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Saad Eddine El Othmani - Page 3

Amérique latine, nouveau terrain de prédilection de la diplomatie marocaine

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Après sa déconvenue aux Nations Unies, le Polisario est en perte de vitesse sur le plan de la guerre diplomatique qu’il livre au Maroc. La visite entamée en fin d’année par Saâd Eddine El Othmani au Brésil a consacré l’avancée de la diplomatie offensive du Maroc face aux séparatistes. Dans plusieurs pays qui avaient reconnu le pseudo Polisario, il y a eu un changement d’attitude. Présent à Brasilia sur ordre du roi Mohammed VI pour le représenter à la cérémonie d’investiture du nouveau président brésilien, Jair Bolsonaro, le Chef de gouvernement a eu plusieurs entretiens concluants. Arrivé à la veille de la Saint-Sylvestre au Brésil, El Othmani a assisté mardi dernier en compagnie de Nabil Adghoghi, Ambassadeur du Maroc à Brasilia, à l’investiture de Jair Bolsonaro. Plusieurs chefs d’Etat et de gouvernement étaient présents à Brasilia dont le président chilien, Sebastian Piñera, le président de l’Uruguay, Tabaré Vázquez, le président du Pérou, Martin Vizcarra et le mandataire du Honduras, Juan Orlando Hernández.

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Maroc-Russie : Un accord sur le nucléaire civil sur le point d’être signé et Gazprom entre en jeu

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La visite de travail de Dimitri Patrouchev, ministre de l’Agriculture de la Fédération de Russie au Maroc a été une occasion de renforcer les relations bilatérales et de montrer l’intérêt des deux parties à développer leurs intérêts. Les deux pays, qui cherchent à développer les échanges agricoles au regard du grand potentiel de coopération dans ce secteur, se préparent aussi à signer un accord dans le nucléaire civil et dans le domaine des transports. Pour l’anecdote, le site Sputnik, proche des centres de décision russes, a estimé que le « Maroc a froissé ses partenaires serbes et indirectement russes» quand le chef du gouvernement marocain Saâd Eddine El Othmani a rencontré le Chef de la diplomatie du Kosovo en marge de l’Assemblée générale des Nations unies. Mais il semble que Moscou a oublié cette «maladresse».

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Nations Unies : Un dispositif marocain de choc pour faire avorter les manoeuvres de Pretoria et d’Alger

Quand Nasser Bourita s’accapare les micros et les pupitres à l’ONU, d’autres balisent le terrain et défrichent les champs minés par les adversaires du Maroc. Et quand Nasser Bourita, connu pour aimer travailler seul et faire le vide autour de lui, multiplie les entretiens protocolaires avec ses homologues étrangers, d’autres préparent les dossiers de fond, analysent les situations ad hoc et tentent d’anticiper les coups bas notamment ceux des délégations de l’Algérie et de l’Afrique du sud. Nasser Bourita, chef de la délégation marocaine à New York pour deux jours ne l’est plus depuis quelques heures, et c’est Saad Eddine El Othmani qui a été dépêché aux Nations unies pour représenter le Maroc aux travaux de la 73ème session de l’Assemblée générale. En plus du chef de la diplomatie marocaine, le chef du gouvernement sera épaulé dans cette mission par Mohamed Yassine Mansouri et Omar Hilale qui sont les véritables chevilles ouvrières de ce «commando» qui a dû faire face, lundi, à un examen difficile lors du Sommet de la paix Nelson Mandela, tenu à New York.

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En l’absence de Fouad Ali El Himma, Jouahri et Jettou esquissent un sombre tableau de la situation socio-économique du Maroc

En pointant du doigt dans son discours du trône ceux qu’ils a désignés comme des «négativistes, nihilistes et autres marchands d’illusions» qui usent «du prétexte de certains dysfonctionnements pour attenter à la sécurité et à la stabilité du Maroc ou pour déprécier ses acquis et ses réalisations», le roi Mohammed VI reconnaît «l’ampleur du déficit social et les modalités de réalisation de la justice sociale et territoriale» qui sont parmi les principales raisons qui ont incité le souverain à appeler au renouvellement du modèle de développement national. Le roi Mohammed VI, qui rappelle qu’il «est insensé que plus de cent programmes de soutien et de protection sociale, de différents formats [mobilisant] des dizaines de milliards de dirhams, soient éparpillés entre plusieurs départements ministériels et de multiples intervenants publics», dénonce cette pratique selon laquelle «les programmes [sociaux] empiètent les uns sur les autres» péchant par manque de cohérence jusqu’à ne pas parvenir à cibler les catégories effectivement éligibles. «J’ai le sentiment que quelque chose continue à nous faire défaut en matière sociale» a martelé le souverain ! Pour arriver à ce constat, le roi s’est appuyé sur deux rapports : le premier du Gouverneur de la Banque centrale, Abdellatif Jouahri, le second de Driss Jettou, président de la Cour des comptes, tous deux présentés au souverain le jour-même du discours du trône dans deux audiences séparées au siège de la préfecture d’Al Hoceima.

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El Othmani out du Iftar royal

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Le roi Mohammed VI a offert, mercredi soir à Dar Dyafa à Rabat, un Iftar en l’honneur du président de la Commission de l’Union africaine qui se trouve au Maroc pour une visite officielle. Traditionnellement et selon la coutume, ces types de réceptions sont généralement présidées par le chef du gouvernement sur hautes instructions royales. Cette fois-ci le protocole royal en a décidé autrement.

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A Rabat, Alfonso Dastis a discuté économie, sécurité et Sahara

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Pour son deuxième voyage officiel au Maroc, le ministre espagnol des Affaires étrangères s’est entretenu avec son homologue marocain, Nasser Bourita. Lors de ce bref déplacement à Rabat, Alfonso Dastis a également été reçu par Saad Eddine El Othmani. Lors de ces rencontres, le ministre espagnol a souligné l’exemplarité de la coopération existant entre les deux pays en matière de contrôle des flux migratoires et de sécurité, y compris la lutte contre le terrorisme, le crime organisé et la traite des êtres humains, mais aussi en matière économique et commerciale.

Au cours de leurs entretiens, les deux parties se sont tout d’abord félicitées des résultats du IVe Forum parlementaire hispano-marocain tenu récemment à Madrid, et ont convenu de continuer à travailler de concert sur la définition des prochaines étapes de l’agenda bilatéral.

Le chef de la diplomatie espagnol a rappelé que, pendant plusieurs années, Madrid a été le premier partenaire commercial du Maroc et le troisième pays en termes d’investissement étranger. Pour l’Espagne, le Maroc demeure le deuxième partenaire commercial non-UE, juste derrière les États-Unis.

D’autre part, Alfonso Dastis et Nasser Bourita ont eu à examiner d’autres domaines de la coopération bilatérale croissante entre l’Espagne et le Maroc, tels que les relations dans les domaines de l’Education et de la Culture, l’intensification de l’échange des meilleures pratiques dans les politiques publiques, et l’encouragement d’une vision «triangulaire» qui permettrait à Rabat et à Madrid de faciliter les échanges entre l’Europe, l’Afrique et l’Amérique latine.

Les deux ministres des Affaires étrangères ont également abordé l’actualité des relations stratégiques entre le Maroc et l’Union européenne, dont l’Espagne est un fervent défenseur, ainsi que les grands dossiers internationaux tels que la situation au Moyen-Orient, en Libye, au Sahel ou au Sahara.

A cet égard, Alfonso Dastis a affirmé que «le Maroc peut compter sur l’Espagne en tant que partenaire et ami au sein de l’Union Européenne», et d’ajouter qu’il «est clair que le Maroc constitue pour l’Union européenne un partenaire fondamental» et «le Maroc peut compter sur l’Espagne pour aider à l’établissement d’un cadre privilégié avec l’UE».

Qualifiant le partenariat et la coopération entre Rabat et Madrid de «modèle» pour les autres pays, Alfonso Dastis a souligné que les deux pays ont réussi à établir un cadre empreint de confiance et de dialogue.

Lahlimi remet MHE à sa place !

Répondant clairement et sans ambages à la dernière sortie de Moulay Hafid Elalamy au sujet des chiffres de l’emploi dans le secteur de l’industrie, faisant état de la création de quelque 281 500 emplois en trois ans avec des prévisions très optimistes allant jusqu’à 500 000 emplois à l’horizon 2020, Ahmed Lahlimi lui a rétorqué que la méthodologie choisie n’était pas la bonne et que le seul référentiel demeurait celui du HCP qui répond, lui, aux standards internationaux.

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Le hirak, d’Al Hoceima à Jerada : Menace sur le pacte collectif

La refonte du « pacte collectif » sur lequel est basé le « système » est devenue une requête urgente. Non pas de la part de la classe politique, sclérosée, mais du marocain initié. La crise institutionnelle, les mouvements sociaux à répétition, les grands dossiers souverains en discussion dans les arènes internationales imposent une réflexion : qu’allons-nous léguer à nos générations futures ? Si les indicateurs du « tableau de bord Maroc » ne sont pas toujours dans le vert, souvent dans l’orange et de plus en plus dans le rouge, il est temps de procéder à une réelle introspection collective pour répondre aux attentes de nos enfants. Si plusieurs générations ont été sacrifiées, les suivantes ne nous pardonneraient jamais l’héritage catastrophique que nous leur laissons. Dans ce sens, le politologue Mustapha Sehimi, qui est également professeur de droit et avocat au barreau de Casablanca, a signé une analyse publiée en éditorial du dernier numéro de l’hebdomadaire Maroc-Hebdo. Vu l’importance du texte, sa pertinence et sa profondeur, LE1.ma le reproduit en intégralité avec l’accord de l’auteur.

 

Un peu d’humilité pour commencer: comment y voir clair dans l’appréhension du déroulement de la vie politique aujourd’hui? Les organes constitutionnels sont en place –gouvernement, parlement… Fonctionnent-ils dans des conditions satisfaisantes? Chacun donnera la réponse allant au-devant de ses inclinations personnelles, partisanes ou politiques. Pour ce qui est de l’institution parlementaire, il est plutôt difficile de lui donner un satisfecit, ne serait-ce que du fait d’un absentéisme pratiquement dominant et de la très faible productivité législative, tant de projets de texte restant encore dans les commissions. Et le gouvernement, maintenant? Il n’est pas mieux loti et ce pour des raisons connues: déficit de leadership de l’actuel chef de l’Exécutif, Saâd Eddine El Othmani, couplé à l’absence d’incarnation d’une politique; fragilité de la majorité

Ce gouvernement se trouve depuis sa nomination, le 5 avril 2017, confronté à ce que l’on pourrait appeler deux «fronts» en même temps. Le premier a trait à l’appréciation royale faite dès les premières semaines de ce cabinet: blâme collectif lors du Conseil des ministres du 25 juin 2017 à Marrakech; assignation durant tout l’été de dix ministres concernés par le programme des conventions d’Al Hoceima d’octobre 2015; renvoi, enfin, de quatre membres du gouvernement.

Au passif, cependant les fractures sociales qui se sont aggravées. La cohésion sociale est en effet menacée et, partant, seule la contestation paraît être la formule pouvant donner des résultats.

C’est du sérieux. L’autre front auquel le cabinet s’est trouvé exposé regarde sa capacité à faire face à tant de dossiers complexes et délicats. Le premier d’entre eux intéresse les suites à donner, en termes réactifs et de bonne gouvernance, au «rattrapage» des dysfonctionnements et des promesses liés aux engagements de départ pris à Al Hoceima.

Des résultats ont été obtenus, il faut le reconnaître, et les populations y voient, à juste titre, la reconnaissance et surtout la légitimation –même tardive– de leurs revendications sociales. N’est-ce pas cette même situation qui s’est imposée depuis près de deux mois dans la petite ville minière de Jerada? Mais certains traits distinguent ces deux crises sociales: pas de leadership comme Nasser Zefzafi à Jerada; capitalisation dans cette même ville d’un savoir-faire dans la préparation et la conduite de la contestation; activisme de groupes liés à Al Adl Wal Ihsane et à Annahj Addimocrati, radicalité conduisant à l’affrontement violent avec les forces de l’ordre.

Que peut, dans ces conditions, le cabinet actuel? Le décalage, pour ne pas parler de divorce patent, est important entre le discours gouvernemental avec ses postures et ses déclarations et des réalités sociales, telles qu’en ellesmêmes, vécues et même subies par les citoyens. Pourtant, à l’actif du Maroc de 2018, les grands chapitres sont à rappeler: une monarchie consensuelle, un bloc normatif de progrès dans la nouvelle Constitution de juillet 2011, la popularité du Roi et son vaste dessein d’un projet de société moderne, démocratique et solidaire, enfin d’immenses potentialités dans ses forces vives (femmes, jeunes, cadres, entrepreneurs, …).

Les représentants institutionnels sont dépassés… Cherchez l’erreur: c’est le pacte collectif qu’il faut reconstruire

Au passif, cependant les fractures sociales qui se sont aggravées. La cohésion sociale est en effet menacée et, partant, seule la contestation paraît être la formule pouvant donner des résultats. Au départ, celle-ci était limitée à la manifestation comme expression d’une citoyenneté pleine et entière recouvrant aussi les droits économiques et sociaux –c’était même un signe de «bonne santé» démocratique.

Mais la contestation aujourd’hui relève d’un autre registre et d’une grille différente: le rejet du «système» avec ses pans administratifs ainsi qu’avec ses structures d’intermédiation, élues ou non. Les représentants institutionnels sont dépassés; les syndicats ne comptent que 3% d’encartés dans le monde du travail; les partis sont dans le même palier avec un total de moins de 500.000 membres, soit 2% des 24 millions de citoyens en âge de voter.

Cherchez l’erreur: c’est le pacte collectif qu’il faut reconstruire. Le nouveau modèle de développement à l’ordre du jour ne peut faire l’impasse sur cette équation de l’insertion de la crise sociale dans une autre gouvernance publique, pour éviter la réplique du hirak d’Al Hoceima et de Jerada.


Par Mustapha Sehimi

Sommet de Kigali : Mohcine Jazouli instaure le lien avec le milieu des affaires dont souffrait notre diplomatie

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Le sommet africain de Kigali, tenu le 21 mars dans la capitale rwandaise, et qui a vu la signature de l’accord prévoyant la mise en place d’une zone de libre-échange continentale, a connu la participation d’une forte délégation marocaine représentant les secteurs public et privé.

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Mohammed VI s’adressant au sommet de Kigali : Le rendez-vous d’aujourd’hui est historique

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A l’occasion du Sommet extraordinaire des Chefs d’Etat et de gouvernement de l’Union Africaine qui a lancé la création de la zone de libre‑échange la plus large au monde, le Roi Mohammed VI a adressé un discours aux participants dont lecture a été donnée par le Chef du gouvernement, Saâd Eddine El Othmani. Ci-après le texte intégral du discours royal.


“Louange à Dieu,.

Paix et Salut sur le Prophète, Sa Famille et Ses Compagnons.

Monsieur le Président Paul Kagamé, Président en exercice de l’Union Africaine,

Mesdames et Messieurs les Chefs d’Etat et de Gouvernement,

Son Excellence Moussa Faki Mahamat, Président de la Commission de l’Union Africaine

Excellences, Mesdames et Messieurs,

Je voudrais tout abord, adresser Mes sincères remerciements à Notre Auguste Hôte, Mon Frère le Président Paul Kagamé, Président en exercice de l’Union Africaine, pour les efforts déployés en vue d’assurer à ce Sommet Extraordinaire les meilleures conditions de succès.

Le rendez-vous d’aujourd’hui est historique. La création de la zone de libre‑échange la plus large au monde, avec la population la plus jeune du monde, représente un acte majeur de notre volonté commune de construire l’Afrique de demain.

Je voudrais également saisir cette opportunité pour saluer les importants efforts de réforme entrepris, sous son impulsion, afin d’adapter notre Organisation aux défis, présents et à venir, auxquels est confronté notre continent. A cet égard, Je tiens à lui réitérer le plein soutien du Royaume du Maroc.

Mes remerciements vont également à Son Excellence Monsieur Moussa Faki Mahamat, Président de la Commission de l’Union Africaine, pour sa détermination indéfectible à insuffler une dynamique nouvelle au travail de la Commission, et à accompagner l’élan des réformes au sein de Notre Organisation.

Le rendez-vous d’aujourd’hui est historique. La création de la zone de libre‑échange la plus large au monde, avec la population la plus jeune du monde, représente un acte majeur de notre volonté commune de construire l’Afrique de demain.

En effet, elle inaugure de nouvelles perspectives, de nouvelles pratiques et de nouveaux mécanismes de solidarité. Une zone de libre-échange continentale stimule les capacités, le savoir, l’intelligence et surtout répond à l’envie et au désir de notre jeunesse de construire une Afrique forte et intégrée.

Le lancement aujourd’hui de la Zone de Libre-Échange Continentale Africaine constitue un jalon crucial dans le développement multiforme de l’Afrique. Cette zone de libre-échange représente une initiative de l’Afrique et pour l’Afrique.

Excellences, Mesdames et Messieurs,

L’Afrique est en mouvement, à tous les niveaux, et dans tous les domaines. Elle regorge de richesses naturelles et de potentialités humaines. Nous avons pu l’observer à l’occasion des nombreuses visites effectuées dans les différentes régions de notre Continent.

Nous avons pu également constater la nécessité impérieuse d’une communauté africaine soudée et ambitieuse. A ce titre, le retour du Maroc au sein de sa famille institutionnelle traduit avec force cette détermination fédératrice, de même que notre attachement indéfectible à la cohérence, à l’unité, à l’intégrité territoriale et à la solidarité africaine.

Le lancement aujourd’hui de la Zone de Libre-Échange Continentale Africaine constitue un jalon crucial dans le développement multiforme de l’Afrique. Cette zone de libre-échange représente une initiative de l’Afrique et pour l’Afrique.

Elle prolonge et conforte les nombreuses mesures prises par nos pays respectifs en faveur du commerce intra-africain. Elle catalysera les investissements, stimulera la croissance économique, développera les interconnections continentales et apportera un dynamisme nouveau à l’intégration en Afrique. Il s’agit là d’une démarche pragmatique pour une Afrique intégrée, prospère, en phase avec les réalités internationales.

Le Plan d’action de Lagos pour le développement de l’Afrique de 1980 et le Traité d’Abuja de 1991 ont établi les Communautés Économiques Régionales en tant que fondement de l’intégration africaine. Aujourd’hui, la voie vers l’établissement effectif d’une zone de libre‑échange continentale est largement tracée par les nets progrès enregistrés en la matière au niveau de ces Communautés, qui, pour certaines, sont déjà au stade de l’union douanière.

L’Afrique est en passe de devenir un laboratoire du monde numérique.

Excellences, Mesdames, Messieurs

De par sa propre expérience, le Maroc sait pertinemment que l’ouverture économique et l’établissement de zones de libre‑échange avec des partenaires du Nord comme du Sud suscitent souvent des inquiétudes légitimes et induisent certains défis qu’il importe de relever à la faveur de mécanismes appropriés.

Il est indéniable qu’une fois ces inquiétudes et ces défis dûment pris en charge, les vertus de l’ouverture économique s’avèrent tangibles et ses plus-values bénéfiques au développement de l’économie nationale et à l’émergence de nouvelles filières.

Aller à l’encontre de cette dynamique à l’échelle continentale reviendrait à retarder l’Afrique, sa compétitivité, et son développement.

En ce sens, le Maroc croit à un co-développement fondé sur la coopération intra‑africaine et la complémentarité économique, sur la solidarité active et la mutualisation des moyens et des efforts. Il s’agit là, somme toute, des conditions inhérentes à toute croissance inclusive, au développement humain et durable de notre continent. A terme, l’objectif est d’ériger notre Continent en force dynamique et en acteur majeur sur la scène internationale, au bénéfice de nos populations.

L’Afrique doit s’unir, dans l’objectif ultime de bâtir une économie continentale prospère

Le développement du continent Africain et de ses échanges commerciaux devra également tenir compte des développements technologiques mondiaux et transformer le déficit de nos échanges intracontinentaux en une vraie opportunité pour le développement des nouvelles technologies digitales.

L’Afrique est en passe de devenir un laboratoire du monde numérique. Le digital est en train de changer le visage de notre continent, porté par une jeunesse inventive, créative et audacieuse. Ce saut numérique est le fruit de jeunes startups actives dans le domaine de la finance, des télécoms, de l’industrie et de l’agroalimentaire, pour ne citer que ces domaines. C’est souvent une population jeune et à faible revenu qui est au cœur de ce processus d’innovation ; elle doit par conséquent être au cœur de nos politiques publiques.

Excellences, Mesdames et Messieurs,

Nous sommes réunis ici pour décider de l’avenir économique et commercial de notre continent. Aujourd’hui plus que jamais, il s’avère nécessaire de connecter les marchés africains de manière pérenne.

La Zone de Libre-Échange Continentale Africaine est un instrument essentiel pour promouvoir ce nouveau paradigme de développement économique centré sur l’innovation, la diversification et l’échange solidaire. L’Afrique doit s’unir, dans l’objectif ultime de bâtir une économie continentale prospère fondée sur la croissance inclusive et le développement durable, une économie qui soutient et stimule l’entreprenariat et la création de richesses.

C’est précisément pour répondre à ces aspirations légitimes que les différentes étapes des négociations ont permis l’émergence de ce cadre juridique idoine que constitue la Zone de Libre‑Echange Continentale Africaine.

A cet égard, Nous saluons l’action déterminée et le leadership de Son Excellence Monsieur Issoufou Mahamadou, Président de la République du Niger, catalyseur de tous les efforts de négociations qui permettront une mise en œuvre efficiente de cette zone de libre‑échange.

Cette Zone envisagée n’est plus une illusion ou un simple projet : les résultats obtenus dans un esprit de compromis sont équilibrés et ils reflètent les attentes et les préoccupations de tous. L’enthousiasme et le dynamisme avec lesquels les rounds de négociations ont été menés ont permis d’envisager la libéralisation du commerce des marchandises, à un taux d’ambition de 90%.

Nous construisons l’Afrique de demain, celle que nous allons laisser à nos enfants.

Par ce premier résultat tangible, tous les Etats, qui sont partie prenante, manifestent ainsi leur volonté d’ouverture et d’élargissement des marchés, tout en respectant les spécificités des économies nationales, notamment les industries naissantes et les activités économiques des populations vulnérables.

C’est dans le même esprit qu’il nous appartient de mener les négociations à venir sur des questions tout aussi importantes, tels les conditions d’une saine concurrence, le respect de la propriété intellectuelle ou encore la promotion des investissements.

C’est alors seulement que nous pourrons donner une voix commerciale unique à l’Afrique.

Excellences, Mesdames et Messieurs,

Nous construisons l’Afrique de demain, celle que nous allons laisser à nos enfants. Nous la construisons sur des bases économiques solides, pour que les innombrables ressources de notre continent bénéficient en priorité aux peuples africains.

Pour construire cette Afrique de demain, celle qui reprend son destin en main, bien des étapes ont été franchies et bien d’autres seront nécessaires. Nous devons les parachever de telle sorte qu’en aucune façon, notre développement économique ne soit plus tributaire de volontés externes.

Je vous remercie.

Wassalamou alaikoum warahmatoullahi wabarakatouh”.

Avec MAP