Mohammed VI

Mohamed Methqal désigné par Guterres membre du CERF des Nations Unies

L’ambassadeur Mohamed Methqal, Directeur général de l’Agence Marocaine de Coopération Internationale, représente désormais le Maroc au sein du Fonds central d’intervention pour les urgences humanitaires (FCIU -CERF).

C’est la première fois que le Maroc sera représenté au sein de cet organe composé de 18 experts ayant pour mission de fournir au Secrétaire Général des conseils et des orientations stratégiques sur l’utilisation et l’impact du Fonds central d’intervention pour les urgences humanitaires (CERF), indique vendredi un communiqué du Ministère des Affaires étrangères, de la Coopération africaine, et des Marocains résidant à l’étranger.

Etabli par l’Assemblée Générale des Nations Unies en 2006, le CERF est un fonds humanitaire de secours destiné à soutenir les organisations humanitaires pour apporter rapidement aide et assistance aux victimes de catastrophes naturelles, de conflits armés et autres situations d’urgence complexe.

Guterres, très sensible aux actions humanitaires

La sensibilité d’Antonio Guterres aux affaires humanitaires n’est plus à démontrer. Une réputation qui s’est forgé en tant que Haut-commissaire des Nations unies pour les réfugiés avant d’être désigné SG de l’ONU.

Une sensibilité qui a su apprécier à sa juste valeur la vision solidaire et humaniste du Roi Mohammed VI, en faveur de l’assistance humanitaire aux populations les plus vulnérables, dans les quatre continents. Une vision et un engagement qui se manifestent par des actions humanitaires concrètes et à fort impact. Les dernières en date, la livraison d’équipements médicaux et de médicaments essentiels à vingt-deux pays africains dans le contexte de la COVID-19, ou encore le déploiement d’un hôpital militaire de campagne à Beyrouth dans le sillage de l’explosion qui a dévasté la capitale libanaise le 10 août 2020.

Cette nouvelle nomination vient également s’ajouter aux autres marques de confiance dont bénéficient sur la scène internationale les experts et les compétences marocaines reconnues dans divers domaines dont le domaine des interventions humanitaires et leur gestion.

Mohamed Methqal, un manager travailleur et discret

La carrière diplomatique de Mohamed Methqal désigné ce vendredi représentant du Maroc au sein du du Groupe Consultatif du CERF a démarré après plusieurs années passées dans le conseil stratégique en Europe puis au ministre des Finances.

Né le 11 mai 1978 à Rabat, Mohamed Methqal est un ingénieur en systèmes de communication diplômé de l’Ecole Polytechnique Fédérale de Lausanne (EPFL). Il est également titulaire d’un MBA en Management du Collège des Ingénieurs à Paris et d’un Certificat en Entrepreneuriat du Babson Collège aux Etats-Unis.

Methqal a été nommé le 13 Octobre 20016 par le roi Mohammed VI, Ambassadeur Directeur Général de l’Agence Marocaine de la Coopération Internationale (AMCI). Cette dernière représente le véhicule de transformation de paroles en actes concrets de la diplomatie du royaume en tout ce qui concerne la gestion de la coopération sud-sud et de l’action humanitaire. Deux axes piliers majeurs de la politique étrangère du Maroc.

Travailleur et discret, le fils de l’ancien médecin de feu Hassan II le Général, a réussi à transformer l’AMCI en une machine huilée et efficace et en un véritable bras armé de la diplomatie marocaine à même de répondre aux fortes exigences du roi Mohammed VI dans sa vision pour la coopération sud-sud et l’intégration africaine.

Avec cette nomination en tant que membre du Groupe Consultatif du Fonds central d’intervention pour les urgences humanitaires, Mohamed Methqal siègera aux côtés des membres suivants :

  • Carlos Eduardo Zaballa (Argentina)
  • Catherine Walker (Australia)
  • Jan Vandemoortele (Belgium)
  • Stephen Salewicz (Canada)
  • Wenliang Yao (China)
  • Nancy Butijer (Croatia)
  • Mathewos Hunde Tulu (Ethiopia)
  • Yukie Osa (Japan)
  • Saadatou Mallam Barmou (Niger)
  • Susan Eckey (Norway)
  • Biya Han (Republic of Korea)
  • Susanna Moorehead (United Kingdom)
  • Brouz Ralph Enneric Coffi (Côte d’Ivoire)
  • Jette Michelsen (Denmark)
  • Eltje Aderhold (Germany)
  • Ahmed Al-Meraikhi (Qatar)
  • Jozef H.L.M. Andriessen (The Netherlands)
  • Julius Oketta (Uganda).

Le roi Mohammed VI célèbre la naissance du prophète de l’Islam

Le Roi Mohammed VI, commandeur des croyants, accompagné du Prince Héritier Moulay El Hassan et du Prince Moulay Rachid, a célébré mercredi 28 octobre 2020, après la prière d’Al Maghrib, une veillée religieuse en commémoration de la naissance du prophète Sidna Mohammed, Paix et bénédiction d’Allah sur Lui.

Avec MAP

Le Roi Mohammed VI, accompagné du Prince Héritier Moulay El Hassan et du Prince Moulay Rachid a présidé, mardi, une veillée religieuse en commémoration de l’Aïd Al-Mawlid Al-Nabawi Acharif.

Dans le cadre du respect par le Roi Mohammed VI des mesures préventives prises pour lutter contre la propagation de la pandémie du Coronavirus, le Souverain a bien voulu célébrer cette nuit bénie dans un cadre privé et avec une assistance très réduite.

Cette veillée religieuse a été marquée par la déclamation de versets du Saint Coran et de panégyriques du Prophète Mohammed.

Moulay El Hassan poursuivra des études de Gouvernance, de Sciences Politiques et Sociales à l’Université Mohammed VI polytechnique – UM6P

«Le Prince héritier Moulay El Hassan a jeté son dévolu sur l’Université Mohammed VI polytechnique (UM6P) de Benguerir, près de Marrakech, après avoir eu l’accord du roi Mohammed VI qui a tenu à ce que son fils et héritier accomplisse son cursus au sein du pays où il est appelé à régner» nous informe Maghreb Intelligence ce jeudi 15 Octobre.

Après avoir décroché cet été son baccalauréat en Sciences Economiques et Sociales avec la mention «Très Bien», le Prince Héritier, Moulay El Hassan a finalement choisi de poursuivre ses études universitaires au Maroc et plus précisément, à l’Université Mohammed VI polytechnique (UM6P) de Benguerir, croit savoir Maghreb Intelligence.

Contrairement aux spéculations qui donnaient le Prince Héritier futur élève de l’école de l’armée de l’air de Marrakech, Moulay El Hassan a opté pour la faculté de Gouvernance, des Sciences Economiques et Sociales de l’UM6P.

Composante de l’Université Mohammed VI Polytechnique, la Faculté de Gouvernance, Sciences Économiques et Sociales (FGSES-UM6P) est un établissement d’enseignement supérieur et de recherche qui propose des formations initiales et exécutives en sciences humaines et sociales axées sur les politiques publiques et sur les questions spécifiques qu’elles soulèvent au Maroc et à l’échelle du Continent africain.

Orientée vers l’Afrique et la coopération Sud-Sud, la FGSES-UM6P forme des décideurs visionnaires capables de :

  • Réformer les politiques publiques
  • Comprendre et anticiper les enjeux géopolitiques de l’Afrique
  • Développer des modèles de développement économique et social pour l’Afrique
  • Comprendre les évolutions de la société et participer au décloisonnement des savoirs

Il est à rappeler que l’Université Mohammed VI polytechnique a été créée par Mostafa Tarrab sous l’impulsion du roi Mohammed VI dans le cadre des grands projets de développement du Groupe OCP.

L’UM6P a ouvert ses portes en 2013, quatre années avant son inauguration par le roi Mohammed VI le 12 janvier 2017. Mostafa Terrab a fait de cette université un laboratoire grandeur nature de modèle d’enseignement universitaire au Maroc et en Afrique. UM6P est un mix entre le modèle anglosaxon type MIT et le modèle français type Ecole Polytechnique Paris qui se veut proche du monde économique tout en ayant un cachet d’université de recherche.

L’inscription du prince héritier à l’UM6P confirme la réussite du pari de Mostafa Terrab et donnera à cette université la possibilité de connaitre une renommée qui dépasserait les frontières du Royaume.


PLF 2021, signature électronique, ALE Maroc-Turquie, privilèges missions diplomatiques US, armes nucléaires en Afrique, une série de projets examinés par le roi Mohammed VI

Le Roi Mohammed VI a présidé, mercredi au Palais Royal à Rabat, un Conseil des ministres, consacré à l’examen de projets importants dont la loi de finances 2021, la signature électronique, la révision des ALE Maroc-Turquie, les privilèges et immunités des missions diplomatiques entre le Maroc et les Etats-Unis, et la création d’une zone exempte d’armes nucléaires en Afrique.

« Sa Majesté le Roi Mohammed VI, que Dieu L’assiste, a présidé ce mercredi 14 octobre 2020 au Palais Royal à Rabat, un Conseil des ministres » a annoncé le porte-parole du Palais Royal, Abdelhak El Mrini, dans un communiqué publié par la MAP dans la soirée du mercredi.

Ledit conseil a été consacré à l’examen des orientations générales du projet de loi de finances pour l’année budgétaire 2021 et l’adoption de nombre de projets de textes juridiques et d’accords internationaux, assure la même source.

Le vaccin chinois évolue dans le bon sens

Au début des travaux du Conseil, le roi s’est informé auprès du ministre de la Santé au sujet de l’avancement du vaccin contre Covid-19 en cours de développement par la Chine, en ce qui concerne le Maroc.

Le ministre de la Santé a répondu qu’il y a un contact permanent avec les entreprises et avec le gouvernement chinois, qui font montre d’une bonne volonté à ce sujet, soulignant que les choses évoluent dans le bon sens.

Benchaâboun table sur croissance de 4.8% en 2021

Les travaux du conseil ont été entamés par un exposé du ministre de l’Économie, des Finances et de la Réforme de l’administration, Mohamed Benchaâboun sur les orientations générales du projet de loi de finances pour l’année budgétaire 2021.

Le ministre a affirmé, à cet égard, que le PLF 2021 a été élaboré en application des orientations royales contenues dans le Discours du Trône et celui de l’ouverture de l’année législative, qui ont tracé la feuille de route pour transcender les difficultés économiques et sociales générées par la crise et construire les fondamentaux d’une économie forte et compétitive et un modèle social plus inclusif, précise le communiqué du porte-parole du Palais Royal.

Il a souligné également que ce projet a été élaboré dans un contexte international difficile marqué par la crise liée à la pandémie du Covid-19 et ses répercussions économiques et sociales notamment sur l’activité de plusieurs secteurs.

Les orientations générales du projet de loi de finances pour l’année budgétaire 2021 reposent sur les axes suivants :

Axe I : Accélération du lancement du plan de relance de l’économie nationale

Le gouvernement œuvrera dans ce cadre à mettre en place tous les moyens pour renforcer l’effort financier exceptionnel annoncé dans le Discours du Trône.

La préservation des postes d’emploi et l’intégration du secteur informel seront en tête des priorités à réaliser.

Il sera également procédé à la mise en œuvre rapide de tous les mécanismes susceptibles de garantir l’efficacité nécessaires aux interventions du Fonds Mohammed VI pour l’investissement. Le gouvernement continuera à promouvoir l’investissement public pour atteindre 230 milliards de dirhams, en prenant en considération que 45 milliards de dirhams seront mobilisés au titre de ce Fonds.

Pour permettre aux jeunes d’accéder aux sources de financement, une nouvelle dynamique sera insufflée au Programme «Intelaka», qui jouit de la Haute Sollicitude Royale, tout en bénéficiant d’une exonération de l’Impôt sur le Revenu pour 24 mois des salaires versés aux jeunes lors de leur premier recrutement, à condition que leurs contrats de travail soient à durée indéterminée.

Axe II : Début de la généralisation de l’Assurance Maladie Obligatoire

La généralisation de l’Assurance Maladie Obligatoire voulue par le roi Mohammed VI se fera selon Benchaâboun à travers l’accélération de l’adoption des amendements relatifs au cadre législatif et réglementaire, qui vont surtout permettre d’instaurer une assurance maladie obligatoire au profit des catégories précaires qui bénéficient actuellement du régime RAMED, et accélérer la généralisation de la couverture au profit de la catégorie des indépendants et ceux qui pratiquent des activités libérales.

Le gouvernement prévoit de mettre à niveau l’offre sanitaire à travers l’augmentation du budget alloué au secteur de la santé au titre de l’année 2021 de près de deux milliards de dirhams pour atteindre plus de 20 milliards de dirhams.

Axe III : Renforcement de l’exemplarité de l’État et la rationalisation de sa gestion

Benchaâboun annonce que le gouvernement travaillera sur l’accélération de la mise en œuvre des orientations Royales par le lancement d’une réforme profonde du secteur public, le traitement des dysfonctionnements structurels des établissements et entreprises publics dans le but de réaliser davantage de complémentarité et de cohérence dans leurs missions et l’amélioration de leur efficience économique et sociale.

Dans ce cadre, il sera procédé à l’élaboration de deux projets de loi, le premier porte sur la création d’une Agence nationale dont la mission sera de gérer stratégiquement les participations de l’État et d’assurer le suivi des performances des établissements publics, alors que le second projet de loi porte sur la réforme des établissements et entreprises publics.

Le ministre a conclu son exposé en affirmant que le taux de croissance de l’économie nationale devait s’établir à 4,8% et que le déficit budgétaire de 2021 devrait être ramené à 6,5% du PIB.

Nominations : l’Agence Nationale des Registres et la Société de Garantie et de Financement de l’Entreprise désormais des établissements stratégiques

Par la suite, le Conseil des ministres a adopté le projet de loi organique modifiant et complétant la loi organique relative à la nomination aux fonctions supérieures.

Ce projet vise à ajouter l’Agence Nationale des Registres et la Société de Garantie et de Financement de l’Entreprise à la liste des établissements et entreprises stratégiques, dont la nomination des responsables est délibérée en Conseil des ministres.

Approbation de textes juridiques relatifs au domaine militaire

Signature électronique

Le roi Mohammed VI a approuvé un projet de loi relatif aux services de confiance pour les transactions électroniques.

Lequel projet vise à établir un régime plus inclusif qui permet la numérisation de la majorité des transactions électroniques et conférer une plus grande flexibilité pour une large utilisation de la signature électronique.

Le projet de loi fixe également les différents niveaux de la signature électronique qui sont compatibles avec la qualité des transactions électroniques. Il ajoute aussi d’autres services de confiance comprenant le cachet électronique et l’horodatage électronique et les services d’envoi recommandé électronique et l’authentification des sites internet.

Recherche scientifique marine dans les eaux sous juridiction nationale

Un projet de décret fixant les conditions et les modalités de délivrance des autorisations de la recherche scientifique marine dans les eaux sous juridiction nationale a été également approuvé par le Conseil.

Le texte précise le cadre réglementaire applicable aux activités de la recherche scientifique marine et leur encouragement dans notre pays et associe les instances et les chercheurs marocains à la recherche scientifique marine menée par les étrangers, tout en veillant à la préservation des intérêts du Royaume et la sécurité et la souveraineté nationales.

Le texte prévoit également la création d’une Commission nationale de la recherche marine.

Commission de réforme des personnels des Forces auxiliaires

Le souverain a approuvé un projet de décret fixant la composition et le mode de fonctionnement de la commission de réforme des personnels des Forces auxiliaires.

Le décret a pour objet principal de fixer les attributions de cette commission en y adjoignant un représentant de la Caisse Marocaine des Retraites et en y renforçant la présence du corps des Forces auxiliaires en la personne d’un officier supérieur de grade inspecteur de 1-ère classe.

Il a également pour objet de permettre à la commission de tenir ses réunions dans les sièges des Commandements Régionaux dans le but de rendre un service de proximité aux membres de ces forces.

ALE Maroc-Turquie et privilèges et immunités des missions diplomatiques entre le Maroc et les Etats-Unis

Le Conseil des ministres a approuvé cinq (5) accords internationaux, dont deux bilatéraux et trois multilatéraux.

Les deux accords bilatéraux concernent :

  1. L’amendent de l’accord de libre-échange entre le Royaume du Maroc et la République de Turquie, qui vise à remédier aux dysfonctionnements ayant impacté la balance commerciale entre les deux pays au cours des dernières années, et la protection des industries émergentes ou fragiles.
  2. Les privilèges et les immunités dont bénéficient les membres des missions diplomatiques entre le gouvernement du Royaume du Maroc et le gouvernement des Etats-Unis d’Amérique, conformément à l’Accord de Vienne de 1961.

Quant aux trois conventions multilatérales, elles portent sur l’ouverture du Maroc sur de nouveaux espaces économiques et le parachèvement de son adhésion au système contractuel de l’Union Africaine.

Ces conventions concernent respectivement:

  1. l’adhésion aux statuts de la Banque asiatique d’investissements dans les infrastructures,
  2. la Charte africaine sur la sécurité routière
  3. le Traité de Pelindaba pour la création d’une zone exempte d’armes nucléaires en Afrique.

Ces deux dernières conventions s’inscrivent dans le cadre du renforcement de la présence du Maroc au sein du système de coopération africaine conjointe et le partage de son expérience avec les pays africains dans ces deux domaines importants, précise le communiqué du porte-parole du Palais Royal.

De la Chair à canon

Si les amis et les proches d’Omar Radi pensent que par une Couv, un article et un tweet de médias français réussiraient à faire pression sur le chef de l’Etat pour libérer le journaliste, ils sont bien crédules. Bientôt ils se rendront compte que les tireurs de ficelles qui ont suggéré cette stratégie ont plus intérêt à voir Omar derrière les barreaux que libre. «Omar Radi le martyre», «Omar Radi l’icône de la répression du pouvoir» a plus de valeur qu’un Omar Radi souriant et trinquant à sa liberté retrouvée. Aussi se rendront-ils compte que ces même tireurs de ficelle, les ont piégé en jetant en pâture la palignante, Hafsa Boutahar, la femme qui aurait servi à l’accusé d’objet de vengeance contre le «Makhzen». Dans un ordre mondial dominant, oligopolistique, fondamentalement injuste et inégal, les idéalistes et les femmes ne sont finalement que de la chair à canon de la lutte de pouvoir entre seigneurs de guerre.

Le comité de soutien de Omar Radi a voulu frapper fort la veille de la comparution du journaliste en détention préventive depuis fin juillet, devant le juge d’instruction de la chambre criminelle de la cour d’appel de Casablanca, dans une double affaire de viol et d’espionnage. Le dit comité a choisi de marquer les esprits et d’espérer se faire entendre en optant pour un titre provocateur et une couverture acrimonieuse associant l’affaire Radi au Roi. Ainsi Mediapart, a pris le parti d’un titre qui suggère que Omar Radi serait devenue ligne rouge au même titre que le Sahara ou le Roi, tandis que l’Humanité a offert sa Une à la «cause» en l’ornant du portrait du roi Mohammed VI.

https://twitter.com/aborifi/status/1308358800689201152

Stratégie dépassée et contre productive

Après des mois de push britanico-qatari, principalement via brookings Institute, le comité de soutien de Omar Radi a voulu changer de fusil d’épaule en s’orientant vers les leaders d’opinion français. D’une pierre plusieurs coups: fermer la porte à la rhétorique d’intelligence avec le MI6, attirer l’attention de l’élite francophone marocaine et s’offrir aisément une couverture plein page.

Cependant, déplacer le ring de Doha à Paris, c’est replacer son adversaire dans son terrain de jeu favori, dans sa zone de confort. Attaquer frontalement le monarque, c’est réveiller l’instinct de survie des marocains. Faire signer des articles par des français et des algériens, c’est attiser l’animosité avérée de l’opinion publique vi-à-vis la France et déchainer son patriotisme à l’encontre des ennemies de l’intégrité territoriale du Royaume.

Entre Mohammed VI et Omar Radi, les marocains choisiront leur roi et les analystes les plus médiatisés diront que Macron fait de la pression sur Rabat au sujet du Sahel, de la Libye et au sujet de la normalisation des relations avec Israël. Voilà comment l’affaire Omar Radi sera mise aux oubliettes en 48 heures avant que Chouf TV ne drive l’opinion dans les semaines à venir.

Le pouvoir marocain que nous nommons communément le Makhzen, est rompue depuis l’indépendance à la pression médiatique de l’Elysée. Faire la Une, d’un quotidien communiste en mal de lecteurs n’excite que les whatsapp des quelques francophones que nous sommes et les amis de Omar.

Si Hassan II a géré Mitterrand, Mohammed VI a géré le printemps arabe. Pour preuve, j’invite les stratèges du comité de soutien à naviguer dans Facebook et YouTube pour se rendre compte que le pouvoir et la monarchie se sont adaptés «royalement» au nouveau monde cruel des réseaux sociaux qui est de loin plus dévastateur que la couverture d’un journal papier qui est en passe de disparaître.

Omar Radi a opté dès le début de son affaire pour une stratégie de provocation tout azimut. Ces armes étaient des tweets cinglants et des posts Instagram narguants. Il y tenait d’ailleurs tellement qu’il s’était permis de briser l’accord qu’il avait avec son avocat, Me Benjelloun, l’homme qui s’était investi personnellement dans sa libération janvier dernier. Les doigts d’honneur, les «fuck Moukhabarat» qui ont suivi sa libération ont, entre autres, poussé le pouvoir à montrer son «ugly face», en l’occurrence les chroniques d’Abou Wail Rifi.

Omar Radi ne lâchera pas prise et va internationaliser son affaire en provoquant un tsunami d’articles hostiles au Maroc ainsi que des campagne de guérillas sur twitter pilotés par des cabinets internationaux de veille et d’intelligence stratégique. La machine Makhzen va s’emballer, Radi sera poussé dans ses derniers retranchements, abattra toutes ses cartes, réduisant comme une peau de chagrin les possibilités de médiation.

Si la volonté du comité de soutien était de libérer Omar Radi et de le laver de toutes accusations, la stratégie de provocation adoptée jusque là et sans aucun doute une stratégie contre productive. Le résultat on le voit aujourd’hui, Omar est en prison depuis le 29 juillet et sa liberté provisoire vient d’être rejetée.

Hafsa Boutahar, la femme objet

Ce n’est pas l’intelligence avec le MI6 qui a placé Omar Radi derrière les barreaux mais c’est bel et bien une plainte pour agression sexuelle déposée par une de ses collègues au sein du trés repectable LeDesk, l’un des rares médias libres du Royaume. Pour se défendre, Omar Radi avoue avoir eu des relations consentantes avec sa collègue dans la demeure même de leur employeur transformée en bureaux, crise sanitaire oblige. On lui conseillera de prendre les devants et de diffuser sur les réseaux sociaux les échanges qu’il avait eu avec la plaignante juste avant le passage à l’acte. Le nom et l’identité de la collègue seront ainsi être dévoilés au grand jour.

Violemment attaquée, Hafsa Boutahar décidera de donner sa version des faits à la presse sans attendre la fin de l’enquête. Une épreuve particulièrement sensible et éprouvante dans une société comme la nôtre. Car d’aucuns ne peut imaginer la pression que subissent les femmes dans notre pays quand elles parlent à visage découvert d’agression sexuelle. Innocentes ou coupables, elles endurent pour très longtemps les affres du jugement et du harcèlement aussi bien de leur entourage privé que professionnel.

Depuis l’éclatement de l’affaire, Hafsa Boutahar, se bat pour se faire entendre. A part quelques articles ici et là, sa voix reste inaudible face à un comité de soutien de Omar Radi plus agressif, plus réactif et mieux organisé. Jugée d’avance par ses collègues qui ne lui accordent même pas le bénéfice de doute, Hafsa tente tant bien que mal de répondre à ses détracteurs. Elle vient à ce propos de lancer comme une bouteille à la mer le hashtag #WeBelieveHafsa.

Pour quelles raisons dirait-on? Parce que l’affaire Bouachrine a fait trop de dégât chez les plaignantes. Parce que Omar a un grand capital sympathie. Parce c’est une femme, et une femme n’a pas de libre arbitre, elle est toujours l’objet d’un mâle.

Et c’est à ce propos que la défense agressive du comité de soutien de Omar Radi a probablement mis en danger le journaliste tout en risquant d’éclabousser le journal et la rédaction qu’ils l’ont toujours soutenu.

En effet, répéter à tout va qu’il «s’est fait» la «makhzanienne», la «khabachiste», – référence à Mohamed Khabachi Directeur de publication de Barlmane.com-, Omar Radi avouerait donc avoir utiliser une femme comme trophée de guerre dans sa lutte contre le pouvoir. De plus, en souillant une collègue, en la traitant d’objet du Makhzen et en exposant l’intimité de la vie professionnelle de sa rédaction, Radi met en danger la réputation d’un des derniers îlot de liberté d’expression du pays, LeDesk.

Omar Radi et ses amis n’auraient-ils pas dû écouter profondément les déclarations de la plaignante, le temps de détecter d’éventuelles incohérences, puis bâtir une stratégie plus sereine et plus réfléchie ? N’auraient-ils pas dû attendre les déclarations de Ali Amar avant de le mettre dans l’embarras et devant le fait accompli ?

Chair à canon

Depuis la crise financière de 2008, l’événement annonciateur des ruptures sans précédent dans l’ordre mondial depuis la chute du mur de Berlin, les seigneurs de guerre qui ont découvert le digital le graal tant convoité, se sont fait une spécialité de créer et de détruire des icônes. Leurs candidats sont principalement les jeunes idéalistes rêvant d’un monde nouveau. Ainsi la décennie a vu naître une génération de néo militants : lanceurs d’alertes, icônes de révolution, porte-drapeaux d’écologie, etc. qui dans l’euphorie des likes, des vues et de retweets se persuadent être des véritables acteurs de changement. Malheureusement, l’histoire nous a montré qu’ils ne sont finalement que des outils périssables entre les mains des véritables détenteurs du pouvoir. Assange, Snowden, Wael ghoneim .. ne sont plus que l’ombre d’un passé déjà lointain. Tandis que Soros, fondateur d’Open Society, Clayton Swisher, le corbeau d’Al Jazeera et Azmi Bishara, l’idéologue de la gauche israélienne et ancien parrain de B20 sont toujours libres et seront toujours actifs tant que le monde regorge encore de jeunes rêveurs, stock intarissable de chair à canon.

Omar Radi a emboîté les pas d’autres confrères et militants. Son cas n’est pas sans rappeler celui de Hamid El Mahdaoui, Nasser Zefzafi, Taoufik Bouachrine, Souleiman Raissouni qui ont tous cru bon de suivre les chuchotements des tireurs de ficelles qui leur miroitaient le mirage de l’influence et de puissance et les ont emmuré dans une lutte contre des élites périphériques puis entre quatre murs d’une cellule.

Alors qu’ils payent leur crédulité par leur chair, les princes My Hicham, les Ilyas El Omari et les Maati Mounjib continueront à défendre la liberté d’expression depuis M’diq, Marbella ou Paris, devant une bonne côte de boeuf saignante et du bon vin rouge.

Covid-19 – Report des activités, festivités et cérémonies de la célébration de la fête du Trône

Le Roi Mohammed VI décide de reporter toutes les activités, festivités et cérémonies prévues à l’occasion de la célébration du 21è anniversaire de la fête du Trône, en raison des mesures préventives prises dans le cadre de l’état d’urgence sanitaire, déclaré pour lutter contre la propagation du virus Covid-19. Le souverain adressera un discours le 29 juillet à 21h et présidera à titre symbolique, une réception le 30 juillet 2020.

Le Ministère de la Maison Royale, du Protocole et de la Chancellerie annonce que, prenant en considération les mesures préventives prises dans le cadre de l’état d’urgence sanitaire, déclaré pour lutter contre la propagation du virus Covid-19, il a été décidé de reporter toutes les activités, festivités et cérémonies prévues à l’occasion de la célébration du 21è anniversaire de l’accession au Trône du Roi Mohammed VI.

Dans ce cadre, il a été décidé de reporter la cérémonie de réception que préside le roi à cette occasion, la cérémonie de prestation de serment des officiers lauréats des différents écoles et instituts militaires, paramilitaires et civiles, la cérémonie d’allégeance à Amir Al-Mouminine, la Retraite aux flambeaux organisée par la Garde Royale, ainsi que tous les défilés et manifestations auxquels assistent un grande nombre de citoyens.

Par ailleurs, le souverain adressera un discours, qui sera diffusé sur les ondes de la radio et à la télévision le 29 juillet à 21h. Il présidera également, à titre symbolique, une réception le 30 juillet 2020.

Avec MAP

Le Prince Moulay El Hassan assiste au Conseil des ministres présidé par le roi Mohammed VI

C’est un fait rare. Le Prince Héritier a assisté, lundi au Palais Royal à Rabat, à un Conseil des ministres présidé par le Roi Mohammed VI. Moulay El Hassan, qui vient de souffler ses 17 ans le 8 mai dernier, se voit de plus en plus responsabilisé pour assumer sa destinée royale. Sa participation à ce Conseil ministériel, particulièrement attendu en raison d’une conjoncture complexe due à la crise sanitaire, est forte en symboles. L’ordre du jour chargé, comportait l’examen des orientations générales du projet de loi de finances rectificative pour l’année 2020, l’approbation de plusieurs projets de loi, d’un projet de décret relatifs au domaine militaire, d’accords internationaux et la nomination de diplomates.

Le prince héritier qui connaît déjà toutes les missions d’un souverain, s’attaque désormais à la politique générale de l’État et aux délibérations avec le pouvoir exécutif.

Moulay El Hassan grandit et son apprentissage du métier de roi s’intensifie. En effet, l’année 2019 a été une année où les activités officielles du Prince héritier se sont enchaînées à un rythme soutenu: représenter le roi Mohammed VI à l’étranger, présider une prière rogatoire, assister à la nomination d’un gouvernement, passr des troupes en revue, remettre des trophées sportifs ou rencontrer des personnes de la société civile.

Deux mois après avoir soufflé ses 17 printemps, et à un an de sa majorité, la présence de Moulay El Hassan au Conseil des Ministres est un signal fort du roi Mohammed VI qui amorce ainsi une nouvelle phase dans l’apprentissage du prince héritier à savoir la politique économique et sociale du Royaume et le fonctionnement du pourvoir exécutif.

Mardi, Moulay El Hassan a du noter la classification protocolaire qui régule la disposition de chaque membre du gouvernement autour de la table de réunion, la présentation de l’ordre du jour et certainement comment le roi Mohammed VI a interpellé d’emblée le ministre de la Santé sur l’évolution de la situation épidémiologique dans le pays. Il a dû esquisser un sourire à la décision entérinée par le Conseil qui consiste à la «régularisation rapide de la situation des employés non déclarés à la CNSS» tout en observant du coin de l’oeil les réactions des ministres El Mostafa Ramid et Mohamed Amekraz.

Le Prince héritier ne pouvait avoir comme meilleur terrain d’apprentissage et d’observation que le Conseil de ce mardi où l’ordre du jour couverait un large éventail de sujets structurants pour le Royaume dans un contexte politique, économique et social des plus complexes.

Outre le contenu des orientations stratégiques du projet de loi de finances rectificative 2020, qui ont été présentées de manière pédagogique en les articulants autour de trois piliers : 1) Accompagnement de la reprise progressive de l’activité économique; 2) Préservation de l’emploi; 3) Accélération de la mise en œuvre des réformes de l’administration , Moulay El Hassan a suivi l’approbation de trois projets de loi et un projet de décret relatifs au domaine militaire. Il a du être particulièrement intéressé par le projet de décret sur la réorganisation de l’École Royale de l’Air en raison de son intérêt pour l’aviation.

Après l’économie et la défense, le Prince héritier a eu droit à une immersion dans l’univers de la diplomatie du Royaume : accords bilatéraux avec les deux partenaires stratégiques du pays, le Royaume-Uni et la France, accords multilatéraux portant sur le traité de création de l’Agence africaine du médicament et surtout l’approbation de nominations au Ministère des Affaires Étrangères.

Ce Conseil des Ministres a été une parfaite entrée en matière pour le Prince héritier et une étape supplémentaire dans sa formation de futur monarque.

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