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MASEN

Plusieurs milliards de dollars investis dans les Énergies renouvelables, partis en fumée. Une bérézina planétaire

Le plus prestigieux des hebdomadaires allemands, Der Spiegel, a consacré la couverture de son premier numéro du mois de mai à l’échec du plus grand projet planétaire de transition énergétique, Energiewende. On y apprend que malgré que l’Allemagne ait dépensé, depuis 2010, plus de 240 milliards de dollars en énergies renouvelables, ses émissions de gaz à effet de serre sont restées au même niveau… qu’en 2009. En fait le grand gagnant de cette mobilisation mondiale de la transition énergétique s’est avéré être le GNL, Gaz Naturel liquéfié, ainsi que l’armada des méthaniers américains qui irriguent depuis 5 ans, en toute discrétion, toute la planète en Gaz de schiste. Le monde a changé depuis le célèbre documentaire d’Al Gore «Une vérité qui dérange» diffusé en 2006. Les climatosceptiques logent à la Maison Blanche, les mines de charbon reprennent leurs activités de plus belle, les découvertes des gisements de pétroles et de gaz n’ont jamais été aussi nombreuses et d’aucuns n’envisagent d’arrêter le nucléaire. La transition vers les énergies renouvelables est vouée à l’échec car les industriels modernes ne veulent tout simplement pas pas retourner à la vie prémoderne.

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Efficacité énergétique : TAQA introduit une technologie de pointe au Maroc, une première mondiale

C’est en marge du 12e Sommet mondial sur les énergies du futur (WFES), qui s’est tenu cette semaine à Abu Dhabi, que le géant émirati TAQA Global, présent au maroc à travers sa filiale Taqa Morocco (JLEC), a signé un partenariat industriel avec une start-up suisse LakeDiamond, qui détient une technologie unique en son genre exploitant les caractéristiques conductrices de la chaleur du diamant pour transférer de l’énergie de manière plus efficace et sans fil. Le premier déploiement de cette technologie sera effectué au Maroc.

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Table ronde de Genève et sommet du G5-Sahel de Nouakchott, ou l’hypocrisie de la communauté internationale

Alors que se tenait à Genève une table ronde sur le Sahara, réunissant pour la première fois les pays impliqués dans le dossier du Sahara, le Maroc, l’Algérie et la Mauritanie, en plus du front séparatiste du polisario, se tenait au même moment à Nouakchott, une autre réunion, non moins importante, celle des cinq pays du Sahel (Burkina Faso, Mali, Mauritanie, Niger et Tchad) qui coordonnent leur action en matière de développement et de sécurité au sein du G5 Sahel. Deux rendez-vous qui concernent la même région et les mêmes défis mais face à deux positions, deux dynamiques et intérêts diamétralement opposés de la “communauté internationale”. D’une part la France et l’Allemagne, qui s’engagent financièrement et diplomatiquement au sein du G5-Sahel, avec un échéancier précis et un rythme soutenu et, d’autre part, les mêmes pays qui se contentent de commenter l’ambiance et l’atmosphère “sereine” de la réunion de Genève. Ces pays agissent comme s’il n’était pas question de la même zone géographique et comme si le Sahara marocain était imperméable aux menaces qui planent sur la région en termes de sécurité, d’immigration illégale, de banditisme et de crimes transfrontaliers.

Pourtant, la résolution 2440 adoptée le 31 octobre 2018 par le Conseil de sécurité des Nations unies était on ne peut claire en considérant que «la solution politique de ce différend de longue date et le renforcement de la coopération entre les États membres de l’Union du Maghreb arabe contribueraient à la stabilité et à la sécurité dans la région du Sahel, ce qui créerait des emplois et favoriserait la croissance ainsi que des possibilités pour tous les habitants de la région

« Ambiance » vs « Programme d’investissement prioritaire »

Dans un communiqué publié le vendredi 7 décembre 2018, par le ministère français des Affaires étrangères, Paris a salué la tenue de la table ronde sur le Sahara, réitérant «son plein soutien» aux efforts des Nations unies en vue de parvenir à une solution juste, durable et mutuellement agréée au sujet de cette question. Alliée et amie du Maroc, la France, qui est membre permanent du Conseil de sécurité de l’ONU, n’a pas exprimé de position claire sur la marocanité du Sahara. Utilisant un vocabulaire diplomatique policé, frôlant parfois la langue de bois, Paris cherche souvent à épargner Alger, évitant d’irriter son ancien département colonial, tout en cédant aux caprices du polisario, à l’image de la ligne éditoriale de médias relevant pourtant du Quai d’Orsay.

Paradoxalement, le premier sommet exceptionnel des bailleurs de fonds du G5-Sahel, a bénéficié d’une dynamique autre. Son promoteur, Emmanuel Macron, a usé de toute son influence pour réunir à Nouakchott plusieurs bailleurs de fonds, principalement de Riyadh et d’Abu Dhabi. Le Président y tenait tellement qu’il a envoyé son ministre des Affaires étrangères, malgré un contexte interne rendu difficile avec le mouvement des Gilets jaunes.

Et contrairement à la « Table Ronde de Genève » où la communauté internationale cherchait uniquement le dégel, Paris et Berlin ont voulu des réalisations concrètes. A titre d’exemple, le montant des sommes réunies a largement dépassé les propres espérances du Président français. Un programme d’urgence de 260 millions d’euros  destiné au secteur de l’hydraulique, à la gestion des conflits intercommunautaires et à la sécurité intérieure, a été validé et adopté. La première phase de ce programme cibleront les régions du nord du Burkina Faso, du centre du Mali, des Hodh en Mauritanie, de Tillabéri au Niger et de Kanem au Tchad.

Même le Maroc, malgré ses ressources limitées, mais fort de son expertise, s’est mobilisé pour cette cause et a promis une aide financière substantielle et un accompagnement technique aux pays du G5 :

Entraînement militaire et coopération dans le renseignement

Pour faire face au retour des groupes terroristes, chassés du nord du Mali puis redéployés au centre du pays, ainsi qu’au Burkina et au Niger, attisant le feu des conflits intercommunautaires, le Maroc s’est proposé d’assurer l’entraînement des cadres militaires des pays concernés dans les académies et écoles du royaume, et la coopération pour le renforcement des capacités des pays du Sahel dans le renseignement et l’intelligence.

Transfert du savoir-faire marocain : Electrification, énergie renouvelable, agriculture et gestion des ressources hydriques

Le Maroc, qui était représenté par le chef de Gouvernement, Saad Eddine El Otmani, épaulé par le patron des services du renseignement extérieur, Mohamed Yassine Mansouri, a annoncé sa contribution au Programme d’investissement prioritaire, en réalisant des projets d’électrification des zones rurales frontalières par MASEN. Rabat contribuera également dans le cadre du projet « Desert to power » au déploiement de projets d’énergies renouvelables intégrées. Dans le domaine agricole, le Maroc accompagnera les jeunes exploitants agricoles et leur fournira une assistance pour la gestion intégrée des ressources en eau ainsi qu’un appui technique pour l’amélioration de la santé animale.

Pour le dossier Sahara : Débrouillez-vous !

Le dossier du Sahara s’enlise dans un contexte régional explosif, où les groupes terroristes de tous bords prennent place, fuyant les autres terrains de combat, Irak, Syrie, Libye, Yémen, Afrique centrale, et où la communauté internationale laisse fleurir un groupe armé appelé le Polisario qui, dans sa déchéance, est capable de pactiser avec le diable. Les ambitions iraniennes dévoilées, preuves à l’appui, au grand jour par le Maroc à la «communauté internationale» confirment cette crainte. Quand Téhéran, à travers les cadres du Hezbollah, décide de s’incruster dans le conflit du Sahara, en proposant ses services à un groupe séparatiste armé, aux frontières du Sahel, c’est toute la région qui est menacée. L’Algérie elle-même aurait, selon nos informations, déclenché l’état d’alerte après l’annonce de cette brèche aux frontières de son territoire.

Et pendant que le Maroc s’impatiente sans perdre le cap, en investissant toute son énergie pour trouver une solution politique à ce conflit artificiel, améliorer les conditions de vie des populations des provinces du sud et défendre, souverainement et jusqu’au bout, son intégrité territoriale, Paris préfère garder la pression sur Rabat, son allié historique, et aller chasser dans d’autres territoires, tout en sécurisant ses intérêts énergétiques et miniers en Algérie, au Niger et surtout en Iran.

Mix énergétique : Le Maroc a-t-il visé trop haut?

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Le Maroc a choisi d’investir dans plusieurs projets gaziers de taille comme le Gazoduc Maghreb-Europe et le projet du gazoduc Maroc-Nigéria reliant 12 pays de l’Afrique de l’Ouest et l’Europe. Et le gaz naturel est amené à «jouer un rôle crucial dans l’amélioration de la sécurité énergétique mondiale et la flexibilité de l’approvisionnement couplé à des mesures d’intégration et de politique d’urgence». Cela dit, le Maroc réussira-t-il à réaliser 52% de son mix énergétique à partir des énergies renouvelables ? L’échéance 2030 approche à grand pas. Est-ce à dire que le défi sera relevé ?

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Réunion du G20 à Berlin : Le Maroc partenaire de l’initiative Compact with Africa

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Pour soigner le mal, il faut l’attaquer à la racine, là où il existe. C’est partant de ce constat que le G20 a choisi de s’ouvrir sur l’Afrique pour combattre le sous-développement, et à travers lui, l’immigration qui est devenue un véritable défi pour les pays développés. Le Maroc est bien placé pour jouer les premiers rôles étant donné son ouverture sur l’Afrique et le prestige dont il jouit. Il pourrait s’avérer un bon relais de croissance. Berlin a ainsi vécu l’espace de deux jours au rythme de l’Afrique à l’occasion du « G20 compact with Africa » auquel prennent part onze pays africains dont le Maroc.

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Laâyoune : Le Forum d’Affaires Maroc-France, le coup de maître de Sidi Hamdi Ould Errachid

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Le succès du Forum d’Affaires Maroc-France qui se déroulera à Laâyoune les 3 et 4 novembre prochain, s’est dessiné bien avant le début des travaux de l’événement qui, quelle qu’en soit l’issue, a d’emblée enregistré une victoire géopolitique majeure. En effet, que le patron du Polisario, Brahim Ghali, signe lui-même une missive expresse destinée au Secrétaire général de l’ONU, Antonio Guterres, en vue de faire annuler la rencontre, prouve que le choix de Laâyoune pour abriter ce Forum est un coup dur pour les thèses séparatistes. Et grâce à la perspicacité et l’implication personnelle du président de la région Laâyoune-Sakia El Hamra, Sidi Hamdi Ould Errachid, et suite au succès des précédentes éditions du Forum de Partenariat Maroc-France à Casablanca et à Paris, la Chambre française de commerce et d’industrie du Maroc et la Région ont décidé de lancer le Forum d’Affaires Maroc-France à Laâyoune, une première concernant les provinces du sud du royaume.

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El Othmani out du Iftar royal

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Le roi Mohammed VI a offert, mercredi soir à Dar Dyafa à Rabat, un Iftar en l’honneur du président de la Commission de l’Union africaine qui se trouve au Maroc pour une visite officielle. Traditionnellement et selon la coutume, ces types de réceptions sont généralement présidées par le chef du gouvernement sur hautes instructions royales. Cette fois-ci le protocole royal en a décidé autrement.

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Jing Ning : Le Maroc a un marché haut de gamme qui peut accueillir les industries chinoises

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En marge d’une conférence des experts préparatoire du 6ème sommet du Forum de coopération sino-africain (FOCAC), co-organisée, le mardi 6 mars à Rabat, par l’Institut Amadeus avec l’ambassade de Chine , le conseiller économique et commercial de la représentation diplomatique au Maroc, Jing Ning, a accordé à le1.ma une grande interview pour faire le point sur ce séminaire, les relations bilatérales entre les deux pays dans le cadre du partenariat stratégique, le rôle de la Chine en Afrique et bien d’autres questions.


Le1.ma : Monsieur Jing Ning, vous participez ce mardi 6 mars à la conférence préparatoire des experts en vue du prochain sixième sommet prévu l’automne prochain à Pékin. D’abord, pouvez-vous nous faire un bilan des précédents ?

Jing Ning : Je pense que les précédents sommets du FOCAC ont été très réussis et particulièrement celui tenu à Johannesburg en décembre 2015. A cette occasion, le gouvernement chinois avait annoncé 10 projets majeurs de plans de coopération avec des pays africains couvrant 10 secteurs clés, et nous sommes très heureux de voir ce type de coopération consolidé au cours des dernières décennies et surtout depuis l’an 2000 avec l’établissement du FOCAC.

Le1.ma : Quels sont ces secteurs clés auxquels vous avez fait allusion ?

Jing Ning : Nous parlons de l’industrie, des infrastructures, de la modernisation de l’agriculture, le commerce, la santé, le bien-être, la paix et la sécurité.

La Chine a formé 150 mille personnes issues de plusieurs pays africains

Le1.ma : Dans quelle mesure ces projets ont été réalisés ?

Jing Ning : Durant les deux dernières années, le gouvernement chinois en collaboration avec ses homologues africains ont coopéré pour la mise en œuvre de ces plans à l’occasion de la tenue du Sommet de Johannesbourg. J’ai eu quelques informations relevant des ministères chinois concernés par ces projets faisant état que tous les projets ont été menés à bien. Il faut dire que deux ans de coopération économique ne constituent pas une très longue période. Certains projets exigent beaucoup plus de temps pour discuter du mode et des détails mais vous savez que le gouvernement chinois fournit un grand soutien financier pour la coopération.

Le1.ma : Qu’en est-il de cette enveloppe financière ?

Jing Ning : Lors du sommet de Johannesburg, le gouvernement chinois avait annoncé le montant de 60 milliards de dollars américains de soutien financier. Certains projets ont bénéficié de cette enveloppe tels que le projet de chemins de fer reliant Addis Abeba à Djibouti ou bien le réseau ferroviaire reliant Mombassa à Nairobi au Kenya. Ce volet du réseau ferroviaire aidera les pays enclavés à avoir un accès plus facile aux ports pour leurs exportations. Aussi, la Chine a formé 150 milles personnes issues différents milieux pour les pays africains.

Le1.ma : Qu’en est-il des échanges économiques et commerciaux entre la Chine et l’Afrique ?

Jing Ning : En termes d’échanges commerciaux, je pense que la Chine est un marché ouvert au monde entier. De ce fait, les entreprises africaines auront davantage de partie à exporter vers la Chine.

Le1.ma : Quels types de produits l’Afrique pourrait exporter vers la Chine ?

Jing Ning : Des produits minéraux et d’agriculture, etc.

Le1.ma : Vous voulez dire des matières premières ?

Jing Ning : Pas uniquement des matières premières. Certaines autres traitées et exportées vers la Chine.

Le1.ma : Une sorte de plus value ?

Jing Ning : Oui, une valeur ajoutée à travers la coopération. On trouve également des produits agricoles et même certains produits électroniques fabriqués au Maroc ou bien en Afrique du Sud qui ont été exportés vers la Chine. Il ya également le textile et l’habillement. Vous savez, il ya certaines entreprises qui vendent du textile et de l’habillement à la Chine. En même temps, des pays africains achètent du textile et de l’habillement à la Chine. C’est mutuel et c’est un marché mondial.

On trouve des produits agricoles et même certains produits électroniques fabriqués au Maroc ou bien en Afrique du Sud qui ont été exportés vers la Chine

Le1.ma : En votre qualité d’expert, on relève que la Chine est passée par différentes périodes pour réaliser ses projets, comment vous analysez le modèle de développement en Afrique surtout que chaque pays a ses propres spécificités ? Est-ce que l’expérience chinoise peut être facilement dupliquée ?

Jing Ning : Je ne pense pas que le modèle chinois puisse être facilement dupliqué ou copié en Afrique ou ailleurs parce que chaque pays a sa propre civilisation, son propre environnement culturel (cultural background), ses propres ressources naturelles. Par conséquent, nous devrions respecter chaque pays. Je pense qu’en ce qui concerne la coopération, la Chine tire profit et apprend des pays africains et réciproquement pour les Africains qui apprennent de la culture et des entreprises chinoises. C’est vraiment une compréhension mutuelle. Nous tirons bénéfice les uns des autres. Par exemple, pour la main d’œuvre en Chine, certains experts ont déclaré aujourd’hui au cours du Forum que les chinois travaillent dur ; nous estimons que les travailleurs africains aussi travaillent dur pour rendre leur vie meilleure. C’est une force, et le sens commun des êtres humains est de coopérer et d’aider les uns les autres.

Le1.ma : Parfait, c’est très diplomatique de votre part mais pratiquement comment vous percevez les économies africaines et la main d’œuvre africaine, quelles sont les valeurs qui manquent aux économies de ce continent ?

Jing Ning : Jetons un coup d’œil sur la main d’œuvre marocaine. Je pense qu’elle est hautement efficace et en même temps je pense qu’avec le soutien de l’éducation et la formation professionnelle ainsi que le transfert des technologies, cette main d’œuvre ira de l’avant et aura plus d’élan pour s’adapter au processus de l’industrialisation. Cette situation a eu lieu en Chine il ya trente ans. L’organisation et l’industrialisation apporteront davantage d’opportunités pour les gens ordinaires afin d’accéder à l’enseignement supérieur pour acquérir la capacité d’exécuter un travail beaucoup plus compliqué et d’être connectés au monde, ce qui apportera aussi un développement économique.

La Chine abritera la foire internationale d’import-export à Shanghai du 5 au 10 novembre prochain. Nous coopérons pour cela avec le ministère marocain de l’industrie, la CGEM et l’AMDIE.

Le1.ma : Vous avez pris part aujourd’hui à ce Forum (non ouvert aux médias, ndlr). Que pouvez-vous nous dire sur les grands thèmes débattus et qu’est-ce que vous en avez retenu ?

Jing Ning : Je pense que la principale chose est d’écouter les voix des experts, des universitaires et des Think Tanks marocains et africains. Nous sommes venus écouter les propositions et les conseils pour savoir ce que nous devrions faire afin de promouvoir davantage la coopération entre la Chine et les pays africains. J’ai beaucoup profité aujourd’hui des discours, des dialogues et des questions-réponses.

Le1.ma : Quelles sont les idées phares qui ont retenu votre attention ?

Jing Ning : Je peux citer par exemple la coopération en matière de capacité de construction (capacity building) entre la Chine et les pays africains. Il s’agit-là d’un secteur clé pour la Chine au cours de ces dernières décennies que de coopérer avec les pays africains. On voit de nombreux responsables et personnels se rendre en Chine pour assister à des séminaires ou recevoir une formation. Certains experts chinois visitent également le continent pour échanger les idées et les points de vue dans le but d’améliorer la manière de mettre en œuvre la coopération. Il ya également un point très révélateur : certains experts ont déclaré que nous devions essayer de forger un nouveau mécanisme pour exporter les produits africains vers la Chine. Vous savez que la Chine dispose d’un très grand marché. Je peux vous signaler à cet égard que notre pays abritera la foire internationale d’import-export à Shanghai du 5 au 10 novembre prochain. Nous essayons d’avoir une coopération avec le ministère marocain de l’industrie, la CGEM et l’agence marocaine de développement des investissements et des exportations (AMDIE) pour promouvoir cet événement. J’espère que les entreprises africaines pourront prendre part à cette foire et essayer d’exporter plus de produits vers la Chine.

Le Maroc a un marché haut de gamme qui peut accueillir les industries chinoises. De plus, le royaume offre également un excellent environnement pour attirer les investissements.

Le1.ma : Est-il facile de démarcher le marché chinois ? Et avec quels de produits ?

Jing Ning : La Chine est très ouverte avec un marché très libre et concurrentiel. Et chaque investisseur devra disposer de sa propre stratégie.

Le1.ma : Quels conseils pourriez-vous donner à la communauté d’affaires africaine ?

Jing Ning : Je pense qu’il faudra étudier le marché chinois et trouver la voie pour la promotion de vos produits et services ciblant la clientèle chinoise. Prenons l’exemple des fruits au Maroc, certains d’entre eux peuvent facilement être exportés vers la Chine.

Le1.ma : Au sujet des relations sino-marocaines, vous êtes en poste à Rabat depuis 5 ans, quel bilan faites vous des relations économiques entre les deux pays ?

Jing Ning : Je pense que les relations économiques et commerciales entre la Chine et le Maroc vont connaître plus d’élan et de dynamisme particulièrement après la visite du Roi Mohammed VI à Pékin. Nous avons signé un accord de coopération pour la route de la soie au mois de novembre 2017. Je pense que ce type de coopération envoie un message clair et fort aux cercles d’affaires, selon lequel les deux pays ont davantage de liens d’affaires qui les unissent et que leurs gouvernements respectifs appuient et soutiennent l’installation des entreprises. Je vois aussi que le Maroc a un marché haut de gamme qui peut accueillir les industries chinoises. De plus, le royaume offre également un excellent environnement pour attirer les investissements.

Le1.ma : Comment jugez-vous le climat des affaires au Maroc pour attirer les investisseurs étrangers et particulièrement chinois ?

Jing Ning : Comme je viens de le dire, le Maroc offre un très bon environnement pour attirer les investissements. Cet environnement s’améliore de plus en plus avec le renforcement de la loi, et les services à l’échelle des autorités locales sont en train de s’améliorer. Je recommande fortement aux entreprises chinoises d’apporter plus de technologie en rapport avec l’industrie au Maroc. Mais en même temps, j’espère que les services au profit des petites et moyennes entreprises s’amélioreront.

Plus de 30 entreprises chinoises opérent actuellement au Maroc principalement dans le BTP, l’industrie du plastique et la pêche

Le1.ma : Avez-vous une idée sur le volume global des investissements chinois au Maroc ?

Jing Ning : En fait, les entreprises chinoises sont à un stade précoce dans leur investissement au Maroc , mais jusqu’à 2016 le montant était autour de cent million de dollars américains en stocks, et elles ont investi pour près de 100 millions de dollars.

Le1.ma : Quel est le nombre des entreprises chinoises implantées au Maroc et leur domaine d’activités ?

Jing Ning : Elles sont plus de 30 entreprises de grandes et moyennes tailles opérant dans l’infrastructure, l’industrie du plastique, de la pêche, alors que d’autres entreprises vont investir dans la construction automobile et les pièces détachées. Elles sont en train de construire leurs usines dans la zone franche de Kénitra telle que l’équipementier Xiezhong Nanjing. Sans oublier les centaines d’hommes d’affaires qui font du commerce.

Le1.ma : Qu’en est-il du projet de la ville intelligente «Cité Mohammed VI Tanger-Tech» ?

Jing Ning : On s’attend à des progrès pour la réalisation de ce projet mais je ne dispose pas de beaucoup d’informations sur ce dossier. Il s’agit d’un très grand projet stratégique et nous espérons que les entreprises chinoises pourront y participer.

Nous devons d’abord commencer par renforcer la compréhension réciproque et essayer de pousser vers l’avant la coopération économique, commerciale et dans d’autres secteurs.

Le1.ma : On parle d’un projet très prometteur à même de générer 100 000 emplois ?

Jing Ning : Oui, et j’espère que les entreprises chinoises y seront associées et qu’elles discuteront avec nos partenaires marocains mais là aussi, je ne dispose pas de beaucoup d’informations.

Le1.ma : Dans le cadre de leur partenariat stratégique, que peuvent faire le Maroc et la Chine en faveur de l’Afrique ?

Jing Ning : Comme vous le savez, la Chine et le Maroc sont des partenaires stratégiques. Par conséquent, nous devons d’abord commencer par renforcer la compréhension réciproque et essayer de pousser vers l’avant la coopération économique, commerciale et dans d’autres secteurs. En même temps, nous sommes ouverts pour accueillir toute idée de coopération avec le Maroc à destination des pays africains. Je pense que les entreprises chinoises sont prêtes. A titre d’exemple, à Ouarzazate, les entreprises chinoises coopèrent déjà aux côtés de compagnies saoudiennes et espagnoles dans le projet de la centrale solaire Noor de MASEN.

Le1.ma : Que pouvez-vous nous dire sur le prochain sommet du FOCAC ?

Jing Ning : Je pense que le prochain sommet couvrira toutes les questions importantes d’ordre politique, économique et de développement social. Tous les aspects liés aux relations sino-africaines seront débattus.

Le1.ma : Egalement les questions de la paix et de la sécurité ?

Jing Ning : Tout à fait.

Le1ma : Qu’avez- vous concrètement tiré de cette conférence aujourd’hui ?

Jing Ning : Je n’ai pas vraiment tiré une conclusion finale mais les experts et les Think Tanks ayant participé à cette conférence ont passé au crible la coopération sino-africaine. Nous pouvons aussi apprendre des choses des apports des gouvernements, notamment en tant que forces de proposition.

Le1.ma : Qu’en est-il du secteur privé ?

Jing Ning : Le séminaire d’aujourd’hui est académique. Nous avons voulu écouter les Think tanks, les universitaires et les chercheurs. En même temps, notre ambassade et notre délégation ont rencontré leurs homologues marocains. Par exemple, au début de février, le vice-ministre chinois du commerce a visité le Maroc et a eu une réunion avec le ministère de l’industrie et du commerce marocain sur la coopération entre nos deux pays. Ils ont échangé les idées quant à la manière de consolider les relations économiques et commerciales. Il a également rencontré la présidente de la Confédération générale des entreprises du Maroc pour écouter les propositions du secteur privé. Ce sont les échanges d’idées à plusieurs niveaux qui nous aideront à réfléchir sur la coopération à l’avenir.

Sommet de Kigali : Mohcine Jazouli instaure le lien avec le milieu des affaires dont souffrait notre diplomatie

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Le sommet africain de Kigali, tenu le 21 mars dans la capitale rwandaise, et qui a vu la signature de l’accord prévoyant la mise en place d’une zone de libre-échange continentale, a connu la participation d’une forte délégation marocaine représentant les secteurs public et privé.

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MASEN présélectionne 5 consortiums pour Noor Midelt I

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L’Agence marocaine de l’énergie solaire (MASEN) a présélectionné cinq consortiums pour participer à la construction de la première phase du complexe énergétique solaire Noor Midelt, qui comprend des centrales photovoltaïques hybrides et des centrales solaires concentrées (CSP).

Cette première phase couvrira deux centrales hybrides PV (photovoltaïque) et CSP (solaire à concentration) avec stockage. Chacune des deux centrales aura une puissance CSP brute entre 150 MW et 190 MW.

La capacité du composant photovoltaïque, qui devrait fournir une génération de jour, est laissée à la discrétion des soumissionnaires, mais ne peut pas dépasser de plus de 20% la capacité nette de nuit de CSP.

Le complexe sera situé sur 3 150 hectares de terres, extensible à 4,106 hectares, à 20 kilomètres au nord de Midelt, dans le nord du Maroc.

Les entreprises sélectionnées sont :
– ACWA Power Consortium : International Company for Water and Power Projects et General Electric Company
– Consortium EDF Energies Nouvelles : EDF Energies Nouvelles, Abu Dhabi Future Energy Co. PJSC – Masdar, Green of Africa, Sener Ingeneria Y Sistemas
– ENGIE Consortium: International Power S.A (Engie), Nareva Holding, SolarReserve, Solaire Direct
– Innogy SE Consortium : Innogy SE, Belectric, Ferrostaal Industrial Projects
– JGC Consortium: JGC Corporation, Abener Energia

Le 10 novembre 2016, sept candidats avaient soumis leurs propositions pour une préqualification. Masen émettra bientôt l’appel d’offres (RFP) aux consortiums.

680 MW d’énergie solaire, des 2GW de Masen Noor Solar Plan prévus d’ici 2020, ont déjà été lancés par Masen à Ouarzazate, Laayoune et Boujdour.

En avril dernier, ACWA Power a lancé la construction de l’usine de 72MW Noor Ouarzazate IV – la première phase du Plan Solar de Noor.

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