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DAECH - Page 3

Rabat, capitale politique de la lutte contre DAECH

Le Maroc abritera le 26 juin 2018 la réunion régionale des Directeurs des Affaires politiques de la Coalition mondiale contre Daech portant sur la menace de ce groupe terroriste en Afrique.

Cette rencontre, première du genre dans le cadre de l’action de la Coalition, réunira un groupe restreint de pays membres de la Coalition, ainsi que des pays africains et les organisations régionales et internationales concernées.

La réunion régionale des Directeurs des Affaires politiques de la Coalition mondiale contre Daech a pour objectif d’examiner l’évolution de la menace de Daech en Afrique et de discuter de ses manifestations locales. Elle permettra, en outre, d’explorer les possibles voies de coopération et de renforcement des synergies entre les différentes parties prenantes en vue d’y faire face.

La réunion prévoit, également, une discussion détaillée sur les derniers développements de la menace de Daech au Moyen Orient et dans d’autres régions et sur les priorités futures de chacun des groupes de travail de la Coalition, qui présenteront leurs plans d’action respectifs pour la période 2018-2019.

Libye : Et si la paix venait du Sénégal ?

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La capitale sénégalaise, Dakar, a abrité dans la nouvelle cité Diamniadio, et durant trois jours, du 11 au 13 mai, un dialogue inter-libyen des différentes factions en conflit afin d’établir un cadre d’échange entre les « frères ennemis », dans l’objectif d’aboutir à une conciliation soutenant les initiatives et les missions accomplies par les Nations-Unies et son représentant spécial en Libye Ghassan Salame. Après Skhirat, Le Caire, Alger et Paris, voilà que le dossier libyen cherche solution en Afrique subsaharienne. Cette rencontre, qui a réuni une vingtaine de personnalités, est organisée par la Fondation Brazzaville s’est déroulée sous le patronage du président sénégalais Macky Sall, en collaboration avec le président congolais, Denis Sassou Nguesso, facilitateur de l’Union africaine pour le dossier libyen.


Présidant l’ouverture des pourparlers, le chef de l’Etat sénégalais a fait appel aux «sentiments du bon sens et à la raison» des protagonistes en leur précisant que cettre rencontre n’est pas une médiation mais plutôt un cadre de concertation entre libyens et sans intermédiaires. Il leur a dit en substance que « cette rencontre est la vôtre en toute liberté. Vous en êtes les seuls acteurs et les seuls maîtres. »

Macky Sall a rappelé à cet égard les participants à cette réunion que l’Afrique entière « aspire à voir une Libye paisible, stable, réconciliée avec elle-même même, une Libye forte de tout son potentiel pour reprendre pleinement sa place en Afrique».

De son côté, le président de l’assemblée nationale sénégalaise et ancien ministre des affaires étrangères, Moustapha Niasse, qui a supervisé la rencontre en sa qualité de modérateur, assisté dans cette mission par Sidiki Kaba, ministre des affaires étrangères, a lui aussi fait appel à son doigté d’ancien diplomate pour rappeler que « les nations et les peuples évoluent dans un monde qui est marqué, à des périodes données, par des événements et des phénomènes qui relèvent du destin et que l’homme par son génie, assume, avec conscience et détermination, faisant ainsi face et trouvant dans le dialogue et dans la concertation les solutions les plus convenables» !

Pour sa part, Jean Yves-Ollivier , président de la Fondation Brazzaville et initiateur de cette rencontre, a mis l’accent dans son intervention sur la nécessité pour les protagonistes « de mettre en sourdine» leurs différends et de cesser de se regarder comme ennemis et penser à édifier un avenir commun marqué par le sceau de la paix, de la sécurité et de la réconciliation.

Cette rencontre de trois jours a été sanctionnée par un communiqué final en dix points appelé « Dakar I ».

Cependant, il y a lieu de relever que cette rencontre n’a pratiquement pas bénéficié de couverture dans les médias libyens : «Trop de rencontres tue la rencontre » dans la mesure où plus d’une initiative a tourné court dans ce dossier libyen en raison des multiples acteurs et intervenants aussi bien libyen qu’étrangers le tout sur fond de convoitises, d’intérêts ou d’agendas politiques diamétralement opposés. En attendant que la La Libye puisse voir une lueur d’espoir, les 142 tribus qui constituent le tissu social du pays continuent à se disputer par milices interposées, devenant depuis la chute et la mort du colonel Kaddafi, un havre pour les terroristes et à leur tête Daech.

Il est urgent que les Libyens trouvent un terrain d’entente pour ne pas transformer leur pays en deuxième Syrie ou Yémen.

Niger : La construction d’une base américaine pour drones suscite des inquiétudes

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Les Etats-Unis procèdent actuellement à la construction d’une base pour drones au Niger afin de lutter contre la menace terroriste croissante dans la vaste région du Sahel. La base en question comportera trois hangars et une piste d’atterrissage. Elle est située à quelques kilomètres de la ville d’Agadez, la ville la plus importante du nord du Niger. L’étendue de la région est de 667 799 km2, soit près de la moitié de la superficie totale du pays.

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Mohammed VI honore Abdellatif Hammouchi

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Le roi Mohammed VI, qui avait appelé dans un précédent discours le gouvernement à doter l’institution sécuritaire de toutes les ressources humaines et financières nécessaires pour lui permettre de remplir convenablement ses missions, a rendu visite ce mardi après-midi au siège de la Direction générale de la surveillance du territoire national à Témara, dans la banlieue de la capitale Rabat. Une première dans les annales du Maroc où le chef de l’Etat se rend solennellement dans une agence de renseignement. La DGST et ses agents, qui ont été très sollicités depuis les événements du 16 mai 2003 jusqu’aux récents démantèlements de plusieurs cellules terroristes affiliées à DAECH, en passant par la gestion des turbulences dues au printemps arabe, ont travaillé en flux tendu et sans relâche durant toutes ces années et continuent encore. Et c’est en reconnaissance à ce travail -épuisant certes, mais d’exception-, que le roi Mohammed VI a fait lui-même le déplacement au sein de cette place forte qui fait nourrir tant de fantasmes, en vue d’honorer les agents du contre-espionnage marocain et à leur tête leur patron Abdellatif Hammouchi. Un message de soutien sans équivoque pour le rôle fondamental que joue cette institution historique dans le paysage sécuritaire du pays. Lire ici

La mission militaire américaine en Syrie touche à sa fin ?

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Dans un communiqué publié ce mercredi par la Maison Blanche, le président américain, Donald Trump, a déclaré que la mission militaire des Etats-Unis en Syrie, et dont l’objectif est d’éradiquer DAECH, touchait à sa fin. Le communiqué ne précise pas en revanche s’il y aura un retrait des troupes ou pas.

Tout s’est décidé hier soir lors d’une réunion à la Maison Blanche, présidée par Donald Trump, en présence de ses principaux conseillers, notamment John Bolton, patron de la sécurité nationale et Dan Coats, directeur du renseignement national, qui chapeaute plus de 16 agences de renseignement, dont la CIA.

Lors de cette réunion, il a été décidé que concernant le sujet syrien et la présence américaine sur le terrain, Washington continuerait à consulter ses alliés et amis quant aux projets futurs.

Plus tôt, Donald Trump avait déclaré qu’il s’attendait à ce que son administration décide «très rapidement» s’il faut retirer les troupes américaines de la Syrie déchirée par la guerre, affirmant que leur mission première était de vaincre DAECH, et «nous avons presque terminé cette tâche» a-t-il dit.

En revanche, l’équipe de sécurité nationale du président, pilotée par John Bolton, ainsi que le directeur de la CIA, Mike Pompeo, déconseillent un retrait rapide ou précipité de Syrie en opposition au désir de Trump qui «veut sortir» immédiatement du bourbier syrien.

Le principal défi auquel fait face aujourd’hui l’administration américaine est celui de la reconstruction de ce pays. Donald Trump, qui a gelé une enveloppe de 200 millions de dollars allouée par le Congrès à cet effet, s’est rabattu sur le prince héritier d’Arabie saoudite à qui il a réclamé une contribution de 4 milliards de dollars pour la reconstruction de la Syrie, et une implication des entreprises américaines pour ce grand chantier où tout est à refaire.

Par ailleurs, les dirigeants de la Russie, de Turquie et de l’Iran, réunis dans un sommet à Ankara semblent, au contraire des Etats-Unis, encore davantage impliqués dans le terrain syrien qu’ils ne sont pas prêts de quitter de sitôt.

Pâques juives : Les mises en garde de voyage incluent le Maroc, l’Egypte et la Jordanie

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Le Bureau israélien du contre-terrorisme a publié sa dernière mise à jour des avertissements de voyage mettant en garde les israéliens pour la période des vacances de printemps, citant les pays qui pourraient être des cibles terroristes.

Les autorités israéliennes mettent en garde contre les « terroristes [qui] pourraient mener des attaques contre des cibles israéliennes et juives » pendant cette période en particulier. Lire ici

Pourquoi The Wall Street Journal s’intéresse à l’affaire Bouachrine

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Dans une tribune publiée dans le prestigieux quotidien américain The Wall Street Journal, Ahmed Charai analyse le contexte et les dessous de l’affaire Bouachrine qui secoue le microcosme médiatique et politique marocain. Le puissant journal new-yorkais de son puissant propriétaire Rupert Murdoch n’aurait pas laissé publier un tel texte s’il s’agissait d’une simple et vulgaire affaire de mœurs à caractère privé, d’autant plus qu’elle se déroule outre-Atlantique, à huit-mille kilomètres de Manhattan. Le quotidien diffusé à plus de 2 millions d’exemplaires et destiné aux décideurs du Dow Jones et du NYSE, fait ainsi le parallèle entre l’affaire Bouachrine et les affaires du même genre qui ont secoué les Etats-Unis depuis l’éclatement du cas Weinstein et les accusations en cascade qui ont touché plusieurs puissants magnats de Hollywood. Habitués à ses analyses sur des sujets de géopolitique et/ou liés aux relations internationales, les lecteurs d’Ahmed Charai n’ont pas tous saisi la dimension de ce grand écart. Mais à y voir de plus près, l’affaire Bouachrine est plus complexe, voire plus compliquée qu’elle n’en a l’air avec des retentissements à l’international que l’on ne soupçonnait pas.

Grâce à ses accès privilégiés aux médias influents des Etats-Unis, Ahmed Charai publiait, il y a un an exactement, deux essais intéressants dans la presse américaine. Le premier, paru dans The National Interest, était une sorte de radioscopie de la situation géopolitique du monde arabo-musulman au lendemain du «Printemps Arabe» et la déliquescence de plusieurs régimes de la région. L’éditorialiste y identifiait clairement l’Islam radical comme étant l’ennemi terroriste qui menace l’Amérique, surtout qu’il émane des pays arabes qui ont échoué dans la gestion de leurs «Printemps» et qui ont versé dans les affres de la guerre civile.

L’autre essai, paru dans le prestigieux magazine du Congrès des États Unis, The Hill, plaidait lui pour une nouvelle Alliance contre l’extrémisme à l’heure de DAECH. Ahmed Charai, seul marocain membre du Conseil d’Administration d’Atlantic Council et conseiller aux affaires internationales auprès du Center for Strategic and International Studies de Washington, avait pris le Maroc en tant que modèle de cette approche, en vue d’appréhender les grandes questions de l’heure et d’intérêt commun, comme la question du conflit israélo-palestinien, l’hégémonie de l’Iran ou les ambitions russes dans la région.

Il y a moins d’un mois, le membre du Think Tank américain basé dans la capitale fédérale américaine signait une tribune dans les colonnes du journal américain The Hill, dans laquelle il mettait justement à nu les discours trompeurs de certains milieux islamistes, sunnites comme chiites, lesquels ont échoué dans leurs expériences respectives jusqu’à mettre en danger leurs États, gouvernements et même leurs concitoyens. Comble de la coïncidence, et moins de trois jours plus tard éclatait l’affaire Bouachrine au Maroc avec les multiples ramifications qu’elle pourrait cacher. Et si Ahmed Charai a décidé d’en parler dans un support aussi important et lu que le Wall Street Journal c’est qu’il y a vraiment feu en la demeure. Quand le phénomène ou l’«effet Weinstein» éclate dans un pays arabo-musulman avec ses traditions, us et coutumes, cela risque d’ébranler plusieurs convictions. C’est ce qui s’est passé dans cette affaire.

Au-delà des attendus judiciaires qui sont aujourd’hui entre les mains de la magistrature assise, c’est le phénomène qui intrigue, voire inquiète. L’intéressé, dont la présomption d’innocence doit être sauvegardée et garantie, est connu pour ses accointances avec les milieux islamistes marocains, notamment les moralisateurs d’entre eux. Proche du PJD et de la direction du MUR, Bouachrine, qui est aujourd’hui poursuivi pour de lourds chefs d’accusations comme le viol, la tentative de viol, l’agression sexuelle et la traite des êtres humains, jouissait d’une certaine crédibilité auprès des chancelleries occidentales qui voyaient en lui le porte-drapeau de l’Islam politique «modéré» et le défenseur des laissés pour compte. Cette image d’Epinal a vite fait de s’estomper surtout qu’il y a des victimes qui crient au scandale. Si l’intéressé parle d’un complot, les victimes aussi veulent qu’on les écoute. D’où l’intérêt de laisser faire la justice. Et d’où l’intérêt aussi du texte de Ahmed Charai dans le Wall Street Journal qui plaide pour une nouvelle culture d’écoute des victimes qui sont facilement flagellées par une société souvent injuste envers les femmes, et vite clouées au pilori alors qu’elles sont en détresse.

Fait rare et louable, la capacité de l’auteur à expliquer et à faire parvenir ces problématiques à l’intelligentsia américaine est une bonne nouvelle pour le Maroc. L’Occident a eu longtemps cette fâcheuse habitude de juger les institutions d’un pays au profit d’influenceurs qui tirent plus vite que leur ombre, souvent au détriment de victimes sans défense. Ce même Occident peut fermer les yeux sur beaucoup de choses, mais pas quand il s’agit de la femme, de son honneur et de son intégrité physique et psychique.

D’habitude, et par crainte de représailles, on ne dénonce pas chez nous les abus des puissants. Mais grâce à la prise de conscience suscitée par l’affaire Weinstein et la parole qui se libère petit à petit, on a pu mettre à nu, au Maroc -et c’est une première depuis la très médiatisée affaire du commissaire Tabit en 1993-, un phénomène habituellement tu car tabou.

La Libye appelle les ressortissants africains à quitter le pays, les forces spéciales américaines investissent le terrain

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Le commandement général des forces armées libyennes exhorte les ressortissants africains débarquant des pays subsahariens voisins de ne pas s’aventurer avec les milices hors la loi et d’être instrumentalisés et exploités pour mettre en péril la stabilité et la sécurité du sud libyens, rapporte jeudi 8 mars  le site tunisien Akherkhbar , généralement bien informé.

Le journal ajoute que le commandement général des forces armées libyennes a appelé les éléments africains à quitter le territoire libyen et à retourner chez eux tout en leur accordant un délai jusqu’au 17 mars courant, date à laquelle l’armée libyenne recourra à l’usage de toutes les forces militaires aériennes et terrestres pour les obliger à quitter la Libye.

Le commandement général a également demandé aux notables et cheikhs des régions du sud libyen à prendre contact avec les salles d’opération de sécurité dans les zones militaires de Sebha, Oubari, et Ghât Merzeg, et lever la couverture sociale sur toute personne qui protège, loge ou aide les immigrés africains sous quelque forme que ce soit, ce qui  conduirait à mettre en danger la sécurité des régions du sud libyen.

Le Commandement américain des opérations spéciales traque les terroristes en Libye avec le dernier né des avions espions

Les États-Unis semblent être très actifs en Libye dans leur lutte contre le terrorisme surtout que ce pays est devenu un « havre » pour les daechiens ayant fui l’Irak et la Syrie, menaçant au passage la stabilité et la sécurité des pays du  Maghreb et du Sahel.

Selon le site américain The Driver qui rapporte l’information, le commandement des opérations spéciales des États-Unis a mis à la retraite deux avions d’espionnage et  semble avoir complètement changé pour utiliser des Dash-8 de Havilland canadiens plus récents et modifiés pour certaines missions de surveillance discrètes et persistantes. Au moins un de ces avions est déjà en train de devenir un élément régulier de la Libye, où les opérateurs spéciaux américains continuent de traquer secrètement des terroristes, y compris des individus ayant des liens avec l’attaque terroriste contre le consulat américain de Benghazi le 11 septembre 2012 ayant coûté la vie à l’ambassadeur John Cristopher Stevens.

Selon la dernière demande budgétaire de l’armée américaine pour l’année fiscale 2019, publiée en février 2018, le Commandement des opérations spéciales américaines (SOCOM) exploite au moins deux des Dash-8 bimoteurs dans le cadre d’une flotte d’avions appelée SOCOM Tactical, plates-formes multi-capteurs aéroportées, ou STAMP.

Ce programme supervise également au moins trois plus petits moteurs jumelés Beachcraft King Air B300.

Le Conseil de sécurité de l’ONU adopte une résolution pour un cessez-le-feu humanitaire en Syrie

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Reporté à plusieurs reprises, le vote d’un projet de résolution demandant un cessez-le-feu de 30 jours en Syrie, destiné à permettre l’arrivée d’une aide humanitaire et les évacuations médicales dans la Ghouta orientale, près de Damas, a pu avait lieu ce soir.

Après que l’ambassadeur russe à l’ONU a refusé jeudi un accord de cessez-le-feu de 30 jours dans la Ghouta orientale, le Conseil de sécurité de l’ONU a pu enfin, ce soir, voté une version de texte légèrement modifiée d’un projet initialement soumis par les ambassadeurs suédois et koweitien.

Deux semaines d’intenses négociations au Conseil de sécurité ont ainsi permis d’éviter l’utilisation du veto russe utilisé 11 fois dans le dossier syrien. Le nouveau texte se contente de « demander » un cessez-le-feu, alors que la version précédente employait le verbe « décider ». Il spécifie que le cessez-le-feu ne s’appliquera pas aux « individus, groupes, entreprises et entités associées » à Al-Qaïda et à Daech, alors que la précédente version mentionnait uniquement ces deux organisations.

Applicable en principe immédiatement, la nouvelle résolution intervient alors que la région de la Ghouta orientale subit un véritable massacre de la part de l’aviation du régime syrien appuyé par Moscou et qui a fait quelque 500 morts en une semaine.