Mohammed VI - Page 2

Le régime algérien doit prendre au sérieux l’ultime main tendue du Roi Mohammed VI

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Le discours du trône de cette année a été très attendu. Libéré du complexe de «Vira Lata», le Maroc a imposé à la communauté internationale son propre agenda, priorisant ses intérêts souverains. Une stratégie de rupture qui a déchaîné les passions et a dévoilé au grand jour les relents colonialistes et impérialistes des premiers partenaires européens du Royaume. L’attente du discours a été récompensée. Le Roi Mohammed VI décide de prendre de la hauteur par rapport à tous les débats et les polémiques médiatiques et prône le pragmatisme et la bienveillance envers le régime algérien. Il ne fallait pas attendre la fin du discours pour que les commentaires affluent de tous bords. Les premières lectures précipitées ont fait état d’un rétropédalage du Maroc face à sa fermeté affichée vis-à-vis l’Algérie. C’est faux. Le Roi Mohammed VI n’a pas rompu avec le changement du paradigme dans la diplomatie marocaine. Le souverain a tenu à donner une dernière chance aux locataires du palais d’El Mouradia  en prenant à témoin les peuples marocains et algériens et la communauté internationale. Le régime algérien est devant ses choix, soit jouer propre et trouver une solution pérenne au dossier Sahara dans un esprit de fraternité et de bon voisinage, soit se renfermer dans sa posture suicidaire et replonger dans ses actes hostiles et malveillants, auquel cas il devra en assumer les conséquences.

Les régimes algériens qui se sont succédés ont priorisé l’obédience idéologique au communisme à l’esprit de bon voisinage et de fraternité. Sur plus de quarante années, ils ont mené une propagande nationale et internationale contre le Maroc dans le seul objectif de le diviser et de le déstabiliser. Ils ont fait du mal au Maroc en finançant, soutenant, accueillant  et armant un groupe de séparatistes. Gare à toute voix dissonante qui appelle à la réconciliation entre les deux pays, elle est systématiquement exécutée. À l’image du valeureux président Mohamed Boudiaf, assassiné en public pour qu’il serve d’exemple.

Face aux réussites économiques spectaculaires du Maroc, pays non pétrolier, diaboliser le voisin est devenu le cache misère des gouvernements et des militaires algériens. La propagande médiatique a assuré le service après vente mais sans résultats probants, il fallait fermer les frontières avec le Maroc et couper toute relation qui pouvait occasionner la comparaison.

Pour sa part, le Maroc n’a jamais souhaité du mal à son pays frère. Il a défendu durant 45 ans ses territoires libérés du colonialisme espagnol avec sagesse et retenue. Au moment où l’Algérie jouait le jeu de l’ancien colonisateur, qui n’a jamais oublié comment le défunt Hassan II lui a fait avaler la couleuvre avec l’organisation de la marche verte.

Une vérité historique qui s’exprime par la chaleur de l’accueil des algériens au Maroc, qu’ils soient artistes, politiques ou de simples citoyens.

D’ailleurs, le Roi Mohammed VI s’est appuyé sur cette réalité ancrée dans la croyance collective des peuples marocains et algériens dan son discours du trône de ce samedi.

«Je rassure Nos frères en Algérie : vous n’aurez jamais à craindre de la malveillance de la part du Maroc qui n’est nullement un danger ou une menace pour vous. En fait, ce qui vous affecte nous touche et ce qui vous atteint nous accable.» a assuré le souverain.

« Aussi, Nous considérons que la sécurité et la stabilité de l’Algérie, et la quiétude de son peuple sont organiquement liées à la sécurité et à la stabilité du Maroc. Corollairement, ce qui touche le Maroc affecte tout autant l’Algérie ; car les deux pays font indissolublement corps. » a-t-il affirmé.

Le Maroc n’est ni dupe, ni faible. Il a conscience de la légitimité du leadership royal et du consensus national au sujet du dossier du Sahara. Le monde entier le sait aujourd’hui : le Sahara est une ligne rouge pour les marocains. Demandez aux leaders d’opinion sur les réseaux sociaux de n’importe quel pays, il vous décriront comment ils se font lynchés quand le fameux trait s’affiche sur la carte du pays.

Dans un geste que seuls les Rois en connaissent le secret, Mohammed VI a exprimé toute sa bienveillance et sa fraternité, donnant encore une fois la chance au régime algérien, malgré son adversité maladive, repoussant le rubicon à ne pas franchir, tout en prenant à témoin l’ensemble du peuple algérien en premier lieu, son peuple et la communauté internationale.

Le Roi Mohammed VI a été clair et précis dans son appel à la raison envers le régime algérien : « Nous appelons à faire prévaloir la sagesse et les intérêts supérieurs de nos deux pays. Nous pourrons ainsi dépasser cette situation déplorable qui gâche les potentialités de nos deux pays, au grand dam de nos deux peuples et des liens d’affection et de fraternité qui les unissent ». Si après cette main tendue royale, le palais d’El Mouradia persiste dans sa stratégie de provocation et poursuit ses atteintes aux intérêts suprêmes du Royaume, d’aucun ne blâmera le Maroc de défendre bec et ongles le moindre millimètre carré de son territoire.

Le Maroc de Mohammed VI veut en finir avec «le grincement culturel» appelé sous d’autres cieux le complexe de «Vira Lata». Grace à des micros décisions, le pays a réussi à casser le plafond de verre de l’aliénation culturelle et s’investit à mettre fin à ce processus de dévalorisation systématique qui caractérise les pays émergents. Il s’agit là de l’unique façon de faire bouger les lignes et de sortir des schémas de cercles vicieux destructeurs.

Le PDG de Recipharm ému devant le roi Mohammed VI

A l’occasion de la signature des accords visant entre autres à faire entrer le Maroc dans le cercle très fermé des producteurs du vaccin anti-Covid, M. Marc Funk, PDG du 5ème plus grand sous-traitant mondial de l’industrie biotechnologique Recipharm, est apparu particulièrement ému devant le Roi Mohammed VI. Respectueux à l’égard du souverain, M. Funk ponctuait son allocution de l’expression propre aux sujets marocains «Que Dieu l’assiste».

Le protocole et le rituel ancestral de la Maison Royale a fait son effet sur Marc Funk, PDG de la société suédoise Recipharm. Sa voix trahissait son émotion, lundi, lors de la cérémonie de signature des accords devant le roi Mohammed VI qui consacrent l’autosuffisance, la complémentarité et la souveraineté sanitaire.

«Sa Majesté Que Dieu L’assite, merci de vitre invitation et votre hospitalité. C’est pour moi un immense honneur et privilège d’être présent ici à cette cérémonie, et d’assister au nom du groupe que je représente Recipharm, d’aider à construire ici un centre de compétence et de manufacture.» a-t-il entamé son allocution.

Le projet d’établissement de capacités de fabrication de vaccins au Maroc, dont le mémorandum d’accord a été signé lundi sous la présidence de SM le Roi Mohammed VI, est en phase avec la stratégie sanitaire du Royaume, a indiqué M. Marc Funk.

M. Funk a souligné que le projet de la société Recipharm au Maroc a pour objectif d’accroître les possibilités d’accès aux campagnes vaccinales, qu’elles soient préventives, endémiques ou pandémiques.

La contribution de Recipharm vise à démontrer que le Maroc sera, le plus rapidement possible, «le premier centre d’excellence de remplissage de vaccins injectables par voie parentérale au service du peuple marocain et du Continent africain», a poursuivi M. Funk, notant que Recipharm aidera à poursuivre l’ambition en créant dans un second temps la manufacture des vaccins complets (forme active et remplissage) en partenariat avec les compagnies innovantes dans la branche.

Réitérant l’engagement de Recipharm au service de l’Initiative Royale de production de vaccins et de biothérapies, M. Funk a affirmé que son groupe apportera son assistance au pilotage de la construction de l’usine de remplissage de vaccin.

Il contribuera également à la formation des équipes de travail au Maroc et en Europe dans les usines Recipharm, au transfert de technologies de manufacture en salle blanche et savoir-faire adéquat, à la gestion de l’usine au Maroc et la garantie de la qualité des lots fabriqués, a-t-il poursuivi.

Au sujet de l’impact du projet sur le plan sanitaire, social et économique, M. Funk a assuré que Recipharm contribuera à l’amélioration de la sécurité sanitaire du peuple marocain, comme il favorisera les échanges avec les États partenaires africains en exportant dans les meilleurs délais les futurs vaccins nécessaires pour anticiper les futures vagues de maladies infectieuses endémiques ou pandémiques.

Ce projet pilote contribuera à la création d’un centre de compétences marocain pour la fabrication des vaccins de demain selon le modèle «Public-Private Partnership», ainsi qu’à la création d’emplois dans ce secteur d’avenir et au développement d’une expertise dans le secteur.

«Son Excellence, Que Dieu l’assiste. Merci de votre invitation. Soyez assuré de notre total engagement» a-t-il conclut non sans moins d’émotion.

Le Roi Mohammed VI amorce l’ère de la souveraineté sanitaire et industrielle du Maroc

Key points

  • Le Roi Mohammed VI a présidé ce lundi à Fès la signature d’un mémorandum relatif à la coopération pour le vaccin anti-Covid19 entre l’État marocain et le Groupe Pharmaceutique National de Chine (SINOPHARM). La délégation chinoise a participé à la cérémonie par visioconférence depuis Pékin.
  • Le Maroc s’appuie pour établir sa capacité de fabrication de vaccins sur le savoir-faire du groupe suédois Recipharm, 5ème sous-traitant mondial. Son président, Marc Funk, a fait le déplacement à Fès pour présenter le projet devant le roi.
  • Le Laboratoire marocain Sothema est partie prenante du projet en mettant à la disposition de l’État marocain ses installations de remplissage aseptiques.
  • A court terme, 5 millions de doses de vaccin anti-Covid19 seront produites par mois.
  • Le projet mobilisera un investissement global de l’ordre de 500 millions de dollars.
  • Samir Machhour, vice-président de Samsung Biologics, conseille le Maroc dans cette stratégie de fabrication et de mise en seringue au Maroc du vaccin anti-Covid19 et autres vaccins.

L’évènement

C’est à Fès que le Roi Mohammed VI, entouré de son Conseiller Fouad Ali El Himma, du Ministre des Affaires Étrangères, Nasser Bourita, du président du GPBM, Othman Benjelloun, du PDG d’Attijariwafa-Bank, Mohamed El Kettani, du PDG de la Banque Populaire, Mohamed Karim Mounir et du vice-président de Samsung Biologics, Samir Machhour, a lancé ce lundi 5 juillet un projet d’une enveloppe budgétaire de 500 millions de dollars pour le transfert de technologie visant à assurer le «fill & finish» des vaccins anti-Covid au Maroc, dernière étape de leurs fabrication (le flaconnage ou la mise en seringue).

Deux laboratoires pharmaceutiques étrangers ont été mis à contribution dans ce projet, le groupe chinois Sinopharm et le groupe suédois Recipharm. Le marocain Sothema pour sa part mettra à disposition de l’État marocain des installations de remplissage aseptiques pour la fabrication du vaccin anti-Covid19.

La cérémonie a été clôturée par la signature de trois accords devant le Roi, à savoir :

  1. Le Mémorandum relatif à la coopération pour le vaccin anti-Covid19 entre l’État marocain et le Groupe Pharmaceutique National de Chine (SINOPHARM), signé par le Ministre de la Santé, Khalid Ait Taleb, et le Président du Groupe Sinopharm, Liu Jingzhen.
  2. Le Mémorandum d’accord concernant l’établissement de capacités de fabrication de vaccins au Royaume du Maroc entre l’État marocain et la société Recipharm, signé par le Ministre de l’Économie, des Finances et de la Réforme de l’Administration, et Président du Conseil d’Administration du Fonds Mohammed VI pour l’Investissement, Mohamed Benchaâboune, le Président Directeur Général de la Société Recipharm, Marc Funk, et le représentant du consortium de banques marocaines, Othmane Benjelloun.
  3. Le Contrat de mise à disposition de l’État marocain des installations de remplissage aseptiques de la Société de Thérapeutique Marocaine (Sothema) pour la fabrication du vaccin anti-Covid19 propriété de la société Sinopharm entre l’État marocain et la société Sothema, signé par le Ministre de la Santé, Khalid Ait Taleb, et la Présidente Directrice Générale de la Sothema, Lamia Tazi.

En chiffres, le projet mis en branle ce lundi vise à démarrer à court terme avec une capacité de production mensuelle de 5 millions de doses de vaccin anti-Covid19, avant de passer à la vitesse de croisière sur le moyen terme.

Ce qu’on doit retenir

Face à la rareté des vaccins à l’échelle mondiale, aux risques sanitaires, aux dépendances extérieures et aux contingences politiques, le Roi Mohammed VI avait dès le troisième trimestre de 2020, enclenché le processus de l’établissement de capacités industrielles et biotechnologiques complètes et intégrées nationales, dédiées à la fabrication de vaccins au Maroc.

En effet le roi s’était entretenu le 31 août 2020 au téléphone avec le président chinois Xi Jinping. Les deux chefs d’État s’étaient engagés à une coopération opérationnelle bilatérale dans le cadre de la lutte contre la pandémie.

Le Maroc a été parmi les rares pays ayant participé aux essais cliniques du vaccin Sinopharm. En contrepartie, la Chine s’était engagée à opérer graduellement le transfert de son savoir faire au Royaume dans le but d’en faire une plateforme avancée d’export du vaccin anti-Covid vers l’Afrique.

Une année après, le Maroc n’a pas démérité dans sa gestion de la pandémie. Il se distingue au niveau mondial pour sa stratégie nationale de vaccination, surpassant certaines puissances européennes avec 25% de la population marocaine vaccinée, au moment où le continent africain enregistre un taux de 3% de taux de vaccination.

Aujourd’hui, Mohammed VI donne un coup d’accélérateur à la feuille de route de l’autosuffisance, la complémentarité sanitaire, en impliquant des géants mondiaux du pharmaceutique et de l’industrie biotechnologique, un acteur national dynamique et des bailleurs de fonds nationaux. Un écosystème vertueux, fruit partenariat prometteur qui amorce l’ère de la souveraineté sanitaire et industrielle du Maroc et consacre son rayonnement international.

Le Maroc s’engage ainsi dans la production, non seulement du vaccin anti-Covid, mais dans d’autres vaccins clés, de manière à faire du Maroc une plateforme de biotechnologie de premier plan à l’échelle du continent africain et du monde dans le domaine de l’industrie du «fill & finish».

Ce que vous devez observer

  1. Géopolitique : L’annonce de cet accord Maroc/Sinopharm (Chine) est d’ores et déjà reprise par l’ensemble des agences de presses internationales. Alors que le monde n’a jamais été aussi protectionniste et divisé, le Royaume du Maroc brise cet état de fait et joue la coopération internationale en impliquant trois continents : Asie, Europe et Afrique. Le monde occidental rejette la fabrication asiatique, notamment chinoise et indienne, faisant fi des besoins pressants des pays en voie de développement au moment où le Maroc persiste et signe dans sa feuille de route tracée dès le début de la pandémie en faveur d’une intégration régionale et continentale.
  2. Samir Machhour : Cet électron libre qui révèle un caractère moins introverti que celui du ministre de la santé semble plutôt bien engagé dans ce projet signé devant le souverain. Sa société MarocVax sera-t-elle parti prenante de l’écosystème industriel qui bénéficierait du savoir faire du groupe suédois Recipharm ?
  3. Sothema : Le rôle de Sothema dans la fabrication des vaccins Covid va-t-il se limiter à la mise à disposition de l’Etat de ses installations ?
  4. Pfizer/Sanofi : La mise en œuvre de cette plateforme biotechnologique, poussera-t-elle les autres fabricants mondiaux comme Pfizer ou Sanofi à signer d’autres accords similaires à ceux de Sinophram avec le Maroc ?

Maroc -Israël : Mohammed VI félicite le tombeur de Netanyahu

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Le Maroc devient le troisième pays arabe à féliciter le nouveau ministre d’Israël, Naftali Bennett, après le vote de confiance du Knesset dimanche dernier en faveur du nouveau gouvernement issue de la coalition dite de changement qui a mis terme à douze années de règne de Benjamin Netanyahu.

Le Roi Mohammed VI a adressé un message de félicitations à Naftali Bennett, à l’occasion de son élection au poste de Premier ministre de l’Etat ‘Israël, rapporte l’agence de presse officielle marocaine MAP.

Dans ce message, indique la même source, le souverain alaouite a exprimé au nouveau premier ministre de l’Etat hébreux, ses chaleureuses félicitations pour son élection et ses meilleurs vœux de succès dans ses hautes fonctions.

Le roi a saisi cette occasion pour faire part à Naftali Bennett de la détermination du Royaume du Maroc à poursuivre son rôle agissant et ses bons offices en faveur d’une paix juste et durable au Moyen-Orient, à même de garantir à l’ensemble des peuples de la région de vivre côte à côte dans la paix, la stabilité et la concordance, conclut la dépêche de la MAP.

https://twitter.com/simonarann/status/1404922312953057282

Il est à noter que Mohammed VI a fait preuve de beaucoup de prudence quand à la gestion de la relations avec le premier ministre sortant Benjamin Netanyahu. Ce dernier avait tout essayer pour décrocher une rencontre avec le roi du Maroc dans l’espoir de faire basculer en sa faveur les élections marathons de ces deux derniers années.

Ce message personnel de Mohammed VI au tombeur du «roi Bibi» est annonciateur d’une nouvelle ère de relation avec l’exécutif de l’Etat hébreux. Il n’est plus impossible d’imaginer une remontre au sommet Mohammed VI-Bennett pour donner un coup d’accélérateur au processus de paix palestinien.

Le Bahreïn et les EAU ont également félicité officiellement l’intronisation de Bennett

Les dirigeants des Emirats arabes unis et de Bahreïn ont félicité dimanche le chef du parti Yamina, Naftali Bennett, pour son nouveau rôle de Premier ministre.

Sur Twitter, le ministère émirati des Affaires étrangères a écrit : «Les #EAU félicitent le Premier ministre Naftali Bennett et le Premier ministre adjoint et ministre des Affaires étrangères Yair Lapid pour la formation d’un nouveau gouvernement #israélien»

«Nous sommes impatients de travailler ensemble pour faire avancer la paix régionale, renforcer la tolérance et la coexistence, et nous lancer dans une nouvelle ère de coopération dans les domaines de la technologie, du commerce et de l’investissement», poursuit la même source.

Lundi, le ministre émirati des Affaires étrangères, Cheikh Abdallah ben Zayed, annonce dans un tweet qu’il a félicité le ministre des Affaires étrangères et Premier ministre désigné Yair Lapid et lui a souhaité du succès lors d’un appel téléphonique au cours duquel les deux diplomates ont discuté de «la coopération bilatérale entre les deux pays, en plus des accords d’Abraham».

Pour sa part, le prince héritier de Bahreïn, Salmane, a été le premier chef d’Etat arabe à envoyer un télégraphe de félicitations à Bennett, dans lequel il a exprimé ses vœux sincères au gouvernement nouvellement formé pour qu’il réussisse dans ses missions «d’une manière qui renforce les piliers du développement, de la stabilité et de la paix dans la région et dans le monde».

Pour rappel, le président américain Joe Biden a été le premier dirigeant à féliciter le nouveau Premier ministre israélien Naftali Bennett, à la suite du vote à la Knesset qui a mis fin au mandat de 12 ans du chef du Likud Benjamin Netanyahu.

Opération Marhaba 2021 : le Roi Mohammed VI mobilise la Fondation Mohammed V pour la Solidarité

Après avoir donné ses hautes instructions aux autorités compétentes et à l’ensemble des intervenants dans le domaine du transport et du tourisme, afin d’œuvrer à la facilitation du retour au pays des marocains résidents à l’étranger à des prix abordables, le Roi Mohammed VI s’attaque à la question épineuse de la gestion des flux et mobilise la Fondation Mohammed V pour la Solidarité ainsi que l’ensemble des représentations diplomatiques et consulaires du Royaume.

C’est une pluie de bonnes nouvelles qui est tombée ce dimanche et qui fait le bonheur des marocains résidents à l’étranger impatients de retrouver leur patrie. Après le communiqué du Cabinet royal annonçant les hautes instructions du roi Mohammed VI aux opérateurs du transport et du tourisme, suivi par l’annonce de la RAM de la mise en place d’un dispositif «exceptionnel» et «historique» pour leur faciliter le retour de nos compatriotes, le souverain sonne la mobilisation générale pour assurer une gestion exemplaire des flux et un accueil dans les meilleurs conditions.

En effet, dans un communiqué du cabinet royal publié par la MAP, on apprend que le Roi Mohammed VI a donné ses très hautes instructions à la Fondation Mohammed V pour la Solidarité, afin qu’un dispositif spécial d’accompagnement soit mis à la disposition des membres de la communauté marocaine résidant à l’étranger, à bord des navires opérant la traversée, en vue de leur assurer les meilleures conditions de traversée et de débarquement.

Ce dispositif a pour objectif de faciliter, pendant la traversée, l’ensemble des formalités administratives, douanières et sanitaires, afin que le voyage, l’arrivée et le séjour au Maroc se passent de manière sûre, fluide et satisfaisante, souligne le Cabinet royal.

Les autres modalités traditionnelles d’accueil et d’assistance déployées par la Fondation Mohammed V pour la Solidarité, au Maroc et à l’étranger, resteront en vigueur, précise la même source.

Instructions directes du souverain aux Ambassades Consulats Généraux du Royaume du Maroc

Pour compléter le dispositif d’accueil des MRE, le roi Mohammed VI a donné ses très hautes Instructions afin que les Ambassades et les Consulats Généraux du Royaume du Maroc à l’étranger se mobilisent dans cette opération.

Le communiqué du Cabinet royal indique que les représentations diplomatiques et consulaires sont appelées à faciliter toutes les démarches consulaires et administratives requises par les concitoyens marocains et les étrangers souhaitant visiter le Maroc, et à répondre de manière efficace à leurs demandes et attentes.

Opération Marhaba 2021 : le Roi s’insurge contre les spéculateurs du tourisme

Suite aux nombreuses plaintes de marocains résidents à l’étranger au sujet des prix extrêmement prohibitifs affichés par les différents opérateurs de transport, le roi Mohammed VI a donné ses instructions aux autorités compétentes et à l’ensemble des intervenants dans le domaine du transport, afin d’œuvrer à la facilitation de leur retour au pays à des prix abordables.

Ce qui s’est passé :

Depuis l’annonce de l’ouverture des frontières la réouverture « progressive » de ses frontières aériennes à compter de ce mardi 15 juin 2021, un vent de panique a gagné les marocains résidants à l’étranger.

Dépassé par les évènements, Nasser Bourita n’a pas pris la peine ni de préparer l’accueil des MRE ni de les écouter. Après avoir balancer des listes dans la presse et les réseaux sociaux, il a tourné le dos à une responsabilité qu’il n’a jamais pris au sérieux, celle de Ministre en charge des Marocains Résidents à l’Etranger.

Les marocains qui qui n’ont pas vu leur familles depuis deux ans et ceux qui n’ont pas pu jeter un dernier regard sur un parent parti à cause de la pandémie, se sont retrouvés piégés par les fake-news, les rumeurs et les charognards des transports.

Les réseaux sociaux ont été le dernier recours de ces marocains pour exprimer leur désarrois, leur colère ou leur peine à l’image de ce garçon en pleurs quand ses parents lui ont annoncé qu’ils ne pouvaient pas rentrer au pays.

L’irresponsabilité de Nasser Bourita et son insensibilité au désespoirs de ses compatriotes, a donné l’impression aux MRE que finalement ils allaient servir de pigeon aux spéculateurs du tourisme national. Pire, certaine croyance commence à s’installer selon laquelle les MRE étaient pris au piège du bras de fer entre le Royaume et ses adversaires.

Devant l’incompétence du gouvernement, le Roi Mohammed VI a du intervenir personnellement pour mettre fin à cette mascarade. Il a en effet ordonné à l’ensemble des intervenants dans le domaine du transport aérien, en particulier la compagnie Royal Air Maroc, ainsi qu’aux différents acteurs du transport maritime, de veiller à pratiquer des prix raisonnables qui soient à la portée de tous, ainsi que d’assurer un nombre suffisant de rotations, afin de permettre aux familles marocaines à l’étranger de rentrer au pays et renouer avec leurs familles et proches, particulièrement dans le contexte de la pandémie de la Covid-19.

Cette intervention de Mohammed VI, annoncée dans un communiqué du cabinet royal, concerne également tous l’écosystème du tourisme. En effet, le roi a exhorté les opérateurs du tourisme, aussi bien dans le domaine du transport que de l’hôtellerie, à prendre les dispositions nécessaires afin d’accueillir les membres de la communauté marocaine résidant à l’étranger dans les meilleures conditions et aux meilleurs prix.

Ce qu’il faut suivre

Les yeux sont actuellement rivées sur le ministère de l’Intérieur, le ministère du Tourisme et les autorités aéroportuaires pour la mise en œuvre des instructions royales.

Avec l’exclusion de l’Espagne et de ses deux conclaves Ceuta et Melilla, en plus de la gestion des flux, le respect des règles sanitaires et le contrôle des prix aux niveaux des opérateurs touristiques ajoutent d’autres contraintes au bon déroulement de cette édition très spéciale de l’opération Marhaba.

Probité et lutte contre la Corruption : Saad Dine El Otmani s’auto-attribue la vision et les décisions du Roi Mohammed VI

Les dernières nominations royales touchant des organes juridictionnels vitaux, annonciatrices de l’avènement du «Big Shift» tant attendu, ont donné espoir aux marocains et des insomnies à Saad Dine El Otmani, le Chef de Gouvernement le plus décrié et le plus faible de l’histoire du Royaume.

Ce lundi 29 mars au petit matin, le secrétaire général en sursis du PJD, s’est réveillé en sursaut par les notifications WhatsApp et la peur d’avoir raté le S’hour de la journée du jeûne de la mi-Cha’abane. Premier reflexe il prend son téléphone et découvre un message de Benkirane : « Journée Bénite, tout de même 💔». «Qu’Allah accepte 😭 🙏» lui a-t-il répondu.

Le nœud eu ventre, répétant sans cesse «Bakkoury en disgrâce, Bakkoury!!» et ne pouvant pas attendre jusqu’au levée du soleil, il envoie un WhatsApp à son conseiller de lui trouver une idée de communication pour marquer le coup ce début de semaine et profiter des «awacher», moment propice aux sermons des fquihs.

Il avale trois date et boit d’un trait son verre de thé et se précipite pour faire ses ablutions, qu’il doit refaire plus de trois fois. Sa tête est ailleurs. Perturbé par les notifications des Ikhwane et des akhawates qui envoient leurs prières matinales, il expédie rapidement la prière d’Al Fajr et se précipite sur son téléphone.

« Excellence, M. le Chef de Gouvernement, nous avons constaté que la campagne de simplification des procédures administratives #tabsite, a très bien fonctionné sur les réseaux sociaux et Benchaaboun nous a passé la loi loi n°19.46. Pourquoi, ne pas en profiter est récupérer rapidement LE message qui fait mouche auprès de nos électeurs : la probité et la lutte contre la corruption ?».

«Très bien. Les partisans du PJD avant même nos électeurs doivent être convaincus que nous avons réussi à combattre l’impunité. Je veux un draft sur mon bureau avant 11h».

«Tenez, M. le Chef de Gouvernement a corrigé le texte du communiqué lui-même. Ces instruction sont claires, il faut l’envoyer immédiatement à la MAP et le publier sur notre site web dans 30 minutes tapantes».

«Pardon Madame, Ssi Saad vous a-t-il expliqué pourquoi il retiré toute référence à Sa Majesté e roi que Dieu L’Assiste du communiqué ?».

«Il dit qu’il sait ce qu’il fait et que dans tous les cas il n’a plus aucune chance d’être reconduit ni au gouvernement ni au parti. Entre nous il m’a dit texto : Je me sacrifie pour le PJD».

Que s’est-il passé ?

Si la scène ci-dessus, est de la pure imagination, il n’en demeure pas moins vrai que Saad Dine El Otmani a bel et bien publié sur le site de la chefferie de gouvernement un communiqué écrit de manière journalistique, repris par la MAP. Lequel article dresse un bilan élogieux de «ses efforts concrets et ses résultats probants en faveur de la bonne gouvernance, la probité et la lutte contre la corruption».

La particularité de ce texte et qu’il est, sans aucun doute, le premier document officiel gouvernemental de l’histoire du Maroc moderne qui ignore les action et les directives royaux. C’est simple il n’y a aucune mention du roi Mohammed VI dans tous le document.

Une omission qui ne peut être qu’intentionnelle et délibérée.

En quoi est-ce significatif ?

28 Octobre 1999 Discours royal : «La moralisation de la vie publique et surtout de l’administration a toujours été une question essentielle à laquelle Nous sommes particulièrement intéressé et qui occupe une grande partie de notre pensée.»

09 Mars 2011Discours royal : « Nous avons décidé d’entreprendre une réforme constitutionnelle globale, sur la base de sept fondements majeurs : (…) Sixièmement : La consolidation des mécanismes de moralisation de la vie publique et la nécessité de lier l’exercice de l’autorité et de toute responsabilité ou mandat publics aux impératifs de contrôle et de reddition des comptes. Septièmement : La constitutionnalisation des instances en charge de la bonne gouvernance, des droits de l’Homme et de la protection des libertés. »

24 Octobre 2011Message royal à l’ONU : « … Pour faire face aux effets néfastes de la corruption, qui constitue l’entrave la plus dangereuse au progrès, surtout dans les pays en développement, il est impératif de conjuguer les efforts au niveau international afin de relever les défis que pose le fléau de la corruption dans ses manifestations les plus détestables, notamment les entraves qu’elle dresse devant la réalisation des Objectifs de Développement du Millénaire.»

29 Juillet 2016Discours royal : « Notre concept d’autorité se fonde aussi sur la lutte contre toutes les formes de corruption: dans les élections, l’Administration, la justice, etc. Le manquement au devoir est aussi une forme de corruption.»

1er Juillet 2018Message royal au sommet de l’UA à Nouakchott : « La lutte contre la corruption doit être érigée en priorité, car il s’agit du plus grand obstacle au développement économique et social et à l’épanouissement de la jeunesse ».

Ceci n’est qu’un échantillon des passages des discours et des directives du Roi Mohammed VI concernant la lutte contre la corruption et la réforme de l’administration depuis son ascension au trône. Si Saad Dine El Otmani a la mémoire courte, il n’a qu’à se rappeler des changements constitutionnels entrepris par le roi Mohammed VI, en réponse aux appels des marocains pour de nouvelles réformes démocratiques. Lesquels changements ont été consacrés dans la nouvelle Constitution, approuvée par référendum le 1er juillet 2011 et qui ont permis :

  • Le développement de l’Instance centrale pour la prévention de la corruption grâce à l’adoption d’une loi relative à l’Autorité nationale pour l’intégrité, la prévention et la lutte contre la corruption, en application des dispositions de la Constitution;
  • La création du Conseil de la concurrence pour assurer une concurrence libre et équitable et améliorer le climat des affaires et des investissements en le transformant en institution constitutionnelle;
  • La création de la Cour des comptes et des conseils régionaux des comptes;
  • Le développement de Diwan Al Madhalim par la création de l’institution du Médiateur;
  • La création du Conseil national des droits de l’homme en lieu du Conseil consultatif des droits de l’homme (dahir n ° 1.11.19 du 1er mars 2011);
  • La Création de l’Unité de Traitement du Renseignement Financier (UTRF)
  • La Création de départements spécialisés dans la lutte contre les crimes financiers;
  • La Mise en place du comité national des marchés publics;
  • La Mise en place de l’instance nationale de lutte contre la corruption.

Vingt années d’efforts et de combat du Roi Mohammed VI, effacées par un fonctionnaire qui n’a de haut que le salaire.

Le programme gouvernemental 2016-2021 requiert également une action collective et une large implication de l’ensemble des parties prenantes avec un engagement citoyen conscient et responsable pour mener à bien ces grands chantiers. – Saad Dine ElotmaniTétouan, Juillet 2016 – Le Roi Mohammed VI a souligné, dans le discours adressé à la Nation à l’occasion du 17è anniversaire de l’accession du Souverain au Trône, que la lutte contre la corruption est “l’affaire de l’Etat et de la société”. – MAP
Le gouvernement a également lancé des réformes de grande envergure telles que l’adoption de la charte de la déconcentration et sa mise en œuvre effective qui est appelée à se traduire dans les faits par une transformation profonde de la structure de l’administration et à consolider le chantier de la régionalisation avancée. -Saad Dine ElotmaniFès, Aout 2019 – Sa Majesté le Roi Mohammed VI a exhorté le gouvernement à donner la priorité à la mise en œuvre de la régionalisation avancée et de la Charte de déconcentration administrative afin de relever les défis qu’impose la nouvelle étape.
Plagiat et usurpation avérée de Saad Dine Elotmani

Lire aussi : Le digital, «arme létale» de Mohammed VI pour lutter contre la corruption et combattre l’évasion fiscale

Nous invitons le Chef de gouvernement à relire les déclarations de la cheville ouvrière du gouvernement, le ministre qui est sur tous les fronts, Mohamed Benchaâboun, le 19 Mars dernier, suite à l’approbation par la Chambre des conseillers en séance plénière et à l’unanimité du projet de loi n°19.46 relative à l’Autorité nationale pour l’intégrité, la prévention et la lutte contre la corruption.

«Le Roi Mohammed VI a souvent insisté dans ses discours sur la nécessité de renforcer l’intégrité, de créer la vie publique et de lutter contre la corruption. Le Roi avait également incité le gouvernement à faire de ce dossier une des priorités législatives afin d’établir l’intégrité et de combattre toutes les manifestations de corruption dans la vie publique.» C’est par cette reconnaissance juste et honnête que Benchaâboun avait célébré cette réalisation.

Ce réquisitoire, n’est en aucun cas un procès de crime de lèse-majesté ou d’entorse aux normes, au protocole et aux us et les coutumes de l’administration marocaine. Ceci est une indignation contre les pratiques d’un homme politique déchu et d’un parti politique agonisant.