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Mohammed VI

Fact-checking : le PJD a-t-il caché la rupture du contrat du Gazoduc Medgaz, comme l’affirme Aziz Akhannouch ?

Alors qu’il fait face depuis des mois à une impopularité record, le Chef de Gouvernement Aziz Akhannouch semble prêt à tout pour sauver sa peau, jusqu’à accuser son adversaire le PJD d’avoir délibérément caché aux marocains la rupture du contrat du Gazoduc Maghreb-Europe. Pour y voir plus clair nous avons fact-checké les propos du Chef du Gouvernement. Résultat : Il n’en est rien, Aziz Akhannouch était bel et bien au courant de la menace, au moins depuis 2014.

Les faits :

Ce lundi 18 avril, le Chef du Gouvernement était devant le Parlement, lors d’une séance plénière et s’est s’exprimé pour la première fois sur la hausse des prix des denrées alimentaires et des carburants. Refusant de reconnaitre toute responsabilité dans cette situation, Aziz Akhannouch a accusé le PJD d’être à l’origine de la cherté de la vie, pointant du doigt la réforme qui faisait la fierté du parti islamiste : la libéralisation du secteur des hydrocarbures.

Dans sa lancée, Akhannouch a poussé le bouchon encore plus loin, en accusant ses prédécesseurs, Abdelilah Benkirane et Saad Dine El Otmani, d’avoir volontairement caché aux marocains l’information de la rupture du contrat du Gazoduc Maghreb-Europe.

«Marocains, je vous vous dire la vérité. C’est ce parti (PJD, ndlr) qui a augmenté tous les prix. C’est lui qui a libéralisé les hydrocarbures. Durant 10 ans, ils gouvernaient et ils étaient incapables de doter le Maroc d’un stock stratégique des hydrocarbures. Ce parti qui parle de la souveraineté énergétique, c’est lui-même qui nous a laissé jusqu’au dernier moment pour annoncer que le contrat de Gaz avec l’Algérie a été rompu.» a-t-il déclaré.

Qu’en est-il vraiment de ces très graves accusations du Chef du Gouvernement ?

Fack-cheking : Akhannouch était au courant de la menace algérienne depuis 2014

Le 16 décembre 2014, le Roi Mohammed VI approuve la feuille de route du Plan national de développement du gaz naturel liquéfié, présentée par le ministre PJDiste de l’Energie, des Mines, de l’Eau et de l’Environnement, Abdelkader Amara.

Dans la communication du lancement de ce plan, le ministre a bien pris soin de mentionner la date d’expiration du contrat du Gazoduc Maghreb-Europe à savoir novembre 2021.

En effet, dans une dépêche publiée sur l’agence de presse officielle MAP, le ministre PJDiste a déclaré : «Il a également pour objectif de satisfaire la demande électrique nationale, réduire notre dépendance énergétique vis-à-vis de l’extérieur et des combustibles fossiles, à travers la montée en puissance des énergies renouvelables et la valorisation de nos ressources énergétiques locales, et sécuriser l’approvisionnement de nos centrales électriques à cycle combiné gaz-turbine (CCGT) fonctionnant au gaz naturel, notamment après expiration en novembre 2021 de la validité de la convention de transit du gaz algérien par le gazoduc Maghreb-Europe (GME) et du contrat de fourniture de gaz naturel par la Sonatrach» peu-on lire dans une dépêche de la MAP en date du 16 décembre 2014.

Capture d’écran de la dépêche de la MAP

Réagissant à cette annonce, LaVieEco, hebdomadaire propriété de Aziz Akhannouch, publie un long article sur le sujet en prenant soin de consacrer un paragraphe au titre sans ambiguïté : «Vers une indépendance vis-vis du gaz algérien».

«Actuellement, le contrat signé par l’ONEE et la Sonatrach et les redevances en nature de l’Etat sur le gazoduc transportant le gaz algérien vers l’Europe sont les principales sources d’approvisionnement du Maroc en GNL. Or, ces deux contrats arrivent à expiration en novembre 2021. Pour anticiper cela, le ministère compte consacrer les premiers mois de 2015 à l’exploration de nouvelles pistes d’approvisionnement chez les pays producteurs autres que l’Algérie.» a écrit le journaliste salarié de Aziz Akhannouch le 23 décembre 2014.

LaVieEco – 23/12/2014

Le 08 décembre 2017, Aziz Rabbah, alors ministre de l’Energie et des Mines, présente le projet de loi n° 94.17 sensé régulé et organisé le secteur aval du gaz naturel. Dans la note d’information de ladite loi, le ministre rappelle le contexte de son élaboration et ses objectifs.

«(..) afin d’assurer les besoins croissants en énergie le Maroc s’est fixé comme objectif, en plus du développement des énergies renouvelables, la diversification des combustibles, en augmentant la part du gaz naturel dans le mix énergétique» poursuit le document. Et ce, pour les principales raisons suivantes :

  • Disposer de sources alternatives d l’importation du gaz en provenance d’Algérie a travers Ie Gazoduc Maghreb Europe. Les contrats et accords qui encadrent cette importation arriveront à échéances en 2021 ;
  • (…)

Rappelons, qu’Akhannouch a été membre de toutes délégations officielles qui ont accompagné le Souverain en Russie, au Nigéria et au Qatar. Des pays avec lesquels le Royaume a signé des accords sur les hydrocarbures dans un seul et unique but : «diversifier les partenaires internationaux en vue de se libérer de la dépendance du gaz algérien».

Outre le fait qu’il a été l’indéboulonnable ministre de l’agriculture de tous les gouvernements depuis 2007, Aziz Akhannouch agit comme s’il n’était pas à la tête de la première société pétrolière opérant dans les hydrocarbures du Royaume.

Conclusions :

1. Le PJD n’a pas caché l’éventualité du non renouvellement du contrat signé par l’ONEE et la Sonatrach et les redevances en nature de l’Etat marocain sur le gazoduc transportant le gaz algérien vers l’Europe.

2. Aziz Akhannouch n’était pas seulement au courant de la menace de l’arrêt du gazoduc Maghreb-Europe mais il avait accès à de l’information privilégiée sur le secteur des hydrocarbures du pays. Du fait d’être à la tête du premier groupe pétrolier du pays, d’avoir comme membre du bureau politique de son parti la DG de l’ONHYM Amina Benkhadra et d’être le deuxième actionnaire de la junior britannique Sound Energy, qui prospecte les concessions gazières de Tendrara et Meridja.

3. Décrié par tous les marocains en raison de sa gestion de la crise, Aziz Akhannouch n’a pas voulu porté seul le chapeau. Il a voulu trainer dans sa chute le PJD en attaquant la réforme de la caisse de compensation, principale réalisation du parti islamiste durant les deux mandats à la tête du gouvernement.

Stratégie de communication suicidaire

Les déclarations de Aziz Akhannouch au parlement ont été bel et bien préméditées. Ses conseillers lui ont transcrit en arabe dialectale tout le paragraphe contre le PJD sur une fiche que le Chef du gouvernement a lu sans lever les yeux.

Cette stratégie de communication a eu certes un effet immédiat en détournant temporairement l’opinion publique du sujet des flambées de prix et en arrachant 24h de répit mais lourdes seront les conséquences sur le moyen et long terme :

a- Atteinte à l’image du pays

Aziz Akhannouch a clairement affirmé que le pays a été surpris par la rupture du contrat du Gazoduc Maghreb-Europe et qu’il ne s’y était pas préparé. C’est d’autant plus inexcusable, que cette affirmation très grave sortie de la bouche d’un Chef de Gouvernement est complètement fausse.

Le Maroc, Sous l’impulsion du Roi Mohammed VI, mène depuis 2013 une diplomatie disruptive au service de sa souveraineté et de ses intérêts économiques. A ce titre, le Royaume ne tolère plus aucune attaque ou concession y compris de ses partenaires historiques avant même le voisin qui ne nous veut pas de bien. L’Etat marocain, sous la conduite du Roi Mohammed VI n’a jamais surpris par la décision du régime algérien. Au contraire, il l’a transformé en sa faveur. La nouvelle position historique de l’Espagne envers le Maroc en est la preuve irréfutable.

Enfin, les propos irresponsables d’Akhannouch décrédibilisent toutes les déclarations minimisant l’impact de l’arrêt de Medgaz sur le Maroc. Cela confirme le manque de lucidité du Chef du gouvernement et son état avancé de désespoir et d’incapacité à mener à bien son mandat.

b- Réveiller l’animosité du PJD

Aziz Akhannouch qui a réussi à configurer un parlement complètement soumis, n’a plus aucune tolérance à l’opposition structurée. Il se devait de faire taire le seul député qui s’est permis de critiquer le gouvernement.

En s’attaquant frontalement à Abdelilah Benkirane, Aziz Akhannouch s’est tiré une balle dans le pied car le Chef du PJD fait tout pour retenir sa base, qui n’arrive pas encore à digérer la déconfiture de septembre 2021.

c- Exposer davantage Afriquia Gaz

Abdelilah Benkirane et le PJD, dans un souci de gagner la confiance de l’Etat, des opérateurs économiques et des organisations internationales ont usé du discours religieux pour faire passer «crème» les réformes les plus impopulaires et les plus difficiles. Benkirane s’en est sorti avec une très confortable et inespérée retraite mais au prix de la destruction de son parti.

Si l’Etat marocain a réussi à soulager significativement ses finances grâce aux réformes assumées par le PJD, Aziz Akhannouch a vu sa fortune doublée depuis la libéralisation des hydrocarbures.

Le milliardaire marocain a dit vrai quand il a pointé du doigt Benkirane comme étant celui qui a permis une telle flambée des prix du gasoil, mais il a omis de dire que c’est lui qui prenait l’argent des poches des marocains pour s’enrichir davantage.

En 2015, l’année de l’entrée en vigueur de la réforme de la Caisse de compensation et la libéralisation du secteur des hydrocarbure, Afriquia Gaz a levé un emprunt obligataire de 600 millions de dirhams. Dans la note d’information relative à cette émission, la société pétrolière de Aziz Akhannouch rassure les souscripteurs sur l’impact des fluctuations des cours de pétrole et du gaz naturel sur ses résultat en écrivant noir sur blanc que «ces fluctuations sont répercutées sur les clients».

Dans le paragraphe VI de la partie «Facteurs de risques» de ladite note d’information, il est écrit :

«Les cours de GPL sur les marchés internationaux subissent des fluctuations importantes liées aux cours du pétrole brute et du gaz naturel. Les prix du propane étant libéralisés, AFRIQUIA GAZ est exposée, à l’instar des autres acteurs de GPL, dans le cadre de ses importations, aux fluctuations des cours de GPL à l’international. Ces fluctuations sont généralement répercutées sur les clients mais peuvent, rarement, avoir une incidence sur les résultats de la société liée à l’impact de ces variations sur le chiffre d’affaires « Propane » ».

Capture d’écran de la Note d’information d’une émission obligataire d’Afriquia Gaz

Stock stratégique : Akhannouch est-il à l’origine du retard de la construction d’un terminal méthanier et du statu quo de l’affaire La Samir ?

Lors de son intervention au parlement, Aziz Akhannouch a accusé le PJD d’avoir été incapable de doter le Maroc d’un stock stratégiques d’hydrocarbures, tout en évoquant l’affaire La Samir.

«Durant 10 ans, ils gouvernaient et ils étaient incapables de doter le Maroc d’un stock stratégique des hydrocarbures (…) Si seulement on pouvait trouver quelqu’un pour reprendre La Samir. L’Etat n’a pas arrêté La Samir. L’Etat a un problème juridique avec un monsieur qui s’appelle ( ne le nomme pas ) dans tribunaux internationaux», a-t-il déclaré.

Encore une fois, le Chef du Gouvernement et le patron d’Afriquia Gaz n’a pas dit toute la vérité. Car Aziz Akhannouch a été le premier à s’intéresser à la raffinerie. Selon nos sources, il aurait fait plusieurs tentatives, la dernière en date est une offre qui l’aurait faite via un proxy irakien. Les enjeux géopolitiques ont fini par le dissuader, pour le moment.

Idem, pour le stock stratégique des hydrocarbures. Si Amara et Rebbah ont effectivement n’ont pas réalisé la pléthore d’annonces de constructions de structures de stockages, tantôt à Jorf, tantôt à Safi, tantôt sur la Méditerranée, c’est qu’ils devaient faire face à un lobbying intense de Aziz Akhannouch lui même via la Fédération de l’Energie et de l’ONHYM mais également des américains et des russes.

En effet, Abdelkader Amara, ministre de l’énergie PJDiste et son successeur du même parti Aziz Rebbah ont fait beaucoup d’annonces au sujet du stockage et du GNL, sans aucun résultat concret.

Le premier, a lancé le Plan national de développement du gaz naturel liquéfié puis à coordonné avec l’ONEE le lancement d’un appel à manifestation d’intérêt concernant la phase «Gas to power» pour la réalisation des infrastructures gazières et électriques. Aucun port gazier n’a vu le jour et les appels d’offre n’ont pas été exécutés.

Aziz Rebbah ne fera pas mieux. Il dévoile en décembre 2017, le projet de loi 94.17 relative au secteur aval du Gaz Naturel, qui restera dans les tiroirs. Et à deux semaines des élections de 2021 il publie en catimini une nouvelle feuille de route nationale pour le développement du gaz naturel 2021-2030.

Il faut attendre janvier 2022, pour que le Conseil de la concurrence s’exprime sur le projet de loi 94.17 de Rebbah. Ahmed Rahhou envoie aux calendes grecques ce texte en recommandant la reprise de sa rédaction en vue de l’harmoniser avec les règles relatives au libre jeu de la concurrence.

Rahhou estime qu’il «est impératif de profiter des bienfaits de la concurrence sur ce marché et d’éviter, dès la mise en place initiale de ce secteur, de figer des positions, d’établir des monopoles et d’octroyer des exclusivités qui auront un impact négatif sur le développement du secteur».

Aziz Akhannouch accuse le PJD du retard pris pour le développement d’infrastructures de stockage d’hydrocarbures mais omet de dire que ce sont les deux présidents du Conseil de la Concurrence qui ont mis fin à ses stratégie hégémoniques.

Aziz Akhannouch est en partie en cause du retard pris pour le développement du secteur gazier dans le pays, puisqu’il est principal accusé dans l’affaire de l’entente sur les prix du carburant, portant atteinte à la concurrence sur un marché. D’autant plus, qu’il s’est investit avec un autre opérateur, Sound Energy en l’occurence, pour se positionner sur la prospection et le stockage du gaz dans le pays.

Sound Energy est détenue à hauteur de 26,1% par des capitaux marocains, 16,3% par Oil & Gas Investment Fund S.A. (OGIF), le fonds repreneur de Maghreb Petroleum Exploration et 9,8% par Afriquia Gaz SA. Sound Energy, est une société qui vit uniquement sur les effets d’annonces et de la patiente des institutionnels qui siègent au Conseil de son actionnaire marocain OGIF.

Prétextant, un redressement fiscal pour justifier les retards de ses projets notamment celui du GNL, Sound Energy a trouvé dans notre Chef du Gouvernement le prêteur idéal puisqu’il lui a renfloué ses caisses de 18 millions de dollars. Étalé sur 12 ans, le généreux prêt d’Afrique Gaz, au taux fixe de 6%, servirait au développement de la concession de production de Tendrara.

Secteur de l’Energie : en manque de Gouvernance

La gouvernance du secteur de l’énergie au Maroc n’a jamais été aussi fragile en raison de :

  • la surexposition politique de Aziz Akhannouch,
  • la disgrâce de Mustapha Bakkoury et son impact sur les activités de MASEN,
  • la guerre des tranchées entre la nouvelle ministre de la transition énergétique Laila Benali et le DG de l’ONEE Abderrahim El Hafidi,
  • le naufrage annoncé de l’ONEE,
  • le conflit d’intérêt de la position d’Amina Benkhadra au parti du Chef du Gouvernement et patron d’Afrique Gaz et actionnaire de Sound Energy par rapport à ses responsabilités à l’ONHYM.

Nous devons repenser notre modèle, définir une nouvelle vision énergétique et renforcer notre gouvernance pour faire face à la crise mondiale et garantir un accès à des énergies bon marché pour contenir l’inflation et soutenir nos exportations.

Références

Le Roi Mohammed VI reçoit le Président du Gouvernement Espagnol Pedro Sanchez

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Le Roi Mohammed VI a reçu ce jeudi, au Palais Royal de Rabat, Pedro Sanchez, Président du Gouvernement Espagnol, qui effectue, à l’invitation du Souverain, une visite au Maroc dans le cadre d’une nouvelle étape de partenariat entre les Royaumes du Maroc et d’Espagne, indique un communiqué du Cabinet royal.

Cette audience, qui s’inscrit dans le prolongement de l’entretien téléphonique intervenu le 31 mars entre le Roi Mohammed VI et le Président du Gouvernement Espagnol, vient en concrétisation de la lettre adressée le 14 mars par Monsieur Pedro Sanchez au Roi dans laquelle le Gouvernement espagnol s’engage à inaugurer une nouvelle phase dans les relations entre les deux Royaumes, basée sur la transparence et le respect mutuel.

Cette nouvelle dynamique se veut un écho à l’appel du Roi Mohammed VI lors du Discours du 20 août 2021 à inaugurer une étape inédite dans les relations entre les deux pays.

Au cours de cette audience, Pedro Sanchez, a tenu à réaffirmer la position de l’Espagne sur le dossier du Sahara, considérant l’initiative marocaine d’autonomie comme la base la plus sérieuse, réaliste et crédible pour la résolution du différend.

A cette occasion, le Roi Mohammed VI et le Président du Gouvernement Espagnol ont réitéré la volonté d’ouvrir une nouvelle étape dans les relations entre les deux pays, fondée sur le respect mutuel, la confiance réciproque, la concertation permanente et la coopération franche et loyale.

À cet égard, il a été notamment convenu la mise en œuvre d’actions concrètes dans le cadre d’une feuille de route couvrant l’ensemble des domaines du partenariat, intégrant toutes les questions d’intérêt commun.

Par ailleurs, l’audience accordée au Chef de l’exécutif espagnol a été l’occasion de passer en revue les différents volets d’intérêt commun dans leurs composantes politique, économique, sécuritaire et culturelle. Les questions régionales et internationales ont également été au menu de ces entretiens.

Ont assisté à cette audience du côté espagnol, le ministre des Affaires étrangères, de l’Union Européenne et de la Coopération, José Manuel Albares, l’ambassadeur d’Espagne à Rabat, M. Ricardo Diez-Hochleitner, et du côté marocain, le Conseiller du Roi, M. Fouad Ali El Himma, le Ministre des Affaires étrangères, de la Coopération africaine et des Marocains résidant à l’étranger, M. Nasser Bourita, et l’ambassadeur de SM le Roi à Madrid, Mme Karima Benyaich.

Vladimir Poutine remercie le Maroc pour sa neutralité à l’ONU

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La non-participation du Maroc au vote à l’Assemblée générale de l’ONU au sujet de la crise russo-ukrainienne a pris de court tant l’opinion publique que les observateurs internationaux. Contre toute attente, cette décision a été accueillie avec satisfaction par le peuple marocain mais également par une opinion arabe, éreintée par les guerres qui ont meurtri la «Oumma» depuis les années 90.

Rabat va s’engager davantage dans l’expression de la souveraineté de sa décision en entreprenant l’augmentation des dessertes Casablanca-Moscou. Au moment où le monde occidental ferme son espace aérien aux citoyens russes et à leurs compagnies aériennes. Cette position, pragmatique, pacifiste et neutre n’a pas échappée à Vladimir Poutine qui selon les informations de Maghreb Intelligence à envoyer un message de remerciement aux autorités marocaines.

«La non-participation du Maroc au vote à l’Assemblée générale de l’ONU au sujet de la crise russo-ukrainienne est une décision souveraine, qui ne peut être interprétée comme un désalignement stratégique ou comme une position contre le droit international et l’intégrité territoriale des Etats», a déclaré Nasser Bourita dans un communiqué publié juste après la clôture de l’AG le mercredi 2 mars 2022.

Ce communiqué a eu l’effet d’une bombe au Maroc. L’opinion publique est habituée au rôle du bon élève du pays au sein des instances internationales. Se positionner en dehors de la communauté internationale occidentale est un évènement inédit, ou presque. En effet, avec du recul cette posture du Maroc est tout à faut cohérente avec la stratégie disruptive de la diplomatie marocaine adoptée ces deux dernières années.

Le Maroc ne fait plus dans l’hypocrisie. Il suit une politique étrangère moins complaisante et plus conforme à ses intérêts. Surtout que les changements de fond que connait l’ordre mondial a rendu les alliés et partenaires historiques du Royaume en état de constante fébrilité. D’ailleurs dans ce conflit qui a éclaté le 24 février dernier en Ukraine, il est malheureux de constater que l’hypocrisie et le double langage brouillent davantage la terrible réalité de la guerre.

D’une part nous avons les Etats-unis et le Royaume-uni qui continuent de s’approvisionner en gaz russe au même moment où ils ont tout fait pour le bloquer en Europe et ailleurs. Tandis que Washington oublie tout le mal qu’elle pense du Venezuela et Cuba et profite de la crise en Russie pour reprendre discrètement les relations avec les deux pays.

La France quand à elle se positionne en leader de l’Union européenne et soutient et encourage toutes les sanctions contre Moscou. Mais dans les coulisses, c’est un autre langage qui prévaut, celui des intérêts économiques et diplomatique. Vendredi dernier, Emmanuel Macron s’est réuni avec les principaux groupes français pour «leur recommander» de ne pas se précipiter à se désengager de Russie.

Israël et les E.A.U ont voté en faveur de la résolution américaine condamnant l’invasion russe mais dans les faits ils maintiennent leurs relations intactes avec Poutine. Yair Lapid, ministre des affaires étrangères israélien a informé Moscou de sa décision de voter pour la résolution onusienne et a demandé au Kremlin de ne pas en tenir rigueur. Et Dubai constitue actuellement le point central de la connexion aérienne de la Russie avec le monde occidental.

La neutralité du Maroc se démarque de cette cette hypocrisie ambiante. Une position contrée par une opinion publique très favorable. Les qualificatifs de cette décision dans les discussions privés, les réactions sur les réseaux sociaux et les articles de presse vont de courageuse à sage et satisfaisante.

59% de la planète n’a pas voté pour la résolution américaine contre la Russie

Cinquante six (56) pays n’ont pas voté le mercredi 2 mars 2022 à l’Assemblée générale des Nations-Unies en faveur de la résolution américaine condamnant l’invasion russe de l’Ukraine.

50% de ces pays sont africains, 38% asiatiques, 10% d’Amérique du Sud et 2% d’Europe de l’Est.

Pas votéVoté contreAbstenus
1. Azerbaijan1. Biélorussie1. Algérie
2. Burkina Faso2. Corée du Nord2. Angola
3. Cameroun3. Érythrée3. Arménie
4. Eswatini4. Russie4. Bangladesh
5. Ethiopie5. Syrie5. Bolivie
6. Guinée6. Burundi
12. Guinée Bissau7. Centrafrique
13. Maroc8. Chine
14. Togo9. Congo
15. Turkmenistan10. Cuba
16. Uzbekistan11. Salvador
17. Venezuela12. Guinée équatoriale
13. Inde
14. Iran
15. Iraq
16. Kazakhstan
17. Kirghizistan
18. Laos
19. Madagascar
20. Mali
21. Mongolie
22. Mozambique
23. Namibie
24. Nicaragua
25. Pakistan
26. Sénégal
27. Afrique du Sud
28. Soudan du Sud
29. Sri Lanka
29. Soudan
30. Tajikistan
31. Uganda
32. Tanzanie
33. Vietnam
34. Zimbabwe

Quand on pondère ces 56 pays par rapport à leur poids démographique, on réalise que 59% des populations de la planète n’a pas voté pour la résolution américaine. Si on rajoute ceux qui ont voté uniquement en «demoiselles d’honneur», le nombre de citoyens du monde qui n’ont pas souhaité suivre la pression américaine dans sa lutte d’influence avec la Russie en Europe, atteindrait les 70% de la planète.

Poutine félicite discrètement Rabat

Selon les sources de Maghreb-Intelligence, Vladimir Poutine n’a pas attendu longtemps pour exprimer sa satisfaction quant à la neutralité du Maroc lors du vote à l’AG de l’ONU. Il a ainsi adressé un message de remerciements aux autorités marocaines par les canaux diplomatiques. Un échange tenu secret jusqu’à ce jour.

«Ce message de remerciement n’a pas été officialisé, ni par Moscou, ni par Rabat» précise le journal électronique.

Rappelons que le Maroc à travers son ministère des affaires étrangères a exprimé ses regrets suite à l’escalade militaire qui a fait des centaines de morts et des milliers de blessés et qui a causé des souffrances humaines des deux côtés.

Othman Benjelloun canalise l’investissement chinois en Afrique

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Othman Benjelloun, l’homme d’affaire, d’influence et de soft power, fait partie de ceux qui ont vu de très prés la naissance de l’hyperpuissance chinoise. Il fut d’ailleurs le premier marocain à être reçu par le fondateur du Parti communiste chinois, Mao Tsé-Toung. Une visite qui s’inscrivait dans la stratégie américaine pensée et déroulée par son ami Henry Kissinger. Laquelle stratégie consistait à contenir par une muraille de feu, d’alliances mais aussi de business, une Chine, hyperpuissance en devenir. Kissinger estimait qu’un monde bipolaire peut être dangereux, et qu’une pluralité des pôles de puissance donnait davantage de jeu. Alors que les démons de la guerre totale sont de retour, Sir Othman Benjelloun, de haut de ses 90 ans, remet ses gants de velours pour offrir au Royaume, un levier économique et diplomatique d’influence, d’innovation et d’action porteur de paix et d’espoir dans un continent, objet de de toutes les convoitises.

«Le mot retraite n’existe pas dans mon vocabulaire. Dans notre famille, on travaille tant qu’on a la capacité de le faire». Cette devise est celle de Othman Benjelloun, reprise sur les colonnes de notre confrère Médias24 cette semaine. Une déclaration que le «Gentleman de la finance marocaine» a fait suivre aussitôt par des faits. Il a eu l’honneur d’accompagner le Souverain pour le lancement du projet qui fait intégrer et propulser le Royaume dans le cercle très fermé de la BioTech mondiale. Ensuite, il mobilise, le jour même, la filiale de sa banque à Shanghai pour canaliser les investissements chinois en Afrique.

« Ma succession ? Je n’y ai jamais pensé », nous avait-il lancé. « Les gens me disent que je devrais prendre ma retraite et passer le relais depuis 15 ans déjà et on me le dit encore aujourd’hui. A chaque fois, je réponds que le mot retraite n’existe pas dans mon vocabulaire. Dans notre famille, on travaille tant qu’on a la capacité de le faire ».

Othman Benjelloun, Médias24 – 26/01/2022

SENSYO Pharmatech, un coup de maître du Roi Mohammed VI, une mise en oeuvre de Othman Benjelloun

SENSYO Pharmatech concentre toute la vision et l’ambition du Roi Mohammed VI pour son pays :

  1. UN MAROC SOUVERAIN

La pandémie a joué un rôle de révélateur, en mettant en évidence la dépendance aux approvisionnements de produits essentiels tels que les denrées alimentaires, les médicaments, l’énergie et les matières première. Le Roi Mohammed VI a été l’un des premiers dirigeants du monde à annoncer publiquement la nouvelle réorientation stratégique de son pays sur la voie de la souveraineté «sanitaire, énergétique, industrielle, alimentaire». Une prise de conscience motivée par la bonne lecture royale de ce mouvement structurel de montée des tensions géopolitiques.

De fait, la crise pandémique a révélé le retour en force du thème de la Souveraineté. Qu’elle soit sanitaire, énergétique, industrielle, alimentaire ou autre, sa préservation est devenue l’enjeu d’une véritable compétition qui suscite des réactions fébriles chez certains.

Roi Mohammed VI, Discours du 08/10/2021
  1. UN MAROC DANS LA COUR DES GRANDS

Depuis le début de son règne, le Roi Mohammed VI voyait très grand pour son pays. Un projet comme Tanger Med a transformé le poids stratégique mondial du Royaume, corrigeant le déséquilibre historique au fil des années qui s’était installé entre les deux rives nord et sud de la Méditerranée.

SENSYO Pharmatech s’inscrit dans cette catégorie de projets de rupture, aussi bien par la taille, les investissements consentis que par l’appui et l’ambition royaux. Un projet vise non seulement à ce que le Maroc maintienne sa trajectoire ascendante mais à s’imposer à la cour des grands.

Les chiffres du projets sont éloquents et les ambitions sont grandes :

  • 500 millions d’euros, d’investissements;
  • 16 millions d’unités de capacité combinée de production en 2024;
  • 20 vaccins et produits bio-thérapeutiques, dont 3 anti Covid-19;
  • 2 milliards de doses de vaccins Siinopharm à horizon 2025
  • 70% des besoins du Royaume et plus de 60% de ceux du Continent
  • Création d’un Pôle africain d’innovation biopharmaceutique et vaccinale de facture mondiale
  • N°1 en Afrique et 5ème mondial dans le monde dans l’industrie du «Fill & Finish».
  • UN MAROC LIBÉRÉ DES EMPRISES DE SES PARTENAIRES HISTORIQUES

Avec un partenaire technologique suédois, un premier client chinois, un financement marocain et un expert de Corée du Sud, SENSYO Pharmatech est le «business case» qui démontre la ferme volonté du Roi Mohammed VI de s’ouvrir à de nouvelles alliances stratégiques.

D’ailleurs, c’est cet engagement irréversible et stratégique pris par le Souverain qui a déclenché autant de haine et d’attaques de la France envers le Maroc et la monarchie au point de faire circuler les rumeurs d’un plan de retrait de ses investissements dans le pays.

Ce partenariat multidimensionnel que représente SENSYO Pharmatech, peut être lu également de l’angle du soft power marocain pour solutionner définitivement le dossier du Sahara marocain. Si la Chine suit de très prés le dossier du Sahara en raison du cas de Taiwan, le renforcement des partenariats économiques et scientifiques avec la Suède, permettront aux deux partenaires de se mieux se connaître et au pays scandinave de libérer une partie de son intelligentsia du poison de l’emprise idéologique des protégés du régime militaire algériens.

Après SENSYO Pharmatech, Othman Benjelloun mobilise BOA Shangai pour canaliser l’investissement chinois en Afrique

Othman Benjelloun ne s’est pas contenté des images du lancement de la plateforme de Benslimane. Le même jour, et pour honorer l’engagement pris devant le souverain pour accompagner la réussite du projet SENSYO Pharmatech, il scelle à travers Bank Of Africa un partenariat avec l’AMDIE visant à canaliser les investissements chinois en Afrique.

En effet, dans une dépêche de l’Agence de presse officielle MAP, Bank Of Africa, le groupe financier panafricain contrôlé par Othman Benjelloun, annonce la signature avec l’Agence Marocaine de Développement des Investissements et des Exportations (AMDIE) d’une convention de coopération pour «encourager les investissements chinois en Afrique».

«Une convention de partenariat a été signée entre Khalid Nasr, directeur général exécutif de Bank Of Africa d’une part, et Youssef El Bari, directeur général de l’AMDIE d’autre part, ayant pour objet la définition des modalités de coopération entre l’AMDIE, Bank Of Africa et BOA Shanghai en matière de développement des investissements chinois au Maroc et en Afrique, et des relations d’affaires entre les opérateurs marocains et chinois de manière générale», indique le communiqué de la banque de Othman Benjelloun.

Les deux parties prévoient la mise en place d’un comité ayant pour rôle de fixer les orientations stratégiques de cette collaboration et de veiller à la mise en œuvre des actions inscrites dans le cadre de ce partenariat, précise la même source.

Ce partenariat, le premier du genre concernant la Chine, est d’une importance cruciale à plusieurs dimensions aussi bien sur le plan économique, que sur le plan diplomatique et géostratégique :

  1. institutionnaliser et formaliser les relations économiques avec la Chine, qui ont connu des hauts et des bas et plusieurs tentatives non abouties. En s’adossant de manière formelle à BAO Shangai, l’AMDIE peut dérouler sa machine de guerre pour accueillir, traiter et analyser toutes les opportunités d’investissement chinois au Maroc et en Afrique.
  2. mettre en pratique des recommandations du souverain quand à l’encouragement des PPP dans l’action due l’exécutif. L’AMDIE profitera de l’expertise de BOA Shangai mais également de l’Intelligence économique poussée du groupe bancaire, unique institution financière de la place y avoir consacré un département dédié.
  3. protéger et sécurisé l’action diplomatique du Royaume avec la Chine des parasites et des vendeurs de sable.

La feuille de route royale pour le Maroc de demain se précise de jour en jour avec des actions concrètes et visibles. Le Maroc de Mohammed VI sort de sa zone de confort au prix de coups bas et de lâches manoeuvres qui regardent encore le monde dans le rétroviseur et à travers du prisme du colonialisme et de l’impérialisme.

Le Roi Mohammed VI fait de Benslimane la capitale africaine de la Biotech

Le Roi Mohammed VI a présidé, jeudi Benslimane, la cérémonie de lancement des travaux de réalisation d’une usine de fabrication de vaccins anti Covid-19 et autres vaccins, un projet structurant qui, à terme, contribuera à assurer la souveraineté vaccinale du Royaume et du Continent africain dans son ensemble. Fruit d’un partenariat public-privé avec la société suédoise Recipharm, l’investissement consenti à ce projet est de 500 millions d’euros

Avec MAP

L’unité industrielle lancée par le Roi Mohammed VI est destinée à positionner le Royaume en tant que hub biotechnologique incontournable en Afrique et dans le monde, capable d’assurer les besoins sanitaires du Continent à court et à long terme, en y intégrant la recherche pharmaceutique, le développement clinique, la fabrication et la commercialisation de produits biopharmaceutiques de grande nécessité. Elle doit mobiliser à terme un investissement d’environ 400 à 500 millions d’euros.

Le projet de Benslimane consiste en la mise en place d’une usine de fabrication et de mise en seringue de vaccins (anti-Covid et autres vaccins), disposant de 3 lignes industrielles dont la capacité combinée de production atteindra 116 millions d’unités en 2024. Ces lignes seront dédiées à la production de seringues pré-remplies, de flacons de liquides et de flacons lyophilisés. L’investissement projeté est d’environ 200 millions d’euros, et le lancement de la production des lots d’essais est prévu le 30 juillet 2022.

Partenariat public-privé

Fruit d’un partenariat public-privé, notamment l’accompagnement d’un des leaders mondiaux de la biotechnologie et de l’industrie du “Fill & Finish”, la société suédoise Recipharm, ce projet permettra d’assurer l’autosuffisance du Royaume en matière de vaccins et de faire du pays une plateforme de biotechnologie de premier plan à l’échelle du Continent africain et du monde dans le domaine de l’industrie du “fill & finish”.

Baptisée «SENSYO Pharmatech», l’unité industrielle, la plus grande plateforme par capacité de Fill & Finish de vaccins en Afrique, sera à terme amenée à devenir l’une des 5 premières au monde. Ce projet d’envergure vise, à moyen terme (2022-2025), le transfert du remplissage aseptique et de la fabrication de substance active de plus de 20 vaccins et produits bio-thérapeutiques, incluant 3 vaccins anti Covid-19, en moins de 3 ans au Maroc, couvrant plus de 70% des besoins du Royaume et plus de 60% de ceux du Continent.

Il est prévu dans ce cadre le transfert vers le Maroc de plateformes biotechnologiques avancées, incluant la recherche clinique, le développement et la production de thérapies cellulaires et géniques, cellules souches, et de technologies de pointe de diagnostic in vitro.

Pôle africain d’innovation

Le projet ambitionne, à long terme (2023-2030), la création d’un Pôle africain d’innovation biopharmaceutique et vaccinale au Maroc reconnu mondialement et ce, dans le cadre d’un partenariat entre des acteurs majeurs internationaux dans les domaines de recherche et de développement de technologies de pointe dans les vaccins et produits bio-thérapeutiques et toutes les institutions marocaines de tutelle, notamment le Ministère de l’Enseignement Supérieur, celui de la Santé, le Ministère de l’Intérieur, celui de l’Industrie et celui des Finances.

Un transfert de savoir-faire massif et en continu est prévu à ce titre pour positionner le Royaume dans les 5 années à venir en tant que locomotive du Continent en recherche, développement et production de produits biopharmaceutiques de pointe.

A noter qu’aujourd’hui, et grâce à la mobilisation des lignes de remplissage aseptiques disponibles localement au Maroc ainsi qu’au transfert du remplissage de flacons en salle blanche du vaccin anti Covid-19 de Sinopharm vers le Maroc, le Royaume produit plus de 3 millions de doses localement par mois. La capacité de production augmentera à environ 5 millions de doses à partir du mois de février 2022 et à plus de 20 millions de doses par mois à fin 2022. A partir de 2025, le Maroc sera en capacité de produire plus de 2 milliards de doses de vaccins.

Signatures de conventions

A cette occasion, le Roi Mohammed VI a présidé la cérémonie de signature de la convention d’investissement pour la réalisation de l’unité de fabrication de vaccins anti Covid-19 et d’autres vaccins, à Benslimane.

Elle a été signée par Mme Nadia Fettah Alaoui, ministre de l’Economie et des Finances, M. Nizar Baraka, ministre de l’Equipement et de l’Eau, M. Khalid Ait Taleb, ministre de la Santé et de la Protection sociale, M. Younes Sekkouri, ministre de l’Inclusion économique, de la petite entreprise, de l’emploi et des compétences, et M. Mohcine Jazouli, ministre délégué chargé de l’investissement, de la convergence et de l’évaluation des politiques publiques.

Elle a également été signée par M. Othman Benjelloun, président de la société «Sensyo Pharmatech» M. Said Ahmidouch, wali de la région de Casablanca-Settat, M. Samir Lyazidi, gouverneur de la province de Benslimane, M. Taoufiq Moucharraf, secrétaire général du ministère de l’Industrie et du Commerce, et M. Abdellah Kabiri, Directeur du pôle industrie à l’Office national de l’électricité et de l’eau potable.

Orange se retirera-t-elle du Maroc ?

Des rumeurs persistantes font état d’un éventuel départ du Maroc de l’opérateur télécom français Orange. Raison évoquée, la dégradation des relations en Rabat et Paris.

«Autrefois la France jouait avec les gouvernements locaux (Afrique de l’Ouest, ndlr) comme on jouait avec des cubes. Depuis, elle a perdu la main, l’envie et le savoir-faire» affirme Vincent Hervouet, Chef du service « Étranger » de LCI.

Au Maroc, le constat est le même. L’Etat français a perdu la main, l’envie et le savoir-faire de coopérer en intelligence avec le Royaume, devenu libre et émancipé des derniers résidus nocifs du diktat colonial.

Les dossiers qui fâchent s’empilent: les tergiversations de l’Elysée sur le Sahara marocain, le rapprochement sécuritaire et militaire entre Rabat et Tel-Aviv, la crise silencieuse de l’affaire Pegasus, l’accueil et la médiatisation de Youtubeurs marocains, le ralliement du Maroc à l’alliance américaine et anti-française «Africa Focus Group», la basse attaque du Magazine Elle proche de Brigitte Macron, le soutien du Maroc au gouvernement de transition malien et la tentative de manipulation judiciaire du parquet français du décès de la touriste française à Tiznit.

Jamais les relations entre le Maroc et la France ne se sont aussi dégradée. La seule variante dans l’histoire est le déclassement de la France en Afrique et un manque de lucidité d’une intelligentsia française dépassée et sans repères.

Si l’Elysée tente de faire pression sur le Maroc en retirant ses investissements du pays notamment Orange, le Royaume n’en sera que très satisfait. Nos champions nationaux n’attendaient que cette opportunité pour se développer davantage. Dan sa folie, Emmanuel Macron est bien capable à quelques mois de la fin de son mandat, et pour avoir le contrôle de l’opérateur téléphonique, de provoquer un effet de boule de neige avec la «Trafalgar posthume» pour Bernard Tapie poussant à la démission le président d’Orange Stéphane Richard, éclaboussé.

La politique de la terre brulée de la France de Macron

Emmanuel Macron se venge de l’échec de sa strategie du maintien par la force de l’influence française en Afrique de l’Ouest en optant pour la stratégie de la terre brûlée, chère à l’Allemagne nazie.

En retirant subitement ses troupes du Sahel, Emmanuel a déclenché une réaction en chaîne dans les trois pays les plus fragiles de la région, le Tchad, le Mali et tout récemment le Burkina Faso.

Au Burkina, le crime est signé. Le président malien Roch Marc Christian Kaboré s’est fait renversé, arrêté et retenu par des putschistes dont le Chef a fait l’École de Guerre à Paris, au moment où les forces spéciales françaises étaient basées à l’aéroport de Ouagadougou. Et LeMonde de fêter l’opération en titrant : «Au Burkina Faso, un coup d’état militaire salué par la rue».

«Ce coup d’Etat au Burkina Faso montre l’étendue de son échec, d’abord la multiplication des coups d’Etats au Sahel enterrent tous les discours sur la bonne gouvernance, l’Etat de droit qu’on répète comme des perroquets depuis Mitterand», fustige Vincent Hervouet.

Le colonisateur français qui sommeille dans l’appareil d’Etat français, ne supporte pas cette vague continentale et populaire anti-française. Au Mali, le Chef de la junte au pouvoir a réussi à fissurer le blocus international sur son pays, en organisant des manifestations monstres nourries par un sentiment anti-français largement partagé. En Centrafrique et au Burkina, le phénomène, s’amplifie. Paris cris à la manipulation russe.

«Contre les putschistes maliens, Paris avait tendu un cordon sanitaire. Les frontières sont bouclées, l’Union africaine et la CEDEAO ont pris des sanctions, ça n’a pas dissuadés leurs camarades du Burkina d’en faire autant.» souligne M.Hervouet.

Et de poursuivre, «Au Sahel, La France est embourbée. Elle n’a pas empêché la contagion du Jihad, la contagion du putsch. Son aide n’a pas consolider des États fragiles, c’est même le contraire».

«Le monde a bien changé. A force d’enterrer la Françafrique, elle est bien morte est enterrée», Conclut -il.

Akhannouch sur la télé : un naufrage médiatique et politique

Pour son premier grand oral à la télévision publique depuis sa nomination, Aziz Akhannouch n’a pas réussi ni à rassurer les marocains ni à les convaincre du bilan de ses 100 jours à la tête du gouvernement. Coincé dans un décor exigu, inconfortable et vieillot, déstabilisé par un duo de journalistes hétérogène, le Chef de gouvernement a livré un discours titubant, hésitant, fragile et imprécis dans une langue non articulée, un débit haché et des phrases truffées de francisime. Un naufrage médiatique et politique en différé qui n’annonce rien de bon.

Ce qui était sensé être le grand oral du Chef du Gouvernement, 129 jours après sa nomination, s’est transformé en un naufrage médiatique. L’interview a en effet a suscité un sarcasme général sur les réseaux sociaux et dans les salons privés. Les réactions ont été unanimes, une prestation médiocre et un exercice de communication complaisant et un journalisme couché.

Le rendez-vous tant attendu était déjà mal parti, quand des fuites ont révélé que l’entretien n’allait pas être en direct et que l’enregistrement était prévu pour la veille de la diffusion. Un détail que les chaines concernées ont omis de mentionner.

D’ailleurs, dans un post Facebook du journaliste Abdellah Tourabi annonçant l’entretien qu’il allait mener avec son confère d’Al Aoula, les 143 commentaires qu’il a reçu donnaient un aperçu réel du pouls de la rue.

Lumière, montage, fauteuil, disposition, cadre, Akhanouch a eu tout faux

C’est un retour en arrière assez consternant. La lumière, l’espace et la disposition de l’interviwé et des journalistes ont installé une ambiance où il flottait comme un « petit parfum » des années soixantes. Quand à l’arrière plan, les murs, le fauteuil et la petite table ont formé une pâle et indécente copie du décor des audiences royales.

Le culte de la personne, la mégalomanie et l’incompétence des conseillers ont ruiné d’emblée l’image de celui qui veut réformer et modérniser le pays.

Par ailleurs, quand bien même l’émission était enregistrée, son montage a curieusement laissé passer des plans en défaveur du Chef de gouvernement et des journalistes. A plusieurs reprises la caméra montrait Akhannouch relire son anti-sèche et fixer les journalistes d’une drôle de manière et gardait un grand plan sur Abdellah Tourabi souvent agacé par l’immaturité de son confrère.

Yassine El Idrissi, une erreur de casting

Ce parachuté à la tête de la direction de l’information à Al Aoula, à la place de la journaliste chevronnée Fatima El Baroudi, a démontré hier qu’il n’a rien compris à sa mission et qu’il ne pigeait absolument rien en communication politique.

Son visage et sa posture de bisounours inoffensif, sa voix suave, sa bonne maitrise de la langue arabe et son débit fluide ont certainement dû jouer en sa faveur pour être choisi par un Akhannouch tétanisé. Et c’est là où a résidé le piège dans lequel est tombé le Chef du gouvernement et son équipe de communication.

Ssi Aziz n’avait pas besoin qu’on le caresse dans le sens du poile.

Ssi Aziz avait besoin de crédibilité, de puissance et d’assurance. Tout le contraire de ce que ne lui a apporté le journaliste d’Al Aoula.

Yassine El Idrissi a surtout manqué d’humilité. Il voulait briller face au Chef du gouvernement et imposer sa stature de directeur.

Ses moues approbateurs, l’abscence de contradiction, les perches tendues à répétition ont vidé l’exercice de toute crédibilité. Normal, il vient d’une école du journalisme de déférence où l’idée d’un questionnement incisif n’est pas du tout dans ses mœurs professionnelles. Tout le contraire de son ainé Abdellah Tourabi, un professionnel de la communication politique, qui sait gérer les distances, placer les curseurs et adopter un ton dynamique et crédible.

Dans une séquence embarrassante, El Idrissi, porté par son ambition et pensant détendre l’atmosphère, va s’aventurer dans un exercice qui va déstabiliser Akhannouch et lui faire perdre le fil de ses idée.

Voulant marquer son territoire et démontrer qui menait le jeu dans cet entretien et qui était le plus gradé des deux, il va se précipiter pour poser sa question de génie :«Que pensez-vous de la performance de l’équipe nationale à la CAN ?».

Ça n’a pas raté. Le Chef du gouvernement qui était entrain de relire une dernière fois son anti-sèche, répond certes mais rate son entrée dans le sujet de son bilan, en balbutiant la phrase que ses conseillers lui sont demandé de dire pour qualifier ses 100 premiers jours de son action gouvernementale.

Yassine El Idrissi a été contre-productif. Une erreur de casting qu’Akhannouch a payé au prix fort.

Du candidat conquérant au Chef de Gouvernement impuissant

Aziz Akhannouch a fait une campagne électorale presque sans faute. Fruit de quatre années de préparation, le candidat s’est montré surtout dans la dernière ligne droite avant le scrutin, confiant, conquérant et transformé.

Un état de fait vérifiable dans son intervention dans l’émission «Studio Intikhabate» de Ridouane Erramdani. Un passage qui a d’ailleurs pesé dans la course électorale.

Depuis, Aziz Akhannouch fuit les médias. Surtout après l’éclatement de plusieurs polémiques dès les premières semaines de l’installation de son gouvernement: la claque royale de la destitution de Nabila Rmili; népotisme des ministres et des élus; limitation d’âge de l’accès aux métiers d’enseignement; pass sanitaire; gabegie de son amie Fatim-Zahra Ammor en Espagne.. etc.

129 jours après, on s’attendait à ce que le Chef de Gouvernement fasse preuve de combativité, de résilience et de leadership à l’occasion de ce qu’on pensait aller être son grand oral. Il n’en est rien de tout cela.

L’intervention de Aziz Akhannouch avait pour but de rassurer les Marocains angoissés à l’idée de ne pas savoir où va le pays, dans un contexte d’accumulation de menaces exogènes et endogènes et ce depuis l’avènement de la pandémie. Mais également renouveler l’appel à la responsabilité de toutes les forces vives pour réussir la reprise économique.

Cet entretien a probablement contribué à l’exact l’inverse tant le Chef de Gouvernement est apparu titubant, hésitant, fragile et imprécis. Contrairement à son passage chez Erramdani il y a 4 mois et demi, il n’a à aucun moment imposé son rythme. Il s’est laissé enfermer dans le doux piège de l’impuissance, que lui a a tendu Yassine El Idrissi.

Qu’est donc t-il arrivé à Akhannouch ?

A-t-il perdu la foi ? Se sent-il menacé ? A-t-il été violemment secoué par le palais suite à ses contreperformances ? Ou tout simplement s’est-t-il rendu comte qu’il n’avait pas les épaules pour assumer ses responsabilités gouvernementales ?

Des interrogations légitimes au vu des énormités qu’il a formulé ce mercredi soir.

D’emblée, première question, première grosse bourde de communication et premier signe de l’état d’incertitude mentale du Chef du Gouvernement. Au sujet du bilan des 100 jours, il déclare «Nous avons donné le signal que nous allons être un gouvernement qui respecte ses engagements» Sic!

Un constat d’échec qui constituera le fil rouge de tout l’entretien.

Par ailleurs, alors que nous avons cru que le temps des mesquineries, de la victimisation et des messages empoisonnés à destination du palais était révolu avec le fin de l’ère Benkirane, voilà que Aziz Akhannouch s’y met lui aussi.

Moment le plus critique de plus d’une heure d’émission, et qui ne manquera pas d’alimenter les discussion des salons fermés, c’est quand il est interrogé par Abdellah Tourabi sur le sujet de la fermeture des frontières qui commence à peser sur l’économie, il répond par ceci : «Au gouvernement nous nous posons les mêmes questions que vous (pourquoi garder les frontières fermées, ndlr). Mais mois je reçois les directives de la commission scientifique et de la commission ministérielle que je suis obliger d’appliquer sans avoir d’explications».

Clairement, Aziz Akhannouch dit sur deux chaines nationales, qu’il ne fait qu’exécuter, sans être forcément d’accord et sans se poser de questions, les directives du palais.

Durant l’entretien, le Chef de Gouvernement a implicitement exprimé sa propre compréhension de sa mission en répétant à maintes reprises qu’il était là pour appliquer la loi.

Une conviction qui va lui interdire de répondre de manière positive et constructive sur une interpellation des journalistes au sujet de la crise des enseignants. En effet, alors qu’il venait de signer le jour même, un important accord avec les syndicats grâce au travail laborieux de Chakib Benmoussa, il a choisi la piste défensive : «Les gens ont le droit de manifester contre une décision gouvernementale. Ça se passe partout pareil dans le monde entier. Mais nous, nous sommes là pour applique la loi».

Primo, il a raté l’occasion de surfer sur sa réalisation phare de son gouvernement et qui touche le dialogue social après celle de l’adoption de la loi des finances dans les délais, et de driver l’entretien tout en gagnant de précieuses minutes sur un sujet positif.

Secundo, la mission principale de l’exécutif élu n’est pas de faire appliquer la loi, c’est d’agir sur la loi, créer la loi, améliorer la loi. Exercer le pouvoir n’est pas le bâton. Le pouvoir du mandat du Chef du Gouvernement est d’élaborer les politiques publiques et de les mettre en place. De collecter les impôts, construire des budgets et les administrer. Faire appliquer la loi est le métier de MM Hammouchi , Abdennabaoui et Daki.

Akhannouch arrivera-t-il au bout de son mandat ?

Interrogé par Abdellah Tourabi sur le déficit de communication du gouvernement durant ses 100 premiers jours, Akhannouch, sur la défensive, va sortir cette absurdité : « On sortait d’une campagne électorale lourde qui pour la première fois a concentré aussi bien les municipales que les législatives. Je devais de surcroît juste après ma nomination de former le gouvernement, travailler sur la loi des finances et sur la charte gouvernementale. Ça nous a pris 2 mois».

Le Chef de Gouvernement avoue que les élections l’ont épuisé et qu’il s’est consacré exclusivement durant deux mois à l’installation de son gouvernement. Sachant qu’à date d’aujourd’hui il n’a pas encore réussi à faire nommer ses ministres délégués.

Dans son argumentaire et sans se rendre compte, il va livrer des indices sur les raisons de l’échec de sa communication.

Akhannouch était convaincu, que les points de presse hebdomadaires du Conseil du gouvernement, ses interventions au parlement et ses activités partisanes suffisaient pour communiquer sur ses réalisations. Il ne voyait pas d’utilité de risquer de s’adresser aux médias en dehors de ces cadres de communications officiels.

Ce n’est qu’après la levée des boucliers médiatiques et la pression totale qu’il a eu pour communiquer sur son bilan, qu’il a poussé ses ministres à se montrer, a fait taire son porte-parole et a lancé une nouvelle stratégie de communication digitale.

Aziz Akhannouch a subit la pression au lieu de la gérer

Comme l’a écrit le journaliste Khalid Tritki sur son compte Twitter, les 100 jours est une bid3a occidentale que le Chef de gouvernement fallait aborder sans pression.

«Une vérité à ne pas oublier: les seules réalisations du gouvernement sont: la gestion de la pandémie et la loi des finances. Nous n’avons pas au Maroc les mêmes mécanismes de fonctionnement que les régimes démocratiques et surtout leur célérité d’exécution.» a-t-il écrit.

Et de poursuivre «le grand problème de ce gouvernement est son choix de communication. Il fait l’autruche quand il faut être visible et sort avec fracas pour ne rien dire. Et tout ce que je peux lui conseiller, pour le salut de mes concitoyens fragiles et naïfs, et surtout pour gagner la confiance des sceptiques et indécis, est de changer de stratégie, contenant et contenu.»

D’autres commentaires se sont focalisés notamment sur le bilan et les réalisations. Omar El Hyani élu FGD a posté une liste de huit mesures qu’il estime que le gouvernement aurait du prendre. Parmi elles, figurent entre autres la grâce pour les détenus dits politiques, annulation des agréments de transport et de pêche, et retour à l’Heure légale du Royaume (GMT).

https://twitter.com/Omar_H_/status/1484105604042039297

Entre la CAN, Omicron, le francisime d’Akhannouch et l’insipidité de Yassine El Idrissi, il est certain que l’entretien du Chef du Gouvernement constitue un non-évènement chez le Marocain moyen.

Toutefois, auprès des lettrés, des leaders d’opinion des chancelleries internationales, le doute sur la capacité de l’actuel gouvernement à mener à bien son mandat s’est confirmé.

Passé la période de grâce, le Roi Mohammed VI viendra-t-il au secours du Chef du Gouvernement par un énième coup de pouce ? La nomination des secrétaires d’Etat sera-t-elle l’occasion d’opérer un remaniement ministériel ? Aziz Akhannouch réussira-t-il à se relever après ce faux départ ?

L’avenir nous le dira.

39 ambassadeurs présentent leurs lettres de créance au Roi Mohammed VI

Le Roi Mohammed VI a reçu, lundi 17 janvier 2022 au Palais Royal de Rabat, plusieurs ambassadeurs étrangers, venus présenter au Souverain leurs lettres de créance en tant qu’ambassadeurs plénipotentiaires et extraordinaires de leurs pays dans le Royaume. Cette audience s’est déroulée en présence du ministre des Affaires étrangères, de la Coopération africaine et des Marocains résidant à l’étranger, Nasser Bourita.

Avec MAP

La liste des ambassadeurs ayant présentés leurs lettres de créance au le Roi Mohammed est la suivante :

  1. M. Said Bin Mohammad Bin Ali Al Buru’umi, Ambassadeur du Sultanat d’Oman,
  2. M. Krzysztof Karwowski, Ambassadeur de la République de Pologne,
  3. Mme Oksana Vasylieva Yuriivna, Ambassadeur de l’Ukraine,
  4. Mme Dang Thi Thu Ha, Ambassadeur de la République Socialiste du Vietnam,
  5. M. Al Asri Saeed Ahmed Aldhaheri, Ambassadeur de l’Etat des Emirats Arabes Unis,
  6. M. Rafael Puelma Claro, Ambassadeur de la République du Chili,
  7. M. Simon Martin CMG, Ambassadeur du Royaume-Uni de Grande Bretagne et d’Irlande du Nord,
  8. M. Michael Graeme Bruce Cutts, Ambassadeur d’Australie,
  9. M. Mohamed Hanani, Ambassadeur de la République Islamique de Mauritanie,
  10. M. Jeroen Roodenburg, Ambassadeur du Royaume des Pays-Bas,
  11. Mme Zaina Nyiramatama, Ambassadeur de la République du Rwanda,
  12. M. Ebrahim Edries, Ambassadeur de la République d’Afrique du Sud,
  13. M. Armando Barucco, Ambassadeur de la République d’Italie,
  14. M. Erick Estuardo Escobedo Ayala, Ambassadeur de la République du Guatemala,
  15. Mme Maria Ciobanu, Ambassadeur de la Roumanie,
  16. M. Albashir Ibrahim Saleh Alhussaini, Ambassadeur de la République Fédérale du Nigeria,
  17. M. Li Changlin, Ambassadeur de la République Populaire de Chine,
  18. M. Rajesh Vaishnaw, Ambassadeur de la République de l’Inde,
  19. M. Atumanni Dainkeh, Ambassadeur de la République de Sierra Leone,
  20. Mme Saulekul Sailaukyzy, Ambassadeur de la République du Kazakhstan,
  21. M. Nestor Bankumukunzi, Ambassadeur de la République du Burundi,
  22. M. Leslie J. Baja, Ambassadeur de la République des Philippines,
  23. M. Plamen Stoyanov Tzolov, Ambassadeur de la République de Bulgarie,
  24. M. Amaury Justo Duarte, Ambassadeur de la République Dominicaine,
  25. M. Nontawat Chandrtri, Ambassadeur du Royaume de Thaïlande,
  26. M. Keeyong Chung, Ambassadeur de la République de Corée,
  27. M. Ivan Bauer, Ambassadeur de la République de Serbie,
  28. Mme Filomena Mendes Mascarenhas Tipote, Ambassadeur de la République de Guinée-Bissau,
  29. M. Ladislav Skerik, Ambassadeur de la République Tchèque,
  30. Mme Seynabou Dial, Ambassadeur de la République du Sénégal,
  31. M. Sjur Larsen, Ambassadeur du Royaume de Norvège,
  32. Mme Véronique Petit, Ambassadeur du Royaume de Belgique,
  33. M. Mohammed Shahdat Hossain, Ambassadeur de la République populaire du Bangladesh,
  34. M. Samuel Jojo Effah-Broni, Ambassadeur de la République du Ghana,
  35. M. Ignacio De Cossio Perez De Mendoza, Ambassadeur de la République du Salvador,
  36. M. James Mcintyre, Ambassadeur d’Irlande,
  37. Mme Jumana Suleiman Ali Ghunaimat, Ambassadeur du Royaume Hachémite de Jordanie,
  38. Mme. Patricia Pilar Llombart Cussac, Ambassadeur, Cheffe de la Délégation de l’Union européenne,
  39. M. Yasser Mostapha Kamal Othman, Ambassadeur de la République Arabe d’Égypte.

Le Roi Mohammed VI reçoit les dix membres élus du Conseil Supérieur du Pouvoir Judiciaire

Le Roi Mohammed VI, en sa qualité de président du Conseil Supérieur du Pouvoir Judiciaire (CSPJ), a reçu lundi au Palais Royal de Rabat, les dix membres élus du Conseil.

Avec MAP

Les nouveaux membres élus du Conseil Supérieur du Pouvoir Judiciaire ont prêté serment devant le Roi en présence du Président délégué du Conseil, M. Mohamed Abdennabaoui.

Il s’agit des représentants des magistrats des Cours d’appel, les juges :

Abdellah Maouni, Conseiller à la Cour d’appel de Tanger,

Souad Koukass, Substitut du Procureur général du Roi auprès de la Cour d’Appel de Rabat,

Zoubir Boutalaa, Conseiller à la Cour d’Appel de Casablanca,

Abdellatif Tahar, Conseiller à la Cour d’appel de Nador.

Il s’agit également des représentants des juges des juridictions de premier degré :

Abdellatif Chentouf, juge au tribunal commercial de Rabat,

Younes Zouhri, Président du tribunal de 1ère Instance d’Essaouira,

Othmane Loukili, Procureur du Roi auprès du tribunal de 1ère Instance de Targuiste,

Mustapha Rizki, juge au tribunal de 1ère instance de Mohammedia,

Amina El Malki, Présidente du tribunal de 1ère instance d’Azrou,

Nezha Moussafir, juge au tribunal de 1ère instance de Marrakech.

Conformément à l’article 115 de la Constitution, le CSPJ, présidé par le Roi, se compose du:

  • Premier président de la Cour de Cassation en qualité de président délégué,
  • Procureur général du Roi près la Cour de Cassation,
  • Président de la première chambre de la Cour de Cassation,
  • 4 représentants élus, parmi eux, par les magistrats des Cours d’appel,
  • 6 représentants élus, parmi eux, par les magistrats des juridictions du premier degré.
  • Médiateur,
  • Président du Conseil national des droits de l’Homme,
  • 5 personnalités nommées par le Roi, reconnues pour leur compétence, leur impartialité et leur probité et pour leur apport distingué en faveur de l’indépendance de la justice et de la primauté du droit.

Le Roi Mohammed VI «condamne vigoureusement» l’attaque houthie contre Abu Dhabi

Le Roi Mohammed VI s’est entretenu par téléphone ce lundi 17 janvier avec le Prince Héritier d’Abu Dhabi Mohamed Ben Zayed condamnant vigoureusement l’attaque meurtrière qui a touché Abu Dhabi. Une attaque revendiquée par les rebelles yéménites houthis. Le Souverain a affirmé au cours de cet entretien que le Royaume apportera toutes les formes de soutien à ce pays frère pour la défense de sa sécurité nationale.

Un communiqué du Cabinet Royal publié ce lundi soir, affirme que le le Roi Mohammed VI a eu, ce jour, un entretien téléphonique avec Mohamed Ben Zayed Al Nahyane, Prince Héritier d’Abu Dhabi et Vice-Commandant Suprême des Forces Armées émiraties. Un entretient qui survient à la suite «de l’attaque ignoble perpétrée par la milice houthie et ses soutiens contre le territoire des Emirats Arabes Unis», souligne le communiqué.

Au cours de cet entretien, le Souverain a condamné vigoureusement «cet acte abject», qui a ciblé des innocents et des installations civiles.

Le Chef de l’Etat a présenté, à cette occasion, Ses sincères condoléances aux Autorités et au Peuple émiratis pour les pertes humaines, et Ses souhaits de prompt rétablissement aux blessés.

Le Roi Mohammed VI, affirme le Communiqué, a réitéré «l’appui ferme du Royaume du Maroc à toutes les mesures prises par les Emirats Arabes Unis pour défendre leur territoire et la quiétude de leur population face aux attaques ignobles de la milice houthie et ses soutiens».

Dans le cadre de la tradition de solidarité constante et agissante entre les deux pays frères, le Roi Mohammed VI a assuré MBZ que «le Royaume se tiendra toujours aux côtés des Emirats Arabes Unis et apportera toutes les formes de soutien à ce pays frère pour la défense de sa sécurité nationale et la protection de ses citoyens».

L’agence de presse émiratie WAM affirme pour sa part que Mohamed Ben Zayed a exprimé ses remerciements et sa gratitude pour les sentiments fraternels sincères exprimés par le Roi Mohammed VI envers les EAU et son peuple, demandant à Dieu Tout-Puissant de protéger le Maroc et son peuple de tous les maux.

MBZ a reçu des appels MBS et Abdallah II

MBZ a reçu également les appels du Prince héritier saoudien, Mohammed Ben Salmane et celui du Roi Abdallah II de Jordanie, qui ont tous deux condamné l’attaque terroriste des Houthis contre des installations civiles aux EAU.

Le dépêche de l’agence de presse WAM précise que MBS et MBZ ont affirmé au cours de leur entretien, que ces attaques terroristes qui visent le Royaume d’Arabie saoudite et les EAU renforcent la détermination des deux nations à s’opposer conjointement à ces actes d’agression.

Ils ont ajouté que ces attaques terroristes confirment la nécessité pour la communauté internationale de faire face à ces violations flagrantes des lois et des normes internationales et de condamner ces crimes terroristes qui menacent la paix et la sécurité régionales et internationales.

Les Nations-Unis, Etats-unis et la France condamnent les attaques

Le secrétaire général de l’ONU, Antonio Guterres, a condamné l’attaque de la milice Houthi, qui a visé des installations civiles aux EAU et fait un certain nombre de morts et de blessés.

Le porte-parole de l’ONU a déclaré lors du briefing quotidien d’aujourd’hui que de telles attaques sont interdites par le droit humanitaire international.

Par ailleurs, ministre des Affaires étrangères et de la Coopération internationale émirati, Abdullah ben Zayed Al Nahyan,, a reçu un appel téléphonique du Secrétaire d’État américain, Antony Blinken.

Au cours de cet appel téléphonique, Blinken a affirmé la condamnation et la dénonciation par les États-Unis de l’attaque terroriste de la milice terroriste Houthi contre des zones et des installations civiles aux Émirats arabes unis.

Il a également exprimé ses condoléances aux EAU pour les victimes de cet acte terroriste et a souhaité un prompt rétablissement aux blessés.

La France a condamné «avec la plus grande fermeté» l’attaque de la milice terroriste Houthi contre des installations civiles aux Émirats arabes unis, qui a fait des morts et des blessés parmi les civils.

«Ces attaques menacent la sécurité des Émirats arabes unis et la stabilité régionale», a déclaré le ministre français des Affaires étrangères Jean-Yves Le Drian.

«La France exprime son soutien aux EAU face à ces attaques», a-t-il ajouté.

La secrétaire d’État britannique aux affaires étrangères, au Commonwealth et au développement, Liz Truss, a condamné lundi les attaques terroristes menées par les Houthis contre des installations et des zones civiles aux Émirats arabes unis.

«Je condamne dans les termes les plus forts les attaques terroristes menées par les Houthis contre les Émirats arabes unis», a tweeté Liz Truss.

Ci-après les pays et les organisations qui ont condamné les attaques des Houtis :

  1. Le Bahrein
  2. Le Koweit
  3. La ligue Arabe
  4. Sultanat d’Oman
  5. Organisation de Coopération Islamique
  6. Le Qatar
  7. L’Iraq
  8. Le parlement arabe
  9. Conseil Mondial de la Tolérance et la Paix
  10. Fédération internationale des syndicats d’Asie et d’Afrique pour les droits de l’Homme
  11. L’Egypte
  12. Soudan
  13. Mauritanie
  14. Grèce
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