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Ahmed Charaï : Le prolongement du confinement aura un impact désastreux sur l’économie nationale

Après des semaines de tergiversations, le chef de gouvernement Saad Dine El Otmani a annoncé lundi le prolongement du confinement des marocains jusqu’au 10 juin. Une décision hasardeuse qui n’a pas pris en considération le risque d’un effondrement économique et l’impact psychologique sur les citoyens trop longtemps privés d’une vie sociale.

Ahmed Charaï, fin observateur de la situation économique et sociale du pays, a depuis plusieurs semaines enchainé des éditos alarmants qui pointent du doigt les risques inhérents à une levée du confinement mal pensée, à la désinformation qui influence les décisions politiques et à la propagation d’illusions et de faux espoirs sur une rapide sortie de crise.

Ce mardi, l’éditorialiste s’est exprimé encore une fois sur les colonnes de L’Observateur du Maroc et d’Afrique pour manifester son profond désaccord avec la décision du gouvernement de prolonger le confinement et s’inquiète à juste titre sur l’absence d’un plan de relance économique et sociale.

La doctrine que défend Ahmed Charaï depuis le début de la pandémie est celle d’un leadership fort du politique dans toute prise de décision dans la gestion de la crise sanitaire. Il estime que tant que la communauté scientifique n’a pas assez de données pour modéliser l’épidémie, elle ne peut être unique source de décision d’une problématique multidimensionnelle.

La position de M. Charaï quant au rôle des scientifiques dans cette crise est d’autant pus tranchée qu’il estime que la dite communauté n’a fait que renforcer les incertitudes, créer le désarroi, la panique, car elle s’est limitée à émettre des hypothèses, qu’elle a présenté comme des vérités, mais qui ont été démenties par la suite.

«Sur le plan scientifique, il est clair que le rêve d’une collaboration internationale est une chimère idéaliste » constate M. Charai.

« Cent projets de vaccin sont en cours, les laboratoires, véritables puissances financières, influentes politiquement, se livrent une guerre où la collaboration n’est pas de mise. L’enjeu financier est tellement énorme que celui qui gagnera le jackpot écrasera les autres.» relève-t-il non sans désolation.

M. Charaï alerte également sur la désinformation qui entoure ces projets de vaccins notamment sur la durée de leur élaboration raccourcie pour des raison marketing.

A ce propos, Ahmed Charaî rappelle que le Maroc n’est ni un acteur principal de l’économie mondiale, ni un concurrent pour la création d’un vaccin.

«Nous devons nous extirper des bas-fonds de cette “communication” inféodée à des intérêts qui ne nous concernent pas.» a-t-il recommandé

Un contexte géopolitique déterminant

Sur le plan économique, l’éditorialiste et membre actif de prestigieux think-tanks américains met en exergue l’importance d’une lecture juste de géopolitique post Covid-19 et notamment le contexte américain.

En effet, la guerre froide entre Pékin et Washington, qui cache mal une lutte sans merci pour le leadership économique mondial, et l’enjeu de l’élection présidentielle américaine, sont entre autres des éléments clés à prendre en compte pour pouvoir agir sur une relance économique sur les court et moyen termes. Cette pandémie a mis à nu les fragilités des systèmes sanitaires et économiques des superpuissances, laissant le monde sans leader assumé.

Les Etats-unis, avec ses actions humanitaires timides, prônent désormais le «America First». La Chine est passée d’une campagne de propagande pour son succès supposé de gestion du coronavirus, à une stratégie dite du «loup combattant» montrant une agressivité diplomatique négative dans la peur d’une vague hostile dans le monde après la pandémie. Tandis que l’Europe a raté l’occasion de se distinguer dans cette crise en cédant à la peur et l’égocentrisme de ses membres.

Dans ce contexte inédit, M. Charaï souligne que le Maroc, à l’image de l’ensemble de l’humanité, est confronté à la problématique de gérer le risque sanitaire, tout en évitant l’effondrement économique et en redonnant un tant soit peu une place à la vie sociale.

A ce sujet, il revient sur la décision du gouvernement d’El Othmani qui a choisi de prolonger de trois semaines le confinement. Une décision qu’il juge inadéquate et non pertinente, et ce à cause de son impact désastreux avéré sur l’économie nationale. Un impact évalué par le ministre de l’économie et des finances du même gouvernement à 80 milliards de dirhams.

Il faut préparer le déconfinement

Inquiet de l’absence de visibilité sur un éventuel plan de relance économique, Ahmed Charai appelle à bien préparer le déconfinement et la coexistence avec le virus qui «peut durer très longtemps».
Il recommande à ce sujet d’élaborer un vrai plan de communication et de sensibilisation qui doivent être entièrement dirigées vers la nécessité du respect des règles de distanciation, de la réorganisation des lieux de fréquentation du public.
«La propagande sur le thème de “Restez chez vous” n’aide pas à préparer l’avenir proche. Elle est anxiogène et peut produire l’effet inverse» a-t-il conclu.


M. Ahmed Charai est éditorialiste et éditeur de presse, Administrateur de Plusieurs Think tank à Washington – Membre du Conseil d’Administration du “Center for Strategic and International Studies” à Washington, – – Membre du Directoire de l’ONG “Search for Common Ground” à Washington, – Membre du Conseil du Directoire de ” The Atlantic Council of United States” à Washington – Membre du Conseil Editorial Consultatif de “The National Interest’s Magazine” à Washington. – Membre du Conseil d’Administration du “The Foreign Policy Research Institute” à Philadelphia– Membre du Conseil d’Administration du International Crisis Group. Mr Charai est aussi membre du conseil Consultatif de Gatestone Institute à New York. Mr Charai, s’exprime souvent dans de grands journaux et médias américains dont le Wall Street Journal, New York Times, Le Monde, Fox News, National Interest Magazine, Huffington Post.

L’armée marocaine fête son 64-ème anniversaire avec une ambition renouvelée et des défis de son époque

Rajeunie et jamais mieux équipée, l’armée du Roi Mohammed VI fête ce jeudi son 64-ème anniversaire avec des ambitions renouvelées, des défis de son époque et une doctrine qui se distingue de celle du défunt roi Hassan II. Entre les mutations profondes de la géopolitique, l’omniprésence de la technologie et Le bouleversement des structures socio-économiques, l’institution militaire marocaine sera appelée à participer, de plus en plus, au renforcement de la solidarité nationale outre sa prérogative première, défendre l’intégrité territoriale du Royaume. L’encadrement des jeunes à l’occasion du rétablissement du service militaire et le soutien au système de santé civil durant la pandémie du Coronavirus, s’inscrivent dans ce rôle solidaire des Forces Armées Royales qui vise à construire un Maroc encore plus unis et plus fort.

A l’occasion de cet anniversaire, l’agence de presse MAP a publié un article qui retrace les étapes déterminantes, les exploits marquants et les sacrifices consentis par les Forces Armées Royales depuis sa création le 14 mai 1956, pour défendre l’intégrité territoriale du Royaume, renforcer la solidarité nationale et internationale et préserver la paix dans le monde.

Sollicitude royale

Au lendemain de l’indépendance du Royaume, le défunt roi Mohammed V a tenu à doter le Royaume d’une armée moderne et professionnelle, une lourde responsabilité confiée à Hassan II, alors au Prince Héritier, qui après son ascension au trône a poursuivi avec détermination les efforts de perfectionnement de l’organisation des FAR et de leurs équipements.

Le roi Mohammed VI, Chef Suprême et Chef d’Etat-major général des FAR, a repris le flambeau en veillant, depuis son intronisation, à améliorer davantage l’institution militaire, à moderniser ses équipements et à promouvoir ses ressources humaines et ses capacités d’intervention, dans l’objectif de l’aligner au niveau des armées les plus développées du monde.

Aujourd’hui, les FAR constituent une fierté partagée pour tous les Marocains, un maillon inhérent à l’unité nationale et un honorable ambassadeur des valeurs authentiques du Royaume partout où le devoir appelle ses membres.

Engagement des FAR pour le maintien de la paix dans le monde

Le déploiement des unités des FAR dans le cadre des opérations de maintien de la paix des Nations-Unies à travers le monde est la parfaite illustration de cet engagement de l’institution militaire en faveur des valeurs universelles de la paix, de la sécurité et de la solidarité dans le monde. C’est dans ce cadre que les contingents des FAR continuent de s’acquitter de leurs nobles missions dans le cadre de ces opérations en RD-Congo et en Afrique centrale, sans oublier les efforts inlassables déployés par les équipes de l’hôpital militaire de campagne à Zaatari en Jordanie au profit des réfugiés syriens.

Avec le retour du service militaire, les FAR de nouveau investies dans l’insertion socio-professionnelle

Le 10 août 2019, un an après l’adoption de la loi rétablissant le service militaire obligatoire pour les hommes et femmes âgés de 19 à 25 ans, le premier groupe des jeunes assujettis au service militaire ont rejoint les casernes, pour suivre une formation de 12 mois. Depuis ce sont pas moins de 15.000 appelés qui ont regagné 14 centres de formation à travers le pays. 

Investies ainsi de la double mission de favoriser l’insertion professionnelle et sociale des jeunes, les FAR se sont mobilisées pour rendre le service militaire pour les jeunes appelés, filles et garçons, une occasion propice pour bénéficier de formations professionnelles idoines. Elles ont mis en place toutes les infrastructures nécessaires, les cadres enseignants et les ressources pédagogiques pour la réussite de cette opération lancée à l’initiative du roi Mohammed VI.

2020 : au front contre le Coronavirus

L’année 2020 restera sans doute marquée comme l’année du service militaire et de la lutte contre le nouveau coronavirus, la pandémie qui a secoué le monde entier et causé d’énormes dégâts aussi bien sur le plan des vies humaines que sur le plan socio-économique.

Depuis l’annonce de l’urgence sanitaire, les Forces Armées Royales sont montées au front, suite à l’appel de sa Majesté le Roi, Chef suprême et Chef d’État-Major Général des FAR qui a, dès la détection des premiers cas de contamination au Maroc, donné ses instructions afin que la médecine militaire prenne part conjointement avec son homologue civile à cette délicate mission.

C’est dans ce contexte que les hôpitaux militaires de campagne Covid-19, installés à Nouaceur et Benslimane, ont vu le jour en un temps record, et que les équipes de la médecine militaire se sont jointes aux rangs des staffs médicaux dans plusieurs hôpitaux civils pour combattre ce virus.

Le 64-ème anniversaire des FAR est donc une occasion pour rendre un vibrant hommage à des hommes et des femmes qui sont engagés, avec courage, abnégation et dévouement, pour assurer la surveillance et la protection des frontières terrestre, maritime et aérienne du Royaume et veiller à la sécurité et la quiétude de tout un peuple et de ses institutions. 

Avec MAP

Marocains bloqués à l’étranger: Nasser Bourita n’a pas fait le job

L’image utilisée pour illustrer cet édito, avait marqué un bon nombre de marocains. Elle avait immortalisé une action du jeune ministre, Nasser Bourita, qui n’hésitait pas à mouiller sa chemise pour défendre les intérêts supérieurs du pays. Un homme qui était prêt à en découdre avec les ennemies quand il s’agit de la cause nationale. Mais la gestion calamiteuse du drame des 27.850 compatriotes abandonnés à l’étranger a fini par briser le mythe. Désormais les marocains garderont en tête un responsable qui s’est défilé de ses responsabilités.

«L’heure n’est pas à la prudence ou au carriérisme, mais à l’audace et l’altruisme» a écrit Aziz Boucetta dans un de ses multiples coups de sang sur le sujet.
Un appel solennel que notre ministre «carriériste», n’a malheureusement pas voulu entendre. Nasser Bourita, a choisi de ne pas s’exposer sur un dossier qui nécessitait une collaboration avec d’autres départements ministériels, et une prise de parole continue. Les anciens réflexes du Secrétaire Général ont fini par ressurgir. Nasser Bourita préfère bachoter seul sur ses dossiers. La coopération interministérielle, le travail d’équipe, il ne sait pas faire.

Cette crise, Monsieur le Ministre n’est pas un dossier technique de coopération. Il s’agit d’un drame humain à très forte charge émotionnelle. Terrifiés à l’idée de ne plus revoir les personnes qu’ils chérissent, nos compatriotes ont besoin d’être écoutés et rassurés. Ces 27.850 marocains, Monsieur le Ministre, et leurs 100.000 membres de familles ont besoin que vous les regardiez dans les yeux et que vous leur dites en toute sincérité « Le Maroc, votre patrie, ne vous abandonnera jamais».

Les cris de désespoir de nos compatriotes bloqués à l’étranger se multiplient jour après jour. L’appel émouvant d’un jeune dont la maman, bloquée à Strasbourg, atteinte d’un cancer de poumon et ayant raté deux séances de chimiothérapie, a choqué et a boulversé les marocains.

Pendant ce temps là, avec un dédain qui n’a d’égal que sa désinvolture, le gouvernement, par la bouche de son chef, Saad Dine El Otmani, alias le placebo, s’est résigné officiellement à abandonner ces marocains, jusqu’à l’ouverture officielle des frontières.

Après deux mois d’état d’urgence sanitaire, aucun responsable n’a été capable de prendre en charge ce dossier et de le gérer d’une manière professionnelle et humaine.

La personne à qui incombait naturellement cette mission, n’est autre que Nasser Bourita, Ministre des Affaires Étrangères, de la Coopération Africaine et des Marocains Résidant à l’Étranger. Ce dernier a fait le mort pendant plus de trois semaines, avant de daigner donner une position officielle de son ministère sur le sujet. Pour cela, il trouvera le moyen de ne pas s’exposer. Il va tout simplement se dérober d’une prise de parole conventionnelle, et décidera d’envoyer au casse-pipe un de ses collaborateurs, pour participer, tenez-vous bien, à un live Instagram avec Swinga, le youtoubeur.
Oui, Instragram, le refuge de nos politiques ( ndlr Akhannouch et Bourita ) chassés des autres plateformes sociales.

Durant ce live, le porte-parole du ministre s’adressera aux followers et fans de Swinga, pour leur annoncer dans un discours stéréotypé, une langue de bois qui cache mal un manque d’arguments, que le gouvernement n’avait finalement pas de solutions pour rapatrier les marocains bloqués à l’étranger.

Dix jours plus tard, sous la pression de quelques parlementaires d’opposition, le ministre accepte la convocation de la Commission parlementaire des Affaires étrangères, mais non sans avoir préparé, une l’entourloupe, une manoeuvre de diversion.

En effet, Nasser Bourita, va réussir à transformer un hearing sur la situation des marocains bloqués à l’étranger en une question de souveraineté nationale. Il va tout d’abord assommer son audience avec son débit monotone et sa voix aiguë avant de prendre son meilleur verbe pour fustiger, je cite : « l’opportunisme politique d’un État européen sur le dossier du rapatriement des Marocains détenteurs de la double nationalité, en pleine crise de propagation de coronavirus». Illico presto une dépêche MAP, et hop toutes les rédactions ne vont parler que du héros national qui a recardé sèchement les pays-bas et la Belgique. Quand aux marocains bloqués, ils ont été réduit à des statistiques dans la communication du ministre.

Depuis le début de la crise, Nasser Bourita n’a fait que swinguer avec le malheur de nos compatriotes. Il a décidé tout seul de de ne pas s’occuper de ce dossier, que ce n’était pas son affaire, qu’il n’allait pas payer le coût politique de l’impuissance de son gouvernement.

Monsieur le Ministre, ne vous sentez-vous pas en faute à chaque fois que vous zappez sur les chaines de télévision internationales qui diffusent quotidiennement le détail des dispositifs mis en place sous d’autres cieux, pour venir en aide aux personnes bloquées à l’étranger ?

Monsieur le Ministre, votre cœur ne se serre-t-il pas quand vous entendez vos homologues, américains, français, belges, allemands,… répéter devant les caméras : «Chers compatriotes la patrie ne vous a pas oublié.»

Monsieur le ministre, reconnaissez que vous n’avez pas fais le job.

Monsieur le ministre, vous avez cette fois-ci manqué un rendez-vous avec l’histoire, par l’excès de cette prudence et ce carriérisme où vous vous êtes trop longtemps confiné! 

Affiche détournée des victimes du Coronavirus. 27.850 cas abandonnés

Saad Dine El Otmani, le Placebo

L’intervention télévisée de Saad Dine El Otmani, ce jeudi, n’a pas spécialement rassuré les marocains, confinés depuis le 20 mars, mais elle ne les pas non plus particulièrement perturbé. Les réactions ont été partagées entre indignation, colère, railleries, mais aussi encouragement et résignation.

Le Chef de Gouvernement a déçu ceux qui s’attendaient à des annonces sur le déconfinement. En contre partie, il a rassuré les «patriotes» qui tiennent à ne pas briser la sacrosainte unité des marocains, enfin retrouvée. Sans oublier, bien évidemment qu’une large frange de la population n’a même pas été au courant de ce rendez-vous télévisuel.

Les sorties médiatiques du successeur de Abdelilah Benkirane, se suivent et se ressemblent. Face à la caméra, il ne peut pas s’empêcher d’afficher son sourire béat et son air inoffensif. Du coup, l’effet sur le public est devenu quasi-mécanique : une minorité de son audience réagit, une autre raille, s’indigne, peste et tout le reste zappe. Un phénomène qui ne va pas sans rappeler le fameux effet Placebo. Lequel consiste à faire croire à une personne qu’une substance est capable de la soigner alors qu’en réalité, elle n’a aucun effet thérapeutique intrinsèque.

La classe politique marocaine, à l’image de celle du reste du monde, a été incapable de rassurer l’opinion publique face à l’ampleur de cette terrible crise sanitaire. 

Alors qu’aux États-unis et en Europe, les dirigeants politiques se sont cachés derrière une communauté scientifique désemparée, chez-nous, ceux ci se sont planqués derrière l’appareil de l’état, piloté par le souverain. Un appareil qui a fait preuve de réactivité, d’audace et de courage. Une prise en main tellement efficace que les marocains en étaient surpris, puis fiers, bien avant la communauté internationale.

Coronavirus a mis à nu ces organisations partisanes pour qui le calcul électoral et politique était de loin plus important que le risque sanitaire ou économique. Et ce n’est pas une exagération. La presse française et américaine évoquent quotidiennement des scandales d’états dont étaient  responsables la classe politique dirigeante. Chez-nous ce n’est pas plus gai. Rappelez-vous comment les principales formations politiques du pays, se sont mises à comploter, pour faire passer une loi en catimini visant à protéger leurs intérêts, la fameuse loi 20.22, au lieu de se mobiliser sur le terrain pour soutenir l’Etat, en venant en aide aux populations les plus exposées aux retombées sociales et économiques de la crise.

Quand à Saad Dine El Otmani, il s’est donné la mission de sourire devant les caméras, ayant pour seul souci de ne pas alarmer les citoyens. D’ailleurs, il n’a pas cessé de dire la chose et son contraire, dans un silence assourdissant du plus grand nombre des formations politiques.  Un silence que le milliardaire Aziz Akhannouch a souhaité briser en imaginant une prise de parole sur le Covid-19. Une sortie qui s’est transformée, à l’image de toutes les autres, grâce à l’incompétence de ses équipes de communication et de conseil politique, à un harakiri monumental. 

Aziz n’a pas été le seul à se planter. Le tonitruant Mohamed Ziane, le SG du parti marocain libéral, s’est fait choper, cette fois-ci non à cause de ses habituels coups de gueule, mais lors d’une transaction de masques de protection qui a mal tourné, dans laquelle se sont empêtrés son fils et un escroc notoire.

Pendant ce temps là, se sont des responsables apolitiques qui se sont le plus engagés et qui ont pris le plus de risques dans le pilotage de la mise en place de la stratégie de confinement. Et on les compte sur les bouts des doigts : Abdelouafi Laftit, Khalid Ait Taleb, Mohamed Benchaâboun et Mly Hafid Elalamy, sans compter Abdellatif El Hammouchi et les autres responsables sécuritaires et militaires.

Ces technocrates n’ont peut-être pas tout réussi, ont commis des erreurs, mais étaient au moins au front de manière quotidienne, prenant des décisions, ajustant, communiquant et encaissant la pression de l’opinion publique et des fois les réprimandes du souverain.

Jeudi, Saad Dine El Otmani, face aux caméras, nous a dit la vérité, sa vérité : il ne sait absolument pas comment le gouvernement allait gérer la suite des évènements. Cela ne veut pas dire que le Maroc n’a pas de stratégie de déconfinement. 

L’équipe projet qui a lancé et piloté la première phase de la stratégie de lutte contre la pandémie, est à même, grâce à la compilation de la data collectée durant les derniers cinquante jours, et des différentes expériences mondiales, d’imaginer des scénarios de redémarrage de la vie économique et sociale. Un processus, que le Chef de Gouvernement, El Otmani, n’a ni l’envie, ni la capacité, ni les équipes, ni le courage de le challenger.

Et pour preuve, moins de 48 heures après la fameuse interview d’Al Oula, le ministre de la santé, Khalid Ait Taleb, a été sommé de sortir remplir les blancs laissés par le Chef de Gouvernement, en donnant ce samedi une déclaration télévisée à la même chaîne.

Khalid Ait Taleb, avec son air le plus grave et le plus sérieux a tempéré l’optimisme excessif et infondé d’El Otmani, en expliquant les conditions indispensables pour amorcer le déconfinement, particulièrement la stabilité de la situation épidémiologique, et en appelant les citoyens à faire preuve d’esprit de responsabilité, de solidarité et de patience.

Il fallait donc injecter d’urgence à l’opinion publique une dose d’anti-inflammatoire, pour les préparer au prolongement du déconfinement, après avoir observé, non sans déception, l’absence d’effet significatif du Placebo.

Othman El Ferdaous : Le devenir du ministère de la Culture, de la jeunesse et des sports est étroitement lié au nouveau modèle de développement

Othman El Ferdaous, le jeune et nouveau ministre de la Culture, de la Jeunesse et des Sports a repris officiellement les clés du ministère, avenue Ibn-Sina à Rabat, dans une cérémonie de passation de pouvoir avec son collègue du parti et son prédécesseur, l’inimitable, Hassan Abayaba. Portant un masque de protection, ses premiers mots étaient l’expression de sa fierté de la confiance royale, puis un indice en or sur sa feuille de route : « Le nouveau modèle de développement ».

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La sortie de route de Chakib Alj indigne le GPBM

Pour une première épreuve, l’échec est cuisant pour le président de la CGEM. Soixante jours après son élection à la tête du patronat, Chakib Alj, commet une violente sortie de route, au risque d’ébranler l’élan de la mobilisation nationale pour la lutte contre les répercussions de l’épidémie du coronavirus. Alors que le Comité de Veille Economique est engagé dans une course contre la montre pour trouver des solutions viables à un tissu économique fragile, le successeur de Mezouar a succombé à la tentation de se dédouaner de ses responsabilités en essayant de faire porter le chapeau de son impuissance au secteur bancaire. Lequel secteur représente avec le corps médical la première ligne du front de cette guerre sanitaire. Une guerre qui exige des femmes et des hommes responsables, qui mettent en priorité l’unité des forces vives de la nation et qui redoublent de courage et d’ingéniosité pour faire vivre la solidarité nationale auprès des marocains, particulièrement les plus démunis.

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[Teaser] Interview de S.E Thomas Reilly

Trois ans après le référendum sur le Brexit, le Royaume-Uni sort officiellement de l’Union européenne ce vendredi 31 janvier 2020, à minuit. Dans une interview exclusive que l’ambassadeur britannique au Maroc a bien voulu nous accorder, S.E Thomas Reilly nous livre avec sa transparence habituelle sa vision sur le brexit et sur la qualité des relations entre son pays et le Maroc.

L’intégralité de l’interview sera mise en ligne prochainement.

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