Mohammed VI - Page 3

Le roi Mohammed VI limoge Driss Guerraoui pour sa «gestion confuse» du dossier des hydrocarbures

Driss Guerraoui paie sa mauvaise gestion du dossier des accusations d’ententes illicites entre les sociétés pétrolières. Le Roi Mohammed VI vient de le limoger ce lundi et de le remplacer par un commis de l’Etat et un manager d’exception en la personne d’Ahmed Rahhou qui vient de boucler deux années en tant qu’ambassadeur du Maroc auprès de l’Union européenne. Une mission diplomatique qui lui serait bien utile dans ses nouvelles fonctions à la tête du Conseil de la Concurrence.

Un communique du Cabinet Royal vient de signifier ce lundi la fin de la courte carrière de Driss Guerraoui à la tête d’une institution constitutionnelle. Le roi a en effet reçu Ahmed Rahhou au Palais Royal de Fès pour le nommer président du Conseil de la Concurrence.

Le communiqué explique le contexte de cette nomination qui survient suite aux conclusions de la commission ad hoc nommée par le roi en juillet dernier pour statuer sur les «éventuelles ententes des sociétés pétrolières et du Groupement des pétroliers du Maroc».

« Cette nomination intervient suite à la soumission à la Haute Attention Royale du rapport de la commission ad-hoc chargée par le Souverain de mener les investigations nécessaires à la clarification de la situation née de la confusion créée par les décisions discordantes du Conseil de la Concurrence dans l’affaire des ententes éventuelles dans le secteur des hydrocarbures contenues dans les notes divergentes portées à la Haute Attention de Sa Majesté le Roi les 23 et 28 juillet 2020 », précise le communiqué du cabinet royal.

Selon la même source, la commission a conclu «que le processus de traitement de cette affaire a été émaillé de nombreuses irrégularités de procédure. Elle a également relevé une nette détérioration du climat des délibérations».

Conclusions transmises au Chef du Gouvernement

«Le roi a ordonné la transmission au Chef du Gouvernement des recommandations de la Commission ad-hoc» annonce le Cabinet Royal dans son communiqué.

Le roi demande ainsi au Chef de gouvernement de :

  1. remédier aux imprécisions du cadre légal actuel,
  2. renforcer l’impartialité et les capacités de cette institution constitutionnelle,
  3. conforter sa vocation d’instance indépendante contribuant au raffermissement de la bonne gouvernance, de l’État de droit dans le monde économique et de la protection du consommateur.

Indépendance du Conseil de la Concurrence

Le Cabinet Royal a tenu à rappeler que la Commission ad-hoc «n’avait pas pour mission d’examiner le fond de l’affaire contentieuse dont le Conseil de la Concurrence est saisi, ni, encore moins, de se substituer au Conseil dans son traitement».

«La démarche ainsi adoptée procède du ferme attachement du Souverain à l’indépendance et au bon fonctionnement des institutions de régulation et de bonne gouvernance», souligne le communiqué du Cabinet Royal.

Ahmed Rahhou, un commis de l’Etat

Discret, bosseur et efficace, Ahmed Rahhou, 62 ans, polytechnicien, est un commis de l’Etat qui en connait bien les rouages. De Royal Air Maroc à la banque en passant par Lesieur Cristal puis à la banque avant de mener sa première mission diplomatique, Rahhou marque systématiquement ses passages.

Si sa transformation radicale du CIH relève de la surperformance, l’ancien banquier n’a pas démérité à l’Union Européenne en réussissant entre autres la sortie du Maroc de la liste grise des paradis fiscaux.

Contrairement à Driss Guerraoui, Ahmed Rahhou a occupé plusieurs postes de responsabilité et dispose d’une grande connaissance de l’écosystème économique nationale.

Maroc : Loi-cadre sur la protection sociale passe la case Chambre des représentants (Timeline/Infographie)

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Annoncé par le Roi Mohammed VI à l’occasion de la fête du trône, le 29 juillet dernier, le chantier de la généralisation de la protection sociale marque une étape importante avec l’adoption à l’unanimité du projet de loi-cadre n°09.21 par le parlement. Il faut dire que le sujet a bénéficié d’un cadrage précis du souverain et d’une forte mobilisation des deux chambres du Parlement ainsi que du ministre de l’Economie, des Finances et de la Réforme de l’administration, Mohamed Benchaâboun.

La Chambre des représentants a approuvé en séance plénière, lundi à l’unanimité, le projet de loi-cadre n°09.21 relatif à la protection sociale, en présence du ministre de l’Économie, des Finances et de la Réforme de l’Administration, Mohamed Benchaâboun.

Intervenant à cette occasion, le ministre a salué l’unanimité de ce vote qui «nous donnera la force nécessaire pour aller de l’avant dans la mise en œuvre de cette réforme sociétale d’envergure, laquelle constitue une véritable révolution sociale et un tournant décisif dans le processus de réforme de la protection sociale dans le Royaume».

L’objectif étant d’améliorer l’impact direct de cette protection sociale sur les citoyens à même de réduire la pauvreté et la vulnérabilité, ainsi que de soutenir le pouvoir d’achat des familles, a-t-il précisé.

Cette adoption à l’unanimité confirme le fort engagement et la mobilisation des députés eu égard de l’importance de ce chantier qui constitue un projet structurant, lequel encadrant les objectifs et les principes de la réforme du système de protection sociale, dont les contours ont été définis par le Roi Mohammed VI dans les Discours du Trône et de l’ouverture de la première session de la cinquième année législative, a ajouté le ministre.

Timeline du chantier de la généralisation de la protection sociale

29 Juillet 2020

Discours du Trône : Mohammed VI annonce le projet de généralisation de la couverture sociale

Le roi Mohammed VI a annoncé, mercredi soir 29 juillet, dans le discours du trône la généralisation de la couverture sociale « au profit de tous les Marocains » au cours des cinq prochaines années et la création d’un fonds de 11 milliards d’euros pour relancer l’économie après la pandémie..

Discours ouverture de la session parlementaire d’automne : Mohammed VI présente la feuille de route pour la réforme de la sécurité sociale

Le roi invite le gouvernement à activer en premier lieu la généralisation de la couverture médicale obligatoire, dès fin 2020 à la fin de l’année 2022, de façon à ce que 22 millions de bénéficiaires additionnels accèdent à l’Assurance maladie de base qui couvre les frais de soins, de médicaments, d’hospitalisation et de traitement.

09 Octobre 2020
11 Février 2021

Conseil des ministres : Adoption de la loi-cadre de la Généralisation de la couverture sociale en 5 ans

Le Conseil des ministres, présidé par le Roi à Fès, le 11/02/2021 a approuvé un projet de loi-cadre relatif à la protection sociale. 

Ce projet vise à définir les principes et objectifs relatifs à la réforme du système de la protection sociale, durant les cinq prochaines années, et les engagements de l’État, des collectivités territoriales, des établissements et entreprises publics, du secteur privé, de la société civile, des différentes instances publiques et privées et des citoyens.

Chambre des Conseillers: Adoption de la loi-cadre sur la protection sociale

La Chambre des conseillers a adopté en séance plénière, mardi à l’unanimité, le projet de loi-cadre n°09.21 relatif à la protection sociale, en présence du ministre de l’Economie, des Finances et de la Réforme de l’Administration, Mohamed Benchaâboun.

09 Mars 2021
15 Mars 2021

Chambre des représentants: Adoption de la loi-cadre sur la protection sociale

La Chambre des représentants a approuvé en séance plénière, lundi à l’unanimité, le projet de loi-cadre n°09.21 relatif à la protection sociale, en présence du ministre de l’Économie, des Finances et de la Réforme de l’Administration, Mohamed Benchaâboun.

Généralisation de l’Assurance maladie obligatoire

La généralisation de l’Assurance maladie obligatoire, à fin 2022, au profit de 22 millions personnes supplémentaires qui bénéficieront d’une assurance couvrant les frais de traitement, de médicaments et d’hospitalisation :
T1-2021 : Intégration de 800.000 commerçants et artisans, alors 1,6 million agriculteurs et 500.000 artisans seront intégrés durant les deuxième et troisième trimestres.
T3-T4-2021 : Intégration des professionnels du secteur du transport (220.000) et des personnes exerçant des professions libérales et réglementées (80.000).

2021-2022
2023-2024

Généralisation des allocations familiales

La généralisation des allocations familiales durant les années 2023 et 2024 au profit des familles qui n’en profitent pas selon les textes en vigueur. Ces familles bénéficieront selon le cas d’indemnités forfaitaires ou d’indemnités de protection des dangers relatifs à l’enfance (déperdition scolaire) ciblant 7 millions d’enfants en âge de scolarité.

Retraite et indemnité pour perte d’emploi 

L’élargissement de la base des adhérents aux régimes de retraite pour inclure environ 5 millions de personnes qui exercent un emploi et ne bénéficient d’aucune pension à horizon 2025.
La généralisation de l’indemnité pour perte d’emploi durant l’année 2025 pour couvrir toute personne exerçant un emploi stable.

2025

Projet en chiffres

Le projet vise principalement à protéger les catégories pauvres et vulnérables, ainsi que les familles à revenu limité contre les dangers relatifs à l’enfance, la maladie, la vieillesse et la perte d’emploi, relevant que près de 22 millions marocains, dont 11 millions de Ramedistes et 11 millions de professionnels, commerçants, agriculteurs, artisans traditionnels et de personnes exerçant une activité libérale, bénéficieront d’une assurance maladie obligatoire (AMO) avec les mêmes services et paniers de soins dont bénéficient actuellement les travailleurs du secteur privé.

L’Etat supportera les droits d’affiliation des 11 millions de Ramedistes, appartenant aux catégories vulnérables et pauvres, pour une enveloppe annuelle d’environ 9 milliards de dirhams (MMDH), soit une augmentation annuelle de 7 MMDH par rapport aux dépenses liées à l’achat de médicaments dans le cadre du système actuel de Ramed.

Ce chantier royal est un projet sociétal de nature inédite, qui nécessiterait selon le Ministère des Finances, la mobilisation de près de 51 MMDH annuellement, la modification d’un certain nombre de textes législatifs et réglementaires en vigueur et d’en élaborer d’autres, le lancement d’un ensemble de réformes structurelles pour la réhabilitation du système de santé, ainsi que la réforme du système de compensation afin de remédier aux déséquilibres au niveau du ciblage des catégories éligibles au soutien parallèlement à la mise en œuvre du registre social unifié.

Glen Invest de Hassan Bennis et la Fondation «FRDISI» d’André Azoulay s’engagent pour l’inclusion économique des jeunes

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Hassan Bennis, Président de la société d’investissement Glen Invest et André Azoulay, Président de la Fondation de Recherche, de Développement et d’Innovation en Sciences et Ingénierie (FRDISI), ont ratifié la semaine dernière un partenariat pour l’inclusion économique des jeunes à travers la promotion de l’innovation à l’échelle nationale et internationale. Cet accord s’inscrit dans le cadre de la dynamique insufflée par le Roi Mohammed VI lors du lancement de la phase III de l’INDH en 2018 et qui s’articule autour de quatre principaux programmes, dont notamment l’inclusion économique des jeunes et l’impulsion du capital humain des générations montantes. La cérémonie de signature s’est déroulée en présence de Moulay Hafid Elalamy, Ministre de l’Industrie, du Commerce et de l’Économie Verte et Numérique, Mohammed Fikrat, Président Directeur Général de COSUMAR et de Abderrahim El Hafidi, Directeur Général de l’Office National de l’Electricité et de l’Eau Potable (ONEE).

Le ralentissement économique dû à la crise sanitaire du Covid-19 remet à l’ordre du jour la situation précaire des jeunes de par le monde. En effet, après moins de 12 mois de pandémie, plusieurs organisations mondiales ont tiré la sonnette d’alarme, constatant l’aggravation de l’impact socioéconomique du virus sur les jeunes :

  • difficultés de formation et d’orientation,
  • arrêt des stages et des projets professionnels,
  • chômage,
  • précarité des familles,
  • perte de revenus,
  • détresse psychologique.

«Les personnes âgées ont payé les plus lourdes conséquences du coronavirus en matière de santé, les jeunes vont subir l’essentiel de ses retombées économiques», avait alerté le directeur de l’Observatoire des inégalités français en novembre dernier.

André Azoulay, très réactif

Au Maroc, la question de l’inclusion économique des jeunes a longtemps été au cœur des préoccupations du Roi Mohammed VI et il en avait fait l’essentiel de ses discours. Le souverain avait en effet : exigé des gouvernements qui se sont succédés à prioriser la jeunesse dans leurs stratégies; appelé le secteur privé et bancaire à soutenir la formation professionnelle et l’entreprenariat; tenu à inclure la problématique de l’inclusion financière des jeunes au centre de la phase III de l’Initiative nationale, hautement stratégique, pour le développement humain (INDH).

La Fondation de Recherche, de Développement et d’Innovation en Sciences et Ingénierie (FRDISI), présidée par André Azoulay, a été l’une des premières ONG à s’inscrire dans cette dynamique insufflée par le roi Mohammed VI.

En s’appuyant sur des partenariats publics privés, le Conseiller royal multiplie depuis, les conditions favorables à la jonction entre monde universitaire, les secteur privé et le secteur public.

Face à la pandémie et les alertes sur la précarité des jeunes, M. Azoulay a été particulièrement réactif en lançant une série d’initiatives visant à participer à l’effort national de relance économique sous l’angle de l’inclusion économique de la jeunesse marocaine.

C’est à ce titre que durant ce mois de janvier, M. Azoulay a signé pas moins de trois conventions avec des partenaires publics et privés et a lancé une plateforme pour l’insertion économique des jeunes à Sidi Bennour.

Glen Invest, innovation industrielle et engagement social

Glen Invest, société d‘investissement spécialisée dans la création, l’accélération et le développement d’entreprises industrielles, qui entame un tournant stratégique dans son développement, fait partie de ces acteurs privés qui accompagnent la prestigieuse Fondation «FRDISI», d’André Azoulay dans son engagement pour l’innovation au profit des jeunes.

En effet, le 15 janvier dernier, Hassan Bennis, Président de Glen Invest et M. Azoulay ont paraphé un accord qui vise à mettre en œuvre un plan d’action pour une meilleure inclusion économique et sociale des jeunes marocains à travers la promotion de l’innovation à l’échelle nationale et internationale. Glen Invest mettra à disposition, son conseil, ses ressources humaines et ses diverses études et recherches. Une démarche sociétale qui s’appuiera sur une approche intégrée visant à améliorer l’employabilité des jeunes, à créer de la valeur ajoutée locale, et à assurer la pérennité des projets industriels.

Cette cérémonie s’est déroulée en présence de Moulay Hafid Elalamy, Ministre de l’Industrie, du Commerce et de l’Économie Verte et Numérique, de Mohammed Fikrat, Président Directeur Général de COSUMAR et de Abderrahim El Hafidi, Directeur Général de l’ONEE ainsi que d’autres personnalités et invités.

« Nous sommes heureux de ce partenariat important avec la Fondation FRDISI qui nous permettra de porter notre contribution aux efforts et à l’engagement de M. André Azoulay pour l’inclusion économique des jeunes surtout en cette période complexe de crise sanitaire. Nous allons œuvrer avec les équipes de la Fondation pour apporter des solutions permettant de surmonter les barrières à l’inclusion des Jeunes à travers la promotion de l’innovation, la sensibilisation, l’accompagnement, la formation, l’entreprenariat et la création des start-ups », s’est félicité le PDG de Glen Invest à l’issue de cet événement.

Hassan Bennis, un serial entrepreneur, est tout d’abord un industriel. Il a été à la tête durant plus de 30 ans d’un fleuron de l’industrie du Royaume, les laboratoires pharmaceutiques Laprophan.

Avec ce partenariat avec la Fondation « FRDISI », Hassan Bennis affirme son engagement social et donne un avant goût de son plan développement dans lequel il prend le pari gagnant d’investir dans l’industrie nationale et dans la jeunesse marocaine.

D’après nos informations, Hassan Bennis s’active depuis des mois, en toute discrétion, à déployer une nouvelle stratégie de développement de sa société d’investissement, Glen Invest. Son objectif serait de lancer et d’accélérer des projets industriels marocains inédits créateurs de valeur ajoutée locale.

Vidéo – Le Roi Mohammed VI reçoit une dose de vaccin Sinopharm

Le Roi Mohammed VI a donnée, ce jeudi 28 janvier au Palais Royal à Fès, le coup d’envoi de la campagne nationale de vaccination contre le Covid-19. Le souverain a reçu la première dose du vaccin, un geste fort en symboles, immortalisé par les caméras de la télévision nationale. Le reportage diffusé au journal télévisé de la chaîne nationale, montre que le vaccin administré au Roi était celui des laboratoires chinois Sinopharm.

Comme pour le port du masque et pour les gestes barrières, le Roi Mohammed VI continue de donner l’exemple aux citoyens marocains tout le long de cette lourde crise sanitaire planétaire.

En effet, ce jeudi 28 janvier, en s’injectant devant les caméras, sans protocole et dans une tenue décontractée, le souverain réussi en 1min30 ce que toutes les campagnes de publicité n’auraient réalisé en 6 mois de tapage:

  • La démarche agile du Roi rassure les marocains sur sa santé,
  • Débarrassé de tout protocole, le roi partage une forme d’intimité, créant une atmosphère de proximité et de chaleur,
  • Le vaxxie royal a immunisé ce jeudi tous les réfractaires à la vaccination,
  • En montrant la boite du vaccin qu’il s’est administré, le roi tue dans l’œuf toute éventuelle allégation de simulation de vaccination tout en rassurant les citoyens marocains sur la qualité du produit chinois des laboratoires Sinopharm.

L’avalange des réactions et des commentaires sur les réseaux sociaux suite à la publication de la vaxxie du Roi attestent de l’impact important de ce geste fort en symbole sur l’opinion publique marocaine.

Ce jeudi soir, les marocains sont rassurés, optimistes et reconnaissants. Rassurés sur la santé du roi et sur la campagne de vaccination, optimistes quant à la sortie de la crise sanitaire et reconnaissants à leur Roi pour la disponibilité et la gratuité du vaccin, résultats de la proactivité, la vision et l’influence royale. Des qualités qui ont fait défaut à plusieurs gouvernants du monde et surtout de notre continent.

https://twitter.com/BouchtaJebli/status/1354838394715648001

Covid-19: Le Maroc commence sa campagne nationale de vaccination avec le Roi Mohammed VI

C’est le début de la campagne nationale de vaccination au Maroc, la première en Afrique, précisément à un moment où le monde craint une nouvelle vague de la pandémie en raison de l’apparition de nouveaux variants et où il est question dans plusieurs pays d’un nouveau confinement. C’est le roi Mohammed VI lui-même qui a donnée le coup d’envoi de cette campagne en s’injectant devant les caméras une dose du vaccin. Le souverain s’était engagé à ce que la vaccination soit gratuite pour l’ensemble des 33 millions de citoyens marocains.

Comme prévu, c’est le Roi Mohammed VI qui a été le premier au Maroc à être vacciné. Le souverain a reçu, jeudi au Palais Royal à Fès, la première dose du vaccin contre la Covid-19, donnant le coup d’envoie au lancement de la campagne nationale de vaccination contre le Coronavirus.

Conformément à l’engagement royal pris le 8 décembre 2020, la campagne de vaccination sera gratuite pour l’ensemble des citoyens, l’objectif étant d’immuniser toutes les composantes du peuple marocain soi 80% , de réduire puis éliminer les cas de contamination et de décès dus à l’épidémie, et de contenir la propagation du virus, dans la perspective d’un retour progressif à une vie normale.

«Cette campagne nationale se déroulera de façon progressive et par tranches et bénéficiera à l’ensemble des citoyens marocains et résidents de 17 ans et plus», précise le Cabinet royal.

Une immunité collective pour mai 2021

Au total, le Maroc a commandé plus de 33 millions de doses de vaccins des laboratoires Sinopharm et Astrazeneca. Le ministre de la santé marocain estime que sur la base d’un calendrier vaccinal de 12 semaines, vers la fin du mois de mai une immunité collective pourra être obtenue dans le pays.

Le 21 décembre, le Maroc a décrété un couvre-feu nocturne ainsi que de nouvelles mesures restrictives pour une durée de quatre semaines, afin de juguler la propagation de la pandémie du coronavirus. Tandis que l’état d’urgence sanitaire a été prolongé jusqu’au 10 février sur l’ensemble du territoire.

Le Roi Mohammed VI donnera le démarrage effectif de la campagne de vaccination le jeudi 28 janvier. «Une campagne gratuite» confirme le Cabinet Royal

Le Cabinet Royal a fait l’annonce ce mercredi soir du lancement officiel de la campagne de vaccination contre le Coronavirus. Le Roi Mohammed VI donnera lui-même le démarrage effectif de cette campagne, que le Souverain a ordonné qu’elle soit gratuite pour l’ensemble des marocains. Le Royaume sera ainsi le premier pays africain à lancer une campagne nationale de vaccination contre le Covid-19 de cette ampleur.

«La campagne nationale de vaccination peut être entamée dans les meilleures conditions» annonce un communiqué du Cabinet Royal. Le vaccin est désormais disponible dans le Royaume, et ce en quantité suffisante, précise la même source.

«Conformément aux Hautes Instructions Royales, cette campagne de vaccination sera gratuite pour l’ensemble des citoyens», rappelle le communiqué.

La campagne nationale de vaccination se déroulera de façon progressive et par tranches et bénéficiera à l’ensemble des citoyens Marocains et résidents dont l’âge varie entre 17 ans à plus de 75 ans.

«Ce qui permettra d’atteindre les niveaux escomptés d’immunisation collective et de protéger la population contre cette pandémie» souligne le Cabinet royal.

Le roi Mohammed VI donnera le démarrage effectif de cette campagne de vaccination ce jeudi 28 janvier, conclut le communiqué.

Le Maroc a reçu une double livraison du vaccin anti-Covid 19

En exécution des hautes instructions royales, le Maroc a acquis une quantité des vaccins suffisante pour 33 millions d’habitants soit 66 millions de doses de vaccins.

La première livraison du vaccin britannique Astrazeneca, fabriqué en Inde a été reçu le vendredi 22 janvier 2021. Aujourd’hui, le Royaume en a reçu une deuxième livraison, cette fois-ci de Chine, plus précisément des laboratoire SinoPharm.

Au total, le Maroc a reçu à ce jour 2,5 millions de doses sur les 65 millions de doses commandées pour démarrer la vaccination ce jeudi.

Maroc-Israël : La Déclaration tripartite de Rabat à l’ordre du jour du conseil ministériel israélien de ce dimanche

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Keys points

  • Un conseil ministériel présidé par Netanyahu discutera ce dimanche de la déclaration tripartite fixant les termes de la reprise des relations diplomatiques entre Rabat et Tel-Aviv.
  • Compte tenu de l’importance de la déclaration commune, le ministère des Affaires étrangères israélien approuve la soumission de la déclaration conjointe à la Knesset pour approbation.
  • Le ministère de la Justice a confirmé également que rien n’empêchait de soumettre la déclaration conjointe à la Knesset pour approbation.
  • Le texte sujet d’approbation contient bien la reconnaissance des États-Unis de la souveraineté du Maroc sur «l’ensemble du Sahara occidental» et son soutien à la proposition «sérieuse, crédible et réaliste d’autonomie du Maroc comme seule base, pour une solution juste et durable au conflit du Sahara Occidental».
  • Il mentionne également «la position ferme du Royaume du Maroc à l’égard de la question palestinienne» ainsi que son importance.
  • La note explicative en annexe de l’ordre du jour révèle qu’il y a eu un différend concernant la réouverture des bureaux de communication à Tel-Aviv et Rabat.
  • Le conseiller juridique du gouvernement précise que la Déclaration commune sur l’établissement de relations diplomatiques, de paix et d’amitié avec le Royaume du Maroc «est une déclaration historique d’une grande importance politique».
  • En vue de l’urgence de la décision, le conseiller juridique souligne l’importance de l’achèvement les procédures de ratification avant fin janvier 2021.
  • Le Procureur général du Ministère des affaires étrangères et le Département du droit international des conseils et de la législation du ministère de la Justice affirment «qu’il n’existe aucun obstacle juridique à l’approbation de la résolution proposée».

The News :

Le bureau du premier ministre israélien Benjamin Netanyahu a publié samedi sur le site du gouvernement l’ordre du jour du Conseil ministériel No40, via Zoom, du dimanche 24.01.2021 dans lequel figure l’approbation de la déclaration conjointe signée le 22 décembre à Rabat par Israël, les États-Unis et le Maroc.

Le document de neuf pages et constitué de l’annonce de l’ordre du jour, d’une note explicative ainsi que du scan de la déclarations tripartite signée devant le roi Mohammed VI en anglais et en hébreu.

La note explicative révèle que le gouvernement israélien n’a émit aucune objection juridique, politique ou budgétaire de cette déclaration, tout en soulignant l’urgence de sa ratification avant fin janvier 2021. Le seul point qui n’a pas été traité par les médias jusqu’à aujourd’hui, c’est l’existence de différend sur le point relatif à l’ouverture des bureaux de liaison. D’ailleurs, la note explicative ne donne aucun détail.

La déclaration qui sera très probablement approuvée ce dimanche par le Conseil ministériel sera présentée dans un deuxième temps pour approbation par la Knesset, le parlement monocaméral d’Israël.

Dans les coulisses :

Il a fallu quatre jours après l’investiture de Joe Biden pour qu’il ait eu le premier contact officiel entre la Maison Blanche Biden et le bureau du Premier ministre israélien.

Pendant la transition, l’équipe de Biden s’est abstenue de parler aux gouvernements étrangers.

En effet, le conseiller américain à la sécurité nationale Jake Sullivan s’est entretenu au téléphone ce samedi avec son homologue israélien Meir Ben Shabbat. Les deux responsables ont évoqué entre autres, le dossier iranien et les accords de paix entre Israël et les pays arabes.

Le Premier ministre israélien Benjamin Netanyahu ne cache pas sa préoccupation par l’objectif déclaré du président Biden d’essayer de reprendre l’accord nucléaire avec l’Iran. Une telle décision pourrait entraîner des tensions entre l’administration Biden et le gouvernement israélien, malgré une forme de prudence du secrétaire d’État «désigné» Tony Blinken qui avait souligné lors de son audience par le Sénat américain que les États-Unis consulteront Israël et les États du Golfe avant de prendre des décisions.

Driving the news :

Deux évènements importants en relation avec le dossier de la normalisation entre le Maroc et Israël ont survenu samedi:

  1. Conseil national du PJD avec un seul ordre du jour : Normalisation avec Israël

La tenue du Conseil national du Parti de la justice et du développement, PJD, parti islamique qui dirige le gouvernement marocain. Un conseil provoqué par la jeunesse du parti qui accuse son secrétaire général et Chef de Gouvernement de traitrise après sa signature de la déclaration conjointe annonçant la reprise des relations diplomatique entre Rabat et Tel-Aviv.

Les leaders du PJD ont tenu un discours ambigu, laissant croire que Saad Eddine El Otmani avait ratifié la déclaration de la normalisation avec Israël, non par conviction mais par devoir de Chef de gouvernement. «Ce n’est pas le Chef du parti qui avait signé mais le Chef de gouvernement» a-t-il laissé entendre.

Driss El Azami, membre du bureau politique du PJD, maire de la ville Fès, et dernier soutien de l’ancien Secrétaire Générale du Parti et ancien Chef de Gouvernement, Abdelilah Benkirane, a été encore plus ambigu en soulignant sa fierté de cette «victoire stratégique, décisive et historique du Maroc» et en affirmant son soutien inconditionnel et son appui ferme à la lutte et à la lutte de l’héroïque peuple palestinien contre «l’ennemi , l’occupant, le brut.». Un double discours qui caractérise l’ADN de ce parti dont le discours religieux n’a été que marketing et propagande.

  1. Manœuvres algériennes et fake news

La propagande algéro-polisarienne tente vainement de montrer une «zone de guerre», à travers des fake news, des «communiqués de guerre», des dépêches et des reportages quotidiens sur des «accrochages imaginaires».

Dans la soirée du samedi, le front séparatiste déboutée par la position de l’administration Trump, a fait publier un communiqué annonçant une attaque militaire contre le passage douanier de Guergarate situé entre le Maroc et la Mauritanie.

Rabat a réagit à cette communication en affirmant que malgré les harcèlements sans incidents des milices du «Polisario», la situation à Guerguarate était calme et normale, et que le trafic routier entre le Maroc et la Mauritanie, et au-delà vers l’Afrique subsaharienne, «n’est aucunement perturbé».

L’Algérie, qui vit une vacance de pouvoir enfant jour après jour le pays dans l’incertitude, tente tant bien que mal de faire pression sur la nouvelle administration américaine en créant une situation de crise armée.