaire marocain a dit vrai quand il a pointé du doigt Benkirane comme étant celui qui a permis une telle flambée des prix du gasoil, mais il a omis de dire que c’est lui qui prenait l’argent des poches des marocains pour s’enrichir davantage.

En 2015, l’année de l’entrée en vigueur de la réforme de la Caisse de compensation et la libéralisation du secteur des hydrocarbure, Afriquia Gaz a levé un emprunt obligataire de 600 millions de dirhams. Dans la note d’information relative à cette émission, la société pétrolière de Aziz Akhannouch rassure les souscripteurs sur l’impact des fluctuations des cours de pétrole et du gaz naturel sur ses résultat en écrivant noir sur blanc que «ces fluctuations sont répercutées sur les clients».

Dans le paragraphe VI de la partie «Facteurs de risques» de ladite note d’information, il est écrit :

«Les cours de GPL sur les marchés internationaux subissent des fluctuations importantes liées aux cours du pétrole brute et du gaz naturel. Les prix du propane étant libéralisés, AFRIQUIA GAZ est exposée, à l’instar des autres acteurs de GPL, dans le cadre de ses importations, aux fluctuations des cours de GPL à l’international. Ces fluctuations sont généralement répercutées sur les clients mais peuvent, rarement, avoir une incidence sur les résultats de la société liée à l’impact de ces variations sur le chiffre d’affaires « Propane » ».

Capture d’écran de la Note d’information d’une émission obligataire d’Afriquia Gaz

Stock stratégique : Akhannouch est-il à l’origine du retard de la construction d’un terminal méthanier et du statu quo de l’affaire La Samir ?

Lors de son intervention au parlement, Aziz Akhannouch a accusé le PJD d’avoir été incapable de doter le Maroc d’un stock stratégiques d’hydrocarbures, tout en évoquant l’affaire La Samir.

«Durant 10 ans, ils gouvernaient et ils étaient incapables de doter le Maroc d’un stock stratégique des hydrocarbures (…) Si seulement on pouvait trouver quelqu’un pour reprendre La Samir. L’Etat n’a pas arrêté La Samir. L’Etat a un problème juridique avec un monsieur qui s’appelle ( ne le nomme pas ) dans tribunaux internationaux», a-t-il déclaré.

Encore une fois, le Chef du Gouvernement et le patron d’Afriquia Gaz n’a pas dit toute la vérité. Car Aziz Akhannouch a été le premier à s’intéresser à la raffinerie. Selon nos sources, il aurait fait plusieurs tentatives, la dernière en date est une offre qui l’aurait faite via un proxy irakien. Les enjeux géopolitiques ont fini par le dissuader, pour le moment.

Idem, pour le stock stratégique des hydrocarbures. Si Amara et Rebbah ont effectivement n’ont pas réalisé la pléthore d’annonces de constructions de structures de stockages, tantôt à Jorf, tantôt à Safi, tantôt sur la Méditerranée, c’est qu’ils devaient faire face à un lobbying intense de Aziz Akhannouch lui même via la Fédération de l’Energie et de l’ONHYM mais également des américains et des russes.

En effet, Abdelkader Amara, ministre de l’énergie PJDiste et son successeur du même parti Aziz Rebbah ont fait beaucoup d’annonces au sujet du stockage et du GNL, sans aucun résultat concret.

Le premier, a lancé le Plan national de développement du gaz naturel liquéfié puis à coordonné avec l’ONEE le lancement d’un appel à manifestation d’intérêt concernant la phase «Gas to power» pour la réalisation des infrastructures gazières et électriques. Aucun port gazier n’a vu le jour et les appels d’offre n’ont pas été exécutés.

Aziz Rebbah ne fera pas mieux. Il dévoile en décembre 2017, le projet de loi 94.17 relative au secteur aval du Gaz Naturel, qui restera dans les tiroirs. Et à deux semaines des élections de 2021 il publie en catimini une nouvelle feuille de route nationale pour le développement du gaz naturel 2021-2030.

Il faut attendre janvier 2022, pour que le Conseil de la concurrence s’exprime sur le projet de loi 94.17 de Rebbah. Ahmed Rahhou envoie aux calendes grecques ce texte en recommandant la reprise de sa rédaction en vue de l’harmoniser avec les règles relatives au libre jeu de la concurrence.

Rahhou estime qu’il «est impératif de profiter des bienfaits de la concurrence sur ce marché et d’éviter, dès la mise en place initiale de ce secteur, de figer des positions, d’établir des monopoles et d’octroyer des exclusivités qui auront un impact négatif sur le développement du secteur».

Aziz Akhannouch accuse le PJD du retard pris pour le développement d’infrastructures de stockage d’hydrocarbures mais omet de dire que ce sont les deux présidents du Conseil de la Concurrence qui ont mis fin à ses stratégie hégémoniques.

Aziz Akhannouch est en partie en cause du retard pris pour le développement du secteur gazier dans le pays, puisqu’il est principal accusé dans l’affaire de l’entente sur les prix du carburant, portant atteinte à la concurrence sur un marché. D’autant plus, qu’il s’est investit avec un autre opérateur, Sound Energy en l’occurence, pour se positionner sur la prospection et le stockage du gaz dans le pays.

Sound Energy est détenue à hauteur de 26,1% par des capitaux marocains, 16,3% par Oil & Gas Investment Fund S.A. (OGIF), le fonds repreneur de Maghreb Petroleum Exploration et 9,8% par Afriquia Gaz SA. Sound Energy, est une société qui vit uniquement sur les effets d’annonces et de la patiente des institutionnels qui siègent au Conseil de son actionnaire marocain OGIF.

Prétextant, un redressement fiscal pour justifier les retards de ses projets notamment celui du GNL, Sound Energy a trouvé dans notre Chef du Gouvernement le prêteur idéal puisqu’il lui a renfloué ses caisses de 18 millions de dollars. Étalé sur 12 ans, le généreux prêt d’Afrique Gaz, au taux fixe de 6%, servirait au développement de la concession de production de Tendrara.

Secteur de l’Energie : en manque de Gouvernance

La gouvernance du secteur de l’énergie au Maroc n’a jamais été aussi fragile en raison de :

  • la surexposition politique de Aziz Akhannouch,
  • la disgrâce de Mustapha Bakkoury et son impact sur les activités de MASEN,
  • la guerre des tranchées entre la nouvelle ministre de la transition énergétique Laila Benali et le DG de l’ONEE Abderrahim El Hafidi,
  • le naufrage annoncé de l’ONEE,
  • le conflit d’intérêt de la position d’Amina Benkhadra au parti du Chef du Gouvernement et patron d’Afrique Gaz et actionnaire de Sound Energy par rapport à ses responsabilités à l’ONHYM.

Nous devons repenser notre modèle, définir une nouvelle vision énergétique et renforcer notre gouvernance pour faire face à la crise mondiale et garantir un accès à des énergies bon marché pour contenir l’inflation et soutenir nos exportations.

Références

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