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MBS au Pakistan, en Inde et en Chine : Une course aux alliances sur un tapis de pétrodollars

Boudé par l’Occident, le Prince héritier de l’Arabie Saoudite, Mohamed Ben Salmane, après avoir effectué une tournée dans certains pays arabes, a mis le cap sur l’Asie où il a entamé une tournée qui le conduit notamment au Pakistan, en Inde et en Chine. Il est arrivé dimanche à Islamabad au Pakistan où il a été reçu avec les honneurs par le Premier ministre Imran Khan. MBS s’est envolé le lendemain pour l’Inde où il a rencontré le chef du gouvernement Narendra Modi. Il se rendra ensuite en Chine. Deux courtes escales prévues en Indonésie et en Malaisie ont été annulées. Les autorités de Djakarta et de Kuala-Lampur, traditionnellement amies, l’ayant quasiment considéré persona non grata.

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Rabat Vs. Riyadh et Abu Dhabi : La vérité sur les turbulences qui secouent leurs relations

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Le Maroc a-t-il retiré son ambassadeur en poste en Arabie saoudite ? Bien sûr que non. Mais Mustapha Mansouri se trouve-t-il vraiment à Rabat ? Oui. Il a été convoqué par le MAECI pour «consultations». Donc, pour être précis dans le vocabulaire utilisé, notre ambassadeur a été «convoqué» mais pas «retiré». De même pour le chef de la mission diplomatique du Maroc à Abu Dhabi, Moha Aït ou Ali. Il se trouve également à Rabat où il a été convoqué pour consultations et non pas retiré des Émirats arabes unis. Lorsque le journaliste de l’agence russe Sputnik a contacté Nasser Bourita pour en savoir davantage sur le sujet, ce dernier a catégoriquement nié que les deux ambassadeurs aient été retirés respectivement de Riyadh et d’Abu Dhabi. Et le ministre avait raison sur la forme. Les deux diplomates n’ont pas été retirés mais «juste» convoqués. Un écart sémantique ou un abus de langage et bonjour la crise diplomatique. Ce qui est certain en revanche, c’est que le Maroc et ses 2 «alliés» du CCG passent réellement par une zone de turbulences au-delà de la terminologie usitée.

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Bouteflika et l’Algérie humiliés par la mafia au pouvoir

Paraplégique, muet et extrêmement diminué, Abdelaziz Bouteflika a été officiellement déclaré candidat aux présidentielles de 2019 par ses «geôliers», les membres de l’Instance de coordination de l’Alliance présidentielle qui regroupe le FLN, le RND, le TAJ et le MPA. Une décision qui non seulement humilie la carrière et la mémoire de l’homme politique qu’était Abdelaziz Bouteflika mais également l’ensemble du peuple algérien ainsi que la mémoire des 1,5 millions de martyres tombés en luttant pour leur indépendance et leur dignité.

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Pourquoi Anas Doukkali doit démissionner

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Le ministre de la Santé, Anas Doukkali, a réuni il y a quelques jours la presse nationale et quelques professionnels du secteur dans un luxueux Palace de Casablanca pour leur présenter son « bilan » 2018 et les «réalisations » de son département. J’ai beaucoup apprécié le déroulé de son intervention. En bon orateur et dans l’habit d’un communicant aguerri, il a su «convaincre » son auditoire malgré quelques voix dubitatives notamment en ce qui concerne la gestion catastrophique des services des urgences et, plus grave encore, celle de l’épidémie du virus de la grippe H1N1. Quand, par exemple, devant l’insistance des journalistes il a nié en bloc tout décès suite à ce virus, je n’ai pu que le croire : ne représente-t-il pas la parole publique ? N’est-il pas responsable de ses actes et de sa politique devant le roi et le parlement ?

Après un show ministériel qui a duré presque une heure, j’ai eu l’occasion de parler à Anas Doukkali quelques minutes, en aparté. J’ai trouvé en lui un homme affable, trop sûr un peu de sa personne et figé sur ses certitudes, mais il me paraissait sincère. J’ai loué ses qualités devant quelques amis et me suis dit qu’il était peut-être cet homme providentiel dont le ministère de la Santé avait besoin et qui allait secouer le cocotier tout en se débarrassant des brebis galeuses qui rongent le secteur de l’intérieur. Mais jamais je n’aurais pu penser, un seul instant, qu’il pouvait mentir. Eh ben oui, durant tout son exposé, son exercice était basé sur le mensonge dont il a fait un outil de «communication».

Toutes les personnes présentes à la conférence de presse étaient certaines que le virus de la grippe H1N1 avait fait plusieurs victimes. Des morts. Non seulement le ministre était dans le déni total et repoussait en bloc ces «accusations » mais il s’est permis, sans vergogne, de rétorquer à une journaliste qui lui rappelait le décès d’une femme enceinte à l’hôpital Cheikh Khalifa Ben Zayed de Casablanca de «prouver scientifiquement » qu’elle était morte des suites de la grippe porcine.

Sermonné et recadré le lendemain en Conseil de gouvernement pour la légèreté et la nonchalance avec laquelle il a communiqué sur l’épidémie de grippe, Anas Doukkali se rétracte et reconnaît du bout des lèvres que deux personnes étaient effectivement mortes des suites du virus H1N1. Sans bien sûr aucune compassion envers les victimes et aucune expression de soutien à leurs familles. Puis, en moins de 24 heures, on est passé à cinq morts le vendredi, neuf le samedi…si le ministre a menti d’une manière flagrante devant une brochette de journalistes et de hauts fonctionnaires de son département, sur quoi d’autre a-t-il encore menti ? Sur la gestion des urgences ? Sur les stocks de Tamiflu ? Sur les chiffres de son «bilan » et des ses « réalisations » ? Sur le bilan réel des victimes de H1N1 ? Pour le savoir, les élus de la nation doivent s’approprier le dossier, convoquer le ministre et diligenter une commission d’enquête. Quand l’ex- ministre français du Budget, Jérôme Cahuzac avait démissionné, c’était non pas à cause de ses millions d’euros déposés dans les banques suisses et au Panama, mais parce qu’il avait menti «les yeux dans les yeux » aux français, à l’Assemblée nationale et aux médias. Un sacrilège ! Et ce n’est que par la suite que la Justice a suivi son cours.

C’est le cas aujourd’hui de Anas Doukkali. Il nous a menti « les yeux dans les yeux ». Et personne ne pourra plus le croire désormais. Lorsqu’il a été nommé par le roi il y a tout juste un an, il a prêté serment devant le souverain par ces termes d’une charge symbolique et de responsabilité lourds de sens : «أقسم بالله العلي العظيم أن أكون مخلصاً لديني ولملكي ولوطني وأن أؤدي مهمتي بصدق وأمانة» ! Sans ambages, nous pouvons affirmer que Anas Doukkali est devant un cas de parjure caractérisé. A défaut d’être jugé –cela est du ressort de la Justice-, il doit immédiatement présenter sa démission. Sinon, il appartient au chef de gouvernement de demander au roi de le relever de ses fonctions.

Sahara : L’Arabie Saoudite viole le pacte d’amitié qui lie Rabat et Riyadh

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L’Arabie saoudite vient de franchir une des lignes rouges imposées par le Maroc concernant son intégrité territoriale. En préméditant un documentaire diffusé sur la chaîne Al-Arabiya, la télévision saoudienne a mis clairement en doute la souveraineté du royaume sur son Sahara. Un précédent d’une rare gravité dans les relations entre Rabat et Riyadh. Dans une de ses émissions, Al-Arabiya a parlé en long et en large du point de vue du Polisario concernant ce conflit aux dépens du Maroc, soulignant même la reconnaissance de la pseudo-RASD par de nombreux pays. Pis, Al-Arabiya, dont la ligne éditoriale est dictée par le Cabinet royal saoudien, s’est permis d’avancer que la communauté internationale reconnaissait le Polisario comme représentant du «peuple sahraoui ».

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H1N1 et fièvre aphteuse : Quand les départements de Akhannouch et Doukkali ont tenté de flouer les marocains

Il n’a fallu que quelques jours pour que deux des plus importants départements ministériels du royaume se fassent décrédibiliser auprès de l’ensemble de la population marocaine. Pire encore, le manque de courage de leurs responsables respectifs et leur irresponsabilité ont fait plonger l’ensemble des marocains dans une psychose sanitaire alarmante et qu’on aurait pu éviter avec un minimum de lucidité et de sens de l’Etat. Cette situation nous renvoie à cette incapacité de l’Exécutif actuel à gérer le pays dans un environnement et un monde mouvants et dangereux .

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Rapprochement UMA/UpM, le jeu d’influence entre Macron et Sissi

Affaiblie, inaudible et surtout en panne, l’Union du Maghreb arabe, la région la moins intégrée d’Afrique et du monde, a signé la semaine dernière un partenariat avec l’UpM, dirigée depuis peu par l’égyptien Nasser Kamel. Un partenariat visant selon un communiqué conjoint à “créer des synergies entre les deux parties au bénéfice des populations de la région du Maghreb”. Mais que cache ce rapprochement et cet intérêt subit entre ces deux organisations ? S’agit-il des préparatifs au grand sommet sur la méditerranée de cet été, voulu par Président Emmanuel Macron, afin “retrouver le fil d’une politique méditerranéenne” ? Ou bien une ambition égyptienne d’accroître son influence dans une zone qui connaît de profondes mutations, notamment en ce qui concerne la situation libyenne, face à laquelle l’Egypte, la Tunisie et l’Algérie se sont constitué en un front uni contre l’accord de Skhirat?

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Sommet de Beyrouth : Un chant de l’union entonné par des dizaines de voix discordantes

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Jamais les Etats arabes n’auront fait preuve de désunion comme lors du 4ème Sommet économique arabe de Beyrouth qui s’est tenu le 20 janvier dans la capitale libanaise en présence de trois chefs d’Etat : ceux du Liban, de la Mauritanie et du Qatar, qui entendait briser le siège qui lui est imposé par l’Arabie Saoudite et ses alliés. A vrai dire, les divisions dans les rangs étaient palpables dès les travaux préparatoires qui se sont déroulés dans une ambiance lourde et chargée d’animosité. En plus d’incidents qui ont hypothéqué les chances du sommet

Electrique, l’ambiance l’aura été tout au long du sommet. Les absences et les divisions auront vidé de sa substance une rencontre qui voulait débattre de l’avenir socioéconomique des peuples arabes, le cadet des soucis des régimes de ces pays. Ce ne sont d’ailleurs pas les incidents qui ont manqué. A commencer par l’incinération du drapeau libyen dans la nuit du 13 au 14 janvier dernier par des partisans du Mouvement chiite libanais Amal, dirigé par le président du parlement libanais Nabih Berri. Ces derniers s’en sont pris à l’ambassade libyenne à Beyrouth et foulé des pieds sa plaque. Ils ont aussi remplacé le drapeau libyen par celui de leur mouvement. Le Mouvement Amal fondé en 1975 par l’imam Moussa Sadr, entendait protester contre la disparition de son fondateur en 1978 à Tripoli. La Libye, suite à cet incident, a décidé de boycotter le sommet, surtout après que le Conseil supérieur chiite libanais ait condamné sa participation au sommet économique de Beyrouth.

La Syrie divise les rangs sur le terrain et en diplomatie

La participation de la Syrie aux travaux a également divisé les rangs arabes. Gelée depuis 2011, sa participation au sommet a été écartée même si le ministère des Affaires étrangères libanais s’est dit persuadé que le retour de la Syrie à la table des nations arabes était en bon chemin. L’Arabie Saoudite, qui a choisi de se faire représenter par une délégation de second rang, n’entend manifestement pas cautionner toutes les décisions de ce sommet. Le Maroc, lui, a été représenté à ce sommet par son chef de la diplomatie, Nasser Bourita.


A regarder la « Déclaration de Beyrouth », les pays arabes ont accordé leurs violons sur quatre points. Le premier est l’appel lancé aux pays donateurs internationaux et arabes pour aider à « soulager la situation critique des réfugiés et déplacés » et pour le retour rapide des réfugiés dans leurs pays. Le second est relatif à l’activation de la zone arabe de libre échange.

Un bilan maigre qui reflète l’intérêt des régimes arabes pour leurs populations

Les représentants des pays arabes ont appelé à la poursuite des progrès accomplis dans la cadre du processus de mise en place de la zone arabe de libre échange comme préalable à la mise sur pied de l’Union douanière arabe. La déclaration finale a appelé à accroître le financement et le soutien aux projets relatifs à la complémentarité arabe et au parachèvement de l’initiative d’aide pour le commerce afin de renforcer la coopération économique arabe commune. Le troisième point concerne l’adoption, à l’issue de ce sommet, de la stratégie arabe de l’énergie durable 2030. Sur le plan des nouvelles technologies, les pays arabes ont insisté sur l’importance d’adopter des politiques proactives en rapport avec l’économie numérique. Sur ce point, les pays arabes ont convenu de créer un fonds de 200 millions de dollars pour développer l’économie numérique dans la région. Le Koweït et le Qatar y contribueront à hauteur de 50 millions de dollars chacun.

Les Etats-Unis auraient fait du forcing diplomatique pour faire capoter ce sommet

Mis à part d’autres déclarations d’intention, le rendu-final de ce sommet aura été bien pâle. Si pour Saad Hariri, Premier ministre libanais, ce sommet est une victoire importante pour le Liban, il n’en demeure pas moins qu’il a consacré les divisions et les champs dans le monde arabe. Selon Hilal Khassa, professeur de sciences politiques à l’American University de Beyrouth, «le Liban adore les apparences. Les Arabes ne s’entendent sur rien ». Et d’ajouter que « tout le Sommet devait souligner que le capital humain est d’une importance primordiale pour relancer la région. Ce sont des promesses vides de la part de pays qui humilient leurs peuples quotidiennement à force de répression et de corruption. C’est comme demander à Satan de mener la prière ! ». D’après lui, les Etats-Unis auraient œuvré en coulisses pour pousser plusieurs dirigeants à boycotter ce sommet. Si son homologue Rami Khoury au sein de la même université ne partage pas ce point de vue, il n’en demeure pas que ce serait conforme à la politique de la Maison Blanche au Moyen-Orient. « C’est enfantin et c’est cruel s’il s’avère que les Américains se sont servis de leur influence comme ça. Mais au fond, ce n’est peut-être pas surprenant. Ce serait un comportement criminel. C’est du terrorisme diplomatique. Après, ils disent favoriser la stabilité et la paix au Moyen-Orient, ça n’a pas de sens », a-t-il confié à Radio Canada. Que retenir donc de ce sommet si ce n’est qu’il a consacré la division, l’aliénation diplomatique, les querelles internes et la défense des intérêts de chaque Etat ?

L’adoption de l’accord agricole Maroc-UE, une grande victoire pour les populations du Sahara

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Immédiatement après le vote du parlement européen, à une large majorité, en faveur de l’adoption de l’accord agricole Maroc-UE qui étend les préférences commerciales aux produits agricoles et de la pêche issus des provinces du sud du royaume, les adversaires de notre intégrité territoriale, étourdis par ce séisme dont la puissante magnitude calculée sur l’échelle diplomatique n’a d’égale que la portée du revers politique qu’ils ont subi, les voilà dissertant aujourd’hui sur les thématiques de «souveraineté», de «juridiction territoriale» et de «puissance administrante» alors que le Maroc a, de jure et de facto, définitivement plié ces problématiques en sa faveur. Dans le cadre de l’Histoire et du droit. Pour en avoir le cœur net et s’en convaincre, il suffit d’un simple détour par les provinces du sud pour témoigner de l’engagement quotidien des femmes et des hommes sahraouis, des élus locaux, des acteurs de la société civile et des opérateurs économiques, engagés dans la vie de leurs communes respectives et de leurs régions, et pleinement investis au sein de la communauté à laquelle ils appartiennent.

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Sahara : La brèche du shutdown ne peut endommager la solidité de l’axe Rabat-Washington

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C’est dans un contexte de crise politique interne sans précédent aux Etats Unis que démocrates et républicains se renvoient la balle depuis près de trois semaines sur fond d’une polémique autour du financement du projet du président Donald Trump visant à construire un mur à la frontière du Mexique. Les démocrates ne veulent pas de ce mur «de la honte» et refusent de le financer alors que le chef de l’Etat tient absolument à l’ériger. C’est pour lui une question de sécurité nationale. Pour ce faire, il a besoin de quelques 5 milliards de dollars de crédits que lui refuse la majorité démocrate à la Chambre des représentants. Par mesure de rétorsion, le président a bloqué toutes les lois présentées par le camp démocrate dont le budget 2019 grâce auquel l’administration peut fonctionner. Ce qui a conduit à une paralysie presque totale de la mécanique administrative du pays, notamment au niveau fédéral. A l’aune de cette lutte intestine, la présidente de la Chambre des représentants, Nancy Pelosi, a présenté un projet de loi de budget qui a fait réagir quelques milieux marocains, en raison d’une clause visant à dissocier les aides octroyées au Sahara de la rubrique Maroc. Aussitôt proposée, aussitôt rejetée par la Maison Blanche et le Sénat, cette disposition était mal formulée, incomplète et, surtout, inapplicable. Une petite manoeuvre avortée de quelques lobbyistes pour profiter de cette brèche du shutdown et justifier leurs honoraires. D’ailleurs, il est dit noir sur blanc dans ce texte que ses dispositions ne permettent, en aucune manière, de tirer des conclusions quelconques sur un hypothétique changement de la position américaine sur la question du Sahara ou, encore moins, sur l’état des relations entre le Maroc et les Etats-Unis.

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