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Vladimir Poutine remercie le Maroc pour sa neutralité à l’ONU

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La non-participation du Maroc au vote à l’Assemblée générale de l’ONU au sujet de la crise russo-ukrainienne a pris de court tant l’opinion publique que les observateurs internationaux. Contre toute attente, cette décision a été accueillie avec satisfaction par le peuple marocain mais également par une opinion arabe, éreintée par les guerres qui ont meurtri la «Oumma» depuis les années 90.

Rabat va s’engager davantage dans l’expression de la souveraineté de sa décision en entreprenant l’augmentation des dessertes Casablanca-Moscou. Au moment où le monde occidental ferme son espace aérien aux citoyens russes et à leurs compagnies aériennes. Cette position, pragmatique, pacifiste et neutre n’a pas échappée à Vladimir Poutine qui selon les informations de Maghreb Intelligence à envoyer un message de remerciement aux autorités marocaines.

«La non-participation du Maroc au vote à l’Assemblée générale de l’ONU au sujet de la crise russo-ukrainienne est une décision souveraine, qui ne peut être interprétée comme un désalignement stratégique ou comme une position contre le droit international et l’intégrité territoriale des Etats», a déclaré Nasser Bourita dans un communiqué publié juste après la clôture de l’AG le mercredi 2 mars 2022.

Ce communiqué a eu l’effet d’une bombe au Maroc. L’opinion publique est habituée au rôle du bon élève du pays au sein des instances internationales. Se positionner en dehors de la communauté internationale occidentale est un évènement inédit, ou presque. En effet, avec du recul cette posture du Maroc est tout à faut cohérente avec la stratégie disruptive de la diplomatie marocaine adoptée ces deux dernières années.

Le Maroc ne fait plus dans l’hypocrisie. Il suit une politique étrangère moins complaisante et plus conforme à ses intérêts. Surtout que les changements de fond que connait l’ordre mondial a rendu les alliés et partenaires historiques du Royaume en état de constante fébrilité. D’ailleurs dans ce conflit qui a éclaté le 24 février dernier en Ukraine, il est malheureux de constater que l’hypocrisie et le double langage brouillent davantage la terrible réalité de la guerre.

D’une part nous avons les Etats-unis et le Royaume-uni qui continuent de s’approvisionner en gaz russe au même moment où ils ont tout fait pour le bloquer en Europe et ailleurs. Tandis que Washington oublie tout le mal qu’elle pense du Venezuela et Cuba et profite de la crise en Russie pour reprendre discrètement les relations avec les deux pays.

La France quand à elle se positionne en leader de l’Union européenne et soutient et encourage toutes les sanctions contre Moscou. Mais dans les coulisses, c’est un autre langage qui prévaut, celui des intérêts économiques et diplomatique. Vendredi dernier, Emmanuel Macron s’est réuni avec les principaux groupes français pour «leur recommander» de ne pas se précipiter à se désengager de Russie.

Israël et les E.A.U ont voté en faveur de la résolution américaine condamnant l’invasion russe mais dans les faits ils maintiennent leurs relations intactes avec Poutine. Yair Lapid, ministre des affaires étrangères israélien a informé Moscou de sa décision de voter pour la résolution onusienne et a demandé au Kremlin de ne pas en tenir rigueur. Et Dubai constitue actuellement le point central de la connexion aérienne de la Russie avec le monde occidental.

La neutralité du Maroc se démarque de cette cette hypocrisie ambiante. Une position contrée par une opinion publique très favorable. Les qualificatifs de cette décision dans les discussions privés, les réactions sur les réseaux sociaux et les articles de presse vont de courageuse à sage et satisfaisante.

59% de la planète n’a pas voté pour la résolution américaine contre la Russie

Cinquante six (56) pays n’ont pas voté le mercredi 2 mars 2022 à l’Assemblée générale des Nations-Unies en faveur de la résolution américaine condamnant l’invasion russe de l’Ukraine.

50% de ces pays sont africains, 38% asiatiques, 10% d’Amérique du Sud et 2% d’Europe de l’Est.

Pas votéVoté contreAbstenus
1. Azerbaijan1. Biélorussie1. Algérie
2. Burkina Faso2. Corée du Nord2. Angola
3. Cameroun3. Érythrée3. Arménie
4. Eswatini4. Russie4. Bangladesh
5. Ethiopie5. Syrie5. Bolivie
6. Guinée6. Burundi
12. Guinée Bissau7. Centrafrique
13. Maroc8. Chine
14. Togo9. Congo
15. Turkmenistan10. Cuba
16. Uzbekistan11. Salvador
17. Venezuela12. Guinée équatoriale
13. Inde
14. Iran
15. Iraq
16. Kazakhstan
17. Kirghizistan
18. Laos
19. Madagascar
20. Mali
21. Mongolie
22. Mozambique
23. Namibie
24. Nicaragua
25. Pakistan
26. Sénégal
27. Afrique du Sud
28. Soudan du Sud
29. Sri Lanka
29. Soudan
30. Tajikistan
31. Uganda
32. Tanzanie
33. Vietnam
34. Zimbabwe

Quand on pondère ces 56 pays par rapport à leur poids démographique, on réalise que 59% des populations de la planète n’a pas voté pour la résolution américaine. Si on rajoute ceux qui ont voté uniquement en «demoiselles d’honneur», le nombre de citoyens du monde qui n’ont pas souhaité suivre la pression américaine dans sa lutte d’influence avec la Russie en Europe, atteindrait les 70% de la planète.

Poutine félicite discrètement Rabat

Selon les sources de Maghreb-Intelligence, Vladimir Poutine n’a pas attendu longtemps pour exprimer sa satisfaction quant à la neutralité du Maroc lors du vote à l’AG de l’ONU. Il a ainsi adressé un message de remerciements aux autorités marocaines par les canaux diplomatiques. Un échange tenu secret jusqu’à ce jour.

«Ce message de remerciement n’a pas été officialisé, ni par Moscou, ni par Rabat» précise le journal électronique.

Rappelons que le Maroc à travers son ministère des affaires étrangères a exprimé ses regrets suite à l’escalade militaire qui a fait des centaines de morts et des milliers de blessés et qui a causé des souffrances humaines des deux côtés.

Urgent. Le Maroc arrache sa réélection au Conseil de Paix et de Sécurité de l’Union africaine

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Et de deux pour le Royaume ! Le Maroc a été élu ce jeudi 3 février 2022 pour un nouveau mandat de trois ans au Conseil de Paix et de Sécurité (CPS) de l’Union africaine. C’est le deuxième du genre depuis le retour du pays au sein de l’union africaine le 30 janvier 2017. Une élection importante en raison de l’hégémonie historique qu’exerçait l’Algérie sur le CPS en connivence avec l’Afrique du Sud mais également en raison de la montée des tensions armées en Ethiopie, Centrafrique et le Sahel. Il est à noter que la Tunisie, le Burundi et le Djibouti ont également été élus.

C’est la responsable de communication du Ministère des Affaires Etrangères du Royaume, Najlae Benmbarek, qui a donné l’alerte sur son compte Twitter. « Addis : élection du Maroc au Conseil de Paix et Sécurité pour un mandat de 3 ans» a-t-elle écrit.

C’est au deuxième jour des travaux de la 40ème session ordinaire du Conseil exécutif de l’Union Africaine, que s’est tenue ce jeudi 3 février 2022 l’élection des 15 membres du Conseil de Paix et de Sécurité.

Le Maroc, représenté par une délégation conduite par Nasser Bourita, a recueilli deux tiers des voix exprimées. Un vote qui a permis la reconduction de son mandat au sein du CPS pour trois autres années. Le précédent mandat a été gagné le 28 janvier 2018, une année après le retour du Maroc à l’UA.

Le CPS, un organe de gouvernance important

Maroc Diplomatique rappelle dans un article paru ce jeudi matin, que le CPS est l’un des organes de gouvernance qui a le pouvoir de suspendre l’adhésion d’un membre du l’Union. Une allusion faite à la présence imposée par l’Algérie, des séparatistes du Polisario en tant qu’affilié à l’organisation africaine. Une présence que le journal qualifie de «fausse note qui doit être corrigée».

Maroc Diplomatique précise par ailleurs que la Libye avait annoncé en décembre son soutien à la candidature du Royaume tout en décidant de retirer la sienne. Une annonce qui n’a pas fait plaisir à la Tunisie poussée par l’Algérie à se présenter au CPS.

Le Burundi et la Tunisie élus pour la première fois

Le Burundi a été élu pour la première fois ce jeudi en tant que membre du Conseil de Paix et de Sécurité pour un mandat de deux ans. L’information rapportée par l’ambassade du pays à Addis-Abeba précise que cette élection reste sou réserve de la ratification par le Conférence des Chefs d’État.

La Tunisie qui avait officiellement annoncé sa candidature en novembre 2021, a également été élue. Le ministère des Affaires étrangères tunisien a souligné dans un communiqué annonçant le résultat du suffrage que l’élection de la Tunisie comme membre de cette importante instance africaine est «une nouvelle preuve du respect dont jouit le pays sur le plan régional et international et une nouvelle preuve de confiance en sa capacité à contribuer efficacement à l’établissement de la paix et de la sécurité internationales, en particulier sur le continent africain ».

Un autre pays a également annoncé son élection au CPS, il s’agit du Djibouti qui est reconduit pour un deuxième mandat de 3 ans. C’est le Chef de la diplomatie du pays, Mahmoud Ali Youssouf qui l’a annoncé sur son compte Twitter.

«Notre pays vient d’être élu au conseil de paix et de sécurité pour un mandat de 3ans : reconnaissance africaine du rôle de Djibouti pour la paix . Merci à tous les pays qui ont voté pour Djibouti» a-t-il écrit.

Othman Benjelloun canalise l’investissement chinois en Afrique

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Othman Benjelloun, l’homme d’affaire, d’influence et de soft power, fait partie de ceux qui ont vu de très prés la naissance de l’hyperpuissance chinoise. Il fut d’ailleurs le premier marocain à être reçu par le fondateur du Parti communiste chinois, Mao Tsé-Toung. Une visite qui s’inscrivait dans la stratégie américaine pensée et déroulée par son ami Henry Kissinger. Laquelle stratégie consistait à contenir par une muraille de feu, d’alliances mais aussi de business, une Chine, hyperpuissance en devenir. Kissinger estimait qu’un monde bipolaire peut être dangereux, et qu’une pluralité des pôles de puissance donnait davantage de jeu. Alors que les démons de la guerre totale sont de retour, Sir Othman Benjelloun, de haut de ses 90 ans, remet ses gants de velours pour offrir au Royaume, un levier économique et diplomatique d’influence, d’innovation et d’action porteur de paix et d’espoir dans un continent, objet de de toutes les convoitises.

«Le mot retraite n’existe pas dans mon vocabulaire. Dans notre famille, on travaille tant qu’on a la capacité de le faire». Cette devise est celle de Othman Benjelloun, reprise sur les colonnes de notre confrère Médias24 cette semaine. Une déclaration que le «Gentleman de la finance marocaine» a fait suivre aussitôt par des faits. Il a eu l’honneur d’accompagner le Souverain pour le lancement du projet qui fait intégrer et propulser le Royaume dans le cercle très fermé de la BioTech mondiale. Ensuite, il mobilise, le jour même, la filiale de sa banque à Shanghai pour canaliser les investissements chinois en Afrique.

« Ma succession ? Je n’y ai jamais pensé », nous avait-il lancé. « Les gens me disent que je devrais prendre ma retraite et passer le relais depuis 15 ans déjà et on me le dit encore aujourd’hui. A chaque fois, je réponds que le mot retraite n’existe pas dans mon vocabulaire. Dans notre famille, on travaille tant qu’on a la capacité de le faire ».

Othman Benjelloun, Médias24 – 26/01/2022

SENSYO Pharmatech, un coup de maître du Roi Mohammed VI, une mise en oeuvre de Othman Benjelloun

SENSYO Pharmatech concentre toute la vision et l’ambition du Roi Mohammed VI pour son pays :

  1. UN MAROC SOUVERAIN

La pandémie a joué un rôle de révélateur, en mettant en évidence la dépendance aux approvisionnements de produits essentiels tels que les denrées alimentaires, les médicaments, l’énergie et les matières première. Le Roi Mohammed VI a été l’un des premiers dirigeants du monde à annoncer publiquement la nouvelle réorientation stratégique de son pays sur la voie de la souveraineté «sanitaire, énergétique, industrielle, alimentaire». Une prise de conscience motivée par la bonne lecture royale de ce mouvement structurel de montée des tensions géopolitiques.

De fait, la crise pandémique a révélé le retour en force du thème de la Souveraineté. Qu’elle soit sanitaire, énergétique, industrielle, alimentaire ou autre, sa préservation est devenue l’enjeu d’une véritable compétition qui suscite des réactions fébriles chez certains.

Roi Mohammed VI, Discours du 08/10/2021
  1. UN MAROC DANS LA COUR DES GRANDS

Depuis le début de son règne, le Roi Mohammed VI voyait très grand pour son pays. Un projet comme Tanger Med a transformé le poids stratégique mondial du Royaume, corrigeant le déséquilibre historique au fil des années qui s’était installé entre les deux rives nord et sud de la Méditerranée.

SENSYO Pharmatech s’inscrit dans cette catégorie de projets de rupture, aussi bien par la taille, les investissements consentis que par l’appui et l’ambition royaux. Un projet vise non seulement à ce que le Maroc maintienne sa trajectoire ascendante mais à s’imposer à la cour des grands.

Les chiffres du projets sont éloquents et les ambitions sont grandes :

  • 500 millions d’euros, d’investissements;
  • 16 millions d’unités de capacité combinée de production en 2024;
  • 20 vaccins et produits bio-thérapeutiques, dont 3 anti Covid-19;
  • 2 milliards de doses de vaccins Siinopharm à horizon 2025
  • 70% des besoins du Royaume et plus de 60% de ceux du Continent
  • Création d’un Pôle africain d’innovation biopharmaceutique et vaccinale de facture mondiale
  • N°1 en Afrique et 5ème mondial dans le monde dans l’industrie du «Fill & Finish».
  • UN MAROC LIBÉRÉ DES EMPRISES DE SES PARTENAIRES HISTORIQUES

Avec un partenaire technologique suédois, un premier client chinois, un financement marocain et un expert de Corée du Sud, SENSYO Pharmatech est le «business case» qui démontre la ferme volonté du Roi Mohammed VI de s’ouvrir à de nouvelles alliances stratégiques.

D’ailleurs, c’est cet engagement irréversible et stratégique pris par le Souverain qui a déclenché autant de haine et d’attaques de la France envers le Maroc et la monarchie au point de faire circuler les rumeurs d’un plan de retrait de ses investissements dans le pays.

Ce partenariat multidimensionnel que représente SENSYO Pharmatech, peut être lu également de l’angle du soft power marocain pour solutionner définitivement le dossier du Sahara marocain. Si la Chine suit de très prés le dossier du Sahara en raison du cas de Taiwan, le renforcement des partenariats économiques et scientifiques avec la Suède, permettront aux deux partenaires de se mieux se connaître et au pays scandinave de libérer une partie de son intelligentsia du poison de l’emprise idéologique des protégés du régime militaire algériens.

Après SENSYO Pharmatech, Othman Benjelloun mobilise BOA Shangai pour canaliser l’investissement chinois en Afrique

Othman Benjelloun ne s’est pas contenté des images du lancement de la plateforme de Benslimane. Le même jour, et pour honorer l’engagement pris devant le souverain pour accompagner la réussite du projet SENSYO Pharmatech, il scelle à travers Bank Of Africa un partenariat avec l’AMDIE visant à canaliser les investissements chinois en Afrique.

En effet, dans une dépêche de l’Agence de presse officielle MAP, Bank Of Africa, le groupe financier panafricain contrôlé par Othman Benjelloun, annonce la signature avec l’Agence Marocaine de Développement des Investissements et des Exportations (AMDIE) d’une convention de coopération pour «encourager les investissements chinois en Afrique».

«Une convention de partenariat a été signée entre Khalid Nasr, directeur général exécutif de Bank Of Africa d’une part, et Youssef El Bari, directeur général de l’AMDIE d’autre part, ayant pour objet la définition des modalités de coopération entre l’AMDIE, Bank Of Africa et BOA Shanghai en matière de développement des investissements chinois au Maroc et en Afrique, et des relations d’affaires entre les opérateurs marocains et chinois de manière générale», indique le communiqué de la banque de Othman Benjelloun.

Les deux parties prévoient la mise en place d’un comité ayant pour rôle de fixer les orientations stratégiques de cette collaboration et de veiller à la mise en œuvre des actions inscrites dans le cadre de ce partenariat, précise la même source.

Ce partenariat, le premier du genre concernant la Chine, est d’une importance cruciale à plusieurs dimensions aussi bien sur le plan économique, que sur le plan diplomatique et géostratégique :

  1. institutionnaliser et formaliser les relations économiques avec la Chine, qui ont connu des hauts et des bas et plusieurs tentatives non abouties. En s’adossant de manière formelle à BAO Shangai, l’AMDIE peut dérouler sa machine de guerre pour accueillir, traiter et analyser toutes les opportunités d’investissement chinois au Maroc et en Afrique.
  2. mettre en pratique des recommandations du souverain quand à l’encouragement des PPP dans l’action due l’exécutif. L’AMDIE profitera de l’expertise de BOA Shangai mais également de l’Intelligence économique poussée du groupe bancaire, unique institution financière de la place y avoir consacré un département dédié.
  3. protéger et sécurisé l’action diplomatique du Royaume avec la Chine des parasites et des vendeurs de sable.

La feuille de route royale pour le Maroc de demain se précise de jour en jour avec des actions concrètes et visibles. Le Maroc de Mohammed VI sort de sa zone de confort au prix de coups bas et de lâches manoeuvres qui regardent encore le monde dans le rétroviseur et à travers du prisme du colonialisme et de l’impérialisme.

Nasser Bourita affirme la solidarité absolue du Royaume avec les EAU lors d’un appel téléphonique avec son homologue émirati

Nasser Bourita s’est entretenu au téléphone avec le Ministre des Affaires Etrangères et de la Coopération Internationale, Abdallah ben Zayed Al Nahyane. Le Chef de la diplomatie marocaine a affirmé la ferme condamnation du Royaume de l’attaque terroriste de la milice terroriste Houthi contre les zones et les installations civiles aux EAU.

Nasser Bourita a également réitéré la solidarité absolue de son pays avec les EAU dans toutes ses mesures pour défendre son intégrité territoriale et la sécurité de ses citoyens.

Il a exprimé sa ferme dénonciation du ciblage des civils dans cet acte terroriste, présentant ses condoléances aux EAU pour les victimes, et exprimant ses vœux de prompt rétablissement à tous les blessés.

L’appel de Bourita vient appuyer la condamnation du Royaume par un communiqué officiel de la diplomatie marocaine.

«Le Royaume du Maroc, Roi, gouvernement et peuple, condamne vigoureusement l’attaque odieuse perpétrée par la milice des Houthis et ceux qui les soutiennent contre la région de Musaffah et l’aéroport d’Abou Dhabi aux Émirats Arabes Unis», affirme le communiqué.

https://twitter.com/MarocDiplomatie/status/1483140515109429255

39 ambassadeurs présentent leurs lettres de créance au Roi Mohammed VI

Le Roi Mohammed VI a reçu, lundi 17 janvier 2022 au Palais Royal de Rabat, plusieurs ambassadeurs étrangers, venus présenter au Souverain leurs lettres de créance en tant qu’ambassadeurs plénipotentiaires et extraordinaires de leurs pays dans le Royaume. Cette audience s’est déroulée en présence du ministre des Affaires étrangères, de la Coopération africaine et des Marocains résidant à l’étranger, Nasser Bourita.

Avec MAP

La liste des ambassadeurs ayant présentés leurs lettres de créance au le Roi Mohammed est la suivante :

  1. M. Said Bin Mohammad Bin Ali Al Buru’umi, Ambassadeur du Sultanat d’Oman,
  2. M. Krzysztof Karwowski, Ambassadeur de la République de Pologne,
  3. Mme Oksana Vasylieva Yuriivna, Ambassadeur de l’Ukraine,
  4. Mme Dang Thi Thu Ha, Ambassadeur de la République Socialiste du Vietnam,
  5. M. Al Asri Saeed Ahmed Aldhaheri, Ambassadeur de l’Etat des Emirats Arabes Unis,
  6. M. Rafael Puelma Claro, Ambassadeur de la République du Chili,
  7. M. Simon Martin CMG, Ambassadeur du Royaume-Uni de Grande Bretagne et d’Irlande du Nord,
  8. M. Michael Graeme Bruce Cutts, Ambassadeur d’Australie,
  9. M. Mohamed Hanani, Ambassadeur de la République Islamique de Mauritanie,
  10. M. Jeroen Roodenburg, Ambassadeur du Royaume des Pays-Bas,
  11. Mme Zaina Nyiramatama, Ambassadeur de la République du Rwanda,
  12. M. Ebrahim Edries, Ambassadeur de la République d’Afrique du Sud,
  13. M. Armando Barucco, Ambassadeur de la République d’Italie,
  14. M. Erick Estuardo Escobedo Ayala, Ambassadeur de la République du Guatemala,
  15. Mme Maria Ciobanu, Ambassadeur de la Roumanie,
  16. M. Albashir Ibrahim Saleh Alhussaini, Ambassadeur de la République Fédérale du Nigeria,
  17. M. Li Changlin, Ambassadeur de la République Populaire de Chine,
  18. M. Rajesh Vaishnaw, Ambassadeur de la République de l’Inde,
  19. M. Atumanni Dainkeh, Ambassadeur de la République de Sierra Leone,
  20. Mme Saulekul Sailaukyzy, Ambassadeur de la République du Kazakhstan,
  21. M. Nestor Bankumukunzi, Ambassadeur de la République du Burundi,
  22. M. Leslie J. Baja, Ambassadeur de la République des Philippines,
  23. M. Plamen Stoyanov Tzolov, Ambassadeur de la République de Bulgarie,
  24. M. Amaury Justo Duarte, Ambassadeur de la République Dominicaine,
  25. M. Nontawat Chandrtri, Ambassadeur du Royaume de Thaïlande,
  26. M. Keeyong Chung, Ambassadeur de la République de Corée,
  27. M. Ivan Bauer, Ambassadeur de la République de Serbie,
  28. Mme Filomena Mendes Mascarenhas Tipote, Ambassadeur de la République de Guinée-Bissau,
  29. M. Ladislav Skerik, Ambassadeur de la République Tchèque,
  30. Mme Seynabou Dial, Ambassadeur de la République du Sénégal,
  31. M. Sjur Larsen, Ambassadeur du Royaume de Norvège,
  32. Mme Véronique Petit, Ambassadeur du Royaume de Belgique,
  33. M. Mohammed Shahdat Hossain, Ambassadeur de la République populaire du Bangladesh,
  34. M. Samuel Jojo Effah-Broni, Ambassadeur de la République du Ghana,
  35. M. Ignacio De Cossio Perez De Mendoza, Ambassadeur de la République du Salvador,
  36. M. James Mcintyre, Ambassadeur d’Irlande,
  37. Mme Jumana Suleiman Ali Ghunaimat, Ambassadeur du Royaume Hachémite de Jordanie,
  38. Mme. Patricia Pilar Llombart Cussac, Ambassadeur, Cheffe de la Délégation de l’Union européenne,
  39. M. Yasser Mostapha Kamal Othman, Ambassadeur de la République Arabe d’Égypte.

Le Roi Mohammed VI «condamne vigoureusement» l’attaque houthie contre Abu Dhabi

Le Roi Mohammed VI s’est entretenu par téléphone ce lundi 17 janvier avec le Prince Héritier d’Abu Dhabi Mohamed Ben Zayed condamnant vigoureusement l’attaque meurtrière qui a touché Abu Dhabi. Une attaque revendiquée par les rebelles yéménites houthis. Le Souverain a affirmé au cours de cet entretien que le Royaume apportera toutes les formes de soutien à ce pays frère pour la défense de sa sécurité nationale.

Un communiqué du Cabinet Royal publié ce lundi soir, affirme que le le Roi Mohammed VI a eu, ce jour, un entretien téléphonique avec Mohamed Ben Zayed Al Nahyane, Prince Héritier d’Abu Dhabi et Vice-Commandant Suprême des Forces Armées émiraties. Un entretient qui survient à la suite «de l’attaque ignoble perpétrée par la milice houthie et ses soutiens contre le territoire des Emirats Arabes Unis», souligne le communiqué.

Au cours de cet entretien, le Souverain a condamné vigoureusement «cet acte abject», qui a ciblé des innocents et des installations civiles.

Le Chef de l’Etat a présenté, à cette occasion, Ses sincères condoléances aux Autorités et au Peuple émiratis pour les pertes humaines, et Ses souhaits de prompt rétablissement aux blessés.

Le Roi Mohammed VI, affirme le Communiqué, a réitéré «l’appui ferme du Royaume du Maroc à toutes les mesures prises par les Emirats Arabes Unis pour défendre leur territoire et la quiétude de leur population face aux attaques ignobles de la milice houthie et ses soutiens».

Dans le cadre de la tradition de solidarité constante et agissante entre les deux pays frères, le Roi Mohammed VI a assuré MBZ que «le Royaume se tiendra toujours aux côtés des Emirats Arabes Unis et apportera toutes les formes de soutien à ce pays frère pour la défense de sa sécurité nationale et la protection de ses citoyens».

L’agence de presse émiratie WAM affirme pour sa part que Mohamed Ben Zayed a exprimé ses remerciements et sa gratitude pour les sentiments fraternels sincères exprimés par le Roi Mohammed VI envers les EAU et son peuple, demandant à Dieu Tout-Puissant de protéger le Maroc et son peuple de tous les maux.

MBZ a reçu des appels MBS et Abdallah II

MBZ a reçu également les appels du Prince héritier saoudien, Mohammed Ben Salmane et celui du Roi Abdallah II de Jordanie, qui ont tous deux condamné l’attaque terroriste des Houthis contre des installations civiles aux EAU.

Le dépêche de l’agence de presse WAM précise que MBS et MBZ ont affirmé au cours de leur entretien, que ces attaques terroristes qui visent le Royaume d’Arabie saoudite et les EAU renforcent la détermination des deux nations à s’opposer conjointement à ces actes d’agression.

Ils ont ajouté que ces attaques terroristes confirment la nécessité pour la communauté internationale de faire face à ces violations flagrantes des lois et des normes internationales et de condamner ces crimes terroristes qui menacent la paix et la sécurité régionales et internationales.

Les Nations-Unis, Etats-unis et la France condamnent les attaques

Le secrétaire général de l’ONU, Antonio Guterres, a condamné l’attaque de la milice Houthi, qui a visé des installations civiles aux EAU et fait un certain nombre de morts et de blessés.

Le porte-parole de l’ONU a déclaré lors du briefing quotidien d’aujourd’hui que de telles attaques sont interdites par le droit humanitaire international.

Par ailleurs, ministre des Affaires étrangères et de la Coopération internationale émirati, Abdullah ben Zayed Al Nahyan,, a reçu un appel téléphonique du Secrétaire d’État américain, Antony Blinken.

Au cours de cet appel téléphonique, Blinken a affirmé la condamnation et la dénonciation par les États-Unis de l’attaque terroriste de la milice terroriste Houthi contre des zones et des installations civiles aux Émirats arabes unis.

Il a également exprimé ses condoléances aux EAU pour les victimes de cet acte terroriste et a souhaité un prompt rétablissement aux blessés.

La France a condamné «avec la plus grande fermeté» l’attaque de la milice terroriste Houthi contre des installations civiles aux Émirats arabes unis, qui a fait des morts et des blessés parmi les civils.

«Ces attaques menacent la sécurité des Émirats arabes unis et la stabilité régionale», a déclaré le ministre français des Affaires étrangères Jean-Yves Le Drian.

«La France exprime son soutien aux EAU face à ces attaques», a-t-il ajouté.

La secrétaire d’État britannique aux affaires étrangères, au Commonwealth et au développement, Liz Truss, a condamné lundi les attaques terroristes menées par les Houthis contre des installations et des zones civiles aux Émirats arabes unis.

«Je condamne dans les termes les plus forts les attaques terroristes menées par les Houthis contre les Émirats arabes unis», a tweeté Liz Truss.

Ci-après les pays et les organisations qui ont condamné les attaques des Houtis :

  1. Le Bahrein
  2. Le Koweit
  3. La ligue Arabe
  4. Sultanat d’Oman
  5. Organisation de Coopération Islamique
  6. Le Qatar
  7. L’Iraq
  8. Le parlement arabe
  9. Conseil Mondial de la Tolérance et la Paix
  10. Fédération internationale des syndicats d’Asie et d’Afrique pour les droits de l’Homme
  11. L’Egypte
  12. Soudan
  13. Mauritanie
  14. Grèce

Nasser Bourita juge «Injustifiée» la décision de la France de durcir les conditions d’octroi de visas aux Marocains

La décision de la France de durcir les conditions d’octroi des visas pour les citoyens marocains est injustifiée et ne reflète pas la réalité de la coopération consulaire en matière de lutte contre l’immigration illégale, a souligné, mardi à Rabat, le ministre des Affaires étrangères, de la Coopération africaine et des Marocains résidant à l’étranger, Nasser Bourita.

MAP

«Nous avons pris acte de cette décision et la considérons comme injustifiée pour nombre de raisons, dont la première est que le Maroc a toujours traité la question de la migration avec la logique de responsabilité et le nécessaire équilibre entre la facilitation de la circulation des personnes (Etudiants, hommes d’affaires et autres..), la lutte contre l’immigration clandestine et le traitement ferme réservé aux personnes en situation irrégulière», a soutenu M. Bourita lors d’une conférence de presse à l’issue d’un entretien avec son homologue mauritanien, Ismaël Ould Cheikh Ahmed.

Dans le cadre de cette approche, les consulats du Royaume ont délivré, lors des seuls huit premiers mois de l’année courante, 400 laisser-passer au profit de personnes qui étaient en situation irrégulière, a affirmé le ministre. «Partant de cela, l’adoption du paramètre du refus de la délivrance des déclarations consulaires nécessaires au retour des émigrés est inappropriée», a jugé M. Bourita.

Selon lui, le Maroc conditionne le retour de ses ressortissants au fait qu’ils disposent d’un passeport ou d’un laisser-passer, or, dans le sillage de la pandémie de la covid-19, le Royaume exige désormais qu’ils justifient en plus d’un test PCR négatif pour pouvoir accéder au territoire national.

Ce que la France ne déclare pas, a-t-il noté, c’est que nombre d’individus disposant de documents de voyage n’ont pas pu rentrer au Maroc car refusant de réaliser ce dépistage, facultatif en France.

Le problème est franco-français car si la loi française ne permet pas à ses autorités d’obliger les émigrés à se soumettre à ce test pour leur rapatriement, le Maroc n’acceptera pas non plus de changer ses lois pour permettre aux personnes venant de France d’accéder à son territoire sans se faire dépister, a-t-il détaillé.

Toutefois, la décision de la France reste souveraine mais les raisons qui la motivent nécessitent précision et débat, car ne reflétant pas la réalité de la coopération consulaire entre les deux pays en matière de lutte contre l’immigration illégale, a insisté le ministre, affirmant que le Maroc suivra de près cette décision.

Durcissement de l’octroi des visas aux maghrébins, Macron lance officiellement sa campagne électorale

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Après avoir lancé son lièvre Eric Zemmour pour lui baliser le terrain des présidentielles en cultivant peur, racisme et haine, Emmanuel Macron passe à l’acte et montre la direction du monde merveilleux de la «Zemmour Land», la cité blanche, chrétienne et greco-romaine. De toutes les nationalités des migrants, le président-candidat a jeté son dévolu sur les maghrébins, en annonçant le durcissement de l’octroi de visas en représailles de ce qu’il a appelé «le refus de ces pays de délivrer les laisser-passer consulaires nécessaires à l’expulsion de leurs ressortissants».

Emmanuel Macron, ne déroge pas de ses prédécesseurs qui ont transformé cette communauté en souffre-douleur de la politique française surtout en période électorale. Sauf que cette fois-ci, le contexte international explosif menace l’ensemble des équilibres géopolitiques d’après-guère.

Depuis le Maroc, l’agitation nerveuse d’Emmanuel Macron se traduit comme un aveu de faiblesse d’un pays en déclin, au bord de l’implosion social et de l’expression d’une arrogance et d’une condescendance inacceptables.

C’est le porte-parole du gouvernement français lui-même Gabriel Attal, et c’est sur Europe1, la station radio de Vincent Bolloré, Sherpa d’Eric Zemmour, que l’annonce du durcissement des conditions d’obtention des visas à l’égard du Maroc, de l’Algérie et de la Tunisie a été faite.

«C’est une décision drastique, c’est une décision inédite, mais c’est une décision rendue nécessaire par le fait que ces pays n’acceptent pas de reprendre des ressortissants que nous ne souhaitons pas et ne pouvons pas garder en France», a justifié le porte-parole du gouvernement français sur Europe 1. Il a ainsi confirmé une information de la radio qui évoquait une baisse à venir de 50% du nombre de visas délivrés pour les ressortissants du Maroc et de l’Algérie et de 33% pour ceux de Tunisie, précise l’AFP.

L’attitude de ces pays «freine l’efficacité des reconduites effectives» à la frontière une fois les obligations de quitter le territoire français (OQTF) délivrées, a déclaré Gabriel Attal. 

Ce dernier n’a pas caché que son pays a eu recours à des menaces qui sont actuellement mises à exécution. «il y a eu un dialogue, ensuite il y a eu des menaces. Aujourd’hui on met cette menace à exécution», a-t-il révélé.  

Soulignant les visites sur ce sujet dans ces trois pays du Premier ministre français Jean Castex et de membres du gouvernement, dont le ministre de l’Intérieur Gérald Darmanin, ainsi que des réunions avec les ambassadeurs des pays concernés, il a fait valoir qu’«à un moment quand les choses ne bougent pas, nous faisons appliquer les règles», rapporte l’AFP. 

Interrogé sur la durée d’application de cette mesure, temporaire ou pérenne, le porte-parole du gouvernement français a indiqué qu’elle avait été «décidée il y a quelques semaines» et «va être mise à exécution» pour «pousser les pays concernés à changer de politique et accepter de délivrer ces laisser-passer consulaires». 

«On souhaiterait que la réaction soit davantage de coopération avec la France pour qu’on puisse faire appliquer nos règles migratoires», a insisté le porte-parole du gouvernement.

La campagne éléctorale de Macron est lancée

Il faut être dupe pour ne pas voir en cette décision du gouvernement français de cibler les maghrebins une stratégie électorale pensée par Macron et financée par Bolloré et qui porte le nom «Zemmour Land».

Eric Zemmour a saturé durant deux semaines l’ensemble des médias français, par la même sémantique et les mêmes éléments de langage qui ont permis aujourd’hui à Emmanuel Macron de lancer sa propre campagne en traduisant par des actes, les souhaits de son protégé.

Interpellé sur le sujet, le porte-parole du gouvernement, Gabriel Attal, a expliqué que le gouvernement n’avait «pas attendu qu’Eric Zemmour en parle pour (lui)-même en parler», les «premières réunions» sur le sujet datant d’«il y a plus d’un an». 

Sauf l’avénement surprise d’un candidat des militaires, Emmanuel Macron sera probablement réélu pour un deuxième mandat. Il devrait toutefois expliquer aux français, que la «Zemmour Land» est une chimère et un piège à cons.

Au Maroc, incompréhension et dépit

La réaction des marocains sur les réseaux sociaux a été unanime. D’aucuns ne comprend cette déferlante de haine de la France contre le pays. L’incompréhension est totale, surtout, qu’à cause de la crise sanitaire et la fermeture des frontières et des services consulaires, les marocains ne voyagent presque plus ni en Europe ni ailleurs d’ailleurs.

«Instrumentalisation électorale» et «décadence du régime français» dominent les commentaires et les réactions des marocains. Quelques appels à abandonner la langue française au profit de la langue anglaise ont également refait surface.

Maroc -Israël : Mohammed VI félicite le tombeur de Netanyahu

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Le Maroc devient le troisième pays arabe à féliciter le nouveau ministre d’Israël, Naftali Bennett, après le vote de confiance du Knesset dimanche dernier en faveur du nouveau gouvernement issue de la coalition dite de changement qui a mis terme à douze années de règne de Benjamin Netanyahu.

Le Roi Mohammed VI a adressé un message de félicitations à Naftali Bennett, à l’occasion de son élection au poste de Premier ministre de l’Etat ‘Israël, rapporte l’agence de presse officielle marocaine MAP.

Dans ce message, indique la même source, le souverain alaouite a exprimé au nouveau premier ministre de l’Etat hébreux, ses chaleureuses félicitations pour son élection et ses meilleurs vœux de succès dans ses hautes fonctions.

Le roi a saisi cette occasion pour faire part à Naftali Bennett de la détermination du Royaume du Maroc à poursuivre son rôle agissant et ses bons offices en faveur d’une paix juste et durable au Moyen-Orient, à même de garantir à l’ensemble des peuples de la région de vivre côte à côte dans la paix, la stabilité et la concordance, conclut la dépêche de la MAP.

https://twitter.com/simonarann/status/1404922312953057282

Il est à noter que Mohammed VI a fait preuve de beaucoup de prudence quand à la gestion de la relations avec le premier ministre sortant Benjamin Netanyahu. Ce dernier avait tout essayer pour décrocher une rencontre avec le roi du Maroc dans l’espoir de faire basculer en sa faveur les élections marathons de ces deux derniers années.

Ce message personnel de Mohammed VI au tombeur du «roi Bibi» est annonciateur d’une nouvelle ère de relation avec l’exécutif de l’Etat hébreux. Il n’est plus impossible d’imaginer une remontre au sommet Mohammed VI-Bennett pour donner un coup d’accélérateur au processus de paix palestinien.

Le Bahreïn et les EAU ont également félicité officiellement l’intronisation de Bennett

Les dirigeants des Emirats arabes unis et de Bahreïn ont félicité dimanche le chef du parti Yamina, Naftali Bennett, pour son nouveau rôle de Premier ministre.

Sur Twitter, le ministère émirati des Affaires étrangères a écrit : «Les #EAU félicitent le Premier ministre Naftali Bennett et le Premier ministre adjoint et ministre des Affaires étrangères Yair Lapid pour la formation d’un nouveau gouvernement #israélien»

«Nous sommes impatients de travailler ensemble pour faire avancer la paix régionale, renforcer la tolérance et la coexistence, et nous lancer dans une nouvelle ère de coopération dans les domaines de la technologie, du commerce et de l’investissement», poursuit la même source.

Lundi, le ministre émirati des Affaires étrangères, Cheikh Abdallah ben Zayed, annonce dans un tweet qu’il a félicité le ministre des Affaires étrangères et Premier ministre désigné Yair Lapid et lui a souhaité du succès lors d’un appel téléphonique au cours duquel les deux diplomates ont discuté de «la coopération bilatérale entre les deux pays, en plus des accords d’Abraham».

Pour sa part, le prince héritier de Bahreïn, Salmane, a été le premier chef d’Etat arabe à envoyer un télégraphe de félicitations à Bennett, dans lequel il a exprimé ses vœux sincères au gouvernement nouvellement formé pour qu’il réussisse dans ses missions «d’une manière qui renforce les piliers du développement, de la stabilité et de la paix dans la région et dans le monde».

Pour rappel, le président américain Joe Biden a été le premier dirigeant à féliciter le nouveau Premier ministre israélien Naftali Bennett, à la suite du vote à la Knesset qui a mis fin au mandat de 12 ans du chef du Likud Benjamin Netanyahu.

L’UE salue la décision du Maroc de faciliter le retour des mineurs non accompagnés

L’Union européenne a salué les hautes instructions réitérées par le roi Mohammed VI à l’endroit du gouvernement marocain afin que la question des mineurs marocains non accompagnés, se trouvant en situation irrégulière dans certains pays européens, soit définitivement réglée.

Avec MAP

«L’UE se félicite de la décision du Maroc de faciliter le retour des mineurs marocains non accompagnés et dûment identifiés», a affirmé, mardi, une porte-parole de l’Union pour les Affaires étrangères et la Politique de sécurité dans une déclaration à la MAP.

Elle a souligné que «pendant des années, l’UE et le Maroc ont entretenu une excellente coopération en matière de migration, aboutissant à de très bons résultats», se disant convaincue que «cette collaboration fructueuse pourra être préservée».

La porte parole a ajouté que «le Maroc est un partenaire important pour l’UE et l’un de nos voisins les plus proches», notant que Bruxelles poursuivra son «étroite coopération avec Rabat pour relever nos défis communs et faire progresser notre partenariat bilatéral, dans notre intérêt mutuel».

Un communiqué des ministères de l’Intérieur et des Affaires étrangères, de la Coopération africaine et des Marocains résidant à l’étranger, en date de fin mai, avait indiqué que le Roi Mohammed VI avait souligné, à plusieurs reprises, y compris à des Chefs d’Etat étrangers, l’engagement clair et ferme du Royaume du Maroc à accepter le retour des mineurs non accompagnés dûment identifiés.