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DAECH - Page 2

Netanyahu attendu à N’Djamena pour rétablir les relations diplomatiques entre Israël et le Tchad

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«Historique !» C’est ainsi qu’a été qualifié le premier voyage d’un chef de gouvernement israélien au Tchad. Annoncé pour ce dimanche 20 janvier, cette visite ne devrait durer qu’un jour. Le temps de rétablir les relations diplomatiques entre le Tchad et Israël et de l’annoncer lors d’une conférence de presse conjointe. Le 25 novembre dernier, le président tchadien Idriss Déby, au pouvoir depuis 1990, a effectué une visite surprise de trois jours en Israël. Benjamin Netanyahu avait promis de rendre la politesse et avait manifesté son intention d’annoncer le rétablissement des relations diplomatiques lors d’un prochain voyage à N’Djamena. Ses services de communication ont annoncé qu’il fera le déplacement ce dimanche « dans ce pays africain à majorité musulmane avec lequel Israël s’apprête à renouer».


Rompues en 1972, les relations diplomatiques entre les deux pays devraient être rétablies après une rupture de 47 ans. Selon le site d’information hébreu, The Times of Israël, lors de sa visite à Tel-Aviv, Idriss Déby « s’est dit intéressé par le rétablissement de relations diplomatiques complètes ». Au cours de sa visite en automne, Idriss Déby a reconnu que « les relations entre les deux pays ont été rompues en 1972 pour des raisons historiques spécifiques, mais les relations spécifiques ont continué tout ce temps ». Idriss Déby avait confié alors que sa visite « exprime le désir de reprendre les relations qui existaient depuis toujours et de les renforcer ». Pour garder les apparences, le Président tchadien avait affirmé que cela « ne nous fait pas ignorer la question palestinienne. (…) Mon pays est profondément attaché au processus de paix et a contribué à l’initiative de paix arabe, aux négociations de Madrid et aux accords existants. »

Un «oui, mais » qui ne trompe personne

Peuplé de 15 millions d’habitants dont 55 % sont musulmans et 40 % chrétiens, le Tchad pourra bénéficier de l’expertise et de l’aide technologique israélienne dans les domaines de l’agriculture, de l’énergie, de l’hydraulique et sur les plans sécuritaires et militaires. Le Tchad est confronté à des rébellions dans le nord et l’est du pays. Confronté à la menace de Daesh en Afrique de l’Ouest et de l’organisation djihadiste Boko Haram, le Tchad avait bénéficié d’une aide de 1,3 millions de dollars sous forme matériel militaire. Très actif et acteur fondamental du dispositif G5-Sahel (le Nigeria, le Niger, le Burkina-Faso et la Mauritanie), le Tchad est un membre important de la force mixte composée des armées du Nigéria, du Niger et du Cameroun et qui lutte activement contre Boko-Haram.

Le Tchad à la recherche d’appuis face aux rebelles

Faisant face à un manque de ressources financières malgré ses richesses naturelles, le Tchad pourra bénéficier d’un appui militaire conséquent de l’armée israélienne en équipements et en formation des soldats et des unités d’élite pour contrer le terrorisme dans la région du Sahel.

Selon The Times of Israël, « Le Tchad est situé à un endroit potentiellement important sur le plan stratégique pour Israël, car il pourrait permettre aux avions israéliens de réduire de plusieurs heures les trajets aériens vers l’Amérique latine (bien que pour cela, Israël devrait également obtenir des droits de survol du Soudan, ce qui ne semble pas envisageable pour l’instant) ». Rappelons qu’en sa qualité de ministre des Affaires étrangères, Benjamin Netanyahu a effectué au cours des deux dernières années trois visites en Afrique qui l’ont mené au Rwanda, au Libéria, au Kenya, en Ethiopie et en Ouganda. En juillet 2016, la République de Guinée a rétabli ses relations diplomatiques avec Israël après avoir coupé ses liens avec elle en 1967. Israël cherche depuis plusieurs années à modifier sa perception par les pays arabes et à forte communauté musulmane notamment en Afrique et au Moyen-Orient. Benjamin Netanyahu cherche aussi à étendre les liens d’Israël dans des pays qui n’ont pas de relations diplomatiques avec elle.

Le Tchad n’est pas le seul à vouloir se réconcilier

Le Tchad n’est pas le seul Etat africain qui commence à souffler un peu de chaud dans ses relations avec Israël. Plusieurs pays arabes et musulmans préfèrent se tourner vers Israël sans pour autant officialiser les relations. Plusieurs indices probants d’un réchauffement des relations sont palpables. Ces derniers mois, Benjamin Netanyahu a été reçu au Sultanat d’Oman avec les honneurs, des officiels israéliens ont été présents aux Emirats Arabes Unis, Air India a été autorisée à utiliser l’espace aérien saoudien pour des vols vers Tel-Aviv, le Soudan a accordé le droit de survol de son territoire aux avions civils israéliens… Face à la «menace iranienne » miroitée par Israël, l’adage qui dit que l’ennemi de mon ennemi est mon ami prend tout son sens.

Syrie : 4 soldats américains tués dans un attentat suicide à Manbij

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Au moins 16 personnes ont été tuées, dont 4 soldats américains, dans l’explosion qui s’est produite dans l’enceinte du quartier général de la Coalition anti-terroriste dans la ville de Manbij en Syrie. Daech, qui a immédiatement revendiqué l’attentat, a précisé via ses canaux de communication habituels, qu’un kamikaze portant un gilet explosif a visé une patrouille de la coalition dirigée par les États-Unis et opérant à Manbij.

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La politique américaine fait peur aux Arabes : Trump tire sur tout le monde, Bolton l’inconditionnel d’Israël et Pompeo…le pompier!

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Avec un Président aussi intempestif et aussi versatile que Donald Trump, les grands manitous de l’administration américaine doivent toujours jouer aux sapeurs pompiers. Cette fois encore, les proches de Donald Trump doivent essayer de tirer les marrons du feu avant qu’elles ne crament. Et pour cause, le 19 décembre dernier, Trump avait annoncé que les troupes américaines allaient se retirer de la Syrie. Une déclaration qui a jeté un voile d’ombre sur les intentions américaines dans la région, même si Trump s’est rattrapé par la suite sur Twitter en disant que ce retrait se fera « à un rythme adapté ». Devant le caractère imprévisible du président Trump la machine diplomatique américaine se déploie pour clarifier les intentions des Etats-Unis dans la région. Les pays du Moyen-Orient doivent désormais composer avec cette donne, quitte à en faire les frais par la suite. La tournée du Secrétaire d’État américain, Mike Pompeo au Moyen-Orient et de John Bolton, conseiller à la sécurité nationale de la Maison Blanche, a pour but justement de mettre fin aux inquiétudes suscitées par les sorties de Trump et de rassurer les alliés de Washington dans cette région du monde en effervescence.

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La Libye entre Daesh et influences internationales : Des ordres dans le désordre

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A la veille de l’attentat de Daesh contre le ministère des Affaires étrangères libyen à Tripoli, le président du conseil italien a effectué une tournée éclair pour rencontrer les dirigeants des différentes parties. L’Italie, qui cherche à écarter la France dont le président rendait visite à ses troupes dans le Tchad voisin, veut s’imposer comme seul et unique médiateur pour désamorcer les luttes de pouvoir en Libye. Pour une première visite en Libye, l’enjeu était important. Cette visite survient après la conférence de Palerme –et la rencontre cruciale avec Khalifa Haftar, l’homme fort de l’Est de la Libye- et la nomination de l’influent Giuseppe Buccino en tant qu’ambassadeur d’Italie à Tripoli en remplacement de Giuseppe Perrone désigné chef de la mission diplomatique italienne à Téhéran.

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BFF signe une émouvante liturgie en mémoire des victimes scandinaves

Dans une homélie en hommage aux victimes danoise et norvégienne tombées à Imlil, aux pieds du Toubkal, alors qu’elles visitaient la région en touristes pleines de vie, le président de l’Institut Amadeus, Brahim Fassi Fihri, a dénoncé cet acte barbare qui a bouleversé tous les marocains et expliqué comment le terrorisme était l’expression la plus odieuse de la lâcheté humaine. LE1.


Depuis l’annonce de la tragédie barbare et cruelle d’Imlil et plus largement depuis la mise en lumière du caractère terroriste de ce double meurtre ignoble, les marocains expriment avec force leur émotion unanime, leur choc ainsi que leur indignation sincère et spontanée. Comme pour beaucoup de mes concitoyens, une réelle douleur m’envahit depuis quelques jours tant cet acte est odieux, abominable et traumatisant. En découvrant les photos et les vidéos de ces deux jeunes filles, qui croquaient la vie à pleines dents, j’ai, comme beaucoup de marocains, eu le cœur serré à la vue de ces existences volées et de ces destins brisés. L’espace d’un très court instant, j’ai cru connaitre Maren Ueland et Louisa Vesterager Jespersen, si loin de moi, si loin de nous, mais pourtant si proches depuis qu’une nation musulmane communie dans son ensemble et se retrouve pour pleurer la disparition de deux étrangères, dont le sang a été dramatiquement versé sur nos terres.

En découvrant les photos et les vidéos de ces deux jeunes filles, qui croquaient la vie à pleines dents, j’ai, comme beaucoup de marocains, eu le cœur serré à la vue de ces existences volées et de ces destins brisés

Puis au même moment, en déroulant le fil d’actualité sur l’un des réseaux sociaux, je tombe sur les portraits odieux de ces lâches, de ces traitres à notre Religion, de ces faucheurs de vies, de ces faibles qui s’attaquent en pleine nuit à des « proies » faciles et fragiles, livrées à elles-mêmes et deux fois moins nombreuses. Le contraste entre les photos des deux victimes et celles de leurs bourreaux est bien sûr saisissant. Les images de Maren et Louisa transpirent la vie, le bonheur et l’optimisme tandis que les photos des auteurs de ce crime abjecte et effroyable, issus de la même génération que leurs victimes, dégagent la noirceur, la haine et la mort. Ce sont deux destins opposés, deux trajectoires de vies totalement parallèles qui se sont malheureusement croisés, en ce lieu perdu et isolé des montagnes de l’Atlas, pour ce rendez-vous macabre d’Imlil.

Le contraste entre les photos des deux victimes et celles de leurs bourreaux est saisissant

Le terrorisme n’a pas d’identité. Le terrorisme n’a pas de visage. Le terrorisme n’a pas de couleur. Le terrorisme n’a pas d’odeur. Le terrorisme n’a pas de nationalité. Le terrorisme n’a pas même de religion. Le terrorisme est l’expression la plus odieuse de la lâcheté humaine. Il prend racine dans l’exclusion économique et sociale. Il se renforce dans la diffusion du culte de l’ignorance, alors que notre Religion est bâtie autour du savoir et de l’ « Ijtihad ». Il se cultive dans le terreau fertile de la frustration et dans l’absence d’éducation. Au Maroc, plus que dans tout autre pays musulman, la culture de la haine, le rejet de l’autre et le fondamentalisme religieux ne font pas partie de notre identité. Nous subissons depuis les années 1980 ce discours rigoriste, qu’une infime minorité de marocains a choisi de faire sien. Si les auteurs de la tragédie d’Imlil sont marocains, leur logiciel ne l’est pas et leur référentiel non plus. Leur « allégeance » à « Daech » le démontre.

Si les auteurs de la tragédie d’Imlil sont marocains, leur logiciel ne l’est pas et leur référentiel non plus. Leur « allégeance » à « Daech » le démontre.

Je me refuse de réduire ce double meurtre à un simple fait-divers visant à assouvir une faim de sang de quatre apprentis terroristes ayant eu l’opportunité, sans doute fortuite, laissons l’enquête en décider, de vivre leur « grand soir ». La violence terrible de ce crime filmé et diffusé mais également l’émotion qu’il a suscitée, au Maroc et ailleurs, donne à cet évènement tragique un caractère exceptionnel. De la même manière, je refuse les raccourcis simplistes visant à affirmer que le Maroc se serait radicalisé, que le Wahabisme l’aurait emporté et que beaucoup de marocains seraient des futurs terroristes en puissance.

Je me refuse de réduire ce double meurtre à un simple fait-divers visant à assouvir une faim de sang de quatre apprentis terroristes

Soyons sérieux ! S’il est vrai que dans la société marocaine actuelle s’entrechoquent, voire s’entremêlent, la montée d’un conservatisme latent (mais non violent) et l’expression grandissante d’une volonté réelle d’émancipation, nous sommes tout de même très loin de la réalité « rétrograde » qui prévaut dans beaucoup de pays musulmans, d’autant plus que c’est l’esprit de tolérance séculaire et l’ouverture ancestrale du Royaume qui sont visés par « Daech ».

Je refuse les raccourcis simplistes visant à affirmer que le Maroc se serait radicalisé, que le Wahabisme l’aurait emporté

Cet acte odieux reste, bien entendu, isolé. La réaction sincère et unanime des marocains, toutes couches sociales confondues, et leur rejet, sans équivoque du terrorisme viennent le rappeler à tous ceux qui peuvent en douter. Le Maroc est, et restera, un pays sûr, grâce notamment à l’arsenal de prévention de lutte contre le radicalisme violent déployé dans notre pays à travers la maitrise du champs religieux, contrairement à de très nombreux pays voisins, et à la vigilance, l’expertise et le savoir faire de nos services de sécurité, dont nous pouvons être fiers.

Le Maroc est, et restera, un pays sûr (…) à travers la maitrise et à la vigilance, l’expertise et le savoir faire de nos services de sécurité, dont nous pouvons être fiers.

Je vois depuis 48h, fleurir sur les réseaux sociaux les expressions « Sorry » et « Pardon » à destination du Danemark, de la Norvège et des proches des deux victimes. Je suis fier de cette émotion forte et sincère qui nous porte depuis deux jours et de ce rejet implacable de cette infamie manifesté avec force par les marocains. Mais je me permets d’évoquer ici mon scepticisme sur la pertinence d’exprimer des excuses, même si je comprends, bien sûr, le besoin pour de très nombreux marocains, moi le premier d’ailleurs, d’exorciser ce choc. S’excuser de quoi d’ailleurs ? D’être marocains ? D’être musulmans, alors que ces criminels barbares souillent l’Islam ? De ne pas avoir su protéger Maren et Louisa ? Pourquoi nous excuser alors que le « risque zéro » n’existe pas en matière de lutte contre le terrorisme ? Il n’existe ni au Maroc, ni ailleurs, puisqu’aujourd’hui plus aucun pays ne peut prétendre être à l’abri de cette menace globale. En dix ans le Royaume n’a connu « que » deux actions terroristes ayant entrainé le décès de 19 victimes alors qu’on recense en France, durant la même période, 14 attentats (perpétrés majoritairement par des français, nés en France et ayant toujours vécu dans l’Hexagone) et plus de 230 morts. Pourquoi, donc, nous excuser alors que plusieurs pays occidentaux et musulmans nous envient notre stratégie pertinente de lutte contre le radicalisme violent ainsi que l’efficacité de nos services anti-terroristes ?

Je suis fier de cette émotion forte et sincère qui nous porte depuis deux jours…Mais je me permets d’évoquer ici mon scepticisme sur la pertinence d’exprimer des excuses

Serait-ce une forme de « pardon » inconscient formulé à l’Occident pour éviter qu’il nous amalgame à ces brebis galeuses obscurantistes qui n’ont ni foi ni loi et qui nous ne représentent pas ? Nous devrions, peut-être d’abord, nous excuser, auprès de nous-mêmes, puisqu’à force d’avoir démultiplié les # et les « Je suis » liés aux attentats qui ont endeuillé de très nombreux pays ces dernières années nous avons oublié que cela finirait inéluctablement par nous arriver. Peut-être aussi que certains – refusant, par peur d’une forme de remise en cause, d’affronter cette réalité issue d’une déviance perfide de notre Religion par une insignifiante minorité – devraient s’excuser d’avoir privilégié à outrance les théories conspirationnistes, basées sur une supposée négation du terrorisme islamiste, alors qu’il vient de frapper chez nous dans son expression la plus simple, la plus primitive et la plus barbare.

Nous devrions, peut-être d’abord, nous excuser, auprès de nous-mêmes, puisqu’à force d’avoir démultiplié les # et les « Je suis » (…) Nous avons oublié que cela finirait inéluctablement par nous arriver

En tant que marocain, je suis, comme beaucoup, meurtri par cette tragédie inqualifiable. Ce drame d’Imlil doit être perçu comme un rappel à l’ordre. Il doit renforcer notre détermination à combattre, tous ensemble, la haine et le radicalisme dans leurs différentes formes d’expression, sans complaisance, sans faire d’exceptions, sans faire de concessions et sans accepter de quelconques circonstances atténuantes. « Notre malheur est que nous vivons avec des gens qui pensent que Dieu n’a guidé personne d’autre qu’eux ».  (Avicenne).

Brahim FASSI FIHRI
Président fondateur de l’Institut Amadeus

TRIBUNE – Les barbares de chez nous

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La lutte contre le terrorisme n’est pas un luxe et n’est pas du seul ressort des services de sécurité. Il s’agit d’un travail de fond, un travail générationnel qui implique une éducation tous azimuts et à tous les étages. De la cellule familiale à la société dans son ensemble, en passant par l’école et la rue. Avec l’amplification de l’impact des réseaux sociaux et des moyens de communication, l’effort doit être redoublé pour s’attaquer à la racine du mal. Si la pratique de la religion n’est pas incompatible avec l’expression de l’éthique et l’esprit de la loi, il est dangereux de stigmatiser l’Islam à chaque fois que des écervelés commettent un forfait, comme d’ailleurs jamais nous ne pointons du doigt le judaïsme ou le christianisme quand des musulmans ou autres sont victimes de pratiques criminelles en Occident ou au Moyen-Orient. La violence et le terrorisme n’ont ni religion, ni foi, ni loi. Et ils sont universels. D’où l’importance d’une approche didactique et humaniste pour en contrer les velléités et les dérives. L’intérêt de la tribune de Ahmed Charaï réside dans le fait qu’elle met le doigt dans la plaie sans le remuer mais tire la sonnette d’alarme quant aux manifestations de la haine et de la radicalisation qui touchent certains pans de notre société. Ahmed Charaï pointe ainsi les «élites» qui ont démissionné sur ce sujet et qui ne s’expriment plus pour défendre les libertés individuelles, pendant que la société marocaine continue de produire la barbarie de manière endogène. LE1.

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Méditerranée orientale : la guerre des hydrocarbures aura-t-elle lieu?

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Les récentes découvertes pétrolières et surtout gazières majeures en Méditerranée orientale, qualifiée par les experts de nouvel eldorado gazier, ont ravivé tensions et convoitises aussi bien régionales qu’internationales dans cette partie du monde déjà bariolée par le conflit israélo-palestinien, la guerre en Syrie, une énième déflagration latente entre le Liban et Israël, le dossier chypriote entre la Turquie et la Grèce, sans oublier l’œil vigilant de Moscou, toujours aux aguets pour préserver ses intérêts étant donné qu’elle est le premier fournisseur de gaz de l’Europe, des États-Unis et de l’Union européenne. Et comme justement les intérêts des Etats et de la géostratégie ont leurs raisons que la raison n’ignore pas, Le Caire et Tel Aviv ont signé un partenariat gazier stratégique au grand bonheur et au profit d’Israël. Explications.

Le commun des mortels égyptiens n’arrive pas à s’expliquer aujourd’hui comment en dépit des découvertes majeures de gisements gaziers, notamment en 2015 par le groupe italien ENI du méga-gisement Zohr dont les ressources sont estimées à 800 milliards de m3, ou la série de découvertes annoncées par la même entreprise au cours de cette année et dont la dernière a été dévoilée le jeudi 30 août, l’Egypte a conclu en février dernier un contrat de 15 milliards de dollars avec un consortium israélo-américain et une société égyptienne pour une période de 10 ans pour l’importation de 64 milliards de m3 des gisements israéliens de Tamar (ressources estimées à 280 milliards de m3) et celui de Léviathan (620 milliards de m3) alors qu’elle était un exportateur majeur de gaz à destination d’Israël ?

Egypte- Israël : Business is business

Les avis sont partagés en Egypte. Il y a ceux qui y voient un tissu de mensonges quant à l’annonce officielle et l’atteinte du seuil d’autosuffisance en matière de gaz. D’autres y perçoivent une autre manière de normalisation économique avec Netanyahu et la caste dirigeante en Israël.

Ce n’est pourtant pas l’avis des experts de la question qui estiment qu’au cours des quatre dernières années, le marché du gaz naturel en Egypte a connu une évolution rapide et majeure visant à inverser le déclin de la production de gaz dans le pays et à gérer la croissance constante de la demande de gaz. D’aucuns soulignent que l’Égypte, en tant qu’acteur régional majeur dans le secteur de l’énergie, souhaite également devenir un chef de file des futurs projets de gaz naturel régionaux dans la Méditerranée orientale et cherche à créer un pôle gazier régional notamment en termes de liquéfaction à Idku et Damiette, option soutenue par l’Union européenne.

Si les relations entre Le Caire et Tel Aviv baignent paisiblement dans le gaz, il n’en est pas de même sur les autres fronts. L’occupant israélien empêche les Palestiniens d’exploiter un gisement découvert en l’an 2000 au large de la bande de Gaza occupée, appelé Gaza Marine avec des ressources estimées à 40 milliards de m3.

Sur le front libano-israélien, le torchon brûle. Le pays des cèdres dont la facture d’importation de pétrole et gaz dépasse les quatre milliards de dollars bon an, mal an, a fait depuis 2009 des découvertes majeures notamment dans l’offshore sous le bassin du Levant. Les ressources en gaz s’étalonnent entre 340 et 700 milliards de m3, d’après les analyses des relevés effectuées par la société britannique Spectrum publiées par Brussels Invest & Export en août 2015 sous les titre : Les enjeux du secteur du pétrole et du gaz au Liban. Découvertes qui ont tout de suite déclenché colère et menaces côté israélien poussant son arrogance à s’auto-proclamer propriétaire de la zone maritime.

Le Liban ne s’est pas fait impressionner, passant outre en signant en février dernier son premier contrat d’exploration d’hydrocarbures au large de ses côtes avec un consortium regroupant l’italien ENI, le français Total et le russe Novatek.
Le président libanais Michel Aoun a déclaré à cette occasion que « le Liban fait partie désormais du club des pays producteurs d’énergie et entame une nouvelle étape de son histoire ».

Idem pour la petite île de Chypre qui se retrouve face aux même frictions et tensions et au cœur d’enjeux énergétiques suite à la découverte du gisement gazier Aphrodite par le consortium formé du pétrolier américain Noble Energy et l’israélien Delek avec un potentiel de 200 milliards de m3. Découverte qui a éveillé les convoitises de la Turquie.

Sur le front syrien, et après 7 ans de guerre, le secteur pétrolier et gazier a été totalement ravagé. La production du pétrole a chuté de 98% et celle du gaz de 52%, passant respectivement de 350 000 barils par jour à 8000 et l’extraction de gaz de 21 millions à 9 millions m3 par jour sans oublier que les gisements tombés entre les mains des divers groupes terroristes dont Daech, leur ont servi pour financer leur guerre contre le régime et s’enrichir. Du coup, de pays exportateur, la Syrie est obligée aujourd’hui d’importer de Russie, de l’Iran et de l’Algérie. Toutefois la Syrie de par aussi sa position géostratégique, se retrouve au cœur d’un bras de fer entre notamment Moscou, Washington, Ankara, l’Union européenne sans oublier les reste des « puissances régionales » autour.

Quel que soit le prix, les Russes ne lâcheront jamais le régime syrien du moins pour le moment. La Syrie est le seul véritable porte-avion au Proche-Orient pour Poutine dans la région et un enjeu de taille en Méditerranée.

Dans cette guerre énergétique entre l’Europe qui cherche à diversifier ses approvisionnements pour ne pas être l’otage du Kremlin et les Etats-Unis d’une part, et la Russie d’autre part, qui voit une politique d’encerclement et de pression initiée par l’Occident, Assad a remercié le président russe en lui octroyant l’exclusivité des droits de production de pétrole et de gaz dans le pays.

Les récentes découvertes de gaz et de pétrole constituent une véritable poudrière pour la région mais reste à savoir qui allumera le premier la mèche.

Libye, exportateur de troubles : Le Maroc guette aux vasistas

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Après avoir été chassé de la région de Syrte, Daech s’est orienté vers la région de Fezzan, notamment Sebha. En parallèle, d’autres groupes terroristes prolifèrent en toute impunité faisant de la Libye une menace préoccupante non seulement pour les pays riverains, mais même pour l’Afrique centrale. Les liens entre crime organisé et organisations terroristes ne sont plus un secret pour personne. Tous les pays du Maghreb et du Sahel en savent quelque chose puisqu’au nom de l’Istihlal, les terroristes se permettent de commettre des attaques à main armée, des enlèvements, de la traite des êtres humains, de la contrebande et de l’extorsion.

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La Tunisie, nouveau PC avancé des USA en Afrique du nord et Sahel

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En milieu de semaine, s’est tenue à Tunis une importante rencontre qui a réuni l’Etat-major des Forces américaines en Afrique et les responsables du renseignement militaire de 13 pays d’Afrique du nord, du Sahel et d’Afrique occidentale. Cette réunion intervient au lendemain de l’annonce par certains hauts responsables du Pentagone de l’intention des Etats-Unis d’Amérique de retirer leurs troupes d’élite du continent, notamment les commandos et les unités antiterroristes d’élite de l’US Army stationnés au Niger, et de fermer la plupart des bases militaires opérationnelles pour les redéployer dans d’autres zones sensibles du continent le cadre d’un changement de stratégie de Washington, allant de la lutte contre les insurgés à la lutte potentielle à grande échelle. Et tout retrait d’Afrique des troupes d’élite américaines, notamment celles œuvrant dans la lutte anti-terroriste, constituerait un signal négatif à l’adresse de Paris et à l’ensemble des pays de la région du Sahel et d’Afrique du nord, du Sénégal jusqu’à la Libye, en passant par la Mauritanie et le Niger. Avec les prémisses d’une proche fin de guerre en Syrie et la bataille décisive en cours dans le dernier bastion de résistance de Daech à Idlib, le Sahel risque de se transformer en un nouveau terrain de jeu de l’Etat islamique. Et le choix de la Tunisie comme nouveau PC avancé de l’AFRICOM n’est pas inopportun.

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Retrait des troupes d’élite américaines d’Afrique : Rabat dans l’expectative et Paris dans l’embarras

Décidément, Emmanuel Macron entame une rentrée internationale de tous les dangers. Lui, le chef de guerre qui a fait de la lutte anti-terroriste son cheval de bataille géopolitique au Sahel et au Moyen-Orient, se retrouvera désormais seul embourbé dans les sables mouvants du désert africain. Si l’information câblée ce lundi par The New York Times venait à se confirmer, tout retrait d’Afrique des troupes d’élite américaines, notamment celles œuvrant dans la lutte anti-terroriste, constituerait un signal négatif à l’adresse de Paris et à l’ensemble des pays de la région du Sahel et d’Afrique du nord, du Sénégal jusqu’à la Libye, en passant par la Mauritanie et le Niger. Avec les prémisses d’une proche fin de guerre en Syrie et la bataille décisive en cours dans le dernier bastion de résistance de Daech à Idlib, le Sahel risque de se transformer en un nouveau terrain de jeu de l’Etat islamique.

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