Rédaction - Page 3

Un discours d’apaisement et d’unité

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Dans son discours en ouverture de la nouvelle année législative, le roi Mohammed VI a fixé le cap de la prochaine étape dont le slogan est l’esprit de responsabilité. Parmi les priorités et les défis du pays, en plus des problématiques de l’emploi, de la formation professionnelle et de l’éducation, le roi Mohammed VI a invoqué le réel besoin d’un sursaut collectif national qui conduirait à un retour aux fondamentaux éthiques et déontologiques qui ont constitué, au long des siècles, le ciment qui a permis au Maroc et aux Marocains de traverser les plus grandes secousses, les plus grands remous et les turbulences les plus sérieuses, à savoir un fort esprit de solidarité, de partage et de désintéressement au profit des intérêts supérieurs du royaume.

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Sahara : Trois mois décisifs

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Avec un riche mois d’octobre qui connaîtra une réunion cruciale du Conseil de sécurité, précédée il y a deux jours par le rapport du Secrétaire général de l’ONU, Antonio Guterres, et un mois de novembre qui sera rythmé par un important discours royal à l’occasion du 43ème anniversaire de la Marche Verte, tous les yeux seront braqués sur le mois de décembre qui verra la réunion, les 4 et 5 à Genève, d’une table ronde qui permettra une reprise des pourparlers entre parties intéressées et concernées, afin «d’échanger les vues sur les derniers développements et sur le processus politique, mené sous les auspices exclusifs de l’ONU, et d’examiner les aspects régionaux de ce différend». Ces pourparlers proposés par l’ONU sur le Sahara, arriveront-ils à sortir de l’impasse un dossier qui perdure depuis plus de quatre décennies. L’accord du Maroc et du Polisario d’y assister est un signe encourageant, mais que feront l’Algérie et la Mauritanie, en froid avec le Maroc sur ce sujet depuis des années ?

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Libye, exportateur de troubles : Le Maroc guette aux vasistas

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Après avoir été chassé de la région de Syrte, Daech s’est orienté vers la région de Fezzan, notamment Sebha. En parallèle, d’autres groupes terroristes prolifèrent en toute impunité faisant de la Libye une menace préoccupante non seulement pour les pays riverains, mais même pour l’Afrique centrale. Les liens entre crime organisé et organisations terroristes ne sont plus un secret pour personne. Tous les pays du Maghreb et du Sahel en savent quelque chose puisqu’au nom de l’Istihlal, les terroristes se permettent de commettre des attaques à main armée, des enlèvements, de la traite des êtres humains, de la contrebande et de l’extorsion.

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A Bucarest, Hassan Abouyoub à l’assaut d’une forteresse insoupçonnée de l’Europe

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La nomination de Hassan Abouyoub, le 20 août 2018 en Conseil des ministres, en tant qu’ambassadeur du Maroc en Roumanie en a surpris plus d’un. Plusieurs fois ambassadeur et ministre, candidat malheureux à la direction générale de l’OMC à cause d’un veto américain alors qu’il avait toutes les chances de son côté pour remporter l’élection, Hassan Abouyoub se retrouve aujourd’hui à Bucarest, alors qu’on l’attendait à Londres ou à Pékin, ou rappelé à Rabat pour de hautes fonctions à la tête de départements souverains. Mais l’Etat a des raisons que la raison ignore. Parmi elles, la prochaine présidence tournante de l’Union européenne qui reviendra à la Roumanie à compter du 1er janvier 2019. L’importance politique de la présidence de l’UE, et son influence sur les agendas et les décisions ad hoc engageant les institutions européennes, et les relations en dents de scie entre Rabat et Bruxelles, a obligé le Maroc à choisir le meilleur de ses éléments pour occuper les fonctions d’interface entre le gouvernement marocain et le gouvernement qui présidera aux destinées de l’Europe durant 6 mois. Et seul un profil de cette trempe, qui a eu à piloter plusieurs chantiers fondamentaux pour l’économie marocaine tels que le Plan d’ajustement structurel, les accords de libre-échange avec l’UE, les accords du GATT et l’Investment Treaty avec les Etats-Unis, est capable de peser de tout son poids pour que la présidence roumaine de l’UE se déroule, selon les intérêts du Maroc, dans les meilleures conditions possibles.

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La Tunisie, nouveau PC avancé des USA en Afrique du nord et Sahel

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En milieu de semaine, s’est tenue à Tunis une importante rencontre qui a réuni l’Etat-major des Forces américaines en Afrique et les responsables du renseignement militaire de 13 pays d’Afrique du nord, du Sahel et d’Afrique occidentale. Cette réunion intervient au lendemain de l’annonce par certains hauts responsables du Pentagone de l’intention des Etats-Unis d’Amérique de retirer leurs troupes d’élite du continent, notamment les commandos et les unités antiterroristes d’élite de l’US Army stationnés au Niger, et de fermer la plupart des bases militaires opérationnelles pour les redéployer dans d’autres zones sensibles du continent le cadre d’un changement de stratégie de Washington, allant de la lutte contre les insurgés à la lutte potentielle à grande échelle. Et tout retrait d’Afrique des troupes d’élite américaines, notamment celles œuvrant dans la lutte anti-terroriste, constituerait un signal négatif à l’adresse de Paris et à l’ensemble des pays de la région du Sahel et d’Afrique du nord, du Sénégal jusqu’à la Libye, en passant par la Mauritanie et le Niger. Avec les prémisses d’une proche fin de guerre en Syrie et la bataille décisive en cours dans le dernier bastion de résistance de Daech à Idlib, le Sahel risque de se transformer en un nouveau terrain de jeu de l’Etat islamique. Et le choix de la Tunisie comme nouveau PC avancé de l’AFRICOM n’est pas inopportun.

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Ahmed Charai : De l’inutilité de la Cour pénale internationale

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La théorie préconisée par l’administration américaine concernant la pérennité de la Cour pénale internationale est simple. Si les soldats de l’US Army sont amenés à être assujettis à des poursuites judiciaires en raison de leurs activités militaires en Afghanistan par exemple, en Irak ou dans n’importe quel autre terrain d’opération, cela affecterait leur engagement, leur mobilisation et pourrait même causer des désertions ou un refus d’obtempérer. Pour les chefs militaires américains, cela impliquerait un affaiblissement de leur capacité à se défendre et, par ricochet, à défendre leurs alliés, Israël en tête. L’expression «crime de guerre» tant usitée par la Cour pénale internationale n’est pas du goût de Washington qui, par la voix du conseiller à la sécurité nationale de la Maison Blanche, John Bolton, devrait disparaître. Selon lui, il s’agit d’une expérience ratée.

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Ces généraux de Hassan II qui servent toujours sous Mohammed VI

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L’héritage militaire du roi Hassan II est toujours bien vivant dans les rangs des Forces armées royales. Si des officiers supérieurs tels que les généraux Hosni Benslimane, Bouchaïb Arroub ou Boubker Skiredj ont dû faire valoir leur droit à la retraite après plus de cinq décennies de bons loyaux services respectivement à la gendarmerie royale, à l’Etat-major des FAR et au Cabinet militaire du souverain en qualité d’aide de camp, d’autres en revanche sont toujours en service et à des fonctions très sensibles. Déjà généraux de brigade sous Hassan II et promus généraux de division par Mohammed VI après son accession au trône, ils ont dirigé -et continuent- des unités d’élite de l’armée royale notamment celles ayant un rapport étroit avec la sécurité du roi et de la famille régnante, et celle des résidences royales. Le général Abdelkébir Benyaïch, le général Bénachir Sourallah et le général Mimoun Mansouri, puisque c’est d’eux dont il s’agit, ont la pleine et totale confiance du roi, commandant suprême et chef d’Etat-major général des Forces armées royales.

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